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L'invention du mot "chrétien"
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yaoull



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MessagePosté le: Mer 4 Oct - 21:38 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Yacoub, t'as quitté une secte pour rester dans la tienne :gene Il n'a pas tort de te dire que tu t'isoles par tes monologues.

Si tu veux débattre c'est pas avec des copier/coller et si tu veux dialoguer il te faut d'abord accepter de tout réapprendre depuis le début.
Tu as tellement de cliché que c'est décourageant d'avance ; veux-tu réellement connaître l'histoire où seul des extraits de théorie fumeuse basée sur des portes ouvertes te suffit ?
Que le mot chrétien n'est pas chrétien c'est pas une nouvelle, il suffit de lire la bible pour le savoir  ! Actes11.26 merci au revoir..

C'est un peu comme quand musulman croit t'apprendre quelque chose en disant que Paul s'appelait Saul et qu'il était persécuteur. C'est le plus risible dans l'antichrétien, c'est que ça se base sur des études chrétiennes... Quand j'étudie le coran je le lis, j'étudie le contexte, je regarde les interprétation pour et contre, je me fie pas à des extraits qui sonnent de la façon dont ça me plairait d'en faire un prétexte. Lisez-la cette bible.

Bref Chrétien, est un quolibet inventé vraisemblablement par des turcs (antioche) pour se moquer des adeptes de Jésus-Christ.
Les chrétiens entre eux s'appelaient "saints", "frères et soeurs", "bien-aimés", "enfants de dieu", le christianisme se nommait "le chemin, la voie"  ("le chemin d'allah" est directement une reprise). Tout ça il suffit de lire pour le constater, et pareil à 3 endroits apparait la mention "chrétien" ( https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-christianos-5546.htm… ) : à chaque fois pour exprimer comment d'AUTRES les nommait, les moqueurs (comme yacoub).
- les gars d'antioche (non-croyants)
- Aggripa (non-croyant)
- et enfin pierre qui dit "Mais si quelqu'un souffre comme chrétien (Christianos), qu'il n'en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom."

Voilà, un sujet vide qui t'aurai demandé juste une recherche STRONG de "chrétien" dans la bible pour avoir ta réponse.. comme quoi la bible avait la réponse à tes question Yacoub Wink

Je résume : Chrétien = une moquerie ("les petits christs") attribué aux disciples du christ par les turcs, puis repris fièrement en vertu du logiciel messianique ; ce qui est faut pour vous éhonter vous honore en réalité (comme la croix par exemple : symbole de victoire pour dieu car symbole de défaite pour la logique humaine). Quand à Christ c'est simplement l'équivalent grec du mot Messie, à rien de foufouf la derrière. C'est comme on dit "Dieu" à la place "d'Eloyim" car chaque culture à ses concepts linguistique voilà tout. Le KRST réfère à la même chose que le Oint, le messie n'a rien de juif à la place c'est une promesse faite à l'humanité entière je rappelle (gense3.15). Le grec était la langue international, les juifs (chrétien ou non) parlaient du christ quand il parlait du messie via cette langue. Dans le même style Jésus parle d'Hadès quand il parle du Shéol à public mixte.

Donner autant d'importance à des mots, c'est un réflexe très religieux pour éviter d'avoir à réfléchir au sens d'une phrase et ce que le message en exige.
Jésus disait : "Conducteur aveugle, vous filtrez le moucheron (du verre) mais avalez un chameau"... le but du post c'est quoi dire que le christianisme a été inventé ? t'as 200 ans de retard avec la raclée intellectuelle de ceux qui ont essayés cette thèse.

Un exemple de caricature du second siècle de disciple de jésus : "ces chrétiens"


légende : "Alexamenos adore son Dieu"
La caricature à intention blasphématoire tente de tourner en dérision un citoyen romain d'adorer (à la place des dieux légaux) le dieu juif sur une croix (sous-entendu pour l'ignorant : alexamenos adore le dieu perdant).
La tête d'âne est l'imagerie romaine concernant le dieu juif, à cause d'une idée reçue datant de -30 avJC sur les hébreux.


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MessagePosté le: Mer 4 Oct - 21:38 (2017)    Sujet du message: Publicité

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yaoull



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MessagePosté le: Mer 4 Oct - 22:27 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

yacoub a écrit:
Le premier chrétien non juif était un centurion romain dont j'ai oublié le nom . Il y a un film sur lui. 

J'espère que que t'as pas cru que La Résurrection du Christ - 2016 était un film sur Corneille  :chien:
Ou même Ben-hur ? .. mec y a juste à lire la bible pour ce genre d'info. Le premier ça doit être Matthieu 8 le centenier qui va voir Jésus :

Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l'aborda, le priant et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. Jésus lui dit: J'irai, et je le guérirai. Le centenier répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l'un: Va! et il va; à l'autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait. Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Puis Jésus dit au centenier: Va, qu'il te soit fait selon ta foi. Et à l'heure même le serviteur fut guéri.

