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Saint Augustin
 
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yacoub
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MessagePosté le: Mer 16 Aoû - 12:59 (2017)    Sujet du message: Saint Augustin Répondre en citant

Saint Augustin et les Évangiles synoptiques

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Les Évangiles sont quatre à l’image des quatre points cardinaux...



Les Évangiles sont quatre à l’image des quatre points cardinaux, pour montrer que la terre entière est appelée à la foi (Sur le Ps. CIII, 3,2). Mais « si grande est l’autorité du saint Évangile, parce que c’est l’Esprit Saint qui s’exprimait en lui, qu’est vrai même ce qu’a dit un seul évangéliste » (Sermon CCXXXV, 1). « Vous pouvez penser qu’un seul a tout écrit, puisque c’est le même Esprit qui les a tous inspirés » (Sermon CCXLVI, 1).

Sur l’accord des évangélistes De consensu euangelistarum est un travail de 403-404. Augustin y compare minutieusement les récits des différents évangiles. Des païens comme Celse et Porphyre s’étaient gaussés de leurs contradictions et y voyaient une raison majeure de ne pas leur accorder foi, et dans ses commentaires, Origène y est très attentif : il ne cherche pas à gommer les différences des évangiles, mais y voit plutôt l’indice qu’il faut s’attacher au sens spirituel de ces récits plus qu’à leur lettre. Cet argument n’est pas absent du De consensu, mais tout autre est la perspective d’Augustin ; contre Porphyre et les manichéens, il entend prouver l’harmonie des Évangiles, et ce sans recourir à autre chose qu’au sens littéral.

Le livre I fait une présentation des quatre évangiles et fournit des notices probablement inspirées de quelque Prologue des quatre évangiles (1,4). L’Évangile de Matthieu aurait été écrit en hébreu, et les autres en grec (voir aussi Jérôme, Des hommes illustres 3) ; pour Augustin, Marc n’est guère qu’un abréviateur de Matthieu ; il n’aurait que peu d’éléments propres et bien peu en commun avec Luc et Jean. Chaque évangéliste a eu connaissance de l’ouvrage de ses devanciers, et quand il omet un fait, ce n’est pas par ignorance, mais avec une intention particulière.

Matthieu et Luc mettent en relief l’humanité du Fils de Dieu, l’un dans sa dimension royale, l’autre dans sa dimension sacerdotale ; les trois premiers évangélistes racontent « les actions et les paroles du Seigneur dans le temps », pour enseigner à l’homme comment il doit vivre ; « ils marchent sur la terre avec l’homme Christ » (I, 3,6-7). Jean, quant à lui, fait connaître la divinité du Fils de Dieu, Verbe incarné ; il a moins de récits que de discours sur la Trinité et la vie éternelle et veut plutôt inciter à la contemplation (I, 5,8 ; IV, 10,19-20). Augustin reprend dans ces pages des considérations traditionnelles depuis le iie siècle sur la différence de perspective adoptée par les quatre évangélistes, figurés par les quatre animaux de l’Apocalypse.

Après avoir, dans le livre I, réfuté la vision païenne d’un Jésus qui serait seulement un sage et un thaumaturge, Augustin, dans les trois autres livres, compare minutieusement les récits des différents Évangiles, cherchant à atteindre la réalité historique des événements, à travers une lecture très littérale des textes dont il détaille minutieusement les divergences, concluant généralement qu’elles ne sont qu’apparentes. Au lieu de majorer les particularités de chaque Évangile, comme on tend aujourd’hui à le faire pour tenter de reconstituer la vision propre à chacun d’eux, Augustin les minore toujours. Il voit des différences, mais non des contradictions. Les divergences dans l’ordre chronologique de la narration sont interprétées à l’aide des procédés rhétoriques de la prolepse et de la reprise (« récapitulation »). Les récits sont considérés comme complémentaires (II, 79,155). Si les paroles par lesquelles Jésus à Gethsémani accueille Judas diffèrent d’un Évangile à l’autre, on ne doit pas les opposer, mais les additionner (III, 5,15-18). L’un raconte ce que l’autre a omis : des souvenirs différents sont à la base de récits différents. Les évangélistes étaient des hommes comme les autres, tributaires de leurs souvenirs pour le récit des événements : leur mémoire était inégale : l’un a pu ne pas se souvenir d’un fait ou n’avoir pas entièrement mémorisé un discours, d’où leurs divergences dans le récit et la chronologie (II, 12,27-28) ; mais cela ne change rien à la vérité des faits qu’ils rapportent (II, 39,86).

