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Algérie
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yacoub
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PostPosted: Sat 31 Dec - 15:40 (2016)    Post subject: Algérie Reply with quote

C’était la joie en Kabylie le jour de la mort de Boumediene !
Lounès B 29 décembre 2016 3 Commentaires Boumedienne, Joie, kabylie, Mort


ALGÉRIE (Tamurt News) – Le 27 Décembre 1978, le tyran Mohamed Boukherouba, alias Boumediene, a rendu son âme.



Une onde de joie s’est emparée de toute la Kabylie, contrairement à d’autres régions d’Algérie qui ont sombré dans la tristesse.





« Je me souviens de ma grand-mère qui était sortie à la placette du village avec d’autres femmes toutes heureuses pour partager la nouvelle de la mort de ce raciste avec les voisines.  Des youyous stridents ont suivi, cette annonce, par nos vieilles », nous raconta un ancien jeune de la région de Tigzirt qui a perdu son frère dans le conflit algéro-marocain à Tindouf en 1976. Même si des scènes de liesse n’ont pas eu lieu en Kabylie, la plupart des kabyles témoignent que l’annonce de la mort de Boumediene était une bonne nouvelle pour eux. C’était lui, Boukherouba qui a privé les kabyles de leur droit et de leur langue. Boumediene a aussi confisqué l’indépendance algérienne après plus de 132 ans de lutte au profit d’une caste d’anciens militaires de l’armée Française, dénommé le clan de Oujda. Ce clan est toujours au pouvoir à ce jour.
« Certes, on est toujours sous l’emprise de la dictature, mais la haine de Boumediene envers les kabyles n’a pas d’égale. Sa mort était effectivement une bonne nouvelle et il le faut le dire. Des irakiens sont sortis dans la rue pour fêter la chute de Saddam et en Lybie pour fêter la mort de Kadhafi, et nous aussi on est heureux de la mort de ce tortionnaire », nous raconta un kabyle d’Alger qui avait tenu à souligner, que durant l’époque de Boumediene, il avait fait six mois de prison pour s’être exprimé en kabyle dans un commissariat de police. Pour les kabyles qui ont fait et ont vécu la guerre de 1954-1962, Boumediene était pire que les militaires tortionnaires Français.
Lounès B pour Tamurt News  
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PostPosted: Fri 20 Jan - 13:17 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote




 


 




 

 

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PostPosted: Fri 27 Jan - 12:08 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote


 




Saliha Ouar avec Amejjay Doran et 18 autres personnes à La Roche-sur-Yon.
Hier, à 11:18 ·


AFIN QUE NUL N'OUBLIE
Le 26 janvier 1997, Amel Zenoune Zouani, étudiante en droit est sauvagement égorgée à un faux barrage près de Sidi Moussa.
Elle avait refusé le boycott instauré par les islamistes de ne pas aller en cours….
A sa mémoire et à la mémoire des victimes de la barbarie, j'écris et je crie..
Amel, Katia, Aziza
Parce qu’elles ont refusé
Le diktat
Le voile imposé
La soumission, l’ignorance.
Des mains haineuses
Horde hideuse
Sans âme ni clémence
Ont tranché l’espoir
Semé le désespoir
Répandu le sang
Innocent.
Ma plume se déchaîne
L’encre rougie
Fuse, crie
Hurle sa peine
Sans répit
Rejette l’infamie.
Lutter, dire
Au risque de mourir
Redresser le flambeau.
Etre citoyenne
Libre et sereine
Serait-ce un vain mot ?
Saliha Ouar, 26 janvier 2013, La Roche sur Yon
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PostPosted: Wed 1 Feb - 15:42 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

**** La Coupe du Monde 2017 du jeu de dominos se tiendra à Relizane !


Après Constantine Capitale de la Culture Arabe, c'est Relizane qui est mise à l'honneur. La ville accueillera le Championnat Mondial du jeu de dominos, à partir de demain, pour une période de deux semaines.
La Wilaya entière s'est mobilisée à cette occasion. Côté infrastructures, le ministère de la jeunesse et des sports a massivement investi pour ce grand événement: trois cafés ont été construits, toutes les salles de classe des écoles de la Wilaya et leurs bancs seront réquisitionnés pour permettre aux joueurs, à leurs délégations, et aux accompagnateurs de pouvoir s'affronter. Les cours seront évidemment suspendus, pour permettre aux professeurs d'assister au tournoi, tout en étant payés (puisqu'ils seront sur leur lieu de travail).
"Je m'entraîne tous les jours depuis 12 ans", nous raconte Dja3far, notre champion national en titre. "Tous les hommes de mon douar avaient l'habitude de s'affronter au café local. Mon père m'a appris les rudiments du jeu, et certaines techniques, que j'ai perfectionné avec beaucoup de temps et de pratique".
Ce championnat nous promet des duels de haute volée: "Une délégation de Chlef sera présente. Ils sont redoutables. On dit que cette équipe est capable de frapper ses dominos tellement fort sur la table qu'elle serait responsable des tremblements de terre que tout le pays a connu ces dernières années".
Bien plus populaires que le jeu d'échecs, moins haram que le jeu de dames (de nombreuses fatwas l'ont déclaré illicite en raison de son nom), les dominos sont une véritable institution dans notre pays. "Les échecs, on n'y joue pas; on préfère les vivre. Par contre, les dominos, on aime ça ! Le niveau a malheureusement baissé depuis que les Playstations ont accaparé la précieuse oisiveté de nos jeunes. On a demandé à la ministre de l'éducation, Nouria Benghabrit, d'inscrire le domino dans le programme scolaire du primaire, aux côtés de Tarbiya Islamiya. Le projet serait actuellement à l'étude".
La grande finale dans 15 jours opposera les deux meilleurs joueurs du tournoi. Le trophée et le prix ont de quoi motiver les adversaires, puisque l'heureux gagnant repartira avec une promesse d'embauche dans une usine (elle n'a toutefois pas encore été construite). De quoi faire rêver ! Pour ceux qui ne pourront pas se déplacer, EchoroukTV a racheté les droits de diffusion, leurs téléspectateurs pourront assister à la rencontre en direct.
Belahmar, le célèbre et non moins efficace raqi national, viendra bénir les membres de l'équipe locale et exorcisera les tables de jeu.
Raouraoua se déplacera également en personne pour serrer la main des joueurs (certains prétendent qu'il pense à une éventuelle reconversion après notre récente débâcle footballistique).
Le Wali de Relizane n'a pas souhaité répondre à notre interview. Lorsqu'il a entendu le nom de notre Page, il aurait traité notre journaliste de harki, et aurait ajouté en criant: "Nous n'avons pas les moyens d'organiser UN mondial de domino, mais DEUX !"






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PostPosted: Fri 3 Feb - 12:42 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

Les pays arabes sont malades de l'islam. Il faut absolument qu'ils adoptent la laïcité, la démocratie et la charte des droits de l'être humain.

Sommes-nous condamnés à perpétuité par la religion ?

Entre nous et l’Histoire, le chemin est brouillé. Les musulmans sont obsédés par leur passé. Un passé qui ne bouge point. Figé. Inerte. Un passé, poids, fardeau, qui, à son tour, ne fait pas bouger ces musulmans, ses acteurs. Pour les musulmans, l’Histoire est l’équivalent du passé. Religieusement, ils regardent leur passé, avec glorification, avec adoration, hallucination, fascination, avec obsession, sans réflexion aucune, sans critique. Aveuglément.