C'est pas genre un complot romain, c'est juste les prophéties judaïques qui s'accomplissent : les sujets du roi ne va pas reconnaitre son propre roi, et c'est les autres peuples qui le reconnaitrons avant eux. (ésaï28.10 par exemple, ou Moïse qui le premier a dit de la part de Dieu ": je vous exciterai à la jalousie par celui qui n'est point peuple; je vous exciterai à la colère par une nation destituée d'intelligence."). Ici le centurion comprend avant les disciples que Jésus est Seigneur, se mettant à genou devant lui (ce qui est un autre énorme confirmation du messie devant qui tous les rois de la terre plieront les genou).

La théorie de claudem selon quoi au second siècle les romains était favorable au christianisme est juste complétement aberrante... ils étaient jeté aux bêtes, ils servaient de bougie en torche humaine aux soirée de Néron !
Quand à déclarer "qui a échoué dans son pays d'origine" ?... alo j'ai mal à mon histoire.. le christianisme a tellement pris à Jérusalem que le culte romain se plaignaient du succès de cette nouvelle religion à Jérusalem (Lettre de l'empereur Julien lanti chrétien p 146) qui a eu pour conséquence d'éradiquer la pauvreté au sein des juifs et donc foutait la honte à la religion d'état. D'où la lettre de julien pour dire aux prêtre païen d'avoir plus de zèle pour la charité car si ça continue toute la rome finirait par devenir chrétien. C'est un peu comme les musulmans en France sauf que lieu de gratter du terrain par des revendications politiques et du terrorisme, les chrétiens était bons et gagnait donc la sympathie du peuple (peuple qui les avaient vu mourir dignement dans les cirques et arrestations calomnieuses).
Au lieu de gober de la désinformation, réclamez des sources. La théorie de paul antichrétien c'est juste de la propagande islamiste, ça ne tient pas deux secondes dans un débat sérieux.


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claudem



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MessagePosté le: Jeu 5 Oct - 03:05 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

yaoull écrit: La théorie de claudem selon quoi au second siècle les romains était favorable au christianisme est juste complétement aberrante... ils étaient jeté aux bêtes, ils servaient de bougie en torche humaine aux soirée de Néron !
Quand à déclarer "qui a échoué dans son pays d'origine" ?... alo j'ai mal à mon histoire..


C'est un copié/collé de mon livre de chevet: le livre d'Urantia (la terre)


Il n'y a pas d'auteurs humains dans ce livre.


En voici un autre bout:


4. Les débuts de l’Église chrétienne


194:4.1 (2066.1) Quand les ennemis de Jésus s’emparèrent aussi soudainement de lui et le crucifièrent si rapidement entre deux voleurs, ses apôtres et ses disciples furent complètement démoralisés. La pensée que le Maitre avait été arrêté, lié, flagellé et crucifié était plus que ne pouvaient supporter les apôtres eux-mêmes. Ils oublièrent ses enseignements et ses avertissements. Jésus pouvait bien avoir été « un prophète puissant en paroles et en œuvres devant Dieu et tout le peuple », mais il ne pouvait guère être le Messie dont ils avaient espéré qu’il restaurerait le royaume d’Israël.


194:4.2 (2066.2) Vient alors la résurrection qui délivre les apôtres du désespoir et rétablit leur foi dans la divinité du Maitre. À maintes reprises, ils le voient et lui parlent, et il les emmène sur le mont Olivet où il leur dit adieu et leur annonce qu’il retourne auprès du Père. Il leur a recommandé de demeurer à Jérusalem jusqu’à ce qu’ils soient dotés de pouvoir – jusqu’à ce que vienne l’Esprit de Vérité. Et, le jour de la Pentecôte, ce nouvel instructeur arrive, et les apôtres sortent immédiatement pour prêcher leur évangile avec une nouvelle puissance. Ils sont les disciples audacieux et courageux d’un Seigneur vivant, et non d’un chef défunt et vaincu. Le Maitre vit dans le cœur de ces évangélistes. Dieu n’est plus une doctrine dans leur mental ; il est devenu une présence vivante dans leur âme.


194:4.3 (2066.3) « Jour après jour, ils persévéraient d’un commun accord dans le temple et rompaient le pain à la maison. Ils prenaient leur nourriture avec joie et unité de cœur, louant Dieu et ayant la faveur de tout le peuple. Ils étaient tous remplis de l’esprit et proclamaient la parole de Dieu avec audace. Et la foule des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme ; aucun d’eux ne disait que les biens qu’il possédait lui appartenaient en propre, et ils avaient toutes choses en commun. »


