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Algérie
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georges_09



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PostPosted: Thu 31 Oct - 04:18 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

La France a-t-elle encore son mot à dire sur l'Algérie ? Zoubir Berdi Zoubir Berdi A répondu le 19 octobre


Sur le principe la France devrait considérer l'Algérie comme n'importe quel autre pays avec lequel elle de fortes relations économiques et un mouvement humain important. Sauf que…

Sauf que la France a vis-à-vis de l'Algérie une position plus compliquée. Pèle-mêle cela donne:

    En tant qu'ancienne puissance coloniale, elle a en sa possession sous forme d'archives 132 ans de l'histoire de l'Algérie. Toutes les archives ne sont pas déclassées. C'est dire la sensibilité de certains dossiers concernant ce pays. Le pouvoir algérien n'a pas changé depuis l'indépendance du pays à ce jour.
    La France a gardé à l'indépendance de l'Algérie un relationnel économique (sociétés françaises), éducatif (enseignants et coopérateurs) et humain (immigrés) important.
    Les consulats français en Algérie délivrent plus de visas qu'à n'importe quel autre pays hormis la Chine.
    Les Algériens ne considèrent pas la France comme un pays totalement étranger. Oui c'est comme ça! Ils se considèrent un peu chez eux en France d'où certains comportements que beaucoup de français ne comprennent pas et surtout n'acceptent pas.
    Les vols les plus denses à partir d'Algérie sont vers la France et de très loin.
    Les Algériens se soignent d'abord en Algérie et ensuite en France. (la Nomenklatura et les Algériens aisés se soignent presque exclusivement en France)
    Le droit algérien même arabisé, est inspiré presque en totalité du droit hérité à l'indépendance du pays.
    La première communauté immigrée en France est d'origine algérienne.
    Les étudiants algériens sont la première communauté estudiantine étrangère en France. Plus de 70% ne rentrent pas en Algérie à la fin de leur cursus.
    La langue française est enseignée dans les écoles primaires algériennes et la langue universitaire scientifique (sciences, technologie et médecine) en Algérie est le Français.
    Les Algériens ont avec la France un relationnel passionnel; ce qui explique leur amertume et leur déception à chaque fois que la France restreint les avantages qui leur avaient été accordés à l'indépendance du pays.
    Le contentieux algéro-français sur certains biens en Algérie n'est pas encore réglé.

Je pourrais allonger la liste mais l'essentiel est dit.

Comment voudriez-vous qu'avec tout ça, la France puisse avoir une politique "normale" envers l'Algérie? La normalité politique étant celle qu'elle a avec d'autres pays du monde.

Sa politique se doit de tenir compte de ces particularités et aussi de l'esprit particulier des Algériens: esprit où se mêlent rigueur et humeur avec la même intensité.

Je dois corriger une idée fausse : non les Algériens ne considèrent pas la France comme la cause de leurs soucis. Ils attendaient simplement plus que de la "normalité" d'un pays avec lequel ils ont tant de choses en commun.

L'implication ouvertement pro-marocaine de la France dans la décolonisation du Sahara Occidental est mal perçue en Algérie. Cette situation gâche la relation algéro-marocaine et empêche la naissance d'une Union Maghrébine qui aurait beaucoup apporté à ses membres. Les Algériens dans leur majorité considèrent cette immixtion comme la rémanence d'un esprit colonial.

Je profite du sujet pour faire une digression:

Il est totalement faux de dire que l'Algérien est un fainéant qui ne travaille pas: Renault ou d'autres industriels français qui ont employés des travailleurs algériens n'avaient pas eu à se plaindre de la "paresse algérienne".

Si le pays n'est pas développé malgré des richesses fossiles importantes c'est du à des choix économiques désastreux et au manque de réformes idoines. Ceci a enfermé le pays dans une bureaucratie qui empêche tout progrès.

Les nostalgiques de l'Algérie Française font un comparatif qui doit cesser car basé sur des paramètres erronés:

Ils comparent l'économie de l'Algérie coloniale à celle de l'Algérie indépendante et crient à tue-tête que les Algériens ne travaillent pas et qu'ils avaient mis à terre la florissante économie laissée par les pieds-noirs.

Ils oublient de dire que 9 millions d'autochtones algériens étaient réduits au service de ces colons qui bénéficiaient ainsi d'une main-d'oeuvre corvéable à merci. Qu'ils travaillaient et produisaient sous la couverture d'une armée acquise à leurs idées coloniales. Tout mouvement de protestation était noyé dans une répression des plus féroces.

La population algérienne de l'époque était d'environ 10 millions dont 1 million environ, d'origine européenne mais 95% des richesses étaient entre les mains de ces pieds-noirs. On oublie que c'était pratiquement du servage.

A l'indépendance ce déséquilibre devait cesser et les règles du travail redéfinies: l'Algérie indépendante n'est pas une Algérie coloniale et donc la production de richesse ne devait plus répondre à la seule orthodoxie économique mais à une approche qui permettrait un bien -être social pour lequel tant de martyrs avaient péris. Cela ne s'est pas fait comme souhaité, plusieurs méthodes ont été testées et les bons choix n'ont pas été retenus. Mais il n'est pas trop tard et cela viendra.

Prenez un colon X dans un pays méditerranéen, donnez-lui en quantité les meilleures terres, mettez en place des lois qui lui donnent raison contre toute contestation de la part de la main-d'oeuvre qu'il emploie, protégez-le par une police et une armée acquises à ses idées, ouvrez-lui le marché de la France métropolitaine et contemplez les résultats: Grandioses n'est-ce-pas?

X pourrait être arabe, malgache, mongol ou péruvien il obtiendrait les mêmes résultats. Continuer à glorifier jusqu'à la béatitude le X pied-noir n'est plus de mise.

Je comprend parfaitement sa nostalgie et la douleur qu'il a ressenti à quitter un pays aussi magnifique mais ce n'est pas en ressassant négativement des faits si anciens qu'il améliorera son relationnel avec l'Algérie d'aujourd'hui. Après tout il n'avait qu'à rester! Et accepter de participer à la construction d'une nouvelle Algérie.

La porte algérienne est ouverte…

J'ai répondu un peu dans tous les sens car j'ai lu certaines réponses qui allaient dans tous les sens.


Pardon d'avoir été si long.



