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Le phénomène Macron
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yacoub
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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 14:03 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Whirlpool : "Macron a eu du courage mais il a 3 mois de retard", regrette François Ruffin INVITÉ RTL - Présent sur le parking de l'usine Whirlpool, le réalisateur du documentaire "Merci patron !", également candidat aux législatives François Ruffin a interpellé une nouvelle fois le candidat d'"En marche !".

6 minutes pour trancher Yves Calvi


La page de l'émission

Yves Calvi et Léa Stassinet


publié le 27/04/2017 à 10:53
C'est l'un des temps forts de cette campagne de l'entre-deux tours. Mercredi 26 avril, à quelques minutes d'intervalle, Marine Le Pen puis Emmanuel Macron se sont rendus auprès des salariés de l'usine Whirlpool à Amiens, promise à la fermeture. Alors que la candidate du Front national s'autorisait des selfies, celui du mouvement "En marche !" recevait un accueil bien plus houleux. Il a néanmoins réussi à dialoguer avec les salariés, mais a été interpellé sur place par le journaliste-documentariste et candidat aux législatives François Ruffin, qui l'avait déjà fait sur le plateau de L'émission politique sur France 2 le 6 avril dernier. Il lui avait reproché son "manque de soutien" à l'égard des ouvriers du site d'Amiens

"C'est mon adversaire préféré", lance François Ruffin sur RTL. "On est dans une situation particulière. Ça fait trois mois que la décision a été prise de fermer l'usine, et Emmanuel Macron, qui est originaire d'ici n'est jamais venu, mais en plus il n'y a pas eu un seul communiqué de son mouvement "En marche !" sur Whirlpool. Il n'a pas prononcé le nom de l'usine en trois mois de campagne", fustige le réalisateur de Merci patron !. Même si François Ruffin salue "le courage" du candidat, "il a trois mois de retard", martèle-t-il, justifiant l'accueil "mouvementé" reçu par Emmanuel Macron
À lire aussi
 

le journal
Le journal de 12h30 : le silence de Martine Aubry sur Macron fait grincer des dents



"Lui, il parle de l'Europe avec de jolis mots, mais concrètement, les salariés de l'usine d'Amiens voient ce que c'est que le libre-échange, et ils sont sacrifiés. Quand on a connu Goodyear, quand il y a eu Continental juste à côté, on a bien du mal à entendre que cette mondialisation soit heureuse", explique François Ruffin, qui lui, propose de sanctionner l'entreprise en interdisant les produits Whirlpool sur le territoire français.

Soutenu par La France insoumise aux prochaines législatives, François Ruffin pense qu'il est possible, comme Marine Le Pen, de "sauver l'entreprise", menacée de délocalisation en Pologne. "J'ai le regret de constater que la volonté politique sur ce dossier apparaît comme étant de ce côté. Emmanuel Macron parle de redonner des formations aux salariés, mais quand ces derniers ont vécu des plans sociaux en cascade, forcément la voix forte de Marine Le Pen, qui dit 'moi je prendrai des mesures fortes' ne peut qu'avoir une grande résonance. Et je le regrette".
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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 14:03 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 27 Avr - 14:35 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Faiblesse du social-libéralisme
Macron se bat. Ouf ! On a craint un moment qu’il joue le lièvre flegmatique, sûr de coiffer sur la ligne la tortue brune. En mouillant sa chemise chez Whirlpool, malmené par des salariés furieux ou désespérés, mais qui ont apprécié de lui parler, il a corrigé la mauvaise image de dimanche soir. Il l’a proclamé lui-même : l’affaire n’est pas jouée ; et même s’il reste favori, beaucoup de choses changent selon que Marine Le Pen termine à 35% ou 45%. L’absurde position de l’abstention, qui revient à mettre sur le même plan social-libéralisme et nationalisme xénophobe, c’est-à-dire à tromper les classes populaires sur les valeurs, a suffisamment d’écho pour qu’il prenne mieux en compte le désespoir social, si prégnant dans le scrutin. Le vote du premier tour a accentué le clivage gagnants-perdants de la mondialisation, centres urbains-périphéries rurales, ouvriers-classes moyennes diplômées, toutes césures qui tendent à se substituer à la division classique droite-gauche. Si Emmanuel Macron ne parle pas aux laissés-pour-compte de l’ouverture internationale, il s’expose à de cruels lendemains. Comme il ne peut le faire ni sur l’immigration ni sur l’Europe, il ne lui reste qu’un thème possible : la lutte contre les inégalités sociales, à commencer par le chômage et le pouvoir d’achat. La CFDT, qui joue la carte d’une économie de marché corrigée par la lutte et la négociation, y parvient. Elle a surpassé la CGT dans les élections professionnelles du secteur privé. Avec derrière lui le Medef, Alain Minc, Bernard Arnault et quelques autres, la tâche de Macron est ardue. Les macronistes ont condamné dans la minute Jacques Attali qui qualifiait d'«anecdote» l’affaire de Whirlpool. Cela ne suffira pas. Dans «social-libéralisme», beaucoup entendent surtout «libéralisme». Or ce qui compte dans la France d’aujourd’hui, c’est «social».
Et aussi
• Dans le sondage quotidien les Echos-Opinion Way, Macron a perdu deux points depuis dimanche et Marine Le Pen en a gagné deux. Elle se situe maintenant à 41%. Les «rollings» doivent être interprétés avec prudence. Mais ils indiquent souvent une tendance. Celle-ci n’est pas bonne.
• Le Parlement européen estime à cinq millions d’euros le préjudice subi en raison des pratiques du FN dans la gestion de ses assistants parlementaires. Les indices du non-travail des assistants frontistes s’accumulent : présence permanente au siège du FN à Paris, absence de mails concernant le travail au Parlement, etc. Des soupçons de même nature ont coûté son élection à François Fillon.
• Le PS n’ira pas «à Canossa» quémander une coalition avec le mouvement d’Emmanuel Macron, lequel exclut pour l’instant tout accord. Mise en garde de Cambadélis : avec une tripotée de quadrangulaires aux législatives, la droite peut encore gagner le troisième tour et imposer une cohabitation à Emmanuel Macron. S’il est élu.


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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 12:09 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Mer 3 Mai - 10:34 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Le piège des fausses symétries
«Je ne voterai pas pour un banquier.» On mesure mal la régression intellectuelle que représente ce slogan, manifestement commun à l’extrême droite et à une partie de la gauche radicale. Le mantra «Macron-Rothschild» dispense de toute discussion sérieuse sur les programmes respectifs des deux candidats, comme si la position sociale d’un candidat suffisait à le disqualifier. Bizarrement, dans les mêmes cercles, personne ou presque ne remarque que Macron a en face de lui une héritière qui fut longtemps châtelaine. Mais comme elle se recommande «du peuple» (lequel ?), ce point de détail disparaît.
A lire aussi Monsieur Macron, vos futurs électeurs de gauche ont quelque chose à vous dire
Outre que Macron n’est plus banquier depuis cinq ans, cette simple qualité ne saurait épuiser le débat. Toute la gauche était réunie il y a peu pour saluer la personnalité et l’action d’un autre «banquier». Il avait passé plus de temps chez Rothschild que Macron, ce qui ne l’empêchait pas d’être le leader respecté de l’aile gauche du PS. Il s’appelait Henri Emmanuelli. Comme quoi le déterminisme social est parfois pris en défaut. Ou bien, si l’on fait un peu d’histoire, on oublie aussi que toute la gauche se réclame dans cette présidentielle d’un économiste qui avait fait fortune par la spéculation boursière, membre éminent de l’establishement (on ne disait pas encore «gauche caviar») et qui fut pourtant le principal démolisseur des dogmes libéraux en économie, John Maynard Keynes. L’usage du slogan dispense de la réflexion et revient à mettre sur même plan, sans même prendre le temps d’une démonstration, un programme nationaliste xénophobe et un programme social libéral.
Le mouvement ouvrier a connu ces périodes de simplification sociologique à outrance. C’était d’abord aux temps de l’affaire Dreyfus, quand une partie des socialistes de l’époque, bientôt réfutés par Jaurès, soutenaient que le cas Dreyfus était «une affaire interne à la bourgeoisie». C’était encore le cas dans les années 20, quand le jeune Parti communiste défendait la tactique «classe contre classe», qui refusait de choisir entre la droite réactionnaire et «les ours savants de la social-démocratie» sur lesquels il fallait «faire feu», selon la formule d’Aragon dans un célèbre poème. Avant que le PC ne se rende compte du danger représenté par les ligues d’extrême droite et décide de s’unir aux «sociaux-démocrates» honnis, ce qui conduisit à la victoire du Front populaire. Macron n’est certainement pas Blum et nul Front populaire ne pointe à l’horizon. Mais il est, ici et maintenant, le seul rempart aux héritiers des Ligues d’avant-guerre.
Et aussi
L’affaire du plagiat de Marine Le Pen est particulièrement farce. Le speechwriter de la cheffe frontiste a de toute évidence commis une bévue en reprenant telles quelles les phrases de Paul-Marie Coûteaux, intellectuel souverainiste, incluses il a deux semaines dans un discours de François Fillon, pour un emprunt de plusieurs feuillets de texte. Les frontistes plaident le «clin d’œil» aux électeurs de Fillon, tu parles ! Si tel était le cas, Marine Le Pen aurait cité Fillon, ce qui aurait rendu ce «clin d’œil» beaucoup plus efficace. Le speechwriter a platement copié, voilà tout. Pas sérieux.
Le flou entretenu par Marine Le Pen sur l’euro traduit en fait une reculade. Auparavant prévue au bout de six mois, la restitution de sa «souveraineté monétaire» à la France pourrait prendre des années. Elle est pourtant au cœur du financement du programme frontiste. Autrement dit, si l’on est cohérent, ce programme ne pourra s’appliquer avant longtemps. A une semaine du second tour, la candidate à l’Elysée modifie substantiellement la mesure phare de son projet, qui fait peur à une partie de l’électorat. Un peu politicien, non ?
Yanis Varoufakis, ancien ministre d’Alexis Tsipras, économiste reconnu et procureur virulent de «la finance», appelle à voter Macron. Il invoque l’action du conseiller de Hollande en faveur du sauvetage de la Grèce. Encore un agent de la banque…