194:4.4 (2066.4) Qu’est-il arrivé à ces hommes que Jésus a ordonnés pour aller prêcher l’évangile du royaume, la paternité de Dieu et la fraternité des hommes ? Ils ont un nouvel évangile ; ils brulent d’une nouvelle expérience ; ils sont pleins d’une nouvelle énergie spirituelle. Leur message a soudain changé pour devenir la proclamation du Christ ressuscité : « Jésus de Nazareth, cet homme que Dieu approuva par des œuvres puissantes et des prodiges, qui a été livré conformément au conseil précis et selon la préconnaissance de Dieu, vous l’avez crucifié et fait périr. Il a ainsi accompli les choses que Dieu avait annoncées longtemps d’avance par la bouche de tous les prophètes. C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité. Dieu l’a fait à la fois Seigneur et Christ. Ayant été élevé à la droite de Dieu, et ayant reçu du Père la promesse de l’esprit, il a répandu ce que vous voyez et entendez. Repentez-vous, pour que vos péchés puissent être effacés, pour que le Père puisse envoyer le Christ, qui a été désigné pour vous, Jésus lui-même, que les cieux doivent recevoir jusqu’au jour du rétablissement de toutes choses. »


194:4.5 (2066.5) L’évangile du royaume, le message de Jésus, venait d’être changé subitement en évangile du Seigneur Jésus-Christ. Les apôtres proclamaient maintenant les faits de sa vie, de sa mort et de sa résurrection, et prêchaient l’espoir qu’il reviendrait rapidement sur ce monde pour achever l’œuvre qu’il avait commencée. Le message des premiers croyants concernait donc la prédication au sujet des faits de sa première venue et l’enseignement de l’espérance de sa seconde venue, évènement qu’ils estimaient devoir survenir à très bref délai...


Le livre d'Urantia Fascicule 194 section 4.


https://www.urantia.org/fr/le-livre-d-urantia/fascicule-194-l-effusion-de-l…


Fraternellement.


Claude.

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MessagePosté le: Ven 6 Oct - 17:32 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

yaoull a écrit:
yacoub a écrit:
Le premier chrétien non juif était un centurion romain dont j'ai oublié le nom . Il y a un film sur lui. 


J'espère que que t'as pas cru que La Résurrection du Christ - 2016 était un film sur Corneille  :chien:
Ou même Ben-hur ? .. mec y a juste à lire la bible pour ce genre d'info. Le premier ça doit être Matthieu 8 le centenier qui va voir Jésus :

Comme Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l'aborda, le priant et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup. Jésus lui dit: J'irai, et je le guérirai. Le centenier répondit: Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l'un: Va! et il va; à l'autre: Viens! et il vient; et à mon serviteur: Fais cela! et il le fait. Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l'orient et de l'occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Puis Jésus dit au centenier: Va, qu'il te soit fait selon ta foi. Et à l'heure même le serviteur fut guéri.

C'est pas genre un complot romain, c'est juste les prophéties judaïques qui s'accomplissent : les sujets du roi ne va pas reconnaitre son propre roi, et c'est les autres peuples qui le reconnaitrons avant eux. (ésaï28.10 par exemple, ou Moïse qui le premier a dit de la part de Dieu ": je vous exciterai à la jalousie par celui qui n'est point peuple; je vous exciterai à la colère par une nation destituée d'intelligence."). Ici le centurion comprend avant les disciples que Jésus est Seigneur, se mettant à genou devant lui (ce qui est un autre énorme confirmation du messie devant qui tous les rois de la terre plieront les genou).

La théorie de claudem selon quoi au second siècle les romains était favorable au christianisme est juste complétement aberrante... ils étaient jeté aux bêtes, ils servaient de bougie en torche humaine aux soirée de Néron !
Quand à déclarer "qui a échoué dans son pays d'origine" ?... alo j'ai mal à mon histoire.. le christianisme a tellement pris à Jérusalem que le culte romain se plaignaient du succès de cette nouvelle religion à Jérusalem (Lettre de l'empereur Julien lanti chrétien p 146) qui a eu pour conséquence d'éradiquer la pauvreté au sein des juifs et donc foutait la honte à la religion d'état. D'où la lettre de julien pour dire aux prêtre païen d'avoir plus de zèle pour la charité car si ça continue toute la rome finirait par devenir chrétien. C'est un peu comme les musulmans en France sauf que lieu de gratter du terrain par des revendications politiques et du terrorisme, les chrétiens était bons et gagnait donc la sympathie du peuple (peuple qui les avaient vu mourir dignement dans les cirques et arrestations calomnieuses).
Au lieu de gober de la désinformation, réclamez des sources. La théorie de paul antichrétien c'est juste de la propagande islamiste, ça ne tient pas deux secondes dans un débat sérieux.
Je n'ai pas vu ce film et je ne suis pas né chrétien. J'ai lu les évangiles, j'ai même fait des études bibliques en vue de me convertir, je n'ai pas été convaincu.
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MessagePosté le: Mar 9 Jan - 02:42 (2018)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Oui, Le mot "Chrétien" veux dire suivre le Christ, mais pour êtres un vrai Chrétien il faut vraiment appliquer ce que le Christ a demander de faire et pour cela il faut vraiment  s'interroger sois meme très longuement ...