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PostPosted: Thu 31 Oct - 04:18 (2019)    Post subject: Publicité

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PostPosted: Mon 4 Nov - 04:36 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

 

 

 
Il faut tout d’abord connaître le début de l’histoire, donc nous sommes en 1999 c’est plus ou moins la fin de la décennie noire en Algérie, l’ancien président quitte le pouvoir, et le pays a besoin d’un nouveau président. Depuis l’indépendance en 1962 et jusqu’à la 1999 c’etait le FLN (Front de Libération Nationale qui a lutté pour l’indépendance de l’Algérie) et l’Armée nationale qui choisissent le président soit directement soit indirectement comme en 1999 en accordant leur soutien à Abdelaziz Bouteflika, et comme le FLN avait une certaine légitimité à ce moment là, Il a donc été élu au suffrage universel, le mandat présidentiel en Algérie est de 5 ans et on ne peut cumuler que 2 mandats selon la constitution .
Alors après de bon résultats durant le premier quinquennat, il a été élu une seconde fois et à ce moment là il était très populaire, sauf qu’a la fin de son deuxième mandat en 2008 et sous prétexte qu’il avait d’autres réformes encore meilleures à faire passer, il a changé la constitution pour autoriser le cumul illimité de mandats (il rechangea la constitution en 2016 pour revenir à 2 mandats maximum) et à partir de ce moment là, il commença à devenir impopulaire déjà à cause de ça et à cause d’autres problèmes liés à son régime dont la fuite des cerveaux, corruption généralisée, l’octroi des marchés publics aux proches du gouvernement qui se sont enrichis de plus en plus avec l’argent du contribuable etc.
Tout s’aggrava encore plus avec un AVC qu’il a eu en 2013, moment à partir duquel il reste partiellement paralysé jusqu’à aujourd’hui et en fauteuil roulant, mais malgré ça il a entamé un 4ieme mandat en 2014 ( et donc il aura cumulé 20 ans de présidence à la fin de ce mois ), et donc les Algériens souffraient plus ou moins en silence car généralement dés qu’une personnalité politique ou un journaliste osait s’opposer c’était soit des disparitions bizarres ou des années de prisons pour des motifs imaginaires, et malgré ça les Algériens ont gardé espoir et ont cru que le 4ieme mandat était le dernier, mais contre toute attente et malgré son état de santé il s’est présenté (avec le soutien du FLN et d’une alliance des principaux partis Algériens ) donc le peuple a craint qu’il remporte encore une fois les élections soit légalement soit en fraudant, et s’est révolté en dénonçant tous les méfaits de ce régime durant ces 10 dernières années de mal-gérance, et sont sortis depuis le 22 Février dernier et chaque Vendredi depuis en masse pour demander à l’acuel président de ne plus se représenter et ont exigé le départ de tous le gouvernement ainsi que la dissolution de tous ces partis qui nuisent au pays, et ont été d’accord pour garder le FLN avec sa légitimité au musée, sauf que la réponse du gouvernement a été contre toute attente toute autre donc au lieu d’ecouter l’action populaire, ils ont procédé à des remaniements, ont promis comme à leurs habitudes des changements , des référendums pour faire participer le peuple, un grand débat national, et ont prolongé le 4ieme mandat sans donner de date de fin et par la même occasion reporté les élections présidentielles qui devaient avoir lieu le 18 Avril.
Actuellement, toutes ces décisions du gouvernement n’ont que renforcé l’unité du peuple Algérien ainsi le dernier Vendredi même les policiers et CRS en tenue ont refusé de tirer des flashball et autres lacrymogènes etc. sur leurs frères et sœurs pacifistes et ont rejoint les manifestations à travers tous le territoire national, manifestation qui demandent à présent la démission de tous les gouvernement et le maintien des élections présidentielles, l’étau se resserre pour le gouvernement actuel et on attends toujours qu’il répondent favorablement à leur peuple, donc affaire à suivre .





 

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PostPosted: Fri 8 Nov - 15:08 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

Algérie : qui sont les cinq candidats retenus pour l’élection présidentielle ? 02 novembre 2019 à 18h28 | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 03 novembre 2019 à 10h24

 
Le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a annoncé samedi 2 octobre lors d'une conférence de presse les noms des cinq candidats retenus pour le scrutin présidentiel du 12 décembre. Parmi eux figurent quatre anciens ministres.
Parmi les cinq candidats figurent sans surprise les deux favoris de la présidentielle du 12 décembre : Ali Benflis, 75 ans, ancien chef du gouvernement et deux fois candidat malheureux à l’élection présidentielle ; et Abdelmadjid Tebboune, ministre à plusieurs reprises, ancien wali (préfet) et éphémère Premier ministre – en 2017 – du président Abdelaziz Bouteflika.
Dans la liste de candidats annoncée par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, on retrouve également Azzedine Mihoubi, ex-ministre de la Culture et secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND). Sa candidature est une première pour cette formation, traditionnel soutien du président déchu.
Sont enfin en lice pour briguer la magistrature suprême, Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbel et Abdelkader Bengrina, ancien ministre du Tourisme et ex-cadre du Mouvement de la société pour la paix (MSP) – seul représentant islamiste, les autres formations de la mouvance ayant décidé de ne pas prendre directement part au scrutin.
5 candidats retenus sur 22 postulants
« Ce sont là les postulants dont les dossiers de candidature à la présidence de la République ont rempli toutes les conditions requises au terme de l’opération d’étude et de vérification des dossiers [des 22 postulants], déposé samedi dernier jusqu’à minuit », a précisé le président de l’ANIE.
De gauche à droite sur la vidéo : Azzedine Mihoubi (60 ans), Abdelaziz Mihoubi (56 ans), Ali Benflis (75 ans), Abdelkader Bengrina (57 ans) et Abdelmadjid Tebboune (74 ans).
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PostPosted: Sat 9 Nov - 05:26 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

Le Salafiste Abdelfatah Hamadache appelle au ‘’meurtres’’ des Chrétiens

Le prédicateur salafiste Abdelfatah Hamadache remet une couche. Dans une nouvel enregistrement vidéo datant de quelques jours, il appelle à la «destruction de toutes les églises d’Algérie» et «aux meurtres de tous ceux qui se sont convertis christianisme».

La sortie de cet intégriste intervient au même moment avec la fermeture des 12 églises en Kabylie. Pour rappel ce pseudo prédicateur a été condamné en 2016 à six mois de prison, dont trois ferme par le tribunal d’Oran. Le prédicateur salafiste avait émis une fatwa contre l’écrivain Kamel Daoud, appelant à son exécution.

Abdelfattah Hamadache a demandé l’exécution de l’écrivain pour apostasie après que ce dernier ait critiqué le rapport des musulmans à leur religion sur le plateau d’une chaîne de télévision française. Ce prétendu imam salafiste Abdelfatah Hamadache activait dans les rangs islamistes sous la fausse identité d’Abdelfatah Berriche, dit aussi «Abou Souleiman».