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MessagePosté le: Mer 3 Mai - 13:12 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Macron refuse d’interdire les Frères Musulmans en France malgré leur projet totalitaire
Mise en ligne le 2 mai 2017

twitter-tweet a écrit:
Emmanuel #Macron : « Si l’UOIF respecte les lois de la République, je n’ai pas à l’interdire » pic.twitter.com/SdslMehNFt
— BFMTV (@BFMTV) 2 mai 2017


Alors que l’organisation islamiste appelle à voter pour Emmanuel Macron, le candidat refuse de la diaboliser à la différence de Marine Le Pen qui demande sa dissolution. Voici quelques éléments pour se faire une idée de la dangerosité de l’organisation qui gère 250 associations de mosquées en France, des collèges et des lycées :
Citations prouvant que l’UOIF est composée de Frères Musulmans :
  • Lhaj Thami Breze (président de l’UOIF de 1992 à 2009, né au Maroc) interrogé par le journal algérien L’Expression du 16 mai 2002

L’Expression : Votre organisation n’est-elle pas proche des Frères Musulmans ?
Lhaj Thami Breze : Nous sommes des Frères Musulmans, mais nous ne sommes pas les Frères Musulmans. Tout le monde à mon avis doit être fier des Frères Musulmans. Les Frères Musulmans représentent le renouveau(… )Les Frères Musulmans, nous les connaissons bien, sont le meilleur des mouvements qui existent. »
Pour celui qui a dirigé l’UOIF pendant 4 mandats : « Les Frères musulmans ont un projet, ils veulent le pouvoir, et ne le cachent pas. Mais nous ne sommes pas assez nombreux ici » interview publiée sur le site de l’UOIF en 2013.
  • Abdallah Ben Mansour (préside l’UOIE-FIOE -structure européenne de l’UOIF- conférencier au congrès de l’UOIF chaque année)  : « notre grille de lecture générale coïncide avec celle des Frères » (entretien avec Sylvain Besson du 27 mars 2005, cité dans La conquête de l’occident, le projet secret des islamistes, Seuil, 2005)
  • Tareq Oubrou : Dans “Le Prêtre et l’imâm”, paru aux éditions Bayard en 2013, Tareq Oubrou affirme page 134 :“Le mouvement des Frères Musulmans prétend moderniser la religion, sans rien toucher à l’essentiel. Ce discours, peu audible, est en perte de vitesse. Je continue d’être membre de ce mouvement”.

Muhammed Mahdi Akef , Guide suprême des Frères Musulmans de 2004 à 2010 >
« Le but des Frères Musulmans est de créer un Etat Islamique mondial. Nous, les musulmans, nous immigrons partout et il y aura encore un long chemin avant de prendre le contrôle de l’Europe » (interview de Mahdi Akef dans le documentaire TV « Egypt’s Muslim Brotherood : In their own words »)
 
Conférenciers extrémistes de l’UOIF
– Hani Ramadan, intervenait plusieurs fois par an dans les mosquées UOIF, et à son congrès annuel avant son interdiction de séjour. Mais ses livres sont toujours en vente dans les mosquées UOIF :
« Le monde musulman est en ébullition. Cette force peut et doit être orientée vers un Etat islamique, un Etat appliquant le Coran et la Sunna.(…) Les musulmans ne retrouveront jamais leur bonheur perdu s’ils ne reviennent pas au jihad et ne cherchent pas à établir un Etat Islamique ». (Hani Ramadan, Sermons du vendredi rappels et exhortations, éditions Tawid, 2011, page 465.)
– Nabil Ennasri conférencier au RAMF du Bourget 2017. Ancien élève de l’UOIF dans son Institut IESH. Nous avions parlé de lui en 2009 dans un article : « Suite à la relaxe d’un gendarme ayant tué un cambrioleur maghrébin en délit de fuite, le 1er octobre 2009, par la Cour d’assise du Gard, (alors qu’il était encore élève de l’école d’imams de l’UOIF) Nabil Ennasri publiait un texte enflammé sur Oumma.com, premier site musulman de France intitulé « A quand les prochaines émeutes en France ? » Son article se termine par cette phrase :
 « Qu’on ne s’étonne pas alors si une autre flambée de violences, plus dure et plus violente, risque d’embraser à nouveau les banlieues françaises. En tout cas, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu… »
– Hassan Iquioussen. Conférencier au RAMF du Bourget en 2017 (comme tous les ans). Son rêve est le retour du califat :
Dans une conférence[1] sur l’histoire de l’empire Ottoman en janvier 2013, Iquioussen se réjouit des révolutions islamiques ayant porté les Frères Musulmans au pouvoir en Tunisie et en Egypte, et rappelle le devoir pour tous les musulmans de chercher à réinstaurer un système politique islamisé préservé de la laïcité européenne. Les prises de pouvoir par des partis islamistes sont un préalable à leur réunion au sein d’un nouveau califat, idée force de la confrérie : « La cinquième phase, le retour du califat. Le prophète annonce après cette période la plus obscure de l’histoire de l’islam  [il parle précédemment de l’époque coloniale et de l’abolition du califat ottoman par Mustapha Kemal en 1924], et nous sommes dans la transition, vous voyez ce qui se passe dans les pays musulmans, les révolutions, les soulèvements, qui sont le fruit d’une éducation de la part des musulmans nostalgiques de leur passé
Les savants de l’islam auront pour rôle de « ramener les musulmans dans le giron de l’islam pour recréer cette entité politique qui a pour objectif de permettre aux musulmans de vivre leur foi dans tous les domaines : économiques, politiques, et tout ce que vous voulez. Donc le califat est entrain de revenir, ça va prendre du temps mais il y a un début à toute chose, regardez : révolutions, on renverse les tyrans despotes, d’accord, qui étaient tous laïcs, islamophobes. » Référence à Mouamar Khadafi, Hosni Moubarak, Bachar el Assad, qualifiés de musulmans superficiels et d’hypocrites par le prédicateur, qui enchaine : « Et le califat est de retour, les pays musulmans vont se libérer de la tyrannie, après ils vont se libérer de la tutelle occidentale [alors même que ce sont les Etats-Unis qui ont soutenu activement les Frères Musulmans en Tunisie et en Egypte! ] car le néo-colonialisme est toujours présent, et ensuite ils vont s’unir pour revenir au système califal, ce dont le prophète Muhammad dit : ‘tout musulman qui décède sans avoir prêté serment à son chef, au calife, le premier responsable, il décède avec de l’hypocrisie dans le cœur’. Ce qui veut-dire, poursuit Iquioussen, que les musulmans doivent tous faire des efforts pour atteindre un objectif qui est de vivre sous l’autorité politique islamique qui va leur permettre de pratiquer leur religion ».
Sous entendu, une pratique complète de l’islam ne peut s’effectuer que sous un califat, de quoi saper toute appétence des musulmans de France pour le modèle de la république laïque.
Toujours Iquioussen « Nous ne sommes ni marocains et algériens, nous sommes des musulmans… c’est ça notre identité, c’est ça notre nationalité, c’est ça notre être, c’est ça le plus important. Tout le reste est secondaire ». (conférence sur le nationalisme du 24 janvier 2013).
Encore Iquioussen sur le Djihad >
Lors d’une conférence du 14 janvier 2013 à la mosquée de Saint-Denis de La Réunion, filmée sur Dailymotion[2], ayant pour thème l’engagement des musulmans dans la société, Iquioussen fait le point sur les différents combats à mener « Le sommet de l’islam c’est quoi ? c’est l’effort pour la religion [Jihâd]  (…) l’imâm Ibn Qayyim explique ce qu’est le djihâd en islam il dit il y a 13 degrés, Il y a 13 niveaux de Jihad (…) le jihâd contre le nafs [soi-même]  le jihâd contre le shirk [paganisme/idolâtrie/association de divinités] . Après, il y a le jihad contre le munkar [mauvaise action ; abominable ; qui provoque l’aversion], le jihad contre les hypocrites[3] (…) et il [Ibn Qayyim]  met au 13eme rang le Jihad armé contre l´ennemi extérieur.(…) la vie du musulman c’est un effort en permanence pour la promotion du bien et de la, pour répandre sur terre la miséricorde et le combat contre l’injustice, le mal […]Le musulman doit être dans l´action pas dans la réaction. Si l’ennemi choisi le champ de bataille tu as perdu la bataille (…) Nous devons contrecarrer la stratégie du diable. »
Iquioussen négationniste du génocide arménien
Dans une conférence (Conférence du 5 octobre 2013 à la mosquée de Dunkerque https://www.youtube.com/watch?v=8ej7cBHQxHw ) dans la Grande mosquée de Dunkerque (qui fut inaugurée par le sénateur-maire PS de la ville en 2013, Michel Delebarre) le prédicateur de l’UOIF aborde le génocide arménien :
« Cinq cent mille arméniens ont fait pression sur l’ex président de la France Sarko pour qu’il vote une loi pour condamner[4] les turcs, pour un péché qu’ils n’ont pas commis. On est bien d’accord, le pseudo génocide arménien. La loi n’est pas passée hein, donc je peux dire que ça existait pas. Si la loi était passé, alors là je ferme ma bouche. Vrai ou faux ? Si la loi était passée je ne pourrais pas dire que le génocide arménien n’existe pas, parce que la loi me condamne. Donc là je peux m’éclater ! Regarde je parle, il n’y a pas eu de génocide, et j’ai les preuves historique qu’il n’y a pas de génocide[5] »
 
