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L'invention du mot "chrétien"
 
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yacoub
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MessagePosté le: Jeu 13 Juil - 16:14 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

L'invention du mot "chrétien"



D'où vient le nom, ou le qualificatif de "chrétien" ?
Quand est-il apparu et que signifie-t-il ?

Un peu d'étymologie
—En français, le mot 'chrétien' est directement issu du latin christianus qui vient lui même du grec  christianos. Un mot à son tour dérivé de christos, 'Christ'. D'un point de vue politique ou religieux, ce terme christos renvoie à l'onction que reçoit un personnage important comme symbole de l'autorité qui lui est conférée.
—Dans ce sens, le mot christos est la traduction grecque de l'hébreu MaShiaH qui a donné le mot “messie” et signifiant "celui qui est oint" ou "qui a reçu une onction".
—Ce nom est donc aussi devenu une "confession de foi", la confession de foi de ceux qui reconnaissent en Jésus de Nazareth le Messie envoyé par Dieu. Ils associent alors le mot Christ au nom de Jésus : Ièsous christos. Jésus-Christ, ou Jésus le Christ. Mais quand le mot Christ appartaît, surtout dans la bouche de non-croyants, il ne s'agit en fait que d'un quasi nom propre qui ne porte pas avec lui toute la charge théologique que les croyants lui accordent.

Signification
—Ainsi, quand Flavius JOSÈPHE (37 – †100/110 ap. JC), l'historien juif au service de Rome, traitant du gouvernement de Ponce Pilate en Palestine évoque le Christ et les chrétiens dans ses Antiquités juives (livre XVIII), voilà ce qu'il écrit :       
"Vers le même temps, vint Jésus, un homme sage […].
—Et il attira à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs.
—C'était le Christ.
—Et lorsque […], Pilate l'eut condamné à la croix,
—ceux qui l'avaient d'abord aimé ne cessèrent de le faire […].
—Et le groupe appelé d'après lui celui des chrétiens
—n'a pas encore disparu."

——(selon le texte d'Agapius, un historien chrétien arabe du Xème siècle)
—Flavius Josèphe ne parle donc du Christ que pour expliquer le nom étrange d'un groupe qui, à son grand étonnement, se réclame encore de ce personnage 70 ans après la mort de ce dernier.

—De même, quand l'historien romain TACITE (50 – †120 ap. JC) évoque l'incendie de Rome et la persécution anti-chrétienne qui s'en suivi, il explique dans ses Annales  (écrites entre 100 et 120) que :
"Ce nom (chrétien) leur vient de Christ,
—qui sous le principat de Tibère,

—avait été livré au supplice par le procurateur Ponce-Pilate"
—————————————(Annales XV,44)
—Par sa brièveté et sa sécheresse, ce texte dénué de toute digression interprétative ramène à sa juste proportion l'intérêt que, vu de Rome, on portait sur l'événement au début du 2ème siècle de notre ère : deux lignes seulement dans l'histoire de l'empire ! Et encore, il s'agit simplement d'expliquer le nom christianus, qui devait paraître exotique pour des oreilles romaines.

—D'après le livre des Actes des apôtres (11,26), c'est à Antioche que les disciples de Jésus-Christ furent appelés “chrétiens” pour la première fois, vers l'an 43.
—"Chrétien", un terme que certains chrétiens d'aujourd'hui surinterprètent sans doute quand ils y comprennent le sens de  "porteur de Christ" ou encore "petit Christ" !
—Dans la foi, cette appellation peut sans doute être vécue ainsi, mais du point de vue de l'étymologie, "chrétien" est simplement un dérivé du mot "Christ" signifiant vraisemblablement "partisan" ou "adepte du Christ". Tout comme les  herodianos, les hérodiens, sont les partisans d'Hérode.
Dans le Nouveau Testament
—Il se trouve que le mot chrétien est un mot rare puisqu'il n'apparaît évidemment jamais dans les évangiles, Jésus n'a en effet semble-t-il jamais au l'intention de fonder une nouvelle religion. Le mot chrétien est absent aussi des épîtres pauliniennes, et de la plupart des autres épîtres comme encore de l'Apocalypse.
    Ce mot n'est finalement présent que 3 fois en tout dans le Nouveau Testament :
    - 2 fois dans le livre des Actes
—(qui date des années 80/85 ap. JC) ;
    - et une fois  dans la première épître de Pierre
—(qui est aussi datable entre 70 et 90 ap. JC).

