Apostats de l'islam Index du Forum
Apostats de l'islam
La vraie nature de l'islam - Passer de l'ombre de l'obscurantisme à la lumière de la connaissance
 
FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 

 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Mohamed Talbi
 
Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apostats de l'islam Index du Forum >>> Apostats de l'islam >>> Liens

Auteur Message
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 7 921
Localisation: Paradis d'Allah
Emploi: empêcheur de tourner en rond
Loisirs: amour toujours
Masculin
Point(s): 27 155
Moyenne de points: 3,43

MessagePosté le: Sam 13 Mai - 15:08 (2017)    Sujet du message: Mohamed Talbi Répondre en citant

Mohamed Talbi, penseur universaliste pour un Islam des lumières
Crédit: DR

 
mai 11



Le lundi 1er mai 2017 à l’âge de 95 ans, l’historien, penseur et islamologue tunisien Mohamed Talbi s’est éteint à Tunis. Une de ses étudiantes, Isabelle Dana Bilal rend hommage dans cette tribune aux idées réformatrices de ce penseur trop peu connu. 
Mohamed Talbi était professeur honoraire à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis, et le premier doyen de la Faculté des Lettres de Tunis en 1966. Docteur en Lettres, il s'est spécialisé en histoire médiévale et en islamologie. Tout au long de sa carrière, il a publié plus d’une trentaine d’ouvrages et une centaine d’articles.
Faisant partie du courant réformiste des penseurs musulmans, Mohamed Talbi était connu pour ses positions modernistes et sa lecture novatrice du coran. Il était aussi un fervent défenseur de la liberté et combattait avec hargne le fondamentalisme, qu’il soit religieux ou idéologique. Mais plus qu’un chercheur et un intellectuel, c’était aussi un militant connu pour ses prises de position aussi bien contre le président déchu Ben Ali que les islamistes intégristes de son pays et d’ailleurs. Humaniste, il œuvrait sans relâche pour le dialogue interculturel et interreligieux.
J’ai eu la chance de rencontrer ce grand homme au cours de l’été 2007 dans sa résidence tunisoise, et d’échanger avec lui dans le cadre de ma recherche sur les penseurs musulmans contemporains à l’Université américaine de Beyrouth.
C’est un triste jour pour le monde, car bien que Mohamed Talbi soit une figure emblématique parmi les intellectuels en Tunisie et les milieux académiques, ses idées restent méconnues du grand public dans le monde musulman. C’est ainsi un devoir pour nous tous qui avons croisé son chemin de transmettre sa vision de l’Islam et véhiculer son message de paix. Les idées de ce grand visionnaire sont un atout de taille pour la nouvelle génération de jeunes musulmans qui cherche à interpréter le message de l’Islam à l’ère de la globalisation, de la mixité et du pluralisme. Comment vivre sa foi islamique au XXIe siècle ? Ce sont les questions que feu Mohamed Talbi aborde avec sincérité et générosité dans ses ouvrages.
Éternel penseur Ijtihadi
Pour Mohamed Talbi, la pensée islamique ne devrait jamais rester figée. Il est le devoir de chaque musulman d’interpréter et de réinterpréter le coran dans son contexte. C’est l’essence même de l’Ijtihad, une approche qui requiert de toujours repenser le texte sacré au fil du temps et de l’évolution du monde. "LIjtihad est quelque chose d’essentiel puisqu’il est une quête permanente, et que l’on ne peut jamais s’arrêter au point où l’on est parvenu", écrivait-il dans Réflexions d’Un musulman contemporain. Ainsi la rénovation de la pensée islamique doit être constante, car sans Ijtihad, l’Islam ne peut être éternel, alors que c’est l’essence même de la dernière des religions monothéistes.
Liberté et laïcité en Islam
Pour Talbi, la liberté est la base de tout. Il m’a confié lors de notre entretien avec une profondeur et une gravité dans son regard: "je suis pour une liberté totale, et celle-ci est la base structurelle de ma pensée". Il soutenait que la liberté est enracinée dans l’Islam, "Dieu a voulu que l’homme soit libre de ses choix et la foi n’a de sens que si elle est un libre choix".
La liberté dans le coran commence avec la liberté de croire; elle s’étend ensuite à la liberté d’interpréter. Ainsi chacun est libre de vivre son Islam, et personne n’a le droit d’imposer son dogme aux autres membres de la communauté musulmane. "L’Islam est laïc dès l’origine. C’est la seule religion laïque. Personne ne peut parler au nom de Dieu en Islam. Seul Dieu parle au nom de Dieu directement".  Son raisonnement nous amène à l’acceptation du pluralisme dans l’interprétation du coran, mais également au sein de l’humanité par rapport à la diversité des cultes, des croyances et des cultures.
