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Arabie saoudite
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PostPosted: Tue 7 Nov - 14:14 (2017)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote



Arabie Saoudite : qui est le prince Salmane, responsable de la purge visant des ministres et des hommes d'affaires ?
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PURGE - Des dizaines de princes, ministres et hommes d'affaires ont été arrêtés dimanche pour "corruption" en Arabie saoudite. Une purge sans précédent qui a confirmé l'emprise croissante du prince héritier Mohammed ben Salmane.
06 nov 16:59Thomas Guien

Mohammed ben Salmane est un homme pressé. Quelques heures après avoir mis en place une commission anticorruption, le prince héritier d'Arabie Saoudite a procédé à une vaste purge dans les hautes sphères du pays. Preuve s'il en fallait de sa volonté de réformer le royaume ultraconservateur où, ces derniers mois, il a pris l'ascendant sur son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Une purge pour consolider son pouvoir

Des princes, des ministres mais aussi des hommes d'affaires : des dizaines de personnes ont été écrouées samedi 4 et dimanche 5 novembre. Une vague d'arrestations qui correspond à l'ouverture d'enquêtes par la commission anticorruption, pour certaines assez anciennes dont une concerne les inondations meurtrières ayant dévasté en 2009 la ville de Jeddah, à l'ouest du pays. La panique a semble-t-il été contagieuse, puisque les forces de sécurité ont cloué au sol des avions privés, peut-être pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire.


Aussi vaste soit-elle, cette purge apparait comme la mise en pratique de l'intervention choc du prince héritier, surnommé MBS, à un forum économique d'investisseurs le 24 octobre à Ryad. Ce jour-là, il avait promis une nouvelle Arabie "modérée, ouverte et tolérante", en rupture avec l'image d'un pays longtemps considéré comme l'exportateur du wahhabisme, doctrine rigoriste a ses affidés dans les rangs djihadistes. Et le nouvel homme fort du royaume de marteler : "Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant".
 

 

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PostPosted: Wed 27 Dec - 11:46 (2017)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Une championne d’échecs refuse d’aller défendre son titre en Arabie Saoudite


Sur les versants du Mont d'Arbois, l'hôtel Four Seasons Megève au cœur des Alpes françaises.
À Megève: l'éblouissant nouveau Four Seasons

COMPÉTITION - Elle ne veut pas se soumettre aux exigences vestimentaires imposées par le royaume sunnite…
La championne d'échecs Anna Muzychuk le 30 décembre 2016 au... Qatar© KARIM JAAFAR La championne d'échecs Anna Muzychuk le 30 décembre 2016 au... Qatar

L’Ukrainienne Anna Muzychuk, double championne du monde d’échecs dans deux modalités de jeu, a annoncé dans une publication Facebook qu’elle renonçait à défendre ses titres lors des mondiaux d’échecs qui se jouent jusqu’au 30 décembre.

En cause, l’endroit où se déroule cette compétition : l’Arabie Saoudite.

« Ne pas me sentir comme une créature inférieure »

« J’ai décidé de ne pas aller en Arabie saoudite, […] de ne pas porter une abaya (vêtement qui couvrant), de ne pas devoir sortir accompagnée et de ne pas me sentir comme une créature inférieure », a-t-elle expliqué sur Facebook. Le grand maître de 27 ans ajoute qu’elle n’a pas été tentée par l’argent, bien qu’avec sa participation elle espérait gagner « plus que dans douze tournois réunis ».

    Dans quelques jours, la joueuse d'échecs Anna Muzychuk va perdre ses deux titres de championne du monde (rapide et blitz) parce qu'elle refuse de se conformer aux "exigences" du royaume d'Arabie Saoudite à l'égard des femmes.



Sa sœur Mariya, elle aussi championne, ne participera pas non plus à cette Coupe du Monde. Anna Muzychuk avait pourtant participé l’an dernier à la Coupe du monde qui s’était jouée au… Qatar. Parallèlement, la Fédération israélienne d’échecs a annoncé ce mardi que ses sept joueurs s’étaient vus refuser des visas pour l’Arabie Saoudite. Elle réclame donc des compensations financières.
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PostPosted: Thu 1 Feb - 15:04 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Ensaf Haidar, invitée de l’Observatoire de la laïcité


/ « Nous avons payé le prix le plus fort »

Mardi 09 janvier 2018 - 10:32 | Mis à jour le Mercredi 10 janvier 2018 - 14:09
yann.lalande 

Présidente de la fondation Raif Badawi pour la liberté, la Saoudienne Ensaf Haidar sera l’invitée d’honneur de la journée « Avec Charlie, laïcité j’écris ton nom », organisée samedi 13 janvier à la bourse du travail par l’Observatoire de la laïcité de Saint-Denis.


 
Ensaf Haidar, invitée d'honneur de l'Observatoire de la laïcité, le 13 janvier  






Réfugiée au Québec, Ensaf Haidar, 32 ans, se bat depuis cinq ans pour faire libérer Raif Badawi, son mari. Le blogueur a été condamné par la justice saoudienne à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouets et 232 000 euros d’amende pour « insulte envers l’Islam ».  Le combat d’Ensaf et Raif pour la liberté d’expression a été récompensé en décembre 2015 du prix Sakharov remis par le parlement européen. Ce prix récompense les personnes ou organisations qui consacrent leur existence à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
 
Le JSD : Votre mari, Raif Badawi, a été condamné pour « insulte envers l'Islam ». Qu'a-t-il écrit ou fait de si grave aux yeux des autorités saoudiennes?
Ensaf Haidar : Raif est un homme en avance sur sa société. Lorsqu'il a été emprisonné, le 17 juin 2012, il avait 28 ans. Avec quelques compagnons, aussi bien des hommes que des femmes, il animait un forum sur Internet : Free Saudi Liberals (Libérez les libéraux Saoudiens). Il exposait ses idées et échangeait avec le public. Il faisait ce qu'on peut appeler de l'éducation populaire. C'est pourquoi il était en faveur de l'éducation, de la culture et de la connaissance. Pour lui, la liberté de conscience, la liberté des femmes et la liberté d'expression sont essentielles dans notre société. À l'époque, il prônait des réformes, des mesures d'ouverture, les mêmes que veut mettre en place le prince héritier Mohammed bin Salman aujourd'hui. Pour les femmes, il demandait l'abolition du tuteur, par exemple. Il a soutenu les campagnes des femmes pour conduire une voiture. S'agissant des croyances, il défendait l'idée qu'une personne ne peut être supérieure à une autre en raison de sa religion. Il riait de la fameuse mutawa, cette police des mœurs et d'al-abaya (police pour la promotion de la vertu et la prévention du vice). Ce forum créé en 2008 était très populaire. De plus en plus d'ailleurs. La suite tout le monde la connaît. Dans un pays comme l'Arabie Saoudite où les religieux occupent une place très importante, le travail de Raif était perçu comme une offense, une forme de révolution… avant l'heure. Un cheikh a énoncé une fatwa le traitant d'apostat. Au tribunal, cette accusation est tombée, sinon il aurait été condamné à mort.
Le JSD : Au regard de l'histoire tragique de votre famille, on a envie de dire que la liberté d'expression c'est un peu comme l'air qu'on respire : c'est quand on en manque qu'on se rend compte qu'elle est indispensable…
E.H. : Absolument! Nous avons payé le prix le plus fort. Mon mari est emprisonné. J'ai quitté l'Arabie Saoudite avec mes enfants qui sont privés de leur père. Cette situation est un déchirement permanent. Une terrible souffrance. Mais nous tenons bon !
Le JSD : Pourquoi avoir accepté l'invitation de l'Observatoire de la laïcité de Saint-Denis ?
E.H. :J'ai naturellement accepté l'invitation lorsque mon amie Djemila Benhabib m'a demandé d'être l'invitée d'honneur de cette journée pour plusieurs raisons. D'abord pour faire connaître le combat de mon mari. Vous savez que le 13 janvier est la date d'anniversaire de Raif. Il va avoir 34 ans en prison. Célébrer cette date avec les amis de l'Observatoire et de Charlie Hebdo nous permet d'affirmer que la liberté n'a pas de frontières. Raif et moi nous soutenons leur travail. Je sais que ce n'est pas facile pour eux non plus. Alors, il faut plus de solidarité entre nous. Beaucoup s'imaginent encore l'Arabie Saoudite avec des gens sur des chameaux mais n'ont aucune idée de l'engagement des progressistes. La France est le pays des droits de l'homme. Son histoire est très importante pour nous. La séparation de la religion et de la politique est au cœur de la démarche de Raif. Les Français comprennent ça. J'ai besoin de leur soutien comme de celui du président Macron et des autorités françaises pour libérer mon mari.
Propos recueillis par Yann Lalande
Programme
Journée « Avec Charlie, laïcité j’écris ton nom », organisée samedi 13 janvier à la bourse du travail par l’Observatoire de la laïcité de Saint-Denis, avec pour invitée d’honneur la Saoudienne Ensaf Haidar (lire page 3). Au programme : à 15h, ouverture avec André Gomar (président de l’Observatoire de la laïcité), Zaïa Boughilas (conseillère municipale déléguée à la vie associative), Ensaf Haidar (invitée d’honneur) et Jean-Pierre Sakoun (président du comité Laïcité République) ; à 15h45, table ronde « Laïcité, droits des femmes : principes d’émancipation universels », animée par Djemila Benhabib, écrivaine et militante politique ; à 18h30, lecture spectacle, « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes » par Gérald Dumont ; à 19h30, débat « Laïcité et éducation populaire » animé par Renaud Dély, directeur de la rédaction de Marianne. À la bourse du travail (9, rue Génin). Inscription obligatoire sur https://tinyurl.com/charlie13janvier. Entrée : 10 €, réduit 8 €, gratuit pour les scolaires et les étudiants. Une pièce d’identité sera exigée à l’entrée. 
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PostPosted: Wed 1 Aug - 13:35 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Convoi de sénégalaises en Arabie saoudite pour «esclavage sexuel» : le réseau de proxénètes reprend du service
L’affaire des trafiquants de femmes qui convoient des candidates à l’immigration en Arabie Saoudite pour les vendre comme des esclaves avait défrayé la chronique en 2013 au Sénégal quand les médias l’avaient relayée. La Division des investigations criminelles (Dic) s’en était même saisie pour mettre la main sur les cerveaux. Après 2 ans d’accalmie, le réseau de trafiquants de Sénégalaises dans les pays arabes reprend du service. Le témoignage d’une femme domestique sénégalaise, qui vit ce calvaire en Arabie Saoudite, remet cette affaire au goût du jour