—Pour ce qui concernent les textes eux-même, le mot chrétien pour désigner le groupe des adeptes de l'enseignement de Jésus –en qui ils reconnaissent la Christ– apparaît donc comme un vocable tardif. C'est un mot tardif, rattaché à la période post-apostolique, c'est-à-dire à la période qui suit la mort des figures principales du mouvement de Jésus.
—Cependant, l'auteur du livre de Actes des apôtres, qui appartient à cette période post-apostolique fait remonter l'origine de cette appellation de "chrétiens" bien avant.
—C'est que, “Comme toute œuvre historiographique, Luc-Actes répond .../... à un besoin identitaire. La chrétienté de Luc, [est] une chrétienté de troisième génération, [qui] éprouve le besoin de cerner son identité par une commémoration de ses origines.” (Daniel MARGUERAT, Introduction au Nouveau Testament).
—Lisons les versets 19 à 30 du chapitre 11 du livre des Actes :
Au chapitre précédent a eu lieu l'épisode qui voit l'apôtre Pierre conduit –ou contraint ?– par une vision à consommer des viandes impures, et surtout à se rendre dans une maison païenne à Joppé.
—Et juste avant le passage que nous allons lire, Pierre explique à des judéochrétiens judaïsants de Jérusalem qui le mettaient en cause dans quelles conditions et pourquoi il était arrivé à entrer dans une maison païenne, comment il y avait séjourné et prêché, et comment l'Esprit de Dieu s'était répandu aussi sur les païens... Un épisode qui s'achève ainsi (v. 18) :
“ ... A ces mots les auditeurs retrouvèrent leur calme
et glorifièrent Dieu, en disant :
«Dieu a donc donné aussi aux non-Juifs
le changement radical qui mène à la vie ! »”

    Le récit poursuit ...
(19) ... Ceux qui avaient été dispersés
    à cause de la détresse survenue au sujet d'Etienne
    passèrent donc en Phénicie, à Chypre et à Antioche ;
    ils ne disaient la Parole à personne d'autre qu'aux Juifs.
(20) Il y eut cependant parmi eux quelques hommes
    de Chypre et de Cyrène qui, venus à Antioche,
    parlèrent aussi aux gens de langue grecque
    et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.
(21)    La main du Seigneur était avec eux,
    et un grand nombre de gens devinrent croyants
    et se tournèrent vers le Seigneur.

(22)    La nouvelle parvint aux oreilles de l'Eglise de Jérusalem,
    et on envoya Barnabé, en lui demandant de passer à Antioche.
(23)    A son arrivée, lorsqu'il vit la grâce de Dieu, il se réjouit,
    et il les encouragea tous à rester attachés
    au Seigneur d'un cœur résolu.
(24)    Car c'était un homme bon, plein d'Esprit saint et de foi.
    Et une foule importante se joignit au Seigneur.

(25)    Il partit ensuite chercher Saul à Tarse.
(26)    Après l'avoir trouvé, il le conduisit à Antioche.
    Pendant une année entière,
    ils participèrent aux rassemblements de l'Eglise
    et instruisirent une foule importante.
    Ce fut à Antioche que, pour la première fois,
            les disciples furent appelés chrétiens.

(27)    En ces jours-là,
    des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
(28)    L'un d'eux, nommé Agabos, se leva et annonça par l'Esprit
        qu'il y aurait une grande famine sur toute la terre habitée.
    Elle eut lieu, en effet, sous Claude.
(29)    Les disciples décidèrent d'envoyer, chacun selon ses moyens,
    un secours aux frères qui habitaient la Judée.
(30)    C'est ce qu'ils firent :
    ils l'envoyèrent aux anciens
    par l'entremise de Barnabé et de Saul.”

    Soulignons dans le texte quelques éléments intéressants pour notre sujet...

•1• L'appellation "chrétien" est donnée juste après que l'apôtre Pierre, judéo-chrétien de Jérusalem ait fait l'expérience de s'être rendu chez un païen bientôt converti au message du Christ, et que ce même Pierre ait dû s'en expliquer auprès des disciples jérusalémites qui le lui reprochaient, puisqu'il transgressait ainsi les règles de pureté du judaïsme.

•2• L'appellation "chrétien" est donnée après que la prédication des hellénistes (Philippe et les autres ; voir Actes 6–8) auprès des non-juifs aient été réaffirmée. (Lapidation d'Etienne à Jérusalem vers 36/37 ap. JC). Il faut ici donnée quelques précisions pour ceux qui imagine que le mouvement de Jésus étaient parfaitement uni aux origines. En effet plusieurs groupes ayant des compréhensions divergentes de l'œuvre de Jésus et de son message exitaient? Parmi ceux-ci  :
    - Il y avait  la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem
    (les 'hébreux' d' Actes 6,1).
—Ses membres sont jérusalémites (ou judéens) parlent l'araméen
    et lisent la Torah en hébreu. 
    Ils sont très attachés à leur identité juive et au Temple.
    Ils ont compris Jésus comme celui
    qui venait renouveler de l'intérieur le judaïsme (Matthieu 5,17-20).
    Jésus est pour eux le 'nouveau Moïse', 
    l'interprète ultime de la Torah qu'il vient accomplir,
    il est le fondateur d'un rabbinisme chrétien.
    Ils vont donc se tourner vers le peuple d'Israël seulement (Matthieu 10,5b-6)
    pour promouvoir un renouveau de la foi juive
    en conservant ses deux marques identitaires essentielles : 
    la circoncision et le sabbat (Actes 15,1.5).
    De fait, ces pratiques renvoient à l'ensemble
    des prescriptions de la loi de Moïse.
    Cette communauté de Jérusalem se comprend elle-même
    comme le centre du mouvement de Jésus,
    et entend contrôler se qui se passe
    dans tous les champs de mission hors de Jérusalem (Actes 8,14 ; 11,22),
    ce qui ne va pas sans créer de conflits !  (Actes 15,1s ; 21,20-21 ; Galates 2,11s)