– Mohamed Al-Arifi invité congrès UOIF 2013 > défend Ben Laden !
Pur produit de l’école wahhabite, titulaire d’un doctorat en « fondement de l’islam », il occupa longtemps le poste d’imam de la Mosquée de l’académie « Roi Fahd » de la Marine saoudienne. Devenu trop extrémiste, même pour l’Arabie Saoudite, Al-Arifi fut licencié de l’Université du Roi Saoud de Riyad en 2014 où il enseignait. En 2013, il passa plusieurs jours en prison, accusé d’être trop proche de la confrérie des Frères Musulmans, alors que le royaume saoudien avait pris position pour le maréchal Sissi contre la confrérie en Egypte. En février 2013, cheikh Mohamed Al-Arifi lors d’une émission télévisée affirmait que Al-Qaida « ne tolère pas l’effusion de sang » et fit allusion au « cheikh Ben Laden, que Dieu le bénisse et prie pour son âme », conférant au psychopathe neutralisé en 2011 une légitimité islamique, un cheikh étant un docteur de la loi. Les médias arabes avaient largement commenté le dérapage[6].
Mohamed Al Arifi fut invité à diriger la prière du vendredi lors du congrès 2013 de l’UOIF au Bourget, obtenant un visa de séjour, malgré sa mansuétude envers Ben Laden. Exemple parmi tant d’autres du laxisme de l’Intérieur alors dirigé par Manuel Valls. Ses vacances de l’été 2013 à Londres dans un grand hôtel, alors qu’il appelait les musulmans à partir faire le djihad en Syrie, suscitèrent les moqueries de la presse orientale. C’est ainsi que le célèbre quotidien saoudien Okaz affubla Al-Arifi du titre de « cheikh des moudjahidines à Piccadilly », en référence à une grande avenue de Londres. Reconnu et agressé par des islamistes lui reprochant son train de vie lors de son séjour londonien, une photo le montrant alité dans un hôpital fut largement commentée.
« Le commandant des jeunes se trouve dans la capitale du brouillard, allongé sur le lit de l’un des plus luxueux hôtels de Londres, pendant que des centaines de jeunes, partis en Orient, meurent chaque jour, suite à son appel retentissant » écrivit je journal Okaz.
Autre exemple de la singularité d’Al Arifi, il justifia le mariage précoce des jeunes filles au Yémen et en Arabie Saoudite dès 15 ans, âge idéal selon lui, de par le climat chaud « qui favorise une puberté précoce », et rappelle que le prophète Mahomet se maria à Aicha lorsqu’elle eut 9 ans « car c’était l’usage à l’époque[7] ».
En 2015, l’invitation au Maroc d’Al Arifi suscita l’indignation de nombreux marocains, dont les pétitions portèrent leur fruit : il fut contraint d’annuler son voyage. Le média marocain Bladi rapportait : « ce Cheikh très controversé qui avait entre autres soutenu le départ de jeunes en Syrie et publié une fatwa interdisant aux filles de se retrouver seules avec leur père[8]»
Interdit de séjour au Maroc, dans le collimateur de l’Arabie Saoudite et de l’Egypte, il n’y a qu’en France qu’il peut tranquillement prêcher à cause du laxisme du ministère de l’Intérieur.
– Safwat Hijazi (vidéo ci dessous) , égyptien, invité au congrès UOIF en 2012, conférencier dans plusieurs mosquées UOIF dont Mulhouse ces dernières années. Principal intellectuel des Frères Musulmans dans le Moyen-Orient. Emprisonné par Sissi. A affirmé à la télévision égyptienne en juillet 2012 >
« Si vous lisez la littérature des Frères Musulmans, voilà ce qui ne peut jamais être perdu de vue : le califat islamique et la domination du monde. Oui, nous serons les maitres du monde, l’un de ces jours. »
 
Congrès UOIF du Nord (RAMN) : Ratib Nabulsi invité en 2016 (refusé par l’Intérieur) :
Son nom complet est Mohamad Ratib Al-Nabulsi [5]. C’est un frère musulman[6] syrien né en 1938. « L’éminent » convive invité par l’UOIF différencie dans un article, traitant des annulatifs de l’islam, entre différents types d’apostasie : apostasie dogmatique, apostasie verbale, apostasie en lien avec la pratique du culte, etc. Ainsi, la simple critique des sources islamiques est une forme d’apostasie selon lui. Le blasphème est une autre forme d’apostasie. Il conclut en disant : « L’apostat a droit qu’on lui donne une chance pour se repentir. S’il persiste, il faut le tuer »[9] !
Pis encore, dans une vidéo arabe, sous-titrée en anglais, le frère musulman Nabulsi dit : « L’homosexualité implique un endroit sale et ne génère pas de progéniture. L’homosexualité conduit à la destruction de l’homosexuel. C’est pour cette raison, mes chers frères, le châtiment de l’homosexualité est la peine de mort »[26][27] !
Sa demande de visa fut refusée. La page Facebook du RAMN avait fini par publier une nouvelle affiche, mise à jour, sans la photo de Ratib Nabulsi, avec ce message : «Voici l’affiche finale de la RAMN 9. Vous remarquerez dans cette version l’absence de l’éminent Dr. Ratib Nabulsi. Après plusieurs échanges, Dr. Nabulsi nous a confirmé son accord à être parmi nous le 7 février 2016. Malheureusement, lors de sa demande de visa, celle-ci lui a été refusée ainsi que d’autres savants. Lire la suite sur > https://blogs.mediapart.fr/mohamed-louizi/blog/250116/7-fevrier-un-doigt-d-…
 