 






Entre janvier et mai 2015, ce sont des dizaines de filles qui ont été convoyées en Arabie saoudite sur la base d’une immigration légale. Mais en réalité, il s’agit d’un vaste réseau de trafiquants de femmes dont leurs cibles sont des Sénégalaises, candidates à l’immigration pour les pays arabes.
 
Avant-hier l’une d’elles, prêtons lui le nom de Coumba pour respecter son anonymat, s’est confiée à la rédaction du quotidien Grand-Place pour crier à l’aide. «J’appelle au secours pour pouvoir fuir de la maison où je me trouve. On est séquestrée ici et on nous traite comme des esclaves …», raconte Coumba au bout du fil, la voix tremblotante.
 
Le désespoir de cette fille, la vingtaine, qui vit à Ryad et qui nous a joints par l’intermédiaire d’un confrère, se sentait dans sa voix. Cette fille confie avoir profité de l’absence de son patron «maître» pour prendre le téléphone afin de saisir la presse sénégalaise.
 
Coumba raconte sa vie au quotidien dans la maison de son patron : «On nous bat, on ne nous paie pas» «En venant ici, je pensais à un travail décent comme domestique. Mais en réalité, on m’a amenée ici pour être une esclave. Je suis la bonne à tout faire pour mon patron saoudien. Et nous sommes beaucoup de filles à vivre ce calvaire. On nous bat, on ne nous paie pas», témoignage Coumba. Qui lâche, en sanglot : «je suis traitée parfois comme un objet sexuel par mon patron».
 
 Par peur d’être surprise, Coumba, qui guette, certainement, l’arrivée de son maître a pu expliquer, un peu avant de raccrocher le téléphone brusquement, comment elle a dé- barqué en Arabie Saoudite pour atterrir entre les mains de son patron devenu son maître.
 
En effet, Coumba fait partie de ces centaines de femmes sénégalaises prises au piège par des convoyeurs sénégalais. Le mode opératoire est simple: «Les trafiquants, qui sont en relation avec leurs clients saoudiens qui leur font part de leur volonté d’avoir des domestiques, choisissent des femmes prêtes à travailler en Arabie Saoudite et leur trouvent le visa. Ils promettent à ces dernières un emploi pour un particulier saoudien avec un bon salaire sur la base d’un contrat».
 
 Selon le témoignage de Coumba, «dès leur arrivée en Arabie Saoudite, leur nouveau patron, en présence de leur convoyeur, leur fait signer un contrat dont elles ne comprennent rien des termes, car écrit en arabe».
 
Trompées, elles sont amenées dans des régions lointaines pour «être utilisées comme esclaves», alors qu’elles étaient sensées travailler chez des particuliers à Ryad. Une fois entre les mains de leur maîtres, les voilà qui perdent toute leur dignité et sont coupées du reste du monde.
 
«On a confisqué mon passeport, ma carte d’identité et le té- léphone que j’avais amené avec moi. Je ne suis plus en contact avec ma famille», explique Coumba qui fait partie d’un groupe de filles convoyées au mois de janvier dernier en Arabie Saoudite.
 
Des ramifications dans la sous-région : un réseau de 3 délinquants dont un saoudien démantelé
 
Comme au Sénégal, ce trafic de filles dans les pays du Golfe, s’est développé dans la sous-région. Au mois d’avril dernier la Division des investigations criminelles de la police nationale du Burkina Faso a démantelé un réseau de 3 délinquants, dont un saoudien spécialisé dans la traite des personnes principalement des jeunes filles.
 
Ces individus s’apprêtaient à convoyer 17 filles âgées entre 15 et 26 ans, dont 5 sont encore mineures. Avec les enquêtes, des ramifications du réseau ont été identifiées en Côte d’Ivoire, en Inde, en Indonésie, au Sri Lanka et en Arabie Saoudite.
 
Le trafic des sénégalaises ne date pas d’aujourd’hui : la Dic suit l’affaire depuis 2013
 
En 2013, la Division des investigations criminelles s’était saisie de ce genre d’affaire suite aux témoignages recueillis par notre confrère Mamadou Bitèye à l’époque journaliste à Walfadjri et qui avait fait l’objet d’une émission.
 
 La Dic avait même auditionné 2 filles vendues comme esclaves qui s’étaient échappées des griffes de leurs maîtres saoudiens et qui ont eu la chance d’être rapatriées. La presse avait, à l’époque, relayée le témoignage d’une des Sénégalaises domestiques en Arabie Saoudite qui, selon elles, sont violées. L’une d’elles témoigne qu’elle servait d’objet sexuel au fils de son maître.
 
En 2012, aussi la presse avait relayé le cas de 2 ressortissants saoudiens qui étaient activement recherchés par les limiers de la Dic suite à une correspondance adressée par l’ambassade du Sénégal en Arabie saoudite au ministère de l’Intérieur.
 
Dans ses notes, le diplomate sénégalais fait parvenir aux autorités sénégalaises les témoignages de sénégalaises qui exercent comme employées de domicile qui se sont faites berner par leurs convoyeurs.
 
Ces derniers, 2 saoudiens, qui logeaient dans un hôtel de la place ont pris la poudre d’escampette avant que les redoutables enquêteurs de la Division des investigations criminelles ne fassent une descente sur les lieux.
 
Ce trafic, qui semblait observer un temps de pause, a, d’ailleurs, repris ces derniers mois avec le convoi de dizaines de filles sénégalaises, presque toutes la vingtaine, selon Coumba. «On était plusieurs filles à partir au mois de janvier, d’autres étaient programmées pour les prochains mois.
 
Il y avait même des diplômées, car on espérait que c’est un travail avec un bon contrat. Alors qu’on ne voit même pas la couleur de notre salaire. Notre patron le donne à celui qui nous amené ici», raconte Coumba avec amertume au bout du fil.
 
