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Arabie saoudite
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khazars



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MessagePosté le: Jeu 13 Fév - 20:35 (2014)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

bsr





AFP: Arabie saoudite : Une femme doit se faire accompagner d’un tuteur pour consulter un médecin
_______
Un membre de la plus haute autorité religieuse en Arabie saoudite a défendu, dans un journal ce jeudi, une fatwa interdisant à une femme de se faire ausculter par un médecin en l’absence d’un tuteur. Sa déclaration intervient après la récente mort à Ryad d’une étudiante des suites d’un malaise cardiaque dans sa faculté où un ambulancier s’est vu interdire l’accès en l’absence d’un tuteur de la fille.
"Les femmes font désormais preuve de négligence en consultant des médecins sans la présence d’un Mahram (gardien légal), et cela est interdit par la religion", a annoncé cheikh Qays al-Moubarak , membre du Conseil des grands oulémas d’Arabie, cité par le quotidien Al-Hayat. Une visite médicale pourrait amener "une femme à montrer des parties de son corps à un médecin. Cela n’est pas permis (…) sauf en cas d’urgence", a-t-il encore dit.
"Les femmes ne doivent se faire soigner par un médecin qu’en l’absence d’une femme-médecin. Si cela se produit, elles ne doivent pas être seules et le médecin ne doit regarder que la partie du corps concernée" par la maladie, a-t-il insisté.
En 2002, 15 jeunes filles avaient péri dans un incendie qui s’était déclaré dans leur école à La Mecque lorsque la police religieuse avait interdit leur évacuation sous prétexte qu’elles n’étaient pas vêtues de façon conforme au code vestimentaire islamique.
L’Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur régi par une stricte application de la loi islamique, impose de strictes restrictions aux femmes qui ont besoin d’un tuteur pour travailler, voyager ou même se marier. C’est aussi le seul pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire.
_________________
les riches qui possèdent le savoir ont les vies des pauvres entre les doigts.


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MessagePosté le: Jeu 13 Fév - 20:35 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 14 Juil - 17:31 (2014)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/36283-140704-mondi…
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Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


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MessagePosté le: Jeu 8 Sep - 19:22 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Lun 12 Sep - 09:34 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

Quand l’Arabie était “ heureuse ”
Le premier livre des Rois rapporte que, mille ans avant l’adoration des mages à la Crèche, le roi Salomon reçut la visite de la reine de Saba. «  Elle arriva à Jérusalem avec une suite très imposante, avec des chameaux chargés d’aromates, d’or en grande quantité et de pierres précieuses.  » (1 R 10, 2)
Les anciens appelaient «  Arabie Heureuse  » le royaume de Saba, le sud de la péninsule arabique, à cause des vallées verdoyantes que le barrage de Mârib irriguait et fertilisait en canalisant le cours des eaux de pluie saisonnière. Ces vallées ont été habitées et cultivées depuis les temps les plus reculés, et très tôt organisées en États relativement complexes, dont l’archéologie moderne retrouve le riche passé millénaire, et l’attente religieuse illustrée par l’admiration de la reine de Saba pour «  toute la sagesse de Salomon  ».

La palmeraie d’une oasis, sur la piste caravanière
qui relie Zafar et Najran, en Arabie Heureuse.

Nous savions qu’à partir du premier siècle de notre ère, Himyar avait progressivement supplanté et annexé les royaumes rivaux «  de Saba, de Hadramôt et de Yéménat  », réalisant l’unité politique «  de leurs Arabes dans la montagne et dans la plaine  », comme disent les inscriptions. Et l’Histoire ecclésiastique de Théodore le Lecteur rapportait aussi que les Himyarites se sont convertis au christianisme à l’époque de l’empereur Anastase (491-518). Mais les apports des recherches archéologiques des dernières décennies renouvellent complètement notre connaissance de l’Arabie chrétienne, du Hadramaout jusqu’au Taurus, du golfe d’Oman au Liban et au Sinaï.
Le Père Piccirillo en rend compte dans un ouvrage magnifiquement illustré qui rassemble une abondante documentation (L’Arabie chrétienne, Milan, 2002; aux éditions Mangès pour l’adaptation en langue française).
«  Les résultats des fouilles ont montré que la province romaine d’Arabie était peuplée, pour sa plus grande part, de populations arabes parfaitement intégrées à la nouvelle société chrétienne, ce que les sources littéraires de l’Antiquité ne permettaient pas de soupçonner. Rien n’interdit de penser qu’un jour la recherche archéologique puisse compléter par de nouvelles découvertes notre connaissance de la présence chrétienne dans la péninsule arabique.  » (p. 27)
Résumons ces acquis avant de les confronter avec ceux de notre exégèse scientifique du Coran. Entreprise, il y a quarante ans, sous la direction de l’abbé Georges de Nantes, notre maître et notre Père, elle est loin d’être achevée mais, déjà, elle éclaire singulièrement les résultats de l’archéologie, et reçoit en retour une lumière nouvelle (Le Coran, traduction et commentaire systématique, trois tomes, éd. CRC).
I. LES ARABES ET LA BONNE NOUVELLE
Dans l’Évangile, tout commence «  à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait  » (Jn 1, 28). Autrement dit  : en Transjordanie… c’est-à-dire en Arabie  ! Et c’est encore «  au-delà du Jourdain  » que Jésus cherche refuge pour échapper à ceux qui voulaient l’arrêter à Jérusalem, et retrouver un peuple bien disposé (Jn 10, 40-42). Après avoir proclamé son intention de «  faire sortir  » ses brebis du «  parvis  » du Temple de Jérusalem, il joint le geste à la parole en «  sortant  » lui-même, pour se rendre en pèlerinage en ce lieu béni où les Juifs avaient entendu la voix du Père, au jour de son baptême, mieux que les Hébreux campés au pied du Sinaï, aux jours de Moïse.
C’est dans ces régions que la Bonne Nouvelle fut colportée par les Juifs venus en pèlerinage pour la fête de Pentecôte. Le récit de saint Luc témoigne de la présence à Jérusalem, le jour de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, de Juifs originaires d’Arabie  : «  Tous, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu  !  » (Ac 2, 11) D’où viennent ces «  Arabes  », de quelle région de l’oikouménè, du monde habité  ? À coup sûr, d’ «  au-delà du Jourdain  ». «  Crétois et Arabes  »… autant dire  : «  Occidentaux et Orientaux  », la Crète étant à l’occident de Jérusalem, et l’Arabie à l’orient… Il est difficile de préciser davantage du fait que les «  Arabes  », encore appelés Skénites par Strabon («  ceux qui vivent sous la tente  »), se définissent par un mode de vie, le nomadisme, excluant par définition un domicile fixe. Les Arabes sont répandus sur une aire qui englobe tout le territoire syrien ainsi que le désert oriental jusqu’à l’Euphrate, la Mésopotamie, l’Égypte, la péninsule du Sinaï, le royaume des Nabatéens et l’Arabie Heureuse.
Partie de Jérusalem, la “ Bonne Nouvelle ” gagna donc l’Orient par le territoire de la Pérée, situé à l’est du Jourdain et habité par des communautés juives d’obédience essénienne, comme l’ont montré les manuscrits de la mer Morte. Après sa conversion sur le chemin de Damas et son baptême reçu des mains d’Ananias, c’est d’abord en «  Arabie  » que Saul de Tarse, devenu chrétien, passa plusieurs années (Ga 1, 17). De nouveau la question se pose  : que désigne cette unique mention de l’Arabie dans le Nouveau Testament  ? Sans doute le territoire unifié par les rois nabatéens, qui donnera naissance à la province romaine d’Arabie sous l’empereur Trajan, en 106 ap. J.-C. Capitale  : Pétra.
Lorsque saint Paul revint à Damas, en l’an 38 ou 39 de notre ère, le fonctionnaire du roi Arétas qui régnait à Pétra ordonna de le faire arrêter, mais Paul réussit à s’échapper en se laissant descendre dans un panier du haut des murailles (2 Co 11, 32-33).
Moins de trente ans plus tard, en 66, lors de la première révolte juive, les chrétiens de Jérusalem se réfugièrent à Pella, en Décapole, au-delà du Jourdain. C’est ainsi que, parti de Mésopotamie et de Syrie où l’Évangile avait été diffusé par la voix des apôtres Pierre et Paul eux-mêmes, le christianisme se répandit progressivement dans les villes et les campagnes de la future province romaine d’Arabie.
De là, les missionnaires évangélisèrent aussi les territoires de la péninsule arabique échappés à la conquête romaine. En suivant les pistes caravanières, ils réussirent à traverser toute la péninsule. Les uns, partis de la province d’Arabie, atteignirent la côte sud de la péninsule et la côte éthiopienne  ; les autres, partis de l’Irak, gagnèrent les ports de la côte nord, l’île de Bahrein et le golfe d’Oman, avant de s’embarquer sur l’océan en direction des Indes.
PAX ROMANA
La fondation, par l’empereur Trajan, après l’annexion du royaume allié des Nabatéens de Pétra (106 ap. J.-C.), de la province romaine d’Arabie, fut un chef-d’œuvre  : ni violence ni terrorisme n’y eurent la moindre part. «  Deux indices incitent également à penser que les Romains annexèrent sans violence le royaume des Nabatéens, écrit le Père Piccirillo. En premier lieu, le surnom d’Arabicus n’a pas été ajouté, dans la titulature de l’empereur Trajan, aux surnoms qui célèbrent ses victoires, comme ceux de Germanicus, Dacicus, Parthicus. De plus, sur les monnaies qui, en l’an 111, commémorèrent l’annexion en représentant la personnification de la nouvelle province accompagnée d’un chameau ou d’une autruche, c’est l’inscription Arabia Adquisitaqui est reproduite, et non Arabia Capta,formule réservée à une province conquise par la force, comme l’atteste l’expression Judaea Capta,appliquée à la Judée après sa conquête.  »
Durant les deux premiers siècles qui suivirent l’annexion, la défense de l’Arabie fut assurée par la garnison de Bosra. Les troupes disposaient d’un réseau de camps et de fortifications répartis dans toute la province, en particulier le long de laVia Nova Traiana qui reliait le port d’Aila, sur la mer Rouge, où arrivaient les marchandises d’Orient, et la ville de Bosra, capitale administrative de la nouvelle province. Le Coran a conservé le souvenir de ces «  bordjs  » (burûjin; IV, 78). Littéralement, le mot arabe est la transcription du grec purgos, latin burgus, «  tour  », terme militaire introduit par les Romains en Syrie et en Arabie du Nord.
À l’intérieur du territoire placé sous la juridiction du gouverneur, des détachements d’infanterie et de cavalerie, équipés de chevaux ou de chameaux, étaient chargés de patrouiller dans les régions les plus éloignées afin de garantir la sécurité des oasis et de maintenir la paix en tout lieu  : entre les tribus du désert et à l’intérieur des terres habitées et cultivées.
Sur la trajectoire nord-sud des pistes nabatéennes, les nomades rencontraient l’antique Auara, entre Pétra et Hégra, dont les ruines ont été fouillées en 1993  : «  À l’extrémité nord-est du site, on remarque un castrum romain typique, avec un réservoir, des tours en saillie,et une porte sur chacun des quatre murs extérieurs.  » (John Peter Olson, Un poste-clé au cœur du désert, Le monde de la Bible no 88, 1994, p. 39, cité dans notre t. III, p. 91)
Le système défensif organisé par Dioclétien assura deux siècles de paix et de prospérité à la province d’Arabie. Durant la période byzantine (313-636), la croissance de la population, et la sédentarisation des tribus favorisera l’essor des villes (Piccirillo, p. 54).

«  À partir de l’époque des Antonins et des Sévères (fin du IIe – début du IIIe siècle), la construction de nouveaux fortins à des endroits stratégiques de la steppe orientale laisse penser que les troupes chargées de défendre la province d’Arabie se préparaient à affronter de nouvelles menaces en provenance de l’est.  » (Piccirillo, op. cit., p. 37-38) Le castellum Mobenorumde Qasr al-Bashir (ci-dessus),construit dans la steppe entre Madaba et Charachmôba, à l’est de la mer Morte, en liaison avec le camp légionnaire de Lejjun, ressemble comme un frère à celui que construira, quinze siècles plus tard, le Père de Foucauld à Tamanrasset en liaison avec Fort-Motylinski, pour faire face à de nouvelles menace en provenance de l’est (ci-dessous)…


VERS UNE ARABIE CHRÉTIENNE
Dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, les tribus arabes se convertissent au contact des moines chrétiens, et secondent la colonisation romaine. De telle sorte qu’aux deuxième et troisième siècles après la naissance de Jésus, la province romaine d’Arabie atteignit une période d’apogée qui lui permit de rivaliser avec les provinces les plus riches de l’Empire.
Le quatrième siècle voit «  l’émergence d’une “ Église des Saracènes ” ayant à sa tête son propre évêque  » (Françoise Thelamon,Païens et chrétiens au IVe siècle, Études augustiniennes, 1981, p. 123). Mauvia, leur légendaire reine, choisit elle-même pour évêque un moine vivant au milieu de son peuple, du nom de Moyse, orthodoxe nicéen, «  doté d’une personnalité vigoureuse et qui paraît bien décidé à n’accepter aucun compromis  » avec l’arianisme (ibid., p. 138).

