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Le phénomène Macron
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 09:34 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Macron, l’infidèle utile de l’islam
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 mai 2017








Dans le Gatestone Institute, Yves Mamou écrit : « Emmanuel Macron, idiot utile, n’est pas à proprement parler un allié de l’islamisme.
C’est pire, il ne voit pas le problème. »
Confirmation par l’exemple.
  • Sur Beur FM, se croyant hors micro, Emmanuel Macron parle des dérapages de son collaborateur, l’islamiste Mohammed Saou : « à côté de ça [les dérapages], c’est un type très bien, Mohamed Saou ».

Lecteur vidéo






00:00

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« Ca ? » c’est quand Mohamed Saou refusait de soutenir Charlie, car pour ce suprématiste islamique, cet islamiste radical, la loi de la sharia doit primer sur la loi des hommes, la démocratie, et la liberté d’expression doit se soumettre aux limites imposées par l’islam – mais à part ça, « c’est un type très bien ».
  • Autre exemple. Au lendemain du premier tour, L’Union des Organisations islamiques de France, c’est à dire la branche française des Frères musulmans, une organisation classée terroriste dans plusieurs pays et qui a pour branche armée un groupe terroriste tristement célèbre, le Hamas, a déclaré dans un communiqué qu’il fallait donner “au candidat Emmanuel Macron, le score le plus large.”

Macron a été appelé par quelques démocrates pour qu’il rejette ce soutien. Il a refusé. Parce qu’il « ne voit pas le problème » comme l’explique Mamou.
  • Après l’attentat meurtrier du 13 novembre 2015 (130 personnes tuées à St Denis, dans le 10e, le 11e et torturés à mort et éviscérés au Bataclan par des jihadistes français qui ont fait allégeance à l’Etat islamique), Macron déclarait que l’Etat, le chômage, le manque d’opportunité est en partie responsable.

« Je pense que ce sont des fermetures dans notre économie, dans notre société, les pertes d’opportunité, les plafonds de verre qui sont mis, les corporatismes qui se sont construits qui à la fois se nourrissent de la frustration sur le plan individuel et créent de l’inefficacité sur le plan économique » qui ont créé le jihadisme, expliquait Macron le 22 novembre. (Source lemonde.fr)
Cela fait 14 siècles que l’islam tue, massacre, décapite, démembre et torture les peuples des pays qu’il a conquis, et il ne s’est jamais arrêté. Mais Macron « ne voit pas le problème ».
  • Le président élu Macron « veut créer une route de la liberté et de la responsabilité qui traverse l’Afrique jusqu’en Europe », parce qu’il ne voit pas le problème attaché à cette invasion.
  • Ce problème porte un nom : l’islam



  • .
Parmi les personnalités de l’ombre d’En Marche, on trouve
  • Bariza Khiari, franco-algérienne, potentielle ministre de Macron, soutien du terroriste Salah Hamouri, née à Ksar Sbahi en Algérie de parents fervents militants du FLN et sénatrice PS de Paris depuis près de 15 ans, n’a jamais caché son militantisme pro-islam.
    • En séance publique du Sénat le 14 janvier 2009, elle a tenu un discours dressant un parallèle scandaleux entre antisémitisme et islamophobie, entre l’armée israélienne et le groupe terroriste Hamas, elle a nié le caractère religieux de la guerre contre l’Etat d’Israël, a diffamé l’Etat Juif qu’elle a accusé – à tort – de « bafouer le droit », et a bien entendu « oublié » les tirs de milliers de roquettes des terroristes du Hamas contre des civils israéliens, pour finalement qualifier les défilés de la « rue islamique » à Paris, d’actes de « citoyenneté active ». (Source : veroniquechemla.info
    • La même année, elle déclarait au Nouvel observateur :
      Citation:

      « J’ai envie de vous parler d’un islam que vous ne connaissez pas. D’un islam familial, tranquille, plus attaché à l’essence des choses qu’à l’observance des dogmes, un islam fait d’amour, de culture, de poésie, de musique, d’enchantements. »


       
    • Le 23 septembre 2011, Bariza Khiaria assistait à la remise du Prix « Richesse dans la Diversité » décerné par l’ambassade du Qatar en présence de Nora Berra, alors secrétaire d’Etat chargée de la Santé, et de l’ex-ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.  
    • En octobre 2013, elle a inauguré le colloque au Sénat sur l’islam des Lumières avec Reza, Tahar Ben Jelloun, Malek Chebel, Olivier Weber,Abdelkader Djemaï, Gilles Kepel et Barmak Akram. Ce débat a été décliné le mois suivant au Maroc pendant une conférence sur la tolérance.  
    • En avril 2016, elle a été élue nouvelle présidente de l’Institut des cultures d’islam (ICI).  
    • C’est elle enfin qui fin juillet 2016, rendit un vibrant hommage aux victimes du terrorisme… en oubliant de faire référence aux victimes juives de l’école Ozar Hatorah de Toulouse et à celles de l’Hyper Casher de Vincennes.




    • https://feedburner.google.com/fb/a/mailverify?uri=drzz/Pxvu&loc=fr_FR


  • des salafistes : Yassir Louati, Jimmy Parrat, Jamel Oufqir, Hanan Zahouani, Abdelkrim Marchani, Samy Debah, etc. ; 

  •  

  • Des futurs candidats à la législative issus du parti «Egalité et Justice», proche de l’AKP d’Erdogan ;


  • L’islamiste Soufiane Iquioussen, antisémite déguisé en antisioniste banal, qui était présent dans une réunion d’En Marche ! à Bouchain dans le Nord ;



  •  


  • Le Frère musulman franco-algérien Noureddine Aoussat, qui dans un prêche appelle à faire obstacle à « la faillite intellectuelle de madame Badinter et la laïcité … et la faillite morale de Fourest» [entendre par là Badinter la juive et Fourest la lesbienne] ;





  • Rachid El-Kheng, défenseur du voile islamiste, engagé dans «En Marche !» quand Macron a déclaré «L’islam n’est pas un problème pour la France», et dont on peut voir le positionnement sur sa page Facebook :




  • Yaman Mahfoud, fils d’un Frère musulman, ancien lauréat du Lycée Averroès de l’UOIF à Lille, collaborateur de l’association Coexister France qui promeut le discours de l’organisation frériste Syria Charity.

  •  


  • Fatima Jenn, franco-marocaine, adjointe au maire de Mulhouse, représentante d’un lobby pro-Qatar, le Cercle Martin-Luther-King, antisioniste assumée qui a créé un lobby contre «des lobbys très puissants, intégristes
  • laïcards, ou pro-sionistes» – toujours les mêmes clichés antisémites hérités du 3e Reich.
  •  


  • Mostafa Aydogan, secrétaire général de la branche française du réseau turc TÜMSIAD (Union des industriels et entrepreneurs turcs en France) — très proche du président Recep Tayyip Erdogan.



  • Anouar Sassi, étoile montante de l’islam politique (pléonasme), ex-responsable au sein de l’exécutif de l’association AMAL, ex-adjoint au maire de la commune de Pfastatt (68120) ex candidat (suppléant) de l’UDI à Mulhouse qui a rejoint En Marche !


  • Aziz Senni, militant de la LICRA et invité habituel de l’UOIF qui explique qu’il n’est pas facile de faire le grand écart quand on est islamiste : 
  • «Qui a dit que c’était simple d’être humaniste, défenseur de causes justes, militant de l’ouverture, du dialogue, de la découverte de l’Autre?».

  • Puis le 25 avril, La grande mosquée de Paris appelait les musulmans « à voter massivement » pour le candidat d’En Marche! expliquant que l’élection présidentielle, « s’annonce décisive pour le destin de la France et de ses minorités religieuses ». Seuls les sourds n’entendront pas.
  • Et enfin, Richard Ferrand, député du Finistère et bras droit d’Emmanuel Macron, qui a financé l’association antisioniste (antisionisme = antisémitisme a rappelé Manuel Valls) France Palestine Solidarité (AFPS) avec sa réserve parlementaire 2016.

Idéaliste probablement, infidèle utile certainement, aveugle sans aucun doute, Macron ne voit pas le danger de l’islam.
Il ne voit qu’un grand rêve multiculturel avec des frontières grandes ouvertes où l’islam de paix et de tolérance viendra guérir les blessures d’une France criminelle et islamophobe.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 10:11 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

La députée Corinne Erhel, soutien d’Emmanuel Macron, inhumée à Lannion
Elle faisait partie des fidèles de la première heure du nouveau président, qui devrait assister à ses obsèques, mercredi, dans les Côtes-d’Armor.