Des précisions décisives ont été apportées sur ce personnage par le capitaine Ahmed Chouchane, ancien officier des forces spéciales. Dans son livre publié sur Internet en 2012, le capitaine Chouchane relate de façon détaillée le rôle joué par Hamadache. Il avait découvert sa véritable identité-dans la mutinerie des détenus de la prison de Berrouaghia. Et comment, quelques semaines avant le drame, il avait été transféré à Berrouaghia.

Depuis quelques années, le prédicateur salafiste Hamadache est en effet invité sur les plateaux des nouvelles chaînes «privées» pour prêcher la haine en toute impunité. Ses discours incendiaires, ne lui ont valu jusqu’à ce jour aucun rappel à l’ordre.
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PostPosted: Mon 11 Nov - 05:12 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

Solidarité des chrétiens français après les fermetures d’églises en Algérie]

Reportage C
Une dizaine de jours après la fermeture par les autorités algériennes de bâtiments transformés - selon elles illégalement - en églises, des rassemblements de soutien à la minorité protestante ont été organisés, jeudi 24 octobre, dans plusieurs grandes villes françaises. À Paris, la mobilisation a réuni des chrétiens de toutes les confessions.


  • Malo Tresca,
  • le 25/10/2019 à 14:36






  


https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/Solidarite-chretiens-franc…

https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/Solidarite-chretiens-franc…

Jeudi 24 octobre en fin d’après-midi, des dizaines de manifestants se sont rassemblés, devant l’ambassade d’Algérie à Paris, pour dénoncer les fermetures de douze lieux de cultes protestants, depuis l’an dernier, dans le pays.MALO TRESCa]


« Ils prient pour vous, pourquoi les persécuter ? », « Non aux fermetures injustes des églises », « Liberté de religions pour nos frères algériens ! »… Jeudi 24 octobre en fin d’après-midi, des dizaines de manifestants se sont rassemblés, devant l’ambassade d’Algérie à Paris, pour dénoncer les fermetures – par les autorités mettant en cause « un exercice du culte sans autorisation » – de douze lieux de cultes protestants, depuis l’an dernier, dans le pays. Les participants déploraient particulièrement celles, mi-octobre, de la paroisse du Plein évangile de Tizi-Ouzou – la plus grande d’Algérie – et de Béjaïa.
« Nous te prions de te manifester comme un Dieu de Gloire, d’intervenir pour tes enfants, pour qu’il se passe un retournement de situation en Algérie ! ». À l’appel de l’Union des Nord-Africains de France (UNAF), qui regroupe sous la houlette du pasteur Saïd Oujibou d’anciens musulmans, et en lien avec d’autres collectifs d’églises, l’initiative parisienne a mobilisé, au-delà de la sphère évangélique, des chrétiens de diverses sensibilités.
À lire aussi
https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/En-Algerie-fermeture-grand…
En Algérie, fermeture du plus grand lieu de culte protestant du pays
https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/En-Algerie-fermeture-grand…

https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/En-Algerie-fermeture-grand…


« Démarche pacifique »


« Adepte de la laïcité, je suis venu ici pour marquer ma solidarité. L’enjeu va bien au-delà des barrières confessionnelles », a témoigné à La Croix Edgard Schnitzler, pasteur luthérien à la retraite. « Les Algériens devraient se sentir libres de se réunir, de prier », a ajouté l’ancien enseignant. Étaient également présentes Émeline et Alicia, 33 et 32 ans, toutes deux évangéliques : « Chrétiennes, nous n’avons pas d’attaches particulières avec l’Algérie, mais nous voudrions qu’ils puissent exprimer leur foi librement. Notre démarche est pacifiste ».
Khellaf, 50 ans, ancien professeur de langue en Algérie, témoigne également : « Je suis catholique, et j’ai moi-même été contraint de partir en 2017 d’Algérie, à cause des tensions ; nous y subissions ces mêmes discriminations vécues par les protestants aujourd’hui ». Applaudissements, prières de rue, chants, invectives plus militantes… Sans espérer, pour beaucoup, d’avancées concrètes dans l’immédiat sur le dossier, tous espéraient donner, par leur venue, plus de visibilité à la crise que traverse actuellement l’Église Protestante d’Algérie (EPA).
À lire aussi
https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/En-Algerie-protestants-Kab…
En Algérie, les protestants de Kabylie cibles du régime
https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/En-Algerie-protestants-Kab…

https://www.la-croix.com/Religion/Protestantisme/En-Algerie-protestants-Kab…

Ailleurs en France, d’autres manifestations étaient encore organisées à Lille, Marseille, Metz ou Strasbourg. « De quels crimes sont coupables ces églises et ces croyants pour mériter un tel sort ? », a lancé en Alsace Samuel Peterschmitt, pasteur principal de la communauté évangélique La Porte ouverte chrétienne, à l’initiative de ces rassemblements. Entouré de 500 autres responsables d’églises, il avait diffusé une vidéo, le 17 octobre, exhortant le président Emmanuel Macron à intervenir auprès d’Alger. Une pétition française de soutien a par ailleurs reçu, en moins d’une semaine, plus de 60 000 signatures.

« Liens fraternels »

Ces derniers jours, les instances représentatives du protestantisme français, ont aussi fait part, dans des communiqués, de leur soutien aux chrétiens algériens. « La liberté de culte est un bien trop précieux pour que quiconque ne se sente pas concerné lorsqu’elle est mise à mal, où que ce soit dans le monde », déplorait ainsi samedi 19 octobre la Fédération protestante de France (FPF), présidée par le pasteur François Clavairoly, en réaffirmant encore « la solidité des liens anciens, fraternels et solidaires » qui unissent les Églises en France et en Algérie.
À lire aussi
https://www.la-croix.com/Religion/Islam/majorite-dAlgeriens-soppose-pas-chr…
« Une majorité d’Algériens ne s’oppose pas à un christianisme algérien »
https://www.la-croix.com/Religion/Islam/majorite-dAlgeriens-soppose-pas-chr…

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/majorite-dAlgeriens-soppose-pas-chr…

« C’est une situation préoccupante depuis longtemps, mais qui a atteint un paroxysme le 15 octobre dernier », a réagi, mercredi 23 octobre, le Conseil National des Évangéliques de France (CNEF), rassemblant environ 75 % des évangéliques de l’hexagone. L’organisation invitait encore les fidèles à prier pour « leurs églises sœurs en Algérie ».
Alors que le ministère de l’Intérieur algérien a encore assuré, face à la pression populaire internationale, que le pays respectait « la liberté de culte » garantie par la Constitution, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a elle aussi condamné, jeudi 24 octobre, les « fermetures arbitraires » des édifices de l’EPA, « derniers exemples en date de la répression qu’endure la minuscule minorité » protestante en Algérie.
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PostPosted: Wed 18 Dec - 14:17 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

Algérie : « Ce sont deux époques qui se confrontent, deux mondes »
Tribune

José Garçon

Membre de l’Observatoire ANMO (Afrique du Nord Moyen-Orient) de la Fondation Jean-Jaurès

Le mouvement de contestation, le Hirak, mobilise depuis dix mois la jeunesse et les forces vives de la société civile contre un pouvoir militaire autocratique décidé à durer par tous les moyens, dont un simulacre d’élection présidentielle analyse dans une tribune au « Monde », José Garçon, membre de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.


