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Daniel Pipes
 
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yacoub
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MessagePosté le: Dim 11 Déc - 14:49 (2016)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Élections capitales en Europe

par Daniel Pipes
Washington Times
7 décembre 2016

http://fr.danielpipes.org/17103/elections-capitales-europe

Version originale anglaise: Europe's Epochal Elections
Adaptation française: Johan Bourlard

« Le problème européen est si inédit et si étendu qu'il est difficile de le comprendre, tentant de l'ignorer et presque impossible d'en pronostiquer l'évolution. L'Europe nous entraîne tous en terre inconnue. » Voilà comment je concluais il y a dix ans un article traitant de l'avenir de l'islam en Europe. Aujourd'hui, les élections qui ont eu lieu récemment en France et en Autriche apportent à cette interrogation un début de réponse : les Européens, qui ne sont manifestement pas prêts à se coucher aussi facilement, vont au contraire lutter avec acharnement pour rester debout.

Il est vrai qu'à l'instar de la chancelière allemande Angela Merkel, les élites demeurent dans un profond déni par rapport aux questions de l'immigration, de l'islamisme et de l'identité. Ce que j'appelle les 6 P (politiques, presse, police, procureurs, professeurs et prêtres) refusent de voir les changements fondamentaux de la société qui sont à l'œuvre et les tensions énormes que leurs politiques sont en train de susciter. Cependant, et c'est ce qui est nouveau, les masses sont en train de faire entendre leur voix non pas seulement pour protester vainement mais plus fondamentalement pour changer la direction de leurs pays.

En France, le parti de centre-droit, les Républicains, vient d'organiser ses premières élections primaires à la mode américaine en vue de l'élection présidentielle. Au premier tour, sept candidats dont un ancien président (Nicolas Sarkozy) et deux anciens Premiers ministres (Alain Juppé et François Fillon), rivalisaient pour atteindre les deux premières places.

Depuis des mois, Juppé et Sarkozy caracolaient en tête des sondages, Fillon restant loin derrière, à la troisième place. Fillon était tellement invisible qu'il avait, pour ne citer qu'un exemple, été complètement ignoré par le brillant Christopher Caldwell dans une analyse sur les primaires françaises.

Pendant des mois et jusqu'aux tout derniers jours, Juppé et Sarkozy ont occupé la tête dans les sondages, loin devant Fillon.

Toutefois, comme cela s'est souvent produit ces dernières années (Benyamin Netanyahou et David Cameron en 2015, le Brexit et Donald Trump en 2016), l'option la plus conservatrice a recueilli des résultats bien supérieurs à ce qui était prévu. À la surprise générale, Fillon a raflé 44 % des suffrages, loin devant Juppé avec 29 % et Sarkozy avec 21 %, l'ensemble des autres candidats ayant remporté 7 % des votes.

Poursuivant sur sa lancée, Fillon a ensuite écrasé Juppé au second tour avec 66 % contre 34 %. Désormais en mesure d'arriver en tête au premier tour de la présidentielle, Fillon pourrait remporter l'élection contre le candidat socialiste ou contre la candidate du Front national, Marine Le Pen. Fillon offrirait une voie intermédiaire entre la notion farfelue d'identité heureuse (Ah bon !) chère à Juppé et l'option rebelle de Marine Le Pen qui réclame une nationalisation « temporaire » des banques.

Si Fillon reste fidèle à son discours de campagne, sa future présidence sera d'une importance capitale pour l'Europe. Pour la première fois, un homme politique du centre épouse des vues patriotiques traditionnelles en militant pour la culture et les mœurs autochtones de l'Europe et en s'opposant tant à une immigration à grande échelle qu'aux accommodements avec l'islamisme. Ces positions portent un coup très dur aux rebelles du Front national, un parti inexpérimenté qui regorge d'idées excentriques et souvent empruntées à la gauche.

Généralement sobre, François Fillon a un penchant pour les bolides extravagants.

Fillon a brisé le tabou largement répandu en Europe selon lequel il serait interdit à un parti traditionnel de reprendre à son compte les thèmes défendus par un parti rebelle. Si cette tactique le conduit à la victoire, il se peut que son exemple soit suivi dans les partis de centre-droit de la Grèce à la Norvège. Merkel lui a déjà emboîté le pas. Ainsi, elle a radicalement changé de cap en appelant à une interdiction de la burqa.