L’ARABIE CHRÉTIENNE PRÉISLAMIQUE
Pistes caravanières et routes maritimes de ­l’encens, partant des régions de production de la myrrhe et de l’encens en Arabie du Sud et en Somalie du Nord, vers l’Égypte, le bassin méditer­ranéen et la Mésopotamie, grands demandeurs de ces aromates pour le culte des dieux, mais aussi pour les parfumeurs… «  En s’assurant la maîtrise des pistes caravanières qui mettaient le monde romain en contact avec l’Extrême-Orient et avec l’Arabie Heureuse, c’est-à-dire le sud de la péninsule arabique, l’empereur réalisait le rêve de tous les généraux romains, à commencer par Pompée, qui fut le premier à se porter, en 64 av. J.-C., aux portes de l’Arabie.  » (Piccirillo,op. cit., p. 31)
La Mekke n’existe pas encore, sauf dans l’imagination des “ logographes ” musulmans postérieurs. Vidal de La Blache, dans une communication à l’Académie des inscriptions et belles-lettres (séance du 6 novembre 1896), établissait la carte des Voies de commerce dans la Géographie de Ptolémée  : La Mekke, donnée traditionnellement pour une grande étape de la «  route de l’encens  », est absente de cette carte (reproduite p. 271 de notre tome 2). Nous avons donc dû rectifier la carte établie par feu Georges Duby, où cet historien ne craignait pas de porter “ La Mecque ” avec le tracé des pistes qui la relieront plus tard à Yathrib (future “ Médine ”) au nord, à Taif au sud, et à la mer Rouge (in Atlas Historique, Larousse, 1991). Le Père Piccirillo se rallie à nos vues  ; page 10 de son ouvrage, il établit une carte qui suit notre tracé des pistes cara­vanières  : La Mecque brille par son absence.

Au début du cinquième siècle, sous le règne de l’empereur Arcadius (395-408), l’épisode le plus marquant est la conversion d’un chef sarrasin et de sa tribu à la suite de l’intervention miraculeuse d’un moine, comme le rapporte Sozomène  :
«  “ Peu avant le règne présent (de Valens, dont Sozomène vient de parler, ou de Théodose II, qui règne à l’époque de Sozomène  ?), les Sarrasins commencèrent à devenir chrétiens. Ils partagèrent la foi dans le Christ grâce à la fréquentation des prêtres et des moines des environs qui méditaient dans les déserts environnants, menant une vie bonne et accomplissant des miracles. On dit aussi qu’à cette époque, toute une tribu se tourna vers le christianisme parce que son phylarque, Zokomos, avait été baptisé. Se trouvant sans fils, attiré par la réputation d’un moine, il alla le trouver et il lui confia son chagrin. En effet, il est d’une grande importance d’avoir un fils chez les Sarrasins, et je sais qu’il en est de même chez tous les Barbares. Ce dernier, donc, après lui avoir recommandé d’avoir confiance, lui donna du courage et le renvoya chez lui après lui avoir promis qu’il aurait un fils s’il avait foi dans le Christ. Puisque Dieu fit passer la promesse dans les faits et qu’il lui fut accordé un fils, Zokomos fut initié et entraîna les siens sur la même voie. On dit que, depuis ce jour, cette tribu devint heureuse et riche en hommes, et qu’elle fit peur aux Perses et aux autres Sarrasins ” (HE. VI, 38).
«  Outre le rôle joué par les moines dans la conversion des Arabes, un motif qui revient souvent dans lesVies des ascètes de l’Antiquité chrétienne, le récit rappelle le fait que Zokomos et sa tribu se mirent au service des Romains pour défendre les frontières de l’Empire contre les Perses et les autres tribus. Comme si l’alliance politique avec Rome allait de pair avec la christianisation de la tribu placée à la tête de la confédération.  » (Piccirillo,op. cit., p. 195)
«  Les écrits de Théodoret de Cyr, qui fut le témoin oculaire des faits, décrivent le rôle joué par saint Siméon Stylite dans la conversion de ceux que l’évêque théologien appelle les Ismaélites, utilisant un terme biblique, repris par le Coran et par la tradition musulmane, qui fait d’Ismaël l’ancêtre abramitique des Arabes. L’évêque de Cyr nous a également laissé un texte sur la nature des Arabes, qui ne sont plus des Barbares et des Sarrasins, mais des membres de l’Église et des auxiliaires de l’Empire chrétien  : “ En ce qui concerne nos voisins, les nomades, – je parle des Ismaélites qui vivent dans le désert et qui n’ont pas la moindre connaissance des lettres grecques –, ils sont dotés d’une intelligence vive et pénétrante, et ils ont un jugement capable de discerner le vrai et de réfuter le faux.  » (ibid., p. 196)
En 473, l’empereur Léon Ier accepta qu’Armokésos, chef d’une tribu d’arabes chrétiens, occupe la douane de Jotabé, à l’entrée du golfe d’Araba, à 185 km d’Aïla. Sous le règne de Justin Ier, les Byzantins armèrent les chrétiens d’Éthiopie pour qu’ils interviennent à l’intérieur du territoire sabéen, au sud de la péninsule arabique, où des tribus converties au judaïsme persécutaient les chrétiens.
Quant à Justinien, il conclut une alliance avec la confédération arabe des Banu Ghasan, ou Ghassanides, convertie au christianisme. Il plaça le phylarque Arétas, fils de Jabala, à la tête des arabes fédérés et confia les territoires situés au sud de l’Arabie au phylarque Abou Karib, frère d’Arétas.
Aussi, au sixième siècle, la province d’Arabie christianisée jouit-elle de la faveur des empereurs de Byzance. Tandis que l’essor du commerce favorise un mouvement de sédentarisation et d’urbanisation sans précédent, et qui n’aura plus d’équivalent par la suite, les richesses accumulées par les habitants leur permettent de financer la construction de magnifiques églises, décorées de mosaïques.
L’adhésion massive de la population à la religion chrétienne fut d’ailleurs la cause de sa prospérité. La conversion des tribus arabes les établit dans des relations de confiance avec les autorités romaines.
II. LA TRADITION MUSULMANE REMISE EN QUESTION
À l’histoire ecclésiastique de la province, les découvertes archéologiques récentes apportent une contribution qui éclaire les origines et les débuts de l’islam, depuis les persécutions juives dont furent victimes les chrétiens du Yémen au sixième siècle (encart en fin d’article) jusqu’à la période des Omeyyades et des Abbassides, au huitième siècle. En effet, les inscriptions, qui permettent d’identifier les évêques, attestent la survivance des Églises chrétiennes après la conquête musulmane. L’absence de rupture véritable entre la période byzantine et la période dite musulmane, attestée à la fois par les sources littéraires et par les vestiges archéologiques, pose une formidable énigme aux chercheurs modernes encore persuadés de la vérité historique de la conquête musulmane, qu’un chercheur danois n’a pas craint d’appelerThe Invisible Conquest (cf. Piccirillo,op. cit., p. 226).
Mais pour nous qui avons appliqué au Coran la méthode critique en usage pour l’étude de la Bible et qui, à la suite du Père Lammens (cf. préface à notre tome I, p. XVIII-XV), avons reconnu le caractère incontestablement légendaire de la «  tradition musulmane  », le fait n’a rien d’étonnant si on le confronte à nos découvertes exégétiques.
CONQUÊTE OU PÈLERINAGE  ?
Le contexte du début du Coran est celui d’un pèlerinage semblable à ceux dont nos archéologues retrouvent les traces à Jérusalem, au mont Nébo, en Arabie. Pour les chrétiens de la région comme pour les pèlerins venus de loin, écrit le Père Piccirillo, «  les terres bibliques étaient le lieu où ils pouvaient revivre, dans le souvenir et la prière, les récits de l’Ancien Testament relatifs aux patriarches Abraham, Isaac, Jacob, et aux prophètes, à commencer par Moïse, tout en s’identifiant avec le peuple de Dieu errant dans le désert dont ils se sentaient les héritiers dans la foi  » (Piccirillo, p. 81).
C’est ainsi que l’auteur du Coran déclare «  porte du Dieu  » le mont Scopus, éminence sise au nord de Jérusalem, d’où l’on découvre la ville sainte comme d’un observatoire (sourate II, 158; cf. notre traduction du Coran, tome I, p. 159-160). Par-là, les Arabes, «  enfants d’Ismaël  », entrèrent en 614 dans la ville sainte pour y «  rétablir les assises (’al-qawâcida)du Temple  », là où les Juifs, «  enfants d’Israël  », avaient échoué trois cents ans auparavant (II, 127).
Nous possédons un court récit anonyme qui montre le patriarche Sophrone indigné de voir un diacre de son clergé, habile marbrier, apporter contre rétribution son aide aux constructeurs. Sous le règne de Mo’awiya, Anastase le Sinaïte, chypriote d’origine, moine au Sinaï, passant à Jérusalem, assiste aux importants travaux qui ont lieu sur l’esplanade, en face du mont des Oliviers, et il se fait l’écho, pour s’y opposer, du bruit qui se répand  : les Arabes sont en train de reconstruire le Temple de Dieu. Ils y réussirent en effet puisque, aujourd’hui, l’édifice octogonal appelé “ Dôme du Rocher ”, daté d’Abd-el-Mâlik (685-705), domine tout Jérusalem, et la gigantesque esplanade construite par Hérode est devenue le sanctuaire de l’islam.
On l’a compris  : l’auteur du Coran n’était pas un pèlerin ordinaire, mais il se présentait comme un nouveau Josué entrant en Terre promise à la tête de son peuple après avoir fait pèlerinage aux «  sources de Moïse  » (cf. II, 60) dans la vallée située au nord du mont Nébo, où les pèlerins se reposaient avant d’entreprendre l’ascension vers le sanctuaire bâti en haut de la montagne gravie par Moïse afin de contempler la Terre sainte avant de mourir (Dt 34, 1-6). Les fouilles archéologiques effectuées à partir de 1933, et jamais interrompues depuis, par le Studium Biblicum Franciscanum, ont révélé que des moines occupaient le site entre les premières décennies du cinquième siècle et la seconde moitié du huitième siècle. Ils furent les premiers et les derniers habitants du sanctuaire d’Arabie le plus connu de toute l’Antiquité chrétienne.
Le Coran a conservé le souvenir impérissable de l’immense admiration des enfants d’Ismaël pour les moines chrétiens, formant ce qu’il appelle «  un peuple debout  » (’ummatun qâ’imatun) se levant pour «  réciter les versets du Dieu pendant la nuit  » (III, 113).
Comme le peuple hébreu a passé la mer des Roseaux pour sortir d’Égypte, puis le Jourdain pour entrer dans la Terre promise  ; comme Jésus a passé le torrent du Cédron pour entrer dans sa gloire  ; comme les chrétiens, enfin, reçoivent la grâce en étant plongés dans l’eau du baptême, ainsi la «  race  » (darrat) des enfants d’Ismaël est-elle invitée par Dieu même, parlant par la bouche de l’auteur, à traverser un «  torrent  » (sabîlan) «  jusqu’à ce que vous soyez lavés  », leur dit-il, (tagtasilû; IV, 43), comme dans un nouveau baptême.
Ce «  torrent  » est encore une fois le Jourdain, où les enfants d’Ismaël, sous la conduite de leur nouveau Josué, recevront l’onction qui en fera d’autres «  christs  » à la place des «  chrétiens  ». Ceux-ci ont en effet commis un crime inexpiable  : celui d’ «  emmêler  » au Dieu un fils. Car “ le Dieu ” n’a pas de fils… (IV, 171; V, 72).
Les enfants d’Ismaël aspirent à «  posséder en héritage un jardin de raisins  » (II, 266). Les représentations de la vigne et des scènes de chasse abondent dans les mosaïques des sanctuaires. L’auteur du Coran en garde le souvenir tellement vif qu’il les associe dans une commune réprobation (V, 90-96).
Que les enfants d’Ismaël s’abstiennent de vin et de boisson fermentée, et ne prennent pas part à ces repas funèbres qui dégénèrent en «  rixe  » (’al- cadâwata) et en «  injure  » (wa-l-bagdâ’a)  : c’est ainsi que l’auteur présente le repas eucharistique des chrétiens (V, 90-92)  ! Il est vrai que saint Paul en jugeait de même (1 Co 11, 17-22). Mais c’était au su des abus que lui apprenait la renommée, et son souci était de les corriger, non pas de les supprimer. Tandis qu’interdire tout usage du vin, comme le fait l’auteur du Coran (II, 219), c’est abolir purement et simplement le Saint-Sacrifice de la messe. Même si l’occasion, ou le prétexte, en est fournie par le culte de Bacchus, omniprésent dans les mosaïques des demeures byzantines de Transjordanie.

Les nomades “ Saracènes ” s’adonnent à la chasse et à la vie pastorale sur d’immenses espaces et, surtout, pratiquent des razzias dévastatrices. Détail de la mosaïque du diaconikon-baptistère (530 ap. J.-C.) du Mémorial de Moïse au mont Nébo  : un chasseur à cheval transperce de sa lance un sanglier débusqué par un chien.

