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Christianisme et femmes
 
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yacoub
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MessagePosté le: Jeu 21 Sep - 13:34 (2017)    Sujet du message: Christianisme et femmes Répondre en citant

Christianisme et misogynie : le procès est-il perdu d’avance ?


Cet article a été rédigé par Pauline Isabelle Ngo Nyouma épouse Hieh. Elle est membre du Réseau Genre en Action.


Au nom de la liberté d’expression, je voudrais m’attaquer à un sujet qui est devenu tabou, sous le prétexte facile de la laïcité. Mon analyse se veut différente et libre de tous préjugés. Elle s’inscrit en faux contre le diktat de certains penseurs, qui tendent paradoxalement à imposer un discours unique sur le débat sensible du statut de la femme dans le christianisme.

J’appelle à la barre, le christianisme. Face à lui tous ses détracteurs, qui l’accusent de misogynie, entendue comme le mépris, voire la haine à l’égard des femmes. L’accusé aura-t-il seulement les arguments valables pour prouver qu’il n’est pas coupable des oppressions et des discriminations faites aux femmes, alors que l’histoire nous dit qu’il a envoyé des milliers de « sorcières » au bûcher du temps de l’Inquisition, encouragé le confinement de la femme au foyer et légitimé l’idée d’une supériorité naturelle de l’homme sur la femme ?

Tenace, je me plais à jouer le rôle de l’avocate de la défense et ma mission n’est pas facile, loin de là, mais je ne saurais m’avouer vaincue. M’appuyer sur la religion chrétienne en tant qu’institution dont la structuration et le fonctionnement sont davantage basés sur des traditions et préceptes humains que sur des doctrines bibliques, ne me sera pas d’un grand secours. Je préfère plutôt me référer à la personne et aux œuvres de Jésus-Christ, en tant que pierre angulaire de la foi chrétienne, pour lever les clichés et préjugés au sujet de la prétendue misogynie du christianisme.

En effet, pour défendre efficacement la foi chrétienne, quoi de plus indiqué que la Bible, le Livre sacré des chrétiens, dont certains passages sont malheureusement convoqués partiellement et hors contexte pour justifier l’injustifiable. Qui a dit que chacun a le loisir d’interpréter la Bible à sa guise ? N’est-ce pas l’observateur ignorant de la chose chrétienne ou le lecteur occasionnel de la Bible, qui ne prend pas la peine, comme le firent les chrétiens de Bérée, d’examiner chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur enseignait était vrai (Actes 17 :11).

Pour moi, il convient tout d’abord de déconstruire certains postulats de la prétendue misogynie du christianisme, avant d’examiner quelques morceaux choisis de la Bible, assez illustratifs du statut honorable que le Christ accorde aux femmes. Je ne citerais pas l’exemple bien connu de Marie, Sa mère, mais je voudrais mettre sur le devant de la scène, des cas moins connus, mais ô combien riche d’enseignements !
I) Déconstruction des postulats de la prétendue misogynie du christianisme