BOUBACAR SEYE, PRESIDENT DE «HORIZON SANS FRONTIERES»  «ELLES TRAVAILLENT COMME ESCLAVES DANS TOUS LES PAYS ARABES»
 
La situation des femmes africaines et sénégalaises, en particulier, n’échappe pas aux organisations de défense des immigrés. Comme pour confirmer le témoignage de Coumba qui a joint la rédaction de Grand-Place, le président de l’Ong Horizon sans frontière déclare qu’«en réalité, leurs parents pensent qu’elles travaillent comme des domestiques dans les maisons, mais en réalité elles sont vendues comme des esclaves».
 
«Il s’agit d’un réseau très organisé de trafiquants, les cerveaux de ce trafic sont des gens qui ont eu à séjourner dans les pays arabes et qui ont beaucoup de contact dans ces pays. Ils font croire aux femmes qu’elles leur font trouver un travail, alors qu’ils sont là pour recruter des esclaves au profit de leurs clients», révèle Boubacar Sèye. Le président de l’Ong «Horizon sans frontières» a d’ailleurs reçu, il y a un mois, les parents d’une fille qui est actuellement en Arabie Saoudite.
 
 Ces parents, qui n’ont plus de nouvelles d’elle, se sont approchés de lui pour faire rapatrier la fille. «Je les ai orientés au ministère chargé de l’immigration. Des filles qui voulaient immigrer, elles aussi, en Arabie Saoudite sont venues me voir je les ai dissuadées, mais elles ne semblaient pas convaincues».
 
M. Sèye estime, par ailleurs, que «c’est l’occasion de poser le débat sur la féminisation du flux migratoire. Beaucoup de femmes immigrent dans les pays arabes, alors que là bas elles ne bénéficient d’aucune protection».
 
Le président de l’Ong «Horizon sans frontières» explique que la situation que vivent des filles en Arabie Saoudite est pareille voire pire dans les autres pays arabes. «Elles vivent pire au Liban», se désole-t-il.
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PostPosted: Tue 7 Aug - 13:33 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Droits humains : l’Arabie Saoudite refuse la critique et gèle ses relations avec le Canada
Rédigé par Lina Farelli | Mardi 7 Août 2018





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Les relations diplomatiques entre le Canada et l’Arabie Saoudite sont au plus bas depuis que Riyad a rappelé son ambassadeur au Canada et a expulsé l’ambassadeur canadien en service dans le royaume. À l’origine de la crise diplomatique sans précédent, les graves préoccupations formulées vendredi 3 août par Affaires mondiales Canada, le ministère des Affaires étrangères, après l’arrestation de militants des droits de la femme en Arabie Saoudite, à l'instar de celle de Samar Badawi, sœur de Raid Badawi, blogueur saoudien en prison depuis 2012 pour « insulte à l’islam ».

Outre les craintes, Affaires mondiales Canada a également formulé un appel à une « libération immédiate » des activistes et militants. Des propos que Riyad a perçus comme une « ingérence ». Le diplomate canadien a dès lors été étiqueté comme persona non grata à qui le gouvernement saoudien a donné 24 heures pour quitter le pays.

L'Arabie Saoudite a également annoncé un gel de « toutes nouvelles transactions concernant le commerce et les investissements » entre les deux pays et la suspension de ses programmes de bourses universitaires pour ses ressortissants au Canada, indiquant qu'elle va relocaliser des milliers d’étudiants déjà sur place - 7 000 selon les estimations - hors du pays.

L’Arabie Saoudite « n’acceptera d’aucun pays une ingérence dans ses affaires intérieures ou des diktats imposés », a insisté le ministère des Affaires étrangères du royaume via Twitter. Elle qualifie de « regrettable que les mots "libération immédiate" figurent dans le communiqué canadien », un discours « inacceptable », selon le ministre.

Lors de la cérémonie d’ouverture d’une conférence sur l’égalité des sexes à Vancouver lundi 6 août, la ministre des Affaires étrangères canadienne, Chrystia Freeland, a tenu à mettre les choses au clair « pour tout le monde ». En faisant référence à la crise avec Riyad, elle a martelé que « le Canada défendra toujours les droits humains au Canada et dans le reste du monde. (…) L’engagement du Canada à mettre les droits humains au centre de notre politique étrangère a attiré l’attention ces derniers jours ».

Outre l'arrestation de Samar Badawi, une douzaine de militantes parmi lesquelles des activistes connus pour leurs engagements en faveur des droits des femmes ont été placées en détention depuis le mois de mai 2018.
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PostPosted: Wed 8 Aug - 13:39 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

L'Arabie saoudite a rugi et personne n'ose répondre

En gelant ses relations diplomatiques et commerciales avec le Canada, l’Arabie saoudite s’est donc délestée d’un partenaire mineur, tout en s’assurant que les autres pays occidentaux comprennent qui détient le gros bout du bâton.
Photo: Palais royal saoudien Agence France-Presse En gelant ses relations diplomatiques et commerciales avec le Canada, l’Arabie saoudite s’est donc délestée d’un partenaire mineur, tout en s’assurant que les autres pays occidentaux comprennent qui détient le gros bout du bâton.
Magdaline Boutros
8 août 2018

    Monde

L’Arabie saoudite a rugi et tout porte à croire que son message a été entendu. Bien que la Commission européenne et les États-Unis aient réclamé, mardi, des « explications » au royaume sunnite sur les récentes rafles visant des militantes des droits de la personne, il serait bien étonnant que d’autres pays occidentaux emboîtent le pas du Canada en dénonçant ouvertement les violations des droits de la personne au pays du roi Salmane, estiment des experts.

« Pour que ça arrive, il faudrait que les États-Unis mènent la charge, et ça n’arrivera pas », raisonne Thomas Juneau, professeur adjoint à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa.

La politique américaine est pro-saoudienne à 1000 %, ironise Samir Saul, professeur d’histoire des relations internationales à l’Université de Montréal.

Washington a bien « demandé au gouvernement saoudien des informations supplémentaires sur la détention de plusieurs activistes », a affirmé une porte-parole du département d’État, mardi. Les États-Unis « encouragent le respect des libertés internationalement reconnues et des libertés individuelles », a-t-elle ajouté.

Mais cette réponse timide des États-Unis — qui permet de ménager tant son voisin canadien que son précieux partenaire saoudien — ne laisse aucun doute sur l’intention du gouvernement de Donald Trump de préserver sa relation féconde avec l’Arabie saoudite.

À qui s’adressait donc le royaume wahhabite en attaquant avec tant d’excès le Canada ? Aux Européens, croit Samir Saul.

« La réponse est forte, spectaculaire, voire théâtrale. L’Arabie saoudite semble vouloir dire : ça suffit, nous n’avons pas de leçons à recevoir, nous allons réagir et nous avons de l’argent », analyse-t-il.

Encore là, la Commission européenne a servi une objection de façade aux agissements de Riyad.

La porte-parole Maja Kocijancic a déclaré, mardi, avoir « demandé des éclaircissements aux autorités saoudiennes » au sujet des arrestations effectuées depuis le mois de mai, ajoutant ne pas vouloir s’immiscer dans des relations bilatérales. Elle s’est néanmoins dite en faveur d’un dialogue.

Une réaction qui n’a rien d’étonnant aux yeux de Thomas Juneau. « Les Européens vont probablement continuer de faire ce qu’ils ont toujours fait, c’est-à-dire maintenir une relation très proche avec l’Arabie saoudite, sur le plan commercial et stratégique, tout en gardant un dialogue ouvert sur la question des droits de la personne », estime-t-il.

Investir dans ses relations

En gelant ses relations diplomatiques et commerciales avec le Canada, après que le pays a réclamé la « libération immédiate » d’activistes politiques parmi lesquels se trouvent Raïf Badawi et sa soeur Samar, l’Arabie saoudite s’est donc délestée d’un partenaire mineur, tout en s’assurant que les autres pays occidentaux comprennent qui détient le gros bout du bâton.

« Le levier de l’Arabie saoudite est très clair : c’est l’argent. Ils ne s’en cachent pas », souligne Samir Saul.