Lycées UOIF :
Makhlouf Mameche, directeur adjoint du Lycée Averroès (financé par l’état), vice-président de l’Union des organisations islamiques de France en charge de l’enseignement privé, donne souvent des conférences à la mosquée de Lille. Extraits :
« Voilà comment le Prophète a planifié, dans un secret total, son plan d’action, son projet, son programme. On doit travailler secrètement, jusqu’à ce qu’on mette en place le projet entier.
Quand on est en état de faiblesse, il faut attendre un peu. Il faut acquérir la force pour pouvoir réagir. En tant que communauté musulmane de France, nous devrons travailler en douceur, sans crier au loup. Nous devons multiplier nos actions sans faire trop de bruit. » source vidéo
Lire aussi >

[1] L’empire Ottoman-partie 1, chaine Youtube officielle de Hassan Iquioussen, mise en ligne le 2 janvier 2013. https://www.youtube.com/watch?v=EAyGG1b5b3U
[2] Conférence de Hassan Iquioussen sur l’engagement en islam, à Saint-Louis de La Réunion le 14 janvier 2013. Mis en ligne sur Dailymotion le 18 janvier 2013.
[3] L’hypocrisie (munafiqines) en islam qualifient selon le juriste Ibn Taymiyya dans son livre As-Sârim Al Masloûl, ceux qui se présentent comme musulmans mais qui ne sont pas observant des lois islamiques : « leur hypocrisie peut être connu à travers une parole qu’un homme croyant les entend prononcer, et le rapporte alors au prophète. Ils jurent alors qu’ils n’ont jamais dit ça ou alors des fois ils ne jurent pas. Et des fois cela apparaît lorsqu’ils retardent la prière ou le Jihâd, ou lorsque la Zakât est pénible pour eux, ou lorsqu’ils manifestent de la répulsion envers beaucoup de lois d’Allah. »
[4] En réalité, le projet de loi portait sur la reconnaissance du génocide arménien et la condamnation des négateurs, non sur la condamnation de la Turquie.
[5] https://www.youtube.com/watch?v=8ej7cBHQxHw
[6] Controversial Saudi scholar claims Osama Bin Laden was hard done by, Albawaba, 8 février 2013.
Major Saudi cleric defends Bin Laden on Al- Jazeera, Al Arabiya News, 8 février 2013.
[7] Why did Aisha get married so young ? Shaikh Muhammad Al Arifi, chaine Iqra, mis en ligne sur youtube le 10 juillet 2012.
[8] Le controversé Cheikh Mohamed Al-Arifi ne viendra pas au Maroc, Bladi, 12 octobre 2015 

 
 

 

 

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MessagePosté le: Jeu 4 Mai - 15:22 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Débats sur le débat
Les débats télévisés ont rarement une influence sur le vote. Le débat Hollande Sarkozy, remporté par Hollande aux dires de tous, n’avait pas empêché son adversaire de poursuivre la remontée qu’il avait entamée en se saisissant de thèmes identitaires et qui a abouti à un score serré. La joute Royal-Sarkozy, où Sarkozy avait dominé, n’avait pas fait bouger d’un iota les sondages qui donnaient de toute manière Sarkozy vainqueur dans l’élection. Aux dires de la plupart des spécialistes de communication politique, et contrairement à une idée très répandue, la télévision ne fait pas l’élection.
Mais il y a des exceptions. Les réparties brutales de Trump face à Clinton l’ont sans doute aidé à créer la surprise dans l’élection américaine. Dans cette campagne-ci, la percée de Mélenchon s’est matérialisée de manière spectaculaire après le premier débat, où il était apparu comme le meilleur représentant de la gauche. Si on remonte dans le passé, on estime que la bonne performance de Kennedy face à Nixon en 1960, premier grand duel cathodique de l’Histoire, a contribué à son élection, de même que les punchlines giscardiennes en 1974 («Vous n’avez pas le monopole du cœur, M. Mitterrand», une des meilleures trouvailles de la vie politique française). D’une manière générale, le vainqueur de l’élection est aussi celui qui domine le grand débat d’avant second tour. Dans quel sens agit la causalité ? C’est une variante de la poule et de l’œuf.
En fait, les candidats ont peu à gagner dans l’exercice, mais beaucoup à perdre. Si Macron réussit son débat, cela ne changera sans doute pas grand-chose. Mais s’il le rate, cela peut lui coûter cher. Comme une équipe de football qui arrive au match retour avec des buts d’avance, il a intérêt à jouer le nul. Pas trop nul, on espère…
Il a un bon dossier sur l’Europe, où les palinodies frontistes ont semé la confusion. Mais l’Europe n’est guère populaire. Il possède une indiscutable maîtrise technique, sans doute supérieure à celle de son opposante. Mais le rôle du sachant péremptoire est dangereux : Macron doit montrer qu’il n’est pas le candidat d’en haut. Délicat… Il doit surtout prouver qu’il est le candidat de la République, qui n’est pas la République si elle n’est pas sociale. Tout est là.
Et aussi
• Macron a interrompu sa glissade dans les sondages. Il reste à 59-60% selon les instituts quasi unanimes. Dans le «rolling» de Paris Match, il reprend un demi-point. L’opération Dupont-Aignan n’a pas eu d’effet mesurable pour le Front.
• L’Eglise catholique au bord du schisme électoral. De très nombreuses personnalités catholiques ont pris clairement position contre le FN et préconisé un vote Macron. Mais les évêques distillent des homélies embrouillées. L’Eglise prêche l’accueil des réprouvés, ce qui devrait suffire à condamner le FN. Mais Marine Le Pen est la seule à vouloir abroger le mariage pour tous et les cathos activistes de Sens commun ne sont pas loin du FN, quoique toujours reliés à la droite classique. En 2002, l’Eglise n’avait pas hésité.
• Onfray se surpasse. «Le belliciste BHL a donc gagné, dit-il et avec lui Pierre Bergé, locataire d’utérus d’autrui, Jacques Attali, plagiaire notoire et condamné comme tel par la justice, Alain Minc, plagiaire du précédent, Manuel Valls, traître en chef, Kouchner, sac de riz chez les médecins et médecin chez les sacs de riz, Cohn-Bendit, pédophile au siècle dernier.» Des arguments hautement métaphysiques pour montrer que Macron est aussi dangereux que Le Pen, le tout au nom de la «vraie gauche». Ce n’est plus la philosophie à coups de marteau mais la philosophie des coups sous la ceinture. Pour Onfray, plus on est à gauche, moins on doit faire barrage à Le Pen. Allez comprendre. Il est vrai que son style rappelle furieusement celui de l’Action française avant-guerre…


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MessagePosté le: Jeu 4 Mai - 15:36 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Le débat Macron-Le Pen était d'une brutalité inédite (REVUE DE PRESSE)
AFP Publié le jeudi 04 mai 2017 à 08h13 - Mis à jour le jeudi 04 mai 2017 à 10h29

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France 2017
Le débat télévisé entre les deux finalistes de la présidentielle française Marine Le Pen et Emmanuel Macron a été d'une brutalité inédite et confus déplore jeudi la presse française, à trois jours du second tour de l'élection présidentielle.
Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés mercredi soir "au cours d'un débat d'entre deux tours d'une brutalité inédite qui a souvent manqué de hauteur et sans parvenir à instaurer un dialogue à la hauteur de l'enjeu", résume en Une Le Figaro.
"Il est malaisé de qualifier de 'débat' le pugilat d'hier soir", assène Paul-Henri du Limbert, l'éditorialiste du Figaro.
Un "débat brutal, violent de bout en bout", reconnaît Le monde sur son site internet. "Jamais un débat de l'entre-deux-tour n'aura été aussi vif", écrit en Une Le Parisien, pour qui "pour le fond des programmes, on reste sur sa faim".
"Il y a beaucoup à dire sur les projets d'Emmanuel Macron mais pas comme cela. Pas avec une grosse artillerie qui tire au hasard toujours le même boulet", s'emporte Laurent Joffrin, dans Libération.
Le thème du combat de boxe inspire les éditorialistes.
Les deux candidats se sont rendus "coup pour coup sur le ring explosif du débat présidentiel", relève Philippe Palat, du Midi Libre. Et pour lui, c'est: "sans doute l'une des confrontations télévisées les plus brutales, les plus chaotiques".
Xavier Brouet, du Républicain Lorrain, a vu lui aussi un "rude combat" dans lequel "ne manquait que les gants de boxe".
La candidate d'extrême droite Marine Le Pen a reproché à Emmanuel Macron de porter "la mondialisation sauvage", le centriste pro-européen l'accusant de "haine" et de "mensonges".
Selon un sondage auprès d'un échantillon de téléspectateurs interrogés à l'issue du début, 63% considèrent que M. Macron s'est montré le plus convaincant, contre 34% pour Mme Le Pen.
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MessagePosté le: Ven 5 Mai - 12:07 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Ven 5 Mai - 14:08 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant



La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Dangereuse confiance
Décidément, elle n’est pas à la hauteur… Le soulagement règne chez les anti-Le Pen après la calamiteuse prestation de la cheffe du FN. Le Figaro parle d’un «naufrage», les proches de la candidate exhalent leur déception, les analystes sont unanimes à l’avoir trouvée exécrable, les sondages qui paraissent la ramènent tous au-dessous de 40%. Elle a perdu trois points dans un sondage Elabe pour l’Express et le «rolling» de Paris Match de jeudi soir lui inflige un point de moins en un jour, ce qui est beaucoup dans cet indicateur qui évolue en général par demi-points.
Dans son discours, c’est moins la violence qui a frappé que l’ignorance. Embrouillée dans les affaires monétaires, à côté de la plaque dans les attaques contre le Macron ministre (elle lui a reproché d’avoir vendu à l’étranger des chantiers navals qui appartenaient… à la Corée du Sud), désinvolte sur la retraite à 60 ans, muette sur le financement des mesures sociales, elle a tiré un feu d’artifice de boulettes, de mensonges et d’accusations gratuites.
Voilà un angle d’attaque qui réunit tout le monde : comme le suggère son père, elle n’est pas dangereuse, elle est nulle. Ce n’est pas une fasciste, c’est une flûtiste. Ce n’est pas la candidate au bras tendu, c’est un bras cassé. Ce n’est pas un casque à pointe qui trône sur son crâne mais un bonnet d’âne. Marine Le Pen se défend en disant qu’elle exprime la colère du peuple. Pauvre peuple, dont la porte-parole supposée ne connaît pas ses dossiers après un an de campagne et vingt ans de vie politique.
Alors c’est plié ? Tout le monde le pense : funeste certitude. Trump avait perdu dans les grandes largeurs ses débats contre Clinton. Il avait gagné le vote, même si les deux systèmes électoraux n’ont pas grand-chose à voir. Et en cas de victoire de Macron, tout change selon le score de la perdante : à 35% c’est un échec, à 45%, une demi-victoire. Le FN est toujours un gros ours, dont la peau n’est pas encore à vendre.
Et aussi
• La rumeur sur un compte bancaire macronien dans un paradis fiscal a interrogé les rédactions. Enquête faite, on s’accorde pour diagnostiquer une manip de basse officine. Le Front suggère et insinue à qui mieux mieux. Mais quand on interroge ses responsables, ils reconnaissent n’avoir aucune preuve de rien.
L’Eglise catholique «laisse chacun à son discernement». Fort heureusement, le discernement des fidèles est souvent supérieur à celui des évêques. Bizarre, pour des responsables chrétiens, cette idée de jouer les Ponce Pilate.
• Emmanuel Macron a prévu de fêter sa victoire – si victoire il y a – sur l’esplanade du Louvre. Il parlera à deux pas de la pyramide de Pei. Tout un symbole : elle est en verre. Ce sera une belle victoire, mais fragile…


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MessagePosté le: Ven 5 Mai - 15:02 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Les liaisons dangereuses unissant Bariza Khiari, potentielle future ministre de Macron, et l’islam

 Le macronisme est une idéologie politique aux contours difficilement perceptibles. L’ambiguïté traverse de part en part Emmanuel Macron et les différentes personnalités politiques, essentiellement des caciques du PS et des élus de droite en déshérence, qui composent En Marche.

Certes, la divagation en politique n’est pas née avec Macron, même si semble-t-il ce dernier œuvre continuellement à la légitimation et à la glorification de ces conduites qui ne font pas honneur à la fidélité et à la loyauté. Mais passons, car derrière la confusion et l’ambiguïté, on trouve parfois des zones d’ombres inquiétantes, qui laissent présager le pire pour une France exsangue après cinq années interminables de hollandisme.

Tapis dans l’ombre du rassemblement se cachent parfois des personnalités inquiétantes, qui sous des aspects politiques rassurants et prétendument modernes s’avèrent être des porte-voix d’idéologies sournoises et mortifères pour la France.

Bariza Khiari fait partie de ces personnalités de l’ombre, qui à quelques jours de l’élection présidentielle, doivent impérativement être mises au jour. Il s’agit pour les Français de connaître la vérité, celle que les médias dominants, en grande partie inféodés au pseudo macronisme triomphant tendent à occulter. Cette personnalité centrale d’En Marche, membre de la garde rapprochée de Macron et potentielle ministre de l’éducation en cas d’élection de ce dernier, a de quoi inquiéter les Français soucieux de préserver une certaine idée de la France, ainsi que de ne pas livrer la France aux idéologies mortifères.

En cas de victoire, Macron pourrait nommer ministre de l’éducation cette musulmane soufie fidèle à l’esprit de l’héritage mohammadien

Le parcours personnel et politique de la Déléguée nationale d’En Marche a de quoi inquiéter celles et ceux pour qui la France est certes façonnée par la culture chrétienne, mais qui néanmoins chérissent cette France qui a érigé la laïcité comme l’une de ses valeurs essentielles. En effet, cette franco-algérienne, née à Ksar Sbahi en Algérie de parents fervents militants du FLN et sénatrice PS de Paris depuis près de 15 ans, n’a jamais caché son militantisme pro-islam. Cela n’a évidemment rien de répréhensible. Néanmoins, si une potentielle ministre de l’éducation manifestait dans les mêmes proportions que Bariza Khiari une foi catholique aussi débordante, nul doute que les médias s’alarmeraient très vite de cette menace aux valeurs de la République.

L'idéologie portée par Bariza Khiari est un danger pour la République, car sa proximité avec le CCIF, et notamment avec l’inénarrable Marwan Muhammad, est révélatrice de ce double discours insidieux que pratique à merveille une certaine frange de l’élite de la communauté musulmane.

Pour rappel, en 2011, Bariza Khiari déclarait que pour elle, « le problème ce n’est pas Tariq Ramadan, c’est le gouvernement ». Cette phrase venant exempter Tariq Ramadan de toute logique idéologique tendant à paver la voie à l’islamisme a de quoi surprendre. Prononcée en 2011, alors que Nicolas Sarkozy et son gouvernement essayaient alors de repenser la place de l’islam en France, elle témoigne des allégeances douteuses de Bariza Khiari.

Pour la sénatrice PS, parler d’islam revient de facto à « créer des peurs » en agitant le chiffon rouge de l’immigration, et en procédant à des raccourcis fallacieux entre religion et fondamentalisme. Si ce type de discours pouvait bénéficier d’une certaine tolérance en 2011, six ans plus tard il est intolérable pour une grande majorité des Français. Les différents attentats qui ont touché la France ont fait voler en éclats la tolérance à l’égard d’acteurs islamistes radicaux comme Tariq Ramadan.

Et à ce titre, cette proche de Macron et future ministrable, s’est gravement fourvoyée il y a quelques mois dans un appel publié dans le JDD en faveur d’une réflexion sur la place de l’islam en France.

Quand Bariza Khiari rendait hommage aux victimes du terrorisme…en oubliant de faire référence aux victimes de l’école Ozar Hatorah et à celles de l’Hyper Cacher de Vincennes

Dans cet appel publié fin juillet 2016, et impulsé par Bariza Khiari, 42 « intellectuels » musulmans se déclarent être prêt à « assumer [leurs] responsabilités » en matière de réflexion autour de la structuration de l’islam. Si l’on excepte le flou inhérent à cet appel, et la confusion des genres tiraillant ce discours qui oscille perpétuellement entre politique et religieux, c’est surtout l’absence de toute référence aux victimes juives des attentats qui ont touché la France au cours de ces dernières années qui a suscité l’émoi.

Alors que cet appel débute par une énumération des différents attentats ayant ciblé notre territoire, n’importe quel lecteur est très vite interloqué et choqué par l’absence de tout hommage aux victimes de l’école Ozar Hatorah à Toulouse et aux victimes de l’HyperCacher de Vincennes.

La logique ultra communautariste qui anime la grille de lecture de Bariza Khiari aurait-elle éclaté au grand jour à l’occasion de cet appel ? Doit-on y voir la preuve flagrante d’une vision de la société française avec des citoyens de second ordre, dont les juifs feraient partie ? Le Crif avec notait avec « inquiétude » cet « oubli lourd de sens ». Un oubli qui constitue pour le Crif « un affront à la mémoire des huit victimes de ces deux attentats, qui ont été ciblées par le terrorisme parce que Juifs ». Le Crif dans le même communiqué de presse critique tout particulièrement la « mémoire sélective » de Bariza Khiari et des signataires de cette tribune.