Manifestation anti-gouvernementale à Alger le 6 décembre 2019. RYAD KRAMDI / AFP

Tribune. Le face-à-face est vertigineux. Depuis dix mois, ce ne sont pas un pouvoir et une opposition qui se confrontent en Algérie mais deux époques, deux mondes. Le premier se confond avec le haut commandement d’une armée qui dirige le pays depuis l’indépendance, en 1962. Habité par une vision archaïque, bureaucratique et sécuritaire, retranché dans ses villas et ses voitures blindées, il est totalement déconnecté du second : la majorité d’une société et une jeunesse ouverte sur le monde, résolument ancrée dans le XXIe siècle.

Le dynamisme et la créativité de la contestation, le hirak (le « mouvement »), sont, en effet, à l’opposé de l’immobilisme d’un système qui régente le pays selon une logique qui ne vise qu’à durer, quel qu’en soit le prix. Un dessein qui se décline en trois impératifs : dissimuler la nature militaire du régime derrière une façade présidentielle civile ; édifier une économie de rente au bénéfice de la nomenklatura et de sa clientèle ; neutraliser, fragmenter et isoler un peuple que le régime méprise et craint tout à la fois.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Algérie, le mouvement contestataire Hirak face au nouveau président

Dès lors, il tente toujours de parer au plus urgent, de réagir pour restaurer le statu quo – au lieu d’agir –, et de gagner du temps en trouvant des palliatifs mais jamais de solutions, y compris économiques, répondant à la gravité de la situation. C’est ce modus operandi qui a prévalu dans l’obstination de l’état-major à imposer un scrutin présidentiel rejeté par des centaines de milliers d’Algériens dans tout le pays. Une cécité politique qui pousse le commandement militaire à recourir, lors de chaque crise, aux mêmes expédients : simulacre d’« ouverture », instauration de la peur, organisation de la confusion par la diffusion de rumeurs contradictoires, manipulations tous azimuts, désignation d’un « ennemi intérieur » ou tentatives de dresser Arabes contre Kabyles, vieille tradition remontant à la guerre de libération.
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PostPosted: Wed 18 Dec - 14:34 (2019)    Post subject: Algérie Reply with quote

Algérie : les opposants à la présidentielle sont des "traîtres, des mercenaires et des homosexuels", selon le ministre de l'Intérieur
Les manifestants promettent de faire de vendredi une "Gaid pride".
Manifestation contre l'élection présidentielle, le 3 décembre 2019 à Alger.  (RYAD KRAMDI / AFP) 


 

il y a 5 minutes
"On est au milieu du cyclone" : secoués par la réforme des retraites, les députés LREM tentent de garder le cap


Provocation ou dérapage ? Le ministre algérien de l'Intérieur, Salah Eddine Dahmoune, s'en est pris violemment le 3 décembre aux opposants à la présidentielle contestée du 12 en Algérie. Il les a traités de "traîtres, mercenaires, homosexuels" inféodés aux "colonialistes". Diffusés par des chaînes de télévision privées, les propos du ministre, qui s'exprimait devant le Conseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, ont été immédiatement et largement relayés sur les réseaux sociaux, où ils suscitent des réactions scandalisées.
"Aujourd'hui, il subsiste une pensée colonialiste qui utilise une partie des Algériens, ou plutôt des pseudo-Algériens, des traîtres, des mercenaires, des homosexuels. Nous les connaissons. Ces derniers se sont rangés derrière ces gens-là. Ils ne sont pas avec nous et nous ne sommes pas avec eux", a déclaré le ministre, sans nommer explicitement ceux qu'il vise (vidéo ci-dessous en arabe).

Devant le tollé suscité, le ministre de l'Intérieur a expliqué ses propos sur un post Facebook. "(...) Je tiens à préciser, à travers cette publication, que je n’avais jamais destiné mes propos au mouvement que connaît le pays depuis des mois, mais plutôt à une minorité de traîtres, de mercenaires et de pseudo-Algériens qui méritent amplement ces qualifications et qui ont internationalisé les affaires internes du pays auprès du Parlement européen et des ONG, en leur donnant l’occasion d'interférer dans nos affaires internes." 
La présidentielle du 12 décembre doit élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission en avril par un mouvement populaire (Hirak, en arabe) de contestation inédit du régime, qui revendique désormais le démantèlement total du "système" au pouvoir depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962.

Le Hirak et une très large partie de la population s'opposent à la tenue de la présidentielle, perçue comme organisée pour assurer la survie du "système", dont sont issus les cinq candidats. Les condamnations n'ont pas tardé. Les internautes, eux, ont décidé de répondre par l'humour.
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Qui est le général Saïd Chengriha ? Le témoignage de Habib Souaïdia
par AW · Publié décembre 28, 2019 · Mis à jour décembre 30, 2019
Algeria-Watch, 28 décembre 2019
Suite au décès, le 23 décembre 2019, du général de corps d’armée Gaïd Salah, à l’âge de 79 ans, c’est le général-major Saïd Chengriha (74 ans), commandant des forces terrestres, qui l’a remplacé par intérim à la tête de l’état-major de l’ANP. Très proche de longue date de Gaïd Salah, Chengriha a souvent servi à ses côtés (voir la photo de l’un et l’autre à Tindouf, au début des années 1980).
 