Le passé n’est pas l’Histoire.
Les autres nations étudient leur Histoires afin de ne pas retomber dans leur passé. Afin d’éviter la stagnation, la décomposition, de putréfaction. Pour de ne pas se baigner une nouvelle fois, une deuxième foi, dans la même eau usée, sale. Les Arabes et les musulmans en général reviennent à leur Histoire afin d’y rester, d’habiter leur passé. Habiter le passé pour toujours. Retourner au passer, chez les musulmans, c’est pour faire revenir ce passé dans leur présent. Pour faire de ce passé un projet de leur société future !
Pourquoi ce retour des musulmans vers leur passé afin d’y habiter ? Tout simplement parce que le musulman a peur pour sa religion. Il veut la garder vierge. Comme elle l’était aux premières années de la révélation! Le musulman a peur pour son Dieu ! Ainsi, le musulman est habité par la peur du futur et la peur de l’autre, la peur du changement. Il se considère, il se voit, il s’imagine comme en état de guerre sainte continue !
Les musulmans, dans leur tête, sont en guerre sainte, déclarée ou muette, depuis quinze siècles !
Le passé musulman pour les musulmans est inoxydable ! Et dans cet état d’inoxydabilité réside la décadence de la société musulmane.
Les musulmans avancent à pas sûrs et hâtives mais vers l’arrière ! Dans le sens inverse de l’Histoire.
Les musulmans n’analysent pas leur Histoire, ils essayent de la reproduire, en vain !
“Lire” l’Histoire (je mets le mot lire entre guillemets), pour les musulmans, n’est pas un acte pour la prendre en leçon qui aide à l’avancement vers un futur meilleur, pour éviter les guerres, pour bannir les haines, pour semer la diversité, pour surmonter le sous-développement, mais au contraire cette “lecture” est une sorte de promenade continuelle dans un jardin imaginaire, fictif. Une randonnée perpétuelle pour se vanter des mérites qui sont dépassés, périmés.
Les musulmans ont lu, et continuent à lire leur l’Histoire avec une mentalité chevaleresque : Sabre. Sable. Cheval. Honneur. Chasse. Vengeance. Expansion. Les musulmans “lisent” leur histoire politique, par exemple, la période d’el khoulafas arrachidine (les Califes guidés), en pensant que tout était blanc ! Propre. Juste. Positif. Paradis. Et ils veulent la transporter et la transplanter dans leur temps. Mais l’Histoire nous démontre que ce n’était pas le cas : pourquoi un tel Calife à été assassiné, pourquoi l’autre a été empoisonné, pourquoi cette guerre entre eux…
Les musulmans “lisent” les hadiths en pensant que tout ce qui a été dit, écrit dans les livres est sacré !! et ils n’ont pas le courage intellectuel de faire le nettoyage dans ces textes religieux, oubliant que beaucoup de ceux qui se sont donnés à l’écriture des hadiths n’étaient que des pions, des nègres ou des serviteurs du Prince. Le texte religieux n’est pas innocent, politiquement parlant.
Dans tous leurs actes historiques, culturels et même scientifiques, les musulmans étaient prisonniers, en proie à la vision totalitaire religieuse et le sont toujours. Le temporel a été éliminé, chassé. Le sens de la critique est absent. La colère prend le dessus sur la raison. Le fanatisme à la place de la spiritualité. La fainéantise et la paresse à la place du travail.
En Algérie, on raconte l’anecdote suivante et qui symbolise cette religiolisité maladive ancrée dans la société : dans les années quatre vingt-dix, et à l’occasion du Salon international du livre d’Alger, les Algériens achetaient tout livre composé de plusieurs tomes et dont la reliure est hautement religieuse : Tarikh Al Tabari ou Sahih el Boukhari ou Sira d’Ibn Hicham… de ce fait ils ont acheté le “Capital” de Karl Marx dont la reliure ressemble à celle des livres religieux !
Cette situation qui perdure dans le monde musulman a fini par produire et reproduire une société condamnée à perpétuité par le poids de la religion. Enfanter un individu religieux dans ses actes, son imaginaire et dans sa langue. Une société hypocrite, recroquevillée sur elle-même et consommatrice, avec un individu vidé de tout sentiment de citoyenneté, un individu candidat à tous les genres de suicide religieux.
AMINE zaoui ...
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PostPosted: Fri 3 Feb - 13:32 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

Journée ordinaire d'un "Mahgour"

Il se lève à 11h avec difficulté, toujours du mauvais pied; c'est que notre jeune Mahgour ne dort pas assez; il passe ses nuits courbé sur son PC à polémiquer, critiquer, philosopher, refaire le monde et la société; lynchant ses concitoyennes tout en échangeant avec des Européennes de l'âge de sa mère des messages enflammés.

Il attend que "La3jouz" laisse tout tomber pour lui servir son café, c'est que voyez vous, ça ne fait pas "rejla" d'appeler maman la femme qui l'a porté; elle est "la vieille " et la servante depuis qu'elle l'a enfanté.

Il avale son petit déjeuner tout en maudissant le goût du lait en sachet; Ah si son père avait été "qafez ", il aurait volé et c'est du Candia que notre Mahgour aurait bu et c'est une villa qu'il aurait habitée .......mais bon, son vieux père un peu trop honnête n'a rien fait pour lui assurer un avenir aisé.

Déjà midi, il faut qu'il se presse, il dévale en trombe les escaliers; il ne faut pas qu'il rate la sortie du lycée; une jolie jeune fille pleine d'ambition l'a repoussé et notre Mahgour ne l'a pas supporté, il continue à la harceler. "Hagratni parce que Zawali ", il ne lui vient pas à l'idée que si elle l'a repoussé ce n'est pas parce qu'il est issu d'une famille modeste mais parce qu'il n'est pas du même niveau intellectuel , pas de son âge, ou que simplement il lui déplait .....Non, les filles de son pays hagarate, matérialistes, toutes des putes, sauf sa mère, sa sœur et les "jilbabiyate" et de toute façon elles sont laides et "moustachate" .

Notre jeune Mahgour est une lumière, il connaît toutes les fatwas concernant la femme par cœur , manque de pot il a arrêté ses études au collège, parce qu'il est toujours tombé sur de méchants professeurs ! Tous des hagarine ses enseignants, qui pourtant sont les mêmes que ceux de sa sœur qui poursuit brillamment des études universitaires ....

14h une petite faim se faisant ressentir, rien de mieux qu'un sandwich de chawarma chez le Syrien du coin; il regarde la foule agglutinée devant le petit restaurant tout en pensant à l'argent fou qu'il devait se faire en une journée . "Jaw kerrayine welaw cherrayine " qu'il marmonne maudissant son pays d'avoir permis aux réfugiés de travailler. "Khobz eddar yaklo el berrani !" lance t'il indigné , "eli yji yekhdem 3andna, ghir hna!" . Il ne pense pas que si ces orientaux se font de l'argent c'est parce que simplement ils bossent durement et ont l'art et le talent de l'esprit commerçant.

Il déambule dans les rues son sandwich à la main, en jetant un regard de dédain aux "Africains" , ah ces "Nwagra" qui ont ramené avec eux toute sorte de maladies en plus de voler notre pain !! Welah qu'il a entendu l'information sur Ennahar Tv de la bouche d'un "médecin "!!

L'Afrique, il ne la reconnaît que quand son pays y joue au ballon, et encore, il faudrait que ces Africains reconnaissent notre suprématie de blancs ! Mais même en football, nous sommes victimes d'arbitrage ennemi, "hagrouna saddiqi " !