Quant au gibier (sayid) tué à la chasse, à moins d’être «  achevé de vos mains et à la pointe de vos lances  » (V, 94; cf.ci-dessous), il est interdit à un peuple «  consacré  » (V, 93; cf. V, 1)  ! Dans les mosaïques de Transjordanie, les scènes de vendange et de chasse alternent dans les rinceaux de vigne, comme dans les versets de la sourate V, à croire que l’auteur du Coran avait à la pensée, ou sous les yeux, ces décorations (ci-contre, p. 11).
D’autant plus qu’il enchaîne  : «  Le gibier de la mer vous est permis.  » De quelle “ mer ” s’agit-il  ? Sûrement pas de la mer Morte, que la mosaïque de la carte retrouvée à Madaba, à l’est de la mer Morte, montre mettant en fuite les poissons du Jourdain. En revanche, la mosaïque de l’église des Saints-Apôtres, construite en 578 à Madaba, représente la mer sous la figure d’une femme brandissant une rame comme étendard, et sortant des flots au milieu de poissons bondissants (Piccirillo,op. cit., p. 154 et 165).
Ces contacts entre l’auteur du Coran et les communautés chrétiennes de l’Arabie sont déjà impressionnants. Mais il y a plus.
L’HÉRÉSIE
«  Arabia haeresium ferax  !  » L’Arabie est un foyer d’hérésies, écrivait Théodoret de Cyr au cinquième siècle. Durant les premiers siècles de l’ère chrétienne, le territoire transjordanien accueillit en effet un grand nombre de sectes qui s’écartaient plus ou moins de l’orthodoxie et dont Épiphane de Salamine entreprit de dresser le catalogue.
Cependant, les sources littéraires de l’époque attestent la présence d’évêques, d’archimandrites, de prêtres, de moines et de fidèles de confession monophysite, illustrant la vitalité d’une foi que les sources archéologiques représentent plutôt comme orthodoxe. Les fidèles rivalisent pour embellir leurs églises depuis les grandes basiliques urbaines jusqu’aux églises des villages et aux chapelles des monastères. Or, les inscriptions, figurant sur les pavements de mosaïque des églises construites entre le cinquième et le huitième siècle, sont des professions de foi en Dieu Trinité sainte et consubstantielle, Seigneur de toutes choses, Celui qui a fait le Ciel et la terre. C’est avec son aide, par sa grâce, selon sa volonté et sa providence que l’on construit les églises et qu’on mène à leur terme les bonnes œuvres  : «  Le Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Dieu unique, est notre Dieu, notre Sauveur, et jouit des mêmes attributs divins. Roi, créateur et démiurge, il est la sagesse de Dieu, le Seigneur Dieu de la Sainte Vierge et de tous les saints, l’honneur du peuple chrétien, le Dieu avec nous.  »
À en juger par les inscriptions, les chrétiens de la province d’Arabie nourrissent une très grande dévotion pour la Sainte Vierge  : elle est Théotokos, Mère de Dieu, Souveraine sainte et immaculée, à laquelle il faut s’adresser «  l’âme et les actions purifiées  », comme le rappelle l’inscription de l’église qui lui fut consacrée dans le centre de Madaba.
Or, notre traduction du Coran démontre que c’est contre le culte rendu au «  Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Dieu unique  » que l’auteur du Coran polémique, et contre sa divine Mère. Ou plutôt, contre l’idée que les chrétiens s’en font  : «  Jadis ils ont apostasié, ceux qui ont dit  : “ Voici le Dieu, Lui, le Christ, fils de Marie, alors que le Christ disait  : “ Ô fils d’Israël, servez le Dieu, mon Maître et votre Maître  ! ”  » (V, 72)
«  Marie  » (maryama) est le seul nom féminin présent dans le Coran. La raison de ce traitement de faveur tient dans la volonté, qui affleure chaque fois qu’il est question du «  Christ  » (masîhu), de réduire à néant sa divinité. L’appellation «  fils de Marie  » (’ibn maryama) est destinée à supplanter définitivement le nom de «  Fils du Très-Haut  » (Lc 1, 32). Ici, l’auteur affirme que le Christ lui-même n’aurait jamais émis la prétention d’être Fils de Dieu. Au contraire, il considérait «  le Dieu  » (Allah) comme son Maître  : «  mon Maître et votre Maître  » (rabbi wa-rabbakum; III, 51). L’auteur connaît le quatrième Évangile et il corrige à dessein la parole de Jésus, disant  : «  mon Père et votre Père  » (Jn 20, 17).
Précisons que le nom d’Allah n’est pas un nom propre mais un nom commun  : ’ilâh précédé de l’article défini ’al. Par contraction, ’al-’ilâh devient ’allâh   : «  le Dieu  ». Le nom biblique d’Elohîm est cependant employé à deux reprises (III, 26; V, 114).
La polémique antitrinitaire affleure partout, dès la sourate I, où “ le Dieu ” reçoit les noms les plus beaux – miséricordieux, maître, roi – mais jamais celui de Père. Car “ le Dieu ” n’a pas d’ «  enfant  » (waladan). L’auteur s’en prend aux récits évangéliques où la procession du Fils est «  célébrée  » par Dieu le Père (II, 116); allusion aux théophanies du baptême du Christ et de sa transfiguration  : «  Et voici qu’une voix venue des Cieux disait  : “ Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur ”.  » (Mt 3, 17; cf. 17, 5; 2 P 1, 17)
L’appellation «  le Christ-Jésus, fils de Marie  » (IV, 171) s’oppose donc à l’appellation, en vigueur parmi les chrétiens, de «  Jésus-Christ, Fils de Dieu  » (Mc 1, 1). Comme saint Paul, l’auteur l’appelle aussi «  le Christ  » (’al-masîhu) tout court, mais en le dépouillant de sa royauté de Fils de David, donc de sa “ messianité ” elle-même. Car «  la royauté des Cieux et de la terre et de ce qu’ils contiennent appartient au Dieu  » (V, 17, 18, 40 et 120) et non pas au «  Christ, fils de Marie  » (V, 17), ni à ceux qui se disent «  les fils de Dieu et ses préférés  », juifs ou chrétiens (V, 18).
C’est pourquoi le nom de «  Messie  » (masîhu), même associé à celui de «  Jésus  » pour former le nom composé précédé de l’article (’al-masîhu cîsâ), est dépouillé de toute sa signification messianique. «  Le Christ-Jésus, fils de Marie  » n’est jamais dit «  fils de David  ». Comment le serait-il, puisque sa Mère «  Marie  » (maryam), donnée pour «  fille d’Amran  », se trouve délibérément confondue avec Myriam, sœur de Moïse et d’Aaron  ?
Ainsi se trouve aboli, entre les deux “ Marie ”, l’écart historique de trente générations, toutes tendues vers l’avenir dans l’attente du Roi-Messie. Le ressort de l’histoire sainte est brisé, au profit d’une chronologie où Jésus vient immédiatement après Moïse (II, 136; III, 84), comme un neveu succède à son oncle  !
Bien plus  : non seulement «  Jésus fils de Marie  » est dépouillé de sa divinité et de sa royauté messianique, mais encore il perd toute consistance historique. «  Malgré tout, avoue le Père Jomier, sa figure reste très floue et il serait bien difficile de se la représenter s’il n’y avait que le Coran.  » Même réflexion du Père Abd-el-Jalil (cités dans notre appendice consacré à Jésus dans le Coran, op. cit., t. II, p. 227)
LE SCHISME
Le schisme est venu plus tard. Dans une étude récente, G. R. Hawting, enseignant à l’Université de Londres, a expliqué que les polythéistes et idolâtres pris à partie dans le Coran seraient en fait les monothéistes, présents en Arabie depuis longtemps. Comment a-t-il fallu attendre treize siècles pour faire cette découverte mirobolante  ? alors qu’elle se lit en toutes lettres dans le Coran lui-même  ! Est taxé d’idolâtrie le culte rendu par les chrétiens au crucifix, à Jésus «  élevé  » (’al-jibt ; IV, 51). Le terme, employé une seule fois dans le Coran, a été forgé par l’auteur à partir de l’hébreu gâbah, «  être élevé  », pour désigner le Christ «  élevé  » sur la Croix, objet de la foi chrétienne. Connaissant la parole de saint Paul  : «  Nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens  » (1 Co 1, 23), l’auteur de la sourate IV veut récuser également le «  scandale  » et la «  folie  ». Il évacue donc la Croix du Christ, en niant le fait, purement et simplement  : «  Ils ne l’ont pas tué ni crucifié, mais il est bel et bien revenu vers eux.  » (IV, 157).
Quant aux saints, particulièrement Marie, la Mère de Jésus  : «  Ne vous égarez pas au point d’idolâtrer (une femme) “ entre les femmes ”  » (IV, 129; cf. Lc 1, 42), commande-t-il. Peut-être la confond-il avec la déesse Aphrodite, «  un des chefs-d’œuvre des mosaïstes de Madaba  », conservée sous le vestibule interne de l’église de la Vierge qui succéda, à Madaba, à une demeure patricienne d’époque byzantine décorée d’une représentation des héros de la tragédie d’Euripide  : Hippolyte. Conservées depuis leur création, au milieu du sixième siècle, ces mosaïques n’ont rien à envier à la renaissance qui fleurira en Italie mille ans plus tard. «  Ces motifs d’inspiration classique, écrit l’archéologue franciscain,ne sont pas tant des vestiges des croyances païennes qu’un témoignage de la culture répandue par Justinien dans tout l’Empire.  » Les acteurs de la tragédie sont figurés sur la terre et au ciel. Un panneau met en scène les personnages célestes en cause  : Aphrodite, assise sur un trône à côté d’Adonis, la poitrine opulente et dénudée, explique la recommandation de l’auteur  : «  Celles que vous avez épousées, corrigez-les et couvrez-les  !  » (IV, 34).
LA VIERGE MÉDIATRICE
En vertu du principe premier de l’école française d’exégèse, s’attachant à expliquer la Bible par la Bible, Georges de Nantes prit pour règle d’expliquer «  le Coran par le Coran  », et non pas par les logographes postérieurs  : «  Le seul document sûr, c’est le Coran, écrit-il. Il faut étudier le Coran, et ensuite expliquer pourquoi et comment sont nées les légendes  », et non pas l’inverse, comme font nos coranisants occidentaux, à la remorque des inventeurs orientaux desdites légendes, en contravention flagrante avec les exigences les plus élémentaires de la méthode scientifique, positive et critique.
Prenons un exemple.
Actuellement, la Ka‘ba désigne un sanctuaire situé à La Mekke, au milieu de la cour de la grande mosquée. Toute la question est de savoir ce que ce mot désigne dans la sourate V. Il apparaît pour la première fois au verset 6, apportant une précision remarquable à la purification rituelle déjà prescrite au verset 43 de la sourate IV en instituant un bain complet, de la tête aux pieds, «  jusqu’à la plante  » (’ilâ l-ka‘bayni).
«  Oignez-vous la tête et les pieds jusqu’à la plante.  » Il serait plus exact de traduire «  jusqu’à la base  », le mot greckubos, «  cube  », dont le mot arabe est la transposition, désignant les pierres d’assise d’une maison. C’est pourquoi le mot sert à désigner certains sanctuaires de forme cubique. Notre exégèse de la sourate V nous a conduit à identifier deux sanctuaires de cette sorte. Le premier se situe à Pétra, où réside le «  Seigneur de la Ka‘ba   »,bâliga l-ka‘bati (V, 95). Le second est aux portes de Jérusalem, «  portes du Dieu  » (V, 2), où «  le Dieu a consacré la Ka‘ba, la Maison sacrée, relevée pour les gens  » (V, 97). Par la suite, il reviendra une quatrième et dernière fois, au pluriel, avec le sens de «  vierges  » (kawâ‘iba; LXXVIII, 33). D’où la question  : la Ka‘ba est-elle une «  Maison  » ou une «  Vierge  »  ?
À la vérité, le sens de «  vierge  » est déjà ancien puisque saint Épiphane fait état, au quatrième siècle, d’un culte célébré en «  langue arabe  » (arabikè dialektô) à Pétra, dans la nuit du 25 décembre, en l’honneur de la Vierge (parthenon) et de son fils Dousarès. Le nom de la Vierge, en arabe (arabisti) est Chaabou. Dousarès signifie «  le fils unique du Seigneur  » (monogenè tou despotou).
Mais alors, quel rapport entre le «  cube  » et la «  Vierge  »  ? Les savants ont tout envisagé, jusqu’à faire du Dieu un fils de la pierre, tel l’abbé Jean Starcky, le grand spécialiste de Pétra, cherchant comment le «  bétyle quadrangulaire  » portant le dieu Dousarès, est «  devenu sa mère  »  ! Mais les développements récents de l’archéologie nous donnent l’explication  : saint Épiphane est le témoin d’une influence chrétienne fort ancienne sur les cultes religieux en Arabie préislamiste. Dès lors, comment nous étonner que la Mère du Fils de Dieu soit son trône  ? N’est-elle pas le siège de la Sagesse  ?
Mais cette Vierge est aussi la personnification de «  la Cité sainte, Jérusalem, qui descend du Ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu  » (Ap 21, 10). Or, cette ville forme un cube  : «  Longueur, largeur et hauteur y sont égales.  » (Ap 21, 16) Bien plus, il se trouve qu’au siècle de la naissance de l’islam, un monument s’élevait le long du chemin qui, de la maison de la Vierge en la sainte Sion, lieu de sa «  dormition  », mène à son «  tombeau  » de Gethsémani. Ce monument portait le nom grec de kubos dans une homélie attribuée à saint Germain de Constantinople (634-733).
Le saint patriarche évoque les lieux de la Dormition et de l’Assomption de Marie  : «  C’est, le long de la route suivie par le cortège funèbre, dans la descente de la vallée de Josaphat, le monument en forme de cube (kubos), à cause du juif téméraire et immédiatement puni pour le forfait contre le corps vénérable par l’amputation de ses deux mains  ; c’est au milieu de ce cube, la colonne vénérée qui reproduit le prodige accompli de la guérison du juif ci-devant impie.  » On trouvera le développement de cette question dans l’appendice à notre traduction du Coran, tome III, sous le titre  :La Ka‘ba (p. 299-306). Selon notre hypothèse, la sourate V nous apprend que, loin de le détruire, l’islam naissant prit ce “ mémorial ” pour symbole de la «  Maison d’Abraham  » qu’il voulait «  relever  » (V, 97).
Contrairement à une idée reçue, la référence à Abraham n’est pas une source de rapprochement entre les «  trois religions monothéistes  ». Elle est plutôt propre à entretenir la guerre entre la descendance d’Isaac, l’enfant de la promesse, et ceux d’Ismaël, le tireur d’arc, qui habite le désert, selon qu’il est écrit  : «  L’enfant (Ismaël) grandit, habita le désert et devint tireur d’arc.  » (Gn 21, 20) Comme les «  soldats  » du troisième Secret de Fatima…
Tandis que la Fille d’Abraham, Elle, la Ka‘ba, personnifiant à elle seule la «  Vierge  » et la «  Maison  » d’Israël, nous convoque tous, qui que nous soyons, chrétiens, juifs et musulmans, pour nous conduire aux «  portes du Ciel  » (cf. V, 2) par le chemin de son Cœur Immaculé. Comment ne pas exprimer notre reconnaissance à notre Père, pour sa perspicacité et la ténacité avec laquelle il nous a maintenu à la tâche, par ses encouragements éclairés et incessants, à forger un instrument scientifique et providentiel, en vue de la conversion des musulmans, par le triomphe du Cœur Immaculé de Marie.
LE TÉMOIGNAGE DU SANG VERSÉ
Beaucoup ignorent que le Yémen a été officiellement chrétien pendant une quarantaine d’années, entre 529-530 et 570-575, après avoir été en butte à une violente persécution de la part des juifs. En effet, en 521, un roi juif succéda au roi chrétien de Himyar, décidé à s’affranchir du protectorat éthiopien et de l’alliance avec l’Empire byzantin. En 523, il se mit à persécuter les chrétiens présents sur son territoire, en commençant par sa capitale, Zafar.
«  Après avoir promis un sauf-conduit aux chrétiens éthiopiens, il fit mettre à mort trois cents d’entre eux, dont l’archiprêtre Ababut. Le massacre, qui eut lieu pendant la nuit, s’acheva par l’incendie de l’église où périrent deux cents fidèles. L’édit qui étendit la persécution à tout le royaume punit de mort tous ceux qui se risquaient à protéger les chrétiens. Les premières victimes illustres furent des prêtres de l’Hadramaout  : Mar Elia, sa mère et son frère  ; Mar Toma, à qui l’on avait déjà coupé la main gauche pour le châtier d’avoir confessé le Christ  ; Mar Wail et Mar Toma de Najran qui se trouvait dans la région.  » (Piccirillo,op. cit., p. 21-22).
Les martyrs de Najran
Le roi juif se tourna alors contre l’oasis de Najran. Une première armée s’étant heurtée à la résistance des habitants, il prit lui-même la tête de forces plus nombreuses et mit le siège devant la ville. En vain. Il promit alors la vie sauve aux assiégés s’ils se rendaient  :
«  Et quand il vit qu’il ne les soumettrait pas par la guerre, raconte la source syriaque, il envoya des prêtres juifs de Tibériade avec la Torah de Moïse et une lettre de serment avec le sceau du roi juif  ; il jurait sur la Torah, les Tables de Moïse, l’Arche et par le dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, qu’il ne leur arriverait rien de mal s’ils lui remettaient la ville spontanément et s’ils sortaient pour se présenter devant lui. Les habitants de Najran crurent à son serment et trois cents d’entre eux, accompagnés de leurs chefs, sortirent pour le rencontrer. Il les reçut avec amabilité et cordialité et, de nouveau, il leur promit personnellement ce qu’il leur avait promis par lettre, leur répétant qu’aucun mal ne leur serait fait, qu’il ne leur demanderait pas de renier leur christianisme et que personne ne serait opprimé à cause de son christianisme, et il rompit le pain avec eux. Et quand, le lendemain, ils vinrent le trouver, il ordonna de les répartir entre ses chefs, cinquante par chef. En secret, il avait ordonné à chaque chef de prendre soin des hommes qui venaient à eux et, après avoir rompu le pain, de leur attacher les pieds et les mains, et de leur prendre leurs armes.
«  Quand cela fut fait et qu’il fut certain que tous leurs chefs avaient été ligotés, ils envoyèrent tout de suite des Juifs et des païens qui capturèrent les chrétiens de la ville, en leur demandant de leur montrer tous les os des martyrs et ceux de Mar Bulos, l’évêque qui avait été consacré premier évêque de Najran (…) qui avait gagné la couronne du martyre en étant lapidé, comme Étienne le premier martyr, par les Juifs de Tibériade dans la ville de Zafar, la ville royale des Himyarites. Ils brûlèrent par le feu ses os, en même temps que Mar Bulos, l’autre évêque qui avait été consacré deuxième évêque de la ville de Najran (…). Les Juifs portèrent tous les os ensemble dans l’église et ils les entassèrent au milieu de l’édifice  ; et puis ils portèrent les prêtres, les diacres, les sous-diacres, les lecteurs, les fils de l’alliance et les filles de l’alliance (les moines et les moniales), et les laïcs, hommes et femmes  ; et ils remplirent toute l’église, d’un côté jusqu’à l’autre, avec environ deux mille chrétiens (…). Puis ils apportèrent du bois et ils entourèrent l’église à l’extérieur et ils mirent le feu à l’intérieur et ils la brûlèrent avec tout ce qui se trouvait à l’intérieur (…).
«  Et quand l’église et tout ce qui se trouvait à l’intérieur fut brûlé, le roi porta, le même jour, tous les chefs et les hommes nés libres, et ils se trouvaient liés devant lui.
«  Et il leur dit  :
Pourquoi avez-vous essayé de vous rebeller contre moi, pourquoi ne m’avez-vous pas remis la ville, pourquoi avez-vous placé votre confiance dans ce fils de… dans ce vieil idiot de Harith bar-Kaab, que vous avez élu comme votre chef  ? ”
«  Alors, il dévêtit Harith et il lui dit  :
Regarde-toi nu devant ceux qui te considéraient comme leur chef, pour que tu puisses être déshonoré dans ta vieillesse devant eux. ”
«  Mais Harith lui répondit  :
Vraiment, si le vêtement que je porte te devenait évident, tu ne me parlerais pas ainsi. Mais comme tu ne le vois pas, tu penses que je suis nu. En vérité, je te dis que mon âme, en ce moment, est devenue grande à mes yeux et je n’ai pas honte de la nudité de mon corps. Parce que le Christ sait que je suis meilleur que toi à l’intérieur et à l’extérieur, que mon corps est plus fort que le tien et que mon bras est plus puissant que ton bras. Je n’ai pas de blessures de fer de lance ou d’épée sur mon dos, mais seulement sur ma poitrine  ; parce que je n’ai jamais montré mon dos au combat comme le ferait un lâche. Avec l’aide du Christ, j’ai été vainqueur dans beaucoup de batailles, et c’est moi qui ai tué au combat le frère de celui qui est assis à ta droite et qui est ton cousin paternel. ”
«  Le roi lui dit  :
Ainsi, c’est sur lui que tu comptais pour te révolter contre moi. Je vais te donner un conseil pour sauver ta vieillesse. Renie le Christ, le menteur, et sa Croix, et tu vivras  ; dans le cas contraire, tu mourras d’une mort atroce, toi et tes compagnons et tous ceux qui ne renieront pas le Christ et la Croix. ”
«  Et Harith lui dit  :
Rappelle-toi les serments que tu nous fis au nom du Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, de la Torah et des Tables et de l’Arche. ”
«  Le roi lui répondit  :
Laisse ces choses et renie le Christ et la Croix. ”
«  Le vieillard lui répondit  :
En vérité, je suis affligé pour tous les compagnons chrétiens qui étaient avec moi dans la ville, parce que je les ai conseillés, mais ils ne m’ont pas écouté. Parce que j’étais prêt à livrer bataille contre toi et à me battre contre toi pour le salut du peuple du Christ, et tu m’aurais tué ou moi, je t’aurais tué, et j’avais l’espoir, grâce au Christ, mon Seigneur, de te vaincre  ; mais mes compagnons ne me l’ont pas permis. J’ai pensé aussi de ne guider que ma famille et mes esclaves, et de sortir pour te rencontrer, mais mes compagnons chrétiens fermèrent les portes de la ville et ne me le permirent pas. C’est moi qui leur ai dit de rester en ville et de ne pas ouvrir les portes, parce que j’avais confiance dans le Christ, mon Seigneur, et je savais que la ville ne serait pas prise par toi, parce qu’elle ne manquait de rien, mais sur cela aussi, mes compagnons ne m’écoutèrent pas. Et quand tu envoyas ta parole, tes serments, je leur conseillai de ne pas te croire, en leur disant que tu étais un menteur, et que l’on ne peut avoir aucune confiance en toi, mais mes compagnons ne se laissèrent pas persuader. Et maintenant, tu me dis de renier le Christ, mon Dieu, et de devenir juif. Peut-être que je ne vivrai pas davantage et toi, tu veux m’éloigner du Christ, mon Dieu, dans ma vieillesse. Vraiment, tu n’as jamais agi en roi, parce qu’un roi qui trompe n’est pas un roi, parce que j’ai vu beaucoup de rois, mais jamais des rois menteurs. En ce qui me concerne, je resterai ferme et je ne serai pas un menteur en reniant les promesses que j’ai faites au Christ. ”
«  Les chrétiens célébrèrent avec fierté le vieux cheikh et ses compagnons, religieux et laïcs, hommes, femmes et enfants, qui surent mourir en chrétiens avec l’orgueil des Arabes.  » (ibid., p. 22-24)