La Umma: une communauté universelle et pluraliste 
 Mohamed Talbi insistait sur l’universalité du coran et rejetait les interprétations portant sur les particularités culturelles et conjoncturelles. En tant qu’historien, Talbi était en avance sur son temps en s’efforçant d’anticiper les grandes évolutions du monde et dessiner les contours de notre futur hybride.
C’est ainsi qu’il interprète la Umma au sens large et universel. Pour lui, elle est "une communauté de communautés". Je reprends ici sa très belle métaphore humaniste lors de notre entretien: "Je suis un atome musulman dans une molécule humaine. Ma Umma c’est l’humanité, et je ne fais absolument aucune distinction de confessions, d’opinions, de couleurs, de races ; tous les hommes sont mes frères". Pour Talbi, l’objectif divin est l’harmonie entre les hommes. Dans son livre Réflexions d’un musulman contemporain, il nous livre sa compréhension du but ultime de l’Islam. "Le coran s’élève jusqu’à un idéal que nous n’avons pas encore réussi à réaliser à ce jour, celui de l’unité du genre humain".
Alors que nous faisons face à un regain de xénophobie et que la globalisation accélérée de notre monde effraie les sociétés, Talbi nous rappelle que nous avons un destin commun et fusionnel: "Il y a un verset dans le coran qui dit : ‘Nous avons fait de vous des tribus et des nations pour que vous puissiez vous entre-connaître’. S’il n’y a pas de mélange, on ne peut se connaitre. C’est inévitable: l’osmose, la mixité. On peut lutter contre la mixité tant qu’on veut, mais on ne l’arrêtera jamais, parce que c’est à travers le brassage de tous les hommes que l’homme se crée. L’homme avec un grand H. L’homme en flèche". De ce fait, Mohamed Talbi était strictement opposé au concept d’un État islamique et préconisait à la place le rôle de la Umma, une communauté de conviction pacifique et sans contrainte, pour faire avancer les idéaux de l’Islam.
Repenser les traditions, une critique à double-sens
Mohamed Talbi était donc très critique des oulémas traditionalistes et des courants fondamentalistes. Mais il ne s’arrêtait pas là. Repenser la tradition ne signifie pas s’occidentaliser. Il critiquait la globalisation occidentale qu’il nommait ‘Gobisation’, un mouvement qui avale tout sur son passage. La vraie globalisation, elle, devrait être représentative des différents modes de pensée, ce qui n’est pas le cas dans notre monde postcolonial. Il dénonçait ainsi la dictature de la pensée "universelle" occidentale qui ne prend pas en compte les différentes cultures, philosophies et religions du monde.
Mohamed Talbi, c’était une critique à double sens, autant vers l’attentisme et les excès de l’Islam, que l’arrogance de la civilisation occidentale. Pour lui tout est à repenser et à reconstruire. Ensemble. Talbi nous pose la question dans son Plaidoyer pour un Islam moderne: "L’Islam va-t-il revêtir la tunique de l’isolement et du retrait, ou bien participerons-nous par notre culture, notre histoire, notre poids démographique  et surtout nos valeurs spirituelles, à la préparation d’une éthique universelle?"
À l’heure où les peuples se retranchent et les extrêmes gagnent en force, nous avons besoin de cette vision pacifique et inclusive des relations humaines. Considéré comme un guide et un sage par de nombreux Tunisiens, Mohamed Talbi était respecté de tous. Ses admirateurs se demandent à présent sur les réseaux sociaux qui portera le flambeau et continuera son combat pour nous prévenir des dérives du fondamentalisme et redonner à la pensée islamique sa grandeur et son rôle dans la pensée universelle.
Heureusement, il existe de nombreux penseurs musulmans éparpillés à travers le monde qui prônent comme lui une lecture éclairée du coran. Alors, portons leur voix pour qu’ils soient entendus. En hommage à Mohamed Talbi et tous les penseurs de l’Islam des lumières qui ont traversé les siècles.
Par Isabelle Dana Bilal
_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Dernière édition par yacoub le Sam 13 Mai - 16:39 (2017); édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité







MessagePosté le: Sam 13 Mai - 15:08 (2017)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 7 921
Localisation: Paradis d'Allah
Emploi: empêcheur de tourner en rond
Loisirs: amour toujours
Masculin
Point(s): 27 155
Moyenne de points: 3,43

MessagePosté le: Sam 13 Mai - 15:46 (2017)    Sujet du message: Mohamed Talbi Répondre en citant

Tunisie : mort de Mohamed Talbi, penseur d’un islam moderne et ouvert sur le monde 01 mai 2017 à 14h36
Par Frida Dahmani - à Tunis

3,12K partages


 
Il aura marqué son temps. Historien, penseur et islamologue tunisien aux convictions solidement ancrées dans le réel, Mohamed Talbi, 95 ans, est décédé ce 1er mai à Tunis.
« Seul le Coran oblige », assénait ce défenseur acharné d’un islam ouvert et compatible avec la modernité.
Fervent musulman, il a consacré une partie de ses travaux au dialogue interreligieux et interculturel et axé la trentaine d’ouvrages qu’il a publiés sur une approche de l’islam centrée sur le livre saint. Ses positions ont valu de nombreuses menaces de mort à l’auteur de Penseur libre en islam, ou de L’Islam n’est pas voile, il est culte et de Ma religion c’est la liberté : l’islam et les défis de la contemporanéité, ouvrages majeurs d’un homme guidé par la foi et le courage.
Il avait été particulièrement ciblé par les islamistes tunisiens après la chute du régime de Ben Ali en 2011. Ils reprochaient à ce chercheur, qui assurait que « la charia est une œuvre humaine désuète » ouvrant la voie à un État théocratique, de soutenir que l’islam était né laïc. Ils lui en voulaient plus particulièrement d’avoir qualifié Ennahdha de « cancer qui métastase partout » et d’avoir prêté à Rached Ghannouchi, président du parti islamiste tunisien, l’intention de noyauter les sphères du pouvoir.
Révision de la pensée musulmane
Connu pour son franc-parler et son audace, l’universitaire, fondateur de l’Association internationale des musulmans coraniques, invitait à une révision de la pensée musulmane, marquée par des siècles d’immobilisme l’ayant rendue selon lui incompatible avec la modernité. Pour Talbi, c’était là l’une des sources qui favorise l’extrémisme et le terrorisme.
Il dénonçait la charia comme une œuvre humaine figée depuis le IXe siècle, prenant son origine dans une époque révolue depuis longtemps. « Durant deux siècles les musulmans vécurent, très bien, sans charia. Elle n’oblige aucun musulman en son âme et conscience. Seul le Coran oblige » : telle est la phrase clé de Mohamed Talbi que les générations futures retiendront sans doute. Il aurait souhaité qu’elles en fassent bon usage.
_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Dernière édition par yacoub le Sam 13 Mai - 16:38 (2017); édité 1 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 7 921
Localisation: Paradis d'Allah
Emploi: empêcheur de tourner en rond
Loisirs: amour toujours
Masculin
Point(s): 27 155
Moyenne de points: 3,43