Notre Mahgour n'a encore jamais travaillé , il attend de décrocher un poste de cadre supérieur bien rémunéré, il ne va tout de même pas se briser le dos comme un Malien sur un chantier !!

C'est que voyez vous, il est atteint de deux maladies mystérieuses qui font un ravage sur sa génération et qui n'ont trouvé remède ni dans les hôpitaux ni même chez le grand raqqi de la nation ; "Eddisque " (Hernie discale à la mode, invisible à l'examen, empêchant le sujet atteint de fournir de gros efforts ou de porter du poids mais ne l'empêchant pas de faire du body building) et "Eddiqa" ( Détresse respiratoire très en vogue ne se déclenchant qu'en cas d'effort ou en présence de poussière, d'humidité, de sable, de ciment ou de terre mais ne se déclenchant jamais en fumant des cigarettes, de la zetla ou même la moquette ).

17h, notre jeune Mahgour sirote son café dans un gobelet jetable, béni en soit l'inventeur qui lui permet à présent de jouir de ce breuvage sans être confiné dans un espace réduit et de ne rien rater des scènes de la rue. En compagnie d'autres Mahgourine comme lui, il passe au scanner toutes les femmes et toutes les filles; celle ci trop grosse, celle là trop maquillée, celle ci trop moche, et l'autre sans foulard trop nue !! Ah ces femmes qui ont tout pris, les boulots, les logements, les voitures et envahissent les rues ! Qu'elles restent chez elles et tous les problèmes du Mahgour Algérien seront résolus ! Plus de chômage , plus de crise économique ! Ces postes qu'elles occupent "injustement ", de la petite secrétaire , à l'enseignante , à la femme médecin, à la juge du conseil d'état sont de la pure hogra et leur reviennent de droit et puis d'ailleurs "hram tahkom mra ! " , c'est ce que lui a dit cheikhna !!

Les gobelets vides et les mégots jetés à même le trottoir sous le regard médusé du vieil éboueur du quartier qui venait à peine de balayer, notre Mahgour rentre chez ses parents en donnant au passage un coup de pied à un chat noir qui miaulait, "wejh ecchar, ahmed rebbi maranich chenwi ....sinon je t'aurais mangé ! "

20h, il regarde les informations sur les chaînes de caniveaux en attendant que la sœur rentrée épuisée de sa faculté, laisse tomber ses livres et ses cahiers pour servir le dîner à son frère qui lui fait une faveur en la laissant étudier. Refuser de le servir serait une atteinte à sa dignité et à sa virilité et il ne faudrait quand même pas qu'il se sente méprisé !

22h notre Mahgour reprend position sur son PC, il doit absolument trouver une Européenne à charmer, il n'en peut plus de ce pays de Hogra et il ne rêve que de harga; car il mérite de vivre dans un pays de justice et de respect de l'humain et des lois et non une "Dawla haggara" .....et puis il aura ses papiers là bas, et puis il épousera une Maria Sharapova et non une moustacha, et puis à l'Islam il la convertira , et puis quand il reviendra au pays avec sa blonde voilée et son Ibiza , il ne sera plus Mahgour mais un Roi ........et puis voilà.

Bonjour le monde , bonjour l'humanité !!!
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PostPosted: Tue 14 Feb - 14:52 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

Décès/ La moudjahida Djamila Amrane tire sa révérence
Société, Une février 12, 2017 Abdou Semmar

Djamila Amrane, née Danièle Minne, éternelle militante de la cause algérienne, s’est éteinte, samedi, à Alger. La moudjahida s’est distinguée par son attachement pour deux causes, celle de l’Algérie indépendante et celle de l’émancipation de la femme algérienne.      
Danièle Minne n’est plus. La militante algérienne est décédée samedi à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue maladie. Porteuse de valises et poseuse de bombes durant la bataille d’Alger, la résistante n’a jamais cessé de militer que ce soit durant ou après de la guerre de libération nationale.
Née dans une famille de fervents militants de la cause nationale, Danièle Minne a vite rejoint les rangs de la résistance pour ensuite être incarcérée en décembre 1957, à la prison de Barberousse, puis  en France, avant d’être libérée en 1962.
A l’indépendance, elle choisit la nationalité algérienne pour devenir Djamila Amrane. Son parcours post-indépendance a été singulièrement marqué  par sa lutte pour l’émancipation de la femme algérienne. Enseignante universitaire, historienne et poétesse, cette figure incontestable de la guerre de libération nationale a été l’auteur de plusieurs ouvrages dont le plus illustre est «Des femmes dans la guerre d’Algérie».
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PostPosted: Fri 17 Feb - 16:10 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

L'Algérie française expliquée à Emmanuel Macron...
Les propos du candidat d'En marche ! qui a qualifié la colonisation d'"acte de barbarie" et de "crime contre l'humanité" suscitent la polémique. Explications. Par François Malye
Modifié le 16/02/2017 à 20:30 - Publié le 16/02/2017 à 17:44 | Le Point.fr


Colonisation de l'Algérie : un avis aux ouvriers publié en 1848. © DR
Dans sa proclamation qui suit la prise d'Alger et la reddition d'Hussein Dey, le général de Bourmont déclare, le 5 juillet 1830 : « Vingt jours ont suffi pour la destruction de cet État dont l'existence fatiguait l'Europe depuis trois siècles. » Depuis le XVe siècle, toutes les flottes occidentales ont en effet bombardé la ville afin que cessent les activités des pirates, fonds de commerce de la régence d'Alger, possession turque dont l'autorité sur les tribus arabes de l'arrière-pays n'est que très relative. C'est donc avec la bénédiction des puissances européennes-hormis l'Angleterre-que Charles X décide de conquérir Alger. Quinze ans après le congrès de Vienne, qui a ramené la France napoléonienne aux frontières de la Révolution, cette expédition doit lui permettre de reprendre sa place dans le monde, mais aussi de distraire une opposition intérieure de plus en plus vigoureuse. Elle doit aussi mettre fin à un contentieux qui remonte au Directoire, celui-ci n'ayant pas honoré une dette due à trois négociants algériens. La rupture intervient le 30 avril 1827, quand le dey d'Alger soufflette d'un coup de chasse-mouches le consul Deval. Le 16 mai 1830, la flotte commandée par les amiraux Duperré et de Rosamel appareille de Toulon. Le débarquement des 30 000 hommes a lieu le 14 juin à Sidi-Ferruch et l'attaque aboutit à la prise de la ville. La conquête peut commencer. Elle sera terrible.