L'enchaînement de ces événements, qui n'a rien de fortuit, est la conséquence de deux phénomènes : une succession d'actes majeurs de violence djihadiste en France et la décision prise en 2015 par Merkel d'accueillir un nombre illimité et incontrôlé de migrants. La décision de Merkel, qui pourrait être considérée comme un tournant dans l'histoire de l'Europe, a contribué également à l'essor spectaculaire de Norbert Hofer du Parti autrichien de la Liberté (FPÖ) qui a failli remporter l'élection présidentielle autrichienne à deux reprises avec un résultat de 49,7 % des votes en avril et 46,2 % en décembre, à chaque fois contre l'ancien dirigeant du parti écologiste.

Alexander Van der Bellen et Norbert Hofer, tous deux candidats à la présidence autrichienne, débattant face à face.

Certes, l'Autriche est un pays de moindre importance où le président de la république joue un rôle surtout honorifique. Néanmoins, le fait qu'un parti rebelle, le FPÖ, a pratiquement atteint à deux reprises le seuil des 50 % fait voler en éclats l'opinion générale selon laquelle les partis rebelles ne peuvent pas récolter plus d'un tiers des votes. La quasi-victoire de Hofer a des implications majeures : si les partis traditionnels ne s'emparent pas un jour des idées des partis rebelles, ce sont ces derniers qui finiront par accéder eux-mêmes au pouvoir.

Dans l'ensemble, les élections en France et en Autriche indiquent donc que les Européens disposent, pour rejeter le multiculturalisme, l'islamisme et l'immigration illimitée, de deux voies alternatives : soit transformer les partis traditionnels, soit soutenir les partis rebelles.

Le choix qu'ils feront dépendra principalement de deux facteurs clés : d'une part, la volonté des partis traditionnels de centre-droit d'adopter des idées des partis rebelles, et d'autre part la fréquence et l'ampleur des attentats djihadistes.

La terre vers laquelle on se dirige désormais s'avère moins inconnue.
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MessagePosté le: Dim 11 Déc - 14:49 (2016)    Sujet du message: Publicité

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yacoub
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MessagePosté le: Ven 27 Jan - 16:49 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Opinion d'un conservateur à l'aube de la présidence Trump

par Daniel Pipes
Philadelphia Inquirer
18 janvier 2017
http://fr.danielpipes.org/17191/conservateur-presidence-trump

Version originale anglaise: A Conservative in the Age of Trump
Adaptation française: Johan Bourlard

Nombreux sont les conservateurs qui ont changé d'avis sur Trump. Ainsi, celui qu'ils trouvaient dérangeant est devenu acceptable. Le cas le plus emblématique de ce revirement est celui de Mitt Romney qui, naguère, désavouait Trump, le traitait de malhonnête, de « charlatan et imposteur », condamnait sa brutalité, son avidité, sa vantardise et sa misogynie et qui, après l'élection présidentielle, s'est mis à faire l'éloge de Trump (« j'attends avec impatience la nouvelle administration »), déclarant espérer travailler pour lui.


Donald Trump et Mitt Romney dînent ensemble.
Ce changement d'état d'esprit ne s'est pas limité aux demandeurs d'emploi. Les nombreux traits de caractère du président élu que les conservateurs condamnaient il y a peu ont été effacés des mémoires au point que les rappeler s'apparente à faire du vacarme en plein office religieux.

Bien plus, les républicains font preuve d'un optimisme qui confine à l'extase. Louant l'attitude peu conventionnelle de Trump, ils considèrent ce dernier comme le seul candidat qui était en mesure de battre la méprisable Hillary Clinton. Pour reprendre les termes du président de la Chambre, Paul Ryan, « Trump a entendu s'élever dans ce pays une voix que personne d'autre n'a entendue ». Une telle déclaration constitue la « plus incroyable des prouesses politiques » qui ait jamais été donnée d'entendre de la part de Ryan.

