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Islam et Vérité
 
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Kamel
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PostPosted: Sat 15 Feb - 11:19 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Site de l'abbé guy Pagès (qui démonte l'islam depuis des années).

http://www.islam-et-verite.com/
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"Tous les musulmans doivent s'interroger pour savoir pourquoi la foi qu'ils aiment tant, produit autant de psychopathes"
Salman Rushdie


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PostPosted: Sat 15 Feb - 11:19 (2014)    Post subject: Publicité

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yacoub
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PostPosted: Sat 15 Feb - 11:24 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Guy Pagès, que je connais, est objet de plaintes de la part des...catholiques qui lui reprochent d'être islamophobe
et de ne pas pratiquer l'amour christique de l'Autre, de ne pas tendre sa joue au bon musulman.

Peur :M:
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Last edited by yacoub on Wed 26 Feb - 15:19 (2014); edited 1 time in total
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Kamel
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PostPosted: Wed 26 Feb - 15:16 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

DIEU A-T-IL ENGENDRE (Coran 112) ?

http://www.islam-et-verite.com/pages/pages-cachees/islam/doctrine/dieu.html
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yacoub
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PostPosted: Wed 26 Feb - 15:30 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Un maître soufi nommé Halladj a dit "Je suis la Vérité", il a été exécuté car Vérité et Allah sont synonymes en islam.

..., l'administratrice du forum Islamla.com, vient de se connecter.

Salut ....



ilove
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Kamel
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PostPosted: Mon 3 Mar - 09:12 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote



Je parie que si les Autorités musulmanes, d'une part acceptaient l'étude historico-critique du Coran, et si, d'autre part, elles renonçaient à terroriser et tuer les personnes qui veulent quitter l'Islam, comme le Coran en fait obligation à tout musulman (4.89 ; 8.13), et que quelques rescapés réfugiés en Occident, souvent obligés de vivre sous protection policière, peuvent en témoigner, tels Magdi Allam, baptisé par Benoît XVI à Rome en 2008, Nadia Mahmoud Metwalli, Mohammed al-Sayyid al-Moussaoui devenu Joseph Fadelle, et d'autres, eh bien, je parie qu'il ne resterait bientôt plus personne à vouloir être encore musulman !
Les Autorités musulmanes ne peuvent certainement pas relever ce défi. Pour plusieurs raisons. La première est que les musulmans n'ont pas d'autorité capable d'engager l'Islam en tant que tel. En effet, à la différence du Christ qui a confié Son autorité à Pierre, le premier pape, en sorte que ce qu'il lie ou délie sur la terre est lié ou délié dans le Ciel (Mt 16.18-19 ; Lc 10.16, 22.32 ; Jn 21.15-18), Mahomet n'a confié à personne son autorité... d'où les guerres intestines et incessantes pour le contrôle de l'Oumma, et les assassinats à répétition de califes... Comment ne pas voir d'ailleurs dans cette absence d'autorité personnelle et divine une contradiction avec l'ordre voulu par Dieu en toutes ses œuvres ?
Ensuite, les portes de l'ijtihad, c'est-à-dire de la réflexion philosophique, ont été officiellement fermées par le calife Al-Hakam au XIème siècle. Aussi, à moins de renier la perfection de l'Oumma guidée par Allah, l'islam est condamné à la répétition de ce qu'il était, à la négation de tout progrès réputé impossible depuis lors ... et donc à la mort, aussi vrai que la vie est croissance, épanouissement, nouveauté...
Au refus d'appliquer à l'islam les méthodes de la recherche scientifique, et à la condamnation à mort de ceux qui veulent le quitter, on peut encore ajouter comme moyen de garder les âmes prisonnières, le fait de flatter leurs passions et bas instincts : par la paresse, en faisant croire que tout dépend d'Allah (Coran 9.51 ; 14.10 ; 15.5 ; 57.22...), par la convoitise des biens d'autrui, donnés comme butin par Allah (Coran 8.1,41,69 ; 33.50 ; 48.19,20), par la luxure, ici-bas (4.3,24,25 ; 5.43 ; 16.71 ; 23.6 ; 24.33 ; 33.50 ; 33.52 ; 70.30) et dans l'éternité (2.25 ; 56.22, 36-38 ; 78.33...), par la justification de la violence et de la haine (4.95 ; 5.33 ; 9.14 ; 60.4), par l'exploitation et le racket des non-musulmans (9.29), leur réduction même à l'esclavage (4.3,24,25,36,92 ; 16.71,75 ; 16.71,75,76 ; 30.28 ; 16.71 ; 30.28 ; 33.50-53)... Autant de raisons pour beaucoup, on le comprend, de s'opposer donc à voir relevé notre défi...
Bref, pourquoi les Autorités musulmanes refusent-elles de répudier ignorances et terreurs -- choses indignes de l'homme ? (Mansuur Mohamed, devenu chrétien, décapité par ses anciens coreligionnaires. Somalie 2008.)
Que si les Autorités musulmanes ne relèvent pas ce défi, elles donnent alors elles-mêmes la preuve que notre grand Bossuet avait raison lorsqu'il disait au sujet de l'Islam : « Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l'empire de Satan dans tout l'univers. »(Panégyrique de St Pierre Nolasque).
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yacoub
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PostPosted: Mon 3 Mar - 18:48 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

50 000 dollars à qui prouvera que Mahomet n'était ni un pédophile ni un assassin ni un sexiste ni un antijuif ni un anti chrétien
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Jésusmessie



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PostPosted: Mon 10 Mar - 19:17 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Malgré les vérités qu'il dénonce sur l'Islam; l'Abbé Pages est loin d'être honnête.


Alors qu'ont débattaient sur une page dédié de son site quand à l'inexistence dans la Bible du besoin
d'un chef terrestre pour l'église (Pape) et tout ce qui en découle, il a été incapable de contre argumenter sur des faits biblique indiscutable, il a donc purement et simplement supprimé mes commentaires et à coupé cours au dialogue sans jamais plus me répondre.


Cet homme me fait pitié.


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yacoub
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PostPosted: Sun 1 Jun - 08:44 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Il vaut mieux des pères comme lui que des pères comme Michel Lelong
qui favorise et encourage l'islamisation en relativisant le terrorisme islamique
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Kamel
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PostPosted: Mon 2 Jun - 05:48 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Jésusmessie wrote:
Malgré les vérités qu'il dénonce sur l'Islam; l'Abbé Pages est loin d'être honnête.


Alors qu'ont débattaient sur une page dédié de son site quand à l'inexistence dans la Bible du besoin
d'un chef terrestre pour l'église (Pape) et tout ce qui en découle, il a été incapable de contre argumenter sur des faits biblique indiscutable, il a donc purement et simplement supprimé mes commentaires et à coupé cours au dialogue sans jamais plus me répondre.


Cet homme me fait pitié.
Peut être parce que tes arguments à toi ne méritaient pas plus que d'être supprimés parce qu’inintéressants ?
Ca fait des plombes que je parle avec lui sur facebook en mp, je peux t'assurer qu'il maitrise parfaitement bien ses sujets.
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yacoub
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PostPosted: Fri 24 Oct - 11:46 (2014)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Salut Kamel comment dialoguer en MP sur Facebook je ne vois pas ? 
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yacoub
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PostPosted: Wed 28 Oct - 12:18 (2015)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Pourquoi les travailleurs Philippins, chrétiens, ne viennent-ils pas travailler en Europe
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PostPosted: Sun 11 Sep - 17:24 (2016)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

La fermeture de la pensée critique en Islam

René Berthier

La question de l’orthodoxie ne se pose pas seulement dans le monde chrétien du Moyen Age. Elle s’exprime également dans le monde musulman à travers la notion d’ijtihâd, terme au contenu complexe mais qui signifie en gros recherche, effort de réflexion. L’islam a connu une période florissante qui a vu un développement important de la pensée critique, alimenté notamment par la diffusion des traductions en arabe d’auteurs grecs. Cette période a subi un coup d’arrêt vers les XIe-XIIe siècles, qu’on désigne par l’expression « fermeture des portes de l’ijtihâd ». Ce processus se passe justement au moment où on peut dire que les « portes de l’ijtihâd » s’ouvrent dans l’Occident chrétien grâce à l’introduction de la pensée aristotélicienne, par la médiation de penseurs musulmans tels qu’Averroès.
La culture musulmane était alors d’une richesse incroyable dans tous les domaines : mathématiques, sciences de la nature, médecine, arts. Elle avait assimilé l’apport culturel du monde grec antique mais aussi celui de l’Inde. Lorsque les croisés arrivèrent en Terre Sainte, ils apparurent – à juste titre – aux yeux des Arabes comme des barbares grossiers et ignorants.

La question de l’orthodoxie ne se pose pas seulement dans le monde chrétien du Moyen Age. Elle s’exprime également dans le monde musulman à travers la notion d’ijtihâd, terme au contenu complexe mais qui signifie en gros recherche, effort de réflexion. L’islam a connu une période florissante qui a vu un développement important de la pensée critique, alimenté notamment par la diffusion des traductions en arabe d’auteurs grecs. Cette période a subi un coup d’arrêt vers les XIe-XIIe siècles, qu’on désigne par l’expression « fermeture des portes de l’ijtihâd ». Ce processus se passe justement au moment où on peut dire que les « portes de l’ijtihâd » s’ouvrent dans l’Occident chrétien grâce à l’introduction de la pensée aristotélicienne, par la médiation de penseurs musulmans tels qu’Averroès.

La culture musulmane était alors d’une richesse incroyable dans tous les domaines : mathématiques, sciences de la nature, médecine, arts. Elle avait assimilé l’apport culturel du monde grec antique mais aussi celui de l’Inde. Lorsque les croisés arrivèrent en Terre Sainte, ils apparurent – à juste titre – aux yeux des Arabes comme des barbares grossiers et ignorants.

Pour comprendre la perspective dans laquelle nous situons le présent essai, il convient de dire quelques mots sur ce qui nous semble être une donnée essentielle de l’islam : la perspective juridique. Le texte fondateur de cette religion, le Coran, apparaît comme un document où sont consignées quantité d’informations sur ce qu’il est permis et ce qui est interdit de faire. Il définit des normes applicables par la société. A ce titre, l’exégèse du Coran est toujours une exégèse juridico-théologique.
Le Coran est essentiellement constitué de récits métaphoriques et allégoriques qui n’ont de sens que pour les Bédouins de la péninsule arabique du VIIe siècle, auxquels ils s’adressent. Le Paradis y est décrit comme l’antithèse du spectacle quotidien, quelque peu torride et sablonneux, du Bédouin : on y trouve de l’eau en abondance, des jardins luxuriants, le lait et le miel coulent à flot, etc [1]. S’il fallait absolument considérer le Coran comme un document universel pris absolument à la lettre, la Normandie serait bien proche du Paradis.

Les versets prescriptifs du Coran représentent une partie restreinte du texte, mais une partie non négligeable : sur 6300 versets, 500 concernent la vie sociale. 80 versets définissent de manière précise des règles concernant la pureté rituelle, les interdits alimentaires, le jeûne, les mariages et les divorces, les successions et la tutelle des orphelins, la punition du vol, de l’adultère. Un authentique embryon de code civil. C’est que le Prophète fut à Médine, de 622 à 632, un véritable chef d’Etat et les problèmes posés pour assurer sa succession n’eurent rien de théologiques.

La « visibilité » de l’islam tel que nous le donnent à voir aujourd’hui ses porte-parole les plus ostensibles se limite à la partie prescriptive, qu’il s’agisse de prescriptions alimentaires, vestimentaires ou autres. Il reste que cette tendance normative se trouve dès le début : C’est le triomphe des courants normatifs au sein de l’islam qui a conduit à la « fermeture de l’ijtihâd » à partir du XIe siècle.