Avec un sous-sol gorgé de pétrole auquel s’abreuvent de nombreux pays européens et des pétrodollars qui permettent de conclure des contrats commerciaux exorbitants, notamment pour l’achat d’équipements militaires, le richissime royaume a la capacité de punir les voix dissidentes.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France trônent d’ailleurs en tête des plus grands exportateurs d’armes qui prennent la direction de l’Arabie saoudite.

« Ce ne sont pas que des ententes militaires, il faut aussi les voir comme des ententes économiques et politiques », souligne Thomas Juneau. Au-delà des équipements qu’il acquiert, le régime dictatorial investit dans ses relations. « L’Arabie saoudite dit : “Je vous achète pour des dizaines de milliards de dollars d’armes, mais en échange, nous sommes des partenaires” », illustre M. Juneau.

Un partenariat qui est « difficile, désagréable, mais nécessaire », en raison notamment du précaire équilibre régnant dans le monde arabe et de l’influence cyclopéenne du royaume. « C’est pour ça que les pays occidentaux, menés par les États-Unis, font toutes sortes de courbettes depuis la Deuxième Guerre mondiale pour gérer ce qui a toujours été une relation difficile », pointe Thomas Juneau.

Des donneurs de leçons

Déjà, plusieurs pays du Golfe se sont rangés derrière l’Arabie saoudite dans le bras de fer lancé contre le Canada. Selon Samir Saul, le message qui sous-tend la réaction sanguine de Riyad trouvera écho auprès de plusieurs pays du Sud. « Tous les pays non occidentaux se font donner des leçons sur leur manière de vivre, sur ce qu’ils doivent faire selon les valeurs occidentales. C’est très mal vécu », indique-t-il.

Des pressions qui sont toujours unidirectionnelles. « Ce sont uniquement les pays occidentaux qui disent aux pays non occidentaux “voici ce que vous devez faire” », rapporte Samir Saul, disant croire que l’Arabie saoudite a probablement choisi cet angle d’attaque pour galvaniser les appuis.

Cette crise diplomatique s’inscrit d’ailleurs en droite ligne avec la nouvelle politique étrangère mise en avant par le prince héritier Mohammed ben Salmane depuis sa prise de pouvoir de facto en 2015.

« L’Arabie saoudite est devenue beaucoup plus ambitieuse, plus agressive et plus imprévisible », détaille Thomas Juneau, citant notamment la guerre au Yémen, l’embargo sur le Qatar et la prise en otage du premier ministre libanais Saad Hariri.

Faut-il donc s’attendre à ce que l’Arabie saoudite hausse le ton plus souvent sur la scène internationale ? « Absolument », croit Thomas Juneau. Et sans annoncer sa capitulation, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland pourrait bien atténuer son discours dans les prochaines semaines, prédit Samir Saul.
La colère de l’Arabie saoudite
Voici les principales mesures prises par l’Arabie saoudite pour montrer son mécontentement au Canada :

Expulsion de l’ambassadeur canadien et rappel de l’ambassadeur saoudien

Gel des relations commerciales bilatérales

Déplacement de 7000 Saoudiens étudiant au Canada

Interruption de liaisons aériennes

400 étudiants saoudiens au Québec
Peu d’informations ont filtré sur le déplacement des quelque 7000 étudiants bénéficiant d’une bourse du gouvernement saoudien pour étudier au Canada.

Lundi, les autorités saoudiennes ont annoncé avoir entamé des démarches pour qu’ils quittent le Canada pour poursuivre leurs études notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Le ministère québécois de l’Éducation dit toutefois ne pas avoir été contacté par le gouvernement saoudien.

Quant aux universités McGill et Concordia, elles ne savent toujours pas ce qu’il adviendra des quelque 400 Saoudiens qui étudient en leurs murs.
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PostPosted: Thu 9 Aug - 13:52 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Arabie saoudite : un condamné crucifié en pleine crise avec le Canada
Par CNEWS - Mis à jour le 08/08/2018 à 18:27 Publié le 08/08/2018 à 15:53

https://twitter.com/intent/tweet?url=https%253A%252F%252Fwww.cnews.fr%252Fm…
 

Une vue aérienne de La Mecque (illustration). [KARIM SAHIB / AFP]  
Un condamné à mort a été crucifié ce mercredi à La Mecque. Une exécution qui intervient en pleine crise diplomatique entre le royaume d'Arabie Saoudite et le Canada, provoquée par les sévères critiques d'Ottawa sur la question des droits de l'Homme. 
Selon Bloomberg, le condamné, Elias Abulkalaam Jamaleddeen, avait été reconnu coupable de meurtre, vol et tentative de viol. Si la peine de mort est régulièrement appliquée en Arabie Saoudite, les crucifixions sont rares. Par le passé, toutefois, le châtiment a été appliqué à des condamnés qui avaient participé à des rassemblements contre le gouvernement ou qui étaient accusé d'être homosexuels. 
 
Sur le même sujetDiplomatieL'Arabie Saoudite expulse l'ambassadeur du Canada pour «ingérence»
Cette crucifixion fait tâche au moment ou l'Arabie Saoudite prend des mesures de rétorsion contre le Canada en réponse à ses critiques sur les droits de l'Homme. Le ministère canadien des Affaires étrangères avait dénoncé lundi les mauvais traitements subis par les militants emprisonnés, demandant la libération des militantes des droits de l'Homme détenues dans le royaume.
Des mesures contre le Canada
L'Arabie Saoudite a répliqué par une série de mesures contre le Canada : expulsion de l'ambassadeur canadien à Riyad, près de 15 000 étudiants rapatriés, gel de toute nouvelle relation commerciale entre les deux pays. Et les médias saoudiens ont lancé une offensive contre le pays d'Amérique du Nord, pointant entre autres un fort taux de suicide lié à son mode de vie, ou dénonçant l'arrestation d'un négationniste. 
« Le royaume n’acceptera d’aucun pays une ingérence dans ses affaires intérieures ou des diktats imposés», a twitté le ministère saoudien des Affaires étrangères. », avait twitté le ministère saoudien des Affaires étrangères.
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PostPosted: Fri 10 Aug - 13:11 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Droits humains : l’Arabie Saoudite refuse la critique et gèle ses relations avec le Canada
Rédigé par Lina Farelli | Mardi 7 Août 2018



Droits humains : l’Arabie Saoudite refuse la critique et gèle ses relations avec le Canada
Les relations diplomatiques entre le Canada et l’Arabie Saoudite sont au plus bas depuis que Riyad a rappelé son ambassadeur au Canada et a expulsé l’ambassadeur canadien en service dans le royaume. À l’origine de la crise diplomatique sans précédent, les graves préoccupations formulées vendredi 3 août par Affaires mondiales Canada, le ministère des Affaires étrangères, après l’arrestation de militants des droits de la femme en Arabie Saoudite, à l'instar de celle de Samar Badawi, sœur de Raid Badawi, blogueur saoudien en prison depuis 2012 pour « insulte à l’islam ».

Outre les craintes, Affaires mondiales Canada a également formulé un appel à une « libération immédiate » des activistes et militants. Des propos que Riyad a perçus comme une « ingérence ». Le diplomate canadien a dès lors été étiqueté comme persona non grata à qui le gouvernement saoudien a donné 24 heures pour quitter le pays.

L'Arabie Saoudite a également annoncé un gel de « toutes nouvelles transactions concernant le commerce et les investissements » entre les deux pays et la suspension de ses programmes de bourses universitaires pour ses ressortissants au Canada, indiquant qu'elle va relocaliser des milliers d’étudiants déjà sur place - 7 000 selon les estimations - hors du pays.

L’Arabie Saoudite « n’acceptera d’aucun pays une ingérence dans ses affaires intérieures ou des diktats imposés », a insisté le ministère des Affaires étrangères du royaume via Twitter. Elle qualifie de « regrettable que les mots "libération immédiate" figurent dans le communiqué canadien », un discours « inacceptable », selon le ministre.

Lors de la cérémonie d’ouverture d’une conférence sur l’égalité des sexes à Vancouver lundi 6 août, la ministre des Affaires étrangères canadienne, Chrystia Freeland, a tenu à mettre les choses au clair « pour tout le monde ». En faisant référence à la crise avec Riyad, elle a martelé que « le Canada défendra toujours les droits humains au Canada et dans le reste du monde. (…) L’engagement du Canada à mettre les droits humains au centre de notre politique étrangère a attiré l’attention ces derniers jours ».