• Que dire de la malédiction d’Eve ?
Ah la fameuse histoire du péché originel, objet de tant de polémiques, prétexte tout trouvé de la diabolisation de la femme, qu’on assimile à la complique de Satan. Cette histoire du péché originel tant haïe des féministes, etc. Pour ceux et celles qui ne s’y retrouvent pas, bien vouloir lire Genèse 3. Que cela nous choque ou non, selon la Bible, le péché originel est parti de la femme, quoique l’homme n’ait nullement été contraint de manger du fruit de l’arbre de la vie et de la mort que sa femme Eve lui proposait. Il va sans dire que les deux se sont rendus coupables et ont fait montre de leur faiblesse, car Eve n’a pas su résister au Serpent et Adam quant à lui n’a pas su dire non à Eve.
Comment Dieu a-t-il réagi face à tout cela ? Ce que beaucoup ne disent pas ou ne savent pas, c’est qu’Il n’a pas uniquement châtié la femme, mais tous les trois coupables, à savoir le Serpent (le diable), la femme et l’homme (pour plus de détails, lire Genèse 3). L’histoire ne s’arrête pas là, puisque l’espoir de la réhabilitation s’annonce autant pour l’homme que pour la femme, mais pas pour le Serpent.
Alors, pourquoi cette stigmatisation de la femme, sinon, une incompréhension ou une mauvaise interprétation de la Bible ?
• De la soumission des femmes à leurs maris
Dieu est un Dieu d’ordre et surtout un Dieu souverain qui est libre d’organiser le monde qu’Il a fait à sa guise. C’est d’ailleurs curieux que les humains reconnaissent et défendent la souveraineté des Etats et méprisent celle de Dieu.
« Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur. Car le mari est le chef de la femme, tout comme le Christ est le chef de l’Église, lui le Sauveur de son corps. Mais, comme l’Église est soumise au Christ, que les femmes soient soumises en tout à leurs maris » (Ephésiens 5 :22-24). J’entends les hommes applaudir. Ah, ils sont contents ! Et les voilà qui revendiquent haut et fort leur autorité sur leurs épouses. Après tout, la Bible leur en donne le droit.
Ne comptez pas sur moi pour contester ce commandement divin. Dieu ordonne effectivement à la femme d’être soumise à son mari, ayant souverainement décidé que le mari est le chef de la femme.
Ce que plusieurs omettent par contre de souligner, c’est que dans la pensée de Dieu, le mariage entre un homme et une femme est l’image de l’union entre Christ et Son Eglise. Dans cette union, Christ est tout naturellement et sans contestation aucune, le Chef et l’Eglise, qui porte le doux nom d’« épouse du Christ », lui doit soumission. Tel est le modèle que Dieu a tout simplement voulu instaurer dans le mariage.
Ce que plusieurs ne mentionnent jamais est l’énorme responsabilité du mari, qui tel le Christ, a la lourde charge d’aimer sa femme. La Bible parle d’un amour bien au-delà du charnel et du sensuel : « Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle ; Il a voulu ainsi la rendre sainte en la purifiant avec l’eau qui lave et cela par la Parole ; Il a voulu se la présenter à lui-même splendide, sans tache ni ride, ni aucun défaut ; Il a voulu Son Église sainte et irréprochable. C’est ainsi que le mari doit aimer sa femme, comme son propre corps » (Ephésiens 5,25-28).

Que chacun considère lequel de ces commandements est le plus contraignant : se soumettre ou aimer ? Est-ce facile de se soumettre à un mari exigeant, colérique, susceptible, ivrogne, violent ou infidèle ? N’est-ce pas un miracle quotidien de pouvoir aimer une femme acariâtre, méchante, infidèle, menteuse, brutale, orgueilleuse, égoïste ?
Qui a les arguments pertinents pour démontrer que Dieu a favorisé la femme au détriment de l’homme ?

II) Le statut honorable que Jésus-Christ accorde aux femmes
• Jésus face à la femme adultère (lire Jean 8 : 3-11)
Beaucoup de personnes, même parmi les non-chrétiens connaissent bien ce passage, qui contient la célèbre réplique du Christ face à ceux qui s’apprêtaient à lapider une femme prise en flagrant délit d’adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! ».
Qu’à cela ne tienne, ce qui m’intéresse ici est la manière dont Jésus a pris la défense de cette femme et l’a sauvée d’une mort certaine. Pour information, selon la loi de l’ancien Testament, l’adultère était considéré comme un crime passible de mort. Voir Deutéronome 22 :22 « Si un homme a été trouvé couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme ; et tu ôteras le mal [du milieu] d’Israël ».

Bien que cette loi nous paraisse dure dans notre monde contemporain aux mœurs libérées, notez que Dieu ne fait pas de discrimination à l’encontre de la femme, quant à la punition réservée aux coupables d’adultère. D’où ma surprise de constater que les hommes qui ont amené la femme adultère chez Jésus ont épargné, au mépris de leur propre Loi, l’homme avec qui elle avait commis l’adultère.