Les auteurs musulmans interprètent aujourd’hui de manière diverse la « fermeture » de la recherche critique qui entame un long processus de décadence intellectuelle. Certains vont même jusqu’à nier cette fermeture. Il est vrai que le processus fut très long et que la culture musulmane continua de rayonner pendant très longtemps, ce qui contribua à occulter le phénomène de décadence qu’elle subissait. En outre, ce phénomène toucha peu le domaine de la réflexion juridique, central dans la culture islamique.

Mahdi Elmandjra n’a pas tort de dire que « jamais, à aucune époque, l’histoire ne nous a rapporté qu’un ouléma, docteur en fiqh [2], ou chef d’Etat a émis une fatwa, une loi ou un ordre de fermer la porte de l’ijtihâd. C’est plutôt la pensée arabe qui s’est figée sur ses positions au lieu de suivre le cours de l’histoire. Le résultat de cette attitude est un état de léthargie, de régression et de sous-développement. Les facteurs de cette situation sont multiples et ne sont plus un mystère pour personne. L’ijtihâd vit une crise due à une stagnation intellectuelle dont les effets se sont répercutés sur tous les domaines. On assiste par conséquent à une régression de la création en matière d’ijtihâd [3]. »

Si l’optique de M. Elmandjra est dans l’ensemble juste, on peut avancer cependant deux objections :

• Il y a effectivement eu, à l’époque, des hommes qui, se réclamant de l’orthodoxie islamique, ont tenté et souvent réussi à briser l’élan de l’ouverture culturelle de la civilisation musulmane, en particulier en Espagne. L’arrêt de toute réflexion critique (l’ijtihâd) dans une société aussi développée qu’était la société arabo-musulmane du XIe siècle ne peut être que le résultat de l’emprise extrêmement brutale d’une pensée orthodoxe. Un tel phénomène ne survient pas sans causes identifiables. Il ne survient pas non plus par le simple décret d’un ouléma ou d’un docteur en fiqh : il s’agit de la manifestation historique d’une crise globale, que nous tenterons de cerner.

• Il n’est pas certain que les causes de cette situation aient cessé d’être un mystère pour nombre d’auteurs musulmans. L’auteur continue en effet son exposé en affirmant qu’il y a eu un déséquilibre entre les différentes formes d’ijtihâd, entre la réflexion en matière de jurisprudence temporelle [4] et de jurisprudence spirituelle [5]. Autant cette dernière est riche, dit-il, autant la première est pauvre. On peut se demander précisément si l’approche adoptée par M. Elmandjra n’est pas le symptôme même de la fermeture de l’ijtihâd dans la mesure où il limite l’effort de recherche aux domaines de la jurisprudence. Une société qui axe l’essentiel de ses efforts intellectuels dans le domaine de la jurisprudence au détriment de ce qu’on peut bien appeler l’activité créatrice de la société civile est inévitablement en régression. L’insistance mise sur le domaine prescriptif conduit à la conservation de ce qui est et empêche toute évolution.

Il semble difficile aux auteurs musulmans – imprégnés de culture juridique – d’intégrer l’idée que la « fermeture des portes de l’ijtihâd » n’ait pas été décrétée par quelqu’un – si possible un docteur de la loi – ce qui évacue toute réflexion sur le phénomène comme un fait résultant de circonstances sociales, politiques,

Il est significatif que M. Elmandjra cite un philosophe indo-pakistanais qui définit l’ijtihâd comme l’effort « en vue de formuler un jugement indépendant sur une question légale » (Je souligne) [6]. L’auteur commente d’ailleurs : « l’Ijtihâd est un effort effectué par un juriste soit pour extraire une loi ou une prescription de sources scripturaires peu explicites, soit pour formuler un avis juridique circonstancié en l’absence de textes de référence. » Le champ d’intervention de la réflexion critique se limite donc au domaine prescriptif (ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire) à partir de « textes de référence » dont on comprend qu’ils sont d’essence religieuse.

Le constat de M. Elmandjra nous semble donc juste, mais en voulant faire porter l’ijtihâd sur la nouvelle réalité politique et économique de manière à ce que « la chariâ continue à rayonner dans le monde musulman », il se situe dans la perspective même de la fermeture de l’ijtihâd, dans la mesure où il circonscrit toute perspective d’évolution culturelle dans le cadre de la religion : le principe même d’une religion est de se référer à des textes fondateurs dont on peut douter que dix ou quinze siècles plus tard ils soient adaptables. Il devient tentant de s’arc-bouter sur des textes en proclamant que la société a dévié et doit s’y réadapter plutôt que de faire le constat que l’évolution de la société a rendu ces textes tout simplement caducs.

Si, par analogie, on peut considérer que les « portes de l’ijtihâd » se soient ouvertes dans l’Occident chrétien au moment même où elles commençaient à se fermer dans le monde musulman, l’« ouverture » de ces « portes » se manifeste en Europe occidentale par la remise en cause, timide tout d’abord, puis progressive, de l’emprise du religieux sur la vie culturelle. Cette remise en cause commence au moment où la pensée d’Aristote pénètre les universités occidentales (grâce à un penseur musulman) et où se fait la distinction fondamentale entre théologie et philosophie – distinction qui n’exista que timidement et éphémèrement dans le monde musulman. On peut dire, pour résumer sommairement, que dans le conflit qui l’opposa à la philosophie, la théologie l’emporta dans le monde musulman mais fut vaincue dans l’Occident chrétien.

Cristallisation de la pensée juridique

Tout en réfutant que la « fermeture de l’ijtihâd » a été décrétée, Mohammed Iqbal fait un constat terrible de la situation dans laquelle se trouve le monde musulman. Le refus de l’ijtihâd, dit-il, « est une pure fiction suggérée en partie par la cristallisation de la pensée juridique dans l’Islam et en partie par cette paresse intellectuelle qui, spécialement dans la période de décadence spirituelle, transforme en idoles les grands penseurs. Si quelques-uns des docteurs ultérieurs ont été partisans de cette fiction, l’Islam moderne n’est pas engagé par cet abandon volontaire de l’indépendance intellectuelle ». Le constat n’empêche aucunement une attitude de déni. Il n’est pas besoin que la « fermeture des portes de l’ijtihâd » ait été décrétée par qui que ce soit, elle est simplement un fait qu’il suffit de constater et dont il faut définir les causes. Le parti-pris typiquement islamique de tout considérer d’un point de vue prescriptif empêche peut-être d’aborder la question sous cet angle.

Pour comprendre pourquoi et de quelle manière les « portes de l’ijtihâd » se sont fermées dans le monde musulman, il convient peut-être de comprendre pourquoi et comment elles se sont « ouvertes » dans le monde occidental. Pour Mohammed Iqbal, l’ijtihâd est « le principe de mouvement dans la structure de l’islam » ; aussi appelle-t-il à « reconstruire la pensée religieuse de l’Islam » pour qu’elle soit en phase avec le monde contemporain. Or précisément, le mouvement irrésistible de la culture de l’Europe occidentale vers la domination politique, économique et culturelle vient peut-être justement que son « ijtihâd » a consisté à ne pas envisager à « reconstruire la pensée religieuse » de la chrétienté, mais à la remettre en cause et à dissocier radicalement la sphère du religieux de la sphère du temporel, à éliminer autant que possible l’intervention du religieux dans les domaines culturel, politique, et scientifique.

De fait, l’évolution de la pensée, de la science et des arts de l’Europe occidentale va consister à s’affirmer contre le religieux, ce qui ne fut pas toujours sans risque, comme en témoigne l’interminable liste d’hommes et de femmes persécutés et brûlés vifs au nom de la religion chrétienne qui, pendant des siècles, tenta de s’opposer à toute évolution intellectuelle vers une pensée libérée de l’emprise religieuse.

Et la principale erreur du monde musulman fut sans doute de fixer indéfiniment l’image négative qu’il se fit (à juste titre) des Occidentaux au moment des croisades, et de ne pas la réactualiser après que ceux-ci, assimilant l’apport de la civilisation musulmane, dépassèrent leurs maîtres dans les domaines mêmes où la civilisation islamique avait été si florissante.

Cette fermeture du monde musulman est bien le produit de l’emprise de l’orthodoxie religieuse sur la société civile, ce que reconnaît d’ailleurs M. Elmandjra :

    « C’est qu’à la fin du IVe siècle de l’Hégire (XIe siècle), d’aucuns décidèrent de fermer la porte a cet “Ijtihâd” en arguant que tout était clair dans le Coran, la Sunna et dans la Sharia qui en découle. Ce fut une erreur énorme, pour la simple raison qu’on ne saurait faire une lecture du Coran que d’une manière dynamique qui présuppose et accepte le changement. »

Mais là encore, le constat reste dans une perspective essentiellement religieuse puisque tout se détermine à partir de la lecture d’un livre sacré. Selon cette optique, la stagnation du monde musulman serait le résultat d’une décision inappropriée dans le domaine religieux.

La coupure principale entre le monde musulman et le monde occidental réside sans doute dans le fait que dans ce dernier la distinction entre la sphère religieuse et la sphère civile est accomplie. A de rares exceptions près, les chercheurs, dans quelque domaine que ce soit, ne se demandent pas si les résultats de leurs recherches concordent avec les prescriptions divines.

Cela ne signifie aucunement que la question est définitivement établie : le danger d’une régression reste important, car les forces qui, dans le monde occidental, tentent d’imposer un retour du religieux restent puissantes. Il est significatif que dans ce combat, elles ont le soutien des religieux musulmans, et pas forcément les plus radicaux.

La succession du Prophète

Comme le christianisme, l’islam a connu de nombreux mouvements de contestation interne qui entendaient chacun représenter la vraie interprétation des Écritures saintes. Cela commença dès le début, dès la mort du prophète, qui ne laissa aucune directive quant à sa succession. Ce fut finalement son beau-père, Abu Bakr (le père d’Aïcha) qui fut désigné. C’était un fidèle de la première heure, membre de la même tribu que Mohammed, les Quraych. Les proches de Mohammed se sentirent lésés, en particulier Fatima, sa fille, et son époux Ali, également cousin du Prophète. Ali s’opposa à cette nomination, estimant que la succession devait lui appartenir. Il était soutenu par certains compagnons du Prophète, qui constituèrent ainsi la chï‘at ‘Alî, les chiites.

Ali accepta finalement la nomination d’Abu Bakr, mais à la mort de celui-ci, ce fut Umar, un membre de la même tribu, qui fut désigné. Umar voulut en revenir au principe d’électivité qui avait désigné Abu Bakr. Un conseil de six membres fut convoqué qui aboutit à la désignation de Uthman. Les conditions de cette nomination méritent d’être mentionnées : en fait l’un des membres du conseil désigna Uthman et les autres avalisèrent la décision. Ça sent la magouille à plein nez.

Uthman dirigera donc les musulmans pendant douze ans. Ali avait été une fois de plus évincé. C’est qu’il avait un handicap majeur : il s’était mis Aïcha a dos ; or la veuve de Mahomet avait un poids politique considérable. Ali avait autrefois pris position contre Aïcha lors d’une campagne l’accusant d’adultère.

Uthman faisait partie du clan des Banu Umayya et se mit rapidement à favoriser son clan dans la répartition des charges lucratives. Or si Uthman était un converti de la première heure, son clan s’était, au début, violemment opposé à Mohammed. Les compagnons du Prophète voyaient donc avec une nette réprobation d’anciens adversaires s’enrichir. Les Compagnons du prophète qui critiquaient la gestion d’Uthman se voyaient exilés ou molestés. La population se plaignait de la tyrannie des gouverneurs.

En 656, Médine fut assiégée par des hommes en armes afin de forcer Uthman à recevoir leurs doléances. Uthman fut finalement tué.