Débarquement des Français à Sidi-Ferruch, commandés par le général de Bourmont (Louis Auguste, comte de Bourmont) (1773-1846), le 14/06/1830.  © Bianchetti/Leemage/AFP
C'est une histoire comme une autre. Celle d'une famille de cultivateurs alsaciens d'Oberheim, dans le Bas-Rhin, les Farny, qui, placée sur la route de l'émigration allemande, décide, en 1832, d'échapper à la misère en gagnant le Nouveau Monde. Parvenus au Havre et escroqués par les « passeurs » de l'époque comme 73 autres familles candidates au grand départ, le couple et ses cinq enfants sont alors déroutés vers l'Algérie. Si les troupes françaises menées par le général de Bourmont ont conquis Alger deux ans plus tôt, elles ne contrôlent guère que quelques enclaves placées sur la côte. Les Farny, comme leurs 500 compatriotes, sont alors installés dans la plaine de la Mitidja, au sud de la capitale. Dix ans plus tard, le père et trois de ses fils sont morts des fièvres, la mère et son dernier garçon ont disparu lors de la razzia d'une tribu d'Abd el-Kader, deux des enfants seulement ont survécu. Cinq générations plus tard, leurs descendants boucleront leurs valises pour regagner cette métropole qu'ils connaissent à peine. Ce qu'ont découvert les Farny à leur arrivée, c'est le Far West. La conquête de ce Sud sauvage est l'affaire des militaires auxquels il faudra dix-sept longues années pour obtenir la reddition d'Abd el-Kader, proclamé à 24 ans commandeur des croyants et chef de la guerre sainte lancée contre l'envahisseur. Ces tout premiers colons sont des pionniers, des hommes et des femmes d'un autre temps, durs à la tâche, sans cesse confrontés à la violence des hommes et des éléments mais qui sont résolus à écrire une page encore vierge. On est alors bien loin du décor de carte postale de cette Algérie française insouciante, de ces villes, véritables reproductions de petites cités françaises, avec poste, monument aux morts, église et bar-tabac où l'on sirote paisiblement l'anisette en tentant d'échapper à la chaleur.
Ces premiers arrivants succèdent aux affairistes, aventuriers, aux prostituées qui ont suivi l'armée comme une pente naturelle. Pour eux, pas question de profiter d'Alger la Blanche. Il faut survivre au milieu des marécages, habiter dans une cabane de planches aux murs percés de meurtrières, planter, « le fusil à l'épaule et la quinine dans la poche », à peine de quoi manger, se protéger des lions et des hyènes et, surtout, des tribus qui multiplient les raids. Car, de part et d'autre, on ne s'épargne pas. Par coutume, les guerriers arabes égorgent leurs adversaires dont ils décapitent les corps pour en planter les têtes sur les murailles de leurs villes insoumises. Quant aux tribus ralliées aux troupes françaises, ce ne sont pas des scalps qu'elles rapportent aux officiers de l'armée d'Afrique mais des colliers d'oreilles.
Une résistance admirable
Aucun militaire ne nie le formidable courage de cet ennemi, encore moins de leur chef. Le jeune Arthur Rimbaud, dont le père, le capitaine Frédéric Rimbaud, a combattu en Algérie, compare Abd el-Kader, dans un poème en latin écrit à l'âge de 14 ans, au « nouveau Jugurtha ». « Une résistance admirable. Des hommes qu'il fallait tuer deux fois », s'exclame, en 1836, le futur maréchal Achille de Saint-Arnaud dont Victor Hugo dira plus tard, en raison de ses exactions, qu'il avait « les états de service d'un chacal ». On ne s'en prive donc pas. Les Français multiplient les razzias, massacrent les populations, détruisent les récoltes, enfument des tribus entières réfugiées dans des grottes. C'est la tactique du général Bugeaud, adepte de la conquête totale, de la soumission la plus absolue. Un seul homme, qui a vécu en Amérique, pressent ce qui peut résulter d'une telle violence. Entre ses deux voyages en Algérie en 1860 et 1865, Napoléon III déclare qu'il « refuse d'infliger [à la population arabe] le sort des Indiens de l'Amérique du Nord, chose impossible et inhumaine ». Il sera le seul souverain à vouloir créer un royaume arabe où Français et musulmans connaîtraient l'égalité. La défaite de Sedan fait disparaître tous ces rêves. En 1871, après la dernière grande rébellion, celle d'El-Mokrani en Kabylie, l'armée remet le sabre au fourreau. Après de longues hésitations des différents gouvernements, c'est décidé, l'Algérie, au contraire des autres territoires possédés par la métropole, sera une colonie de peuplement. C'est donc aux colons - ils sont maintenant 100 000 - que revient de bâtir cette Algérie française, mirage du système colonial, joyau de l'Empire.
Un formidable melting-pot
Ceux-ci, au fil des années, ont solidement pris pied en Algérie. Ils viennent d'abord de France. Mais le territoire n'est guère attirant en raison de ses rébellions endémiques et de la dureté de son climat. Il faudra même attendre 1856 pour que les naissances l'emportent sur les décès. Tremblements de terre, épidémies de choléra, famines, soleil hurlant et pluies qui transforment les oueds paisibles en torrents meurtriers, sans oublier cet ennemi qui peut frapper à tout instant. Il faut donc organiser de véritables campagnes publicitaires pour attirer les volontaires, comme, en 1848, les ouvriers parisiens sans travail, partis du port de Bercy sur des péniches et dont le gouvernement a financé le retour à la terre. S'ajoutent ceux auxquels on ne demande par leur avis, comme les déportés de la révolution de juin 1848 ou de la Commune. Suivent ensuite les Alsaciens et les Lorrains, qui préfèrent fuir leur pays annexé par les Prussiens, ainsi que les Corses et les paysans du sud de la France, exclus de la révolution industrielle. Ce curieux mélange de réfractaires et d'hommes de la terre donnera à ces colons « une mentalité de petits propriétaires terriens [...] amalgame d'individualisme paysan et d'attachement à la liberté », comme l'écrit Benjamin Stora. C'est l'époque où l'Algérie se constelle de fermes fortifiées puis de villages et de bourgades dont les noms évoquent la grandeur française, celle des victoires militaires ou des grands penseurs : Jemmapes, Valmy, Marengo, Wagram, Solferino côtoient ainsi Voltaire, Tocqueville ou Victor Hugo.
Seules les références à la France émergent alors que ses citoyens sont loin d'être les seuls à coloniser ce nouveau monde. Un formidable melting-pot s'est créé en Algérie, agrégeant des populations venues d'Espagne, d'Italie, de Malte et qui vont devenir ceux qu'on nommera les « Européens », puis les « pieds-noirs ». Les Espagnols, originaires du sud de la péninsule, des régions d'Alicante et de Valence, s'installent, au plus près, dans l'Oranais. En 1911, il y a dans cette région deux Espagnols - naturalisés ou étrangers - pour un Français. Travailleurs endurants, sobres, ils sont cultivateurs quand les Siciliens, présents à l'Est, sont pêcheurs et les Piémontais, carriers ou maçons. Les Maltais tiennent de petits commerces ou sont cultivateurs ou éleveurs. En 1886, la population européenne est également partagée entre 219 000 Français d'origine et 211 000 étrangers et la loi du 26 juin 1889 naturalise tous ceux qui naîtront dorénavant en Algérie. Enfin les juifs, minorité de 20 000 personnes présente depuis des siècles en Algérie, deviennent des Français à part entière avec le décret du 24 octobre 1870 d'Adolphe Crémieux, ministre de la Justice.
C'est ce brassage de populations, totalement original dans l'Histoire, qui va donner à l'Algérie française ses plus doux accents. Personne mieux qu'Albert Camus n'a décrit ce que fut ce pays de cocagne. Il y a d'abord la mer, « en flammes sous le soleil », ces flots éblouissants dans lesquels les pêches de rougets et de mérous sont miraculeuses, mais aussi les parties de chasse dans la montagne où l'on déjeune, à l'ombre des oliviers, de soubressade et de rosé. Le soir, on profite de la douceur de l'air pour déambuler sur les boulevards ou sortir les chaises au seuil des maisons et regarder passer les jolies filles à la peau cuivrée. Le bistrot, où elles ne vont jamais, reste le royaume des hommes, qui discutent avec enthousiasme de politique mais aussi de football, sport roi pour toutes les communautés. Il y a aussi ces petites rues avec les chicanes « d'éventaires présentés par des marchands arabes et où se trouvaient pêle-mêle des cacahouètes, des pois chiches séchés et salés, des lupins, des sucres d'orge peints en couleurs violentes et des acidulés poisseux ».