Frère Bruno de Jésus-Marie
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MessagePosté le: Sam 17 Sep - 11:21 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

L’ambassadeur britannique à Riyad se convertit à l’Islam puis part en pèlerinage à La Mecque
15 sept. 2016, 22:53

© Capture d'écran Twitter


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Après avoir dévoué sa vie aux tâches diplomatique dans des pays musulmans comme le Qatar ou la Syrie, l’ambassadeur britannique en Arabie saoudite, Simon Collins, a confirmé sa conversion à l’Islam, photos à l’appui.
«Le premier ambassadeur britannique au Royaume d’Arabie saoudite à effectuer un pèlerinage après sa conversion à l’Islam : Simon Collins et sa femme Huda à la Mecque», a fièrement tweeté Fawziah al-Bakr, activiste saoudienne pour le droit des femmes.
Cette dernière a joint à son commentaire une photo du diplomate, portant la robe traditionnelle des pèlerins, accompagné de sa femme Huda Mujarkesh, une musulmane syrienne.
Simon Collins est en poste à Riyad depuis 2015, après avoir fui la Syrie dont il était le représentant britannique jusqu’à ce que la guerre civile éclate en 2011. Avant cela, il avait notamment exercé ses fonctions en Irak et au Qatar.
Le diplomate s’est montré enchanté des bons vœux reçus sur Twitter après sa conversion, expliquant qu’il avait embrassé l’Islam «après avoir passé 30 ans dans les sociétés musulmanes.» Parmi ceux qui le félicitaient, on retrouve notamment deux membres de la famille royale saoudienne.
Désormais, Simon Collins pourra bénéficier du titre honorifique accordé à tout musulman ayant effectué un pèlerinage en terre sainte : l’ambassadeur Hadji Collins.
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MessagePosté le: Lun 19 Sep - 16:45 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

WikiLeaks. Comment l’Arabie Saoudite promeut l’islamisme à l’échelle planétaire

Dessin de Bromley
The New York Times a trié et vérifié 60 000 câbles diplomatiques saoudiens révélés par WikiLeaks. Conclusion : le royaume wahhabite a mis en place un redoutable système de prosélytisme à échelle planétaire pour faire la promotion d’un islamisme rigoriste.
Nos services


Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite injecte “des milliards de pétrodollars dans des organisations islamiques à travers le monde, pratiquant une diplomatie du chéquier”, révèle le journal américain New York Times.
Pour arriver à cette conclusion, le journal a trié et analysé 60 000 documents diplomatiques saoudiens dont les fuites ont été orchestrées par le site WikiLeaks. Le SaoudiLeaks ne fait que commencer. D’autres informations pourraient être bientôt révélées : WikiLeaks a révélé que quelque 400 000 autres documents étaient en attente de publication.  
WikiLeaks révèle comment Riyad arrose tous azimuts



On sait que l’une des priorités de Riyad est de répandre une vision rigoriste de l’islam sunnite. Ce que l’on sait moins, c’est que l’Arabie Saoudite investit également énormément d’argent pour combattre son principal ennemi : l’Iran chiite.
“[Les Saoudiens] craignaient que la levée des sanctions internationales contre l’Iran après la signature de l’accord nucléaire [le 16 juillet] donne davantage de moyens à Téhéran pour soutenir des groupes [chiites et pro-iraniens]. Mais les documents révèlent une compétition qui va bien au-delà, avec de profondes racines idéologico-religieuses”, écrit le quotidien américain.
Un soft power efficace
C’est tout un système d’influence que les autorités saoudiennes ont mis en place et financé par l’argent des pétrodollars, montre l’enquête du quotidien américain. Riyad a notamment accordé des moyens financiers à des prédicateurs à l’étranger, construit des mosquées, des écoles, des centres et soutenu des campagnes pour “contrer des responsables et des médias à l’étranger qui étaient susceptibles de s’opposer à l’agenda du Royaume”.
“Dans la seule région du Kerala [en Inde], les Saoudiens ont donné 4,5 millions de riyals [1,1 million d’euros] à différents organismes”, rapporte par exemple le site India TV en réaction aux informations révélées par Wikileaks.
De même, le quotidien de Toronto The Globe and Mail a relevé un “don de 211 000 dollars canadiens [150 000 euros] à une école d’Ottawa et un autre de 134 000 dollars [96 000 euros] à une école de Mississauga” gérée par la Muslim Association of Canada, qui gère également des mosquées et d’autres écoles.
Si les sommes peuvent paraître relativement modestes pour chacun des cas pris isolément, elles deviennent énormes une fois additionnées les unes aux autres. Tout le mérite du New York Times est précisément d’avoir fait cette addition. “Il s’agit de milliers et de milliers d’organisations militantes et religieuses (…) directement ou indirectement financées par eux”, explique Usama Hasan, chercheur en études islamiques à la fondation Quilliam à Londres, cité par le journal.  
L’Arabie Saoudite finance des écoles musulmanes



L’organisation mise en place consistait globalement à identifier les personnalités et les associations étrangères à aider ou financer. “Le ministère des Affaires étrangères transmettait les demandes de financement à des officiels de Riyad, parfois les services de renseignements donnaient leur accord après examen des bénéficiaires potentiels et la Ligue islamique mondiale contribuait à avoir une stratégie coordonnée, tandis que les diplomates saoudiens supervisaient le projet à travers le monde”, explique encore le New York Times
Les pays concernés ne sont pas seulement ceux du Moyen-Orient où la lutte fait rage entre l’Arabie Saoudite et l’Iran pour l’influence régionale, mais aussi les pays africains, notamment le Mali, où des acteurs locaux ont fait référence à la “menace du chiisme iranien” pour appuyer leurs demandes de fonds auprès des Saoudiens. “La peur de l’influence chiite allait jusqu’à englober des pays dotés de minorités musulmanes aussi réduites qu’en Chine. Aux Philippines, où seulement 5 % de la population est musulmane, des documents présentent également des propositions pour ‘restreindre l’influence iranienne’.”
Philippe Mischkowsky
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MessagePosté le: Mer 28 Sep - 14:04 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

En Arabie saoudite, chatter avec une Youtubeuse américaine peut vous conduire en prison

Casquette de travers, sourire édenté : avec ses vidéos délirantes, l’internaute saoudien Abou Sin a fait rire pendant des mois la blogosphère arabe… jusqu’à son arrestation par la police de Riyad dimanche 25 septembre. Les autorités du royaume reprochent à ce jeune internaute de 19 ans d’avoir diffusé des vidéos "offensantes" avec une Youtubeuse américaine.