Ali fut proclamé calife à Médine, mais certains Compagnons le tenaient pour responsable de la mort d’Uthman. Deux rivaux, soutenus par Aïcha, revendiquaient également le califat. Ils furent vaincus en 656 par Ali lors de la bataille dite « du Chameau ». Ali dut encore livrer bataille contre Mu’hâvia, le gouverneur de Damas, un parent d’Uthman, motivé aussi bien par le désir de venger le calife assassiné que par celui d’accéder au califat. Les deux armées s’affrontèrent en 657, mais un arbitrage fut finalement décidé : deux hommes, représentant chacun un camp, furent chargés de trouver une issue au conflit. Mais l’homme qui représentait Ali le trahit et l’arbitrage se fit en sa défaveur. Ali conserva le titre théorique de calife, mais son adversaire conquit par les armes les territoires du califat, ne laissant à Ali que l’Irak. Ali fut assassiné en 661 ; Mu’hâvia devint calife et fonda la dynastie omeyyade, à Damas.

Un débat de fond s’engagea sur les conditions permettant d’accéder au titre de calife ; chacune des deux tendances en présence développant des idées conformes à ses intérêts. Les partisans de Mu’hâvia fondèrent ce qui allait devenir le sunnisme, dont la doctrine stipule que le calife devait être élu ou désigné dans la tribu de Quraych – la tribu du prophète. Ainsi les prébendes iraient prioritairement aux membres de cette tribu. En outre, les sujets du calife lui devaient une obéissance inconditionnelle, quelles que soient ses fautes. Ainsi, on garantit ses arrières, c’est-à-dire la pérennité de la transmission.

Les partisans d’Ali estimaient que le califat revenait aux seuls descendants du Prophète (ce que n’était pas Ali) ou aux gens de sa Maison (ce qu’il était, puisque c’était son gendre).

On voit donc que dès la disparition de Mahomet, l’islam se divise, mais pas sur des questions religieuses : sur des affaires parfaitement temporelles. C’est, littéralement, à des conflits politiques liés à la succession d’un monarque qu’il s’agit. Au point où on peut même se demander si on a réellement affaire à une religion, et si l’islam n’a pas été construit comme religion bien après la mort de son fondateur pour légitimer et stabiliser le pouvoir politique mis en place.

Pratiquement dès le début, comme conséquence d’une lutte pour le pouvoir bien plus que sur des divergences théologiques, l’islam se divise en deux courants. Trois courants, plus exactement. Car certains partisans d’Ali avaient refusé l’arbitrage : selon eux, c’était une erreur de cesser la bataille car le jugement de Dieu sur cette question se serait révélé à l’issue de celle-ci. Ils quittèrent l’armée d’Ali et, rejoints par d’autres, formèrent le troisième grand groupe de l’islam, les « sortants », c’est-à-dire les kharijites.

Les kharijites s’en prenaient à Uthman, bien sûr, mais aussi à Ali qui n’avait pas su défendre son droit. Ils développèrent une conception originale du pouvoir politique, c’est-à-dire du califat. Le calife devait être élu par la communauté musulmane, et pouvait être n’importe qui, même un esclave noir. De telles positions leur valurent de nombreux adeptes parmi les musulmans non arabes.

Les relations tendues entre Ali et les kharijites aboutirent à la bataille de Nahrawân, en juillet 658, où les kharijites furent battus. En 661, un kharijite assassina Ali pour venger les siens. Les kharijites aidèrent la calife Mu’hâvia à vaincre Ali, puis les Abassides à vaincre les Omeyyades. Entre 658 et 680, ils se soulevèrent une vingtaine de fois. Ils se dispersèrent mais se fixèrent surtout à Bassorah en Irak. De nombreuses sectes sont issues de ce courant, qui s’implanta fermement dans le Maghreb, en Tunisie notamment, à Zanzibar et à Oman.

Un empire bâti par la conquête

Un empire s’était constitué par la conquête ; le conquérant s’est trouvé devant la nécessité de répondre à des questions ponctuelles concernant les règles sociales et le droit. Parfois des coutumes locales se trouvaient avalisées par le prophète, parfois les prescriptions étaient explicitement formulées par lui – oralement.

Le mode de détermination de ces prescriptions est intéressant : lorsqu’un problème se posait, Mahomet avait un rêve, Dieu lui apparaissait qui lui révélait la solution. Parfois le problème posé concernait directement le Prophète, et les solutions trouvées allaient toujours dans le sens de son intérêt. Ce qui fit dire à Aïcha, un jour : « Il me semble que ton seigneur se hâte de satisfaire tes désirs [7]. »

Mahomet était de fait un chef d’Etat qui se trouvait à la tête d’un empire. Jusqu’à la fin du VIIe siècle ses prescriptions était transmises oralement. Lorsque les califes – les premiers chefs d’Etat successeurs du Prophète – entrèrent en fonctions, ils désignèrent des juges dans les principales villes, qui sans doute ne connaissaient pas grand chose de la « doctrine » et agirent de manière pragmatique. Ce furent les premiers juristes de l’islam.

Mais peu à peu apparut la nécessité d’uniformiser la loi. On mit par écrit les paroles attribuées à Mahomet et elles furent diffusées dans l’empire : ce sont les hadiths, ou recueil des enseignements oraux, supposés ou réels du Prophète, auxquels s’ajoutèrent les dires des principaux Compagnons et de savants de la génération qui a suivi immédiatement. Aïcha elle-même serait l’autrice de plus de 2000 hadiths et elle était souvent consultée par les compagnons de Mahomet.

Il y a donc deux sources principales de droit : le Coran, qui est l’expression directe de Dieu, et les hadiths, qui sont la parole du Prophète. Ils ont un point commun avec les Évangiles, c’est d’avoir été rédigés une à deux générations après la mort de l’intéressé.

Plusieurs écoles de droit musulman apparurent ainsi, notamment celle de Mâlik ibn Anas (mort en 795) qui domina dans le Maghreb et en Andalousie, Abû Hanîfa (mort en 767) qui domina dans les territoires occupés par les Turcs, Shâfi‘î (mort en 820) répandue en Égypte, en Afrique orientale et en Indonésie. Au Xe siècle, le droit musulman est définitivement constitué.

La Réforme en Europe

L’Église catholique a réprimé de manière constante toutes les hérésies qui sont apparues. Elle ne réussit cependant pas à empêcher la scission majeure qui apparut au XVIe siècle avec la Réforme protestante, scission qui était en germe depuis très longtemps et dont il est difficile de nier que son succès a quelque chose à voir avec l’apparition de l’imprimerie. On constate ainsi qu’une mutation majeure dans la sphère du religieux est produite, du moins en grande partie, à la suite d’une évolution technologique majeure.

L’Église a longtemps interdit la traduction en langue vulgaire des Écritures saintes, afin que l’interprétation des textes reste du domaine exclusif du clergé. La principale réclamation des Réformés protestants était précisément que les textes sacrés soient accessibles en langue vulgaire, condition indispensable pour réaliser la seconde réclamation : la faculté pour chaque individu d’interpréter lui-même, en toute liberté, lesdites Écritures. Il ne faut cependant pas se tromper sur le caractère subversif de cette liberté : peu de gens savaient lire, de toute façon, et la « liberté d’interprétation » des Écritures se résumait à la liberté pour un petit nombre de personnes de fournir aux masses incultes leur propre interprétation.

Bakounine montre de manière convaincante que la Réforme, dont l’idée de départ était la réclamation de la liberté, aboutit en fin de compte à son contraire : les régimes absolutistes qui se constituent au XVIe-XVIIe siècle en Europe sont les enfants de la Réforme, et l’aîné de ces régimes est celui qui fut mis en place par Henri VIII d’Angleterre.

La thèse de Bakounine est la suivante [8] :

• La Réforme brisa la puissance de l’Église catholique qui ne put désormais se soutenir par elle-même : « Pour maintenir son existence elle eut besoin de l’assistance des souverains temporels des États. Mais les souverains, on le sait, ne donnent jamais leur assistance pour rien… » « Après la Réformation, elle devint dans tous les pays, sans excepter même la Suisse, l’alliée des gouvernements contre les peuples… »

• La noblesse avait été avant la Réforme « la propriétaire privilégiée et à peu près exclusive de la terre » ; après la Réforme elle « avait perdu toute son indépendance politique ». Elle avait été, comme l’Église, « la rivale et l’ennemie de l’Etat. Après cette révolution elle en devint la servante, comme l’Église et comme elle, une servante privilégiée. »

• Quant à la bourgeoisie, elle « s’était vue complètement délivrée de la tyrannie et du pillage des seigneurs féodaux, en tant que bandits ou pillards indépendants et privés ; mais elle se vit livrée à une nouvelle tyrannie et à un pillage nouveau, et désormais régularisés sous le nom d’impôts ordinaires et extraordinaires de l’Etat, par ces mêmes seigneurs devenus des serviteurs, c’est-à-dire des brigands et des pillards légitimes de l’Etat. » La Réforme fit « perdre à la classe moyenne en liberté peut-être le double de ce qu’elle lui avait donné en sécurité ».

• Quant au petit peuple des « des paysans et des ouvriers des villes », qui s’étaient tout d’abord soulevés au cri de « Guerre aux châteaux et paix aux chaumières », le « mouvement grandiose » qu’ils déclenchèrent pour s’émanciper fut trahi « par la classe bourgeoise et maudit par les chefs du Protestantisme bourgeois, Luther et Mélanchton » ; il fut « étouffé dans le sang de plusieurs dizaines de milliers de paysans insurgés. Dès lors les paysans se virent plus que jamais rattachés à la glèbe, serfs de droit, esclaves de fait, et ils le restèrent jusqu’à la révolution de 1789-1793 en France, jusqu’en 1807 en Prusse et jusqu’en 1848 dans presque tout le reste de l’Allemagne ».

La Réforme, dit enfin Bakounine, eut pour effet d’assujettir encore plus le peuple aux princes, devenus grâce à la Réforme les chefs religieux dans leurs Etats. Bakounine aurait pu ajouter que l’une des principales motivations des princes européens à se convertir à la Réforme fut de pouvoir s’approprier les biens de l’Église.

Les partisans de l’approche exclusivement religieuse du problème de la Réforme ne se satisferont évidemment pas d’une explication qui en souligne les aspects sociaux et politiques. L’intérêt de l’approche bakouninienne est cependant de montrer que désormais, un phénomène religieux ne peut plus s’expliquer en se limitant au domaine théologique.

Ce que décrit Bakounine est le début de la formation de l’Etat moderne, dans sa forme absolutiste, caractérisé par la soumission de l’aristocratie au service de l’Etat, par la subordination de la sphère religieuse à l’Etat et, bien que cela n’apparaisse pas dans les passages cités, mais qui est largement développé ailleurs, la montée de la bourgeoisie comme classe dominante [9].

Personne aujourd’hui ne songe à expliquer l’évolution propre de l’Europe occidentale par une bonne interprétation des Écritures saintes. Or, encore aujourd’hui, nombre d’auteurs musulmans réclament l’insertion des sociétés islamiques dans la « modernité » par une réforme de l’interprétation des textes.

Les auteurs musulmans, y compris les auteurs contemporains, soulignent qu’il y a eu dans l’islam de nombreux mouvements de réforme.

    « Depuis sa naissance voilà quatorze siècles, l’islam a connu des réformes en cascade. Comme les autres religions, il s’est scindé en une myriade de sectes et sous-sectes prétendant chacune incarner la version véritablement réformée de la foi. La plus importante de ces divisions a conduit au clivage entre sunnites et chiites [10] . »

Mais regrette-t-on, les courants réformateurs n’ont jamais pu « prendre la main sur le plan politique, la seule chose qui leur aurait permis de se renforcer » [11] .

L’opposition entre foi et raison

L’opposition entre foi et raison, qui apparaît dans l’Occident médiéval à partir du XIe siècle, est loin d’être absente de l’islam médiéval jusqu’au XIe siècle, et même après. Dans les deux cas il ne s’agit pas d’une opposition dans le sens où la raison tente d’éliminer la foi, mais dans le sens d’une tentative de dialogue dans lequel la foi affirme sa prééminence et la raison tente de montrer qu’elle n’est pas incompatible avec la foi. A de très rares exceptions près, l’athéisme n’est pas encore au programme.