MessagePosté le: Sam 13 Mai - 16:27 (2017)    Sujet du message: Mohamed Talbi Répondre en citant




Dans Jeune Afrique de du 20 au 27 juillet 2014, vous y trouverez une rencontre émouvante, sous forme de "testament", de Mohamed Talbi. Promoteur d'une lecture vectorielle du Coran et auteur de Ma religion, c'est la liberté, M. Talbi reste fidèle à lui-même, n'hésitant pas : à remettre en question les idées-reçues sur l'islam (chez les musulmans eux-mêmes), à affirmer la primauté du texte coranique sur tout autre texte dans la tradition islamique, à dénoncer (ce que Fazlur Rahman -m.1988- appelait) l’« idolâtrie du patrimoine islamique », etc. M. Talbi fait partie, avec M. Arkoun (m. 2010) et d'autres, de ceux qui se sont fixés pour tâche de questionner « l'impensé et l'impensable dans la pensée islamique » (Arkoun) et de poser les jalons pour un renouveau véritable de l'épistémè islamique.


                    «  Celui qui ne trouve pas ses repères en islam, qu’il en sorte ! »(M. Talbi)

Quelques réflexions extraites de l'interview

Etre musulman : M. Talbi pense qu'être musulman c'est « être conditionné ». Il s'agit, selon lui, d'une « vérité que l'on ne peut nier ». Mais ce n'est pas tout, il ajoute « on est condamné à être ce que l'on est. C'est une sorte [l'islam] de code génétique. Vous me direz, est-ce qu'on est libre dans ces conditions? Non. Est-ce qu'on devient libre? Oui, on le peut. Mais on ne le devient pas forcément. Pensez à tous ces automates commandés par leur naissance et qui ont des convictions en béton, au point de tuer [...] ».

Etre musulman sans pratiquer, est-ce possible? : Talbi répond par la négative. Pour lui, « l'islam est foi et pratique. Quitter la pratique, c'est quitter la foi »... Il faut distinguer, d'après lui, le fait de ne pas pratiquer par principe et renoncer à la pratique par faiblesse : « Si l'on ne pratique pas par omission ou par faiblesse, cela veut dire qu'on croit encore aux obligations. Cette désobéissance est censée être provisoire. Cependant, si l'on ne pratique pas par principe, il s'agit d'un rejet ». Mais, « une pratique réduite à un rituel sans spiritualité n'est pas l'islam.... ».

La liberté religieuse : Talbi rappelle, un point qui lui paraît essentiel, que « du temps du Prophète, il y avait des juifs et des chrétiens. Muhammad n'y voyait pas d'inconvénient. On ne l'a jamais vu courir dans les rues armé d'un gourdin, demandant « qui est chrétien ? » pour asséner des coups. C'est le conservatisme arabe qui a triomphé en la matière, et on a attribué cette dérive à l'islam ». En plus de cela, pour l'auteur « l'islam est né laïc ». Pour soutenir ce propos il convoque le verset coranique « Nulle contrainte en matière de religion » et souligne « le Coran est le seul livre sacré qui dise cette phrase, si claire, si laïque. Chacun pratique la religion qu'il veut. [...]  ».

Se référer au texte coranique :  ne signifie pas selon lui que l'on ne puisse pas « faire évoluer ses obligations ». Au contraire de cela, il rappelle que le Prophète lui-même avait modifié certaines dispositions durant les vingt premières années, en disant « celle-ci est bonne » ou bien « aujourd'hui, je vous donne une meilleure recommandation ». La lecture du Coran doit être vectorielle. D'ailleurs, le mot « charia » n’existait pas à l’époque. On utilisait le mot « hidaya », « orientation ». Et l’orientation est dynamique par définition. Il est dit : « Le Coran oriente vers ce qui est le plus droit. ». Dans la vie humaine est toujours à parfaire et il faut tenter d’aller vers le plus droit, selon son époque et son temps. ».