En ce qui me concerne, je n'ai pas voté pour Trump, même si je préférais le voir gagner. Depuis l'élection, je suis heureux de voir qu'il reconnait que, étant étranger à ce qui se fait à Washington, il a besoin de constituer un gouvernement de personnes (à l'exception inexplicable du secrétaire d'État) qui s'y connaissent. Je suis même plus heureux encore du fait que nombreux parmi ceux que Trump a choisis sont prêts à défendre un programme conservateur, particulièrement ceux qui ne craindront pas d'être en désaccord avec le patron.


James Mattis et Mike Pence vont-ils ou pourront-ils canaliser Donald Trump ?
James Mattis va mettre fin à l'expérience sur le terrain social menée au sein de l'armée pour faire retrouver à celle-ci sa mission guerrière. Jeff Sessions va s'employer à faire respecter l'État de droit. Steven Mnuchin va simplifier le code des impôts. Tom Price va détricoter l'Obamacare. Betsy DeVos va se concentrer sur les intérêts des étudiants plutôt que ceux des enseignants et des bureaucrates. Andy Puzder va réduire les réglementations qui font barrage à la création d'emplois. John Kelly va sécuriser les frontières. David Friedman va ranimer les relations israélo-américaines.

Toutefois, deux obstacles majeurs subsistent et sont tous deux liés au personnage.

D'une part, Trump peut reprendre d'une main ce qu'il a donné de l'autre main. En raison de son égocentrisme, de sa latitude politique énorme et de l'absence de toute idéologie cohérente, il pourrait, pour un oui pour un non, virer les membres estimables de son gouvernement et les remplacer par des technocrates. Pire, il pourrait librement se défaire de son actuelle orientation conservatrice. Son stratège en chef, Steve Bannon, s'est un jour vanté que « nous sommes en train de bâtir un mouvement politique complètement neuf et entièrement axé sur l'emploi. Les conservateurs vont devenir fous. » Trump lui-même a prévenu que rien de ce qu'il a dit jusqu'à présent ne l'engage : « Tout ce que je dis maintenant – je ne suis pas président – tout est suggestion. Je reste flexible sur les différentes questions. »


Steve Bannon a promis de « bâtir un mouvement politique complètement neuf » qui va faire « devenir fous » les conservateurs.
D'autre part, beaucoup de choses dépendront de la question de savoir si le bureau de la présidence parviendra à dompter Trump ou si ce dernier poursuivra ses vieilles pratiques. Colin Dueck de la George Mason University indique que Trump est un entrepreneur immobilier fanfaron qui adopte des positions rhétoriques maximalistes « alors qu'en fait il n'a pas l'intention de mettre en œuvre chacune de ses déclarations improvisées. » Cela se peut bien.

Toutefois, les traits de caractère qui ont scandalisé tant d'Américains demeurent et se sont effectivement clairement manifestés. Trump a décroché le titre suprême en restant fidèle à lui-même. Il est vrai qu'à 70 ans, on ne change pas si facilement et il est tout à fait possible qu'il continue sur sa lancée : attaques envers des personnes et des sociétés, obsession pour les plaintes, insultes à la presse, déclarations fracassantes fausses ou téméraires, ignorance provocatrice, relations d'affaires douteuses, recours à la bravade procédurière ou encore poursuite acharnée de politiques inconséquentes.

Au mieux, Trump sera après Barack Obama ce que Ronald Reagan fut après Jimmy Carter, à savoir le leader d'un renouveau national d'optimisme et de force. Au pire, ses défauts personnels conduiront à des tensions sociales, à des troubles internes, à des bouleversements économiques et à la guerre. N'ayant aucune certitude sur la direction que va prendre le pays, je reste sceptique. Pour moi, l'Amérique ressemble aujourd'hui à une monarchie qui voit disparaître son roi incompétent mais prévisible au profit d'un fils turbulent et versatile.

À l'heure où Trump devient président, je lui souhaite le meilleur pour lui et pour nous. J'applaudirai quand il agira bien (comme quand il a pris contact avec le président de Taïwan, rompant ainsi avec une situation qu'on a laissé moisir pendant des décennies) et je condamnerai quand il agira mal (comme dans le cas de sa conversation « bizarre et téméraire » avec le Premier ministre du Pakistan). Je ferai de mon mieux pour aider son administration tout en gardant mes distances avec celle-ci : ainsi, je n'en ferai pas partie et je ne lui chercherai aucune excuse.