Un courant de l’islam, le mutazilisme, qui apparut au VIIIe siècle et disparut au XIIIe, défendait le libre arbitre et l’exercice de la raison. Il affirmait également la nécessité de situer le Coran dans son contexte. Le mutazilisme, qui tentait de montrer la compatibilité entre la philosophie et la religion, restait cependant une école de pensée théologique, avec les méthodes propres à toute religion lorsqu’elle domine : leurs options ayant été adoptées par les califes à partir de 827, les mutazilites organisèrent entre 833 et 848 des persécutions en bonne et due forme contre les érudits qui n’adhéraient pas à leurs thèses et qui refusaient d’admettre que le Coran était une création humaine. Le mouvement commença à décliner quand un calife décida finalement de ne plus les soutenir.

Les persécutions organisées par les mutazilites furent sans doute l’une des raisons de l’échec de ce courant. Cette école disparaîtra sous les coups de l’orthodoxie sunnite qui considérait que la révélation divine n’avait pas à être soumise à la critique.

L’apparition du mutazilisme au VIIIe siècle sous le califat de Bagdad n’a rien pour surprendre. C’était un centre culturel au rayonnement incomparable, d’innombrables lettrés s’y trouvaient qui s’occupaient notamment à traduire les textes grecs. Après Averroès, dit Dominique Urvoy, c’est-à-dire au XIe siècle, on constate « la perte d’audience de la philosophie au profit de la mystique » [12].

Les auteurs musulmans du Moyen Age qui contestent la croyance en une révélation divine, qui nient la validité des Écritures révélées et la prophétie ne sont certes pas nombreux mais ils ne manquent pas. La croyance en la prophétie est un point central du dogme musulman puisqu’il ne suffit pas de croire en un seul Dieu, il faut aussi croire que Mahomet est son prophète. Citons au IXe siècle le théologien et philosophe néoplatonicien Ibn al-Rawandi, au XIe siècle le poète Abu ‘l-‘Ala’ al-Ma’arri et un philosophe, al-Razi (dit Rhazès).

Ibn al-Rawandi et Rhazès écrivirent des ouvrages qui rejetaient explicitement la notion de prophétie. Leurs livres n’ont pas survécu et sont surtout connus par les citations qu’en font les auteurs qui les réfutent, ou par les ouvrages écrits par des admirateurs, qui les citent (c’est le cas de Rawandi.) Ce qu’on en sait suffit cependant pour montrer le caractère radical de leur critique. Les prophètes y sont décrits comme des imposteurs, des charlatans qui exploitent la crédulité des gens grâce à leur connaissance des phénomènes naturels [13]. Ils pensent que la raison suffisait pour mener l’humanité à la vérité, c’est-à-dire à Dieu. Ils rejettent également l’idée du mal et de la douleur comme justification d’une punition divine.

Il ne faut pourtant pas voir ces auteurs comme des athées. Ils critiquent la religion mais ne remettent pas en cause l’existence de Dieu.

Les penseurs non orthodoxes de l’islam n’ont jamais réussi à constituer au sein du monde musulman au mouvement équivalent à celui des Lumières en Europe occidentale. Il ne faut cependant pas mythifier ce mouvement. Il n’a jamais été une vague énorme de rationalisme submergeant la pensée religieuse dominante à l’époque. S’il était possible de faire des statistiques concernant la publication des livres au XVIIe et au XVIIIe siècles, on constaterait que les ouvrages bien-pensants allant dans le sens de l’idéologie dominante furent considérablement plus nombreux que ceux qui suivaient l’esprit nouveau. Ce qui caractérise cette époque, c’est que l’esprit des Lumières a touché d’abord un petit nombre de gens, mais situés en haut de l’échelle sociale, et qu’il a peu à peu descendu jusqu’aux classes moyennes pour finalement imprégner une partie importante de la société.

Les auteurs musulmans libéraux

Les auteurs musulmans libéraux d’aujourd’hui pensent que les penseurs qui déviaient de l’orthodoxie ont pu malgré tout affecter la rigidité de l’islam institutionnel : on cite à loisir les mœurs éclairées de l’Espagne musulmane, la relative tolérance dont bénéficiaient les non-musulmans dans l’empire ottoman, où « la nature subversive d’une littérature arabe médiévale aussi espiègle que grivoise » . [14] Tout cela est bien beau, mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat. L’auteur de l’article confirme d’ailleurs que « la “réforme” dans l’islam a le plus souvent emprunté l’autre direction, celle de la réaffirmation de la primauté des textes fondateurs et des premiers théologiens sur les interprétations ou les apports ultérieurs ».

    « Les purges périodiques opérées par ces divers mouvements ont eu pour effet de réduire le canon sunnite à un petit échantillon de sources et d’interprétations. Pour reprendre une expression arabe, ils ont “fermé la porte de l’‘ijtihâd’ ”, ou raisonnement spéculatif, permettant aux savants traditionalistes d’énoncer une vision utopique de l’islam comme système clos n’attendant plus qu’à être appliqué à la lettre par un souverain juste. En d’autres termes, ce type de “réforme” a constamment entraîné la foi dans une impasse philosophique [15]. »

L’auteur de l’article, qui adopte une attitude de retrait relatif par rapport au sujet qu’il traite, en reste cependant à l’idée que les modifications qui doivent être apportées à la société musulmane pour la mettre en phase avec le monde moderne restent des réformes à caractère religieux.

Les auteurs musulmans ont cependant raison d’invoquer l’absurdité de l’attitude occidentale consistant à surimposer sur les sociétés islamiques des modèles politiques européens, comme la « démocratie ». On peut cependant difficilement reprocher aux colonisateurs d’avoir ignoré par quel lent processus la notion de démocratie a fini par s’imposer en Europe : ces hommes n’étaient ni historiens ni philosophes, c’étaient des conquérants arrogants, ethnocentristes dont la motivation était la domination politique et l’exploitation des ressources des pays dominés.

On pense à Hegel qui explique dans la Philosophie du droit que la constitution de l’Etat pénètre tous les rapports. Ainsi lorsque Napoléon a voulu donner aux Espagnols une constitution a priori, cela a échoué. Une constitution est le travail des siècles, elle est la conscience du Rationnel dans la mesure où il est développé dans un peuple : « car on ne fabrique pas une constitution ; il faut qu’interviennent le travail des siècles, l’Idée et la conscience du rationnel, telles qu’elles se sont développées chez un peuple [16]. » Ainsi la constitution que Napoléon donna aux Espagnols était rationnelle mais ne correspondait pas à la formation du peuple. Imposer aux pays musulmans une démocratie qui fut en Europe le résultat d’un processus séculaire n’a tout simplement pas de sens.

Conclusion

Les auteurs musulmans même les plus ouverts semblent incapables de sortir d’une perspective dualiste où, entre foi et raison, religion et politique, l’un doit nécessairement définir l’autre : on sera « fondamentaliste » si on pense que c’est la foi qui domine la raison, la religion qui détermine la politique, et on sera « partisan d’un islam modéré » dans le cas contraire : tous étant d’accord sur la manière par laquelle on accomplit la volonté de Dieu, celle-ci étant interprétée par des savants puisant dans quatre ou cinq écoles de jurisprudence. Dans la mesure où c’est en dernière instance Dieu qui définit la loi, l’option « fondamentaliste » et l’option « modérée » ne sont au fond que des degrés différents d’une même approche. Peu d’auteurs musulmans affirment, comme le fait Gamal al-Banna, que « nous ne sommes pas musulmans pour nous mettre au service du fiqh, mais pour mettre le fiqh au service de la vie [17]. »
Notes

[1] Sans mentionner les fantasmes sexuels :
« Aux hommes pieux reviendra un lieu convoité, des vergers et des vignes, des Belles aux seins formés, d’une égale jeunesse et des coupes débordantes » L’Annonce, LXVIII, 31 à 33.
« Les Élus jouiront de ces biens… et les fruits des jardins seront à leur portée… Dans ces jardins seront des vierges aux regards modestes que ni Homme ni Démon n’aura touchées avant eux… et ces femmes seront belles comme le rubis et le corail. » Le Bienfaiteur, LV, 54-58.
« Les Précesseurs, ceux-là sont les proches du Seigneurs dans les jardins de la félicité […] sur des lits tressés s’accoudant et se faisant vis-à-vis. Parmi eux circuleront des éphèbes immortels, avec des cratères, des aiguières et des coupes d’un limpide breuvage dont ils ne seront ni entêtés, ni enivrés, avec des fruits qu’ils convoiteront. Là seront des houris aux grands yeux, semblables à la perle cachée, en conséquence de ce qu’ils faisaient sur la terre. » L’Échéance, LVI, 10-22.
« Des houris, que Nous avons formées, en perfection, et que Nous avons gardées vierges, coquettes, d’égale jeunesse, appartiendront aux Compagnons de la Droite. » L’Échéance, 35-38.
« Dans ces jardins, ils auront des épouses purifiées et ils y seront immortels. » La Génisse, II, 25.
Il n’est pas dit ce que le petit personnel d’exécution du Paradis (vierges, houris, éphèbes et serviteurs divers) deviendront après usage. Il n’est pas dit si les « épouses purifiées » que les hommes vertueux trouveront au Paradis seront celles qu’ils avaient déjà sur terre, reconditionnées en vierges, ou d’autres. Enfin, le Coran reste très discret sur le Paradis des femmes : elles auront simplement le droit de retrouver dans l’Au-delà leur mari terrestre… et d’assister sans doute à leurs débats.

[2] Jurisprudence islamique. C’est la discipline chargée de trouver des solutions concrètes ; les lettres tentent de distinguer la volonté divine dans les différents aspects du culte et de la vie sociale. Il se distingue de la charia, qui est l’expression de la volonté divine dans sa dimension générale, dans sa sacralité immuable.

[3] Conférence donnée a l’École Nationale des Industries Minières, Rabat, le 19 février 1991.

[4] fiqh al-mouâmalaat.

[5] fiqh al-îbaadat.

[6] Mohammed Iqbal (1877-1938).

[7] Hadith 2658 dans le Sahîh de Muslim (en arabe).

[8] Cf. « Trois conférences faites aux ouvriers du val de Saint-Imier », mai 1871.

[9] Notre intention n’est pas ici de développer extensivement la théorie bakouninienne… Bakounine fera d’ailleurs une distinction entre luthériens et calvinistes, insistant sur le rôle joué par ces derniers dans le développement du capitalisme – anticipant ainsi sur les thèses de Max Weber.

[10] Notre intention n’est pas ici de développer extensivement la théorie bakouninienne… Bakounine fera d’ailleurs une distinction entre luthériens et calvinistes, insistant sur le rôle joué par ces derniers dans le développement du capitalisme – anticipant ainsi sur les thèses de Max Weber.

[11] Ibid.

[12] Dominique Urvoy, « La philosophie, entre raison et révélation », dans Les textes fondamentaux de la pensée en Islam, numéro spécial du Point, novembre-décembre 2005, p. 59.

[13] Cf : Sarah Stroumsa, Freethinkers of Medieval Islam. Ibn al-Râwandî, Abû Bakr al-Râzî and their Impact on Islamic Thought.

[14] « L’islam contre ses démons », The New York Review of Books le 29 août 2004. Traduit par Julien Charnay.

[15] Ibid.

[16] Vrin, § 274, add. p. 287.