Par ailleurs, faut-il rappeler à nos lecteurs que cet appel a notamment été cosigné par Rahmene Azzouzi, chef du service urologie du CHU d’Angers, grand admirateur de l’islamiste Tariq Ramadan et animé par une vision du monde problématique. Dans une tribune relayée par Médiapart, Rahmene Azzouzi, critique par exemple la place occupée par la communauté juive dans la vie politique française. Dans une tribune à la Tariq Ramadan, où la victimisation à outrance de la communauté musulmane est utilisée comme une arme de propagande pour propager une vision du monde insidieuse, Rahmene Azzouzi regrette que « l’élan républicain du 11 janvier » se soit terminé « dans la synagogue de la Victoire, en présence des Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du gouvernement israélien sous les cris de « Bibi » et de nombreux drapeaux israéliens agités dans un lieu de culte par des citoyens français de confession juive ». L’auteur de la tribune critique également l’ « ostracisation permanente » de Tariq Ramadan, décrit comme un « intellectuel contemporain hors norme », au profit de Zemmour et Finkielkraut.

Sans vouloir extrapoler la pensée du cosignataire de l’appel lancé par Bariza Khiari, il est manifeste que Rahmene Azzouzi divise le monde entre d’un côté les musulmans et de l’autre les juifs.

Cela est regrettable. Cela porte gravement atteinte au vivre ensemble que nous chérissons tous. Cela porte atteinte également aux valeurs de la République, sans lesquelles aucun ordre ni aucune stabilité ne sont possibles en France.

En matière de respect des lois et des valeurs de la République, la sénatrice d’En Marche, elle non plus, est loin d’être un modèle.

Le rôle trouble de Bariza Khiari à la tête de l’Institut des Cultures d’Islam

Dans Non je ne me tairai plus, livre publié le 8 mars de cette année, Amine El Khatmi, élu socialiste et musulman montre la face cachée des collusions entre une certaine élite socialiste et l’islamisme radical. Pour cet élu, difficilement soupçonnable d’islamophobie, les socialistes tendent à nouer des pactes du diable avec des acteurs ouvertement antirépublicains. « Sur des questions aussi fondamentales que celles de la laïcité et de la résistance au communautarisme, les socialistes ne sont pas en ordre de bataille. Sur le terrain, des élus passent des compromis inacceptables » écrit le jeune élu socialiste.

Parmi les élus accusés de collusion avec l’islamisme radical par Amine El Khatmi on retrouve notamment une certaine Bariza Khiari. L’auteur explique ainsi que des élus locaux et des parlementaires ont trouvé la parade pour financer des lieux de culte sans enfreindre l’article 2 de la de 1905, qui précise que la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Pour contourner cette loi majeure de notre République, certains élus versent leurs subventions à des associations présentées officiellement comme engagées dans un combat uniquement culturel, mais qui poursuivent en réalité une finalité bien plus perfide et sournoise : mettre en place des montages financiers complexes pour financer la création de mosquées grâce à de l’argent public.

Archétype même de ces montages financiers complexes, l’Institut des Cultures d’Islam dirigé par Bariza Khiari est révélateur de ces pratiques qui bafouent ouvertement les valeurs républicaines. De concert avec Anne Hidalgo, toujours aussi complaisante à l’égard d’acteurs qui gravitent pourtant dans des sphères foncièrement anti-républicaines, Bariza Khiari a fait voler en éclats les frontières entre culturel et cultuel.

L’ICI est situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, et cohabite en son sein une école où est enseigné l’arabe littéraire et…une salle de prière pilotée par la Grande Mosquée de Paris, mais financée par de l’argent public. Interrogée en septembre 2016 par Bernard de La Villardière dans le cadre de son émission « Dossier Tabou », Bariza Khiari, acculée par les faits manifestes et incontestables, reconnaîtra du bout des lèvres que le centre, financé par la municipalité de Paris, est bel et bien une seconde mosquée de Paris.

Cela est révoltant, et jette le discrédit tant sur Bariza Khiari que sur Emmanuel Macron. Comment un candidat à l’élection présidentielle, peut-il accepter que l’une de ses proches se soit ainsi compromise dans une organisation bafouant impunément et ouvertement l’esprit même de la République française ?

Si Bariza Khiari devient ministre de l’éducation, l’œuvre de déconstruction entreprise par Najat Vallaud Belkacem sera parachevée

Ma conception de la République est foncièrement laïque. Comme nombre de Français je suis conscient des dangers que font peser les liaisons dangereuses entre une pensée portant en son sein des logiques potentiellement mortifères et la République.

De fait, il apparaît essentiel de se mobiliser avec ardeur pour mettre sur le devant de la scène cette menace que l’irresponsable Emmanuel Macron fait peser sur l’avenir de notre pays. Il est intolérable pour un républicain patriote comme moi d’assister au sacrifice de notre nation pour des intérêts bassement électoralistes.

Bariza Khiari a intégré l’équipe d’En Marche pour ajouter une touche de diversité, ce concept à la mode qui voit dans le multiculturalisme l’idéal suprême vers lequel toutes les sociétés doivent impérativement tendre, dans son entourage politique. Il s’agit derrière cette décision d’avoir une porte-parole à même d’influencer la communauté musulmane, comme avait su si bien le faire il y a quelques années François Hollande en propulsant Najat Vallaud Belkacem, jeune franco-marocaine sur le devant de la scène. Et pour quel résultat ?

Najat Vallaud Belkacem, à l’heure du bilan et du solde de tout compte du quinquennat de François Hollande, apparaît comme l’une des artisanes les plus acharnées de l’œuvre global de déconstruction des piliers de notre République et de notre pays. Avec patience et acharnement elle a œuvré pendant de longs mois au dépeçage de notre culture française.

Bariza Khiari, si elle accède à son tour au poste de ministre de l’éducation, parachèvera cette œuvre de déconstruction funeste.
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MessagePosté le: Sam 6 Mai - 12:38 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

"Insultes rabelaisiennes" : la presse internationale effarée par le débat Le Pen - Macron




© Francisco Leong, AFP | Le débat du deuxième tour de la présidentielle a tenu le haut du pavé médiatique aussi à l'international
Texte par Sébastian SEIBT
Dernière modification : 04/05/2017
La totalité des médias internationaux ont souligné la violence du ton du débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, déplorant l’absence de véritable débat d’idées entre les deux candidats à la présidentielle.
Le débat a été, au choix : “vicieux”, pour le New York Times américain, “indigne” pour la chaîne britannique BBC ou encore “à la limite du combat de boue” pour l’hebdomadaire allemand Spiegel.
La presse internationale n’en revient pas du ton qui a dominé l’affrontement télévisuel entre les deux finalistes à l’élection présidentielle française, la candidate Front national Marine Le Pen et celui du mouvement En Marche ! Emmanuel Macron. Les échanges tenaient plus “d’un show télévisuel criard à l’américaine que des discussions sérieuses auxquels les Français sont habitués”, a résumé le New York Times. Le parallèle avec les États-Unis a aussi été dressé par le quotidien italien La Repubblica, qui a comparé Emmanuel Macron à “le Clinton”, pour son ton sérieux, et son adversaire à “la Trump”, pour sa véhémence. Mais pour les Allemands de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, “l’agressivité [de ce débat] n’a pas d’équivalent”, même de l’autre côté de l’Atlantique.
“Insultes rabelaisiennes”
L’effarement est à la hauteur de l’intérêt porté dans le monde pour ce face-à-face. La plupart des médias en ont fait leur titre principal, jeudi 4 mai, et le site américain ultra-conservateur pro-Trump Breitbart a même consacré un liveblog à ce moment clé du deuxième tour… alors qu’il évoque rarement autre chose que les faits et gestes du président américain.