L'Algérie française expliquée à Emmanuel Macron... - Page 2
Les propos du candidat d'En marche ! qui a qualifié la colonisation d'"acte de barbarie" et de "crime contre l'humanité" suscitent la polémique. Explications. - Page 2 Par François Malye
Modifié le 16/02/2017 à 20:30 - Publié le 16/02/2017 à 17:44 | Le Point.fr



On ne se mélange pas
L'agriculture est reine jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Les Européens ont irrigué, asséché les marais, construit des barrages, mais aussi des ponts, des écoles et des hôpitaux. Mais la majorité des terres est devenue la propriété d'une minorité de grands colons. Il y en a qui sont là depuis le début de la conquête mais sont arrivés capitaux en mains et recommandations de ministres en poche, comme les Lavie et les Borgeaud, familles d'origine alsacienne et suisse. Ils ont constitué de gigantesques domaines et tiennent solidement le pays. Sous Louis-Philippe et Napoléon III, de grandes sociétés financières ont également investi en Algérie et leurs représentants forment un redoutable lobby. En 1930, 20 % des Européens détiennent 74 % du domaine agricole appartenant aux Français. Mais la majorité des Européens travaillent dur pour des salaires inférieurs à ceux de métropole. « À lire une certaine presse, il semblerait vraiment que l'Algérie soit peuplée d'un million de colons à cravache et à cigare, montés sur Cadillac », ironise ainsi Albert Camus en 1955. Mais, si pauvres soient-ils, ils détiennent eux aussi le pouvoir. Car les musulmans n'auront jamais les mêmes droits que les Français.


3 février 1957 à Alger. Un légionnaire parachutiste du 1er REP surveille le marché Clauzel, lors de la grève décrétée par le FLN. © STF / AFP
À l'arrivée du corps expéditionnaire du général de Bourmont, ils étaient 3 millions. La spoliation de leurs terres a été la règle pour permettre aux colons de s'implanter. Les musulmans avaient ainsi perdu, en 1919, 7,5 millions d'hectares. Depuis 1881, un Code de l'indigénat organise les dispositions répressives qui leur sont applicables. L'indigène ne vote pas, ne peut entrer dans la fonction publique qu'en renonçant à la religion musulmane, ne touche pas la même solde quand il est soldat. En revanche, les musulmans ont les mêmes devoirs que les Européens. Durant la Grande Guerre, 25 000 d'entre eux mourront aux côtés de 22 000 pieds-noirs. Certes, il restera une aristocratie indigène qui fait cause commune avec les Français. Ainsi, au début de la guerre d'Algérie, en 1954, 600 propriétaires musulmans possèdent chacun plus de 500 hectares. Mais la colonisation a aussi entraîné le déplacement de millions d'entre eux qui ne possèdent plus que des terres à très faible rendement. Les rapports entre musulmans et Européens ? On cohabite mais on ne se mélange pas. La peur est toujours là, prégnante. Camus évoque ainsi ce « danger permanent » qu'il ressent quand sa tante « passait au moment du coucher voir si on avait bien tiré les énormes verrous sur les volets de bois pleins et épais » et « ce peuple attirant et inquiétant, proche et séparé, qu'on côtoyait au long des journées, et parfois l'amitié naissait, ou la camaraderie, et, le soir venu, ils se retiraient pourtant dans leurs maisons inconnues, où l'on ne pénétrait jamais, barricadés aussi avec leurs femmes ».
Un État dans l'État
À cette époque, dans chaque communauté, il existe encore des démocrates, des progressistes qui voudraient faire évoluer une situation, à terme, intenable. Mais, à toutes les époques, les tentatives de réforme échoueront. L'Algérie française est un État dans l'État. Certains, comme Maurice Viollette, gouverneur de l'Algérie de 1925 à 1927, ont pourtant prévenu : « Dans dix ou quinze ans, il y aura plus de 10 millions d'Algériens en Algérie, dont 1 million d'hommes et de femmes pénétrés de culture française. Allons-nous en faire des révoltés ou des Français ? » Pour les Européens, poser cette question, c'est déjà insulter l'avenir. Le gouverneur sera donc surnommé par les ultras « Viollette l'Arbi », comme Guy Mollet, venu installer le général Catroux, sera, en 1956, bombardé de tomates par la foule. Car, de ce passé fait de nuits entières à monter la garde fusil à la bretelle, les Européens ont hérité « la rusticité d'un peuple neuf [...] dépourvu de tout sens politique », comme l'écrit l'un d'entre eux, René Meyer.
C'est au contact de cette métropole où, durant la Première Guerre mondiale, les musulmans sont appelés pour combattre ou travailler dans les usines que va s'éveiller le principal mouvement du nationalisme algérien. En juin 1926, Messali Hadj, fils d'artisans et de cultivateurs, qui a fait son service militaire à Bordeaux en 1918, émigre en France et fonde à Paris l'Étoile nord-africaine (Ena), mouvement d'abord proche du Parti communiste et réclamant ouvertement l'indépendance de l'Algérie. Malgré la répression, l'Ena rejoint le Front populaire mais constate vite que les réformes ne sont pas pour demain. Le mouvement est dissous et Messali Hadj, qui vient de fonder le Parti du peuple algérien, est même arrêté en août 1937. En Algérie, d'autres militent pour l'égalité des droits. C'est le cas de Ferhat Abbas, pharmacien à Sétif, qui fonde l'Union populaire algérienne en 1938 et représente cette élite bourgeoise musulmane qui commence à émerger. Il y a encore le cheikh Abdelhamid ben Badis, président de l'Association des oulémas d'Algérie, mouvement réformiste musulman.
C'est la Seconde Guerre mondiale qui va faire exploser l'Algérie française. La débâcle de juin 1940, la perte de prestige de la France, le vent de liberté apporté par l'arrivée des troupes alliées après le débarquement de 1942, tout est réuni pour que la situation change. Mais c'est la peur qui va l'emporter, dès le 8 mai 1945, avec les massacres de Sétif. Puis ce sera la guerre, la vraie, celle qu'on persistera à nommer les « événements d'Algérie ». Même si jusqu'au bout certains voudront croire qu'il ne s'agit que d'une répétition des révoltes passées, tout est pourtant fini. Quand Jacques, le double de Camus dans Le Premier Homme, boit un verre avec un fermier isolé, qui a renvoyé toute sa famille en France, celui-ci évoque ainsi les Arabes, les seuls, selon lui, à pouvoir les comprendre : « On est fait pour s'entendre. Aussi bêtes et brutes que nous, mais le même sang d'homme. On va encore un peu se tuer, se couper les couilles et se torturer un brin. Et puis on recommencera à vivre entre hommes. C'est le pays qui veut ça. Une anisette ? »


Cet article a été publié une première fois dans un numéro du Point daté de mai 2008
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PostPosted: Fri 17 Feb - 16:12 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

Benjamin Stora : "Ce débat sur la guerre d'Algérie n'existe pas dans notre société"
En visite en Algérie, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de "crime contre l'humanité". Pour l'historien, ce tabou est aussi affaire de génération. Propos recueillis par François Malye
Modifié le 17/02/2017 à 12:29 - Publié le 17/02/2017 à 11:52 | Le Point.fr