[17] Cf. « L’islam contre ses démons », loc. cit. Gamal al-Banna était le frère du fondateur des Frères musulmans Hassan al-Banna, et critiquait durement les Frères musulmans.
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PostPosted: Sun 23 Oct - 11:41 (2016)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote




L’ISLAMISATION DE L’EUROPE, CHÂTIMENT DE SON APOSTASIE
Interventions publiques 20 octobre 2016
 
Texte de la conférence donnée par l’Abbé Pagès à Cracovie lors du Congrès de Polonia Christiana le 15.09.2016.
I. ÉTAT DES LIEUX
Lorsque la grande mosquée de Grenade ouvrit ses portes, en 2003, édifiée à l’emplacement d’une ancienne église, le porte-parole de la mosquée déclara sur BBC News que cette nouvelle installation était « le symbole du retour de l’islam, au milieu des Espagnols », et formula l’espoir que la mosquée « serait le point central de la résurrection islamique, en Europe ». Un an plus tard les attentats islamiques de Madrid faisaient 191 morts. Comme si, dans la longue l’histoire du continent, la courte parenthèse refermée de la confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau place au face-à-face entre Islam et Occident, balisé par quelques dates immémoriales (qui ne sont plus enseignées dans les écoles publiques de France, pour ne pas choquer les élèves musulmans…) : 732, la victoire de Poitiers; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique; 1571, la bataille de Lépante; 1683, le délivrance de Vienne par votre valeureux ancêtre et roi Jean Sobieski , et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Comme si étions contemporains de la réalisation de la prophétie du retour à la vie de la tête mortellement blessée de la Bête de l’Apocalypse, de l’émerveillement et de la sujétion de la terre entière qu’elle provoque (Ap 13.3)… Un journaliste italien a écrit : « L’Europe n’est plus l’Europe. […] Elle abrite des millions d’immigrants musulmans, et fourmille de mollahs, d’imams, de mosquées, de burqas et de chadors. Elle héberge des milliers de terroristes islamiques que les gouvernements n’arrivent pas à identifier et à contrôler. Les gens ont peur, et ils brandissent la bannière du pacifisme pour se rassurer. (Oriana Fallaci, “The Rage, the Pride and the Doubt”, Wall Street Journal, 13 mars 2003) ». Le cardinal Schönborn, le 11 septembre dernier célébrant la délivrance de Vienne en 1683 en sa cathédrale, s’est écrié : « Dieu ait pitié de l’Europe et de ton peuple, qui est en danger de perdre son héritage chrétien ! […] Il y a une conquête islamique de l’Europe, de nombreux musulmans veulent cela
et dire : ‘l’Europe est finie.
 ». M. Houari Boumediene, ancien président algérien, au Siège de l’ONU, en avril 1974, prophétisait : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ! »...
L’islamisation de l’Europe est un fait au service de laquelle l’invasion actuelle de populations musulmanes est voulue, aussi bien par les autorités européennes que par DAECH (Mashala S. Agoub Saïd, Le Figaro, 02/06/2015), et l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique, regroupant 57 pays musulmans, et dont le siège est en Arabie saoudite). En effet, la stratégie d’invasion de l’Europe par les masses islamiques, mais aussi les signatures d’accords, le regroupement familial, la construction de mosquées, l’enseignement de l’arabe à l’école, toutes ces réalités sont déjà évoquées dans les stratégies d’implantation de populations musulmanes en pays non-musulmans, mises en place il y a plus de quarante ans part l’OCI, ainsi que tout le monde peut le constater en se rendant sur le site de l’ISESCO (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture), qui est un organisme de l’OCI.[1] Les musulmans sont nettement plus jeunes et prolifiques que l’Europe vieillissante qui assassine ses enfants par l’avortement (1.6 enfant/femme européenne pour 3.8 enfant/femme musulmane). La population musulmane vivant en France s’accroît d’environ 20 à 25 % tous les 5 ans, et devrait donc rejoindre ou dépasser la population d’origine vers 2040/2050.