Dieu a éclairé la mémoire des évangélistes et tel détail a pu leur être « suggéré par l’inspiration divine », car leurs esprits étaient instruits par celui qui gouverne toutes choses (III, 13,48).

• Augustin, Sur l’accord des évangélistes III, 13,48

La mémoire de l’homme flotte à travers mille pensées, et il n’est au pouvoir de personne d’évoquer le souvenir qu’il veut quand il veut. Mais ces hommes saints et véridiques ont remis à la puissante et secrète action de Dieu, pour qui rien n’est hasard, la part de hasard qu’il y avait dans leurs souvenirs.

Le rôle de l’auteur est donc reconnu. L’inspiration étant pour Augustin du même ordre que l’illumination, les évangélistes sont des auteurs conscients qui apportent leur marque personnelle à leur ouvrage : « Chacun a ajouté la très utile collaboration de son propre travail, selon ce qui lui était inspiré » (I, 2,4). Il a eu la liberté de mettre en relief tel fait ou telle vérité en l’exposant plus en détail, tandis qu’il traitait sommairement un autre point (2,28), et chacun a son style et ses caractéristiques propres (I, 1,1). Il n’y a pas eu d’intervention miraculeuse de Dieu pour faire écrire aux quatre évangélistes les mêmes choses dans le même ordre. Chacun d’eux a un plan propre et une visée théologique particulière (voir Tertullien, Contre Marcion IV, 2,2) ; Augustin ne fait toutefois pas tout l’usage que l’on attendrait de cette idée fondamentale dans le traité (I, 2,4 – 6,9).

En dernière analyse, c’est le Christ lui-même qui est l’auteur des évangiles à travers les évangélistes qu’il a inspirés : « L’Évangile est la bouche du Christ. Il siège dans les cieux, mais ne cesse pas de parler sur la terre » (Sermon LXXXV, 1). Les évangélistes sont comme les secrétaires de Dieu. Mieux : membres de l’Église, du Corps dont le Christ est la Tête, les évangélistes sont ses mains et écrivent ce que leur dicte la Tête : « Ce qu’on lit dans l’Évangile du récit fait par les disciples du Christ, on ne le recevra pas autrement que si l’on voyait la main du Seigneur, celle de son propre corps, en train de l’écrire » (I, 35,54).

Augustin ne se soucie pas des différences de présentation des faits, mais des faits seuls. La même personne, dit-il, est capable de raconter trois fois le même événement différemment sans se contredire pour autant (III, 4,13). Les différences qu’on trouve dans les témoignages des évangélistes doivent nous apprendre le caractère relatif de tout témoignage humain et nous pousser à nous intéresser à la réalité des choses plutôt qu’à l’expression (II, 12,27-28). Si les paroles de Jésus ne sont pas rapportées dans les mêmes termes par les différents évangélistes, peu importe, puisque l’idée est la même (II, 14,31). La quête des ipsissima uerba du Christ est vaine et sans intérêt (III, 2,8).