Outre l'arrestation de Samar Badawi, une douzaine de militantes parmi lesquelles des activistes connus pour leurs engagements en faveur des droits des femmes ont été placées en détention depuis le mois de mai 2018.

Mise à jour jeudi 9 août : Selon le Financial Times, l'Arabie saoudite, est allée jusqu'à décider de céder immédiatement tous ses actifs canadiens (actions, obligations, dépôts) canadiens, « quel qu'en soit le coût ». Déterminée à obtenir des excuses du Canada, elle a également mis fin aux programmes de traitement médicaux de ses citoyens au Canada.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a refusé de présenter des excuses. « Les Canadiens s’attendent à ce que leur gouvernement parle clairement, fermement, mais poliment en faveur des droits humains partout dans le monde, et nous allons continuer de le faire », a-t-il lancé mercredi.
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PostPosted: Tue 21 Aug - 16:54 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Décapitée cette semaine par nos amis Saoudiens.



Son crime ? Activiste pour les droits des femmes.







 
Danico Kalombo



Hier, à 17:34

Arabie Saoudite à décapitée ce matin Esra_al_Ghamgam Une militante et activiste pour les droits des femmes. Notre trop grande proximité avec ce pays et le silence de la communauté internationale mais aussi nationale me gêne..
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PostPosted: Wed 22 Aug - 13:02 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Y a-t-il une confirmation de l'exécution de la militante Israa al-Ghomgam en Arabie Saoudite ?
Y a-t-il une confirmation de l'exécution de la militante Israa al-Ghomgam en Arabie Saoudite ?
Par Jacques Pezet 21 août 2018 à 11:14

Selon l'Organisation européenne-saoudienne de défense des droits de l'homme, la militante n'a pas été décapitée le 19 août 2018. Cependant le procureur demande qu'elle soit condamnée à mort.

Question posée par le 21 août 2018

Bonjour,

Vous souhaitez savoir si la militante saoudienne pour les droits de l’homme, Israa al-Ghomgham, a été exécutée. Selon de nombreux textes postés sur les réseaux sociaux ou par des blogs reprenant les informations de sites internet iraniens, l’activiste aurait été décapitée le dimanche 19 août 2018.

En cherchant des informations sur l’exécution de cette femme, on trouve différents récits: certains affirment qu’elle a bien été décapitée, tandis que d’autres déclarent qu’elle aurait été uniquement condamnée à mort. La vidéo d’une décapitation en public serait en fait des images d’une condamnation à mort d’une autre femme en Birmanie, selon le site marocain Article19.

Afin d’y voir plus clair, Check News a contacté l’Organisation européenne saoudienne de défense des droits de l’homme (ESOHR), basée à Berlin. Son directeur Ali Adubisi nous a indiqué que la militante n’a pas été exécutée. «Son procès doit avoir lieu en octobre. C’est le procureur qui a demandé qu’elle soit condamnée à mort. Le juge pourra décider de suivre la peine requise par le procureur mais il peut aussi décider d’une autre sentence» répond-il.

Si la militante est souvent présentée comme étant chiite, le directeur de l’ESOHR préfère la qualifier comme étant une simple militante pour les droits de l’homme en Arabie Saoudite, «car elle se bat pour les droits de tous». Israa al-Ghomgham s’est fait connaître en 2011, lors du Printemps Arabe, «parce qu’elle organisait des manifestations, qu’elle s’occupait de faire campagne pour plus de droits sur les réseaux sociaux» explique Adubisi. Il rappelle également qu’elle a été la première femme à être arrêtée. Le 8 décembre 2015, elle et son mari ont été interpellés par la police saoudienne.

Ali Adubisi explique que depuis, il est difficile d’obtenir des informations sur son état: sa famille se ferait discrète afin d’éviter toutes représailles et les militants pour les droits de l’homme ne savent qu'une chose : la date du procès. Le directeur de l’ESOHR détaille qu’ils n’ont appris la demande du procureur que le 14 août, soit 8 jours après la fin de la première séance du procès à l’encontre de la militante. La prochaine séance devrait avoir lieu le 28 octobre 2018. «Il se peut que son issue ne soit pas encore décidée à ce moment-là» indique le militant.

En résumé: contrairement à ce qu’ont pu affirmer certains sites internet, la militante Israa al-Ghomgham n’a pas été décapitée le 19 août 2018.


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PostPosted: Wed 22 Aug - 13:26 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Elle n'a pas été décapitée c'est très mauvais de propager dev fausses informations.
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PostPosted: Tue 28 Aug - 13:49 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Arabie Saoudite : décapité et crucifié publiquement à 21 ans pour avoir… manifesté

 
Ali Mohammed al-Nimr./Photo Facebook
 

Son dernier recours a été rejeté par la cour criminelle d’Arabie Saoudite : Ali Mohammed al-Nimr sera bien exécuté jeudi. Le jeune chiite de 21 ans sera décapité puis son corps sera crucifié et exposé publiquement jusqu’à ce que ses chairs pourrissent.
Son crime : avoir participé à l’âge de 17 ans à une manifestation anti-régime dans la région de Qatif. Il est également accusé de terrorisme pour avoir jeté des cocktails Molotov sur les policiers.
Mais l’ONG Reprieve qui le représente assure que ses aveux ont été obtenus sous la torture. Pour Amnesty International, « le tribunal l'a déclaré coupable sans ordonner aucune enquête sur ses allégations de torture » et le jeune homme a eu droit à un procès douteux.
L'un des pires pays en matière de droits de l'homme
Selon ses défenseurs, la peine infligée à Ali ne serait pas sans rapport avec son lien de parenté avec le cheikh al-Nimr. Ce haut dignitaire et farouche opposant au régime est en effet l’oncle du jeune condamné à mort, et se trouve lui-même sous le coup d’une peine capitale prononcée en 2014.
Des experts de l’ONU doivent se rendre ce mardi en Arabie Saoudite afin de plaider la cause d’Ali Mohammed al-Nimr, alors qu’une vague de soutien s’est mise en place sur les réseaux sociaux.
Le pays est considéré comme l’un des pires en matière de droits de l’homme : Amnesty International précise qu’au moins 2208 personnes ont été exécutées en trente ans. Depuis le début de l’année, ce sont 134 condamnés qui ont été tués.

ladepeche.fr
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PostPosted: Sun 14 Oct - 13:21 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

L'Arabie accusée d'avoir démembré un journaliste dissident
Posté le 12 octobre 2018 13:25 Modifié le 12 octobre 2018 13:40
Iris Peron/L'express.fr

https://www.linkedin.com/shareArticle?mini=true&url=http://news.sfr.fr/…





La Turquie affirme détenir un enregistrement attestant de la mort violente du journaliste très critique du pouvoir saoudien.

La mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, introuvable depuis dix jours, ne fait désormais que peu de doutes. La dernière fois que cet éditorialiste, très critique du pouvoir saoudien et collaborateur du Washington Post, a été aperçu, c'était le 2 octobre.


Cet homme, qui vit exilé aux États-Unis, se rendait alors pour la seconde fois en quatre jours au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, afin de préparer son mariage imminent avec sa jeune fiancée turque. Depuis, il s'est évaporé. Selon le journal américain, qui cite les autorités turques, l'homme de 59 ans aurait été démembré entre ces murs.


LIRE AUSSI >> Journaliste saoudien disparu: les images qui interrogent


Déjà, mercredi, des images de vidéosurveillance prises aux abords de l'ambassade ont été diffusées par des chaînes de télévision turques. Le Washington Post, qui cite des sources turques et américaines, révèle l'existence d'un enregistrement audio, qui témoignerait des dernières heures du journaliste et attesterait de la violence de sa mort, ainsi que de l'implication des services de sécurité saoudiens.


"Il a été interrogé, torturé puis assassiné"
"Une équipe de sécurité saoudienne a détenu Jamal Khashoggi dans le consulat, avant de le tuer et de démembrer son corps", écrit le journal. "Vous pouvez entendre comment il a été interrogé, torturé puis assassiné", décrit aussi l'une des personnes ayant pu entendre l'enregistrement, qui s'exprime sous couvert d'anonymat. Selon une autre source, on entendrait également le passage à tabac du journaliste saoudien.