C’est finalement à partir de 16 heures que seront célébrées, mercredi 10 mai, les obsèques de la députée Corinne Erhel, terrassée par un malaise cardiaque en pleine réunion publique, vendredi 5 mai. Selon la presse locale bretonne, le changement d’horaire – la cérémonie était prévue le matin – devrait permettre la venue d’Emmanuel Macron à l’église Saint-Jean-du-Baly, à Lannion.
Députée PS des Côtes-d’Armor depuis 2007, la tout juste quinquagénaire était un des soutiens du candidat d’En marche !, mouvement rebaptisé depuis La République en marche (LRM). Dans le documentaire Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire, de Yann L’Hénoret, diffusé sur TF1 le 8 mai, l’émotion du candidat élu affleure quand il lui rend hommage, lors d’une réunion rassemblant « les soldats de la première heure » qui l’ont entouré, juste après l’annonce de sa victoire.
citation a écrit:
« Parfois le destin est un peu cruel, et il manquera Corinne. Et donc ce soir on aura aussi une pensée pour elle. Elle aurait été heureuse. »

Proche du nouveau président, Corinne Erhel ne faisait toutefois pas partie de son équipe de campagne, à la différence d’un autre Finistérien et ancien socialiste, le secrétaire général de LRM, Richard Ferrand. Ce dernier a, lui aussi, salué la mémoire d’« une collègue qui n’a pas quitté [nos] pensées depuis vendredi soir ». « Elle menait campagne tambour battant, fidèle depuis le premier jour. Elle manque déjà cruellement et j’ai le cœur serré qu’elle n’ait pu voir la victoire de notre candidat, à laquelle elle avait tant contribué et pour laquelle elle s’était tant engagée », a-t-il déclaré lundi 8 mai, lors d’une conférence de presse du mouvement consacré aux élections législatives.
Membre de la commission économique de l’Assemblée nationale, Corinne Erhel faisait en effet partie, comme Richard Ferrand, des soutiens de la première heure de M. Macron, aux côtés du maire de Lyon, Gérard Collomb, du sénateur François Patriat, ou des députés Arnaud Leroy ou Stéphane Travert. Elle était ainsi présente le 12 juillet à Maison de la Mutualité, à Paris, lors du premier meeting du mouvement En marche ! de celui qui était n’était alors « que » ministre de l’économie, quatre mois avant l’annonce de sa candidature à la fonction suprême.
Très appréciée des militants socialistes locaux
Le maire socialiste de Lannion, Alain Gouriou, qualifiait de femme « très tenace » cette Quimpéroise de naissance, qui avait commencé sa carrière politique à ses côtés comme attachée parlementaire, en 1997. « En dix ans, durant ses deux mandats, la députée a labouré le terrain sans jamais s’arrêter, sans chercher à se mettre sous les feux des caméras ou des médias », a rappelé le quotidien Ouest-France dans un article consacré à sa disparition.
Elle s’était notamment mobilisée pour les salariés d’Alcatel-Lucent de Lannion, au moment de leur rachat par Nokia, et contre le projet d’extraction de sable marin dans la baie de Lannion, deux dossiers sur lesquels s’était aussi penché Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.
Devenue en 2007 la première femme députée de la cinquième circonscription des Côtes-d’Armor, Corinne Erhel était très appréciée des militants socialistes locaux. Elle avait d’ailleurs reçu, en décembre 2016, le soutien de 82 % d’entre eux pour briguer un troisième mandat, malgré son ralliement à Emmanuel Macron. Fin mars, en vertu de la règle en vigueur au sein du Parti socialiste, elle avait cependant été exclue. Ce qui ne l’empêchait pas, dans un entretien à Ouest-France, de se revendiquer « clairement de gauche ». « Je resterai socialiste dans mes convictions. Socialiste progressiste comme je l’ai toujours été », confiait-elle alors, considérant que « c’est la force d’En marche ! de faire travailler ensemble des personnes avec des sensibilités différentes ».
Depuis le printemps 2016, elle avait multiplié les meetings pour présenter le programme d’Emmanuel Macron, jusqu’à cette ultime et tragique réunion publique à Plouisy, près de Guingamp, quelques heures avant la clôture de la campagne présidentielle. Le dernier message publié sur son compte Twitter, une republication du député François de Rugy, annonce justement le « début de la réunion de campagne (la dernière !) pour Emmanuel Macron à Plouisy ».
Elle était « faite d’un bois rare », a tenu à souligner Emmanuel Macron, samedi, en saluant une « femme d’exigence », « attachée à la social-démocratie contemporaine ». « Je l’ai vue défendre sans jamais rien céder la cause environnementale, numérique ou tant d’autres », a-t-il rappelé. Corinne Erhel avait consacré plusieurs rapports parlementaires sur les questions numériques, le dernier en date portant sur les objets connectés. Dans l’entourage de M. Macron, son nom circulait d’ailleurs, avant sa mort soudaine, pour un éventuel poste de secrétaire d’Etat chargée du sujet.


En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/05/10/la-deputee-corinne-erhel…
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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 13:17 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 13:20 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant



La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Ecce homo
Les partis aboient, En marche passe… L’élection d’Emmanuel Macron n’est pas seulement une rupture d’idées ou de propositions. C’est une rupture de style. Qu’y a-t-il dans le mouvement macronien ? Macron et rien d’autre. Les bons documentaires qui retracent la course d’En marche vers l’Elysée le montrent à l’envi : au sein de ce mouvement souple règne une discipline rigide. Tout le monde parle, Macron décide. La clarté dans la confusion. Même chose à La France insoumise. Mélenchon a inauguré le système des hologrammes en meeting. Ce n’est pas un gadget, c’est un principe. Il y a un candidat, les autres sont des hologrammes. Dans ces «rassemblements citoyens», les citoyens ne pèsent guère. Le chef décide, les autres exécutent. Ce sont des collectifs où l’on ne voit qu’une seule tête, des mouvements nouveaux qui nous ramènent à l’ancien : un chef, des pions.
La préparation des législatives illustre parfaitement ce leader prinzip. Au milieu des conciliabules et des combinaisons, LR se divise, le PS éclate, le FN doute, le PCF se lamente. Hamon crée son mouvement, Hidalgo le sien. Les uns veulent des alliances, les autres l’autonomie, d’autres encore l’opposition. Baroin veut créer une majorité contre la majorité. Juppé, Raffarin et quelques autres veulent travailler avec Macron. Valls veut monter dans le train, Hamon veut saboter les rails, Cambadélis reste en gare.
Pendant ce temps, Macron s’apprête à présenter des candidats partout, sous une étiquette unique, avec un programme unique. Même chose pour La France insoumise. Le PCF espérait un accord. Mélenchon exige un seul nom, un seul logo, un seul programme. Il veut bien s’allier au PCF si le PCF disparaît. Pour rejoindre La France insoumise, il faut commencer par se soumettre. Ecce homo. On disserte sans fin sur la démocratie participative, sur les organisations horizontales, sur la fin des vieilles hiérarchies, sur l’obsolescence des partis structurés au profit de mouvements informels. Mais ce qui est neuf dans le jeu politique français, c’est l’aventure individuelle. André Chénier : «sur des pensers nouveaux, faisons des vers antiques…»
Et aussi
Benoît la Fronde continue de cribler de pierres son propre parti, coupable d’avoir effacé de son projet ses propositions les plus décoiffantes. Il annonce qu’il crée un mouvement hamoniste tout en restant au PS. Clair…
• Avec Taubira, Aubry et les aubrystes, Arthus-Bertrand, Cynthia Fleury, Dominique Méda et quelques autres, Anne Hidalgo lance aussi un mouvement, également dans le PS. Cambadélis reste de marbre et cherche à sauver la vieille maison. Son sort dépend du nombre de députés PS rescapés en juin prochain. Recompositon ou décomposition ?
• En marche continue de faire marcher Manuel Valls, qui revendique une étiquette qu’on rechigne à lui donner. C’est un transfuge sans refuge. Décidément, la roche tarpéienne est proche de Matignon. Valls mélancolique et douloureux vertige…
• J’y pense et puis j’oublie. A l’exemple de Cambadélis qui veut oublier Hamon, Baroin efface Fillon. Il a laissé tomber plusieurs points essentiels du programme de celui qui était il y a vingt jours son candidat. On passe de la droite dure à la droite un peu ramollie, de Sens commun à sens interdit.


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MessagePosté le: Mer 10 Mai - 13:49 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Macron prix Goncourt (Richard Millet)

"Ce que montre la fin de ce qu’on s’obstine à appeler une campagne électorale, alors qu’il s’agit d’un épisode de la série À l’Elysée, diffusée sur une chaîne indigène de la TV mondialiste, c’est que nous sommes bel et bien des figurants du Spectacle (actuellement rebaptisé Système) ; c’est dire que nous n’existons pas – même sous forme de « voix ». Le politicien n’existe pas davantage : il ne se passe rien, car tout a déjà eu lieu ; et si tout n’a pas encore disparu (pour parler comme Baudrillard), c’est que la disparition est le mode d’existence du politique, lequel reçoit maintenant le nom de Macron.

Nul besoin d’attendre la fin de partie ni les cent jours pour savoir que Macron n’est qu’un Trudeau français (ou post-français), c’est-à-dire, comme le Canadien, un extatique polichinelle de l’idéologie mondialiste. Il en arbore les stigmates radieux et l’air de vierge brûlée par un débordement hallucinatoire. Comme Trudeau et les autres élus de la farce démocratique, Macron n’est que la marionnette des vrais dirigeants de ce monde : Gates, Zuckerberg, Bezos, Soros, Poutine, Bono, Sting, Madonna, Tony Parker, Ronaldo, etc. Même le vieux Johnny Hallyday est plus important que Macron. Le reste ne compte pas.

Il sera intéressant d’observer, demain, l’endroit où Macron fêtera sa victoire. Le bruit court que ce sera la cour du Louvre. La cour Carrée ou bien la Pyramide ? La Pyramide, le Louvre, c’est encore le Panthéon de Mitterrand : même goût pour l’occultisme « socialiste », le muséal, le souffle des momies progressistes, le travestissement de la culture en Culturel – autrement le remugle du vide, qui est l’avant-goût du néant.

Quant à la question de s’abstenir ou de voter pour « faire barrage au F.N. » et sauvegarder les « valeurs républicaines », c’est là encore du spectacle, et assez mal orchestré néanmoins par le gauchisme d’État qui peine à faire oublier que les « valeurs républicaines » ont été prostituées par le bipartisme au pouvoir depuis 50 ans. Ces protestations de républicanisme pur et dur sont le fait d’imbéciles, de vertueux et surtout de ceux qui veulent donner à Macron l’illusion d’une forte assiette électorale, l’ultime argument publicitaire étant que sa « jeunesse » fera du bien à la France : « Une chance pour la France ! » dit d’ailleurs un de ses slogans – le même que le vieux mot d’ordre mitterrandien sur l’immigration de masse comme chance pour la France : on peut voir ce qu’il en est, un quart de siècle plus tard.

Macron sonne comme un nom de médicament. Le Macron : les probiotiques qu’il faut à votre intestin, organe puissamment à la mode. Macron ou la politique vegan, aussi bien. On rêve d’ailleurs d’une campagne intestinale macronique, orchestrée par Pierre Hermé rebaptisant ses macarons des macrons, la langue devant aller plus vite, aujourd’hui : gagner une syllabe est un signe de modernité et de jeunesse.