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yacoub
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MessagePosté le: Dim 18 Fév - 17:20 (2018)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

La vie quotidienne des premiers chrétiens
Michel Meslin dans mensuel 227
daté décembre 1998 - 
Au lendemain de la mort de Jésus, ses fidèles sont une centaine tout au plus. Trois siècles plus tard, quand la liberté de culte est enfin accordée aux chrétiens, la nouvelle religion s'est répandue dans les villes et les ports du bassin méditerranéen et jusqu'en Occident. Elle transcende les clivages sociaux, modifie l'existence quotidienne, subvertit les valeurs traditionnelles.




La tradition chrétienne a fixé les débuts du christianisme au jour de la Pentecôte, jour de la première prédication publique de l'apôtre* Pierre, à Jérusalem. Trois siècles plus tard, l'expansion géographique est telle et le nombre de chrétiens si grand que les empereurs romains sont contraints de tenir compte de cette clientèle en lui accordant la liberté de culte. Comment le message de Jésus s'est-il répandu ? Qui sont les premiers chrétiens ? A quels milieux appartiennent-ils ? Quelles modifications la nouvelle religion introduit-elle dans la vie des fidèles ? A toutes ces questions l'historien peut apporter des éléments de réponse.
LES MISSIONNAIRES PROCLAMENT LA BONNE NOUVELLE
Selon les Évangiles*, pendant sa vie publique, Jésus s'est d'abord entouré de quatre disciples : Simon-Pierre, André son frère, Jacques et Jean, fils de Zébédée, de simples pêcheurs de la mer de Galilée (le lac de Tibériade) ; puis il en choisit huit autres afin que les Douze proclament la venue du Royaume de Dieu. Ensuite, selon Luc, Jésus désigne à nouveau soixante-douze disciples chargés de préparer l'opinion à son message spirituel. Après son arrestation, son procès politique, sa mort infamante sur une croix, qui plongent ses compagnons dans un profond découragement (Pierre lui-même n'hésite pas à le renier publiquement), leur foi en la résurrection de Jésus constitue le moteur de leur prosélytisme.
La toute première communauté chrétienne est constituée par cette petite colonie de Galiléens fixés à Jérusalem, animée par Pierre, Jean et Jacques. Elle est composée des anciens compagnons de Jésus : les onze apôtres, plus Matthias choisi par eux pour remplacer le douzième, Judas Iscariote (qui a trahi et livré Jésus avant de se pendre), les parents de Jésus récemment gagnés à la nouvelle foi, quelques femmes qui l'ont connu, et des habitants de Jérusalem qui ont adhéré à sa prédication - tout au plus une centaine de personnes. Ils forment une communauté particulière au sein du judaïsme, continuant d'en observer fidèlement les prescriptions rituelles, mais y ajoutant des rites spécifiques : ainsi, chaque semaine, le lendemain du Shabbat [1], ils commémorent la résurrection de Jésus-Christ* par une liturgie reprise en partie de la synagogue et qui se clot par une eucharistie*, une action de grâces, reproduisant le dernier repas pascal pris par Jésus avec les Douze avant son arrestation. Par là ils affirment leur croyance que Jésus était bien le Messie* qu'Israël attendait et qu'annonçait l'Écriture*.
Le tableau que Luc dresse, dans le livre des Actes, de cette communauté primitive est bien entendu idéalisé. La « vie apostolique» décrite constitue, en tait, un modèle à atteindre : unanimité, communion fraternelle, accord profond entre les disciples, qui mettent aussi en commun leurs biens matériels. C'est pourquoi, tout au long de leur histoire, les chrétiens ne cesseront pas de se référer à ce passé exemplaire chaque fois qu'ils tenteront de revenir aux sources pour réformer l'Église [2].
A cette communauté judéo-chrétienne parlant l'hébreu et l'araméen, s'ajoute très rapidement un groupe de Juifs venus de la diaspora : des Juifs palestiniens déjà hellénisés et quelques païens convertis au judaïsme. Ce sont les « hellénistes », dont Étienne, le premier diacre* et le premier martyr*, est le guide spirituel, assisté de six autres convertis. Parlant grec, qui est alors la langue commune à tout l'Orient méditerranéen, habitués à vivre au milieu des Gentils - c'est-à-dire des païens -, ces hellénistes deviennent naturellement les premiers missionnaires chrétiens. Ils s'adressent d'abord aux Juifs, proclamant la bonne nouvelle, Vévangelion, dans les synagogues. En butte à la persécution des autorités juives de Jérusalem, ils partent prêcher en Judée, en Samarie, en Phénieie, a Chypre, puis a Antioche de Syrie, alors la plus grande cité du Moyen-Orient. C'est dans cette ville que le nom de « chrétiens » - un sobriquet à résonance politique - fut donné pour la première fois, vers l'an 43, aux membres de la communauté qui regroupe des Juifs et des païens : l'opinion publique les considère alors comme une secte messianique parmi d'autres.