D’ici moins de 20 ans, la majorité de la population de la Belgique sera musulmane… Un enfant sur deux qui né à Bruxelles, capitale de l’Europe, est musulman. Depuis 2001, Mahomet y est le prénom le plus donné, et 75% des musulmans y sont pratiquants. En 1970 il y avait en France 100 mosquées, 500 en 2003, et 2 400 aujourd’hui… c’est le signe le plus visible de la croissance d’une population immigrée en voie de forte réislamisation. Selon le Pew, la population musulmane mondiale connaîtra une croissance de 35% au cours des 20 prochaines années. En outre, elle devient de plus en plus adepte d’un islam radical, conquérant, offensif. Le risque d’attentats est en hausse continue. Un sondage de l’institut britannique ICM Research de juillet 2014 révèle que l’État islamique est soutenu par 15% des habitants de la France, et 27% chez les 18-24 ans ! Le Premier Ministre a révélé que plus de
1,550 Français sont partis faire le jihad avec l’État islamique. Les émeutes et les meurtres en haine de la France se multiplient. Près de 40,000 automobiles sont incendiées chaque année en France, et plus de 80 chaque jour. Au cours des sept dernières années, le nombre de viols en Suède a presque triplé, notamment sur des filles de moins de 15 ans, et comme au Danemark, en Norvège ou en Allemagne, les violeurs sont en grande majorité musulmans. C’est que l’islam leur apprend qu’une non-musulmane peut devenir leur esclave s’ils font le jihad, la guerre universelle et perpétuelle contre les non-musulmans. Et pour faire face au problème, dans une alliance bien comprise entre musulmans modérés et musulmans non-modérés, la solution proposée est bien sûr qu’il faut encore plus d’islam… puisque l’islam est la solution… aux problèmes générés par l’islam. C’est logique ! C’est ainsi qu’après les attentats contre Charlie Hebdo et l’hypermarché casher à Paris, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, demande à ce que soit non seulement doublé le nombre des mosquées au cours des deux prochaines années, mais que les églises désaffectées soient converties en mosquées ! Un signe avant-coureur de la future et possible soumission des Européens à l’islam est le nombre croissant de convertis. Exactement comme dans les Balkans du temps de la domination des Ottomans… La conversion à l’islam relève du ”syndrome de Stockholm”, d’un désir de soumission et de protection. Selon les statistiques officielles, il y aurait en France entre 110.000 et 150.000 convertis au rythme de 4.000 par an. Un dernier sondage (réalisé par l’Institut Montaigne) révèle que 29% des musulmans français estiment que la loi islamique, la charia, est plus importante que la loi de la République. Près du tiers, soit plus d’un million d’individus… Le nombre de musulmans dans l’Union européenne dépasse très certainement les 30 millions – environ 15% de la population– et l’islam est la seconde religion après le christianisme, qui ne cesse pas de décliner, mais la première en milieu carcéral où elle fait le plus de convertis… N’oublions pas que la Révolution bolchevique s’est faite avec 3% de la population russe… Cette invasion est beaucoup plus inquiétante que celle, militaire, arrêtée à Poitiers en 732, car à l’époque, les Européens avaient la foi catholique, n’étaient pas efféminés et avaient des enfants.
II. L’APOSTASIE.
Vous connaissez cette parabole de l’homme possédé dont le démon exorcisé s’enfuit au désert, puis revient et, trouvant l’homme qui mène désormais une vie ordonnée et prospère, s’en va prendre alors avec lui sept autres esprits encore plus mauvais que lui pour habiter cet homme (Mt 12.43-45), en sorte que l’état final de cet homme devient pire qu’avant l’exorcisme. Par cette courte parabole Notre Seigneur dessine l’histoire de l’humanité représentée par cet homme. Elle était possédée par le démon depuis le péché originel, mais délivrée par le Christ, elle put enfin mener une vie raisonnable, et donc humaine et heureuse. Grâce à la connaissance de la Vérité révélée par le Christ (Jn 18.37), la vie humaine est devenue féconde en toutes sortes de bonnes œuvres, « libre, balayée, bien en ordre ». Mais si tout allait donc bien, comment comprendre que le démon soit revenu ? Jésus ne l’avait-il pas chassé ? Jésus a bien chassé le démon, mais Il n’a pas pour autant retiré à l’homme sa liberté… en sorte que le démon n’a jamais cessé d’espérer qu’augmentant ses ruses et ses forces (« sept autres esprits plus mauvais que lui »), il réussisse à tromper à nouveau la vigilance (1 P 5.8) commandée par Jésus (Lc 21.36). La parabole annonce qu’il réussira si bien à reprendre possession de l’humanité qu’elle finira dans un état pire qu’avant la venue du Christ… Et en effet, « Si nous péchons volontairement, après avoir reçu la connaissance de la Vérité, il n’y a plus de sacrifice pour les péchés. Il y a, au contraire, une perspective redoutable, celle du jugement et d’un courroux de feu qui doit dévorer les rebelles. Quelqu’un rejette-t-il la Loi de Moïse ? Impitoyablement il est mis à mort sur la déposition de deux ou trois témoins. D’un châtiment combien plus grave sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le Sang de l’Alliance dans lequel il a été sanctifié, et outragé l’Esprit de la Grâce ? (He 10.26-29) ». Le combat contre le Démon n’a jamais cessé, et c’est ainsi qu’après les mille ans de christianisme qu’avait connus l’Europe, la diabolique trinité des 3 R (Renaissance, Réforme et Révolution) eut le dessein de rejeter l’héritage de Jésus-Christ (chacun d’eux agissant dans son domaine spécifique : la culture, la religion et la politique), et de lui en fabriquer un nouveau, nécessairement antichrétien. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter un récent Ministre de l’Éducation nationale français, M. Vincent Peillon : « La révolution française est l’irruption dans le temps
de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi
. (La Révolution française n’est pas terminée, le Seuil, 2008) ». Vous voyez clairement exprimée dans ce passage la volonté de substituer à l’œuvre de la Rédemption, une autre œuvre, la singeant jusqu’à reprendre son vocabulaire, et se prétendant ouvertement d’origine non-humaine (« qui n’appartient pas au temps »), et donc démoniaque. Pour M. Peillon et ses amis francs-maçons « On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais comme on ne peut acclimater le Protestantisme (Tiens, tiens…) en France, il faut inventer une religion républicaine. ». Cette religion républicaine, ayant donc pour vocation d’éradiquer le catholicisme, est la laïcité, ou plutôt le laïcisme, qui postule l’égalité de toutes les religions, parce qu’il ne saurait y avoir d’« unique et vraie religion (Dignitis Humanae, n°1) ». Lorsque le pape Pie VI considérait les droits de la Déclaration de 1789 comme « contraires à la religion et à la société (Encyclique Adeo Nota, 23.04.1791) », « la » religion signifiait pour lui « la religion catholique ». Mais aujourd’hui, pour tout le monde, y compris dans l’Église, « la » religion signifie « toutes les religions ». Pie VI faisait encore observer que la liberté de choisir chacun sa religion avait eu pour conséquence immédiate que « seule la religion catholique était proscrite (Allocution au Consistoire, 17.06.1793) ». Et il en est toujours ainsi, comme l’exprime si bien cette phrase de M. Roland Ries, le Maire de Strasbourg, capitale de l’Europe : « Nous servons de la viande halal par
respect po
ur la diversité, mais pas de poisson le vendredi par respect de la laïcité.
(11 avril 2011) »… Le laïcisme présidant aux destinées de l’Europe sous les auspices des Droits de l’homme, après avoir nié ses racines chrétiennes, importe et favorise maintenant l’islam sur son sol… en prétendant qu’il y aurait un bon et un mauvais islam, que la violence dans l’islam ne serait que le fait d’extrémistes. Mais ce qu’il faut bien comprendre est que lorsqu’un musulman fait le bien, cela ne doit jamais être mis au compte de l’islam, mais de l’obéissance à sa conscience, laquelle lui permet d’entendre la voix de Dieu l’invitant à faire le bien et fuir le mal. Lorsqu’un musulman fait le bien, ce n’est jamais à cause de l’islam, mais toujours en dépit de l’islam. Lorsqu’un chrétien fait le mal, il ne peut jamais s’autoriser ni de l’exemple de Jésus-Christ, ni de son enseignement. Mais lorsqu’un musulman fait la même chose, ou même pire, il peut toujours s’autoriser et de l’exemple de Mahomet et de l’enseignement d’Allah. Et c’est pourquoi la parole du Pape faisant un parallèle entre la violence islamique et la violence chrétienne est une grave erreur. Il ne faut jamais dire du bien de l’islam, pas même l’ombre d’une virgule. Il n’y a aucune comparaison possible avec le christianisme (cf. 2 Co 6.14-18). Rejetant le christianisme, garant de l’ordre moral naturel, les sociétés apostates en sont logiquement venues à lui préférer le péché, qu’elles ont même légitimé et légalisé : divorce, contraception, avortement, pseudo-mariage des invertis, procréations médicalement assistées, expérimentation sur les embryons humains, gestation par autrui, euthanasie, etc. etc. Toutes ces abominations sont d’ailleurs autant de preuves utilisées par l’apologétique musulmane pour justifier le
rejet du christianisme et la conversion à l’islam… Si laïcisme et islam paraissent doctrinalement ennemis, ils ont cependant en commun la haine du christianisme. Tandis que le laïcisme favorise l’islamisation de la société par ses lois démocratiques et anti-discriminations, l’islam, chez qui la raison et la liberté n’ont pas droit de cité, lui offre un peuple de soumis (« islam » veut dire « soumission »).
III. L’ISLAM.
Qu’est-ce que l’islam ? Pour le savoir, nul besoin d’avoir fait des études d’islamologie et d’arabe, comme les musulmans en panne d’arguments le disent à l’adresse des niais désireux d’être trompés. Il suffit, pour ceux qui ne sont pas chrétiens, mais qui ont encore les yeux en face des trous, de considérer les fruits qu’il porte, et pour les chrétiens, de se rappeler les mises en garde de Jésus contre la venue de faux-prophètes (Mt 24.4,11,24). L’islam, venant APRÈS le christianisme, pour le remplacer, ne peut être qu’une manifestation de plus de l’Antichrist. Il n’y a pas de doute à avoir à son sujet. L’islam doit toujours être présenté et dénoncé pour ce qu’il est : un antichrist, selon la définition même que saint Jean lui en donne : celui qui nie le Père et le Fils (1 Jn 2.22). Le Coran en effet ne cesse de marteler : « Allah n’engendre pas, et il n’est pas engendré (Coran 112.3) ». L’islam prétend n’avoir point d’autre raison d’être que celle de rétablir la vérité pervertie par la foi chrétienne, en niant absolument les dogmes de la Trinité, de la divinité de Jésus, de la Rédemption, de l’Église et du culte chrétien, en sorte que même sa profession de foi, la chahada, est une négation ! La foi chrétienne est même le seul péché qu’Allah ne puisse pardonner (Coran 4.48,116), un péché à cause duquel tous les chrétiens « ne sont qu’impureté (Coran 9.28) », les « pires de la création (Coran 98.6) », « plus vils que des bêtes (Coran 8.22 ; cf. 8.55) », « au même titre que l’excrément, l’urine, le chien, le vin. »[2], une impureté telle qu’elle les voue tous au feu de l’Enfer (Coran 98.6 ; 5.72) ! C’est dire si un musulman est éduqué dans la haine du christianisme, et vacciné contre l’évangélisation ! Pour l’islam, Jésus n’est ni mort ni ressuscité, nos péchés ne sont donc pas effacés et nous ne sommes pas sauvés, c’est pourquoi il faut continuer à vivre comme avant la venue de Jésus, c’est-à-dire comme les Juifs, en se faisant circoncire, en ne mangeant pas de porc, en lapidant les femmes adultères, etc. etc. Saint Paul fustigeait déjà l’islam lorsqu’il écrivait : « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage ! […] Si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien. […] Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi ; vous êtes déchus de la grâce. En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité. (Ga 5.1-6) ». Et il ajoutait : « Si nous-mêmes, si un ange venu du Ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et aujourd’hui je le répète : si quelqu’un vous annonce un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! (Ga 1.8-9) ». C’est donc entendu : Mahomet, tous les imams et musulmans désireux de le rester, sont maudits ! Jésus a annoncé la venue de l’islam dans la parabole
de l’ivraie (Mt 13.24-30,36-43) et par cette parole : « Vient un temps où ceux qui vous tueront, penseront rendre un culte à Dieu. (Jn 16.2) ». Quelle autre religion que l’islam, en effet, prescrit le meurtre des chrétiens : « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) » ? Le coran est rempli de versets appelant à la haine et au meurtre des infidèles. L’islam n’existe que pour détruire l’œuvre du Christ et imposer au monde la loi absurde et cruelle des pharisiens que Jésus a maudits (Mt 23). L’islam reprend au christianisme son messianisme et son universalisme et se prétend la dernière religion révélée. Or deux religions universelles ne peuvent cohabiter. C’est pourquoi Allah commande : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’Église [association] et que la religion soit uniquement à Allah ! (Coran 2.193) ». C’est la vocation de l’islam d’extirper le christianisme et de soumettre la terre entière à la charia. Tout musulman en a le devoir : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) ». M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, l’a ouvertement confessé : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. (In La Déclaration islamique) ». Il faut nous rappeler ce que le bienheureux Charles de Foucauld enseignait : « Tout musulman croit qu’à l’approche du Jugement Dernier le Mahdi surviendra, déclarera la guerre sainte et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui, musulman, ou par ses descendants. S’il est soumis à une nation non-musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera de ceux auxquels il est maintenant assujetti. La sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve […] D’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Mahdi, en lequel ils soumettront la France.[3] ». Hassan II, Roi du Maroc, et Commandeur des Croyants, ne disait pas autre chose : « N’essayez pas de faire des Français avec des musulmans, vous n’y arriverez pas. Vous ne ferez que de mauvais Français et de mauvais musulmans. ».[4] Les choses sont claires, mais les Européens, ayant perdu la Foi, veulent croire que l’islam est une religion comme une autre, une bonne religion, et lui accorder le même statut que celui que l’Église a acquis au prix du témoignage rendu à la Vérité par le sang de ses martyrs, et ses innombrables bienfaits… Et c’est ainsi, par exemple, que la France s’imagine régler les problèmes engendrés par l’islam en créant un « islam de France ». Ce qui est une entreprise aussi vouée à l’échec que l’islam n’existe qu’en s’opposant à ce qui n’est pas lui, d’où son obsession du halal pour se différencier des non-musulmans. « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais, jusqu’à
ce que vous
croyiez en Allah, seul !
(Coran 60.4) » ; « Ne croyez que ceux qui suivent votre religion (Coran 3.73) ». Si Dieu sait souvent attendre jusque dans l’éternité pour punir les pécheurs, pour les nations, qui alors n’existeront plus, et qui aujourd’hui rejettent le Christ, c’est dans le temps qu’Il les punit. La présence de l’islam en Europe, conséquence de son apostasie de la foi chrétienne, sera aussi son châtiment. Jésus ne nous avait-Il pas avertis : « Tout royaume divisé contre lui-même court à la ruine ; et nulle ville, nulle maison, divisée contre elle-même, ne saurait se maintenir. (Mt 12.25) » ? Remarquons d’ailleurs à ce sujet comment les nations qui refusent le remplacement de leur population et leur islamisation sont celles qui ne rougissent pas de tenir unies leur origine chrétienne et leur identité nationale…
IV. QUELLE RÉPONSE ?
Il est très difficile d’agir contre l’islamisation car si parlez d’immigration, vous êtes xénophobe, si vous parlez de sécurité, vous êtes facho, si vous parlez d’Islam, vous êtes islamophobe. L’«islamophobie» est
la machine de guerre idéologique que l’islam a mis dans les mains des idiots utiles occidentaux. Ceux qui dénoncent l’islam sont poursuivis pour racisme par la justice de leur pays, soumise aux principes de la charia qui interdit la critique de l’islam. J’étais à Varsovie il y a quelques jours pour participer à une réunion de l’OSCE, et un jeune Belge a plaidé pour que l’islamophobie soit reconnue et sanctionnée au niveau international comme crime… La France, en 1999, a déjà accepté que l’UOIF (l’Union des Organisations Islamiques de France, une création des Frères musulmans) refuse d’inclure dans sa charte le droit de changer de religion, au motif que cela est interdit par le Coran…
Mais le plus grave n’est pas tant l’apostasie des nations européennes, dénoncée par saint Jean Paul II (Ecclesia in Europa, n°9), que celle présente dans l’Église elle-même, comme l’avait reconnue le pape Paul VI évoquant « les fumées de Satan entrées dans le saint lieu »… Face aux avancées toujours plus importantes de l’islam en Europe, les responsables de l’Église ne parlent jamais d’évangéliser les musulmans, mais de dialogue. Or, concrètement, à quoi a servi depuis cinquante ans le dialogue islamo-chrétien, sinon à donner à l’islam la respectabilité et la légitimité dont il a besoin pour s’imposer dans la société ? Jamais il n’y est question de traiter les sujets de fond, mais seulement d’entretenir un climat de pseudo-convivialité, alors même qu’Allah demande aux musulmans de ne jamais prendre pour amis les chrétiens (Coran 5.51). Où l’on voit que l’islam n’est fort que de la faiblesse de la foi des chrétiens… La Mère de Dieu à Akita affirme que : « Le démon entre dans l’Église parce qu’elle est remplie de ceux qui acceptent les compromissions. »… La compromission procède de la volonté de plaire ou la peur de déplaire aux hommes (Ga 1.10 ; Lc 16.15). Aujourd’hui, beaucoup dans l’Église refusent de dire la vérité au sujet de l’islam, de peur de déplaire aux musulmans, de passer aux yeux d’autrui, et même à leurs propres yeux, pour des « intolérants », des « fanatiques », des « fachos ». Le Pape lui-même est capable de dire que toutes les religions veulent la paix, et que « le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. (Evangelii gaudium, n°253) », que la violence de l’islam serait comparable à celle du christianisme… C’est là un grand malheur parce que nier la différence absolue entre le christianisme et l’islam, ou dire que toutes les religions veulent la paix revient à confesser leur bonté intrinsèque, et parce que confesser la bonté de l’islam conduit sinon à le professer, du moins à le légitimer. Car, comment condamner ce qui est bon ?… Or, que veut l’Antichrist sinon la mort de l’Église : « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) » ? Prôner la bonté universelle des religions, et donc de l’islam en particulier, est suicidaire. Une telle affirmation trahit l’annonce du caractère unique de la foi chrétienne, et sa nécessité absolue pour le salut… mais encore fortifie les musulmans dans l’assurance d’être dans la seule et vraie religion, les empêche de quitter l’islam, décontenance ceux qui l’ont quitté, notamment ceux qui sont devenus chrétiens, blesse les chrétiens vivant sous le joug musulman, et conduit les chrétiens ignorants à embrasser « la dernière religion révélée », la « religion d’amour, de tolérance et de paix »… Enfin, comment la profession du caractère également bon de toutes les religions ne participerait-elle pas à l’établissement de la « religion mondiale » composée de l’ensemble des religions, toutes nécessairement et également bonnes, de laquelle Shimon Pérès est justement un jour venu demander au Pape François d’assumer la direction (04.09.2014) ? Cette nouvelle religion universelle ne serait-elle pas « l’imposture religieuse qui doit survenir avant le retour du Christ, apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité, et qui ébranlera la foi de nombreux croyants (Catéchisme de l’Église Catholique n°675) » ?
L’accueil toujours plus large de « réfugiés » musulmans encouragé par le Pape et l’Europe, ainsi que le brassage de populations et la destruction de leurs identités qu’il implique, ne peuvent que favoriser l’islamisation de l’Europe. Peut-être est-ce là une condition préalable à l’établissement de la nouvelle religion mondiale présentée comme solution aux problèmes et au refus de l’islamisation, si refus il y a, étant donné qu’il ne saurait être question de présenter la foi catholique… Le Pape Lui-même a dit que Dieu n’était pas catholique… Quand des prêtres font prier leur peuple avec des musulmans, et que des évêques posent la première pierre des mosquées où chaque jour la Sainte Trinité est blasphémée, et la haine du christianisme proclamée, comment ne pas constater que la perte de la foi fait venir l’islam, lequel se révélera le châtiment de l’apostasie ? C’est en effet une vérité de l’histoire qu’une Église apostate passe facilement à l’islam… Pourquoi l’islam a-t-il conquis
rapidement de si vastes territoires chrétiens, sinon parce que ces derniers, ayant abandonné la foi catholique, étaient malades des différentes hérésies et conflits politiques qui les déchiraient et les affaiblissaient ? C’est ainsi que tombèrent en 636-638 la Syrie et la Palestine, devenues nestoriennes (« Jésus est l’union de deux personnes, divine et humaine ») ; en 642 l’Égypte devenue monophysite (« Jésus n’a qu’une nature ») ; de 648 à 711 la Cyrénaïque, la Tripolitaine et l’Afrique du Nord, devenues donatistes (« Pas de miséricorde pour les apostats repentis ; validité des sacrements dépendants de la sainteté du célébrant… ») ; en 714 l’Espagne, et en 719 et 725 la Provence et la Bourgogne, devenues ariennes (« Le Fils de Dieu a été tiré du néant, Jésus n’est qu’un homme »). Toutes ces hérésies s’accordaient particulièrement bien avec la seule affirmation de l’unicité divine, avec la négation de la divinité de Jésus, la négation de la liberté humaine, l’iconoclasme musulman… mais ces faux chrétiens se retrouvèrent bien vite dans une grande confusion, ne sachant plus à quelle religion ils appartenaient, tandis que les mariages mixtes rendaient leurs enfants automatiquement musulmans… Ce ne fut sans doute pas sans une logique divine que l’expansion de l’islam fut stoppée et repoussée par la descendance du roi des Francs, Clovis, restée catholique, ou à Vienne par Jean Sobiewski… Remarquons encore comment le schisme de l’Église d’Orient en 1054 est aussitôt suivi par la chute de l’Empire byzantin en 1071 sous les coups de boutoir de la tribu des Seldjoukides. Et alors donc qu’aujourd’hui l’Europe est envahie par l’islam, que les chrétiens, souvent ignares de leur propre religion, victimes d’un mauvais catéchisme qui ne leur a rien appris sinon la tolérance, sont conduits à accueillir l’islam comme une bonne religion, voilà que notre Pape a convoqué un synode pour s’interroger sur la possibilité de donner la communion aux adultères publics ou reconnaître une valeur aux unions homosexuelles… Au temps de la prise de Constantinople, l’histoire raconte que les théologiens dissertaient sur le sexe des anges… 