Pour l'historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d'Algérie, les propos d'Emmanuel Macron sont "au diapason d’une génération pour laquelle (...) il n’y a guère de doute que la période de la colonisation a été très violente." © Aurimages/ ULF ANDERSEN

Le Point.fr : La colonisation française de l'Algérie est-elle un crime contre l'humanité ?
Benjamin Stora : Le crime contre l'humanité est une notion juridique qui évolue régulièrement. À ma connaissance, il n'y a pas aujourd'hui de grand pays colonisateur – Grande-Bretagne, Belgique, Portugal, Hollande – poursuivi devant les instances internationales pour son rôle pendant ce moment de notre histoire. Qu'il y ait eu des crimes en Algérie, que la torture ait été pratiquée, plus personne ne peut en douter. Mais personne n'ayant été poursuivi en France en raison des quatre lois d'amnistie qui se sont succédé, il n'y a jamais eu de restitution publique de ce qui s'est passé durant cette période. Ce débat sur la guerre d'Algérie, et à plus forte raison sur l'ensemble de la période de la colonisation, n'existe pas dans notre société, hormis dans la sphère universitaire, ou alors seulement de façon diffuse, parfois délétère, souvent instrumentalisée.
Le crime contre l'humanité ne pourrait-il pas être aussi évoqué contre les Algériens du FLN qui ont assassiné leurs compatriotes, qu'ils soient Européens d'Algérie, membres de partis rivaux comme le Mouvement national algérien (MNA), ou Harkis ?
Il y a une différence de taille, d'un point de vue juridique. Il s'agit de la responsabilité d'un État, la France, alors que le FLN était un mouvement politique traversé par plusieurs courants. J'avais dénoncé dans mes travaux il y a de nombreuses années la tuerie de Melouza en mai 1957, où des villageois partisans de Messali Hadj avaient été massacrés par des unités de l'ALN. Quant aux crimes commis après la fin de la guerre, ils l'ont été alors que l'État algérien était en voie de constitution.
La colonisation n'est-elle qu'une page noire de notre histoire ?
Pour les peuples colonisés, c'est une entrée dans la modernité, mais par effraction, par la violence. C'est inextricable et toute la difficulté est là quand on veut faire la part des responsabilités.
Que pensez-vous des déclarations d'Emmanuel Macron ?
Je l'ai rencontré, c'est un type brillant. Mais il ne s'agit que d'une interview et il a essayé de contrebalancer ses propos. C'est son âge qui m'intéresse, il est jeune et il est au diapason d'une génération pour laquelle après la lumière faite sur Vichy, la Shoah, l'esclavage, il n'y a guère de doute que la période de la colonisation a été très violente. Quant à ceux qui le critiquent sur ce point, ils appartiennent à une autre classe d'âge. Et puis, il y a toujours eu de puissantes clientèles électorales autour de la guerre d'Algérie et des Français issus de la colonisation. Ces propos, avec le foisonnement des moyens de communication, sont relayés dans tous les milieux de l'immigration. Il y a une là une population, très aux aguets, une nouvelle catégorie de citoyens, susceptible d'adhérer à ce discours.
Derniers ouvrages publiés : Histoire dessinée de la guerre d'Algérie (avec Sébastien Vassant), Seuil, 2016 ; C'était hier en Algérie, Larousse, 2016.
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PostPosted: Fri 17 Feb - 16:21 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

Benjamin Stora : «Emmanuel Macron parle de crime contre l’humanité sur le ton de l’évidence»
Par Kim Hullot-Guiot — 16 février 2017 à 19:16
En parlant des faits de barbarie commis par la France en Algérie durant la colonisation, le candidat a provoqué un tollé de la droite et de l’extrême droite. L’historien Benjamin Stora rappelle que la vieille garde politique a toujours du mal à verbaliser ce constat.

  • Benjamin Stora : «Emmanuel Macron parle de crime contre l’humanité sur le ton de l’évidence»

«La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes.» La phrase, prononcée mardi à la télévision algérienne, est d’Emmanuel Macron. Des propos qui ont provoqué de vives réactions. Pour l’historien Benjamin Stora, ils n’ont pourtant rien de révolutionnaire.
Qu’est-ce que les propos d’Emmanuel Macron vous inspirent ?
C’est une vieille question. La qualification de crime de guerre, de crime contre l’humanité, a affleuré sans arrêt dans les débats. Pendant la guerre d’Algérie, déjà, il y avait toute une série d’arguments avancés par des avocats, principalement ceux du Front de libération nationale (FLN), mais aussi par l’historien Pierre Vidal-Naquet. Il y a également eu le grand rapport de Michel Rocard, qui sortait alors de l’ENA, en 1960, qui a fait scandale parce qu’il y expliquait que plus de 2,5 millions de paysans algériens avaient été déplacés de force par l’armée. C’est énorme ! Lui-même, Rocard, parlait de crime contre l’humanité parce que certains paysans sont morts de faim. En 2000, la résistante Germaine Tillion, Vidal-Naquet et d’autres ont publié dans l’Humanité un appel qui demandait à Lionel Jospin de reconnaître les crimes de la guerre d’Algérie - même si ça ne portait pas sur l’ensemble de la colonisation. Dans les travaux des chercheurs portant sur la conquête de l’Algérie, où des crimes ont été commis, il est raconté des massacres, des atrocités que n’importe quel historien sérieux connaît. C’est là depuis longtemps mais ça n’a pas conquis la sphère politique.
Les réactions de la droite et de l’extrême droite ont été très virulentes. Même François Fillon, qui avait pourtant qualifié lui-même la colonisation «d’abomination», s’en est pris à Macron. Pourquoi est-ce encore un sujet de crispation si fort ?
Ce sont des réactions convenues. Quand on parle de l’histoire française, on parle des Lumières, de l’aspect glorieux, de la République égalitaire, etc. Mais très peu des zones d’ombre, alors que l’histoire française en a. En 2005, la loi obligeant les professeurs à parler de l’aspect «positif» de la colonisation a provoqué un tollé - elle a été retirée. Lorsque l’on évoque ces sujets dans la classe politique française, on ne prend pas la peine de demander leur point de vue à ceux qui l’ont vécue.
En Algérie, la condamnation de la colonisation a été très forte, tout comme en Tunisie, au Maroc, en Afrique, en Indochine… Il n’y a pas un seul historien de ces pays qui s’est amusé à dire que la colonisation avait été positive !
Est-ce que ces responsables politiques, quand ils évoquent l’histoire coloniale de la France, au fond, n’ont pas du mal à admettre qu’elle n’est plus un empire ?
Pour la droite et l’extrême droite, l’histoire de France doit être prise comme un bloc. Mais à vouloir faire ça, on finirait par dire qu’il ne s’est rien passé sous Vichy ou sous la Révolution française, comme le massacre des Vendéens ! C’est une lecture à géométrie variable. Il y a aussi, à l’extrême droite, le maintien de la mémoire impériale et le refus de l’Algérie indépendante. On ne s’intéresse qu’à une fraction qui a souffert de la fin de cette histoire, les harkis et les rapatriés. Il faudrait demander leur point de vue aux anciens colonisés qui ont vécu dans des sociétés touchées pendant longtemps. Il faut prendre en compte tous les aspects : c’est vrai que la France a apporté les droits de l’homme et a oublié de les lire [comme l’a déclaré Emmanuel Macron, ndlr]. Cette contradiction entre les principes d’égalité affichés et leur non-application est d’ailleurs à la base des nationalismes anticoloniaux. Si on ne peut toujours pas admettre cela soixante ans après…
Emmanuel Macron parle de présenter des excuses. Est-ce important ?
Les excuses, c’est une chose que les Américains ont faite pour le Vietnam, ce qui leur a permis de rouvrir une ambassade et de devenir le premier partenaire commercial du pays. C’est un pragmatisme qui n’existe pas en France. Au fond, c’est un problème de génération. Pour un jeune d’aujourd’hui, de 25, 35 ans, il y a une évidence dans la reconnaissance des actes qui ont été commis, c’est comme le rapport à l’esclavage, à la Shoah, ce sont des séquences historiques admises. Pour la guerre d’Algérie et la colonisation, on n’en est pas là. C’est pour ça que Macron, qui a 38 ans, l’a dit sur le ton de l’évidence. Et ça soulève de l’embarras à gauche, de la protestation à droite et de la virulence à l’extrême droite.
Dernier livre paru : Histoire dessinée de la guerre d’Algérie, Benjamin Stora et Sébastien Vassant, Seuil,  192 pp., 24 €.
Kim Hullot-Guiot
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PostPosted: Sun 19 Feb - 15:48 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