Par les nominations qu'il a effectuées, Trump a gagné la bienveillance des conservateurs même si les défauts de son caractère suscitent le scepticisme et l'inquiétude. Laissons-le à présent prouver qu'il est digne de la fonction exceptionnelle qu'il s'apprête à occuper.

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MessagePosté le: Dim 29 Jan - 16:35 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Le chemin vers la paix passe par la victoire d'Israël et la défaite des Palestiniens
par Daniel Pipes
Commentary
janvier 2017

http://fr.danielpipes.org/17203/victoire-israel-defaite-palestiniens
Version originale anglaise: The Way to Peace: Israeli Victory, Palestinian Defeat
Adaptation française: Johan Bourlard
S'il fallait décrire les relations diplomatiques israélo-palestiniennes, on pourrait se contenter de reprendre la définition classique de l'absurdité : « faire et refaire encore et toujours la même chose tout en espérant obtenir des résultats différents. » En dépit de leurs échecs répétés, les mêmes propositions – un territoire en échange de la paix et la solution à deux États, à la charge surtout d'Israël – sont ressassées inlassablement. Les décennies de ce que les initiés appellent « processus de paix » ont rendu la situation pire que ce qu'elle était au départ. Et pourtant, les grandes puissances persistent en entretenant le ballet diplomatique à Jérusalem et à Ramallah dans l'espoir de voir l'énième cycle de négociations aboutir à une solution jusqu'à présent illusoire.
Il est donc temps d'adopter une nouvelle approche et de repenser le problème à la base, en s'inspirant de la stratégie développée avec succès par Israël pendant les 45 premières années de son existence. L'échec des relations diplomatiques israélo-palestiniennes depuis 1993 invite à adopter une approche alternative consistant à privilégier sans relâche l'obtention d'une victoire israélienne, une victoire qui, paradoxalement, pourrait profiter aux Palestiniens et booster le soutien américain.
I. La quasi-impossibilité du compromis
Depuis la Déclaration Balfour de 1917, Palestiniens et Israéliens poursuivent invariablement des objectifs opposés.

Type de carte montrant en arabe une « Palestine mon amour » d'où Israël est exclu.