Eu égard à tout ce qui précède, dans une société fortement patriarcale comme la société juive de l’époque, comment ne pas relever l’égale miséricorde dont faisait montre le Christ, tant à l’égard des hommes que des femmes.

• Jésus, proche des femmes
Jésus était incontestablement proche des femmes. La Bible nous parle de son amitié particulière avec Marthe, Marie et leur frère Lazare. Je pense sincèrement que Jésus avait accepté de ressusciter Lazare, en grande partie, en raison de Son attachement aux sœurs de ce dernier (Jean 11).
La Bible raconte aussi des exemples de guérisons christiques en faveur de la femme souffrant d’une perte de sang depuis 12 ans, de la femme courbée par un esprit d’infirmité. Il a également rendu à la veuve de Nain, son fils unique et offert son salut à la femme samaritaine.
Jésus faisait confiance aux femmes, qui pourvoyait à son entretien avec leurs biens (Matt 27 : 55-56), bien qu’elles ne fissent pas partie des 12 disciples. Et les femmes le lui rendaient bien. Le Livre de Jean 20, précise que Marie Madeleine avait été la première à se rendre à l’aube à la tombe de Jésus.
En conclusion, les déviances, les errements et les abus séculaires reconnus au christianisme, concernant le statut accordé aux femmes et bien d’autres sujets, sont imputés à tort à Dieu. Seuls les humains doivent en être rendus responsables, pour des motivations d’intérêts égoïstes, de pouvoir, parfois même dans l’ignorance ou l’aveuglement.
Je voudrais toutefois dénoncer l’attitude condamnable d’un certain Clergé, qui a volontairement falsifié ou édulcoré les doctrines bibliques. Nous avons tous en mémoire l’instrumentalisation honteuse de l’« évangélisation » par les colonisateurs en Afrique et en Amérique latine, et qui a conduit plusieurs à rejeter la Bible.
Permettez-moi de conseiller à tous ceux qui ont été déçu (e)s par les pages sombres du christianisme, d’essayer de se forger leur propre opinion fondée sur l’analyse rigoureuse de la Bible et non sur les agissements erronés ou les interprétations fantaisistes des hommes et femmes.

***

Cet article a été rédigé par Pauline Isabelle Ngo Nyouma épouse Hieh. Elle est membre du Réseau Genre en Action.

http://www.genreenaction.net/Christianisme-et-misogynie-le-proces-est-il-perdu.html
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MessagePosté le: Jeu 21 Sep - 13:34 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 27 Oct - 17:48 (2017)    Sujet du message: Christianisme et femmes Répondre en citant

Quelle place pour les femmes dans l'Église?

Le pape François voudrait "une présence féminine plus incisive" dans l'Eglise. Les femmes doivent-elles prendre de plus grandes responsabilités ? Publié le 7 mars 2017.

Les grandes religions font facilement figure de derniers bastions de la misogynie. Car dans nos pays développés, les femmes sont des ministres aux compétences reconnues, elles avancent vers la parité en politique, sont chefs d'entreprise, majors à l'X. Très majoritairement au travail entre 25 et 34 ans, elles sont en moyenne plus diplômées que les hommes, et leurs rapports avec eux bouleversent notre société.

Le fait est là : au siècle de l'avènement des femmes, aucune place ne leur est plus ni assignée d'office ni d'emblée interdite. Pendant ce temps, des Églises réfléchissent sur la part de responsabilité - et donc de pouvoir - qui pourrait leur revenir à l'avenir. Elles ont acquis leur indépendance et leur autonomie dans la société civile, mais elles seraient encore mineures dans certaines Églises ? Le contraste devient de plus en plus saisissant.

Quelle place pour les femmes dans l'Église?

Néanmoins, la question de la place des femmes dans l’Église en énerve plus d'un, et même plus d'une, qui voient là une fausse question. Il est vrai que les femmes exercent de plus en plus de responsabilités dans les communautés : on les voit à la tête de bon nombre d'aumôneries, de services diocésains ou nationaux, de centres de formation et de cycles théologiques.