Le futur dirigeant macrobiotique nous fait enfin penser à un lauréat du prix Goncourt. Ce prix ne couronne jamais la valeur d’un livre – celle-ci ayant disparu avec le nouveau siècle qui avait vu nobéliser le pré-macronien Le Clézio. C’est le prix Goncourt qui se couronne lui-même par le truchement d’un lauréat acceptable, et rentable, y compris le macronien Houellebecq, couronné parce qu’il ferait bien vendre le prix. Il s’agit pour les Goncourt, comme pour la coalition médiatico-littéraire, de faire croire que la littérature et la vie littéraire existent encore, et de façon démocratique. On a vu quelque chose de ce genre avec le prix Nobel de la Paix décerné de façon anticipée et programmatique à Obama. Il en va de même pour Macron, prix Goncourt de la politique, accueilli (car fabriqué) avec reconnaissance par les « grands de ce monde ». Comme tout prix Goncourt, il est déjà oublié. Seul compte le rituel de cette messe athée. Cela nous consolera-t-il d’être des citoyens du désastre ?"
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MessagePosté le: Ven 12 Mai - 13:46 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne

Vive la société civile ?
Rien de plus flou, de plus ambigu, que le recours incantatoire à la «société civile» qui caractérisera, aux dires de ses promoteurs, le piétinement sourd des légions d’En marche aux législatives. Légion dont on fera la revue d’effectifs à la mi-journée. On comprend bien qu’il s’agit de renouveler la classe politique, de s’affranchir de la dictature supposée des énarques entrés en politique, de récuser ces cursus consanguins qui font d’un militant politique un assistant parlementaire, puis un conseiller municipal, départemental, régional, enfin un député puis un ministre, ce qui lui épargne tout contact polluant avec une vie professionnelle normale. Mais on ne peut résister à quelques remarques désagréables.
Les ministres «issus de la société civile» ont rarement brillé par leur efficacité. On se souvient du professeur Schwartzenberg débarqué au bout de neuf jours par Rocard pour des déclarations intempestives sur les drogues de substitution. On se rappelle Jean-Jacques Servan-Schreiber, ancien patron de journal éjecté prématurément par Chirac pour ses positions tranchées sur l’arme nucléaire et qualifié aimablement par le même Chirac de «turlupin». Francis Mer, PDG promu à Bercy, ou Luc Ferry, philosophe propulsé au ministère de l’Education, n’ont pas laissé un souvenir impérissable. Pas plus que Yamina Benguigui, productrice et secrétaire d’Etat remerciée après une histoire d’argent, ou Jérôme Cahuzac, chirurgien esthétique devenu député puis ministre, qui fut une étoile filante et fraudeuse de la hollandie.
On a jadis critiqué la «République des professeurs» décrite avec subtilité par Albert Thibaudet aux temps du Cartel des gauches, et moquée encore en 1981 quand la victoire de François Mitterrand avait envoyé à l’Assemblée un contingent massif d’enseignants barbus. Pendant longtemps, la République fut celle des notables élus par le bon peuple en raison de leur aura locale et solidement conservateurs. Jaurès avait battu dans un duel électoral célèbre le marquis de Solages, dirigeant des mines de Carmaux et réactionnaire notoire, issu lui aussi de la «société civile». Il est vrai que le tribun socialiste avait soutenu dans une lutte épique le verrier Carmignac, syndicaliste mis à pied par sa direction en raison de ses fonctions à la mairie, issu d’une «société civile» plus ouvrière. Peut-être reprochera-t-on à Macron, qui vient lui aussi de ladite «société civile», d’avoir remplacé la République des professeurs ou des notables par celle des start-upers. Vive la société civile ! Mais laquelle ?
Le discrédit dont pâtit la classe politique ne peut cacher une réalité : quoi qu’on en dise, la politique est aussi un métier, qui suppose des qualités particulières, talent oratoire, absorption rapide des dossiers, précision juridique, sens de la négociation et du compromis. On peut apprendre sur le tas, bien sûr : c’est avec des civils qu’on fait des militaires. Mais faut-il pour autant souhaiter, au nom de la sacro-sainte «société civile», l’avènement d’une République des amateurs ?
Et aussi
Le calvaire de Manuel Valls continue. Stéphane Le Foll, respecté grognard du PS, estime que l’ancien Premier ministre a «déjà quitté» son parti, tandis qu’En marche remet à plus tard l’examen de sa candidature à la candidature. A Evry, les anciens soutiens de «Manuel» toussent très fort devant les palinodies de leur grand homme. Valls est comme un acrobate qui lâche son trapèze volant en espérant en attraper un autre. Pour l’instant, il est en l’air.
L’Europe va-t-elle aider Macron ? Il y a deux jours, Jean-Claude Juncker, président de la Commission, a tancé la France pour dépenses excessives et exprimé son scepticisme devant la proposition macronienne de créer un ministre des Finances de la zone euro. Mais Wolfgang Schaüble, ministre allemand des Finances, s’est rallié aujourd’hui à l’idée de créer un Parlement de la zone euro. Un début ?
Patrick Mennucci prend la mouche. Confronté à la candidature Mélenchon dans sa circonscription de Marseille, il a promis un affrontement sans concessions. Beaucoup font remarquer que le leader de la France insoumise se présente non contre un sortant LR ou FN, mais contre un PS. Il est vrai que Mennucci, pourtant hostile à la loi El-Khomri et à la déchéance de nationalité, est socialiste. Autant dire un traître congénital pour les mélenchonistes


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MessagePosté le: Sam 13 Mai - 11:12 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Un antisémite dans la liste de Macron : où sont le CRIF et la LICRA ?
Publié par Christian Larnet le 12 mai 2017








http://www.dreuz.info/2017/05/12/un-antisemite-dans-lequipe-de-macron-ou-so…
Christian Gerin, journaliste et producteur TV a été investi dans la 5e de Charente-Maritime pour REM. Il dit en être « fier et heureux ».
 
Les électeurs de Macron de cette circonscription beaucoup moins.
Christian Gerin est un antisémite banal. Notre confrère JSS News a reçu l’email d’un habitant de la circonscription qui lui dit :
« Nous, citoyens En Marche, Républicains et heureux de l’espoir donné par la victoire d’Emmanuel Macron, dénonçons le choix du candidat En Marche dans notre circonscription, la 5ème de Charente Maritime.
Le fait d’avoir placé ici M. Christian Gerin, antisémite notoire, comme candidat En Marche, salit non seulement l’image du parti, mais aussi de notre merveilleuse circonscription.
Monsieur Gerin est certainement un très grand producteur de télévision, peut-être a-t-il même aidé le candidat M. Macron à être élu… Cela n’enlève en rien le dégoût que nous portons pour les valeurs partagées par M. Gerin.
Nous demandons aux responsables nationaux de bien vouloir retirer l’investiture de M. Gerin dans notre circonscription. Il en va de notre crédibilité et du renouveau d’apaisement que nous souhaitons imposer dans nos provinces.
En Marche 17″


Suivent des extraits des propos antisémites de Christian Gérin lesquels, si l’auteur avait été du Front national, auraient déclenché la fureur des médias, le dépôt de plainte de toutes les officines antiracistes, et la demande d’interdiction du parti :
  • Sur son compte Twitter, le sale type retweete un message qui compare Israël au nazisme, et invente un apartheid là où un juge arabe a fait condamner le Président israélien à la prison : qu’il nous dise, le menteur, si dans un Etat d’Apartheid, un noir aurait le droit d’exercer le métier de juge. Et s’il avait pu faire emprisonner le Président blanc.

    Précision : la photo d’illustration de son tweet ne montre pas l’apartheid, mais l’inverse ! Sous la photo originale signée EPA, on peut lire « des centaines de Palestiniens ont reçu des autorisations d’entrer en Israël pour travailler en Israël ». A l’inverse, aucun Israélien ne peut se rendre à Ramallah, il se ferait tuer. Il ne peut pas non plus se rendre à Gaza, car il se ferait décapiter : voilà ce qu’est l’apartheid et la terreur, Gérin Christian.
  • Puis Gérin s’associe aux antisémites qui ont défilé dans les rues de Paris réclamant la « séparation du CRIF et de l’Etat », une façon de recycler le cliché antisémite selon lequel les juifs contrôlent le monde en sous-main afin d’attiser les haines.
  • Le voyou, reprenant les diatribes antisionistes de Dieudonné, accuse Israël d’être un Etat voyou :
  • Et cet énergumène qui soutient le boycott façon Gestapo, espère devenir député pour faire annuler les lois qui interdisent de boycotter.
  • Acharné, obsédé par sa haine des juifs, il martèle mensonge après mensonge sur l’Etat juif dans ses tweets fébriles :

    Il va même jusqu’à comparer Netanyahu à Göring :

Je vous le dis, En Marche a trouvé son Alain Soral. Sa prose nauséabonde n’est qu’une suite de dégueulis frustrés et d’insultes.
Quant au CRIF et au grand Rabbin de France qui ont appelé à voter pour Macron, c’est quand il faut monter au créneau qu’ils se mettent aux abonnés absents.
Les médias, qui ne dénoncent que les antisémites d’extrême droite, restent silencieux : les champions du Decodex font encore le sale boulot.
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MessagePosté le: Dim 14 Mai - 14:24 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Investiture : Emmanuel Macron, trempé, prend un bain de foule après s'être recueilli à l'Arc de triomphe (LIVE)
AFP Publié le dimanche 14 mai 2017 à 08h19 - Mis à jour le dimanche 14 mai 2017 à 15h12

http://www.dailymotion.com/video/x3b68jn_live-cnews_news


France 2017

Emmanuel Macron a été officiellement investi dans ses fonctions dimanche sous les ors de la Salle des fêtes l'Elysée, devenant le 8e président de la Ve République.
Le plus jeune président de la République jamais élu en France, à 39 ans, a raccompagné François Hollande, son aîné de plus de 20 ans jusqu'à sa voiture, l'applaudissant avant qu'il ne quitte la cour d'honneur du palais présidentiel.