Alors que les images de l'arrivée du journaliste ont été diffusées dans les médias, cet enregistrement reste pour le moment secret. Sa divulgation pourrait donner des éléments aux Saoudiens sur la façon dont ils sont surveillés sur le territoire turc par les services de renseignement du pays, relève aussi le Washington Post.


Une scie à os et un légiste
Des détails ont également filtré sur le commando suspecté de l'avoir fait disparaître. Le Washington Post, qui s'appuie sur des rapports des services de renseignements américains, affirme que l'Arabie saoudite avait l'intention de ramener Jamal Khashoggi dans son pays, afin de le placer en détention. Quinze membres d'une équipe de sécurité saoudienne aurait été envoyés à Istanbul dans ce but, explique aussi le journal américain.


Une opération également mentionnée dans le New York Times. Une source officielle turque anonyme assure que les 15 Saoudiens sont arrivés mardi, jour où l'homme a disparu, dans deux vols séparés. Et que parmi eux figurait un médecin légiste. Autre détail macabre : ils auraient fait le déplacement muni d'une scie à os... Puis le commando aurait effectué le trajet inverse en avion le jour-même.


Un commando de 15 hommes
La télévision turque a d'ailleurs diffusé des images issues de caméras de vidéo-surveillance, qui montrent l'arrivée à Istanbul de 15 individus, puis celles d'au moins un van noir muni de plaques diplomatiques, qui s'engouffre dans le consul et enfin, ce même van sort de son enceinte et se dirige vers le domicile du consul général d'Arabie saoudite.



L'une des sources sollicitées par le Washington Post confirme qu'après la mort de Jamal Khashoggi, les membres de l'équipe de sécurité mise en cause se seraient rendus au domicile de ce consul et que personnel présent sur place aurait été renvoyé chez lui plus tôt.


Selon Le Guardian, qui cite un membre des autorités turques, l'une des voitures du convoi aurait pu transporter le corps démembré du journaliste. On ignore où il a pu être déposé.


Depuis la disparition de Jamal Khashoggi, les autorités d'Arabie saoudite se cantonnent à nier sa mort et assurent qu'il a quitté le consulat le jour même de son arrivée. Aucune vidéo ne le prouve et selon l'un de ses amis qui lui a adressé des messages sur Whatsapp, ces derniers demeurent sans réponse et aucune notification n'affirme qu'il les a lus, révèle NBC.


Le pays va devoir rendre des comptes à la communauté internationale, notamment par la voix du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Le milliardaire britannique Richard Branson a déjà annoncé qu'il gelait plusieurs projets d'affaires avec l'Arabie saoudite, la pressant de faire la lumière sur la disparition du journaliste.
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PostPosted: Wed 17 Oct - 13:28 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

Jamal Khashoggi aurait été découpé vivant par un médecin qui écoutait de la musique
Par CNEWS avec AFP - Mis à jour le 17/10/2018 à 11:26 Publié le 17/10/2018 à 11:24

https://twitter.com/intent/tweet?url=https%253A%252F%252Fwww.cnews.fr%252Fm…
  Parmi les quinze hommes venus de Ryad soupçonnés d'avoir participé à donner la mort à Jamal Khashoggi, onze auraient des liens avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.[AFP]
De nouvelles révélations dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, probablement assassiné dans le consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre dernier, sont apparues. Le quotidien turc Yeni Safak et le site Middle East Eye livrent des détails sordides autour de sa mort.
Se basant sur des enregistrements sonores, le journal raconte que l'éditorialiste critique aurait été torturé pendant un interrogatoire au cours duquel il a eu plusieurs doigts coupés. L'homme a ensuite été décapité avant que son corps ne soit démembré par des agents saoudiens à l'intérieur du consulat.
La voix du consul saoudien Mohammad Al-Otaibi serait audible sur l'un des enregistrements. «Faites ça dehors, vous allez m'attirer des problèmes», aurait-il dit. Ce à quoi un individu non identifié lui aurait répondu : «Si tu veux vivre quand tu reviens en Arabie saoudite, tais-toi». Mohammad Al-Otaibi a quitté la Turquie mardi. Parmi les quinze hommes venus de Ryad soupçonnés de faire partie d'une équipe de professionnels chargés de faire disparaître Jamal Khashoggi, onze auraient des liens avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.


 
Sur le même sujetTurquieAffaire Khashoggi : le consulat saoudien à Istanbul va être fouillé 
Une barbarie à peine croyable
Une autre version rapportée par le site d'informations Middle East Eye est encore plus nauséeuse. Le média en ligne rapporte qu'il n'y aurait pas eu de torture du journaliste saoudien qui aurait été découpé vivant par un médecin légiste venu d'Arabie Saoudite et identifié comme étant Salah al-Tubaigy. Détail sordide : ce dernier écoutait de la musique à l'aide d'écouteurs pendant l'exécution. "Quand je fais ce travail, j'écoute de la musique. Vous devriez (le) faire aussi", l'entend-on dire sur l'enregistrement, selon la même source. L'assassinat aurait duré sept minutes.
Face à l'évidence des preuves et au tollé international déclenché par la mort de Jamal Khashoggi, l'Arabie saoudite, qui a jusque-là nié toute implication, préparerait un rapport tentant de minimiser son implication dans la disparition du collaborateur du Washington Post.
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PostPosted: Sun 21 Oct - 13:48 (2018)    Post subject: Arabie saoudite Reply with quote

L’Arabie Saoudite aux deux visages Paris Match | Publié le 19/10/2018 à 06h24
Anne-Laure Le Gall


Fini le port du niqab. Aujourd’hui, la jeune femme peut pédaler librement dans les rues de Cologne. Ce vélo, dont elle a été privée, enfant, symbolise sa nouvelle liberté. Philippe Petit / Paris Match

Rana Ahmad raconte son quotidien en Arabie Saoudite, sous le joug de la charia.
Certains veulent croire à un printemps saoudien sous l’influence du prince héritier. Au même moment, un journaliste d’opposition disparaît à Istanbul... Saoudienne réfugiée en Allemagne, Rana Ahmad nous décrit la réalité de ce pays hermétique qu’elle a fui clandestinement. Cette combattante a vécu trente ans sous la loi de l’islam radical. Un jour, elle a dit « non », renié l’islam. Répression, viols familiaux, fallacieux signaux de libéralisme, elle démonte et raconte tout dans un livre. Et nous reçoit chez elle.