Théologiennes, elles mettent en question la lecture masculine de l’Écriture, les images de Dieu, l'anthropologie chrétienne. Elles donnent et accompagnent les Exercices spirituels de saint Ignace. La catéchèse et la transmission de la foi reposent massivement sur elles.

Rendons au christianisme ce qui lui revient : le féminisme religieux est né sur son terreau.

On attend encore des théologiennes féministes juives et musulmanes.

Qui plus est : la dignité des femmes et leur égalité avec les hommes sont au nombre des affirmations révolutionnaires du christianisme, et cela depuis Jésus. Mais il n'empêche : égale dignité ne veut apparemment pas dire égal pouvoir de décision dans toutes les Églises ; les femmes y ont seulement voie délibérative ou consultative.

Dans le code de droit canonique de l’Église catholique, le gouvernement, l'enseignement et le culte sont réservés aux clercs. Sacerdoce et pouvoir étant liés de fait, le débat se polarise presque exclusivement sur la possibilité d'accès des femmes aux ministères ordonnés.

Or, que des femmes soient ordonnées prêtres constitue pour Jean-Paul II une impossibilité "définitive" qui engage la foi. Le débat n'a donc, pour l'instant, plus lieu d'être.

En sera-t-il toujours ainsi ?

On a déjà vu, dans l'histoire de l’Église, des affirmations considérées comme définitives, ultérieurement remises en question. Dans l'ensemble des Églises chrétiennes, les positions sont diverses. Cette question n'est encore vraiment pas à l'ordre du jour chez les orthodoxes, et l'unanimité est loin d'être faite.

Dans cette Église, les clercs peuvent se marier avant l'ordination diaconale et les évêques sont choisis parmi les moines, forcément célibataires.

Femmes pasteurs

Chez les réformés, les femmes sont pasteurs depuis plus de quarante ans sans que, là encore, l'unanimité soit totale entre les Églises. Mais des femmes participent aux synodes comme déléguées avec voie délibérative.

Église d'Angleterre les ordonne prêtres depuis 1994 et évêques depuis 2015.

Mais faut-il donc ordonner des femmes pour leur donner part au pouvoir ?

Et est-ce là la seule et meilleure façon de poser la question ?

Pour certaines féministes, cela ne ferait que rendre les femmes complices d'un système hiérarchique et d'un mode d'exercice masculin de l'autorité, même s'il est évoqué en terme de service.

Trouver un autre statut que celui de clerc pour associer les femmes au pouvoir rejoint en fait une autre réflexion théologique, encore à mener : celle des ministères au sens large et d'une Église qui, faisant sa place au sacerdoce, serait moins cléricale. Tout en sachant qu'un autre chantier œcuménique reste à ouvrir en préalable : s'interroger sur les raisons de la peur, dans les Églises, face au pouvoir des femmes.

Claude Plettner pour La Croix

http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Eglise/Les-femmes-dans-l-Egl…
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MessagePosté le: Dim 5 Nov - 14:54 (2017)    Sujet du message: Christianisme et femmes Répondre en citant

La Croix a écrit:
La Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé, vendredi 31 mars, l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du « Notre Père », dans toute forme de liturgie publique, le premier dimanche de l’Avent 2017.

Les catholiques ne diront bientôt plus « Ne nous soumets pas à la tentation », mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Cette modification du sixième verset du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre, comme l’ont décidé les évêques de France réunis à Lourdes en Assemblée plénière de printemps.

https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/France/Le-nouveau-Notre-Per…

La version du Notre Père en français est œcuménique, c'est à dire qu'elle est en usage dans le catholicisme, le protestantisme et l'orthodoxie.
Les catholiques ont choisi unilatéralement de changer cette version (qui est plus proche de la version grecque et plus exacte au point de vue traduction). Les autres vont-ils leur emboiter le pas ?