Il s'est ainsi bien gardé de rééditer la bévue de François Hollande qui, en 2012, avait tourné les talons sans attendre le départ de Nicolas Sarkozy.
Puis il est revenu vers le perron pour poser quelques instants au côté de son épouse Brigitte, radieuse et émue.
Emmanuel Macron, en costume bleu nuit, et son prédécesseur se sont entretenus dans le bureau présidentiel pendant une bonne heure, soit bien plus que la demi-heure prévue. C'est dans ce huis clos que le sortant devait livrer à l'entrant quelques secrets d'Etat, à commencer par les codes de l'arme nucléaire.
Emmanuel Macron était arrivé à 10H00 à l'Elysée, accueilli en haut des marches du perron présidentiel par une sobre poignée de main du président sortant qui s'est abstenu de lui donner l'accolade, un fin sourire aux lèvres.
Le chef de l'Etat élu avait remonté très lentement et solennellement le tapis rouge dans la cour d'honneur devant un détachement et la musique de la Garde républicaine, comme il avait rejoint la Pyramide du Louvre au soir de sa victoire.
L'instant a été immortalisé par des centaines de photographes et de caméramen perchés jusque sur les toits du palais présidentiel.
Quant à Brigitte Macron, vêtue d'une robe tailleur bleu lavande et à laquelle son mari voudrait que soit reconnu un statut officiel de Première dame, elle l'a avait précédé de dix minutes, lançant quelques baisers d'un geste de la main aux badauds rassemblés devant le porche du palais.

Quelque 530 journalistes français et étrangers se sont accrédités pour cette cérémonie qui s'est ouverte sous un ciel menaçant avant de virer au grand soleil au moment même où François Hollande s'en allait, très loin du déluge des premières heures de sa présidence.
Emmanuel Macron a gagné ensuite le Salon des ambassadeurs où il a été élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur avant de rejoindre la Salle des fêtes où le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, a proclamé les résultats officiels de l'élection présidentielle, l'investissant ainsi officiellement dans ses nouvelles fonctions.
Emmanuel Macron s'est vu aussi présenter le Grand collier de Grand maître de la Légion d'honneur avant de prononcer son premier discours de chef de l'Etat en exercice, affirmant vouloir "rendre aux Français leur confiance en eux", et saluant leur choix de "l'espoir et l'esprit de conquête".
21 coups de canon
Quelque 300 invités l'y attendaient. Parmi eux, les représentants des corps constitués (Conseil constitutionnel, bureau de l'Assemblée nationale et du Sénat, Cour de Cassation...), des représentants des partenaires sociaux, des prix Nobel ainsi qu'une centaine de proches, principalement de sa famille et de celle de son épouse.
Parmi les invités aussi, une petite dizaine de "marcheurs" de la première heure, Richard Ferrand, Christophe Castaner, Renaud Dutreil, Gérard Collomb, Sylvie Goulard ou François Patriat mais aussi de nombreuses personnalités parmi lesquelles Nathalie Kosciuscko-Morizet, Pierre Gattaz ou Elisabeth Guigou.
Emmanuel Macron a également invité le compagnon de Corinne Erhel, députée des Côtes-d'Armor décédée le 5 mai lors du dernier meeting de la campagne, celui de Xavier Jugelé, le policier tué le 20 avril sur les Champs-Elysées lors d'une attaque jihadiste, ainsi que le père d'une militante d'En Marche! morte en voiture durant la campagne, à l'âge de 29 ans.
La cérémonie devait se poursuivre dans les jardins de l'Elysée où le nouveau président devait passer en revue les troupes tandis que 21 coups de canon seront tirés depuis l'Esplanade des Invalides, sur l'autre rive de la Seine.
Puis, à midi, il sortira par la Grille du Coq, au bout du parc, pour remonter seul les Champs-Elysées à bord d'un véhicule puis à pied jusqu'à la place de l'Etoile, escorté des motards et des cavaliers de la Garde républicaine avant de raviver la flamme sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Le tout sous haute sécurité: près de 1.500 policiers et gendarmes sont mobilisés.
Le marathon du nouveau chef de l'Etat, qui a décidé de résider à l'Elysée avec son épouse, se poursuivra à 17H00 à l'Hôtel de Ville de Paris avec une nouvelle cérémonie, tout aussi traditionnelle.
La nomination du Premier ministre devrait intervenir "plutôt lundi", selon l'entourage d'Emmanuel Macron.

Sitôt quitté le palais, François Hollande, désormais ex-président, a pris la direction du siège du PS, rue de Solférino, comme l'avait fait avant lui François Mitterrand en 1995.

Le secrétaire de l'Elysée est connu
Peu avant l'arrivée d'Emmanuel Macron, son équipe a dévoilé quelques noms de personnes qui l'entoureront durant son mandat.

Alexis Kohler, ancien directeur de cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy, est nommé secrétaire général de l'Elysée, a indiqué dimanche l'entourage du président élu.
Enarque, M. Kohler, 44 ans, a notamment travaillé à l'Agence des participations de l'Etat, avant d'être le directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances puis de diriger le cabinet de M. Macron au ministère de l'Economie (2014-2016). Il va succéder à Jean-Pierre Jouyet, ami proche de François Hollande.
Philippe Etienne est quant à lui nommé conseiller diplomatique du président.
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MessagePosté le: Lun 15 Mai - 15:01 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne

Le roi est mort vive le roi
Les Français veulent-ils vraiment changer de république ? En attendant que la fumée blanche sorte du crâne macronien pour le poste de Premier ministre, cette réflexion ironique s’impose. Tous les commentateurs ont souligné – célébré ? - le «sans-faute» réussi par le nouveau président en ce dimanche d’intronisation, dans un mouvement unanime qui correspond, selon toutes probabilités, au sentiment de la majorité de l’opinion. Jugement sensé, puisque aucune fausse note, pas même météorologique, n’est venue gâcher la cérémonie de passation des pouvoirs.
Mais l’expression «sans-faute» suppose par définition une norme impérative qu’on doit appliquer sans la moindre erreur. Et qu’est-ce que cette norme, sinon l’étiquette rigoureuse imposée par le régime de monarchie républicaine sous lequel nous vivons et qu’Emmanuel Macron, à la satisfaction de tous, a scrupuleusement respecté ? Tapis rouge immaculé, gardes républicains au casque désuet et scintillant, nouveau carrosse, une DS7, aimablement et gracieusement offert par PSA, fournisseur officiel de la couronne, Marseillaises tonitruantes, proclamation officielle par le président du Conseil constitutionnel qui tient le rôle naguère dévolu à un archevêque, collier de Grand-Croix de la Légion d’honneur qui remplace la couronne, le sceptre et la main de justice jadis remis au nouveau monarque, discours solennel qui fait office de serment au royaume, remontée puis descente des Champs-Elysées sous les acclamations du bon peuple, convié comme il l’était à Reims, visite protocolaire à la mairie de Paris, qui rappelle les liens particuliers entre le souverain et sa capitale, deuxième discours solennel du président, lequel s’assoit, pendant la cérémonie, sur un trône à dorures et velours rouge sur lequel on remarque une couronne brodée qui surmonte l’emblème de Paris. Il n’y manque que l’oint du seigneur, l’envol d’une colombe et la guérison des écrouelles…
Monarchie républicaine, donc, celle-là même que les commentateurs, si souvent, jugent dépassée, obsolète, voire antidémocratique et qu’ils préconisent de remplacer par une VIe république qui rendrait enfin au peuple – ou à ses représentants - la réalité du pouvoir. On soupire après une constitution plus populaire, plus démocratique, plus parlementaire, mais on plébiscite sans y prendre garde le régime semi-monarchique instauré par le général De Gaulle. Paradoxe inévitable : dans les autres démocraties, à l’exception des Etats-Unis, on a séparé la fonction sacrée de symbole de la nation, conférée à un roi (en Grande-Bretagne, dans les pays scandinaves) ou à un président sans pouvoirs autres que rituels (en Italie, en Allemagne, en Autriche…), de la réalité du pouvoir gouvernemental, confié à un Premier ministre désigné par la majorité parlementaire. La France a concentré sur le même homme les attributs de la souveraineté, spirituels et temporels. Pour mettre fin à cette confusion d’essence monarchique, il faudrait sans doute renoncer à l’élection du président au suffrage universel et le remplacer par un roi soliveau flanqué d’un Premier ministre appuyé sur le Parlement. Mais qui veut vraiment ôter au peuple ce pouvoir de désignation directe ? Sous Macron comme sous De Gaulle, Giscard ou Mitterrand, la république restera donc monarchique.
Et aussi
Le nouveau président laissera aux communes la responsabilité des rythmes scolaires, dont la réforme a suscité un débat passionné et souvent amer. Chacun fera donc comme il lui plaira. Etrange système : la France était auparavant la seule à imposer la semaine de quatre jours, que tous les spécialistes de la question jugent néfaste aux enfants. Mise en place dans la difficulté, la réforme fonctionne : voilà qu’on l’abandonne au bon vouloir des maires. La commodité locale se substitue à la règle. Sans doute les élèves sont-ils différents d’une commune à l’autre. Ici, ils ont besoin de cinq demi-journées pour étudier correctement et là non. A moins que l’intérêt de l’enfant soit finalement secondaire dans cette affaire et que l’emporte celui des parents, des profs ou des élus…
Marine Le Pen hésite à concourir aux législatives. Pourtant sa présence à l’Assemblée serait un point marqué par le FN. Il est vrai que sa désastreuse fin de campagne présidentielle ne plaide pas pour elle. Courageuse mais pas téméraire ?
Erreur regrettable dans la lettre de campagne de jeudi dernier : le verrier syndicaliste dont Jaurès avait pris la défense à Carmaux ne s’appelait pas Carmignac mais Calvignac. Une lectrice du Tarn a heureusement signalé cet impair. Le voici réparé.