Est-ce pour lancer la discussion ? Rana commande une bière. Dans le café où nous nous rencontrons, à Cologne, c’est un non-événement mais une chose inimaginable en Arabie saoudite. C’est « haram » pour un musulman de consommer de l’alcool, qui plus est en public. Tous les interdits qui ont régenté sa vie durant près de trente ans, elle les brave quotidiennement depuis qu’elle a tourné le dos à la religion. Autrefois privée de tout plaisir, elle veut goûter à tout, jusqu’à plus soif. Bouffer la vie. Elle est désormais seule maîtresse de ses choix, et elle a fait le plus radical, entre courage et inconscience. Pour avoir quitté l’islam et revendiqué sa liberté de penser dans un livre, Rana risque sa tête en Arabie saoudite. Qu’une femme ait osé le faire est inconcevable, plus encore qu’un homme. Sa famille l’a reniée. Rana se dit « ex-musulmane » et porte au cou le symbole des athées. Un « A » noir sur fond blanc, un médaillon acheté sur Amazon. Elle veut à tout prix s’intégrer dans le pays qui l’a accueillie après sa fuite vers la Turquie, puis la Grèce, l’Autriche et enfin l’Allemagne. Le même chemin de l’exil que des milliers de réfugiés à l’époque où elle décide de tout quitter. C’est avec un gilet de sauvetage, sur un canot de fortune, qu’elle rejoint l’Europe.
Rana adule Rihanna et écoute en boucle « Bella » du rappeur français Maître Gims
Pour se sentir chez elle, en plus d’adorer le currywurst – oui, elle mange aussi du porc –, elle vient de passer ce matin son ultime examen d’allemand. Ce diplôme pour lequel elle a bûché si dur, malgré les coups de cafard, le dénuement, la solitude loin des siens qui lui manquent atrocement, c’est aussi un laissez-passer pour des études universitaires en physique nucléaire. Rana veut apprendre. Elle a découvert sa vocation pour les sciences en surfant sur le Net, dans le secret de sa chambre à Riyad. Et son cheminement intellectuel lui a ouvert les yeux : la théorie de l’évolution, dont elle ignorait tout, anéantit ses certitudes. Elle ressent un séisme intérieur. C’est la stupeur. Darwin, Marie Curie, Einstein bouleversent sa vision du monde et deviennent les héros de son nouveau panthéon. Privée, comme des millions d’autres, de la connaissance, des livres qui questionnent le dogme, voire l’existence de Dieu, la voilà aujourd’hui prête à pousser jusqu’au doctorat. Il y a quelques mois, elle est venue en France. Pas pour voir la tour Eiffel mais pour visiter l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern), à Grenoble.
A 31 ans, malgré son lourd passé – elle a été mariée, a perdu un enfant, a frôlé la mort –, Rana a tout d’une étudiante juvénile et insouciante d’apparence. Elle adule Rihanna et écoute en boucle « Bella » du rappeur français Maître Gims. Mais, sur les murs de sa chambre où elle nous invite, au lieu de posters de stars sont affichés ses combats : un drapeau LGBT, une photo de Nietzsche et une affiche de soutien au blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à dix ans de prison et à mille coups de fouet pour insulte à l’islam. Longs cheveux noir de jais, maquillage appuyé, Rana dégage une énergie atomique, secoue ses mèches, éclate de rire. Tout semble aller à 100 à l’heure dans sa tête. Les mots se bousculent, elle est fébrile. Sans pathos, elle veut témoigner des horreurs vécues, expliquer sa révolte, avec la candeur et l’intransigeance d’une adolescente.
Quote:

Quand je croise des femmes voilées dans la rue en Allemagne et qu’on me dit que c’est leur choix, je ne peux l’entendre. Pas après ce que j’ai vécu



Paris Match. A quoi ressemble votre vie à Cologne ? Quel goût a la liberté ?
Rana Ahmad. Heureuse est un adjectif bien réducteur pour me décrire. Le seul fait de marcher dans la rue est merveilleux, sentir le soleil sur ma peau, ne pas devoir me couvrir, laisser mes cheveux bouger. Respirer sans avoir peur ni recevoir d’ordre. J’ai vécu dix-neuf ans sous le voile, et je pense chaque instant à celles qui subissent toujours le même sort en Arabie saoudite. Etre libre d’exprimer mes opinions en tant qu’athée est incroyable ! Etre heureuse est un devoir. Quand j’ouvre la porte de mon studio, je ressens le poids de ce geste. Je peux décider de chaque instant de ma vie, de comment je m’habille, d’aller prendre un café où je veux, avec qui je veux, penser à moi, rester seule ou pas. A Riyad, je dépendais, comme toutes les femmes, de la volonté des hommes pour tout. Je ne pouvais sortir qu’accompagnée, par mon père ou mon frère. Et, si aucun des deux n’en avait envie, j’étais coincée. Je n’ai pas pu passer mes examens de français à l’université à cause de mon frère qui préférait traîner devant la télé plutôt que de m’amener en cours. Pourtant, j’adore votre langue et j’ai hâte de découvrir Paris. Quand je suis triste, il m’arrive de pleurer mais je me dis : “Rana, tu n’as pas le droit d’être déprimée. Tu as tellement rêvé d’être libre !”
Chaque 1er juin, elle fête son « jour de liberté » en enlevant son abaya et son niqab. © Philippe Petit / Paris Match


Dans votre livre, vous écrivez que votre enfance dérape vers l’âge de 10 ans. Votre grand-père confisque le vélo que vous adorez. Puis votre mère vous impose le foulard…
Je n’ai rien compris sur le coup. Pourquoi, du jour au lendemain, ce qui m’était autorisé est interdit. Je n’ai plus le droit d’enfourcher ma bicyclette pour aller chez l’épicier, faire des tours, sentir la griserie de la vitesse. J’aimais ce vélo. Il m’est retiré, on l’offre à un de mes jeunes oncles. J’éprouve une grande injustice. Et, quand ma mère me donne un voile à porter, dans ma tête de petite fille, c’est un grand conflit : d’un côté, je suis entravée dans mes mouvements par ce foulard qui me gêne mais, d’un autre, c’est génial, je deviens comme les autres femmes de ma famille.
Quote:

Tous les ans, le 1er juin, date à laquelle je suis arrivée en Allemagne, je fête ma renaissance. Le début de ma nouvelle vie.



Pourquoi si jeune ?
Lorsqu’on impose le voile à une gamine, on l’habitue, elle accepte sans broncher, elle est docile. C’en est fini pour elle, comme un conditionnement mental. Quand aujourd’hui je croise des femmes voilées dans la rue en Allemagne et qu’on me dit que c’est leur choix, je ne peux l’entendre. Pas après ce que j’ai vécu. Je ne veux pas les juger, mais ici, en Europe, alors qu’elles ont tous les droits, comment peuvent-elles l’accepter ? Je ressens à leur encontre une immense incompréhension.
Etape suivante vers l’enfermement, à 14 ans, c’est le niqab qui couvre votre visage. Quelles sont alors les nouvelles règles dans votre vie ?
Je deviens une autre personne. Je dois cacher mes formes, mon corps doit disparaître pour ne pas tenter les hommes. Tout cela est très mystérieux car, à mon âge, nous sommes toutes totalement ignorantes des choses du sexe. Je vais vous montrer à quoi cela ressemble. [Elle sort des pièces de tissu d’un coffre.] Voilà l’abaya, un grand manteau, le hijab, un long foulard pour les cheveux, et le niqab, un masque sur le visage qui ne laisse voir que les yeux. Nous devons les porter en permanence dans l’espace public. Les plus religieuses mettent aussi des gants, des chaussettes et des chaussures, noirs exclusivement. J’étais habillée comme ça quand j’ai pris l’avion à Riyad pour Istanbul. Et j’ai gardé ces vêtements car ils sont importants. Tous les ans, le 1er juin, date à laquelle je suis arrivée en Allemagne, je fête ma renaissance. Le début de ma nouvelle vie. Je mets cette prison ambulante, je sors dans la rue et j’enlève tout dans un geste rageur. Et après, j’ouvre une bouteille de champagne avec mes amis !
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Ma meilleure amie à l’école était violée par son père. C’est une conséquence de lois religieuses trop strictes



Vous relatez des abus sexuels subis dans votre famille. Est-ce courant ?
J’ai été agressée par un cousin, un oncle et même par mon beau-père après mon mariage alors que nous vivions sous le même toit. Les hommes musulmans savent ce qu’ils font, on est piégées. On ne peut demander de l’aide à personne, au risque d’être accusées de provocation et punies. La religion affaiblit les femmes, qui se trouvent sans aucun recours et toujours coupables selon le modèle qu’on leur a mis dans la tête. Dans l’islam, soit tu es une sainte, soit tu es une… D’après moi, la grande majorité des Saoudiennes, des enfants aussi, subissent ces abus dans le silence et la détresse. Ma meilleure amie à l’école était violée par son père. C’est une conséquence de lois religieuses trop strictes. Ce système rend les gens fous. Le corps doit s’exprimer, le sexe est vital, comme boire ou manger. Quand tu es mort de faim, tu prends ce que tu as sous la main, donc dans ta propre famille. Tout interdire, comme les pratiques un peu fun dans le couple, cela aboutit à une grande frustration et à de telles situations ! Et aussi à la consommation de prostituées à Dubai ou Bahreïn. Ce que j’ai subi, je n’en ai jamais parlé avant ce livre. J’appréhende une éventuelle traduction en arabe, car les membres les plus radicaux de ma famille deviendraient une menace pour moi, même en Allemagne. Et, en même temps, je ne ressens plus vraiment la peur, ils ont tué la peur en moi. J’ai déjà un autre projet de livre sur le sexe dans l’islam. Un ouvrage documenté, analysant les textes du Coran, avec l’avis de médecins, les expériences de femmes.
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Laisser les femmes aller au concert ou au cinéma. C’est purement de la propagande !