D'Antioche, la mission chrétienne va se répandre dans toutes les régions avoisi-nantes, sous l'impulsion de Barnabé, puis de Paul qui fait pénétrer la nouvelle religion jusque dans l'Occident romain, à Chypre, en Asie Mineure, en Phrygie, en Galatie, puis en Grèce... Paul prend, en quelque sorte, le relais des hellénistes et se fait le champion d'un christianisme affranchi des prescriptions judaïques qu'il juge obsolètes et nuisibles à sa propagation. Dès 49, les païens convertis ne sont plus soumis à certaines observances de la Loi de Moïse : la circoncision, des interdits alimentaires ; mais ils doivent s'abstenir des viandes immolées aux idoles comme des unions illégitimes.
A la fin du Ier siècle, la génération des apôtres a disparu. La plupart des villes de l'Orient méditerranéen ont été touchées par la prédication chrétienne : Jérusalem, Césarée de Palestine, Antioche, Éphèse, Philippes, Thessalonique, Athènes, Corinthe, Alexandrie. Des communautés ont commencé de s'y développer à l'abri des synagogues, car le judaïsme est officiellement reconnu par l'État romain. Dans les pays d'Orient superficiellement hellénisés, le christianisme est répandu par les populations « syriaques » de langue araméenne. En Occident, les progrès de la mission sont moins nets. Seule l'existence de la communauté judéo-chrétienne de Rome, où vit alors une forte population juive hellénisée (entre 40 000 et 60 000 personnes), est historiquement attestée dès les années 30.
Qui sont ces premiers chrétiens ? D'abord des citadins. En effet, sauf en Palestine et en Asie Mineure, le christianisme n'a pas encore pénétré les populations rurales de l'intérieur. Dans les villes, la propagande chrétienne a débordé largement les quartiers populaires où se sont effectuées les premières conversions. Elle gagne avec succès des couches plus aisées de la population : à Jérusalem, des notables du Sanhédrin [3], à Rome des membres de l'aristocratie sénatoriale, certains très proches de la famille impériale c est pourquoi on ne peut, comme certains auteurs, assimiler l'expansion chrétienne au « cri » d'un sous-prolétariat juif ou oriental, de pêcheurs galiléens ou de paysans ruinés. Les femmes forment une large proportion des premiers convertis, mais leur part va en s'affaiblissant dès la fin du Ier siècle.
Lhistorien ne parvient pas toujours à reconstituer très exactement les étapes de l'expansion chrétienne, mais un fait est certain : c'est au sein de communautés orientales établies dans les ports et les grandes villes que la foi nouvelle s'est d'abord implantée, apportée par des « missionnaires » demeurés la plupart du temps anonymes. Après la prise de Jérusalem par Titus en 70 (à la suite de la révolte de la Judée contre Rome) et l'émigration des judéo-chrétiens à Pella, en Transjordanie, la nouvelle religion s'est étendue vers l'Orient ; elle pénètre en Perse et atteint, vers 200, aux confins de la Syrie romaine, Doura-Europos, où l'on a retrouvé intacte la plus ancienne chapelle chrétienne actuellement connue. Le foyer le plus important de ce christianisme oriental se trouve à Alexandrie, alors le plus grand centre intellectuel de l'Orient : le christianisme y achève de se dégager de ses racines judaïques et assume une part très importante de l'humanisme hellénistique, comme en témoignent au IIIe siècle l'œuvre de Clément puis celle d'Origène, qui se sont efforcés de concilier la philosophie grecque et la foi chrétienne.
La lettre que les chrétiens de Lyon adressent en 177 aux Églises d'Asie et de Phrygie révèle quant à elle l'existence, dans la capitale des Trois Gaules, d'une communauté chrétienne à forte minorité orientale, à commencer par l'évêque* Potheinos (Pothin) et Attale, médecin de Pergame. Tous les milieux sociaux y sont représentés : esclaves, comme Blandine et comme le diacre Sanctus, humbles tâcherons, grands propriétaires locaux, citoyens romains, tous victimes d'une persécution sans doute fomentée par d'autres Orientaux adeptes du culte de Cybèle. Remontant le grand axe commercial Rhône-Saône, en plein pays celtique, une communauté chrétienne a dû également s'établir à Autun [4].
ESCLAVES ET ARISTOCRATES SE CONVERTISSENT
En Afrique romaine aussi, la présence de nombreuses communautés juives a facilité la diffusion du christianisme. Le premier témoignage historiquement daté que nous possédions est celui du martyre de six chrétiens de Scillium, en Numidie, décapités le 17 juillet 180 à Carthage, presque contemporains des martyrs de Lyon. Mais les progrès du christianisme ont été en Afrique beaucoup plus rapides qu'en Gaule en raison de la très forte densité urbaine de la région. LÉglise de Carthage en est la métropole et régit fermement la foi et la discipline religieuse. Un synode réuni en 220 rassemble déjà soixante-dix évêques. Or il est très remarquable que ce christianisme africain ait perdu presque immédiatement ses caractères orientaux d'origine. Dès la fin du IIe siècle, on y prêche en latin, qui est la langue liturgique, alors que l'Église de Rome continue de parler grec. Tertullien pourra affirmer à la même époque que les chrétiens d'Afrique sont présents dans tous les milieux et qu'ils participent aux mêmes activités économiques et sociales que les païens : commerce, agriculture, armée [5].