Dans les années qui ont précédé la fondation du nouvel État, le moufti de Jérusalem, Amin Al-Husseini, a développé une politique de rejet ou d'élimination de toute trace de présence juive sur ce qui constitue aujourd'hui le territoire d'Israël [1]. Cette politique est toujours en place. Des cartes en langue arabe montrant une « Palestine » en lieu et place d'Israël symbolisent cette aspiration permanente. Le rejet est si profondément ancré qu'il anime non seulement la scène politique palestinienne mais également l'ensemble de la société palestinienne. Avec une énergie et une persévérance inflexibles, les Palestiniens ont mené une politique de rejet déclinée selon trois approches : la démoralisation des sionistes par l'usage de la violence politique, les nuisances portées à l'économie israélienne par le recours aux boycotts commerciaux et la remise en cause de la légitimité d'Israël par la recherche de soutiens étrangers. Les différences qui séparent les factions palestiniennes sont plutôt d'ordre tactique : faut-il ou non discuter avec les Israéliens en vue d'obtenir des concessions ? Alors que Mahmoud Abbas représente la première option, Khaled Mashal incarne la seconde.
Du côté israélien, pratiquement tout le monde s'accorde sur la nécessité d'obtenir la reconnaissance des Palestiniens (ainsi que des autres Arabes et de l'ensemble des musulmans), les différences étant, ici aussi, d'ordre tactique. David Ben Gourion adoptait l'approche consistant à montrer aux Palestiniens les bénéfices qu'ils pouvaient tirer du sionisme. Vladimir Jabotinsky développait la vision opposée affirmant que les sionistes n'avaient pas d'autre choix que de briser la volonté intraitable des Palestiniens. Leurs approches antagonistes demeurent la pierre d'achoppement du débat israélien en matière de politique étrangère, où l'on retrouve Isaac Herzog en héritier de Ben Gourion et Benyamin Netanyahou en successeur de Jabotinsky.
Ces deux conceptions – rejet et reconnaissance – n'ont pas fondamentalement changé depuis un siècle. L'Autorité palestinienne, le Hamas, le Parti travailliste et le Likoud d'aujourd'hui sont les descendants directs des Husseini, Ben Gourion et Jabotinsky. Les variations quant aux idéologies, aux objectifs, aux tactiques, aux stratégies et aux acteurs indiquent que ce sont les détails qui ont varié alors que les fondamentaux se sont remarquablement maintenus. Les guerres et les traités se sont succédé pour ne produire que des changements mineurs. Étonnamment, les nombreuses phases de combat ont eu peu d'impact sur les objectifs primordiaux alors que les différents accords formels (tels les Accords d'Oslo de 1993) se sont révélés contreproductifs étant donné qu'ils n'ont fait qu'attiser l'hostilité envers l'existence d'Israël.
Le rejet ou la reconnaissance d'Israël par les Palestiniens se résume à une vision binaire – c'est oui ou non, sans solution intermédiaire – qui rend tout compromis quasi-impossible, toute solution nécessitant de la part d'un camp l'abandon complet de ses objectifs. Soit les Palestiniens abandonnent leur rejet séculaire de l'État juif, soit les sionistes abandonnent leur projet, vieux de 150 ans, de foyer national indépendant. En dehors de cette alternative, toute solution constitue un accord instable dont le seul effet est d'ouvrir la voie à une nouvelle phase du conflit.
Le « processus de paix » en échec
La dissuasion, qui consiste à convaincre les Palestiniens et les États arabes d'accepter l'existence d'Israël sous peine de dures représailles, a permis à Israël de développer, de 1948 à 1993, une vision stratégique et une intelligence tactique d'une formidable efficacité. Pendant tout ce temps, la dissuasion a si bien fonctionné que les États arabes ennemis d'Israël ont perçu le pays très différemment jusqu'à la fin de la période. Alors qu'en 1948 les armées d'invasion arabes espéraient étrangler l'État juif à peine né, en 1993 Arafat s'est vu contraint de signer un accord avec le Premier ministre israélien.
Cependant, la dissuasion n'a pas permis d'en finir pour autant. Alors que les Israéliens construisaient un pays moderne, démocratique, prospère et puissant, le fait que les Palestiniens, les Arabes, les musulmans et (de plus en plus) la gauche continuaient à rejeter ce pays, est devenu une source de frustrations grandissantes. La population israélienne, impatiente et affairée, s'est lassée des aspects peu attrayants de la dissuasion qui est par nature passive, indirecte, rigoureuse, lente, ennuyeuse, humiliante, réactive, coûteuse et, sur le plan international, impopulaire.
Cette impatience a conduit au processus diplomatique dont le point d'orgue a été cette poignée de main échangée sur la pelouse de la Maison Blanche à Washington, en 1993, en guise de confirmation de la signature des Accords d'Oslo. Pendant une courte période, « la poignée de main » (ainsi cherchait-on à valoriser l'événement à l'époque) entre le dirigeant palestinien Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin a fait office de symbole d'une médiation réussie qui a donné à chaque camp ce qu'il souhaitait le plus : la dignité et l'autonomie pour les Palestiniens, la reconnaissance et la sécurité pour les Israéliens. En récompense, Arafat, Rabin et le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres ont reçu, entre autres distinctions, le Prix Nobel de la Paix.