A Riyad, au fil de vos lectures sur Internet, qui n’est pas totalement censuré, votre foi tangue, puis vous ne croyez plus. Vos parents, chez qui vous vivez après votre divorce, sentent que ça ne tourne pas rond. Votre frère soupçonne une aventure avec un homme, il vous espionne, vous bat très violemment.
Je me suis retrouvée enfermée dans ma chambre, je refusais de me nourrir, je ne pouvais plus vivre dans cet état schizophrénique, continuer à faire semblant, prier cinq fois par jour. J’avais perdu jusqu’à ma dignité humaine, j’étais devenue un animal apeuré, parce que, en tant que femme et musulmane, on me déniait le droit de me poser des questions et de chercher des réponses. J’étais à bout. J’ai voulu mourir, je me suis ouvert les veines. Mon père m’a emmenée à l’hôpital alors que nous risquions beaucoup : une enquête de la police sur notre famille, des rétorsions et, pour moi, la prison. En Arabie saoudite, le suicide est un crime. Les médecins n’ont rien dit, ils ont l’habitude. Je ne suis pas la seule à en arriver à cette extrémité, par désespoir absolu. Moi-même, alors que je travaillais comme secrétaire dans un hôpital, j’ai été témoin de cette tragédie.


Rana dans l’atelier d’un peintre qui a reçu des réfugiés. Et le tableau qu’elle a peint © Philippe Petit / Paris Match


Depuis votre départ d’Arabie saoudite, la condition des femmes semble évoluer. Par exemple, elles ont le droit de conduire.
C’est purement de la propagande ! Il faut que l’Europe le sache. Comme laisser les femmes aller au concert ou au cinéma. Rien à voir avec la liberté, c’est pour des raisons économiques que le pouvoir lâche la bride. L’économie n’est plus si florissante, alors ouvrir le marché à l’autre moitié de la population qui en était exclue, ça peut être bon pour le business. Quant à prendre des leçons de conduite à Riyad, d’après ce que je sais, on compte les auto-écoles sur les doigts d’une main. Très peu de femmes peuvent passer l’examen. Et seules les plus aisées, les plus libérales, qui ont peut-être obtenu leur licence à l’étranger, prennent aujourd’hui le volant. Moi, je vais passer mon permis dès que possible, quand j’aurai économisé assez d’argent. Et, aussitôt, j’achèterai une voiture, même vieille. C’est fondamental pour moi, au-delà du symbole. J’ai trop dépendu des hommes pour me rendre à un rendez-vous ou au travail. Pour l’instant, je me déplace à vélo, une sacrée revanche, déjà !
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Je ressens au fond de moi le devoir d’aider les femmes qui sont en Arabie saoudite. Et tous les athées là-bas, j’estime qu’ils sont des millions



A la publication de votre livre en Allemagne, avez-vous été menacée ?
A la suite d’une interview sur la chaîne Deutsche Welle, j’ai reçu des menaces sur Facebook de musulmans irakiens et syriens vivant en Europe. J’ai déposé plainte au commissariat. J’ai montré les messages, mis les policiers devant leurs responsabilités : “Vous ne pouvez tolérer cela, j’ai la liberté de parole dans votre pays.” Mais ce n’est rien par rapport à l’attentat contre “Charlie Hebdo”. J’ai été tellement choquée par cette attaque. Comment les Français peuvent-ils endurer de tels actes ? On n’aurait plus le droit de publier des caricatures ? La France a fait la révolution. Combien sont morts au nom de la liberté ? Vous devez être intransigeants vis-à-vis de vos droits, être exemplaires aux yeux du monde pour tous ceux qui sont privés de cette liberté. Il paraît que, à Paris, on croise des femmes entièrement voilées ? C’est dingue ! Personne ne doit rester silencieux face à cette situation. La menace est là. J’étais à Cologne lors des violences du nouvel an, je sais de quoi je parle. Quand je me trouve dans un quartier où vivent beaucoup d’Arabes, je sens les regards appuyés sur moi, je ne me sens plus en Europe. L’autre jour, je rentrais d’une soirée avec deux copines. On était un peu éméchées. Des gars nous ont suivies. “Elles sont bourrées, on peut se les faire.” J’ai tenu tête en arabe, appelé les flics. On a des droits ici, obtenus de haute lutte par les combats féministes. A nous de les faire respecter. J’admire les Femen.
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Si on parvient à s’échapper, il n’y a pas de retour possible. Si on échoue, c’est pire encore



Après trois années à vous reconstruire, êtes-vous devenue militante ?
J’ai le devoir absolu, je le ressens au fond de moi, d’aider les femmes qui sont en Arabie saoudite. Et tous les athées là-bas, j’estime qu’ils sont des millions. On mesure leur nombre sur les réseaux sociaux et ce mouvement de fond remonte aux années 2010. J’ai cofondé une association qui soutient les ex-musulmanes réfugiées. Et, depuis la sortie de mon livre, grâce aux interviews diffusées sur le Web, des Saoudiennes ont eu connaissance de mon histoire et tenté de fuir comme moi. J’ai reçu des appels à l’aide, deux jeunes filles sont parvenues jusqu’en Allemagne, mais c’est une entreprise très risquée. Alors, j’ai décidé d’enregistrer deux vidéos sur YouTube pour mettre en garde et expliquer les enjeux, combien il faut être prête, mûrir son projet car, si on parvient à s’échapper, il n’y a pas de retour possible. Si on échoue, c’est pire encore. C’est un déchirement de tout abandonner, de laisser sa vie derrière soi. Je suis partie seule, grâce au soutien d’inconnus rencontrés sur le Net, sans rien, juste 200 dollars en poche et la peur au ventre. Et les miens m’ont bannie car j’ai commis l’impensable. Ne plus jamais prononcer le mot “maman”, c’est atroce. Mon père me manque terriblement, un homme doux et sensible qui m’a toujours soutenue et encouragée à une certaine autonomie. J’ai peur qu’il soit sur écoute donc nous sommes en contact par e-mail. Il est désolé pour moi, il voudrait me voir revenir dans le droit chemin pour que j’accède un jour au paradis promis aux musulmans. Quand j’ai le blues, je vaporise un peu de son parfum dans mon appartement. J’ai l’impression qu’il est auprès de moi…




« Ici, les femmes ne rêvent pas. Récit d’une évasion », par Rana Ahmad, éd. Globe.
Clarence Rodriguez : « Droits des femmes ? Ne nous laissons pas berner par des mesures poudre aux yeux »
Seule journaliste française accréditée en Arabie saoudite de 2005 à 2017, Clarence Rodriguez était la correspondante de France Inter, France Info, BFM, et le témoin privilégié d’une société méconnue. Sur la politique d’« ouverture » du jeune prince héritier Mohammed Ben Salmane, elle remet les pendules à l’heure. « MBS n’est pas un féministe ! Quand il annonce que les femmes vont avoir le droit de conduire, l’Occident veut y voir une avancée, un début d’amélioration de la condition des femmes. C’est de la poudre aux yeux, de la com.
Rappelons que cinq semaines avant l’entrée en vigueur de cette mesure (effective le 24 juin 2018), une dizaine de militantes du droit de conduire ont été arrêtées, six d’entre elles sont toujours en prison. On ne doit pas le laisser passer pour un modernisateur. Il est en train de mettre en place une politique autocratique, en jouant des coudes et en bousculant une population traditionnelle qui en perd ses repères. Et le vrai combat des femmes, le premier droit qu’elles revendiquent, c’est la fin du tutorat, puisque les Saoudiennes restent mineures toute leur vie. Pour conduire, et elles sont encore très rares à le faire, il leur faut toujours l’autorisation de leur mari, leur frère ou leur fils. Aujourd’hui, la population se serre la ceinture, le pays connaît une crise économique sans précédent, les rues de Riyad, les centres commerciaux sont vides, selon les amis avec lesquels je suis en contact. Les Saoudiens eux-mêmes ont cru au changement, mais désormais ils ont peur. »
Propos recueillis par Anne-Laure Le Gall Son dernier ouvrage : « Arabie saoudite 3.0 » et la suivre sur @clarencearabi
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Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


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