Mais c'est après la vague des persécutions antichrétiennes du milieu du IIIe siècle que se place la plus grande période d'expansion. Près d'un demi-siècle de paix a permis un développement irréversible du christianisme, favorisé à la fois par la bienveillante neutralité de l'État romain, par la tolérance des premiers Sassanides [6] et par l'existence de structures ecclésiastiques fortement hiérarchisées. Au sein d'une nouvelle religiosité, marquée par le développement des cultes orientaux, en particulier de celui de Mithra [7], la poussée chrétienne déborde alors les milieux urbains, gagne le monde rural en Égypte, en Syrie, en Cappadoce. Vers 280-290, l'Arménie tout entière se convertit.
En Occident, les progrès sont nets : l'Italie du Nord, l'Illyricum (Croatie, Dal-matie, Bosnie, Albanie actuelles), la Bretagne, la Bétique (Andalousie actuelle) voient la fondation de nombreux évêchés, centres de rayonnement de la foi chrétienne vers l'intérieur du pays et, le long des grands axes commerciaux, jusqu'aux confins de l'empire. De tels progrès se marquent par la construction d'édifices cultuels, les basiliques. Dès 220-230, les premières peintures ornent les catacombes* romaines, un art chrétien s'élabore, de tendance symbolique, qui puise largement dans l'héritage iconographique juif et hellénistique.
En dehors des milieux intellectuels, où se développe une vigoureuse critique du christianisme (avec le philosophe néo-platonicien Porphyre, critiquant la valeur historique des Évangiles, ou Hiérocles, la personne même de Jésus), et du monde rural d'Occident, le message chrétien s'est alors infiltré dans toutes les catégories sociales, des esclaves aux aristocrates fortunés et aux grands fonctionnaires de l'empire. Les chrétiens constituent désormais une masse importante et une clientèle politique à vaincre, ou à rallier.
Le christianisme a indéniablement modifié les conduites individuelles de ses fidèles. Lexaltation de vertus telles que la paix, la douceur, l'humilité, la tempérance crée un nouveau mode d'agir et de vivre. Le commandement de Jésus «Aimez vous les uns les autres » implique des devoirs précis, et d'abord la charité envers les délaissés. Cet amour fraternel tend à établir une communauté d'esprit entre les croyants, et entre eux et Dieu. Pendant deux siècles et demi, jusqu'aux grandes persécutions, jouissant de «l'immense majesté de la paix romaine » (Tacite), les chrétiens ont pu se penser comme des petites communautés de saints* vivant au milieu d'un État bien organisé où il n'y a pas de raison de se compromettre dans des attitudes politiques.
Dans la réalité quotidienne, bien des attitudes, des usages, des croyances mêmes, qui s'enracinent dans le paganisme*, ont persisté chez les convertis, créant dans les existences personnelles un mélange qui ne fut guère perçu consciemment. Sans cesse les évêques responsables des Églises chrétiennes doivent mettre en garde leurs fidèles contre des pratiques idolâtres ou incompatibles avec la foi : ils leur interdisent d'assister aux jeux du cirque, aux pantomimes des théâtres, aux sacrifices offerts aux dieux ; ils dénoncent les mariages mixtes. Néanmoins, le christianisme insuffle au monde romain un esprit nouveau qui pénètre lentement tous les comportements, en prenant appui sur des conceptions morales déjà existantes.
APPÉTIT, SEXUALITÉ : UN IDÉAL DE TEMPÉRANCE
Ainsi, au cours des deux premiers siècles de notre ère, sous la double influence de la philosophie stoïcienne et de médecins grecs prônant la maîtrise de la personnalité par un contrôle des appétits, les mœurs inclinaient vers une retenue et une relative austérité : c'est l'idéal d'un repas frugal, c'est l'exercice d'une sexualité mesurée, tempérance jugée d'autant plus nécessaire que l'on croit alors que le sperme contient le souffle de vie. Les chrétiens ont récupéré ces thèmes familiers en les adaptant. Il ne s'agit plus, pour eux, de maîtriser son corps pour mieux affirmer sa personnalité, mais de lutter contre la sexualité afin de se rapprocher de Dieu. La virginité est présentée comme le modèle idéal parce qu'elle fait de l'être humain, homme ou femme, un ange.