Arafat, Peres et Rabin se partageant le Prix Nobel, en 1994.
Cependant, les accords n'ont pas tardé à décevoir les deux parties. Alors que les Israéliens et les Palestiniens s'entendent sur très peu de choses, ils sont au moins d'accord à la quasi-unanimité sur le fait qu'Oslo a été un désastre. À l'époque où, avant Oslo, les Palestiniens vivaient en permanence sous contrôle israélien direct, l'acceptation d'Israël progressait et la violence politique diminuait. Les habitants de Cisjordanie et de Gaza pouvaient voyager localement sans checkpoint et accéder à leurs lieux de travail situés en Israël. Ils bénéficiaient de l'État de droit et d'une économie qui a plus que quadruplé indépendamment de toute aide étrangère. Des écoles et des hôpitaux en état de marche se sont multipliés tout comme plusieurs universités.
Alors qu'il promettait à cette époque de faire de Gaza « la Singapour du Moyen-Orient », Yasser Arafat a, au contraire, par son despotisme et son agressivité à l'encontre d'Israël, transformé son fief non pas en Singapour mais en cauchemar comparable au Congo. Refusant d'abandonner la révolution permanente et rebelle à l'idée de devenir le chef ordinaire d'un État de second ordre, Arafat s'est servi des Accords d'Oslo pour infliger aux Palestiniens la dépendance économique, la tyrannie, des institutions défaillantes, la corruption, l'islamisme et le culte de la mort.
Pour les Israéliens, les Accords d'Oslo n'ont pas conduit à la fin espérée du conflit. Ils ont, au contraire, attisé l'ambition palestinienne d'éliminer l'État juif. La fureur palestinienne est montée en flèche et le nombre d'Israéliens assassinés dans les cinq années qui ont suivi les Accords d'Oslo a été plus important que dans les quinze années antérieures. Les discours incendiaires et les actions violentes se sont multipliés et se répandent sans faiblir 23 ans plus tard. Par ailleurs, les efforts de délégitimation entrepris par les Palestiniens ont coûté cher aux Israéliens sur la scène internationale : la gauche s'est retournée contre Israël et a accouché de nouveautés antisionistes comme la Conférence des Nations unies contre le Racisme, à Durban, et le mouvement Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS).

La Conférence des Nations unies contre le Racisme de Durban a vu l'antisionisme gauchiste apparaître au grand jour.
Vu du côté israélien, les sept années d'apaisement qui ont suivi Oslo, 1993-2000, ont miné les 45 années d'une dissuasion efficace. Les six années de retraits unilatéraux qui ont suivi, de 2000 à 2006, ont achevé d'enterrer la politique de dissuasion. La décennie qui s'est écoulée depuis 2006 n'a pas été le témoin de changements majeurs. L'expérience d'Oslo a montré l'inanité des concessions faites par Israël aux Palestiniens alors que ces derniers n'ont pas réussi à se montrer à la hauteur de leurs engagements. En montrant la faiblesse d'Israël, Oslo n'a fait qu'envenimer la situation au point que ce qu'il est convenu d'appeler « processus de paix » devrait plutôt être qualifié de « processus de guerre ».
Le faux espoir d'une victoire obtenue par ruse
Pourquoi les choses ont-elles si mal tourné par rapport à ce qui semblait être un accord si prometteur ?
La responsabilité morale de l'échec d'Oslo revient uniquement à Yasser Arafat, Mahmoud Abbas et l'ensemble des dirigeants de l'Autorité palestinienne. Ils ont fait mine d'abandonner la politique de rejet et de reconnaître l'existence d'Israël tout en cherchant à éliminer Israël par d'autres moyens plus sophistiqués comme l'usage de la délégitimation en lieu et place de la force.
Toutefois, les Israéliens ont commis une énorme erreur du fait de s'être engagés dans le processus d'Oslo en partant d'un principe erroné que Yitzhak Rabin a plus d'une fois résumé par cette phrase : « Vous ne faites pas la paix avec vos amis. Vous la faites avec des ennemis qui sont tout sauf agréables. » [2] En d'autres termes, il s'attendait à ce que la guerre prenne fin grâce à la bienveillance, la conciliation, la médiation, la flexibilité, la retenue, la générosité et le compromis, le tout couronné par des signatures au bas de documents officiels. C'est dans cet esprit que son gouvernement et tous ceux qui lui ont succédé se sont accordés à faire un grand nombre de concessions, jusqu'à permettre la création d'une milice palestinienne, toujours dans l'espoir de voir les Palestiniens accepter en retour l'existence de l'État juif.
Or, les Palestiniens ne l'ont jamais fait. Au contraire, les concessions israéliennes n'ont fait que renforcer l'hostilité palestinienne, chacune d'elles entraînant une radicalisation, une exaltation et une mobilisation accrues du monde politique palestinien. Les efforts israéliens en vue de « faire la paix » ont été perçus comme autant de signes de démoralisation et de faiblesse. Les « concessions douloureuses » ont réduit la crainte qu'Israël inspirait aux Palestiniens et, en faisant apparaître l'État juif comme vulnérable, ont suscité chez ces derniers des rêves irrédentistes d'anéantissement.
Rétrospectivement, ce n'est pas surprenant. Contrairement au slogan de Rabin, « on ne fait pas la paix avec des ennemis qui sont tout sauf agréables » mais bien avec d'anciens ennemis qui sont tout sauf agréables, c'est-à-dire des ennemis qui ont été vaincus.
Ce qui nous amène au concept clé de mon analyse, qui est la victoire ou le fait d'imposer ses propres volontés à l'ennemi et le contraindre, par les pertes qu'on lui a infligées, à abandonner ses ambitions de guerre. Comme le montre l'histoire, les guerres prennent fin grâce non pas à la bienveillance mais à la défaite. Celui qui ne gagne pas, perd. Les guerres se terminent généralement quand l'échec pousse un camp au désespoir, quand ce camp a abandonné ses objectifs de guerre et accepté la défaite, et quand cette défaite a épuisé sa volonté de combattre. Inversement, aussi longtemps que chacun des deux camps garde l'espoir d'atteindre ses objectifs de guerre, la lutte continue ou est susceptible de reprendre.
À travers les époques, les penseurs et les guerriers s'accordent sur l'importance de la victoire comme objectif véritable de la guerre. À titre d'exemple, Aristote a écrit que « la victoire est la fin de la stratégie » et Dwight D. Eisenhower a déclaré que « dans une guerre, il n'y a pas de substitut à la victoire. » C'est là une vérité que les progrès technologiques n'ont pas altérée.