La colonisation de l’Algérie a-t-elle été un « crime contre l’humanité », comme le dit Macron ?
Après qu’Emmanuel Macron a évoqué un « crime contre l’humanité », retour sur la définition juridique de ce terme et son rapport avec l’Algérie.
LE MONDE | 17.02.2017 à 18h17 • Mis à jour le 17.02.2017 à 18h56 | Par Ralitsa Dimitrova
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Invité sur une chaîne de télévision algérienne, mardi 14 février, Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité », une expression qui a fait polémique dans la sphère politique.
Dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube jeudi 16 février, Emmanuel Macron a assumé ses propos :
citation wrote:
« Sommes-nous aujourd’hui condamnés à vivre dans l’ombre de ce traumatisme pour nos deux pays ? […] Il faut pour cela, avoir le courage de dire les choses et de ne céder à aucune simplification. […] Mes propos n’étaient pas destinés aux anciens combattants français, c’était simplement reconnaître une responsabilité de l’Etat français et nous ne devons pas nous dérober. »
Ce que dit la loi du « crime contre l’humanité »
L’article 212-1 du code pénal français définit ce qu’est un « crime contre l’humanité ». La définition prend ainsi en compte « la déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture, ou d’actes inhumains, inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile ».
Si le terme est apparu pour la première fois dans la bouche de Robespierre, qui souhaitait que Louis XVI fût déclaré « criminel envers l’humanité » lors de son procès, en 1792, c’est le génocide des juifs d’Europe lors de la seconde guerre mondiale qui constitue le premier crime contre l’humanité légalement reconnu comme tel – et le premier génocide reconnu, par le tribunal de Nuremberg. En 2001, la France reconnaissait officiellement que la traite des Noirs et l’esclavage constituaient des crimes contre l’humanité – cette année-là, elle a également reconnu le génocide des Arméniens.
La Cour pénale internationale (CPI), créée en 1998, est aujourd’hui compétente pour juger les crimes contre l’humanité mais aussi les crimes de guerre. Elle mène des enquêtes et, le cas échéant, juge les personnes accusées des crimes les plus graves. Elle enquête actuellement sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Centrafrique, au Mali, en Libye et en Géorgie.
Une colonisation empreinte de répression
En soi, la colonisation, c’est-à-dire l’occupation et l’administration d’un territoire par une puissance en dehors de ses frontières, ne relève juridiquement pas du crime contre l’humanité. Et ce, même si les indigènes algériens étaient, pendant l’occupation française, considérés comme des citoyens de second ordre : le droit de vote leur était interdit, malgré leur nationalité française. Un texte de loi, promulgué en 1865, précisa le statut de l’indigène en Algérie ainsi que la question de la naturalisation et, en 1874, une liste de vingt-sept infractions spécifiques à l’indigénat fut établie. Parmi elles, les réunions sans autorisation, les départs du territoire de la commune sans permis de voyage ou encore les actes irrespectueux.
Au-delà de ces mesures, la colonisation fut, à plusieurs reprises, marquée par des actes brutaux. Lors de l’arrivée des Français, d’abord. Après le débarquement de janvier 1830, et malgré une annexion officielle en février 1834, une longue guerre opposa les Français et les Algériens, jusqu’en 1848, coûtant la vie à près de cinq cent mille soldats français et à cinq cent mille Algériens, selon des estimations d’Ismaÿl Urbain dans L’Algérie française : indigènes et immigrants (1862).
Moins d’un siècle plus tard, en 1945, la région de Sétif, ville à l’est d’Alger, fut également le théâtre d’affrontements sanglants. Une manifestation réclamant la fin du colonialisme y tourna en émeute après la mort d’un jeune homme brandissant le drapeau algérien, ce qui était interdit. Une très violente répression, sept semaines durant, causa vingt mille à trente mille morts parmi la population arabe. Selon une commission d’enquête de l’Assemblée consultative provisoire, entre cent deux et cent dix Européens furent également tués.
Lire aussi :   « Sétif reste au cœur des relations franco-algériennes »
Longtemps passé sous silence en France, c’est en 2005 qu’il y eut une première phase de reconnaissance de cet événement. En 2012, lors d’un déplacement en Algérie, le président François Hollande évoqua les « souffrances de la colonisation », et plus particulièrement « les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata », qui « demeurent ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens ».
La pratique de la torture en Algérie : une reconnaissance tardive
Les événements de Sétif ont été considérés comme les prémices de la guerre d’indépendance qui, entre 1954 et 1962, a cristallisé les violences, en donnant lieu à des actes de torture, notamment de la part des autorités françaises.
Cette pratique figure bien dans les textes de loi qui définissent le crime contre l’humanité, mais a longtemps été un sujet tabou en ce qui concerne la guerre d’Algérie et est aujourd’hui encore sujette à débat. En 2000, le témoignage de Louisette Ighilahriz, recueilli par Le Monde, a ravivé le débat autour de ce sujet. La femme racontait les tortures qu’elle avait subies pendant trois mois en 1957, alors qu’elle était âgée de 20 ans.
Ce témoignage suscita de nombreuses réactions, notamment celle du général Jacques Massu (1908-2002) dans les colonnes du Monde. « Quand je repense à l’Algérie, cela me désole, car [la torture] faisait partie, je vous le répète, d’une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses différemment », regrettait le général.
Si Marcel Bigeard (1916-2010), ancien militaire, nia les faits, qualifiant le témoignage de Louisette Ighilahriz de « tissu de mensonges », Paul Aussaresses (1918-2013), coordinateur des services de renseignement à Alger en 1957, n’a pas caché son implication dans ces actes de violence : « La torture ne m’a jamais fait plaisir, mais je m’y suis résolu quand je suis arrivé à Alger. A l’époque, elle était déjà généralisée. Si c’était à refaire, ça m’emmerderait, mais je referais la même chose car je ne crois pas qu’on puisse faire autrement. »
Lois d’amnistie : l’oubli juridique des crimes de la guerre d’Algérie
Au moment des accords d’Evian, en 1962, une amnistie fut progressivement mise en place pour apaiser la situation et empêcher que la poursuite de coupables ne crée de nouvelles hostilités. Ainsi, la loi de 1968 prévoit « une amnistie générale de toute infraction commise en relation avec les événements d’Algérie ».
Selon le code pénal, l’amnistie « efface les condamnations prononcées et entraîne la remise de toutes les peines. Elle rétablit l’auteur ou le complice de l’infraction dans le bénéfice du sursis qui avait pu lui être accordé lors d’une condamnation antérieure ».
Cet acte du pouvoir législatif a été utilisé à plusieurs reprises dans l’histoire française, notamment pour les faits de collaboration durant la seconde guerre mondiale, à travers deux lois d’amnistie, en 1951 et 1953.
Le bilan des morts liées à la guerre d’indépendance de l’Algérie est estimé autour de trois cent mille personnes du côté algérien, selon l’historien Guy Pervillé, et à près de vingt-cinq mille pour les militaires français. Un bilan difficile à chiffrer de manière précise et qui a laissé des traces dans l’imaginaire collectif des deux pays.
Emmanuel Macron a également fait référence au « devoir de mémoire » dans l’objectif de renforcer les relations franco-algériennes.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/02/17/la-colonisation-de-l…
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PostPosted: Fri 24 Feb - 17:31 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