    - Parmi les divers mouvances des partisans de Jésus,
    il y aussi les hellénistes (Actes 6,1).
    Ce sont aussi des disciples de Jésus  d'origine juive,
    mais il viennent de la diaspora,
    et leurs ancêtres ont émigré de Palestine depuis longtemps.
    Ils sont de culture et de langue grecques.
    S'ils ne parlent plus l'araméen, ni ne lisent l'hébreu,
    ils restent cependant attachés à leurs racines
    qu'ils maintiennent notamment
    à travers la lecture synagogale de la Septante
    (traduction grecque de la Bible hébraïque).
    Dans leur catéchèse, ils donnent un rôle important
    aux lois morales (Marc 2,27) et non aux lois rituelles.
    Cela provoque avec les judéo-chrétiens
    du mouvement précédent de nombreux débats
    qui transparaissent dans les récits de controverse
    entre Jésus et pharisiens (et autres).
    Leur base de départ semble être Antioche
    (Actes 11,19s ; et Damas ? 9,10s).   

• Ces deux mouvements se sont affrontés sur le point fondamental de la compréhension de “l'événement Jésus”, c'est-à-dire de la définition du christianisme : s'agit-il d'une simple réforme du judaïsme, ou la nouveauté de l'Evangile fait-elle éclater le cadre ethnique et traditionnel du judaïsme pour donner naissance à une réalité nouvelle ? (Marc 2,21-22) Ce conflit d'interprétation porte sur deux points essentiels : la dimension ethnique du judaïsme contre l'ouverture aux païens ; et le salut obtenu par l'observance de la loi de Moïse contre le salut acquis par la mort de Jésus.

—Or, c'est juste après que la position universaliste des hellénistes l'ai emportée, puisque même Pierre s'y rallie, que l'auteur du livre des Actes fixe l'apparition du vocable "chrétien" pour désigner le groupe des disciples du Christ.

•3• Ce nom de "chrétien" est donné aux disciples du Christ à Antioche (Antioche sur l'Oronte, capitale de la province romaine de Syrie, aujourd'hui en Turquie sous le nom d'Atay). Le nom de "chrétien" n'est pas donné à Jérusalem, mais dans une grande cité cosmopolite païenne, un carrefour important dans l'empire romain.  Dans la suite du livre des Actes (13,1-3 ; 14,26-28 ; 15,35-36 ; 18,22 ; ...), Antioche deviendra même un centre missionnaire stratégique, une véritable plaque tournante de l'annonce de l'Evangile. De nouveau une connotation nettement universaliste.

•4• On envoie tout de suite chercher Saul/Paul à Tarse. Paul, celui dont on sait par ailleurs (par ses lettres) qu'il a très tôt entrepris l'annonce de l'Evangile en milieux juifs comme en milieux païens. L'apôtre Paul est l'emblème, et peut-être le premier a avoir expliciter la dimension universel de l'Evangile présente dans la vie, la mort et la résurrection du Christ.

•5• La qualification "chrétiens" semble être donnée à la communauté des disciples par des gens extérieures au groupe... Un autre fois seulement, dans les Actes, le groupe recevra un autre nom donné là aussi par des gens de l'extérieur, c'est au chapitre 24 (v.5) quand Paul, mis en procès est désigné comme "le chef de file de la secte des Nazôréens".
—Avant (et encore après), l'auteur du livre des Actes utilise les expressions les frères (1,15 ; 11,1 ; 12,17 ; 14,2 ; 21,17 ...), les croyants (2,44 ; 4,32 ; 18,27 ; 19,18 ; 21,20 ...), les disciples (6,1 ; 9,1.26 ; 16,1 ;  18,23 ; ...), la Voie (9,2 ; 19,9.23 ; 22,4 ; 24,14.22), les saints (9,13.32.41 ; 26,10.18), ...
—De son côté, et trois décennies plutôt, l'apôtre Paul utilisaient aussi les mots les croyants (1Th 1,7 ; 2,10 ; ...), les frères (Rm 16,14 ; 1Co 15,6 ; 16,11.20 ; Ga 1,2 ; 1Th 5,26.27 ; Ph 4,21 ; ...), les saints (Rm 1,7 ; 1Co 1,2 ; 6,1.2 ; 14,34 ;  ...), ou encore (une seule fois) les élus de Dieu (Rm 8,33† ; [voir aussi 1P 1,1])

•6• C'est dans ce même verset 26, où apparaît l'appellation "chrétien", que le mot ekklèsia , 'Eglise’, est utilisé pour la première fois pour désigner une communauté de disciples du Christ extérieure à la Palestine. De nouveau la dimension universaliste intrinsèquement liée à l'appellation "chrétien".

•7• Enfin, immédiatement après que ce vocable soit utilisé pour la première fois, la perspective d'une solidarité financière des communautés chrétiennes hellénistiques en faveur de la communauté de Jérusalem frappée par une famine est évoquée. De nouveau un universalisme qui transcende les frontières ethniques, culturelles, économiques ou autres.
—Ces 7 remarques sur le passage que nous avons lu montre que pour l'auteur du livre des Actes, le mot "chrétien" n'a de sens que lié à l'universalité de l'Evangile du Christ.