Abou Sin (surnom qui signifie édenté) s’est fait connaitre par des vidéos le montrant en train de discuter avec la Youtubeuse américaine Christina Crockett. Ces vidéos étaient diffusées en direct sur la plateforme de livestreaming YouNow. Dans un anglais approximatif, le jeune homme faisait régulièrement la cour à son interlocutrice amusée, devant des milliers d’internautes.


L’arrestation

La police de Riyad a arrêté le jeune Abou Sin dimanche 25 septembre alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec deux amis. Ironie du sort, la scène a été retransmise en direct sur YouNow car le jeune homme était en train de discuter via Internet avec un jeune Koweïtien au moment de son arrestation.

À 6’52’’, on voit un véhicule de police s’arrêter derrière la voiture d’Abou Sin. Le jeune homme sort alors de sa voiture et se dirige vers le véhicule de police. Quelques secondes plus tard, ses deux amis le rejoignent. Puis, vers 10’47’’, l’un de ses amis revient dans la voiture et annonce à l’internaute avec qui il est en train de chatter : "Il va tarder, il va tarder. Il y a un mandat d’arrêt contre lui. "


 

Vidéo montrant l'arrestation en direct de l'humoriste Abou Sin.


Le lendemain, la police de Riyad a publié un communiqué confirmant que "Abou Sin a été arrêté pour avoir utilisé le programme de livestreaming YouNow de façon offensante".

"Abou Sin et Christina ont diffusé des vidéos osées qui ont très rapidement reçu des milliers de vues et de followers partout dans le monde. La plupart des personnes qui regardaient sont originaires du monde arabe. Abou Sin (…) est devenu célèbre et a reçu des commentaires négatifs ", a pour sa part déclaré un porte-parole de la police à la presse locale.

Si l’internaute est reconnu coupable d’ "offense à la charia" à travers ses vidéos, il risque une peine allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement, a indiqué un avocat cité par le quotidien d’État Okaz.



Abu Sin et Christina Crockett sur YouTube

D’abord retransmises sur YouNow, les vidéos d’Abou Sin et Christina ont aussi été relayée sur YouTube, où elles sont devenues très populaires, enregistrant des centaines de milliers de vues.

Comme par exemple cette vidéo où l’on voit Abou Sin, cigarette au bec, demander la main de Christina dans un anglais approximatif. Quand Christina, sceptique, lui répond : "Mais tu n’as que 13 ans", le jeune saoudien jure qu’il en a 20 ans et enfile sa Ghotra (foulard traditionnel des pays du Golfe) pour chanter un air traditionnel saoudien à sa "dulcinée".
 
Cette autre vidéo est l’une des toutes premières du duo. Elle a été diffusée fin juillet. Les deux "tourtereaux" tentent tant bien que mal de communiquer, Abou Sin ne maitrisant pas l’anglais et Christina ne connaissant pas l’arabe. Ambiance.

 



Désormais derrière les barreaux, le jeune Abou Sin ne pourra vraisemblablement plus amuser le Web avec son acolyte Christina.

Christina est une jeune blogueuse installée en Californie. Sur sa chaîne YouTube, elle poste régulièrement des vidéos de unboxing, une pratique en vogue sur le Web qui consiste à se filmer en train de déballer un produit nouveau pour le tester.

Ses conversations avec le jeune Saoudien semblent l’avoir propulsé au rang de star sur YouNow, où elle compte plus de 680 mille fans. Nous l’avons contactée pour avoir son témoignage au sujet de l’arrestation d’Abou Sin, sans réponse pour l'instant. Nous la publierons dès qu’elle nous parviendra.

Ce n’est pas la première fois qu’un internaute est arrêté en Arabie saoudite pour une vidéo jugée attentatoire à la morale. En 2013, un jeune homme avait été arrêté par la police religieuse pour avoir simplement diffusé des images de lui proposant des "Free hugs" (calins gratuits) dans une rue de Riyad.



http://observers.france24.com/fr/20160927-saudi-arabia-abu-sin-christina-cr…
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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 16:17 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

"Sans notre protection, l'Arabie saoudite ne survivrait pas une semaine", lance Trump





Le milliardaire américain et candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump. Photo AFP/Jewel SAMAD

Sur le net
Le candidat républicain répondait à des avertissements de Riyad qui s'inquiète d'une possible adoption par le Congrès américain d'un projet de loi relatif aux attentats du 11 Septembre.



Alors que le président des Etats-Unis, Barack Obama, est arrivé mercredi pour une dernière visite en Arabie saoudite sur fond de tension entre les deux pays, le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump a répondu violemment à des avertissements de Riyad qui s’inquiète d'une possible adoption par le Congrès américain d'un projet de loi relatif aux attentats du 11 Septembre.
Le texte en question, soutenu aussi bien par les démocrates que les républicains, n'a pas encore été soumis à un vote au Congrès. Il permettrait aux familles des victimes du 11 septembre 2001 de poursuivre, entre autres, le gouvernement saoudien pour obtenir des dédommagements. Aucune implication de l'Arabie saoudite n'a jamais été démontrée mais 15 des 19 pirates de l'air étaient saoudiens.
Selon le New York Times, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, avait averti des élus américains, lors d'une visite à Washington le mois dernier, de possibles conséquences coûteuses si ce projet de loi était adopté. Le quotidien affirme que le ministre avait menacé de vendre quelque 750 milliards de dollars en bons du Trésor américain et autres biens détenus aux Etats-Unis.
 
"Nous les achèterons tous"
"Sur un ton défiant, Donald Trump a commenté l'affaire durant une émission radio matinale, The Joe Piscopo Show", rapportait le 18 avril le blog Mediaite, dirigé par le journaliste de la chaîne ABC Dan Abrams.
"Les Saoudiens nous menacent (...)", a lancé l'animateur radio à M. Trump, avant que celui-ci ne l'interrompe : "Ce n'est pas grave, nous les achèterons tous".
Et de poursuivre: "Regardez, nous protégeons l'Arabie saoudite. Nous les protégeons en échange de presque rien. Et sans notre protection, ils ne survivraient pas plus d'une semaine. Nous les protégeons comme nous protégeons d'autres".
Le milliardaire a estimé que les Etats-Unis n'étaient pas "correctement remboursés". "Et l'on se demande pourquoi notre dette (publique) s'élève à 19 trillions de dollars... En tout, cas nous sommes les policiers du monde...nous ne recevons pas ce qui nous est dû", a conclu le magnat de l'immobilier.
 
Lire aussi
USA-Arabie saoudite : condamnés à s'entendre
Obama, cible de critiques sans précédent en Arabie saoudite
USA-Arabie saoudite : vers une reconsolidation des liens bilatéraux
« Washington ne doit plus s'embourber dans les marécages du Proche-Orient »
Heurs et malheurs de la politique étrangère de Barack Obama

http://www.lorientlejour.com/article/975100/heurs-et-malheurs-de-la-politiq…


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MessagePosté le: Mar 8 Nov - 20:17 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

Hitler ne se réclamait pas du christianisme, il avait même une excessive admiration pour PBSL.

Et il a été fait musulman d'honneur par des Grands Savants de l'islam sous le nom de Hadj Abou Ali
.
Ce n'est pas un hoax, demande à Marmhonie, il te le confirmera.

L'islam en 2016 veut continuer des juifs et des chrétiens

À La Mecque, des prières en faveur des djihadistes qui luttent contre juifs et chrétiens

Le 3 novembre de cette année, la chaine télévisée France 2 diffusait un documentaire dans lequel l’imam de La Mecque appelait explicitement à l’anéantissement des juifs et des chrétiens.

Dans la vidéo tournée un an plus tôt pour l’émission « Envoyé spécial », L’imam de la mosquée de La Mecque fait une prière loin d’être remplie de paix et d’amour :

    « Ô Allah, nous te demandons d’accorder victoire, puissance et triomphe à nos frères djihadistes au Yémen, au Levant (Syrie) et en Irak. Ô Dieu, accorde-leur la victoire sur les chiites athées, sur les traitres juifs et sur les chrétiens haineux. »

Vidéo : un prêche de haine à la mosquée de La Mecque

Ainsi, on découvre qu’au cœur du lieu le plus sacré de l’islam, qui attire chaque année des millions de musulmans, on y soutient le djihad, c.à.d. la guerre sainte. Il faut dire que dans le Coran, la guerre contre les Juifs et les chrétiens est encouragée (Sourate 9:30-39) :

    « Les Juifs disent : ‘˒Uzayr est fils d’Allah’ et les Chrétiens disent : ‘Le Christ est fils d’Allah’. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ? […] Si vous ne vous lancez pas au combat, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple. »

En tant que chrétiens nous ne devons ni avoir peur de cela, ni haïr les musulmans. Bien au contraire, la Bible, parole vivante de Dieu nous dit en Matthieu 5:43-48 :

    « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »
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MessagePosté le: Jeu 10 Nov - 18:03 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

Matriarcat bédouin : statut élevé et liberté sexuelle de la femme arabe avant l’islam


L’explorateur finlandais Cawallin beaucoup voyagé en Égypte et en Arabie au 19e siècle. Il raconte comment les femmes bédouines dans la ville de Dofi, nord de l’Arabie « traitent leurs hommes, assises dévoilées chez les hommes, faisant des chicaneries et fumant leurs pipes courtes. » Avant l’époque du Prophète Mohammed, les femmes pouvaient choisir librement leur mari, même avoir eu plusieurs maris, si elles le souhaitaient. Le Yémen a eu plusieurs femmes dirigeantes, dont la plus célèbre est Belqis, Reine de Sabah. Deux reines régnantes importantes ont régné pendant l’époque islamique, Malika Asma et sa fille-in-law Malika Urwa.

L’épouse du prophète, une femme libre et indépendante

Le Coran explique que le statut de la femme arabe pré-islamique était inférieur, et raconte que les arabes païens enterraient vivantes les petites filles non désirées. Si cette pratique a pu être vraie chez leurs voisins perses et suméro-assyro-babyloniens, le statut social élevé de la première épouse du prophète semble contredire cette version. En effet, Khadija, bien qu’issue d’une riche famille, était tout de même une riche commerçante indépendante, dirigeante d’une grande entreprise d’import-export de caravanes, où elle employait de nombreux hommes, dont Mahomet lui-même.

L’origine du voile islamique


Le statut de la femme arabe n’a pas toujours été celui de la saoudienne contemporaine toute de noir voilée. Remarquons au passage que le voile intégral n’est pas d’origine arabe, mais perse, date de bien avant l’islam et était largement répandu dans l’antiquité patriarcale, chez les grecs et les assyriens, et aujourd’hui encore en Inde. C’est probablement lorsque les musulmans conquirent la Perse qu’ils adoptèrent cette coutume typiquement patriarcale.

La femme arabe païenne, reine, cheffe, guerrière, prêtresse…

Quand à la femme arabe antique, libre et indépendante, on se souvient des reines arabes, décrites dans les chroniques assyriennes, de la reine de Saba, de la reine Zénobie, parfois même de véritables cheffes de tribus, ou simplement de femmes au fort tempérament. Mais on les retrouve aussi au combat, comme arbitre dans des concours de poésie (Oum Jundah, femme du célèbre Imrul Qays), comme devineresse, prêtresse, poétesse (Tumadir al Khansa, la plus célèbre), prophétesse (la prophétesse Sajah) ou femme politique gérant les affaires de la cité (Hubba bint Hulail & Atikah bint Murrah à la Mecque).

Le statut de la femme a ainsi beaucoup varié selon les régions et les époques, et les divers peuples, ethnies et tribus qui ont vécu en Arabie. Ainsi, chez les bédouins, si certaines tribus pratiquaient un pouvoir despotique du père sur sa famille, similaire au droit romain du Pater Familias, le Patria Potestas, conférant au père de famille le droit de vie ou de mort sur tous les membres de sa maisonnée; d’autres toléraient l’adultère, l’enfant illégitime portant alors le nom de sa mère; tandis que d’autres encore admettaient les femmes en armes sur le champ de batailles, comme celles qui s’opposèrent à l’islamisation de l’Arabie par Mahomet.

Zénobie, une reine qui résista à Rome

Septimia Bathzabbai, plus connue sous la forme latinisée Zénobie, était l’épouse d’Odénat, roi d’origine nabatéenne, à qui elle succéda après son assassinat vers 267 sur le trône de Tadmor (en langue sémitique originelle), Palmyre en grec. Elle prend ainsi la tête de l’éphémère Empire de Palmyre et, défaite par l’empereur romain Aurélien, elle est exilée à Rome.