On constate le même changement de perspective dans la conception du mariage. Dans le droit romain, celui-ci est fondé sur un consentement réciproque des époux qui peut à tout instant être rompu par l'une des parties. Il n'existe pas de morale conjugale fondée sur une fidélité réciproque. Le christianisme subordonne lui aussi la validité du mariage au consentement mutuel des époux. Mais il proclame le caractère indissoluble de cette union, qui devient un sacrement*, image de l'amour qui unit le Christ à son Église.
Les chrétiens ont, d'autre part, dû affronter le problème très important de l'esclavage. Dans la société romaine, où l'institution servile est une pièce maîtresse de l'économie, l'esclave n'est qu'un objet, un bien matériel qui peut être acheté, revendu, et qui ressortit au droit de la propriété et du commerce. Or les premières prédications de Pierre et de Paul affirment un principe révolutionnaire : les esclaves sont, comme tous les autres êtres humains, des enfants de Dieu ; ils sont donc également rachetés par la mort du Christ et appelés à connaître le salut éternel. De nombreux esclaves convertis font partie des premières communautés. Dans tous les rites liturgiques, baptême*, repas eucharistique, ils sont traités comme les hommes libres, même si Paul explique longuement que chacun doit demeurer là où Dieu l'a placé, et qu'il convient que l'esclave soit soumis à son maître.
Certes, les évêques et les penseurs chrétiens demeuraient trop profondément enracinés dans la culture antique pour condamner la pratique alors universelle de l'esclavage, qui paraissait à tous dans l'ordre normal des choses. Il n'empêche qu'en considérant l'esclave, non seulement comme une personne selon le droit naturel, mais comme l'égal de son maître au regard de Dieu, le christianisme posait un principe qui devait peu à peu miner l'institution servile.
LA MORT N'EST PLUS UNE SOUILLURE
La différence chrétienne s'affirme aussi dans le respect accordé à la vie. Certes, le poids d'une existence individuelle était infiniment moins lourd dans le monde antique qu'il ne l'est dans la conscience occidentale contemporaine. Le père de famille avait le droit d'abandonner les nouveau-nés sans en justifier la raison. La pratique des jeux du cirque et des combats de gladiateurs montre à quel point l'existence d'êtres jugés inférieurs avait peu de prix : enfants, condamnés, esclaves, déserteurs, ou chrétiens lors des persécutions religieuses. Même si le droit romain réprimait l'avortement, celui-ci était couramment pratiqué malgré les protestations des philosophes stoïciens. Tous ces usages ont été constamment stigmatisés par l'Église comme la négation de la création par Dieu de l'homme «à son image et à sa ressemblance ».
La conception de la mort fait aussi ressortir la singularité chrétienne. Dans toutes les sociétés antiques du monde méditerranéen, la mort est une souillure contagieuse qui doit être purifiée au plus vite. La foi juive, puis le christianisme introduisent dans ce domaine un bouleversement total, en affirmant que la mort physique n'est que le passage obligatoire vers un au-delà baigné de la lumière divine, un lieu où se réalise une communauté de vie avec les élus, et qu'elle doit donc être vécue et assumée dans la foi d'une résurrection. Dans les écrits chrétiens, elle est présentée comme le terme ardemment souhaité de toute vie et de toute expérience spirituelle.
Cette nouvelle manière de vivre a naturellement suscité des réactions plus ou moins hostiles de l'opinion publique, majoritairement païenne. Traditionnellement, l'État romain s'était le plus souvent montré tolérant envers les cultes indigènes locaux. Mais, rejetés à cause de leur conception particulière de l'existence et du divin, les chrétiens sont en butte à une réprobation quasi générale. Leur foi, leur morale, leur espérance les rendent différents. Ils constituent une race à part, « ténébreuse, muette devant le monde, bavarde dans les coins, méprisant les temples, crachant sur les dieux... » [8].
Les chrétiens n ont pas manque, a partir du [Ie siècle, de réfuter les calomnies répandues sur leurs mœurs et leurs rites. Certains d'entre eux ont rédigé au IIe siècle des [i]« sans patrie et sans traditions ».[/i]
C'est donc en vivant et en se développant dans l'Empire romain que les chrétiens ont pris progressivement conscience de leur originalité. C'est en s'affrontant aux valeurs et aux mœurs d'une culture dont ils bouleversaient les fondements religieux et moraux qu'ils se sont sentis différents, « un nouveau peuple », celui des « citoyens du ciel ». Pourtant, les paroles de Jésus ordonnant à ses disciples d'être « la lumière du monde, le levain dans la pâte, le sel de la terre » impliquaient leur présence active dans le monde. Situation paradoxale : comment être dans le monde tout en n'étant pas du monde ? Déjà Paul avait tracé la voie : « Que ceux-ci qui usent de ce monde fassent comme s'ils n'en usaient pas véritablement. Car elle passe la figure de ce monde. » Dans ce « comme si... » se fonde toute l'éthique chrétienne. ?