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MessagePosté le: Mar 16 Mai - 12:09 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Mar 16 Mai - 12:34 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Emmanuel Macron, président philosophe ?
Le discours du nouveau résident de l'Élysée est très inspiré par les travaux de deux philosophes, l'Américain John Rawls et l'Indien Amartya Sen. Analyse. Par Sperantu Dumitru*, The Conversation France
Modifié le 16/05/2017 à 10:15 - Publié le 16/05/2017 à 08:30 | Le Point.fr






Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, relit ses notes dans son bureau à Bercy. © REA/ Elodie GREGOIRE


Loin d'être un amas d'idées de droite et de gauche, le programme de Macron relève d'un courant de pensée cohérent connu sous le nom de « libéralisme égalitaire ». On oublie souvent qu'Emmanuel Macron a été philosophe avant d'être fonctionnaire d'État, banquier et ministre. Son travail d'édition philosophique lui a valu, il y a 17 ans, les remerciements de Paul Ricœur dans la préface de La Mémoire, l'Histoire et l'Oubli, un livre particulièrement dense.

Emmanuel Macron est remercié par Paul Ricoeur dans le post-criptum de la Mémoire, l'Histoire et l'Oubli. © Le Seuil


Aujourd'hui, le programme du candidat Macron est inspiré par deux autres philosophes, John Rawls (1921-2002) et Amartya Sen (né en 1933). Le premier est considéré comme le plus important philosophe politique du XXe siècle, le second a reçu le prix Nobel d'économie en 1998.
Suivez notre direct : la composition du gouvernement dévoilée ce mardi

Combattre l'inégalité des chances
Le libéralisme égalitaire est d'abord une philosophie de l'égalité des chances. Son idée principale est que dans une société juste toute personne doit avoir la chance de réaliser ses projets sans que des inégalités héritées de naissance ou issues des accidents l'en empêchent. Cette idée semble inspirer le premier slogan de Macron : « La France doit être une chance pour tous. » Elle est aussi illustrée par l'un des clips de la campagne présentant Charles Rozoy qui, après un accident, est devenu champion paralympique en 2012.

Le libéralisme égalitaire est un courant qui combine la liberté et l'égalité dans une théorie cohérente de la justice sociale. Son représentant le plus connu, John Rawls, considère dans son livre Théorie de la justice qu'une société juste doit réaliser les deux principes suivants :
  • accroître les libertés de base égales pour tous ;
  • limiter les inégalités économiques de façon à améliorer : (a) l'égalité équitable des chances ; (b) la situation des plus désavantagés.

Quiconque a lu Rawls sera étonné de découvrir que l'exposé de ses deux principes a structuré, dans ce même ordre, le discours de Lyon, que Macron a prononcé le 4 février 2017. Il y a défendu (1) « les libertés de base » en considérant la laïcité comme une liberté de conscience compatible avec la liberté des autres ; la liberté de travailler, d'entreprendre et d'innover ; la liberté d'association. Puis, il a insisté sur (2a) l'égalité des chances qu'il veut équitable par un investissement dans l'éducation des enfants en ZEP (en divisant par deux la taille des classes) et des adultes (en développant la formation continue), ainsi que par la parité et des mesures antidiscriminatoires dans les entreprises.
Dans son programme, la priorité accordée (2b) à la situation des plus désavantagés se traduit dans l'augmentation des minima sociaux (l'allocation vieillesse et adulte handicapé) et les mesures pour les sans-abri. De façon générale, la création d'un système universel des retraites et d'une assurance chômage universelle opère une profonde égalisation des statuts.
Liberté ou égalité ?
Le libéralisme égalitaire est une théorie féconde, dotée de nombreuses applications. L'un des débats qu'il a suscités concerne le type d'égalité qui devrait nous préoccuper : faut-il chercher à égaliser les ressources, en laissant les gens libres d'en faire l'usage qu'ils souhaitent ? Ou faut-il égaliser le niveau de bien-être ou de satisfaction, même si cela implique une inégalité des ressources ? C'est en cherchant à répondre à ces questions qu'Amartya Sen a élaboré l'approche dite « des capabilités ». Selon lui, ce qu'il faut égaliser est la « capacité » des gens à choisir et à combiner différentes actions pour réaliser leurs projets. Dans cette perspective, la redistribution des ressources n'est qu'un moyen parmi d'autres. Ce qui compte en matière de justice sociale est de choisir les politiques qui élargissent les possibilités d'action. Autrement dit, la liberté de tout un chacun.
L'idée que la pauvreté est une privation de liberté ne va pas de soi. On peut la comprendre en comparant, comme le fait Amartya Sen, la situation de deux personnes : l'une qui jeûne et l'autre malnutrie. Du point de vue des ressources et du mal-être, les deux se retrouvent dans une situation identique. Mais ce qui fait la différence est que l'une a choisi de ne pas manger et l'autre n'a pas eu le choix. L'idée d'Amartya Sen est que comparer les possibilités d'action dont disposent les individus, leurs « capabilités », constitue une meilleure façon de comprendre les inégalités que comparer leur niveau de ressources ou de satisfaction.
Le concept de capabilités
L'approche des capabilités a inspiré l'Indice du développement humain (IDH) mis en place en 1990 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour mesurer les progrès des pays en matière de lutte contre la pauvreté. Cette institutionnalisation a consacré une philosophie du développement centrée sur la personne humaine et son autonomie, au détriment d'une vision marxiste, centrée sur les structures économiques et la satisfaction des besoins premiers. Le programme de Macron semble s'en inspirer lorsqu'il affirme que la lutte contre la pauvreté ne vise pas seulement à assurer la subsistance, mais à permettre l'autonomie, à augmenter la capacité de « faire ».
L'égalité des capabilités est une constante dans les discours de Macron et cela peut être mesuré grâce à l'outil d'analyse statistique des discours mis au point par les chercheurs de l'université Côte d'Azur. Cet outil permet non seulement de montrer que parmi les cinq candidats du premier tour, Macron est celui qui utilise le plus le mot « égalité ». Ce classement est confirmé par un autre moteur de recherche.
Nombre d'occurrences des mots "égalité et "inégalité" dans les discours des candidats à la présidentielle de 2017, selon Google. © DR


Cet outil fournit également le diagramme des thèmes associés au mot « égalité ». Le thème des « capacités » y figure au premier plan et l'usage qu'en fait Macron est celui de l'approche des capabilités. Par exemple, dans le discours de Toulon, le 22 février, Macron critique un libéralisme sans égalité des capabilités : « Défend-on la liberté vraiment lorsque certains n'ont pas droit à la liberté, lorsque certains n'ont pas – alors qu'ils ont envie – des capacités, dans nos quartiers, dans la ruralité, de faire ? »
Vers un « consensus par recoupement » ?
Dans son ouvrage sur le libéralisme politique, Rawls soutenait que son libéralisme égalitaire pouvait faire l'objet d'un « consensus par recoupement ». Sa conviction était que dans une société qui respecte le pluralisme, des doctrines opposées peuvent se recouper sur des principes essentiels, tout en gardant leur spécificité. Difficile de ne pas voir des similitudes avec la conviction de Macron que des gens de gauche, du centre et de droite peuvent adhérer à des principes fondamentaux, sans renoncer à leurs différences. Seulement, Rawls prévenait qu'un tel consensus s'obtient par une délibération sobre, menée dans le cadre de la raison publique.
*Sperantu Dumitru est professeur associée en sciences politiques à l'université Paris Descartes – USPC.
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MessagePosté le: Mer 17 Mai - 11:24 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Macron et les plaideurs
En marche dans un champ de ruines… On ne sait où en sont les électeurs, mais il est clair que leurs représentants traditionnels sont au fond du trou. Macron s’avance dans un paysage politique dévasté. Pour recomposer, il faut d’abord décomposer : l’opération est un franc succès. Détruire, dit-il…
La droite ne sait plus où elle habite : les juppéistes et autres modérés veulent coopérer avec le centre macronien, les autres se débattent pour survivre sur une ligne dure dont les soutiens se ramollissent. Au PS, Cambadélis se démène non pour «garder la vieille maison» selon la formule de Léon Blum au congrès de Tours, mais pour l’empêcher de tomber en morceaux. Tâche herculéenne : Solférino ressemble à la maison Usher d’Edgar Poe, avec une énorme lézarde au milieu de sa façade, d’un côté ceux qui veulent s’opposer, Hamon en tête, de l’autre ceux qui voient dans Macron le jeune continuateur de la vieille social-démocratie, avec lequel il faut pactiser comme aux beaux temps de la Quatrième.
Malgré ses dix millions de voix et son assise populaire, le FN tremble sur ses bases. Marine Le Pen a disparu, sa nièce Marion a jeté l’éponge, l’allié d’un jour Dupont-Aignan a explosé en vol et Philippot ne se sent pas très bien. Continuer dans le registre ni droite ni gauche, ou bien revenir aux fondamentaux de Jean-Marie ? Etre ou ne pas être une extrême droite de droite ? That is the question. Seul Mélenchon garde la pêche, comme disait Juppé, fort de ses presque 20% à la présidentielle qui lui promettent, sur le papier en tout cas, un groupe conséquent à l’Assemblée. Encore faut-il transformer l’essai, c’est-à-dire passer dans les circonscriptions le seuil fatidique des 12,5% des inscrits au premier tour, puis rassembler au second. Or le rassemblement n’est pas le fort de la France insoumise, qui veut surtout rayer de la carte ses concurrents à gauche, PCF et PS, lesquels n’ont pas l’intention de se laisser faire. Même à Marseille, où il a réalisé un score canon, Mélenchon devra battre Mennucci, qui est un coriace. Bref, c’est la guerre de tous contre tous. Les plaideurs se disputent l’huître avec force arguties. Si cela continue, on connaît la fin de la fable : Macron arrive et gobe l’huître.
Et aussi
Fillon toujours aussi filou. On apprend en lisant le Canard que sa plainte contre le journal porte sur un aspect parfaitement mineur du dossier, un intervalle de deux ans pendant lequel Pénélope Fillon aurait fait autre chose que ce qu’avait écrit le volatile. Le Canard maintient ses affirmations. On connaît l’entourloupe : on laisse de côté la poutre et on ergote sur la paille, de manière à pouvoir dire ensuite qu’on a fait condamner l’hebdomadaire. Tactique d’avocat qui ne change rien au fond de l’affaire.
Marion Maréchal Le Pen a-t-elle vraiment raccroché les gants? Elle vient de dire à Valeurs actuelles qu’elle verrait d’un bon œil un rapprochement avec une droite dirigée par Laurent Wauquiez. Pendant ce temps Marine Le Pen, si elle se présente à Hénin-Beaumont, trouvera en face d’elle une candidate adoubée par son père Jean-Marie. Les Atrides de Montretout continuent d’amuser le tapis.