Mavia, une reine guerrière résistante puis alliée à Rome

Mavia, (en arabe: ماوية, Māwiyya; également transcrit Mawia, Mawai, ou Mawaiy, et parfois dénommé Mania) était une reine-guerrière, Arabe qui a régné sur une confédération d’arabes semi-nomades, dans le sud de la Syrie, dans le seconde moitié du quatrième siècle. Considérée comme « la femme la plus puissante dans le monde arabe antique après la fin de Zénobie », si elle était évidemment arabe, elle était d’abord païenne. En 378, elle dirige ses troupes dans une rébellion contre la domination romaine, chevauchant à la tête de son armée de la Phénicie à la Palestine. Elle réussira à défaire les armées de Rome par son intelligence tactique. Après avoir atteint les frontières de l’Égypte, et à plusieurs reprises vaincu l’armée romaine, les Romains font finalement une trêve avec ses conditions stipulées sur elle seule. Les Romains font appel plus tard à son aide lorsqu’ils sont attaqués par les Goths, à laquelle elle a répondu par l’envoi d’une armée de cavalier.

L’assassinat d’Oum Qirfa (janvier 628), femme cheffe de tribu

Sources : Ibn Ishaq, Ibn Sa’d, Tabari, Sira al-Halabiyya, »Lecture systématique de l’Islam » par le Dr Al Najar Sahih al Bukhari.

Oum Qirfa (Fatima bint Rabia Ben Bader Al Fazarri) était cheffe de la tribu des Banu Fasarah. C’était une très vieille dame, un symbole de fierté, de statut social et de respect. Plus de 50 épées, reçues en cadeaux de chefs des tribus, pendaient dans sa maison. Elle avait 12 fils et une très belle fille (réf. Al Sira Nabawiya Al, Al Halabiya, Partie 3, page 180). Une armée musulmane attaqua les Banu Fasarah brusquement la nuit. Les kuffars (infidèles) essayèrent de toutes leurs forces de se défendre ainsi que leurs familles. Mais ils n’étaient pas prêts à affronter une attaque si soudaine et d’une telle force.

Les musulmans étaient contre l’idée qu’une femme puisse diriger une tribu. Mohammed a dit: »une nation dirigée par une femme ne réussira jamais » (ref Sahih Bukhari Hadith vol 5 pg 136, vol Bukhari 4 pg 97; vol Nisai 8 pg 227; Sahih hadith Timidhi vol 5 pg 457).

Après avoir tué tous ceux qui avaient riposté, on ligota les jambes de la vieille femme à deux chameaux et on les fit courir dans deux directions différentes. Oum Qirfa, femme âgées et respectée, mourut en agonisant, son corps déchiré en deux. Ensuite, les djihadistes la découpèrent en morceaux, et la décapitèrent (Ref: lecture systématique de l’Islam, par le Dr Al Najar, p. 58). Sa tête fut exhibée dans les rues de Médine. Les femmes infidèles et leurs enfants furent désormais des marchandises qui pouvaient être vendus sur les marchés aux esclaves ou gardés comme butin. Ainsi, l’oncle de Mohammed s’appropria la jolie fille de Oum Qirfa.

Polyandrie pré-islamique

Avant l’islam, les arabes pratiquaient de nombreux types de mariages différents. Trois d’entre eux semblent être des intermédiaires entre le matriarcat sans père ni mari, et le patriarcat que l’on connaît (l’épouse n’ayant qu’un seul époux) :

Nikah dhawaq

Le terme dhawaq signifie dégustation. Cette coutume aurait été largement répandue parmi les arabes préislamiques. Ils n’aimaient pas être liés par des mariages permanents et préféraient le mariage dhawaq, ce terme provenant du nom d’une femme appelée Dhawaqah. Cette dernière se mariait avec les hommes les uns après les autres pour les déguster. La littérature rapporte de nombreux cas de femmes agissant de la sorte. L’une d’elle, appelée Um Kharijah, avait épousé une quarantaine d’hommes provenant de vingt tribus. Une locution arabe disait à cet égard: « Plus rapide que le mariage d’Um Kharijah » .

Nikah tarjih

Le nikah tarjih se faisait ainsi, jusqu’à dix mâles avaient des rapports avec une même femme, lorsque celle-ci tombait enceinte, elle choisissait comme père celui qu’elle désirait; l’homme ne devait pas refuser. Cela fut également prohibé en islam.

Nikah hidn


Le nikah hidn, consistait à ce qu’une femme disposait un drapeau devant sa porte et accueillait des hommes (sexuellement). Lorsqu’elle tombait enceinte et accouchait, tous les hommes qui ont eu un rapport avec elle se rassemblaient, et un kaif (à partir des formes des pieds des mâles et ceux du nourrisson) déterminait qui était le père. Ce mariage a également été prohibé par Mahomet.

L’amour libre pré-islamique

La “prostitution” chez les bédouins (Ammien Marcellin, Histoire XIV 4-6)

»Leurs femmes sont des mercenaires engagées pour un temps par contrat mais, pour qu’il y ait une apparence de mariage la future femme offre à son mari, à titre de dot, une lance et une tente, prête à le quitter au jour fixé si elle choisit de partir. Incroyable est chez ces peuples l’ardeur avec laquelle les deux sexes s’abandonnent aux choses l’amour. Pendant toute leur existence, ils sont si nomades que dès qu’une femme se marie à un endroit, elle accouche à autre, et elle élève ses enfants loin de là, sans qu’il lui est permis de faire halte. »

Le mariage temporaire, une survivance matriarcale ?

Une autre réminiscence de l’ancien matriarcat (sans père ni mari) est le mariage temporaire (al mut’a). D’origine pré-islamique, et encore pratiquée chez certains musulmans chiites, c’est un mariage oral, privé, temporaire, sans communauté de biens et avec dot symbolique. Ce mariage temporaire pré-islamique, est donc à durée déterminée par les époux, pouvait être oral (sans document juridique écrit), privé (sans reconnaissance publique), et avec dot symbolique (sans contraintes financières)… donc un simulacre de mariage qui ressemble bien au mariage ambulant des Moso matriarcaux du Sichuan, encore observable aujourd’hui. Aussi, chez les arabes païens de cette époque, l’oncle semble avoir joué un rôle important :

L’importance de l’oncle chez les arabes païens

Les rondes de jeunes filles (ibn Kalbi, Livre des Idoles 36 b-c) :

Les Arabes avaient aussi des pierres dressées couleur de terre, autour desquelles ils faisaient des processions et auxquelles ils offraient des sacrifices. Les pierres s’appelaient des ansab et les rondes rituelles exécutées autour d’elles dawar. Amir ibn at Tufayl mentionne le dawar dans le vers suivant : »… il était survenu un jour chez les Gani ibn Asur, pendant qu’ils accomplissaient les rondes rituelles autour d’une pierre dressée qui leur appartenait, et il avait admiré la beauté de leurs jeunes filles tandis qu’elles évoluaient autour de la pierre sacrée : Ah ! Si mes oncles les Gani pouvaient avoir à accomplir tous les soirs une ronde sacrée ! »

Lire Paganisme matriarcal : les 3 déesses-mères de l’Arabie pré-islamique, Al-Uzza, Allat et Manat

La danse du ventre, un vestige du matriarcat ?

La danse orientale (le terme « danse du ventre » vient du « rite de fertilité » mais en réalité tout le corps travaille) ou baladi (terme utilisé chez les Canadiens français) est une danse originaire du Moyen-Orient et des pays arabes, dansée essentiellement par des femmes. En arabe, elle est appelée Raqs al sharqi (littéralement : danse orientale) et en turc Oryantal dansı, qui a donné le terme de « danse orientale ». Elle est reconnue comme l’une des plus anciennes danses du monde, surtout dans les pays du Moyen-Orient (Liban, Égypte, Turquie, Grèce, Syrie, Irak) et du Maghreb. Elle se développe particulièrement en Égypte au Xe siècle avec l’arrivée d’une population d’Inde. « Du temps des pharaons, les prêtresses sacrées faisaient tournoyer leur corps et ondulaient leur ventre afin que la déesse de l’amour et de la fécondité, vienne prendre possession d’elles ; ensuite la divinité qu’elles étaient devenues, s’offrait aux hommes. » – Suzanne de Soye



La danse du ventre, Jean-Léon Gérôme, XIXe siècle.

On pense que l’origine de cette danse remonte aux anciens rites de fertilité, associés à la fois à la religion et à l’ésotérisme. Très peu de sources valables d’informations sont accessibles sur le sujet, voilà pourquoi il existe autant de mythes autour de l’origine et de l’évolution de cette danse. La danse du ventre, souvent considérée comme une forme de divertissement pour hommes, serait en fait une forme de danse ancienne qui reflète le corps comme une création de la nature et le temple de l’âme. C’était à l’origine une danse exécutée par les femmes en l’honneur de Celle qui donne la Vie, la Grande Mère. Les mouvements des hanches étaient sensés assurer la naissance des générations futures et étaient exécutés afin de préparer à l’accouchement. La mère en travail s’accroupirait lentement jusqu’au sol, en roulant ses abdominaux. Les contractions de ces mouvements de danse renforcent les muscles abdominaux, et, par conséquent, facilitent le travail lors de la naissance de l’enfant.
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MessagePosté le: Dim 20 Nov - 19:59 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

LE CULTE DE LA PIERRE NOIRE
Le culte des pierres dans la société arabe préislamique et l'actuelle " Pierre Noire " de la Ka'ba.
La Pierre Noire était scellée au coin de la Ka'ba dans le temple de La Mecque bien avant l'Islam. C'était une idole particulière car « venue du ciel » ( une météorite ou un bétyle ).
Le culte préislamique des pierres peut être rapproché à des cultes lithiques des bétyles qui furent répandus dans tout le Proche Orient dès la plus haute antiquité. En effet ce culte rendu à une pierre n'est pas isolé dans l'Antiquité : on peut citer la pierre noire d'Émèse dont Héliogabale fut le grand-prêtre avant de devenir empereur romain, la pierre noire de Dusares à Petra, et c'est sous la forme d'un bétyle qu'en 204 avant J-C que Cybèle, la déesse-mère phrygienne de Pessinonte, fait son entrée à Rome. Dans de nombreuses cités orientales, des pierres sacrées sont l'objet de la vénération des fidèles, telles l'Artémis de Sardes ou l'Astarté de Paphos. En Arabie ce n'était pas une exception car le culte des pierres était omniprésent dans la société préislamiques, par exemple la "pierre rouge" était la divinité de la ville arabe au sud de Ghaiman ou la "pierre blanche" dans la Kaaba d'al-Abalat (près de la ville de Tabala, au sud de La Mecque).
Quand Mahomet détruisit les 360 idoles contenues dans la Ka'ba, il conserva toutefois la « Pierre noire » , en déclarant qu'elle était un ancien cadeau de Dieu. C'est ainsi que cette pierre aurait le pouvoir surnaturel d'absorber les péchés de celui qui la touche, d'où sa couleur noire, alors qu'à l'origine elle aurait été blanche. Sachant que la « Pierre noire » était une pierre vénérée par toutes les tribus le fait d'avoir vou lu garder la « Pierre noire » cela avait pleinement un but politique de rapprocher ainsi les différentes tribus. La preuve c'est que Mahomet a accepté l'éminence et l'intercession des idoles des Quoriche afin de connvertir ces derniers en son propre rite.
(La sourate Nadjm- l'Etoile- les versets de 1 à 3).
(La sourate Nadjm, les versets 19 et 20)
(La sourate Hadj - le pèlerinage de la Mecque -, le verset 52).
Peut-on mêler ce qui est de Dieu avec ce qui prend racine dans le paganisme et en faire un religion ? Quelle participation la lumière a-t-elle avec les ténèbres ? ( 2 Corinthien 6:14-25 )









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MessagePosté le: Ven 16 Déc - 13:33 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

L’invention d’Allah
  

 Les plus anciens manuscrits du Coran indiquent que la division en sourates n’était que partiellement réalisée au huitième siècle. Il est rédigé en vers, dans le style de la poésie perse des devins, « dans un système graphique en langue talmudique ». 

Sourate vient de sûrtâ, mot chrétien syrien, signifiant récitation. 
  

Le mot coran est araméen : qariyun, lecture de textes durant le service religieux. C’est dans ce sens qu’il est utilisé dans le Coran, et non dans le sens de « verset », qu’il prend par la suite. 

  


Le nom medina (Médine) est araméen et signifie district, province, avec son ensemble de villages.  L’orthographe même est incertaine : Bakri, Yaqût, Yatrab, Athrib, Athârib, Yathrib. 
  

« Est-ce de nom de la région dont fait partie la ville ? la ville elle-même ? le nom d’un endroit particulier de son territoire ? Il y a plusieurs opinions là-dessus. » se demandait-on à la fin du VIIIe siècle.

  

La vraie Yatrib (Médine) se situait au nord, vers la Syrie, au pays de Madian, là où le roi mésopotamien Nabonide fit reconstruire, près de Harran, le temple du dieu Lune, dont Allah est l’un des jumeaux. 

  

La Mecque est un nom syrien, qui signifie, en araméen, ville basse, désignant à l’origine la ville basse de Madian ou de Damas, où sont nés le Coran et l’islam. Aujourd’hui l’opinion la plus répandue chez les chercheurs est que La Mecque, en Arabie, n’existait pas à l’époque, puisque nulle ville ne peut naître dans un désert sans eau. Des fouilles le démontreraient en quelques jours.
  

Allah était en cours d’invention depuis des siècles lorsque l’islam (judaïsme ismaélite) apparut au cinquième siècle. C’était déjà le nom du Dieu unique des Arabes chrétiens.
  

Allah vient de la divinité sumérienne Lilîtu, évoluant en Lilith, puis en Al-ilat, mais aussi de El, Dieu, en akkadien Ilu. On trouve aussi en araméen ‘alah, être terrifié. 

  

Le nom Allah a été masculinisé à partir de al-ilat (déesse) devenu al ilah (dieu). Allah s’écrivait al ihal, car la langue arabe n’avait pas alors la chadda, redoublement de la consonne, pour écrire Allah. De nombreuses formes préfigurèrent ce nom : eloah, alah, elâhon, elah, ilan, allaho, ilahân, il, el… 

  

Rappelons qu’il existait des dizaines de milliers de lectures possibles des dizaines de corans en circulation, chaque tribu fabriquant le sien. En outre, les spécialistes sont affirmatifs : la langue arabe n’a pas pu naître du dialecte hédjazien (oasis de Taïf près de La Mecque). Les divers corans n’ont pu être traduits en arabe qu’après le IXe siècle.  Et la prononciation de l'écriture arabe commença à être standardisée seulement à partir du dixième siècle.
  