La psychanalyse en Algérie,
La psychanalyse va-t-elle disparaitre en Algérie ? Selon APA – l’Association des Psychanalystes Algériens - il n’y a aucun avenir pour cette pratique en Algérie, car non seulement elle avance a pas de pigeons et recule a pas d’autruches, mais la psychè des algériens est de plus en plus impénétrable. Le Docteur Malek. B. nous explique :
« Quand vous abordez le complexe d’Œdipe avec un algérien, il vous regarde furieusement, se lève et vous balance un « N***** ta mère toi-même ! » et part en claquant la porte et surtout sans payer ».
Hmimi O’Vrahem For Algeria Today
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PostPosted: Mon 27 Feb - 16:30 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

Ckeikh Chemsou : « Femmes, ne léchez pas la glace dans la rue ! »

J’vous jure que cela donne des idées à des frustrés, Cheikh Chemsou peut en témoigner ! Manger une glace dans la rue peut sembler anodin mais s’avère une agression pour les détraqués, hein Chemsou ? Question à deux dinars : que peut faire une femme qui n’offensera aucun homme ? Rien ! Alors faites et que les pervers le soient !

 

 

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PostPosted: Wed 1 Mar - 11:01 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

A la Une: le spectre de l’islamisme en Algérie
Par Frédéric Couteau
Diffusion : mardi 28 février 2017
A la Une: le spectre de l’islamisme en Algérie
 

© AFP/Pius Utomi Ekpei


« La tentative d’attentat à la ceinture d’explosifs, déjoué, dimanche, par un policier à Constantine, a été revendiquée hier par le groupe terroriste Daech, rapporte le site d’informationAlgérie Focus. Dans un texte posté sur internet, le groupe terroriste affirme que le “kamikaze Abou El Hassan Ali a réussi à atteindre le commissariat de police de Bab El Kantara à Constantine et à y faire détoner son sac piégé.” Cette revendication du groupe terroriste intervient au même moment, note encore le site algérien, qu’un communiqué du ministère de l’Intérieur annonçant que cet attentat a pu être déjoué “grâce à la vigilance et à l’intervention courageuse d’un agent de police en faction qui a pu repousser le terroriste kamikaze l’obligeant à enclencher sa ceinture explosive à l’extérieur du bâtiment abritant le siège du commissariat.” »

L’attentat a donc pu être déjoué. Le kamikaze est mort. Il n’a fait que deux blessés, des policiers.
 
Violente alerte
 
En tout cas, pour L’Expression, à Alger, il s’agit là d’un sérieux avertissement en direction des gouvernants. « Ce coup de tonnerre dans un ciel serein sonne comme une violente alerte à l’adresse de la classe politique bercée par une relative accalmie. Une classe politique qui semble, dans sa globalité, évacuer le péril terroriste. Grave erreur tactique, s’exclame L’Expression. […] A deux mois des législatives, cette réalité interpelle et responsabilise davantage ces acteurs politiques face à l’islamisme violent qui met en péril la vie des personnes, leurs biens et le processus démocratique. […] Les annonces quasi quotidiennes par le ministère de la Défense nationale de saisies de stocks d’armes, de casemates détruites suffisent pour affirmer que la vigilance doit être de mise. Si l’on ajoute, poursuit L’Expression, le contexte régional explosif avec le chaos libyen, l’anarchie qui règne dans la plupart des pays du Sahel et la fragilité en Tunisie, on est tenté de dire que la guerre contre le terrorisme a encore de beaux jours devant elle. Ce qui oblige et les services de sécurité et les citoyens à maintenir un degré de vigilance élevé, à concentrer leurs efforts sur le renseignement et à adapter les méthodes de lutte au nouveau mode opératoire avec lequel procède cette nouvelle faune de terroristes. »
 
Écraser le serpent dans l’œuf
 
Le quotidien Aujourd’hui à Ouagadougou s’interroge : « l’Algérie est-elle en train d’être revisitée par les islamistes ? Ali Benadj et Abass Madani auraient-ils fait de petits qui, presque trente ans après, veulent reprendre le flambeau de l’islamisme ? […] Même si cette attaque n’a pas fait de mort, elle sonne néanmoins, comme un tir de semonce qui doit être pris au sérieux. S’agit-il d’un retour des Frères musulmans ou plutôt du réveil de cellules dormantes qui estiment que le moment est propice à leur retour ? En tous les cas, l’armée algérienne dont on sait qu’elle ne badine pas avec les terroristes est prévenue. […] Les têtes chercheuses des services de renseignement algériens doivent se mettre en branle pour écraser le serpent dans l’œuf, car les anges gardiens comme le policier sauveur de Constantine, risquent de ne pas toujours être là au bon moment. »
 
Bouteflika out ?
 
Et puis Le Pays, toujours au Burkina, s’interroge lui sur l’état de santé du président Bouteflika et ses capacités à gouverner…
 
« Le pouvoir algérien dans un fauteuil roulant », titre le quotidien ouagalais. « Le cinquième président de la République algérienne, porté au pouvoir depuis un certain 27 avril 1999, fête ses 80 ans dans deux jours. Mais c’est peu de dire qu’il n’a plus la réalité du pouvoir depuis 2013. Grabataire depuis maintenant quatre ans, même pouvoir honorer les audiences est devenu un pari aléatoire. La chancelière allemande, Angela Merkel, l’a appris à ses dépens, la semaine dernière. Cette situation n’est pas sans troubler davantage les Algériens qui commencent à se poser des questions sur ce que tout cela va donner. »
 
Enfin, le quotidien Liberté à Alger ironise sur le « diagnostic » établi hier par le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes : « le président Bouteflika poursuit ses activités normalement », a-t-il soutenu. « Djamel Ould Abbes se plaît visiblement à confondre sa position et fonction de chef de parti et sa qualité de médecin, pointe Liberté. S’agissant de l’état de santé du chef de l’Etat, il n’en est d’ailleurs pas à sa première, rappelle le quotidien algérien, puisque, dans les jours qui avaient suivi sa cooptation à la tête du FLN, il avait émis un avis “médical” que les médecins traitants de Bouteflika s’étaient interdits de rendre, à savoir que le président allait bientôt se remettre à marcher. Il faut vraiment avoir manqué des modules, voire tout un cursus, s’exclame Liberté, pour gager ainsi sa crédibilité et prendre le risque que l’opinion, prise à témoin, doute de sa science. »
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PostPosted: Wed 1 Mar - 17:28 (2017)    Post subject: Algérie Reply with quote

 

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