Aristote (384-322 AEC)
Les guerres du 20ème siècle qui ont connu une fin décisive comprennent la Deuxième Guerre mondiale, les affrontements Chine-Inde, Algérie-France, Nord-Vietnam-États-Unis, Grande Bretagne-Argentine, Afghanistan-URSS ainsi que la Guerre froide. La défaite peut résulter soit d'une lourde défaite militaire, soit d'une conjonction de pressions économiques et politiques. Elle n'implique pas une perte militaire totale ni une destruction économique et encore moins l'anéantissement d'une population. Ainsi, la seule défaite américaine de l'histoire, au Sud-Vietnam en 1975, s'est produite non pas en raison d'un effondrement de l'économie, d'une pénurie de munitions, ou d'un échec stratégique (le camp américain était en train de gagner la guerre au sol) mais pour la simple raison que les Américains ont perdu la volonté de poursuivre le combat. L'année 1945 marque à ce propos un tournant. Avant cette date, c'est surtout la supériorité militaire écrasante qui faisait plier chez l'ennemi sa volonté de combattre. Depuis lors, les grandes victoires militaires sur le terrain ont été rares. La supériorité sur le champ des opérations ne consiste plus comme par le passé à saper la détermination de l'ennemi à combattre. Pour reprendre les termes de Clausewitz, ce sont le moral et la volonté et non plus les tanks et les bateaux, qui constituent désormais le centre de gravité. En Algérie, les Français avaient beau avoir la supériorité sur leurs ennemis en termes d'effectifs et d'armement, à l'instar des Américains au Vietnam et des Soviétiques en Afghanistan, les Français comme les Américains et les Soviétiques ont néanmoins perdu leur guerre. Inversement, les pertes subies à la guerre par les États arabes entre 1948 et 1982, par la Corée du Nord en 1950-1953 et par l'Irak en 1991 et en 2003, ne se sont pas traduites par la capitulation ou la défaite.
Quand le camp des perdants conserve ses objectifs de guerre, la reprise de la guerre demeure possible voire, probable. Après leur défaite lors de la Première Guerre mondiale, les Allemands ont gardé leur objectif de domination de l'Europe et se sont tournés vers Hitler pour une nouvelle tentative, ce qui a incité les Alliés à viser la victoire totale afin d'éviter que les Allemands ne recommencent une troisième fois. La Guerre de Corée s'est terminée en 1953 mais le Nord et le Sud ont tous deux maintenu leurs objectifs de guerre, ce qui implique que le conflit peut reprendre à n'importe quel moment, à l'instar des guerres entre l'Inde et le Pakistan. Les Arabes ont perdu toutes les guerres face à Israël (1948-1949, 1956, 1967, 1973 et 1982) mais ont toujours considéré leurs défaites comme autant d'essais manqués annonciateurs d'une nouvelle tentative.
II. Le travail difficile de la victoire
Comment Israël pourrait-il inciter les Palestiniens à abandonner leur politique de rejet ?
Pour commencer, on a vu au fil des décennies l'élaboration d'une grande variété de plans (incompatibles entre eux) visant à mettre fin au conflit d'une façon favorable à Israël. [3] Allant du plus doux au plus dur, ces plans incluent :