—• Ce mot "chrétien" apparaîtra encore une seconde fois à la fin du livre de Actes quand l'apôtre Paul comparaît à Césarée devant le gouverneur Festus et le roi Agrippa (roi de Chalcis [au Liban] Marcus Juilius Agrippa II ; 27– † v.100). La défense de Paul –en forme de prédication– est si convaincante que, selon l'auteur des Actes, le roi Agrippa dit à Paul :
«Encore un peu, tu m'auras persuadé,
tu auras fait de moi un chrétien !»
——————————— (Actes 26,28)

—Pour l'auteur du livre des Actes le mot chrétien est maintenant disponible pour être utilisé sans plus d'explication dans une discussion entre l'apôtre Paul et les autorités romaines.

(symbole chrétien copte, Haute-Egypte 4ème s. ap. JC)
—• Enfin, ce mot  christianos, "chrétien", apparaît encore une troisième et dernière fois, dans le Nouveau Testament. C'est dans la  première épître de Pierre, au chapitre 4 (v.16). Nous sommes sans doute dans la fin du 1er s. ap.JC, alors que les chrétiens subbissent l'hostilité de la société romaine. Lisons  1 Pierre 4,12-16 :

    (12) Bien-aimés,
            ne soyez pas surpris de l'embrasement 
            qui sévit parmi vous
            pour vous mettre à l'épreuve,
            comme s'il vous arrivait quelque chose d'étrange.
    (13)    Au contraire,
            réjouissez-vous d'avoir part aux souffrances du Christ,
            afin qu'aussi vous vous réjouissiez
            et soyez transportés d'allégresse à la révélation de sa gloire.
    (14)    Si vous êtes insultés pour le nom du Christ
            heureux êtes-vous,
            car l'Esprit glorieux, l'Esprit de Dieu, repose sur vous !
    (15)    Cependant, qu'aucun de vous ne souffre comme meurtrier,
            comme voleur, parce qu'il fait le mal
            ou parce qu'il se mêle des affaires d'autrui ;
    (16)    mais si c'est comme chrétien, qu'il n'en ait pas honte ;
            qu'il glorifie plutôt Dieu en ce nom.
—Quand l'auteur de cette épître écrit sous le nom de Pierre l'apôtre “Aux élus, qui ont été choisis et qui vivent en étrangers dans la dispersion – dans le Pont, en Galatie, en Cappadoce, en Asie et en Bithynie ”(1Pierre 1,1),  nous sommes dans le dernière tiers du 1er s. ap. JC. Il n'y a pas encore de persécution anti-chrétienne massive, généralisée et systématique, il faudra attendre le 3ème siècle pour cela, mais il y a, et nous le comprenons au travers de cette lettre une situation d'oppression et de discrimination, une situation de vexation latente à l'encontre de ceux qui se réclament du Christ.
—Localement, comme en Asie Mineure (l'actuelle Turquie) cette situation semble avoir été plus critique. Une situation qui peut conduire les chrétiens devant les tribunaux sur simple dénonciation, et qui peut même parfois les conduire à la torture ou à la mort s'il refuse de renier cette appartenance au mouvement du Christ.
—Il est tout à fait intéressant à ce sujet de lire l'échange épistolaire entre Pline le Jeune et l'empereur Trajan (98-117) au tout début du 2ème s. ap. JC. Nous sommes une ou deux décennies après l'épître de Pierre, mais cet échange est particulièrement intéressant car Pline le Jeune est en charge de la gouvernance et de l'administration d'une partie de l'Asie mineure, la Bithynie et le Pont, des  régions explicitement mentionnées dans la salutation de la première épître de Pierre.
—Lisons donc un extrait de l'échange entre Pline le Jeune et l'empereur :