 
  Dans son livre La Sale Guerre (La Découverte, 2001), Habib Souaïdia a rendu compte des crimes dont s’est rendu responsable le colonel Saïd Chengriha lorsqu’il était, de mars 1993 à fin 1994, le commandant en second (puis par intérim) du secteur opérationnel de Bouira (SOB), rattaché au Centre de commandement de la lutte antisubversive (CCLAS). Il était alors le supérieur direct du sous-lieutenant Habib Souaïdia, affecté début 1993 au 25e régiment de reconnaissance (l’une des cinq unités des forces spéciales de l’armée chargées de la lutte antiterroriste), stationné à Lakhdaria pendant toute la période. Avec l’accord d’Habib Souaïdia, nous reprenons ci-après quelques extraits de son livre relatant certains actes du colonel Chengriha, qui s’est alors illustré par sa férocité.
Précisons qu’en 1995, le colonel Chengriha a été muté à l’École des blindés de Constantine où il est resté quelques mois, avant de rejoindre en 1996 la 8e brigade blindée stationnée à Sidi Bel-Abbès à l’ouest de l’Algérie. À ce titre, il a dirigé le Secteur opérationnel de Sidi Bel-Abbès (SOBA) et le Secteur opérationnel de l’ouest algérois (COWAL), qui étaient également rattaché au CCLAS et où il a continué à commettre et faire commettre à large échelle les crimes de guerre qui ont caractérisée la terrible guerre contre les civils conduite par les généraux janviéristes de 1992 à 2000. Rappelons que c’est dans cette région dont il était responsable jusqu’en 2003 que, fin 1997 et début 1998, eurent lieu dans la wilaya de Relizane de terribles massacres (plus de 1 400 villageois tués dans des conditions atroces), attribués aux « groupes islamiques de l’armée ».
Saïd Chengriha a été nommé général en 1998, puis général-major en 2003, occupant le poste d’adjoint au commandant de la IIIe région militaire (Béchar). Il en prend la tête en août 2004, jusqu’à sa nomination en juillet 2018 comme commandant des forces terrestres de l’ANP. La promotion de ce dernier, comme celles à de nombreux postes sensibles d’autres officiers ayant gagné leurs galons de criminels de guerre lors de la « sale guerre », a marqué un tournant majeur, confirmant au fil des mutations le rôle actuellement croissant de ces officiers à la tête de l’armée. C’est notamment le cas du général-major Amar Athamnia, qui commandait à l’époque (avec le grade de colonel) le 12e régiment de para-commandos (12e RPC), qualifié de « régiment des assassins » par Habib Souaïdia dans son livre, et qui a été nommé en 2005 par Gaïd Salah à la tête de la Ve région militaire (poste qu’il occupait encore fin 2019). Ou encore du général-major Mohamed Tlemçani, nommé en 2018 au poste de chef d’état-major des forces terrestres, qui avait commandé dans les années 1990 le 4e RPC, unité des forces spéciales ayant également commis alors des crimes de guerre dans l’Algérois et dans d’autres régions. La direction de la IVe région militaire a quant à elle été confiée en août 2018 à un autre parachutiste acteur de la sale guerre, le général-major Hassan Alaïmia, ex-commandant du 18e RPC installé dans les années 1990 à Boufarik (Blida) et d’autres régions de l’Algérois, là où ont eu lieu les pires exactions des forces spéciales de l’armée et des « groupes islamistes de l’armée » contrôlés par le DRS.
On peut penser que ces officiers et leurs pairs à la tête de l’armée feront corps autour de leur nouveau chef, le général Chengriha, pour agir de façon concertée face au hirak. Reste à savoir dans quel sens, celui du dialogue ou celui de la répression… En évoquant l’implication et la continuité des hommes à leurs postes, nous rappelons que la quête de justice et vérité pour la paix et la réconciliation reste au cœur des exigences du peuple algérien, qui n’ignore rien de son histoire récente. Ces officiers qui ont exécuté sans états d’âme les ordres des janviéristes ont l’occasion inespérée de modifier positivement leur bilan face au peuple et à l’histoire. Espérons qu’ils sauront la saisir…
Extraits du chapitre 6, La « Société nationale de formation des terroristes »
Mon arrivée à Lakhdaria [en mars 1993] a coïncidé avec l’installation d’un nouveau commandant de secteur : le général Abdelaziz Medjahed. Mohamed Lamari avait décidé de créer des « centres opérationnels de lutte antisubversive » (COLAS), qui regroupaient plusieurs secteurs militaires. Lakhdaria était ainsi rattachée au secteur opérationnel de Bouira (SOB) et commandé désormais par le général Medjahed, secondé par le colonel Chengriha. […]
L’été 1993 s’annonçait très chaud. Mais il ne s’agissait pas des conditions climatiques. Le général Medjahed et le colonel Chengriha nous avaient donné l’ordre d’incendier, avec de l’essence, plusieurs montagnes près de Lakhdaria et en Kabylie. Lakhdaria était connu pour être un lieu de transit des groupes terroristes : ils passaient par là pour se rendre en Kabylie, à Jijel ou dans l’Est du pays. Le terrain très boisé facilitait leurs déplacements : il était impossible de voir quoi que ce soit par hélicoptère. Le feu allait non seulement les déloger mais surtout dégager le terrain et nous permettre de voir de loin tout déplacement suspect. En raison des feux de forêts que nous avions allumés, la température atteignait parfois les 45 degrés. Des arbres centenaires brûlaient. Ce désastre écologique n’a pas manqué de faire des morts parmi la population civile. En Kabylie, par exemple, cinq personnes ont trouvé la mort. En l’espace de deux mois, des dizaines de milliers d’hectares de forêts et de pâturages ont été détruits. […]
Extraits du chapitre 8, La descente aux enfers
[Février 1994] Il s’est ensuite passé ce qui se passait systématiquement avec les personnes arrêtées. À chaque fois, les hommes du DRS basés chez nous demandaient des instructions au général Medjahed ou à son chef d’état-major, le colonel Chengriha. En général, l’ordre était toujours le même : « Habtouh lel-oued ! », c’est-à-dire « Fait-les descendre à l’oued ». Ce qui voulait dire : « Liquide-les » (pas nécessairement au bord de l’oued, ce pouvait être n’importe où). Je précise que nos chefs utilisaient également d’autres formules à peine codées pour ordonner de torturer les prisonniers afin d’obtenir des renseignements : « Traitez-les sur place », « Faite l’exploitation sur place » ou « Exploitez-les »… (ce n’est qu’ensuite qu’ils étaient exécutés).