Laurent Joffrin

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MessagePosté le: Jeu 18 Mai - 15:02 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Macron psychopathe ?





« Figurent en vedettes parmi les pervers narcissiques les imposteurs, escrocs et mystificateurs » (Paul-Claude Racamier, Le génie des origines, p. 287).
La question est apparue sur les réseaux sociaux par le biais d’une vidéo réalisée par un psychiatre et psychothérapeute affilié à la droite dure italienne, le professeur Adriano Segatori, juste avant le débat de l’entre-deux tours des élections présidentielles. Diffusée initialement par les sites Égalité & Réconciliation et Agoravox.TV, elle totalise à ce jour près d’un million de vues sur la plate-forme YouTube. Si la question interpelle, a-t-elle été accueillie avec toute l’attention que ce sujet devrait susciter ?
Rien n’est moins sûr !
Le 11 mai 2017 paraissait, sur le site Slate.fr, un article, intitulé « Macron est-il un “psychopathe” ? Pas de doute pour une partie de l’extrême droite », de Mathilde Dumazet qui précisait que, selon le canard enchaîné du 10 mai 2017, « les conseillers de Marine Le Pen ont utilisé l’analyse d’un psychiatre italien affilié à l’extrême droite pour bâtir la stratégie du débat de l’entre-deux tours[1] ». Compte tenu de la teneur de ce débat opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, force est de constaté qu’il a parfaitement illustré l’ignorance des facteurs psychologiques en politique que je n’ai de cesse de dénoncer dans la plupart de mes articles. Il n’aura en effet échappé à personne, à l’exception de « groupies » inconditionnels (et fortement conditionnées), que la prestation déplorable de Marine Le Pen n’a pas manqué de surprendre bon nombre de ses propres sympathisants à l’instar d’Alain Soral qui, dans l’une de ses vidéos, prophétisait l’écrasante domination de sa « protégée » face à son adversaire. Le pari de remporter la mise en cherchant à faire craquer Emmanuel Macron était une stratégie totalement débile.
Cela signifie-t-il pour autant que le diagnostic du psychiatre italien soit erroné comme semblent l’indiquer tous ceux qui ridiculisent son analyse ?
Pour le savoir, il faudrait déjà que l’on connaisse précisément ce que désigne, aujourd’hui, le concept de psychopathie. Or, le problème avec cette terminologie, c’est qu’elle se réfère essentiellement aux travaux de Robert Hare et Hervé Cleckley dont les recherches sont issues d’une psychologie cognitiviste et matérialiste éludant de fait tout un pan des différentes formes actuellement recensées de psychopathie (cf. l’article de Robert Balcon paru en 2008 sur Agoravox synthétisait très bien le genre de psychopathe étudiée par R. Hare et H. Cleckley). Notons également qu’il n’en a pas toujours été ainsi puisque le concept de psychopathe recouvrait, à la base, tout en ensemble de troubles mentaux (Les personnalités psychopathiques, Kurt Schneider, 1950 – 1955 pour la traduction française[2]).
Pour être tout à fait honnête, on ne peut pas dire que le portrait des psychopathes dressé par R. Hare au moyen de sa PCL-R corresponde à proprement parler au cas d’Emmanuel Macron, ce qui ne veut pas dire qu’il n’en soit pas un.
Si l’on s’en tient au diagnostic de psychopathie selon la PCL-R mise au point par R. Hare, c’est-à-dire si l’on aborde ce problème d’un point de vue matérialiste et cognitiviste, Emmanuel Macron ne correspond pas totalement au portrait type du psychopathe. Mais si l’on considère les dernières avancées de ce même chercheur qui fait désormais état d’une distinction entre les « successfuls » et les « unsuccefuls » psychopathes (cf. « Le math : psychopathes Vs pervers narcissiques ») et qu’on les compare aux travaux des chercheurs en psychanalyse groupale et familiale, nous retrouvons la description des traits de personnalité de notre nouveau président sous la forme du psychopathe « successful » dont la littérature anglo-saxonne fait également mention en criminologie derrière l’appellation de « criminel en col blanc ».
Ce sujet est peu connu en France. Seuls quelques rares professionnels s’y intéressent de près. Je les cite souvent dans mes articles, mais il faudrait accorder une mention particulière aux travaux d’Ariane Bilheran qui a consacré pas moins d’une vingtaine d’ouvrages sur des sujets connexes tels que le harcèlement, la manipulation, l’autorité, le totalitarisme, le suicide, les risques psycho-sociaux, etc., bref... tout ce qui concerne de près la psychologie et la pathologie du pouvoir, car l’une des principales caractéristiques du « criminel en col blanc » reste son attirance pour le pouvoir.
Force est de constater qu’il y a une véritable « omerta », particulièrement en France, sur ce trouble de la personnalité qui constitue, je me répète, « le plus grand obstacle aux développements de la personnalité et des groupes sociaux » (cf. « La ponérologie politique : étude de la genèse du mal appliqué à des fins politiques »).
Néanmoins, nous commençons à bien connaître ce trouble puisque nous en entendons parler souvent sous le terme, aujourd’hui galvaudé, de « pervers narcissique ». Or, il faut savoir que cette théorie trouve son origine dans les travaux pionniers de psychanalystes qui, pour des raisons « mystérieuses » ont quelque peu été « oubliés ».
Mais avant de vous en parler, je dois apporter quelques précisions.
J’ai souvent pu écrire que la perversion narcissique était une défense de survie psychique qui s’active à l’occasion d’un deuil, d’une grave désillusion ou de lourdes difficultés, etc. Ce style de défense est d’autant plus inviolable qu’il est le dernier rempart avant l’entrée en psychose. D’où le fait qu’elle soit souvent assimilée à une pathologie « limite ». Du point de vue psychanalytique « les concepts d’organisation défensive, de style défensif, décrivant des combinaisons de mécanismes de défense, relativement stable et caractéristique de la personnalité d’un sujet, apparaissent comme une dimension majeure du fonctionnement de la personnalité, du normal au pathologique[3] ». Autrement dit, c’est le style de défense psychique mise en œuvre lors de conflit qui, pour les psychanalystes, détermine le fonctionnement de la personnalité. Or, nous savons bien qu’exceptés les cas les plus pathologiques notre vie n’est pas faîte uniquement de conflits intrapsychiques que l’on exporte – projette – sur la scène sociale de notre quotidien. En effet, toujours selon le Pr Henri Chabrol : « Notre résilience, notre capacité à faire face aux tensions, aux conflits, aux dangers perçus à l’intérieur de nous ou dans le monde extérieur, mobilise 2 types d’opérations mentales, les mécanismes de défense et les processus de coping. Les mécanismes de défense sont des processus mentaux automatiques, qui s’activent en dehors du contrôle de la volonté et dont l’action demeure inconsciente, le sujet pouvant au mieux percevoir le résultat de leurs interventions et s’en étonner éventuellement. Au contraire, les processus de coping, mot traduit en français par stratégies d’adaptation ou processus de maîtrise, sont des opérations mentales volontaires par lesquelles le sujet choisi délibérément une réponse à un problème interne et/ou externe. Les mécanismes de défense ont été découverts par la psychanalyse et occupent une place importante dans les théories et les thérapies psychanalytiques. Les processus de coping ont été étudiés par les méthodes de la psychologie scientifique et font actuellement l’objet principalement de l’intérêt des psychologues de la santé et des thérapeutes cognitivo-comportementalistes qui leur accordent une place importante dans leurs théories et leurs thérapies[4]. » De plus, « défense et coping peuvent être des processus adaptatifs ou mal adaptatifs. Ce caractère fonctionnel ou dysfonctionnel dépend à la fois du type de défense ou de coping, de l’intensité et de la durée de sa mise en jeu, mais aussi du contexte interne et externe de leur mobilisation et des interactions éventuelles entre défense et coping. Enfin, défense et coping s’activent habituellement conjointement ou successivement et contribuent ensemble à notre adaptation aux difficultés de la vie[5]. »
Il n’est pas ici le lieu de revenir sur la « guerre » que se sont livrés, et se livrent encore, les tenants de ces deux disciplines – j’ai pour ma part une nette préférence pour les approches dites « intégratives » qui associent, au lieu de les diviser, les différents courants des sciences humaines –, mais il est important de bien connaître ces détails pour le cas qui nous intéresse ici puisqu’en définitive la question qui s’impose et que se posent de nombreuses personnes intéressées par cette problématique consiste à savoir comment diagnostiquer une perversion narcissique chez un individu qui maîtrise parfaitement ses attitudes en société ?
Nous touchons là à un point essentiel de ce concept si répandu aujourd’hui, car contrairement aux idées reçues et à ce que tente de nous faire croire une certaine presse, sauf à posséder une grande culture philosophique et de nombreuses connaissances psychologiques – et encore... –, il est quasi impossible de reconnaître un pervers narcissique avant qu’il ne nous ait piégés et ne mette en place ses stratégies de défense psychique.
On comprend bien dès lors toutes les réticences exprimées et les rationalisations qui s’ensuivent sur le fait de porter un jugement a priori sur l’une des figures les plus emblématiques de notre 5e République (le cas s’était posé pour nos deux présidents précédents et il se pose aussi à l’étranger pour de nombreux dirigeants à commencer par le très controversé président américain Donald Trump). D’autant plus que, difficulté supplémentaire, le « trouble » de la personnalité dont est atteint notre président est qualifié d’« asymptômatique » par les rares spécialistes qui se sont penchés sur le sujet. Il est pourtant extrêmement intéressant de relever le fait que Rama Yade, parlant d’Emmanuel Macron, ait pu suggérer à propos des élections présidentielles que « notre pays devrait ajouter un autre critère : l’équilibre psychologique… ».
Compte tenu de ces divers obstacles, en quoi la présidence d’Emmanuel Macron montre des signes inquiétants d’un danger potentiel pour la France et les Français ?
À vrai dire et sans entrer une fois de plus dans les détails cette théorie, nous en avons tous les ingrédients à l’exception de l’opportunité[6]… que nous venons de lui offrir en l’élisant comme président.
Nombreuses sont en effet les caractéristiques d’une telle personnalité décelable chez Emmanuel Macron, à commencer par son double discours qui, comme le résume François Baroin  : « Il [Emmanuel Macron] a changé d’avis sur tous les sujets. Il ne dit rien sur rien et n’en pense pas plus. Il est temps de dénoncer cette imposture qui pour moi représente un saut dans le vide ! »
J’ai déjà longuement présenté, dans plusieurs de mes articles, cette structure de discours à fort impact manipulatoire que l’on retrouve dans ce que l’on peut qualifier de communication perverse à base d’injonctions paradoxales qui évoquent tout et son contraire (cf. vidéo « Le zapping des matinales » : l’attention sélective ou biais de confirmation également évoquée ici, nous retrouvons là quelques-uns des traits typiques de « L’instrument majeur du pervers narcissique : la parole »).
Une autre particularité de ces personnalités est le pouvoir de séduction qu’ils affichent sous l’apparence d’un charme quasi hypnotique. L’aspect « gendre idéal », archétype du conte de fée, explique très bien que « l’électeur type du nouveau président est plutôt féminin, cadre ou retraité (il réalise un « carton » chez ces derniers), bien diplômé, et habite une ville de plus de 100 000 habitants ».
Enfin, l’impression qui émane de ce genre de personnalité est un étrange sentiment de vide, d’inauthenticité et de mimétisme. Et croyez-moi, ce n’est vraiment pas sans raison[7]. Ce qui fit dire à l’une des premières psychanalystes qui s’est intéressée à ce sujet qu’« extérieurement, la personne paraît normale. Rien ne fait supposer l’existence d’un trouble, le comportement n’est pas exceptionnel, les capacités intellectuelles ne paraissent pas lésées, les expressions effectives sont bien ordonnées et appropriées. Mais en dépit de tout cela, quelque chose d’intangible et d’indéfinissable s’interpose entre l’individu et ses semblables et fait naître invariablement la question : “Qu’est qui cloche ?” » ; « Qu’est-ce qui ne va pas chez lui, ou chez elle ?[8] »