“Je me fais une religion, seigneur, de vous exposer tous mes scrupules ; 
car qui peut mieux, 
ou me déterminer, 
ou m'instruire ?
Je n'ai jamais assisté à l'instruction et au jugement du procès d'aucun chrétien. Ainsi je ne sais sur quoi tombe l'information que l'on fait contre eux, ni jusqu'où l'on doit porter leur punition.
J'hésite beaucoup sur la différence des âges.
- Faut-il les assujettir tous à la peine, sans distinguer les plus jeunes des plus âgés ?
- Doit-on pardonner à celui qui se repent ?
ou est-il inutile de renoncer au christianisme quand une fois on l'a embrassé ?
- Est-ce le nom seul que l'on punit en eux ? ou sont-ce les crimes attachés à ce nom ?
Cependant voici la règle que j'ai suivie dans les accusations intentées devant moi contre les chrétiens. Je les ai interrogés s'ils étaient chrétiens.
Ceux qui l'ont avoué, je les ai interrogés une seconde et une troisième fois,
et je les ai menacés du supplice.
Quand ils ont persisté, je les y ai envoyés.
Car, de quelque nature que fût ce qu'ils confessaient, j'ai cru que l'on ne pouvait manquer à punir en eux leur désobéissance et leur invincible opiniâtreté.
Il y en a eu d'autres, entêtés de la même folie, que j'ai réservés pour envoyer à Rome, parce qu'ils sont citoyens romains. Dans la suite, ce crime venant à se répandre, comme il arrive ordinairement, il s'en est présenté de plusieurs espèces.
On m'a remis entre les mains un mémoire sans nom d'auteur, où l'on accuse d'être chrétiens différentes personnes qui nient de l'être et de l'avoir jamais été. Elles ont, en ma présence, et dans les termes que je leur prescrivais, invoqué les dieux, et offert de l'encens et du vin à votre image, que j'avais fait apporter exprès avec les statues de nos divinités ; elles se sont même emportées en imprécations contre Christ. C'est à quoi, dit-on, l'on ne peut jamais forcer ceux qui sont véritablement chrétiens. J'ai donc cru qu'il les fallait absoudre.
D'autres, déférés par un dénonciateur, ont d'abord reconnu qu'ils étaient chrétiens ; et aussitôt après ils l'ont nié, déclarant que véritablement ils l'avaient été, mais qu'ils ont cessé de l'être... .../...
Ils assuraient que toute leur erreur ou leur faute avait été renfermée dans ces points : qu'à un jour marqué, ils s'assemblaient avant le lever du soleil, et chantaient tour à tour des vers à la louange de Christ, comme s'il eût été dieu ; qu'ils s'engageaient par serment, non à quelque crime, mais à ne point commettre de vol, ni d'adultère ; à ne point manquer à leur promesse ; à ne point nier un dépôt : qu'après cela ils avaient coutume de se séparer, et ensuite de se rassembler pour manger en commun des mets innocents ; qu'ils avaient cessé de le faire depuis mon édit, par lequel, selon vos ordres, j'avais défendu toutes sortes d'assemblées.
Cela m'a fait juger d'autant plus nécessaire d'arracher la vérité par la force des tourments à deux filles esclaves qu'ils disaient être dans le ministère de leur culte ; mais je n'y ai découvert qu'une mauvaise superstition portée à l'excès ; et, par cette raison, j'ai tout suspendu pour vous demander vos ordres.” 
——————— (Livre X, lettres 97 et 98 sur les chrétiens)

—Cette lettre d'un gouverneur (propréteur) provincial à son empereur est extrêmement instructive concernant ce que le nom de chrétien pouvait faire peser comme risque sur ceux qui étaient dénoncés comme tels ou qui le revendiquaient.
—On voit bien dans l'exposé que fait Pline de son attitude à l'empereur qu'il n'y a pas chez lui de haine particulière et qu'il cherche à avoir un réponse équilibrée aux cas qui lui sont soumis :
—- Ceux qui nient avoir été chrétiens
        ou qui renient cette appartenance sont exempts de peine.    
—- Ceux qui persistent sont menacés du supplice,
        et ceux qui s'entêtent y sont envoyés.
        Ceci, bien que Pline reconnaissent lui-même
        qu'on ne peut leur imputer aucun crime
        si ce n'est d'adorer le Christ,
        et donc de revendiquer ce nom de chrétien
        sur la base duquel ils ont été dénoncés.

—Rappelons pour conclure ce que l'auteur de la 1ère épître de Pierre écrit aux chrétiens qui sont dans cette situation :
—“Si vous êtes insultés pour le nom du Christ, heureux êtes-vous,
car l'Esprit glorieux, l'Esprit de Dieu, repose sur vous !
Si vous souffrez comme chrétien, n'en ayez pas honte.
———————————(d'après 1Pierre 4,14-16)
—Le nom de chrétien est donc lié à une référence personnelle au Christ assumée jusqu'au bout. Il n'est pas là question de doctrine ou d'institution, ni d'Eglise particulière.
—Il est question d'une cohérence personnelle vis-à-vis de cette référence au Christ.
   Dans ce sens, le christianisme se définit par son centre, le Christ, et non par ses frontières. Des frontières qui définiraient "dedans et un dehors" de façon dogmatique ou institutionnelle.
    Ainsi, le mot "chrétien" qui est à l'origine un nom donné par la société romaine païenne aux disciples du Christ, ce nom est un nom qui appelle celui qui s'en réclame à une cohérence qui engage sa vie face aux pouvoirs du monde.
   Dans ce sens, le mot "chrétien" a encore toute sa pertinence aujourd'hui !
———————————Patrice ROLIN
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MessagePosté le: Jeu 13 Juil - 16:14 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 14 Juil - 13:37 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Ce n'est qu'un long copié/collé moderniste qui n'est pas du tout catholique :
http://biblique.blogspirit.com/archive/2011/12/17/l-invention-du-mot-chreti…

Autant tout est bon pour ou contre l'Islam, autant tout est faux sur le catholicisme. C'est très ennuyeux.
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MessagePosté le: Sam 15 Juil - 12:09 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Dis nous d'où vient les mots christ, chrétien qui n'existent pas en langue arabe.

En pays arabophone, les chrétiens sont appelés des nazaréens.
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Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


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MessagePosté le: Ven 21 Juil - 19:07 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Les trois pires légendes urbaines contre Jésus


Première arnaque classique sur internet
"Marie a été mère du philosophe juif Jésus de Nazareth conçu avec son mari Joseph."
La philosophie est une conception purement hellénique, jamais rabbi Yeshua ישוע ne fut hellénique.

Seconde arnaque classique sur internet
"Le philosophe juif Jésus est né l'an 1 de son ère. Comme c'est curieux.."
Il était né entre l'an 7 et l'an 5 avant notre ère.