Cela ne semble pas de problème chez les protestants français
Le Point a écrit:

Les luthériens et réformés, comme les catholiques, ne prononceront bientôt plus "ne nous soumets pas à la tentation", mais "ne nous laisse pas entrer en tentation" en récitant le "Notre Père". L'Église protestante unie de France (EPUdF) a en effet annoncé ce lundi avoir validé ce changement. Cette nuance de quelques mots dans la traduction française de la plus célèbre prière chrétienne a suscité de nombreuses polémiques ces dernières années.

http://www.lepoint.fr/societe/notre-pere-les-protestants-optent-pour-la-nou…

Le fait que cette décision ait été unilatérale déplait en Suisse
Eglise protestante de Genève a écrit:

 Le 1er juin 2017 la Conférence des Évêques de Suisse annonçait par communiqué de presse que la nouvelle traduction du « Notre Père » – changement initié par les catholiques dans le cadre d’un processus interne lié au renouvellement du Missel entamé sauf erreur autour de 2010 – serait introduite dans la liturgie de l’assemblée à partir du 1er dimanche de l’Avent. Les Eglises de la CER, informée pourtant depuis 2011, ont alors réagi en demandant un délai afin de consulter leurs synodes. L’introduction par les catholiques est alors reportée à Pâques 2018. L’EERV a produit un document de 60 pages en introduction au synode qui se tiendra les 3 et 4 novembre 2017. En bref, la modification de  la sixième demande du Notre Père «Ne nous soumets pas à la tentation», deviendrait «ne nous laisse pas entrer en tentation». Proposition plus proche de l’esprit du texte grec pour certains, trop éloignée de la formulation littérale pour d’autres, la nouvelle version ne fait pas l’unanimité chez les théologiens. Un débat aura lieu en novembre au Consistoire afin de déterminer la position de l’EPG sur une éventuelle adoption de cette nouvelle version.


En Belgique l'adoption de cette version fera également l'objet d'un débat.

Pour les Orthodoxes, c'est assez flou. Il semblerait que la version œcuménique n'est adoptée ... que dans les célébrations œcuméniques. Pour le moment, je ne suis pas parvenue à en savoir davantage.
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MessagePosté le: Lun 6 Nov - 10:41 (2017)    Sujet du message: Christianisme et femmes Répondre en citant

La formule « Ne nous laisse pas entrer en tentation » du Notre-Père entrera en vigueur à partir du 3 décembre 2017.

Explications de la Conférence des Evêques de France.

Le Notre Père

Cette prière vient de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 9-13) et il en existe une autre version, plus brève, dans l’Évangile de Luc (11, 2-4). C’est à partir de ces deux textes qu’a été composée la prière du « Notre Père » que nous connaissons aujourd’hui..


Deux mille ans plus tard, en français ou en latin, en chinois ou en l’une des innombrables langues humaines, des enfants, des hommes et des femmes, redisent ces mots prononcés par Jésus lui-même, dans sa langue.

Après l’adresse à « Notre Père qui es aux Cieux », Jésus met sur nos lèvres sept demandes. Quatre expriment nos besoins fondamentaux : la révélation et la sanctification du nom de Jésus en tous et par tous ; l’accomplissement de son Royaume de paix, de justice et d’amour ; le désir de Dieu qui est le vrai chemin du bonheur ; la nourriture qui nous fera marcher vers son Royaume.


Toute notre vie entre dans ces demandes.

Trois autres marquent notre combat contre le Mal : le pardon reçu qu’ouvre le pardon donné ; l’aide pour refuser la tentation ; et, enfin, la délivrance de l’auteur du péché, le Mauvais.


Nous sommes tous confrontés à ce combat ?

Le Notre Père est école de prière quotidienne, simple et accessible. Elle peut l’être si notre vie devient petit à petit vie entre les mains du Père.

Recevons-le, disons-le, prions-le avec foi, espérance et charité, dans le souffle de l’Esprit qui fait vivre, nuit et jour, les disciples de Jésus. Pour cela, n’oublions pas de Lui dire humblement : « Seigneur, apprends-nous à prier », comme les apôtres l’ont demandé eux-mêmes à Jésus.

La nouvelle traduction

« Ne nous soumets pas à la tentation » devient « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

La décision de modifier la prière du Seigneur n’allait pas de soi : d’abord parce qu’elle est la prière la plus mémorisée par les fidèles, ensuite parce que la traduction en usage a fait l’objet d’un consensus oecuménique. Il fallait donc de sérieuses raisons pour ce changement.