La page d'accueil du site du quotidien The Guardian titre sur les insultes échangées durant le débat entre Macron et Le Pen. © Capture d'écran, The Guardian
L’absence d’un véritable débat d’idées - la BBC a qualifié la discussion “d’indigne d’une élection présidentielle” - a pris les commentateurs politiques de court. Le site américain Politico a eu l’impression d’assister à un concours “d’insultes rabelaisiennes”.
C’est surtout l’insistance de Marine Le Pen à être dans l’attaque permanente qui a frappé. “Le Pen a fait tout pour parler aussi peu de son programme que possible afin de s’en prendre constamment à Macron. Elle donnait l’impression de s’entraîner pour son futur rôle de principale voix de l’opposition”, souligne le quotidien conservateur allemand Frankfurter Allgemeine.
Débat “inutile”
À défaut de fond, ils ont dû se contenter de la forme. Le sourire permanent de Marine Le Pen a été pour beaucoup l’un des symboles de la confrontation. L’expression de la candidate frontiste “semblait avoir été préparé à l’avance comme une arme psychologique pour énerver son adversaire, en suggérant qu’elle trouvait ses réponses à la fois ridicules et amusantes”, analyse la chaîne britannique. Pour la Süddeutsche Zeitung, il a surtout donné une impression de “suffisance” à une candidate qui tentait pourtant de dépeindre Emmanuel Macron en technocrate arrogant.
Le fait que le favori des sondages a réussi à garder son calme pendant plus de deux heures prouverait, pour The Guardian, qu’il est sorti vainqueur de l’exercice. “Il a réussi à apparaître plus présidentiable”, ajoute la BBC.
Le débat a aussi déçu sur un autre point : l’absence de petites phrases qui font le sel de ce genre d’événement politique. Certes, les références à répétition de Marine Le Pen à la supposée soumission de son adversaire à la chancelière Angela Merkel ont amusé les commentateurs allemands. L’hebdomadaire Spiegel note ainsi que “dès qu’il est question d’Europe, Marine Le Pen ressort Angela Merkel” comme s’il s’agissait d’un épouvantail.
Tous s’accordent à dire qu’en plus de ne pas avoir été digne de la tradition politique française, le face à face du deuxième tour “a été inutile”. Les premiers sondages après le débat ont montré que les intentions de vote n’avaient presque pas bougé.
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MessagePosté le: Sam 6 Mai - 14:09 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Un piratage massif touche la campagne Macron Présidentielle françaiseDes documents internes à la campagne d'Emmanuel Macron ont été diffusés vendredi sur les réseaux sociaux.

Les documents piratés sont tous «légaux», a averti En Marche!, tout en précisant qu'une grande partie d'entre eux étaient purement et simplement des faux. (Photo d'archives) Image: AFP

 la veille du second tour dimanche entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, la présidentielle française a connu un énième rebondissement avec la fuite sur internet de milliers de documents de la campagne du candidat centriste, une «déstabilisation» aussitôt dénoncée par l'ancien ministre.
La révélation de ce piratage massif, «dans la dernière heure de la campagne officielle» (NDLR: la campagne a officiellement pris fin vendredi à 22h00 GMT), «relève manifestement de la déstabilisation démocratique, comme cela s'est déjà vu aux Etats-Unis pendant la dernière campagne présidentielle», a dénoncé En Marche!, le mouvement d'Emmanuel Macron, dans un communiqué.
Dès leur diffusion, via Twitter, ces documents piratés ont été relayés par l'extrême droite. «Les #Macronleaks apprendront-ils des choses que le journalisme d'investigation a délibérément tues ? Effrayant, ce naufrage démocratique», a lancé Florian Philippot, le vice-président du Front National, le parti d'extrême droite de Marine Le Pen, juste avant minuit et la clôture de la campagne officielle.
Wikileaks
Vendredi soir, ce sont au total 9 Go de documents internes à la campagne d'Emmanuel Macron qui ont été diffusés sur le web, par un internaute baptisé EMLEAKS.
Au total, il y a «des dizaines de milliers d'emails, de photos et de pièces jointes, datant du 24 avril au plus tard» (le lendemain du premier tour de la présidentielle), selon WikiLeaks. Le site fondé par Julian Assange, qui a relayé sur son compte Twitter le lien hypertexte menant à ces documents, a assuré ne pas être à l'origine de cette opération de piratage qu'il a aussitôt baptisée du hashtag #MacronLeaks.
Ces fichiers piratés sont des courriels ou des «documents comptables», tous «légaux», a précisé En Marche! dans son communiqué. «Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents, afin de semer le doute et la désinformation», a affirmé l'équipe d'Emmanuel Macron, en faisant un parallèle avec le piratage qui avait visé l'équipe de Hillary Clinton, la candidate démocrate à la présidentielle américaine de 2016.
Après enquête sur ce piratage, les agences de renseignement américaines avaient accusé la Russie d'avoir interféré dans la présidentielle des Etats-Unis afin de favoriser le candidat républicain Donald Trump, élu le 8 novembre.
#MacronLeaks derrière #KohLanta
En février, les serveurs d'En Marche avaient été coupés durant quelques minutes, à la suite d'attaques venant d'Ukraine selon le mouvement d'Emmanuel Macron. En mars, le mouvement d'Emmanuel Macron avait aussi été la cible de tentatives de hameçonnage («phishing»), attribuées là à un groupe russe selon l'entreprise japonaise de cybersécurité Trend Micro.
Dans un communiqué aux premières heures samedi, la Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) française a recommandé aux médias «de ne pas rendre compte du contenu» de ces documents issus d'une «attaque informatique», rappelant que «la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi».
Ce piratage pourrait-il avoir une incidence sur le vote des électeurs français dimanche? Si le hashtag #MacronLeaks était très haut parmi les recherches des internautes dans la nuit de vendredi, il n'était cependant qu'en deuxième position, derrière celui de #KohLanta, une émission de téléréalité mettant en scène des aventuriers sur une île déserte.
Dans les derniers sondages publiés vendredi, avant la clôture de la campagne officielle, Emmanuel Macron était encore largement en tête, avec 61,5 à 63% des voix, contre 37 à 38,5% pour Marine Le Pen. A deux jours du vote, la participation potentielle reste cependant relativement faible: seules 68% des personnes interrogées se disent certaines d'aller voter.
Menace d'attentat
Avant les révélations sur ce piratage massif visant la campagne d'Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Economie du président socialiste François Hollande, la tension était déjà montée avec l'annonce de l'arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi d'un ancien militaire converti à l'islam, à proximité d'une base aérienne militaire, à Evreux, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.
Sous surveillance depuis 2014 pour sa radicalisation, l'homme avait prêté allégeance au groupe Etat islamique, selon une clé USB saisie dans son véhicule, où se trouvaient également des drapeaux de l'EI. Un fusil à pompe a aussi été découvert dans un fourré proche. Les enquêteurs cherchent à déterminer si le suspect était sur le point de commettre une action violente ou s'il procédait à des préparatifs.
Le 20 avril, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, un policier avait été tué sur l'avenue parisienne des Champs-Elysées. L'attaque avait été revendiquée par l'EI, à l'origine de la plupart des attentats qui ont fait 239 morts dans le pays depuis janvier 2015.
Dernières interventions
Dimanche les deux candidats voteront dans le nord de la France, Emmanuel Macron dans la station balnéaire du Touquet, Marine Le Pen dans son fief ouvrier d'Hénin-Beaumont.
Les mesures de sécurité seront renforcées dimanche autour des bureaux de vote, et des dizaines de milliers de policiers et gendarmes mobilisés, a annoncé le ministère de l'Intérieur, qui a promis que le scrutin se tiendra dans «des conditions de sécurité maximales». (afp/nxp)
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MessagePosté le: Mar 9 Mai - 14:56 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Mar 9 Mai - 17:13 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant

Que contiennent les "Macron Leaks" ?
09.05.2017




Vendredi soir, juste avant la fin de la campagne et le début de la période de réserve électorale, des milliers de mails et documents étaient publiés sur internet. Tentative de déstabilisation du scrutin ont dénoncé les proches d'Emmanuel Macron. Qu'y trouve-t-on et qui serait à la manoeuvre ?