Troisième arnaque classique sur internet
"Le philosophe juif Jésus n'a jamais été chrétien et pourtant il est considéré comme le fondateur du christianisme alors que c'est plutôt sa mort qui a donné l'idée aux apôtres d'une nouvelle secte fondée sur son culte."
Tout ça est de la légende urbaine sunnite, laisse tomber ces bêtises. Rabbi ישוע avait annoncé sa mort et choisi Simon Céphas à la source du Jourdain comme son premier successeur de sa mouvance du judaïsme opposée au pharisianisme.

Attention aux dérives militantes contre l'Histoire des religions

En appelant eux-mêmes des Juifs pour Jésus, des chrétiens hébreux, des juifs messianiques, des יהודים משיחיים, célèbrent les vacances juives avec une interprétation chrétienne. Ils tiennent les services de Shabbat, utilisent des calottes juives et des châles de prière pour donner l'impression qu'un juif peut être chrétien et maintenir son identité juive.
En utilisant les rouleaux de la Torah, l'éclairage des bougies Shabbat, Hamotzei et Kiddush, ils font que les juifs non affiliés se sentent à l'aise et les accueillent dans leurs églises.

Un autre piège aussi militant est de relier ce rabbi Yeshua à l'Îsa musulman inventé dans le Coran.

Parler du philosophe Jésus, du musulman Jésus, c'est se faire laver le cerveau grave.

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MessagePosté le: Sam 22 Juil - 10:11 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Biographie de Jésus de Nazareth, le philosophe juif.

Jésus est né en l'an 1 de l’ère qui porte son nom, à Nazareth, en Palestine alors colonie romaine.
Son père était Joseph, un charpentier, sa mère Marie, femme au foyer.

Jésus a étudié la torah dans une Yeshouva de cette bonne ville.

Âgé de 30 ans, il se résolut à réformer le judaïsme qui lui déplaisait pour sa mutilation du corps humain, son mépris des femmes avec quelques disciples comme son frère Jacques, Luc...etc.

La langue que Jésus parlait était l'araméen et non l'hébreu.

Ce qu’il disait a déplu aux rabbins qui l'ont dénoncé aux autorités romaines pour activités subversives.

Après un procès inique, il a été condamné à mort par crucifixion.

La légende raconte qu'il a ressuscité après trois jours mais ça ne tient pas debout.

Jésus n'a jamais été chrétien ni même ses apôtres tous juifs.

Le christianisme, c'est du au génie de Paul de Tarse qui fonda vraiment le christianisme.

Paul qui sera aussi crucifié à Rome mais la tête en bas.
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MessagePosté le: Mar 8 Aoû - 10:07 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

En t'obstinant à attaquer les chrétiens, tu vides ton forum. Il n'y a plus que toi qui poste désormais.
Bonne continuation dans le vide.
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MessagePosté le: Mar 8 Aoû - 23:57 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

yacoub a écrit:
Biographie de Jésus de Nazareth, le philosophe juif.

Jésus est né en l'an 1 de l’ère qui porte son nom, à Nazareth, en Palestine alors colonie romaine.
Son père était Joseph, un charpentier, sa mère Marie, femme au foyer.
Jésus est né le 21 aout de l'an -7
Jésus a étudié la torah dans une Yeshouva de cette bonne ville.
oui Jésus a étudié comme les autres juifs la torah
Âgé de 30 ans, il se résolut à réformer le judaïsme qui lui déplaisait pour sa mutilation du corps humain, son mépris des femmes avec quelques disciples comme son frère Jacques, Luc...etc.
Pas tout à fait..
La langue que Jésus parlait était l'araméen et non l'hébreu.
Jésus connaissait trois langues, L'hébreux, l'araméen et le grec.
Ce qu’il disait a déplu aux rabbins qui l'ont dénoncé aux autorités romaines pour activités subversives.
Oui
Après un procès inique, il a été condamné à mort par crucifixion.
Oui
La légende raconte qu'il a ressuscité après trois jours mais ça ne tient pas debout.
Oui il est ressucité apr`s trois jours sous sa forme "morontiel" ce n'était pas son corps physique.
Jésus n'a jamais été chrétien ni même ses apôtres tous juifs.
Jésus vivait sa vie pour plaire à Dieu.
Le christianisme, c'est du au génie de Paul de Tarse qui fonda vraiment le christianisme.
La religion à propos de Jésus a été crée involontairement par Pierre et Paul l'a répandu chez les grec qui l'ont fait accepter par les romains.
Paul qui sera aussi crucifié à Rome mais la tête en bas.
Possible.


Salut Yacoub selon mon livre qui est le premier "descendu" du ciel étant donné qu'il est présenté par des êtres célestes immortels plusieurs choses que tu as écris sont différentes. Je les écrits entre les lignes.
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MessagePosté le: Mer 23 Aoû - 11:04 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

C'est dommage d'avoir bousillé un si beau sujet. Passons sur l'imaginaire d'Urantia, quand un sujet n'est pas sérieusement cerné et encadré, il est perdu et donne une mauvaise image de l'ensemble.
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MessagePosté le: Mer 23 Aoû - 13:38 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Marmhonie a écrit:
C'est dommage d'avoir bousillé un si beau sujet. Passons sur l'imaginaire d'Urantia, quand un sujet n'est pas sérieusement cerné et encadré, il est perdu et donne une mauvaise image de l'ensemble.