Critiquer le texte Coran : pour Talbi, s'il est possible de porter un jugement critique sur l'islam, « le regard qui prétend que le Coran n'est pas vrai, ou qu'il n'est pas authentique, n'est pas admissible. A partir du moment où l'on déclare l'irrecevabilité de la révélation, on cesse d'être musulman. Parce que l'islam commence avec cette phrase: « Ceci est le Livre qui ne souffre aucun doute ». Le musulman est celui qui ne doute pas du Livre. […] Vous pouvez être en désaccord, dire que ce texte est écrit, fait de fragments, a été forgé au cours de l’Histoire, etc. Vous êtes libre de quitter l’islam. Je recommande même à qui se sent mal à l’aise dans cette religion ou doute de la révélation de ne pas être musulman. Celui qui ne trouve pas ses repères en islam, qu’il en sorte ! ».

Etc. Les sujets traités au cours de cette rencontre sont nombreuses et la pense de M. Talbi donne à réfléchir sur l'islam, ses sources, son histoire, son actualité... A vos kiosques. Jeune Afrique, N° 2793, semaine du 20 au 27 juillet, pp.34-39.
 








Présentation de ce numéro par la rédaction de jeune Afrique
À 93 ans, le doyen de la pensée critique musulmane s'est livré à "Jeune Afrique" dans une grande interview où il dévoile la face avant-gardiste de l'islam et dénonce le jeu de tous ceux qui veulent l'instrumentaliser à des fins politiques. 

Saisissante, avant-gardiste... L'interview de l'islamologue tunisien Mohamed Talbi est un moment fort du prochain numéro de Jeune Afrique (N° 2793, du 20 au 27 juillet). L'auteur de "Ma religion, c'est la liberté" (Nirvana, 2011) n'en démord pas : le Coran est porteur de modernité et de rationalité, mais son message a été gravement altéré par les hadith et la charia.

En éternel ennemi du wahhabisme et du fondamentalisme, il dénonce l'intention des islamistes d'instaurer des dictatures théocratiques. "Le malheur des musulmans a commencé à partir du moment où ils ont élaboré une loi islamique au profit de despotes désireux avant tout de commander et de pouvoir tuer légalement. La charia n'est rien d'autre que cela", assène-t-il.

L'islam est né laïc. "Nulle contrainte en matière de religion. Le Coran est le seul livre sacré qui dise cette phrase, si claire, si laïque", poursuit-il. Chacun pratique la religion qu'il veut. L’État n'a pas à s'immiscer dans les affaires religieuses. Il a une seule fonction: créer une atmosphère de paix pour tous.

À propos du terroriste qui invoque des convictions musulmanes, Talbi estime qu'il n'agit que par agressivité et que toute agressivité est à condamner. "Il ne s'agit même pas de religion. Aucun Dieu ne dit de porter atteinte à la vie de l'autre. En l'occurrence, il s'agit simplement de défendre le droit à la vie. Ceux qui prétendent que l'islam est violent se trompent", dit-il.

Apostasie, laïcité, polygamie...d'autres questions sensibles ont été tirées au clair, arguments à l'appui, dans cette grande interview à lire absolument.


 
  

_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 7 921
Localisation: Paradis d'Allah
Emploi: empêcheur de tourner en rond
Loisirs: amour toujours
Masculin
Point(s): 27 155
Moyenne de points: 3,43

MessagePosté le: Sam 13 Mai - 16:38 (2017)    Sujet du message: Mohamed Talbi Répondre en citant

 

_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé







MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:46 (2017)    Sujet du message: Mohamed Talbi

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apostats de l'islam Index du Forum >>> Apostats de l'islam >>> Liens Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Thème réalisé par SGo