Emmanuel Macron, dimanche 7 mai 2017.• Crédits : Lionel BONAVENTURE - AFP
Vendredi soir, à quelques heures de la fin officielle de la campagne et du début de la période de réserve électorale, 70 663 mails et documents étaient publiés sur internet. Ce que l'extrême droite française et américaine ont qualifié de "Macron Leaks".
Le mouvement "En marche !" a reconnu l'authenticité d'une partie des documents mais a dénoncé l'ajout de faux documents dont le but était de salir Emmanuel Macron et d'influencer le scrutin. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.
Les fichiers sont principalement composés de messageries électroniques personnelles et professionnelles de cinq personnes. Deux députés de gauche sont concernés : Anne Christine Lang et Alain Tourret, ralliés à Emmanuel Macron, ainsi que trois piliers de la campagne : le trésorier Cédric O, la plume du candidat, Quentin Lafay, et le conseiller politique Pierre Person. Les messages les plus récents datent du 24 avril dernier, au lendemain du premier tour, et portent principalement sur la gestion de la campagne au quotidien. Des documents qui sont, de par leur spécificité technique, quasiment infalsifiables.
Mais on trouve également dans ce qui a été publié sur internet deux autres dossiers, de petite taille, composés de document textes, facilement manipulables, et dont l'authenticité est douteuse. Sur le même modèle que le faux document publié la semaine dernière et qui est censé prouver l'ouverture d'un compte bancaire par Emmanuel Macron aux Bahamas. Ce sont ces documents que les responsables d'"En Marche !" ont dénoncé comme "frauduleux".
Le piratage des boîtes mails a eu lieu malgré les nombreuses précautions prises à l'occasion de ce scrutin, notamment par l'Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d'Information (ANSSI). Mais ce travail de prévention a sans doute permis d'éviter un piratage de plus grande ampleur qui aurait concerné non pas cinq mais des dizaines de messagerie.
Dès ce week-end, le président de la République François Hollande a annoncé que "rien ne sera laissé sans réponse".
A LIRE Documents publiés en masse : une affaire qui pose question
La propagation de l'information
Selon l'expert et chroniqueur sur notre antenne Nicolas Vanderbiest, "l'information naît sur un forum américain 4chan, où l'anonymat est garanti, et ensuite c’est de nouveau l’internaute qui avait déjà relayé le faux document sur le compte bancaire d’Emmanuel Macron, Jack Posobiec, et un média qui s'appelle Disobedient qui partagent en premier la fuite". L'information sera ensuite relayée par des acteurs de la "fachosphère", puis "des cadres du FN comme Florian Philippot, qui, juste avant la limite de minuit, se permettent de tweeter la fuite". Sachant qu'à partir de minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, on entre dans la période de réserve électorale. Sans oublier le relais du compte Twitter de Wikileaks (pour s'interroger auprès de ses 4,6 millions d'abonnés) et de deux comptes militants "bien connus pour avoir organisé toutes les opérations de riposte numérique pour Marine Le Pen. Nicolas Vanderbiest répond à Benoît Bouscarel :
Écouter







Le spécialiste Nicolas Vanderbiest revient sur la propagation des "Macron leaks"


Citation:
Cela sort plus ou moins vers 21 heures vendredi. Cela fait un peu de bruit vers 23 heures. Et donc il reste une heure pour déconstruire la "nouvelle", avant le moment fatidique des minuit où plus aucun militant ne peut tweeter. Emmanuel Macron élu, on va retomber un peu dans le train train habituel. Mais il faut bien dire que ce à quoi on a assisté ces derniers mois était un peu extraordinaire. On avait jamais cela, et je suis bien placé pour le savoir puisque j'observe les communautés d'extrême-droite depuis 3, 4 ans.


A ECOUTER Les techniques du Front national sur les réseaux sociaux
Interrogé dimanche soir -]par franceinfo, Mounir Mahjoubi, le responsable de la campagne numérique d'Emmanuel Macron, a lui aussi accusé des "supports" du Front national d'avoir organisé la diffusion de ces documents piratés. Et d'estimer que "le contenu des documents publiés ne révélera "pas de secret". Au mieux, "vous trouverez des blagues potaches, vous trouverez plusieurs dizaines de milliers de factures de fournisseurs (...). Et vous trouverez des centaines d'échanges dans la constitution du programme, dans l'organisation des événements. En fait, tout ce qui fait une campagne".
Citation:
Cela pue la panique ! Je ne dirais pas que ça vient du Front national. Je dirais plutôt que c'est leurs supports. Les gens qui les soutiennent. Les gens qui avaient envie qu'ils puissent gagner, qui ne supportaient pas que les progressistes puissent aller aussi fort, aussi loin.
Mounir Mahjoubi


Invité d'Europe 1 lundi matin, Florian Philippot s'est défendu d'avoir relayé des "fake news", précisant : "Le Macronleaks, si monsieur Macron s'estime diffamé il saisit la justice et c'est tout à fait son droit."
A ECOUTER Une Présidentielle déstabilisée

Abdelhak El Idrissi
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MessagePosté le: Mar 9 Mai - 17:23 (2017)    Sujet du message: Le phénomène Macron Répondre en citant


La lettre de campagne
de Laurent Joffrin
Devine qui vient gouverner
Fébrile et bruissant, le petit milieu s’évertue à deviner le nom du prochain Premier ministre. Le portrait-robot dressé par le président élu porte la marque de ce balancement circonspect qui est si souvent à la base de son style, rythmé par la locution apaisante «en même temps». Il faut que ce soit un homme d’expérience et, en même temps, un homme neuf ; il faut qu’il plaise à la droite et, en même temps, à la gauche ; il faut qu’il ait une forte personnalité et, en même temps, qu’il applique les directives du président ; il serait idéal, enfin, que cet homme, en même temps, soit une femme. Dans l’ordre animal, ce serait une chauve-souris hermaphrodite. Les noms s’accumulent et on essaie de vérifier si les impétrants possibles «cochent les cases», comme on dit : Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand, Jean-Yves Le Drian, Richard Ferrand, Edouard Philippe et Jean-Paul Delevoye, peu féminins, Nathalie Kosciusko-Morizet, trop bobo, Anne-Marie Idrac, Sylvie Goulard, peu rompues aux traquenards parlementaires.
A vrai dire, l’expérience montre que ce genre d’exercice est aussi vain qu’amusant. Rien de plus variable, fragile, incertain, qu’une composition de gouvernement, à commencer par l’identité du Premier ministre, qui peut changer dix minutes avant la nomination, tant les facteurs du choix sont nombreux.
La mission du chef de gouvernement, en l’occurrence, n’est pas tant de gouverner que de trouver une majorité pour le faire. Dans ces conditions, le critère du renouveau devrait l’emporter : il est le plus utile aux candidats d’En marche dans les circonscriptions. Mais le Président peut aussi choisir celui ou celle qui sera le plus à même de faire éclater les vieux partis.
Certains lui donnent un sérieux coup de main. Manuel Valls vient d’annoncer qu’il aurait l’étiquette En marche pour le prochain scrutin, ce qui devrait logiquement le faire sortir du PS, «qui est mort», avec une escouade de députés. Mais les macroniens ont tout de suite répondu : «inconnu au bataillon». Désagréable… C’est Valls qui avait concouru à faire nommer Macron à Bercy. Il voyait en lui un allié social-libéral utile à sa politique et inoffensif dans la course au sommet. Emmanuel a effacé Manuel qui doit maintenant quémander une investiture. Les calculs d’ambition sont parfois trompeurs…
A droite, Bruno Le Maire a précédé Valls dans l’offre de services. A la primaire de la droite, il voulait renouveler la vie politique. Il est condamné à un ralliement des plus traditionnels. Estrosi dit qu’il a refusé un maroquin dont les responsables d’En marche disent qu’il ne lui a pas été proposé. En délicatesse avec sa majorité régionale, il se replie à Nice. C’est mieux qu’à Canossa.
Ces manœuvres individuelles traduisent quelque chose de plus important : l’échiquier se recompose sous nos yeux. Si Macron gagne une majorité, la Ve change. Au lieu d’un petit centre écrasé entre droite et gauche, on aura un gros centre écrasant la droite et la gauche. Retour à la «troisième force» de jadis. On voulait une VIe République, on est renvoyé à la IVe.
Inconvénient : aux deux ailes, l’opposition sera exercée par deux extrêmes, droite nationaliste et gauche radicale, avec un antagonisme Europe-France, système-antisystème, classes moyennes-classes populaires. Dangereux… Et si l’on poursuit le scénario, aucune de ces deux oppositions ne pourra gagner une élection générale, faute d’alliés. Au lieu d’une alternance droite-gauche, on aura une permanence centriste. Dans ce cas, sauf effondrement de Macron par crise cataclysmique, on en a pour dix ans…
Et aussi
Sans connaissance des candidats, les projections pour les législatives sont comparables aux oracles de la Pythie de Delphes : on peut les interpréter comme on veut. OpinionWay dans les Echos s’est risqué à l’exercice : Macron n’est pas loin de la majorité. Cela clarifie la mécanique du vote mais n’a aucune valeur prédictive.
François Hollande, par un savant langage corporel pendant les cérémonies du 8 mai, a désigné Emmanuel Macron comme son continuateur autant que son successeur. Les coups de poignard sont oubliés. César adoube Brutus…
Si l’on en croit la Banque de France et l’Insee, la croissance poursuit sa lente accélération. Si cela continue, Macron va entamer son mandat avec une activité en hausse et donc un chômage orienté à la baisse. C’est l’enfant du miracle : avant même qu’elle soit mise en œuvre, il pourra dire que sa politique marche.


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