Rebonjour frère Marmhonie et bonne fête en retard.


J'ai eu des problèmes avec le programme ici pour répondre à yacoub.


Je croyais que vous lisiez objectivement le livre d'Urantia-ce que vous avez écris sur l'autre forum..pas facile de passer d'une connaissance à une autre plus élevée..


Ce que dit le livre d'Urantia sur le mot chrétien:


Bien que la Palestine fût le foyer de la culture religieuse juive et le berceau du christianisme, les Juifs étaient répandus dans le monde, implantés dans beaucoup de nations, et pratiquaient le commerce dans toutes les provinces des États romain et parthe.


 La Grèce apportait un langage et une culture, Rome construisait les routes et unifiait un empire, mais la dispersion des Juifs, avec plus de deux-cents synagogues et leurs communautés religieuses bien organisées réparties çà et là dans tout le monde romain, fournissait les centres culturels où le nouvel évangile du royaume des cieux reçut son accueil initial et d’où il se répandit, par la suite, aux confins de la terre.


 Chaque synagogue juive tolérait une frange de croyants venant de chez les Gentils, des hommes « dévots » ou « craignant Dieu », et c’est parmi cette frange de prosélytes que Paul opéra la majeure partie de ses premières conversions au christianisme. Même au temple de Jérusalem, il y avait, pour les Gentils, une cour richement décorée. La culture, le commerce et le culte de Jérusalem étaient très étroitement liés avec ceux d’Antioche. C’est à Antioche que les disciples de Paul furent appelés, pour la première fois, « les chrétiens ».
Le livre d'Urantia Fascicule 121 section 2. Le peuple juif


http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-urantia/fascicule-121-l-epoque-de-l-effusion-de-micael?term=chr%C3%A9tiens%7CAntioche#search-jump-result-0


Fraternellement.


Claude.
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MessagePosté le: Mer 23 Aoû - 18:10 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

C'est ce qui est écrit dans Actes du Nouveau Testament. On ne peut donc se tromper.
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MessagePosté le: Sam 26 Aoû - 09:38 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

claudem a écrit:
Marmhonie a écrit:
C'est dommage d'avoir bousillé un si beau sujet. Passons sur l'imaginaire d'Urantia, quand un sujet n'est pas sérieusement cerné et encadré, il est perdu et donne une mauvaise image de l'ensemble.



Rebonjour frère Marmhonie et bonne fête en retard.


J'ai eu des problèmes avec le programme ici pour répondre à yacoub.


Je croyais que vous lisiez objectivement le livre d'Urantia-ce que vous avez écris sur l'autre forum..pas facile de passer d'une connaissance à une autre plus élevée..


Ce que dit le livre d'Urantia sur le mot chrétien:


Bien que la Palestine fût le foyer de la culture religieuse juive et le berceau du christianisme, les Juifs étaient répandus dans le monde, implantés dans beaucoup de nations, et pratiquaient le commerce dans toutes les provinces des États romain et parthe.


 La Grèce apportait un langage et une culture, Rome construisait les routes et unifiait un empire, mais la dispersion des Juifs, avec plus de deux-cents synagogues et leurs communautés religieuses bien organisées réparties çà et là dans tout le monde romain, fournissait les centres culturels où le nouvel évangile du royaume des cieux reçut son accueil initial et d’où il se répandit, par la suite, aux confins de la terre.


 Chaque synagogue juive tolérait une frange de croyants venant de chez les Gentils, des hommes « dévots » ou « craignant Dieu », et c’est parmi cette frange de prosélytes que Paul opéra la majeure partie de ses premières conversions au christianisme. Même au temple de Jérusalem, il y avait, pour les Gentils, une cour richement décorée. La culture, le commerce et le culte de Jérusalem étaient très étroitement liés avec ceux d’Antioche. C’est à Antioche que les disciples de Paul furent appelés, pour la première fois, « les chrétiens ».
Le livre d'Urantia Fascicule 121 section 2. Le peuple juif


http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-urantia/fascicule-121-l-epoque-de-l-effusion-de-micael?term=chr%C3%A9tiens%7CAntioche#search-jump-result-0


Fraternellement.


Claude.
http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-urantia/fascicule-121-l-epoque-de-l-effusion-de-micael?term=chr%C3%A9tiens%7CAntioche#search-jump-result-0

Jésus était juif et n'est pas sorti du judaïsme. Jésus était pour une réforme du judaïsme en renonçant à la loi du talion, aux mutilations sexuelles et aux interdits alimentaires.
Contrairement à son frère Jacques qui était poursuivre la Loi de Moïse.
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MessagePosté le: Dim 27 Aoû - 16:40 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Au début, le christianisme ne fit de conversions que dans les couches inférieures des milieux sociaux et économiques. Mais, dès le commencement du deuxième siècle, l’élite de la culture gréco-romaine s’orienta de plus en plus vers ce nouvel ordre de croyance chrétienne, ce nouveau concept de la raison de vivre et du but de l’existence.