Si l’on ajoute à tout ceci la description que donne Adriano Segatori dans la vidéo cité en début d’article, alors oui, Emmanuel Macron peut être qualifié de psychopathe d’un genre particulier : celui qui a été étudié dès 1925 par August Aichhorn[9] et Karl Abraham[10], puis par Hélène Deutsch (1934 op. cit., 1955[11]), Phyllis Greenacre[12] et Janine Chasseguet-Smirgel[13] (1973, 1984). Si je cite tous ces auteurs, c’est en particulier parce qu’ils ont notamment inspiré Paul-Claude Racamier pour forger son concept de perversion narcissique. Ainsi donc, la boucle est bouclée.
Que peut-on donc attendre d’un tel président ?
La réponse nous est donnée par le mythe de Périandre sur lequel se fonde P.-C. Racamier qui avait l’art d’user de métaphore pour rendre compte de ses travaux :
« Périandre, fils et mère
À peine, en prologue, avons-nous évoqué les véridiques aventures de Périandre. Nous y revenons. Car il n’est rien comme son histoire qui montre combien l’inceste, lorsqu’il n’est pas matière à fantasmes, devient matière à explosions.
Périandre était roi de Corinthe. Il y était né. Il avait une de ces histoires familiales, compliquées comme nous avons accoutumé d’en connaître.
Contrairement à son père, un furieux tyran, Périandre fut un très bon roi. On le rangeait parmi les sept sages de la Grèce antique. Or cet homme, juste, bon mari, bon fils, bon père, ayant succédé (sans l’avoir assassiné) à son père, devait finalement devenir un abominable tyran, un pervers fou. Vois dans quelles circonstances.
Enfant, il avait été adoré par sa mère. Elle le voulait tout à elle. Cependant il grandit. Périandre devenu adulte, sa mère, qui ne voulait le perdre à aucun prix, le désira pour amant.
Elle usa d’un stratagème. Une de ses amies, dit-elle à son fils, brûlait d’amour pour lui. Elle finit par le convaincre de le recevoir. Mais, poursuivit-elle, cette amie, tant elle avait de pudeur, ne voulait absolument pas être vue ni entendue. Il fut donc convenu qu’elle viendrait de nuit, incognito, dans le silence et tous flambeaux éteints. Ainsi fut fait. La nuit fut un enchantement. Il y en eut beaucoup d’autres. À sa mère du jour, Périandre confiait les jouissances extrêmes que lui donnait la femme de la nuit. À la fin, cependant, il n’y put plus tenir. Il voulait savoir qui était une aussi merveilleuse maîtresse. Elle arrive. Il allume. Ciel ! Sa mère ! Il va pour l’abattre. Elle s’empare aussitôt du poignard. Elle se tue : c’est ainsi que, jusqu’à la fin, la mère de Périandre devait conserver l’initiative…
Périandre, lui, allait continuer de vivre et de régner. Cependant, il ne sera jamais plus le même. Il deviendra un tyran absolu, un pervers accompli. […]
Il est une question qu’on ne saurait laisser en suspens. Question toute simple : l’inceste rapproche-t-il Périandre l’incestueux de l’incestueux Œdipe ? Il les oppose. Œdipe a séduit sa mère ; Périandre a été séduit par la sienne. Œdipe « ignore » sa naissance : c’est dire qu’il refoule cette vérité-là, vérité qu’au demeurant il n’est pas le seul à refouler, car ses parents ont commencé, et le refoulement court d’une génération à l’autre. Mais Périandre, lui, ne refoule rien : tout simplement il dénie ; ce que sa mère-maîtresse lui dissimule, d’ailleurs à peine, il ne veut pas le savoir. Œdipe, lui, a voulu à tout prix connaître son crime et il l’expie ; il se crève les yeux et il s’exile ; mais il sait ; et il paie le prix de sa connaissance et de sa culpabilité.
Rien de tel chez Périandre. Ses sujets paieront à sa place… (Paul-Claude Racamier, 1995, L’inceste et l’incestuel, p. 242-243)
Prologue
L’histoire d’Œdipe, c’est l’inceste en acte, en fantasme et en complexe : elle est matière à complexe parce qu’elle se situe à l’exacte jointure de l’acte et du fantasme, de l’inconscient et du conscient.
Incestueux
Tout autre est l’histoire de Périandre. Je ne manquerai pas de la raconter en détail. Mais d’avance elle se dessine en quelques traits. Périandre était devenu roi. Il s’émancipait de sa mère. Elle le voulait tout à elle. Nuitamment, sans se dévoiler, mais non sans se dénuder, elle le séduit. Sans savoir qui elle est, il lui fait l’amour. Enfin, il l’apprend. La catastrophe est lancée : le jeune roi sage qu’il avait été devient un tyran sanguinaire et pervers. C’est le peuple qui souffre. Inceste encore, mais sans conscience, et sans inconscient non plus : rien ici n’est en profondeur, mais tout est en sang. (Ibid., p. 8-9) »
Pour ceux qui souhaitent approfondir l’histoire de ce tyran méconnu souvent présenté comme l’un des Sept sages de Grèce : « Périandre, un sage ? (1), (2) et (3) ».
Reste qu’Emmanuel Macron représente bel et bien un saut dans le vide comme le signifie François Baroin. Toutefois, et pour être tout à fait honnête, un cas de « guérison » de ce type de psychopathe a pu être observé dans un contexte qui, sans être identique, n’est pas sans rappeler celui de notre président. C’est celui que nous a présenté Karl Abraham dans son article de 1925.
Dans la troisième et dernière partie de la série d’articles consacrés à « la ponérologie politique : l’histoire du mal appliqué à des fins politiques » (1) et (2), nous analyserons sous un autre angle cette problématique incestuelle au regard de ce l’emprise et de l’autonomie, deux forces qui président aux destinées des individus et des régimes gouvernementaux.
Philippe Vergnes

[1] Dumazet, Mathilde (2017, mai), « Macron est-il un “psychopathe” ? Pas de doute pour une partie de l'extrême droite », sur le site Slate.fr. Consulté le 11 mai 2017.
[2] L’ouvrage de Kurt Schneider décrit plusieurs cas particuliers de psychopathies qui va des psychopathes hyperthymiques aux psychopathes asthéniques en passant par les psychopathes dépressifs, inquiets, fanatiques, qui ont besoin de se faire valoir, instables, explosifs, apathiques et abouliques. Nous sommes ainsi passés d’une conception très généraliste de la psychopathie à une représentation restrictive de ce concept.

[3] Chabrol, Henri (2005), « Les mécanismes de défense », in Recherche en soins infirmiers n°82, p. 31-42.

[4] Ibid.

[5] Ibid. (C’est moi qui souligne.)