La Kaaba (le cube) est une présentation très ancienne de la déesse-mère Cybèle. Un autre sens de Kaaba dérive de ka’ib, vierge, ou sein d’une vierge. Les divinités « vierges » n’étaient pas d’innocentes jeunes filles, mais de redoutables célibataires. 
  

Ironie du sort, ou vengeance des dieux farceurs : La Mecque proclame la grande déesse-mère. La couleur verte de l’islam vient de la déesse égyptienne Naphté, couleur des eaux vitales, et surtout d’Osiris, couleur de la résurrection. A Rome, Cybèle était vêtue de vert. 
  

On retrouve le langage habituel des symboles religieux : la météorite noire, boursouflée lors de son entrée dans l’atmosphère, représente le visage masqué de la déesse. On l’habille d’un drap vert, puisque le ciel ouvre ses vannes pour verdir la terre. Cette pierre noire est attestée en Syrie.

  

Ce sont sans doute les Perses, et non les rabbins, qui mirent en forme ce culte fétichiste. Cela explique pourquoi le Coran présente tant de superstitions disparates et vieillottes. Il s’agit d’une tragédie théologique, dans la mesure où un culte entièrement féminin a été transformé en culte entièrement masculin, provoquant des explosions de violence sporadiques. Jamais un prophète n’aurait commis un tel contresens, soumettant la Grande Déesse au dieu des enfers, dans un nouvel avatar du culte du veau d’or. Car Cybèle était aussi nommée Kaebhbon : celle qui met les hommes en fureur. 
  

Comme, aussi, les désorientations entraînées par les changements de l’orientation de la prière et de l’ensevelissement des morts, rituels hésitants entre le soleil levant, Sichem, Jérusalem puis La Mecque, à cause de cette géographie palestinienne et syrienne décalée de force vers le désert arabe. 
  

La météorite de la Kaaba est censée porter l’empreinte du « pied d’Abraham », idée tirée de L’histoire de Joseph le Charpentier (avant le IVe siècle). « L’espace d’une empreinte de pied dans la maison de mon Père vaut plus que toutes les richesses de ce monde. » 
  

D’après l’Histoire ecclésiastique, on voyait « les vestiges sacrés des pieds imprimés en terre, au lieu où Jésus s’éleva au ciel, depuis le mont des Oliviers. » 
Idée reprise par les musulmans, qui prétendent que Mahomet est monté au ciel depuis Jérusalem.

  

Superstition moyenâgeuse : les djinns

  

Les djinns sont des sortes de farfadets, cités sans cesse. « Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns écoutèrent (le Coran) et dirent : « Nous avons entendu une prédication étonnante, guidant à la rectitude. Alors nous y avons cru et nous nous sommes engagés à n’associer personne à notre seigneur. » (Cr 72)

  

Ils peuvent « posséder » les gens, même votre meilleur ami. Si on se met nu devant eux, on peut éveiller leurs désirs. Heureusement, ils sont rarement homosexuels. D’ailleurs, la reine de Saaba était née d’un père humain et d’une femelle djinn. Parfois il se déguise en mari, et ce n’est qu’après l’acte sexuel que la femme réalise qu’elle a été trompée. Si une femme se refuse à son mari, c’est qu’un djinn a pris son esprit. Ou le djinn rend le patron mécontent, déclenchant un injuste licenciement. « Allah fit descendre sur vous de l’eau pour vous purifier, pour écarter de vous la souillure du démon. » (Cr 8,11) Heureusement, les djinns ne sont pas forts en science et ne savent pas lire. 

  

Mais il faut aussi se méfier des ogres (ghwal), mâles ou femelles, qui avalent les voyageurs, et d’autres espèces de djinns, les ifrits et les mârids. Certains peuvent devenir des chiens ou des serpents. Heureusement on peut détruire cette vermine en leur jetant des étoiles, depuis le ciel. Ils sont souvent au service des sorcières, si bien que la vie quotidienne est un enfer, car à la moindre occasion il faut lancer des incantations, se purifier en passant une pierre ou les mains sur son corps, lancer de l’eau, du sel, accomplir des rituels.  Les islamistes souffrent de TOC (troubles obsessionnels compulsifs), ce qui explique leur violence et leur démence.
  

Ces êtres intermédiaires remplacent les divinités secondaires ; certaines sont persécutrices, d’autres consolatrices ; certaines interviennent pour les naissances, d’autres sont liées au monde de la boucherie. Univers magique, ensorcelé, qu’on trouve du vaudou à l’hindouisme, en passant par le bouddhisme, et dans toutes les religions : la pensée magique est une étape obligée de la spiritualité. Et la religion est la maladie infantile de la spiritualité.
  

Les compagnons de Mahomet sont vénérés comme des demi-dieux. C’est ainsi, notre cerveau exige des intermédiaires. Le monothéisme absolu est structurellement impossible. Le Dieu unique rejette le culte du Dieu unique. D’où, difficulté de garder son statut d’ange, de saint, de démon. 
  

Notre besoin irrépressible de prêter des miracles aux personnes extraordinaires, puis de les diviniser, provient de notre vieux mécanisme de la peur amoureuse (Lire http://www.bernard-raquin.fr/demanipulation/table-mat-ne-plus.html


Ne plus se laisser manipuler


http://www.bernard-raquin.fr/demanipulation/table-mat-ne-plus.html), pour se soumettre à qui détient des pouvoirs physiques ou psychiques. Il s’agit de soumission animale, pour craindre et honorer le chef qui peut nous faire souffrir, et dont dépend sa propre survie. Dans l’idolâtrie, nous servons de piédestal aux autres. Nous fabriquons des héros, pour nous approprier leurs vertus. 

  

Sans vouloir choquer, le fait de b..... les pieds des puissants, de leur lécher la main, c’est ce que font les chiens. Que les potentats archaïques l’exigent, soit. Mais Dieu ? 
Cependant, dans l’islam, la prosternation, venant de Mésopotamie, a été accentuée par la troisième vague des rédacteurs du Coran, les zoroastriens (après les judaïsants et les chrétiens arianistes).

  

La relation de maître à disciple, chez les soufis, est inspirée par l’Asie : en Inde, en Chine, au Japon, l’élève sert de domestique à son maître. Homme à tout faire, dame de compagnie, il gagne sa place parmi les favoris pour accéder au premier cercle, avec l’espoir de fonder un jour sa propre cour. 

  

Cette transmission du savoir peut être efficace. Mais parfois on n’assiste qu’à l’antique spectacle des singes soumis charmant le grand singe, dans l’attente d’une friandise, rêvant d’obtenir l’auréole du maître et son bâton de maréchal. "La main que tu ne peux pas couper, embrasse-la" dit un proverbe arabe.

  

Contes de fées préislamiques
  

La religion celte et orientale, dévalorisée en mythologie, a servi de creuset aux contes de fée européens. Les dolmens sont devenus des roches aux fées ; les divinités infernales et les sages-femmes ont mué en sorcières ; les rites des autres religions se sont transformés en messes noires. Les déesses sont devenues des fées penchées sur les berceaux, les déesses-mères des marâtres, des madones, des dames blanches ; le Malin est devenu un loup ou un renard, les êtres hybrides des loups-garous et des zombis ; l’adoration de la lune est devenue pratique démoniaque. Et les grands prêtres des religions antiques sont devenus au mieux des Mages et des enchanteurs, au pire des illusionnistes et des sorciers.

  

Les dieux des autres peuples évoluent en patriarches, anges, saints ; les dieux rejetés deviennent des démons : Moloch est transformé en monstre, Baal Zebul (prince dieu) devient Belzébuth le démon, Bel Phéor, déesse de la fécondité, devient Belphégor, Seth devient Satan... 
  

Le Coran a connu un phénomène inverse : ce sont les contes de fée préislamiques qui ont servi de creuset à la religion musulmane. 
  

A un stade archaïque de la conception des maladies mentales, on leur attribuait une origine démoniaque. Psychiatrie et psychothérapie ont vidé les entrailles de la terre, et le monde invisible, de nombreux habitants. Après six siècles, le Coran (le livre en tant qu’objet), une fois écrit, occupa la place d’idole, laissée vacante : il faut le mettre au-dessus des autres livres, il ne faut pas que des non-musulmans le touchent... 

  

Les sourates sont utilisées comme des formules magiques, accompagnant les niaiseries de la superstition populaire. 
  

Une part du succès de l’islam, en dehors de la violence qui hébète les méchants, s’explique par ses formules infantiles, ses répétitions destinées à provoquer illusions et hallucinations. 

  

Et puis, pour une fois qu’un livre religieux ne nous demande aucun effort spirituel… La foi n’est rien, les œuvres sont tout. Car la croyance (exigée par le Coran) ne pèse rien en comparaison des œuvres (demandées par l’Evangile). 
  

Bien sûr, certains musulmans n’ont pas attendu l’obligation pour être généreux. Bien avant l'islam, cela existait. Chaque réflexion ramène à Dieu : qu’a gagné le monde avec ces pseudo-monothéismes ? Qu’a gagné Dieu avec le Coran ? Si on se demanche en revanche ce qu'y a gagné le Diable...
  

On voit surtout ce qu’y ont gagné les puissants : 

  

 « L’aumône est un rituel qui a valeur de tribut que le vassal paie rituellement à son Seigneur, et par lequel il signe aussi son état de servitude. De même, la prière quotidienne, les récitations coraniques, le jeûne et le pèlerinage, avec le sacrifice sanglant qui l’accompagne, sont autant de procédés cultuels qui participent de ce renouvellement périodique du pacte de vassalité. » (Monder Sfar)

  

Le Coran, écrit par les riches vainqueurs, s’adresse aux riches, dans la communauté des inégaux. Les pauvres doivent accepter le destin qu’Allah a scellé pour eux. 
  

Il y a « ceux qui sont serviteurs, et ceux qui sont en-dessous de cela. » (Cr 7,168). 

  

Même parmi les djinns « se trouvent ceux qui sont serviteurs, et ceux qui sont en-dessous de cela. » (Cr 72,11) 

  

« Les hommes sont un degré au-dessus des femmes. » (Cr 2,228)  

  

Ainsi les garçons ont le double d’héritage et le droit de battre leur femme. (2, 282 - 4,11 et 4,34)  Cette idée de la valeur d’une femme, moitié de celle d’un homme, vient du Lévitique (Lév. 27).

  

(Aujourd'hui il existe encore plusieurs dizaines de millions d'esclaves dans les pays arabes et musulmans, surtout en Afrique. L'islam a commencé la traite des Noirs et la traite des Blancs dès avant le huitième siècle. Une des motivations des Croissantades est de réduire les autres en esclaves et en prostituées, et ce sont des prescriptions coraniques).

  

Dans le Coran tout est écrit dans le ciel, avant la naissance. C’est une idée reprise des thèmes sumériens des millénaires plus tôt, et du Talmud des Pharisiens : « Lorsque Dieu crée son esclave pour le paradis, ses actions seront méritoires jusqu’au moment de sa mort, ensuite il entrera au paradis ; lorsque Dieu crée quelqu’un pour le feu du châtiment, ses actions sont mauvaises, ensuite il ira en enfer. »
  

La superstition de la prédestination autorise toutes les exactions, et dispense de la conscience pour qui le veut. Dans la pensée archaïque et magique, tout malheur venait d’un ennemi. Le monde était le terrain de jeu des dieux, s’exprimant par des centaines de symboles en mouvement, qu’il fallait déchiffrer. 
  

Plus tard, ce furent les « démons » qui firent haïr, tuer, voler. Aujourd’hui on interroge l’inconscient... 

  

Un voleur musulman évoque le destin pour justifier son geste. Cela explique l’idée stupide de couper la main, comme si celle-ci avait été téléguidée par Allah qui avait programmé le vol. Plus que toute autre théorie, la prédestination illustre l’absence de Dieu dans le Coran. 

  

De tous les blasphèmes, l’esclavage et la lapidation sont, avec la prédestination, les plus sordides. On ne trouvera nulle part un mystique prônant ces satanismes. 

  

C’est d’ailleurs ce qui menace l’islam : plus le temps passe, moins la psychologie collective admettra qu’Allah puisse provoquer les maléfices de certains humains. Même Mahomet et Allah sont mortels. L’idée que Dieu thésaurise les péchés pour l’inquisition du Jugement est dépassée. Même l’enfer se démode, laissant place au purgatoire, dont la durée est de plus en plus réduite. D’où de nombreuses tentatives des musulmans pour christianiser ou bouddhéiser l’islam, en faisant d’Allah un dieu d’amour, suivant le chemin tracé par les Zoroastriens, les bouddhistes, les hindouistes, les Egyptiens et les Juifs. 




  
Les trois filles d’Allah et les versets « sataniques ».
  

Dans la légende coranique, Mahomet aurait d’abord accepté l’intercession des divinités secondaires, avant de se rétracter. 

  

Allah revendique de faux versets : « Nous avons établi des démons parmi les humains et les djinns, qui s’inspirent des paroles ornées, fallacieusement. Si Allah avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. » (6,112) 

  

Il confirme, et pas seulement dans ces versets, qu’il autorise des divinités secondaires à intercéder : « Celle qui a la charge d’intercéder auprès de lui, (n’en a autorité) qu’avec sa permission. Allah sait ce qu’elles ont entre leurs mains, et ce qui est derrière elles, et elles n’embrassent de sa science que ce qu’il veut. » (Cr 2,255)

  

Cette affaire des versets sataniques, reprise par les théologiens musulmans, est un chiffon rouge pour détourner l’attention de propos bien plus diaboliques. Par exemple « Ils seront tués ou crucifiés, ou bien leur main droite et leur pied gauche seront coupés. » (Cr 5,33) « Tranchez les mains du voleur et de la voleuse. » (5,38) « Vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. » (5,45)
  

La loi du talion en vigueur voilà six mille ans, a été abolie par Akhenaton, Bouddha, Zoroastre et Jésus. C’est une idée biblique et coranique, blasphématoire, puisqu’il s’agit de tuer un innocent. Prétendre, pour compenser une victime, en fabriquer une autre, est satanique. Oui, j’aurais aimé qu’un prophète entende Dieu lui dire : « Tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
  

Allah possède une centaine de « beaux noms ». Un poème datant du XIIe siècle avant J.C. octroie au dieu babylonien Mardouk une cinquantaine de noms, issus des divinités vaincues et assimilées. La plupart de ces noms désigneront Allah. 
  