 Comment ce nouveau message d’origine juive, qui avait presque échoué dans son pays natal, put-il capter si vite et si efficacement le mental des élites de l’Empire romain ? Le triomphe du christianisme sur les religions philosophiques et les cultes des mystères fut dû aux facteurs suivants :


195:0.6 (2070.2) 1. L’organisation – Paul était un grand organisateur, et ses successeurs restèrent à sa hauteur.


195:0.7 (2070.3) 2. Le christianisme était complètement hellénisé. Il englobait ce qu’il y avait de meilleur dans la philosophie grecque et dans la théologie hébraïque.


195:0.8 (2070.4) 3. Mais, mieux que tout, il contenait un nouvel et grand idéal, l’écho de la vie d’effusion de Jésus et le reflet de son message de salut pour toute l’humanité.


4. Les dirigeants chrétiens étaient disposés à faire, avec le mithracisme, les compromis nécessaires pour que plus de la moitié de ses adhérents soient gagnés au culte d’Antioche.


5. De même, la génération suivante et les générations subséquentes de dirigeants chrétiens firent encore de tels compromis avec le paganisme que même l’empereur romain Constantin fut gagné à la nouvelle religion.


6.Toutefois, les chrétiens conclurent un marché judicieux avec les païens, en ce sens qu’ils adoptèrent l’apparat du rituel païen tout en obligeant les païens à accepter la version hellénisée du christianisme paulinien. Ils transigèrent plus heureusement avec le paganisme qu’avec le culte mithriaque, mais, même dans ce compromis initial, ils sortirent plus que vainqueurs, en ce sens qu’ils réussirent à éliminer les grossières immoralités ainsi que nombre d’autres pratiques répréhensibles des mystères persans.


 À tort ou à raison, les premiers dirigeants du christianisme compromirent délibérément les idéaux de Jésus dans un effort pour sauver et propager beaucoup de ses idées. Et ils remportèrent de grands succès. Mais ne vous y trompez pas ! Les idéaux compromis du Maitre restent latents dans son évangile et finiront par affirmer leurs pleins pouvoirs sur le monde.


195:0.13 (2070.9) Par cette paganisation du christianisme, l’ancien ordre de choses gagna nombre de victoires mineures de nature ritualiste, mais les chrétiens prirent l’ascendant en ce sens que :


195:0.14 (2070.10) 1. Ils firent résonner dans la morale humaine une nouvelle note d’un diapason infiniment plus élevé.


195:0.15 (2070.11) 2. Ils donnèrent au monde un nouveau concept considérablement élargi de Dieu.


195:0.16 (2070.12) 3. L’espoir de l’immortalité devint une partie de l’assurance d’une religion reconnue.


195:0.17 (2070.13) 4. Jésus de Nazareth fut offert à l’âme affamée des hommes.


 Des grandes vérités enseignées par Jésus, beaucoup furent presque perdues dans les premiers compromis, mais elles sommeillent encore dans cette religion de christianisme paganisé, qui était elle-même la version paulinienne de la vie et des enseignements du Fils de l’Homme. Même avant d’être paganisé, le christianisme fut d’abord complètement hellénisé. Le christianisme a une dette, une très grande dette envers les Grecs. Ce fut un Grec d’Égypte qui se dressa si courageusement à Nicée et mit l’assemblée au défi avec tant d’intrépidité que le concile n’osa pas obscurcir le concept de la nature de Jésus au point de risquer de faire perdre au monde la vérité concernant son effusion. Ce Grec s’appelait Athanase. Sans l’éloquence et la logique de ce croyant, les opinions persuasives d’Arius auraient triomphé..


Le livre d'Urantia Fascicule 195 Introduction


http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-urantia/fascicule-195-apres-la-pentecote
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MessagePosté le: Jeu 7 Sep - 16:17 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Le premier chrétien non juif était un centurion romain dont j'ai oublié le nom . Il y a un film sur lui. 
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MessagePosté le: Ven 8 Sep - 22:05 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Ce qui est triste, c'est que l'apostasie de l'Islam de certains les ronge de haine maintenant, et que par pure provocation, sans de sokides connaissances historiques authentiques mais révisée, cette haine donc s'en prend pzrticulierement au messagevd'Amour universel de Jésus, typique de la haine talmudique.


On ne peut pas rester dans un seul forum de haine. Il faut savoir partir, en priant que cette personne retrouve la paix, et œuvre en bien désormais. 


J'ai vu au long de ma vie tantbde gens formidables faire le pas décisif pour s'en sortir et, au lieu d'apporter du bonheur à leurs semblables, dégager une haine terrible qui les a rongé le restant de leur vie, la vieillesse n'arrangeantbrien, au contraire. En somme, ils ont quitté leur prison mentale pour détruire leur cœur. 


Je ne veux pus jamais voir ça et préfère les laisser finir de bousiller leur vie. La haine et l'orgueil ont fini par les vaincre. 
Marmhonie bien triste. 
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MessagePosté le: Mar 12 Sep - 17:21 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien" Répondre en citant

Tu es dans un égarement évident, je n'ai aucune haine pour aucun musulman mais je travaille à le faire apostasier en lui montrant les absurdités de la secte.

Si tu n'es pas d'accord avec moi, tu peux te retirer de ce forum. Je ne t'en voudrai pas.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:50 (2017)    Sujet du message: L'invention du mot "chrétien"

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