* Cf. lexique, p. 56.
1. Jour de repos absolu pour les Juifs, sanctifié par des prières, du vendredi soir au samedi soir, rappelant le repos de Yahvé après la création.
2. Dernière consécration officielle : le concile Vatican II n'a pas manqué d'y voir le modèle de toute vie religieuse, sacerdotale et missionnaire.
3. Tribunal suprême du peuple juif, composé de soixante-dix membres et présidé par le grand prêtre, le Sanhédrin disparut en 70, lors de la prise de Jérusalem par les Romains.
4. Si l'on accepte le témoignage de la célèbre inscription de Pektorios. trouvée à Autun en 1839, qui utilise le symbole du poisson, associé à l'eau baptismale. Elle est très semblable à une autre inscription chrétienne de Phrygie et datée des environs de 200.
5. Apologétique, XLll, 1-3.
6. Dynastie iranienne qui créa un vaste empire (226-651) s'étendant du Khorassan jusqu'à la Mésopotamie.
7. D'origine iranienne, le culte de Mithra. dieu sauveur, s'est répandu dans tout le monde romain ; il a constitué le principal concurrent du christianisme, prônant des valeurs morales et une ascèse rigoureuses.
8. Minucius Félix, Octavius, VIII, 4 et IX, 3.




Une religion à la conquête du monde


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CHRONOLOGIE . 6-M AV. J.-C. : naissance de Jésus, selon Matthieu et Luc, à Bethléem, en Judée. . 30-33 : mort de Jésus quelques heures avant la célébration de la pâque. A la Pentecôte, première proclamation de Pierre : «Jésus est le Messie. » . 3 5-36 : martyre d'Etienne; persécution contre les hellénistes (chrétiens de langue grecque) à Jérusalem. Conversion de Paul. . 48 : Pierre prêche à Antioche.
. A 9 : le concile de Jérusalem dispense de la circoncision les païens convertis. . 51-52 : à Corinthe, Paul convertit le chef de la synagogue, Crispus. . 58: arrestation de Paul ; il mourra décapité à Rome. . 64 : après l'incendie de Rome ordonné par Néron, persécution contre les chrétiens ; martyre de Pierre. . 70 : prise de Jérusalem par Titus ; destruction du Temple. . 120-170 : Justin, Athénagore et Tatien adressent des Apologies aux empereurs romains afin de réfuter les calomnies répandues sur les mœurs et sur les rites chrétiens. . 1 63 : martyre de Justin, à Rome. . 1 77 : persécution de la communauté chrétienne de Lyon (parmi laquelle Blandine). . 1 80 : six chrétiens de Scillium, en Numidie, sont décapités ; première attestation d'un christianisme africain.
. VERS 195 : Clément enseigne à Alexandrie ; il s'efforce de concilier foi chrétienne et philosophie grecque. . 197 : Tertullien rédige l'Apologétique ; il y décrit la situation des chrétiens d'Afrique. . 250 : l'empereur Dèce rend obligatoire le culte impérial ; persécution des chrétiens qui refusent de sacrifier. . 257-258 : persécution de Valérien. . 260 : l'empereur Gallien publie un édit de tolérance ; « petite paix de l'Église » jusqu'en 303. . 280 : conversion de Tiridate, roi d'Arménie. . 303-312 : persécutions de Dioclétien et de Galère. . 31 3 : conversion de l'empereur Constantin au christianisme ; la liberté de culte est rendue aux chrétiens (« édit de Milan »). . 321 : le dimanche, jour du Seigneur, est décrété jour férié obligatoire. . 3 2 5 : Constantin convoque le premier concile œcuménique à Nicée. . 391-392 : Théodose interdit les cultes païens.







Juif ou chrétien ?


MISE AU POINT
Le cas de Flavius Clemcns, consul romain exécuté en 95. Quelle était sa religion ?
L'historien grec Dion Cassius nous dit que l'empereur Domitien fit exécuter en 95 le consul Flavius Clemens pour « athéisme » et « mœurs juives », tandis que son épouse Flavia Domitilla était exilée dans l'île de Pandataria, en mer Tyrrhénienne. Cette conversion est attestée par la tradition talmudique. Pourtant, d'autres sources, d'origine chrétienne, indiquent que Flavia Domitilla a été exilée pour délit de christianisme. La mention des « mœurs juives » de son mari serait due à la méconnaissance de la spécificité chrétienne. Une hypothèse semble plus satisfaisante : les époux auraient été des chrétiens judaïsants, reconnaissant Jésus comme le Messie et respectant le Shabbat. C'est le caractère alors très flou de la frontière entre les deux religions qui explique qu'ils aient pu être considérés par les uns comme des chrétiens, et par les autres comme des Juifs. En effet, la séparation entre l'ancien et le nouvel Israël ne s'est pas faite en un jour. Parmi les événements qui ont marqué l'histoire de cette rupture, citons : en 49, le concile de Jérusalem, dispensant de la circoncision les païens convertis ; en 66-70, la grande révolte de Judée et la fuite des chrétiens hors de Jérusalem assiégée ; après 80, la malédiction prononcée dans les synagogues à rencontre des «Nazaréens» (les judéo-chrétiens). Avant 70, le christianisme appartient encore au judaïsme, et ce n'est qu'aux environs de l'an 100 que la scission est définitive. La présence de telles communautés judéo-chrétiennes à Rome est clairement attestée aux I" et ir siècles. Qui était encore juif ? Qui était déjà chrétien ? A la fin du Ier siècle, les deux confessions étaient étroitement mêlées ; et Domitien, qui persécuta l'une et l'autre, put encore les confondre.
Professeur de grec ancien à l'université de Tours
_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:23 (2018)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien"

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