Que Jésus soit entré à Jérusalem sur un ânon ou une ânesse, qu’importe, « Dieu n’attache pas aux mots qui expriment la vérité la même importance qu’à la vérité elle-même » (II, 66,128). Quand des paroles de Jésus sont inscrites dans un contexte différent, « il faut se rappeler que le Seigneur a souvent redit les mêmes choses et, en cas de contradiction insoluble, comprendre qu’il les a dites deux fois » (II, 51,106). Lorsque deux récits d’un événement apparemment identique ne peuvent être ramenés l’un à l’autre, c’est qu’il s’agit de deux événements différents. Par exemple, la purification du Temple placée par Jean au début de la vie publique de Jésus est à distinguer de celle que les synoptiques narrent peu avant la Passion ; l’apparition en Galilée de Mt 28,16 est différente de celle de Jn 21,1-2 ; les différentes apparitions du Seigneur ressuscité ne se contredisent pas, elles s’additionnent. Quand les Évangiles ne s’accordent pas sur un geste ou une attitude, c’est qu’ils prennent l’action à deux moments différents : ainsi pour les anges que les femmes voient au tombeau debout (chez Luc) et assis (chez Jean). Si Marc et Jean situent la crucifixion de Jésus l’un à la troisième heure, l’autre à la sixième, c’est parce qu’ils ont une autre réalité en tête : « Crucifié à la troisième heure par la langue des Juifs, il l’est à la sixième heure par les mains des soldats » (III, 13,47).

Le livre nous paraît parfois fastidieux, parce qu’un regard à une synopse nous apprend rapidement ce qu’Augustin développe parfois longuement. Mais il ne disposait pas de cet instrument de travail ; les Canons d’Eusèbe de Césarée, qui avait divisé les Évangiles en sections numérotées et établi des tableaux des passages communs aux Évangiles, n’étaient faits que de listes de chiffres et n’avaient pas la commodité d’une synopse, surtout si l’on ne disposait pas d’un texte des évangiles accompagné de sa numérotation. Augustin aurait pu s’être servi de ces Canons, puisqu’ils figuraient en tête de la révision des évangiles faite par Jérôme en 383, mais on n’en a aucune preuve ; le texte sur lequel il travaille est du reste une Vieille Latine, et non celui de Jérôme. Des Questions évangéliques de l’évêque de Césarée, il ne connaît que ce qu’Ambroise lui en a appris. Tel qu’il est, le livre a rendu bien des services, comme en témoigne le nombre de manuscrits qui l’ont transmis en dépit de sa longueur : Augustin est le premier à avoir traité systématiquement ces problèmes.



© Martine Dulaey, Augustin, lectleur de l'Écriture, Supplément au Cahier Évangile n° 162 (p. 97-100).
_________________

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MessagePosté le: Mer 23 Aoû - 12:24 (2017)    Sujet du message: Saint Augustin Répondre en citant

En 398 de l'ère chrétienne a eu lieu le Concile d'Hippone (actuellement Annaba en Algérie) avec Augustin comme président d'honneur

Ce concile réhabilite Paul et fixe, ce qui va être appelé, le Nouveau Testament, par encore un "berbère" nommé Tertullien.

On appelle Nouveau Testament ou Nouvelle Alliance (en grec : Ή Καινὴ Διαθήκη) l'ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et aux premières années du christianisme qui sont considérés comme authentiques par les Églises chrétiennes. Le mot « testament » vient du mot grec διαθηκη (diathiki, testament; contrat; convention) traduit en latin par testamentum (testament, témoignage). Le mot grec a un sens plus large (celui de contrat) que celui du mot latin aussi certains préfèrent le traduire par Alliance.

Les chrétiens considèrent que la Bible se compose dès lors de l'Ancien Testament (écrits antérieurs à Jésus) et du Nouveau Testament.

Le Nouveau Testament comprend :

les quatre évangiles dits « canoniques »,
les Actes des Apôtres,
de nombreuses épîtres, dont la plupart ont pour auteur saint Paul,
l'Apocalypse selon saint Jean.
Le classement des livres du Nouveau Testament n'est pas chronologique selon leur date d'écriture - qui n'est d'ailleurs pas connue avec précision - mais répond à une progression logique :

La vie de Jésus, racontée par quatre disciples dont vraisemblablement 2 apôtres ;
l'histoire des débuts de l'Église primitive ;
les épîtres envoyées par les premiers disciples et notamment saint Paul aux premières communautés chrétiennes : ils y prodiguent enseignement, conseils et éclaircissements sur la nouvelle religion ;
l'apocalypse que beaucoup considèrent comme une prophétie sur la fin des temps.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:48 (2017)    Sujet du message: Saint Augustin

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