Ce soir-là, vers 18 h 30, le lieutenant Abdelhak et deux officiers du 25e RR (les lieutenants Mounir Bouziane et Chemseddine Saadaoui) ont fait sortir des cellules le maire de Lakhdaria et ses cinq codétenus (qui avaient été arrêtés avant lui). Ils étaient dans un état lamentable, menottés avec du fil de fer et les yeux bandés. Ils les ont poussés, comme des bêtes qu’on mène à l’abattoir, dans un camion Toyota bâché (un véhicule appartenant à la commune et non à l’armée ; ils utilisaient souvent ce type de véhicule pour ces « opérations » très spéciales). On m’a donné l’ordre de sortir avec une quinzaine d’hommes en Jeep pour assurer leur protection de loin. Je les ai vus s’arrêter au bord de l’oued Isser. Ils ont fait descendre les six hommes, les ont contraints à s’agenouiller et les ont tués l’un après l’autre de deux balles de Klach dans la nuque. Ils ont laissé les corps sur place.
Lors des vingt-sept mois que j’ai passés à Lakhdaria, j’ai été le témoin direct d’assassinats de ce type au moins une quinzaine de fois. Ceux qui pratiquaient ces exécutions sommaires étaient aussi bien des hommes de notre garnison que des officiers venus d’Alger. Parmi les premiers, outre les lieutenants que je viens de citer, il y avait des officiers du 25e RR, du DRS de Lakhdaria et du SOB ; je peux citer le commandant Bénaïch (l’adjoint du colonel Chengriha), le colonel Chengriha lui-même et le commandant Ben Ahmed (qui a pris le commandement du 25e RR après le lieutenant-colonel Daoud, parti début 1994 pour faire l’école de guerre en Russie). D’Alger, venaient souvent des lieutenants et des capitaines du CPMI et des autres CMI : ayant recueilli dans d’autres secteurs des renseignements sur des suspects de notre région, ils venaient eux-mêmes les arrêter avec notre aide, puis ils les torturaient et les exécutaient. […]
Au mois de mai [1994], la vague d’arrestations a pris de l’ampleur à Lakhdaria. Une nuit, on m’a donné l’ordre d’accompagner avec mes hommes des officiers du DRS qui avaient une « mission ». Ces derniers, habillés en civils, ressemblant à des terroristes (ils avaient une barbe de quinze jours ; cela arrivait souvent : je savais que quand les hommes du DRS se laissaient pousser la barbe, c’est qu’ils préparaient une « sale mission » où ils se feraient passer pour des tangos), avaient des listes de noms. Arrivés dans un hameau, ils m’avaient demandé d’attendre à l’entrée du village. J’ai posté mes hommes tout autour de ces habitations précaires où dormaient des gens très modestes. Au bout de trois quarts d’heure, les quatre officiers étaient revenus avec cinq hommes. Les mains derrière le dos, ligotés avec du fil de fer, une cagoule sur la tête qui les empêchait de voir, ils marchaient en tremblant mais sans rien dire, comme s’ils connaissaient leur sort. À mon retour au PC, d’autres collègues, qui étaient sortis également avec des officiers du DRS, avaient ramené eux aussi des « prisonniers ».
Je me rappelle les noms de certains d’entre eux, que leurs familles considèrent aujourd’hui comme disparus ou dont elles pensent qu’ils ont été assassinés par des islamistes. Je tiens à apporter le démenti le plus catégorique sur ce point. Les personnes dont les noms suivent ont été assassinées en mai et juin 1994 par les militaires de Lakhdaria, sur ordre des généraux avec l’accord du colonel Chengriha, alors commandant du SOB. Il s’agit des frères Braiti, des frères Bairi, de Farid Kadi, Fateh Azraoui, Abdelwaheb Boudjemaa, Mohamed Messaoudi, Mohamed Moutadjer, Djamel Mekhazni et des frères Boussoufa.
Ces derniers, je les connaissais personnellement. L’aîné était un paisible père de famille et travaillait dans une usine de peinture, la SNIC, et l’autre était artiste peintre. Les officiers du CMI affirmaient qu’ils avaient des liens avec les terroristes. Mais ils étaient tout sauf des terroristes, j’en suis convaincu ; ils ne faisaient même pas de politique. Les frères Boussoufa ont été tués dans des conditions effroyables.
Je regardais ce manège : des gens qu’on arrête, qu’on torture, qu’on tue et dont on brûle les cadavres. Un cycle infernal : depuis mon arrivée à Lakhdaria, j’avais vu au moins une centaine de personnes liquidées. Que faire ? La question me taraudait l’esprit. Déserter ? Pour aller ou ? Rejoindre les groupes armés ? Pour tuer des innocents ? Non.
Je n’osais même plus parler pour plaider la cause de certains innocents : le colonel Chengriha, qui nous commandait depuis quelques semaines en remplacement du général Medjahed, m’avait déjà plusieurs fois rappelé à l’ordre. Je ne voulais pas susciter la colère des éléments du CMI, ni celle de mes supérieurs, et je me tenais à carreau depuis quelques semaines. J’avais pensé prendre des photos, mais je n’ai pas pu. Cela aurait éveillé les soupçons. À cette époque, j’étais décidé : à la première occasion, je déserterai à l’étranger et je parlerai de tout ce que j’avais vu. J’attendrai mon heure encore très longtemps… […]
Un soir du mois de juin 1994, mon supérieur, le colonel Chengriha, voulait effectuer une patrouille dans les rues de Lakhdaria : il lui arrivait de vouloir sortir juste pour se balader. Il m’avait demandé de l’accompagner avec ma section. Nombreux sont les officiers supérieurs qui ne prenaient aucun risque. Il était l’un d’eux. Eux étaient payés pour donner des ordres, nous, nous étions sous-payés pour mourir.
Nous avions pris cinq Toyota et nous faisions une ronde depuis une demi-heure quand un homme a surgi dans l’obscurité. Il quittait son domicile à minuit, après l’heure du couvre-feu. Le menaçant avec ma Kalachnikov, je lui ai ordonné de mettre les mains en l’air.
« Où vas-tu ?
– Je cherche des allumettes ! », me répondit-il avec nonchalance.
Le colonel Chengriha est sorti de sa Toyota pour voir ce qui se passait. Il m’a ordonné d’aller perquisitionner dans la maison. Avec cinq hommes, j’ai fait irruption dans le domicile du suspect. Soudain, un coup de feu a éclaté à l’extérieur. Je suis sorti en courant. L’homme gisait dans une mare de sang. Le colonel venait de lui tirer une balle dans la tête.
« A-t-il cherché à s’échapper, mon colonel ?
– Ce sont tous des terroristes. Viens, on part !
– J’appelle une ambulance ?
– Non ! Allez, on part. »
Le lendemain, les habitants du quartier trouvaient un cadavre : encore un acte terroriste… Qui était cet homme ? Je ne l’ai jamais su.
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PostPosted: Sat 18 Jan - 10:52 (2020)    Post subject: Algérie Reply with quote