Les trois filles d’Allah sont l’évolution des épouses de Nergal, dieu des enfers, devenues dans le Coran les déesses des « versets sataniques ». 
Ces trois épouses de Nergal deviennent ensuite les trois filles d’Allah, qui était une divinité féminine. Il s’est aussi mélangé au dieu Lune. 

  

Les trois déesses du Coran :
  

- Al-Uzza est une ogresse mangeuse d’hommes, divinité guerrière. Elle peut guérir la fièvre, les saignements envoyés par les démons. Déesse de la fécondité, de la puissance.  

  

- Manât porte une épée, ou un stylet. Elle agite les djinns (sortes de farfadets considérés comme réels dans le Coran), qui peuvent alors tuer à la faveur de la nuit. Déesse du destin, elle décide de l’heure de la mort. A Sumer, sous le nom de Mammitu, elle était vénérée sous l’aspect d’une… pierre, que l’on retrouvera à la Kaaba.
  

- Al-lat : sur le temple de sa jumelle Isis/Athéna/Aphrodite, dans le delta du Nil, on trouve sa profession de foi : « Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est, et tout ce qui sera ». Elle évolue vers le statut de fille et d’épouse, et de mère des dieux. 
  

Le mouvement psychologique qui consiste à avoir de nombreux dieux, puis un chef des dieux, puis un dieu unique, est universel. Hindous, Celtes, Amérindiens, Africains, avaient depuis longtemps conclu au dieu unique, sans avoir besoin de ces méchants prophètes.

  

La présence de ces trois divinités, très improbable dans la vallée de La Mecque, est en revanche certaine en Syrie. 

  

Evidemment, elles ne cohabitent pas dans le même sanctuaire. Dans la logique religieuse il peut exister, au mieux, un minuscule sanctuaire à La Mecque, ou plutôt à l’oasis de Taïf, à côté de cette vallée stérile : un sanctuaire chrétien, Nergal devenu Hubal, et Cybèle en train d’être assimilée par Allah par l’intermédiaire de ses filles. Peut-être une statue de Marie, et une croix, symbole qui datait de moins de trois siècles chez les chrétiens, mais de plusieurs millénaires chez les Egyptiens. 
  

On est loin des trois cent soixante idoles dont parlent les légendistes. L’idée que chacun apportait son idole dans le temple est nécessairement tardive, car ce serait un blasphème de les entasser comme au bazar. Il s’agit d’une aberration psychologique, d’autant qu’elles sont dangereuses. 

  

Beaucoup d’Arabes croyaient que le Messie Jésus était fils d’Allah (dieu des Chrétiens arabes à l'époque), et en vinrent à contester le statut divin de ses trois filles, puis à contester leur existence. Le Coran finit par leur concéder un statut divin, avant de renier ces versets en les déclarant sataniques.
  

En revanche les rédacteurs du Coran ne firent rien pour déclarer sataniques les nombreux versets appelant à frapper les femmes, les enfermer jusqu’à ce qu’elles meurent de faim, les appels aux meurtres, au pillage, à la lapidation et à l’esclavage. 

  

Une religion qui maltraite les femmes ne vient pas de Dieu. Quand la femme est libre, Dieu s’épanouit.

  

Comme elles sont cruelles, ces « paroles de Dieu », qui oblige à voir sa mère ou sa sœur humiliée et frappée, elle, la douce et belle, l’aimante, la consolatrice, elle seule qui mérite les beaux noms d’Allah. Comme elle est difficile, l’exigence coranique qui apprend à mépriser la femme ; à transformer la mère, divinité de notre enfance, en créature inférieure, attendant de peupler l’enfer…

  

Voilà ce que disait Manou, il y a quatre mille ans, en Inde : « Là où les femmes sont honorées, les dieux sont contents. Là où elles ne le sont pas, les sacrifices sont stériles. » (Loi III. 56)

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MessagePosté le: Ven 16 Déc - 16:07 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

En visite en Arabie Saoudite, la ministre allemande de la Défense refuse de porter le voile
Vendredi 16 Décembre 2016 à 10:31
Magazine Marianne






De passage en Arabie Saoudite, Ursula von der Leyen, la ministre allemande de la défense, a décidé de braver l'obligation de porter l'abaya (voile quasi intégral) pourtant en vigueur dans le royaume, comme l'avait d'ailleurs fait avant elle la chancelière Angela Merkel...





Ursula von der Leyen a refusé de se voiler lors d'un déplacement en Arabie Saoudite la semaine dernière - Markus Schreiber/AP/SIPA


Cheveux blonds dans le vent, pantalon noir, chemisier bleu cyan… La ministre allemande de la défense, Ursula von der Leyen, première femme dans l’histoire à occuper la prestigieuse fonction outre-Rhin, n’a pas dérogé à ses convictions féministes lors d’une récente visite officielle en Arabie Saoudite. Alors que l’abaya, le voile quasi intégral est obligatoire dans le royaume, où est pratiqué la charia, un islam rigoriste, Ursula von der Leyen a elle décidé de ne pas se plier aux coutumes locales. Et c’est dès la sortie de l’avion, comme le montre une vidéo mise en ligne, ce jeudi 15 décembre, par le site du quotidien The Independent, qu’elle a imposé son style.
Accueillie par une demi douzaine d’officiels, dans le cadre d’une rencontre avec son homologue saoudien, Mohammad ben Salman Al-Saoud, vice-prince héritier, la ministre enchaîne en effet les poignées de mains avec de hauts dignitaires (des hommes) devant les caméras, geste en réalité proscrit pour les femmes dans le royaume. Puis la responsable allemande se promène, toujours selon les images de la visite, postées cette fois sur Twitter, tout sourire malgré les critiques, dans les couloirs du pouvoir saoudien, en tailleur noir, tête dévêtue. 






"Cela m’ennuie qu’une pression soit mise sur des femmes"
"Bien sûr que je respecte les coutumes d’un pays, a-t-elle expliqué au quotidien allemand Bild, mais il y a des limites dans la manière dont je m’adapte au pays." (…) "Aucune femme de ma délégation n’a eu à porter une abaya, car pouvoir choisir ses propres vêtements est un droit aussi bien pour les hommes que pour les femmes". Et de conclure : "cela m’ennuie qu’une pression soit mise sur des femmes voyageant avec d'autres femmes afin qu’elles portent l’abaya." 
Comme Ursula von der Leyen, la chancelière allemande Angela Merkel ou encore Michelle Obama avaient elles aussi refusé de se voiler lors de leurs séjours. Ce qui a entre autres valu à la dernière la réprobation d’une partie de la classe politique masculine saoudienne celle-ci ayant, en janvier 2015, tout simplement refusé de serrer la main de l’épouse du président américain, venu en Arabie Saoudite suite à la mort du roi Abdallah.
Un choix féministe qui ne s’impose pas à toutes les responsables européennes, françaises notamment. En visite en Iran cette fois, République islamique gérée d’une main de fer par les ayatollah, en septembre dernier, Ségolène Royal, avait quant à elle décidé de porter de manière bien visible un foulard sur les cheveux…
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MessagePosté le: Jeu 29 Déc - 15:11 (2016)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

La Mecque, une ville inexistante au 7e siècle


L'archéologie dénonce la plus grande imposture de tous les temps en Arabie Saoudite
Les immense travaux actuels d'exrension du site de la Kaaba en Arabie Saoudite, chantier en grande partie alloué aux entreprises françaises du Batiment, numéro 1 mondial, viennent de démontrer aux "gardiens de la foi" qu'il n'y a JAMAIS rien eu en archéologie sur le site de la Mecque avant le 9e siècle. Rien, que du sable. Pas l'ombre d'une ville au 8e siècle.


Vexés et incrédules, il a été demandé de faire des forages à plus de 30 mètres de profondeur sous la ville actuelle. Rien, strictement rien. C'est officiel, la Mecque n'a jamais existé au 7e siècle, que du sable et un prétendu puits en haut d'un modeste colline, noté par les romains au 4e siècle, et par les chinois au 3e siècle sur leur route de la soie. Un puits misérable qui ne permettait pas une oasis, et qui s'est tari avant le 10e siècle.
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/photo/20131017.OBS1641/en-im…

Donc, laissez les illettrés et radicalisés islamistes qui sont une poignée dérisoire sous une tonne de pseudos qui cherche des naïfs, et une fois pour toute, laissez tomber la belle légende de la Mecque et de sa Kaaba au 7e siècle sous un inconnu surnommé Mahomet qui n'est inventé qu'à partir du 10e siècle. Il n'y a pas plus eu de prophète arabe au 7e siècle que de pseudo village appelé Mecque, c'est totalement inexistant.

Les "gardiens de la foi" écœurés ont décidé de créer un musée dans l'actuelle Mecque avec des objets rapportés de divers musées dont ils veulent acheter au prix SANS LIMITE de prix fixé, pour soutenir l'imposture.

Pas de Mecque, pas de Kaaba, pas de prophète arabe au 7e siècle !
Par ailleurs, l’examen des vestiges des premières mosquées au monde, indique que les musulmans n’ont commencé à prier en direction de La Mecque qu’à partir de la moitié du 8e siècle, sous les Abbassides. Jusqu’en 725, les mosquées pointaient vers une autre ville, située beaucoup plus au nord, dans une vallée autrefois bien cultivée car abondamment irriguée et dotée de nombreux réservoirs d'eau de pluie seulement : Petra !

C'est donc soit continuer de mentir, soit voir l'Islam sunnite s'effondrer.

Parlez de Pétra, de Jérusalem, mais plus jamais de la pseudo Mecque qui est la grande supercherie qu'une religion ait osé faire dans l'Histoire des Religions.
Source : http://lesobservateurs.ch/2014/03/03/si-mahomet-existe-il-ne-petra-non-la-m…
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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 11:54 (2017)    Sujet du message: Arabie saoudite Répondre en citant

ARABIE SAOUDITE 30/12/2016 "Que Dieu nous débarrasse des hommes" : la chanson féministe qui secoue l’Arabie saoudite
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Des femmes qui portent le niqab et font du roller, de la trottinette, du vélo, jouent au basketball, au bowling, dansent de tout leur corps, et surtout chantent leur rejet du pouvoir et de la domination des hommes : le clip de la chanson "Hwages" ("Obsessions") de l’artiste saoudien Majed Al-Esa fait des remous dans le royaume wahabbite.




Le clip a déjà atteint, en moins d’une semaine, plus d’1,5 million de vues sur YouTube. Dans la première partie, les femmes en niqab montent à l’arrière d’une voiture. Le siège du passager est resté vide et le chauffeur est un jeune garçon, mineur en droits, comme ces femmes. Les femmes claquent dans leur main et chantent : "Que Dieu nous débarrasse des hommes ", une expression quelque peu désuète surtout utilisée dans la région d’Al-Qassim, au nord-ouest de Riyad et connue pour être très conservatrice. L’expression signifie en somme "fiche le camp". Comme une incantation, les femmes du clip répètent cette phrase plusieurs fois.

On les retrouve ensuite en train de faire du roller, de la trottinette, de jouer au basket, de danser. Le fond sonore évolue : "Les hommes nous ont rendu malades psychologiquement", "ils nous rendent folles", osent-elles chanter. Le clip fait ensuite entrer dans "la maison des hommes", qui n’est autre que la Maison Blanche, peut-on deviner à la présence derrière le pupitre du président américain élu Donald Trump, sous la forme d’une marionnette. Dans l’assemblée, la présence des femmes est interdite, indiquent des pancartes. Les femmes, toujours en niqab, partent ensuite jouer au bowling. Ce qu’elles visent et parviennent parfaitement à faire tomber : des quilles avec des photos d’hommes.

Dans la deuxième partie du clip, le rythme de la chanson change. Ce n’est plus dans le dialecte de la région d’Al-Qassim que les femmes chantent. C’est en dialecte bédouin saoudien. Egalement une reprise d’une vieille chanson bédouine dont elles n’ont gardé que quelques phrases pour dire de façon métaphorique leur mauvaise fortune.

Sur les réseaux sociaux, les Saoudiens sont nombreux à dire qu’ils aiment le rythme et le message du dernier clip de Majed Al-Esa – alors qu’à l’inverse, l’œuvre a tout pour énerver les conservateurs du royaume. Au printemps dernier, l’artiste avait fait trémousser l’Arabie saoudite avec son clip Barbs, une danse trop provocante au goût de certains.

>> LIRE SUR LES OBSERVATEURS : Avec le "barbs", tout le monde arabe se trémousse à la mode saoudienne




"Tu ne conduiras pas !", publie un internaute sur Twitter avec une capture d'écran du clip "Hawages". Le tweet évoque l'interdiction qui est faite aux femmes saoudiennes de conduire.




Sur Twitter, un montage des moments clés et provoquants du clip : des femmes libres de jouer dans la rue.




"Majed Al-Issa apporte son soutien au combat des femmes à travers le monde entier", souligne un internaute sur Twitter visiblement enthousiasmé par le dernier clip de l'artiste saoudien



"L'artiste saoudien Majed Al-Issa casse les stéréotypes sur la femme saoudienne dans une nouvelle vidéo. Que vous aimiez ou non, regardez-la !" encourage un internaute sur Twitter.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:12 (2017)    Sujet du message: Arabie saoudite

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