Fidélité au texte grec

Il faut d’abord dire que ce verset est très complexe à traduire. Les exégètes estiment que derrière l’expression en grec du texte de Mt 6, 13 et Lc 11, 4 se trouve une manière sémitique de dire les choses. Aussi, la formule en usage depuis 1966, « ne nous soumets pas à la tentation », sans être excellente, n’est pas fautive d’un point de vue exégétique. Mais il se trouve qu’elle est mal comprise des fidèles à qui il n’est pas demandé de connaitre les arrière-fonds sémitiques pour prier en vérité la prière du Seigneur. Beaucoup comprennent que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous


sollicitant au mal. Le sens de la foi leur indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi dans la lettre de Saint Jacques il est dit clairement : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : "Ma tentation vient de Dieu", Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1, 13). D’où la demande réitérée d’une traduction qui, tout en respectant le sens du texte original, n’induise pas une fausse compréhension chez les fidèles.

Fidélité à l’esprit de l’Evangile

Cependant le problème n’est pas qu’une question de mots. La difficulté est celle d’exprimer et d’entrer dans le mystère de Dieu dans sa relation aux hommes et au monde marqué par la présence et la force du mal. Le récit de la tentation de Jésus est éclairant. Il nous est rapporté par les trois Évangiles de Matthieu, Marc et Luc, et toujours selon la même séquence, aussitôt après le baptême de Jésus dans le Jourdain. Jésus vient d’être manifesté comme le Messie et le Fils que Dieu donne à son peuple, celui sur qui repose l’Esprit Saint.

Puis, conduit par l’Esprit, Jésus part au désert où il sera tenté par Satan. Le baptême inaugure son ministère, et l’Esprit qui demeure sur lui le conduit d’emblée au lieu du combat contre le mal. Ce combat, il le mène en délivrant les hommes de la maladie, des esprits mauvais et du péché qui les défigurent et les éloignent de Dieu et de son royaume. Cependant, au début de ce ministère, Jésus va livrer combat avec le tentateur lui-même. Combat redoutable, car c’est au coeur même de sa mission de Messie et de Sauveur des hommes, de sa mission de fils envoyé par le Père, que Satan va le tenter.

Une décision pastorale

On le voit, il ne s’agit pas ici simplement de l’épreuve à laquelle Dieu peut soumettre ses fidèles. Épreuve différente de celle vécue par le peuple d’Israël lors de traversée du désert. Il est dit qu’au désert, Dieu a éprouvé la foi et la fidélité de son peuple, en lui donnant chaque jour la manne à manger ; épreuve de la foi, car au jour le jour, chacun devait s’en remettre en toute confiance à la parole de son Seigneur, se souvenant qu’il est celui qui l’a fait sortir d’Égypte pour lui donner la liberté et le conduire vers une terre où ruissellent le lait et le miel. La tentation de Jésus et la prière du Seigneur nous renvoient à une autre épreuve, celle du combat à mener contre celui qui veut détourner les hommes du chemin d’obéissance et d’amitié avec Dieu leur Père.

La nouvelle traduction, « Ne nous laisse pas entrer en tentation », écarte l’idée que Dieu lui-même pourrait nous soumettre à la tentation.

Le verbe « entrer » reprend l’idée ou l’image du terme grec d’un mouvement, comme on va au combat, et c’est bien du combat spirituel dont il s’agit. Mais cette épreuve de la tentation est redoutable pour le fidèle. Si le Seigneur, lorsque l’heure fut venue de l’affrontement décisif avec le prince de ce monde, a lui-même prié au jardin de Gethsémani : « Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi », à plus forte raison le disciple qui n’est pas plus grand que le maître demande pour lui-même et pour ses frères en humanité : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Jacques Rideau
Ancien directeur du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS), Directeur au Séminaire français de Rome

Entrée en vigueur le 3 décembre

À partir du 1er dimanche de l’Avent (3 décembre 2017), en France, la nouvelle traduction du Notre Père remplacera de manière officielle l’ancienne formulation dans toute forme de liturgie publique. Pourquoi cette date et quel en est l’enjeu ?

La nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père a été confirmée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements le 12 juin 2013, avec l’ensemble de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dont elle fait partie. Il avait été décidé que l’on attendrait la publication de la nouvelle traduction du Missel romain pour rendre effective la nouvelle formulation du Notre Père.

La validation de la traduction du Missel romain prenant plus de temps que prévu, les évêques de France ont décidé, à leur dernière assemblée plénière (28-31 mars 2017), d’une entrée en vigueur de la nouvelle traduction du Notre Père le 3 décembre 2017.

Ce jour qui est le premier dimanche de l’Avent marque en effet le début de la nouvelle année liturgique.

Quant aux Églises francophones, certaines ont précédé le mouvement tel la Belgique et le Bénin à la Pentecôte 2017.

En officialisant cette nouvelle traduction du Notre Père, les évêques à Lourdes l’ont présentée comme devenant traduction en usage « dans toute forme de liturgie publique ». Une date unique d’application signe l’ecclésialité de la démarche.

A ce titre, il est bon de rappeler que le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CÉCEF) a recommandé que lors des célébrations oecuméniques qui auront lieu à partir de l’Avent 2017, la sixième demande du Notre Père soit ainsi formulée :


« et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Une manière d’honorer l’invitation du Christ « Que tous soient un » (Jn 17, 21).

https://www.diocese-avignon.fr/Changer-le-Notre-Pere-pourquoi.html


Notre Père, qui es aux cieux,


que ton nom soit sanctifié,


que ton règne vienne,


que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.


Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.


Pardonne-nous nos offenses,


comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.


Et ne nous soumets pas à la tentation,
(Et ne nous laisse pas entrer en tentation)

mais délivre-nous du Mal.
Amen


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MessagePosté le: Mer 8 Nov - 22:38 (2017)    Sujet du message: Christianisme et femmes Répondre en citant

La formule « Ne nous laisse pas entrer en tentation » du Notre-Père entrera EN VIGUEUR à partir du 3 décembre 2017.


C'est faire de la concurrence à Tariq Ramadan !


Pourquoi "entrer" ? Où est la sortie ?

Et bientôt la formule de 2018 du grand cinoque
"Et ne nous laisse pas pénétrer en tentation"
Ça s'allonge, dur, dur.

Quand on remet en question 2000 ans de catholicisme, on s'égare

Soudain vint Bergoglio, et en 1 an il détruisait toute l'œuvre du pape Benoît XVI.


Et voici que maintenant, la nostalgie du fascisme argentin où Bergoglio fut accusé sous la terrifiante junta fasciste des colonels, d'avoir aidé et dénoncé (Canard Enchaîné), revient.


Avec François, vive la modernité ! Le Coran est un livre de paix et tout savant islamologue qui prétend le contraire est renvoyé sine die. On doit dialoguer avec nos bourreaux, faire ami avec le diable et ses milices.


Bergoglio (François pour ses fans) dirige son pontificat troublant d'une main de fer, croulant sous les scandales, sans aucun discernement. Jamais les génocides des chrétiens n'ont été aussi immenses en 2000 ans, et lui ne voit que la fascination de l'Islam.



Oublié l'évangile, balayé le Pater, au rebus le Missel de toujours, interdit d'étudier St Thomas d'Aquin, fini la messe tridentine, détruits les merveilleux autels, leurs chaires et les ballustres. On rase graruit chez Bergoglio.

Que nous importe cet homme trop âgé en plein naufrage ?
Combien de papes sont oubliés, disparus de l'Histoire Sainte !
Le latin demeure, Vatican 2 a vidé les églises. Rien de nouveau depuis St Jérôme de Stridon.

Oremus.


_________________
Bible de Jérusalem (PDF) (73 Livres) & NT Osty & Catéchisme de St Pie X & Rituale romanum Pauli V(PDF)


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:18 (2017)    Sujet du message: Christianisme et femmes

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