« Il y a en Algérie une grande peur de la partition libyenne »

Le chercheur Jalel Harchaoui décrypte le pragmatisme diplomatique d’Alger et son « scepticisme profond » à l’égard du maréchal Khalifa Haftar.

Propos recueillis par Frédéric Bobin Publié hier à 12h34, mis à jour hier à 14h52


Après l’attaque contre l’académie militaire de Tripoli, en Libye, le 5 janvier 2020. Ismail Zetouni / REUTERS

Jalel Harchaoui est chercheur à l’Institut des relations internationales de Clingendael (Pays-Bas), spécialiste de la Libye. Il est notamment l’auteur d’une étude sur la perception du conflit libyen par l’Algérie, « To close for comfort. How Algeria faces the libyan conflict », écrite pour le compte de l’organisation Small Arms Survey.

Alors que l’Allemagne s’apprête à accueillir à Berlin, dimanche 19 janvier, un nouveau sommet international sur la Libye, M. Harchaoui décrypte dans un entretien au Monde Afrique le regain d’intérêt pour le rôle de l’Algérie dans les tentatives de médiations diplomatiques autour d’une crise en proie à une escalade des ingérences étrangères.
Quelle est la marge de manœuvre de l’Algérie face au risque d’aggravation de la guerre à Tripoli ?

Jalel Harchoui Elle est très étroite. Quoi qu’il arrive, l’Algérie ne va pas participer d’une manière officielle à une intervention militaire hors de ses frontières. La sacro-sainte doctrine de non-intervention sera respectée, surtout dans l’actuelle période de transition. Une controverse polarisante comme un plongeon dans le conflit libyen lancerait une onde de choc au sein de l’Etat en ce début de présidence Tebboune. Il convient donc de ne pas avoir une imagination trop vive en pensant que, d’un seul coup, l’Algérie peut se lancer dans une aventure étrangère.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le réveil diplomatique d’Alger autour de la Libye

Cela étant dit, plusieurs philosophies coexistent et s’opposent au sein de l’appareil d’Etat algérien. Certaines factions sont tentées de suivre une stratégie populiste en instrumentalisant la haine ressentie par la population pour les élites et le système en place. D’autres factions tiennent à l’ordre avant tout, redoutent les réformes et rejettent le mouvement de protestation du Hirak. Cette dichotomie est une simplification grossière, mais elle fait écho aux divisions qui existent à l’étranger concernant la Libye. Aider Haftar et les Emirats arabes unis (EAU) à continuer leur offensive contre Tripoli est perçu comme un acte antidémocratique. Par conséquent, sur le plan de la rhétorique et de l’apparence au moins, le président Tebboune sait qu’il a intérêt à apaiser la partie contestataire du public algérien et donc à brider tout tropisme pro-Haftar. Cependant, l’establishment pris dans son ensemble ressent tout de même une petite préférence pour la philosophie émiratie, conservatrice, ce qui explique que l’Algérie ne va certainement pas s’associer d’une manière trop ostentatoire ou trop intense avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Que peut donc faire l’Algérie ?

Si sa marge de manœuvre est étroite, elle n’est pas nulle pour autant. Un réveil de la diplomatie algérienne s’opère. C’est un pays qui a une tradition des affaires étrangères. Ce n’est pas un poids plume. Il y a une gravité diplomatique qui fait que quand Angela Merkel invite le président Tebboune, les autres pays conviés à la conférence de Berlin se demandent ce que va dire l’Algérie. Les Etats invités aux pourparlers de dimanche sont divisés. Chaque petite nuance véhiculée par la diplomatie algérienne a son importance. Alger en a conscience. Après une longue absence, l’Algérie orchestre son retour dans l’espace diplomatique à travers le dossier libyen. Il y a d’ailleurs un certain opportunisme : la Libye offre à l’Algérie l’occasion de se faire remarquer sur la scène internationale et d’y être courtisée.
Lire aussi A Berlin, l’UE veut se montrer unie pour contrer l’axe turco-russe en Libye

La préoccupation première d’Alger n’est pas géopolitique, mais économique. L’Algérie a cruellement besoin d’investissements étrangers et, très bientôt, aura sans doute besoin de prêts. De ce point de vue, la Turquie lui est peu utile puisqu’elle est elle-même en proie à une crise économique grave. Pendant ce temps, les EAU conservent leur image de bolide financier. Cette réputation s’est confirmée récemment lorsque Abou Dhabi a annoncé l’injection de 23 milliards de dollars (21,7 milliards d’euros) dans l’économie indonésienne pour aider à financer des projets d’infrastructure et d’énergie. La realpolitik la plus élémentaire indique qu’Alger doit commencer par afficher une certaine complicité avec Ankara sur le dossier libyen, et ensuite négocier avec les Etats du Golfe.

En attendant, l’Algérie entend profiter de la compétence de ses diplomates qui ont pris soin, depuis 2014, de nouer un contact avec presque toutes les factions du conflit libyen. L’Algérie est un mastodonte sécuritaire, démographique et géographique. Quelqu’un comme Haftar ne va pas chercher à couper les ponts avec elle comme il a pu le faire avec la Turquie. Ou être méprisant, comme avec la Tunisie.
Comment l’Algérie perçoit-elle le risque d’une intervention turque en Libye ?

Il faut évoquer la dernière session de la Ligue arabe convoquée en urgence le 31 décembre 2019 par l’Egypte, qui en assure la présidence cette année. Le texte poussé par Le Caire énonçait en substance que les interférences étrangères sont absolument inacceptables en Libye, surtout celle de la Turquie. Or ce projet de texte a complètement échoué face à un texte concurrent soutenu par Alger, qui a réussi à rallier dans son camp beaucoup d’entités arabes, dont la Palestine, l’Irak, la Tunisie et même le Soudan. Cette version comportait une nuance subtile, mais aux ramifications importantes. Ce que l’Algérie a fait accepter, c’est le fait que toutes les interférences étrangères en Libye sont inacceptables. Je trouve que c’est un excellent résumé de l’attitude algérienne. Un alignement est en train de se dessiner sur cet esprit finalement assez pragmatique, à rebours du faux-semblant niant la réalité de l’intervention militaire des EAU au côté de Haftar. C’est pourtant la position de Paris et même de Washington.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les ambitions libyennes de la Turquie sentent le gaz

La raison pour laquelle la chancelière allemande Angela Merkel a perdu autant de semaines précieuses dans la préparation du sommet de Berlin, c’est que son idée initiale consistait à traiter des violations émiraties au même titre que les violations turques. L’initiative allemande fut ralentie et quelque peu dénaturée cet automne, car il y avait une résistance de la part des Français et, dans une moindre mesure, une certaine inertie très complaisante de la part des Américains. Les deux pays refusent d’émettre la moindre critique à l’égard des EAU. Donc finalement le camp de Merkel va être renforcé par la présence algérienne. C’est avec cette petite différence-là que l’Algérie entend s’exprimer. Notons d’ailleurs que le sommet raté de Moscou, le 13 janvier, a révélé une Russie plutôt tentée de pencher quelque peu vers la position turque sur la Libye. Cela laisserait entrevoir un alignement russo-algérien à Berlin.
Un soutien algérien à la Turquie est-il envisageable si Haftar devait persister dans son ambition de conquérir Tripoli ?