Le cardinal Burke, dans un récent entretien au quotidien italien Il Giornale, affirme : « J’ai entendu maintes fois des musulmans, qui expliquaient : « Ce que nous n’avons pas réussi à faire par les armes comme par le passé, faisons-le aujourd’hui avec la démographie et l’immigration. La population est en train de changer. Si cela continue, des pays européens comme l’Italie seront bientôt à majorité musulmane. […] Tout ceci arrive à cause de la corruption de l’Occident. Il n’y a plus suffisamment de familles nombreuses. De manière docile, nous acceptons des pratiques contraires à la loi naturelle, comme l’avortement ou le soi disant mariage entre personnes du même sexe. C’est la preuve que nous ne sommes plus forts dans la foi et devenons dès lors une proie facile pour la conquête musulmane. […] Nombreuses sont les personnes, qui ne comprennent pas ce qu’est l’islam. Et ils inventent ce slogan, selon lequel nous croyons tous au même Dieu, que nous sommes tous unis par l’amour du prochain, etc. Mais c’est faux. ». Constat qui rejoint la préoccupation exprimée par saint Jean-Paul II, en 2003, dans l’exhortation apostolique « Ecclesia in Europe » écrit : « Il est nécessaire de donner aux chrétiens qui vivent au contact quotidien des musulmans (ce n’est peut-être pas encore ici votre cas en Pologne, mais si vous ne faites pas ce qu’il faut, cela va rapidement le devenir), une connaissance objective de l’islam (sous-entendu : toute connaissance de l’islam n’est pas objective…), afin qu’ils sachent s’y confronter. (n°57) ». Il importe donc d’acquérir cette connaissance objective de l’islam. 
Quels conseils les Apôtres nous donneraient-ils face à l’islam ? Ceux-ci : « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Satan ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? (2 Co 6.14-15 ; 1 Co 5.9-12 ; 10.20-22) » ; « C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. […] Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. (2 Jn 7 et 10-11) » ; « Les uns, ceux qui hésitent, cherchez à les convaincre ; les autres, sauvez-les en les arrachant au feu ; les autres enfin, portez-leur une pitié craintive, en haïssant jusqu’à la tunique contaminée par leur chair. (Jude 1.22-23) ». Vous le voyez, il y a unanimité chez les Apôtres : Aucune compromission ! Rien ![5] Rien pour l’islam ! Aucune mosquée ! Aucune dérogation à nos lois ! Rien ! Est-ce l’attitude adoptée aujourd’hui ? Quelle est l’attitude qui a permis de convertir le monde, celle des Apôtres ou celle de l’accueil des ennemis du Christ ?
Hormis les réponses politiques comme l’arrêt de l’immigration, l’abrogation des lois anti-vie et le soutien à la natalité européenne, l’arrêt des mesures soi-disant anti-discriminatoires et la remigration, l’attitude de refus absolu de toute alliance avec l’islam ne peut se faire sans une formation à l’apologétique, mais encore sans prendre les puissants moyens que Jésus nous a donnés pour chasser les démons particulièrement mauvais comme l’est l’islam : pénitences, sacrifices, jeûnes, prières… Mais aussi et nécessairement se former à l’apologétique, ce pourquoi je recommande mon livre « Interroger l’islam, 1501 questions à poser aux musulmans », poser des questions aux musulmans pour les amener
à réfléchir, et retrouver l’amour de la Croix… Et comment ne pas confier à Notre Dame de Fatima, par la consécration à son cœur immaculé et les pratiques qu’elle a demandées, la direction de ce combat eschatologique et certainement bientôt apocalyptique ? Ce n’est sans doute pas sans raison que la Mère de l’Église est venue au début du siècle passé montrer l’Enfer en un lieu appelé Fatima. Non seulement elle savait combien le rappel de ce dogme allait nous être nécessaire… mais certainement a-t-elle voulu encore dire aux musulmans que les chrétiens croient eux-aussi à l’Enfer ! Car si pour certains l’Enfer n’existe pas, pour l’islam, au contraire, la menace terrifiante de l’Enfer est ce qui lui sert en dernier recours pour s’imposer aux esprits qu’il soumet et terrorise ainsi… C’est pourquoi la contre-attaque de l’Église doit nécessairement reparler de l’Enfer !
Qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist ?
L’islam vient après le Christ, il est une imposture religieuse (cf. CEC n°675), où l’homme se sauve sans la médiation du Christ. L’islam élimine le Christ et l’œuvre de la Rédemption pour lui substituer une pseudo-religion d’autant plus démoniaque qu’elle se prétend divine… Certes, « Ils montèrent sur toute l’étendue du pays, puis ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora. (Ap 20.9) ».
Gloire à Dieu !
[1] L’écrivain Bat Ye’or avait révélé cela en plusieurs de ses ouvrages : Eurabia ; L’Europe et le spectre du Califat
[2] Ayatollah Khomeny, Principes politiques, philosophique, sociaux et religieux, Éditions Libres Hallier, Paris, 1979.
[3] Lettre à René Bazin, de l’Académie Française, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n°5, octobre 1917 et publiée en 2004 par Liberté politique n°25.
[4] Entretien télévisé avec Anne Sinclair le 16 mai 1993.
[5] On pourrait faire remarquer qu’elle s’accorde avec celle préconisée dans l’Ancien Testament : « Garde-toi de contracter alliance avec les habitants du pays contre lequel tu marches, de peur qu’ils ne soient un piège au milieu de toi. Mais vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles et vous battrez leurs Aschérim. […] Ne contracte donc pas alliance avec les habitants du pays, de peur que, lorsqu’ils se prostituent à leurs dieux et leur offrent des sacrifices, ils ne t’invitent et que tu manges de leurs victimes. (Ex 34.12-16) » ; « Vous donnez du secours à l’impie, et vous vous liez d’amitié avec ceux qui haïssent le Seigneur ; et c’est pour cela certainement que vous méritez la Colère de Dieu. (2 Ch 19.2b) ».
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PostPosted: Fri 30 Dec - 14:20 (2016)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

--- Lettre d'information Islam et Vérité n°105 ---
29 décembre 2016


Loué soit Jésus qui vient naître chez nous pour que nous puissions renaître chez Lui !


Chers amis,

Voici les dernières publications :

Si un musulman répond à votre offre d'embauche...
Voici l’extrait de la réponse que j’ai adressée à un ami directeur d'établissement scolaire au sujet de la demande que lui a présentée un jeune musulman de pourvoir au poste de professeur d'histoire dans son établissement : "Ce que je pense de la proposition d'embaucher ce jeune homme ? Je serais à votre place, je lui demanderais comment il pense pouvoir travailler …
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« De toute façon, nous sommes
ennemis ! »
Voilà que ce matin, alors que je marchais dans une rue, un coureur à pied me doubla, puis, quelques temps plus tard faisant demi-tour, me croisa en sens inverse, et finalement revint vers moi, tout essoufflé, pour me proposer de lire avec lui sur son téléphone portable la sourate Myriam …
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Convertir les musulmans ?
Voici un entretien avec l'Abbé Guy Pagès : Votre apostolat est de convertir les musulmans, cela n’est-il pas dangereux au quotidien, d’autant que certaines associations vous ont ciblé comme islamophobe ? Cela n’a aucune importance. Nous ne devons pas oublier que suivre Jésus signifie porter chaque jour sa croix (Lc 14.27) …
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Le bénédicité de l'abbé Pagès
Daignez, Seigneur, bénir ce repas. Que nous puissions refaire nos forces pour mieux Vous servir, Et nous servir mutuellement ; Fortifier aussi cette communion que Vous voulez voir régner entre nous. Nous Vous prions pour tous nos frères et sœurs qui ont faim en ce moment, Ou qui sont seuls ; Que notre ...
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Prière pour les chrétiens persécutés
« Père très saint ayez pitié de vos enfants persécutés ! Fils éternel, Rédempteur du monde, ayez pitié de vos frères et sœurs persécutés ! Esprit-Saint, ayez pitié du Corps du Christ persécuté ! Sainte Trinité, ayez pitié des chrétiens persécutés ! Partout, Ô Jésus, comme vous l’aviez annoncé, Tant de chrétiens sont persécutés …
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Louise Brissette, mère adoptive de 45 enfants handicapés…
Dans un monde pour qui valeur de l’être rime trop souvent avec utilité, la famille Brissette témoigne par la joie et la simplicité. Mère adoptive de 45 enfants handicapés, Louise Brissette nous partage ses motivations, son quotidien et sa foi... Visiter le
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Des fidèles d'Allah envoient leurs fillettes se faire exploser en Syrie...
Un homme, identifié comme un combattant du groupe rebelle djihadiste Jabhat Fatah al-Cham (anciennement Front al-Nosra), envoie ses deux fillettes commettre un attentat-suicide à Damas Un père s’est filmé en train de donner ses dernières recommandations à ses fillettes de sept et neuf ans …
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Qui est Mahomet ?
Mohamed serait né vers l'an 570 en Arabie et mort en 632, à Médine. Le document le plus ancien que nous possédons à son sujet, appelé Sira, écrit par un certain Ibn Ishaq, est daté de la fin du 8ème siècle, c'est-à-dire cent ans après la mort de Mohamed...
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Tous unis pour l’islamisation des Français... avec la Fondation de « l’islam de France »
SNCF, Aéroports de Paris, SNI ou encore Dassault : tous ont balancé une fortune et se sont mis au service de cette fameuse « Fondation de l’islam de France », lancée officiellement jeudi, et dont la mission, nous dit-on, serait de « contribuer à mieux faire connaître la religion et la …
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Le culte de la pureté en islam jusque dans l'art de se torcher... ou les réussites de l'intégration.
Heureusement que l'islam est venu apprendre aux hommes à se conduire de la façon qui plaît à Allah ! "Après chaque passage toilettes (urine, selles, ou liquide sortant de la verge), il faut se laver les parties intimes (Istinja, ou istijmar) ...
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Islamisation de la France par l'enseignement de l'arabe
L'islam a toujours, autant qu'i l'a pu, imposé l'arabe, au motif que c'est la langue du Coran, mais surtout parce que les peuples où l'arabe devient la langue courante finissent par perdre l'accès à leur propre culture et deviennent donc totalement malléables et soumis à l'idéologie et au totalitarisme ...
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Comme vous avez pu le constater, nous avons refondu le site. Nous espérons que la nouvelle présentation vous plait (en fait nous avons essayé de retrouver celle qui fut la première, avant que le site ne soit piraté pour la première fois). Cette importante opération, qui n'est pas finie, car il nous faut encore trouver un hébergement plus sécurisé, non du site, mais de nos nombreuses vidéos, a un certain coût. Nous n'espérons ni dans le Père Noël, ni dans les "ondes positives", mais bien que la générosité divine se manifestera une nouvelle fois par celle des amis d'islam-et-verite.com