[6] « […] le mouvement pervers s’installe et s’organise […] que si des conditions de plusieurs sortes sont simultanément remplies : les unes de fond et les autres de rencontre, les unes personnelles, et d’autres « situationnelles », tant il est vrai que pour pleinement accomplir une perversion narcissique, il faut en avoir à la fois la nécessité profonde et l’opportunité. » (Paul-Claude Racamier, 1992, p. 280. Les propos sont soulignés par l’auteur.)

[7] Lalo, Vanessa (2009), « Le concept de vide en psychanalyse », sur son site personnel.

[8] Deutsch, Hélène (1934), « Les personnalités “comme si” », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[9] Aichhorn, August (1925), Jeunesse à l’abandon, ouvrage réédité sous le titre Jeunesse en souffrance, Nîmes : Champ social, 2000.

[10] Abraham, Karl (1925), « Historie d’un chevalier d’industrie », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[11] Deutsch, Hélène (1955), « L’imposteur : contribution à la psychologie du moi d’un type de psychopathe », in « Les “comme si”et autre texte », Paris : Seuil, 2007. Hélène Deutsch introduit cet article en précisant : « L’année 1925 constitue une étape historique importante pour la recherche psychanalytique dans le domaine de la psychopathie, car c’est à ce moment-là qu’Aichhorn a publié son livre, Jeunesse à l’abandon, et Abraham son article « L’Histoire d’un chevalier d’industrie à la lumière de la psychanalyse », (p. 217).

[12] Greenacre, Phyllis (1934), « L’imposteur », in Bela Grunberger (dir.) L’identification, l’autre, c’est moi, Paris : Tchou, 1978-1998.

[13] Les travaux de Janine Chasseguet-Smirgel concernant l’Idéal du moi et la perversion sont regroupés dans ses ouvrages sur La maladie d’idéalité (1973) et Éthique et esthétique de la perversion (1984).
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MessagePosté le: Mar 30 Mai - 12:34 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Syrie, Terrorisme, Ukraine : ce que Macron et Poutine se sont dit

Modifié le 29/05/2017 à 18:58 | Publié le 29/05/2017 à 18:57


Une histoire qui unit. Des sujets qui fâchent. Un dialogue très « cash ». C’est le triptyque de cette première rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, à Versailles. Le président français a parlé d’échanges « extrêmement francs et directs ». Le mois que l’on puisse dire, c’est que la conférence de presse en témoignait.

En brossant un portrait édifiant du Tsar Pierre le Grand, en évoquant Saint-Pétersbourg, en citant des écrivains russes et la création d’un forum franco-russe de la société civile, en rendant hommage au combat pour la liberté menée par les soldats russes au XXème siècle, Emmanuel Macron a voulu toucher des cordes sensibles chez Vladimir Poutine. En retour, le président russe a insisté sur le fait que « les intérêts français et russes dépassent les points de friction », et invité son hôte à venir passer du temps en Russie, comme Pierre le Grand le fit en France il y a trois siècles.

Les prédécesseurs d’Emmanuel Macron n’avaient de cesse de dire qu’il faut parler à la Russie, acteur incontournable sur la scène internationale. En recevant Vladimir Poutine à Versailles, le président français a bien soigné le cadre, pour mieux se dire les choses. Quitte à se montrer aussi rude, voir cette fois plus rude, que son invité, pourtant réputé pour les échanges musclés. Syrie, terrorisme, Ukraine, ingérences russes, homosexuels en Tchétchénie : voici ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Emmanuel Macron et Vladimir Poutine.

La question syrienne :

Premier thème important, la question syrienne. Emmanuel Macron a évoqué une ligne rouge énoncée par la France d’une manière inédite. En cas d’emploi d’armes chimiques par l’un ou l’autre des protagonistes sur le théâtre syrien (le président français a pris soin de ne pas en désigner a priori les éventuels auteurs, le régime ou les groupes antagonistes) Paris déclenchera une riposte immédiate. L’engagement est grave. Inédit. On se souvient des fameuses lignes rouges que Barack Obama avait annoncées sur ce même sujet, sans les faire respecter à l’été 2013.

La lutte contre le terrorisme :

C’est le discours tenu depuis trois ans par Moscou, pour justifier son intervention en Syrie, même si sur le terrain ses réels objectifs ont d’abord paru être le soutien au régime d’Assad et le retour de l’influence russe dans la région.
Dorénavant, le président français lui emboîte le pas sur ce point. Ce n’est pas une nouveauté absolue, la France étant déjà engagée dans la coalition internationale dirigée par les Américains, pour lutter contre Daech. Mais le ton employé par Emmanuel Macron, l’annonce d’une plus grande concertation et d’un échange d’informations, va dans le sens d’un engagement commun et d’un renforcement du partenariat, esquissé il y a un an-et-demi. Dans son intervention, plus courte, Vladimir Poutine a essentiellement insisté sur cet axe.

Le cas ukrainien :

Poutine et Macron ont acté le maintien du format dit « Normandie », réunissant les Ukrainiens, les Russes, les Allemands et les Français. C’était une demande russe. C’est dans l’intérêt des Français. Le président Macron a annoncé qu’il allait très rapidement en informer la Chancelière allemande. Un sommet sera réuni au plus vite pour favoriser « une désescalade ». L’appel de Vladimir Poutine, en fin de conférence de presse, à la levée des sanctions économiques qui paralysent, selon lui, l’action politique, montre une esquisse en ce sens.

Les ingérences russes :

Franc et direct, Emmanuel Macron l’aura été en réponse à une question d’une journaliste russe qui l’interrogeait sur son refus durant la campagne électorale d’accréditer certains médias russes. Macron les a nommés, Sputnik et Russia Today. Il les a qualifiés « d’agents d’influence qui diffusent des contre-vérités graves », et non d’organe de presse. Tout cela en direct, devant Vladimir Poutine, et les journalistes. Un ton si « cash » est inhabituel.

Les homosexuels en Tchétchénie :

Tout comme sur les atteintes aux droits de l’homme en Tchétchénie contre les homosexuels ou l’activité des ONG en Russie. Le Président français a publiquement confirmé qu’il avait évoqué ces sujets durant la rencontre et que le pouvoir russe s’activait. On n’en saura pas davantage.

http://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/syrie-terrorisme-ukrai…
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MessagePosté le: Mer 31 Mai - 13:03 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Une bonne nouvelle
On le disait mort, voici qu’il renaît de ses cendres. Le «vieux front républicain tout pourri», selon les termes choisis de Marine Le Pen, prend soudain une nouvelle jeunesse. François Baroin, fidèle en l’espèce à ses références gaullistes, vient d’annoncer que les candidats LR devraient se désister en faveur d’En marche s’ils arrivaient troisièmes dans une triangulaire que le FN pourrait gagner. Baroin rompt ainsi avec une tradition (récente) imposée par Sarkozy et Copé à l’ancienne UMP qui était la tactique du «ni-ni», ni gauche ni Front national. Aussitôt, les dirigeants d’En marche ont répondu qu’ils rendraient la pareille à la droite classique et Jean-Christophe Cambadélis a abondé dans le même sens. Cette sage résolution explique – en partie – pourquoi le FN, dans la prochaine assemblée, aura très peu de députés, alors qu’il représente quelque 20 % du corps électoral au premier tour.
A vrai dire, le front républicain, qui consiste à faire barrage au FN au deuxième tour en incitant les électeurs de différents partis républicains, de droite de gauche ou du centre, à se rassembler sur un seul candidat au deuxième tour, même s’il est d’un bord opposé, n’a jamais vraiment disparu. Aux régionales, dans les Hauts-de-France et en Paca, il avait assuré l’élection de Xavier Bertrand et de Christian Estrosi. A la présidentielle, ce sont, de facto, les électeurs qui l’ont maintenu en vie en plaçant Emmanuel Macron en tête au premier tour, même s’ils venaient d’un autre parti qu’En marche et en lui offrant une large victoire au second. On remarquera aussi, phénomène connexe, que les dirigeants de Debout la France, et ses électeurs, ont en grande partie désavoué leur leader Nicolas Dupont-Aignan, quand il a passé une alliance avec Marine Le Pen entre les deux tours. Il est probable que le débat télévisé qui a précédé le deuxième tour de la présidentielle, où la cheffe de l’extrême droite a montré son vrai visage, a contribué à ressusciter le vieux réflexe. Jean-Luc Mélenchon est désormais le seul des grands leaders de formation politique à s’écarter de la tradition républicaine.
Cette résurgence laisse entière la question de savoir pourquoi le FN réunit 20 % des électeurs au premier tour et plus d’un tiers au deuxième. Mais il montre aussi que beaucoup de Français refusent de tenir le FN pour un parti comme les autres. Au bord du gouffre, ils font instinctivement un pas en arrière. Les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour qu’on ne les souligne pas.
Et aussi
Ferrand reste. En Marche a décidé de courir le risque d’une affaire embarrassante, plutôt que de lâcher un de ses leaders de la première heure. Cette fidélité est honorable mais nous ramène tout de même à des traditions politiques anciennes…
Cambadélis reproche à Hamon de soutenir Caroline de Haas et non pas la candidate du PS Myriam El Khomri. Il n’a pas tort. Mais Hamon répond que El Khomri se réclame de la majorité présidentielle (macronienne), ce qui n’est pas la ligne du parti. Il n’a pas tort non plus. Conclusion : à force d’étaler leurs divisions, les socialistes vont faire fuir les électeurs.
Patrick Mennucci dit qu’il va «renvoyer chez lui» Jean-Luc Mélenchon qui est candidat contre lui à Marseille. Mélenchon a déclaré qu’il est «partout chez lui» dans cette élection législative. Sur le plan constitutionnel, il a raison : en principe, les députés sont représentants de la nation et non de leur seule circonscription. Le «mandat impératif» dont semble se réclamer le sortant socialiste, qui met en exergue son implantation locale et sa volonté de défendre les Marseillais, est proscrit par la loi fondamentale.


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