Au début, certains craignaient de voir des F16 turcs décoller de la Tunisie vers la Libye. Rien de cela ne se fera, et certainement jamais du sol algérien. De manière concrète, tant que la Turquie n’est pas la partie la plus agressive, ou la plus brutale, dans le théâtre de la Tripolitaine, l’Algérie la tolérera sans doute, voire l’aidera un petit peu, du point de vue du renseignement, de l’action diplomatique et aussi peut-être sur certaines questions logistiques non létales. Parce que Haftar est vu par Alger comme synonyme d’une longue guerre urbaine à Tripoli, on retrouve une espèce d’accommodement avec les Turcs. D’autant que la présence turque en Libye est pour le moment limitée et concentrée sur la défense de Tripoli. En revanche, si la Turquie devait demain réaliser plusieurs victoires d’affilée et gagner une situation de suprématie en Tripolitaine, je peux vous garantir que les Algériens se retourneraient contre sa présence.
Comment l’Algérie perçoit-elle Haftar ?

Lorsque Haftar a commencé sa campagne en mai 2014, l’Algérie le voyait d’un bon œil, n’aimant pas du tout les milices islamistes de Tripoli. En mai 2014, juste avant le début de la fameuse opération « Al-Karama » [« dignité »] de Haftar, les islamistes les plus durs avaient même menacé l’ambassade algérienne. Quand Haftar, soutenu alors par l’Egypte et l’Arabie saoudite, a entamé une campagne militaire, relativement organisée, contre les acteurs islamistes de Benghazi, il a suscité une certaine sympathie de la part d’Alger. Là où le bât a blessé, où l’Algérie a commencé à décrocher, c’est quand, d’un seul coup, fin août 2014, des avions de chasse émiratis ont bombardé l’aéroport de Tripoli. Cela était absolument intolérable du point de vue de la présidence Bouteflika de l’époque, malgré son amitié avec les EAU. A partir de ce moment, l’offensive « Al-Karama » a fait peur à Alger. La réflexion était alors : « Ça ne marche pas comme ça. Bombarder une ville libyenne à moins de 200 km de la frontière tunisienne va saboter tout le travail que nous avons réalisé pour éviter la déstabilisation de la Tunisie. »
Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Moscou, le maréchal Haftar refuse de signer un projet de cessez-le-feu sur la Libye

Les Libyens pro-Haftar aiment parfois accuser les Algériens d’être des islamistes déguisés, d’être complices du Qatar, de la Turquie. Il y a à Alger des décisionnaires qui aiment bien Haftar, il faut le reconnaître. Mais, dans l’ensemble, ce qui ressort est un scepticisme profond à son sujet car, à de nombreux égards, il n’est pas ce qu’il prétend être. Haftar ne dispose pas de l’armée puissante et régulière dont il projette l’image. Ce décalage contraint le maréchal à déployer une forte agressivité, à causer beaucoup de destructions sans forcément atteindre ses objectifs. L’antipathie algérienne n’a rien à voir avec la question idéologique de savoir si on aime ou pas les islamistes. Les Algériens se disent plutôt : « Si Haftar prétend avoir une vraie armée, pourquoi ne réussit-il pas à avancer ? Où sont ses bataillons disciplinés ? Pourquoi a-t-il besoin de recruter tant de mercenaires étrangers ? Pourquoi y a-t-il tant de civils déplacés ? » Que ce soit en 2017, en 2018 ou aujourd’hui, il y a toujours eu à Alger ce grand scepticisme à l’égard du maréchal Haftar.
Que Haftar soit appuyé par les Egyptiens et bénéfice du soutien discret des Français participe-t-il à la défiance des Algériens ?

Les Algériens savent bien que ces Etats-là, en cas de victoire de Haftar, ne quitteront jamais la Tripolitaine. A Alger, on pense donc qu’il y a malheureusement une internationalisation des conflits de la région. Dès lors, le job des sécuritaires, c’est de retarder ce phénomène-là en employant les moyens du bord. Tout cela s’inscrit d’ailleurs dans une grande peur de la partition libyenne. Car les Algériens sont obsédés par la possibilité de leur propre partition. Quand ils voient la séparation du Soudan, le séparatisme kurde, les problèmes libyens, ils ont très peur que cela réveille à l’intérieur de l’Algérie des velléités de sécession. Cela est vécu comme une obsession très aiguë, une sorte de paranoïa.
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PostPosted: Tue 11 Feb - 15:55 (2020)    Post subject: Algérie Reply with quote

Attaque suicide dans une caserne, un militaire tué, selon le ministère de la Défense

ALGER (Reuters) - Un kamikaze a attaqué dimanche matin une caserne du sud de l'Algérie, tuant un militaire, dans ce qui constitue le premier attentat suicide à la bombe dans le pays depuis plusieurs années, a fait savoir le ministère de la Défense.
L'identité de l'assaillant, qui a agi dans une caserne de la région de Bordj Baji Mokhtar, n'a pas été communiquée.
Le conflit en Libye et la détérioration de la situation sécuritaire au Mali font craindre des troubles en Algérie, alors que s'activent des groupes armés dans les régions du Sahara et du Sahel.
L'Algérie est elle-même en proie à une crise politique majeure après un an de manifestations de masse qui ont contribué à évincer le président.
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PostPosted: Thu 12 Mar - 15:05 (2020)    Post subject: Algérie Reply with quote

L’Algérie assure qu’«Israël, un pays européen et un pays arabe» veulent la déstabiliser
© Sputnik . Kamal Louadj
Maghreb

Le ministre algérien de l’Intérieur accuse «Israël, un pays européen et un pays arabe» de vouloir déstabiliser le pays en utilisant des éléments actifs dans le Hirak.

Lors d’une visite de travail mardi 10 mars dans la wilaya (région) de Biskra, dans le sud-est de l’Algérie, le ministre de l’Intérieur Kamel Beldjoud a accusé dans une déclaration à la télévision nationale ENTV des puissances étrangères de vouloir déstabiliser l’Algérie en manipulant des éléments à l’intérieur du Hirak, mouvement de contestation populaire.
marker-quote1 wrote:
«J’appelle l’ensemble de la population à la vigilance. Il y a des éléments soutenus par des puissances étrangères: Israël, un pays européen et un pays arabe, qui cherchent à semer la zizanie dans le pays afin de le replonger dans les problèmes et l’anarchie», a affirmé le ministre, appelant les Algériens à s’unir autour de leur Président Abdelmadjid Tebboune «qui a promis de répondre à toutes les revendications du Hirak dans le cadre d’un pays rénové».

Par ailleurs, le ministre a indiqué que les forces de sécurité, notamment la police, faisaient preuve «de professionnalisme dans leur accompagnement du Hirak depuis plus d’une année», invitant le peuple algérien «à faire montre de vigilance».
Malgré l’élection présidentielle du 12 décembre 2019, les Algériens continuent de manifester chaque vendredi. Ils en sont à leur 55e week-end depuis le début du mouvement du Hirak qui est né le 22 février 2019.
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