En vous souhaitant de saintes fêtes de la Nativité de notre grand Dieu et Sauveur venu naître chez nous pour que nous puissions renaître chez Lui, et une heureuse et sainte année en Sa communion, nous vous assurons de notre humble dévouement à Son service, et de notre fidèle prière,
L'équipe Islam et Vérité

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PostPosted: Wed 18 Jan - 15:12 (2017)    Post subject: Islam et Vérité Reply with quote

Dieu a-t-Il engendré (Coran 112) ?
10 janvier 2017 0 402




« Dieu n’engendre pas et n’est pas engendré » voilà l’affirmation par laquelle l’islam pense pouvoir rejeter la foi chrétienne en la nature trinitaire de Dieu. Je vais montrer comment cette objection n’a aucun fondement, et ce à partir de quatre lieux différents : l’histoire des religions, la théologie catholique, la nature, et le Coran.  
Remarquons tout d’abord que dans les versets par lesquels le Coran refuse l’engendrement de Dieu ou par Dieu (112 ; 37.151-154 et 43.18), le terme « engendrer » est entendu comme si les chrétiens croyaient que Dieu est de nature humaine. Or, ce n’est pas le cas. Les chrétiens ne sont pas aussi stupides que les imaginent les musulmans : il n’est pas difficile en effet de comprendre que Dieu étant éternel, Il n’a pas été créé, et n’a donc pas de commencement. 
  • Il faut rappeler quelques notions indispensables à l’éclaircissement de cette question, et d’abord la définition du mot « engendrer », car la division islamo-chrétienne est appuyée sur la confusion du sens des mots « engendrer » et « créer », confusion qui conduit les musulmans à croire que l’expression « Jésus est le Fils de Dieu, Dieu né de Dieu » signifierait pour les chrétiens que Dieu a été créé. Or, il n’en est rien ! Lorsque qu’un homme engendre son fils, il lui communique sa nature, humaine. Et c’est pourquoi nous ne disons pas qu’un homme engendre une table, mais qu’il la fabrique. Ainsi, lorsque Dieu communique Sa nature divine, on dit qu’Il engendre, et lorsqu’Il ne communique pas Sa nature à ce à quoi Il donne d’être, on dit qu’Il crée. Engendrer signifie donc communiquer sa propre nature, et n’est pas synonyme de créer.
  • Ensuite, il faut bien distinguer les notions de nature et de personne. Si vous et moi partageons la même nature humaine, nous ne sommes pas pour autant la même personne. C’est pourquoi, contrairement à ce qu’en juge trop vite l’islam, il n’est pas contradictoire d’affirmer en Dieu l’unicité de la nature et la trinité des personnes.
  1. Nombre de religions, et l’islam en particulier, croient que Dieu a parlé. Or, si Dieu parle, soit Sa parole est engendrée par Lui, et alors Elle a reçu la nature divine ; soit elle n’est pas engendrée par Dieu, et alors elle n’est pas divine. Il n’y a pas d’autre solution. Pour l’islam, la Parole de Dieu ne peut pas avoir été créée, le Coran affirme en effet que tout a été créé par la Parole de Dieu (6.73 ; 16.40), ce qui revient à dire que la Parole de Dieu n’a pas elle-même été créée, sans quoi elle aurait été créée par autre chose qu’Elle-même, et il serait donc faux de dire que tout a été créé par elle. Si donc la Parole de Dieu n’a pas été créée, c’est qu’Elle est éternelle, et puisque Dieu seul est éternel, la Parole de Dieu est donc elle-même Dieu. Et c’est pourquoi les chrétiens très logiquement disent qu’Elle a été engendrée.
  2. En théologie catholique, la génération en Dieu n’est pas comprise comme une génération humaine, mais comme celle de la pensée à partir de l’intelligence, car Dieu est Esprit et non pas matière. Si Dieu est parfait, Il connaît nécessairement toutes choses, et a fortiori Lui-même. Dieu Se connaît par la Pensée qu’Il a de Lui-même, par la parole par laquelle Il Se dit à Lui-même, comme le Père Se connaît Père grâce à Son Fils. Sans fils il n’y a pas de père, comme il n’y a pas de père sans fils. En Dieu, qui est unique, le sujet connaissant et l’objet connu s’identifient totalement, et cette identification, qui se distingue du sujet connaissant et de l’objet connu, de par sa relation à eux, est la connaissance elle-même. Dieu connaît toutes choses en Se connaissant Lui-même. C’est pourquoi nous disons que « Dieu est Lumière » (1 Jn 1.5 ; Jn 8.12), éclair d’intelligence en qui tout est connu. On peut encore montrer que l’unicité de la nature divine ne s’oppose pas à la pluralité de l’être, en partant du fait que Dieu ne dépend de personne pour exister, mais existe par Lui-même. Si donc Dieu est cet être qui S’engendre éternellement Lui-même, on peut distinguer en Lui, l’Être qui engendre et Celui qui est engendré… c’est Le Même, qui Se distingue en Lui-même ! Il y a l’Engendrant et l’Engendré, le Père et le Fils, et l’Engendrement, ou Amour, par Lequel le Père engendre le Fils et par Lequel le Fils réfléchit le Père. Ou encore : puisque Dieu est parfait, Il est Acte pur. Or tout acte est constitué de deux termes et de leur relation, par exemple : l’acte de donner implique l’existence de celui qui donne, de celui qui reçoit, et du don qui les unit. En tant qu’Il est Acte pur d’exister, Dieu est donc nécessairement trinitaire.
  3. Voyons maintenant si le Dieu trinitaire est le vrai Dieu. S’Il l’est, Il est nécessairement le Dieu créateur. De même que le potier laisse ses empreintes sur son pot, y a-t-il dans la Création les empreintes qui attestent que le Créateur est le Dieu Un et Trine ? Comme le Père et le Fils Se font face en leur Amour éternel, la matière dont sont constituées toutes les créatures est répartie de façon symétrique autour d’un axe invisible. Ainsi notre visage est constitué de deux profils et d’une face ; l’homme et la femme ne font qu’un, pour que un fasse trois ; le même homme est à la fois fils, frère et père, et pourtant être fils, frère ou père, ce n’est pas la même chose ; notre être est composé de l’esprit, de l’âme et du corps, et notre corps de la tête, du tronc et des membres, et les membres sont articulés en trois parties, gouvernées par notre esprit qui a trois facultés : l’intelligence, la mémoire et la volonté ; nous vivons dans le temps qui est composé du passé, du présent et du futur ; dans l’espace qui a trois dimensions ; où l’’eau est glace, vapeur et liquide ; et où le feu consume, réchauffe et éclaire ; tandis qu’à partir des trois couleurs primaires, le rouge, le bleu et le jaune, toutes les couleurs sont composées… Etc. etc. Par sa structure trinitaire, la création réfléchit la gloire de son Créateur. D’ailleurs, seul le Dieu Un et Trine, parce qu’Il est à la fois le même ET différent, est capable de créer le monde, qui n’est ni Lui ni rien… Ni le dieu rabbinique ni Allah ne sont capables de créer puisque n’étant que un, ils monopolisent la totalité de l’être, étant parfaits, ils n’ont aucune raison de créer quelque chose. Seul le Dieu chrétien, parce qu’il inclut en Lui-même la différence (Le Père n’est pas le Fils ni le Saint-Esprit, le Fils n’est ni le Père ni le Saint-Esprit et le Saint-Esprit n’est ni le Père ni le Fils. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu, et pourtant cela ne fait pas trois dieux, mais le seul et même Dieu qu’ils sont chacun et tous les trois ensemble. Mystère de Dieu à la fois unique et différent). Seul le Dieu chrétien donc, parce qu’Il est à la fois le même et différent, a de quoi produire quelque chose qui ne soit ni Lui ni rien, quelque chose de différent de Lui, et qui est la Création. Par ce qu’Il est en Lui-même Fécondité, Générosité, Vie, Liberté, Amour !
  4. Le Coran lui-même confesse la nécessaire nature trinitaire de Dieu. Ainsi, en Coran 9.30, nous lisons : « Les Chrétiens ont dit « Le Messie est Fils de Dieu! » […] Qu’Allah les anéantisse! » Qui parle ici ? Qui dit : « Qu’Allah les anéantisse! » ? Si c’est Allah, le fait qu’il soit Un ne l’empêche donc pas de parler de Lui-même comme d’un autre… et ainsi le Coran reconnaît que Dieu est doué de réflexivité, de relation avec Lui-même. Mais reconnaître Dieu doué de relation avec Lui-même, c’est affirmer le fondement nécessaire à la confession de la nature trinitaire de Dieu. Si en effet Dieu est relation avec Lui-même, Il L’est en Lui-même et par Lui-même, autrement dit : Il est Trinité. En Coran 24.35 Allah est comparé à une lumière venant d’une lampe dont l’huile provient d’un arbre béni. Je passe sur l’interdiction de faire des images en Islam, pour remarquer que sans l’olivier et sans son huile, la lampe ne donne pas de lumière… Autrement dit : le Coran est obligé de reconnaître qu’Allah ne peut pas être seulement unique, mais que son être doit être trinitaire : la lampe a besoin d’un olivier et de son huile pour être lumière…

Je termine en annonçant donc cette bonne nouvelle aux musulmans : les chrétiens croient au Dieu unique ! Et s’il est vrai qu’il n’y a qu’un seul Dieu, alors il n’est plus possible aux musulmans de ne plus vouloir être chrétiens au motif que les chrétiens ne seraient pas monothéistes ! Il n’y va pas seulement de la Gloire du Dieu unique, qui nous veut tous un, comme Il est un (Jn 10.16 ; 11.52 ; 17.21), mais encore de la paix du monde, et du salut éternel offert à chacun, par l’amour de la vérité… Celui qui désormais continuera à croire que les chrétiens ne sont pas monothéistes parce qu’ils croient au Dieu Trinité, qu’il sache qu’en refusant de croire ce que ses propres oreilles viennent d’entendre, il se con-damne lui-même.
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