Le problème est qu'aucun de ces plans n'inclut la nécessité de briser la volonté palestinienne de combattre. Ils consistent tous à gérer le conflit sans le résoudre et visent tous à obtenir la victoire par le biais de stratagèmes. Tout comme les négociations d'Oslo ont échoué, toute autre solution échouera tant qu'on renoncera à suivre le chemin escarpé de la victoire.
Cette configuration historique montre que, pour obtenir sa reconnaissance par les Palestiniens, Israël n'a pas d'autre choix que de revenir à son ancienne politique de dissuasion en sanctionnant les Palestiniens à la moindre agression. La dissuasion ne se résume pas à la stratégie de fermeté qu'emploient tous les gouvernements israéliens. Elle exige des politiques systémiques qui encouragent les Palestiniens à reconnaître Israël et découragent leur politique du rejet. La dissuasion exige une stratégie à long terme qui incite à un changement de mentalité.
L'incitation à un tel changement, qui n'a rien d'une sinécure, repose sur une politique de riposte proportionnée et graduelle. Si les Palestiniens transgressent modérément, ils devront payer modérément, et ainsi de suite. La riposte dépend de circonstances particulières, et donc ce qui suit n'est qu'un ensemble de suggestions d'ordre général en guise d'exemples pour Washington, allant du plus conciliant au plus rigoureux :
Si les « martyrs » palestiniens provoquent des dégâts matériels, les réparations devront être payées sur les 300 millions de dollars de charges fiscales que le gouvernement israélien transfère chaque année à l'Autorité palestinienne. Aux actes destinés à isoler et à affaiblir Israël sur le plan international, il faudra riposter par une limitation de l'accès à la Cisjordanie. Si l'auteur palestinien d'un attentat est tué, son corps devra être enterré en toute discrétion et de façon anonyme dans une fosse commune. Si la direction de l'Autorité palestinienne incite à la violence, il faudra empêcher les officiels à l'étranger de regagner l'Autorité palestinienne. Aux meurtres d'Israéliens, il faudra riposter par l'extension des villes juives en Cisjordanie. Si les armes de l'Autorité palestinienne se tournent contre Israël, ces armes devront être saisies et toutes les autres prohibées et si cela se produit de façon répétitive, les infrastructures de sécurité de l'Autorité palestinienne devront être démantelées. Si la violence venait à se poursuivre, il faudra alors réduire et ensuite couper l'eau et l'électricité fournies par Israël. En cas de tirs d'artillerie, de tirs de mortiers ou de missiles, les zones d'où proviennent ces tirs devront être occupées et placées sous contrôle.
Il va de soi que ces mesures sont à l'exact opposé de la vision consensuelle adoptée actuellement par Israël qui cherche par-dessus tout à ce que les Palestiniens se tiennent tranquilles. Cependant, quand on sait que cette myopie s'est développée sous la pression internationale incessante, et particulièrement de la part du gouvernement américain, en vue de plaire à l'Autorité palestinienne, il suffirait certainement que cette pression disparaisse pour que les Israéliens adoptent les mesures stratégiques plus fermes brièvement exposées ici.
Sceller une paix véritable implique le recours à une coercition qui permettrait aux Palestiniens de changer d'état d'esprit c'est-à-dire d'abandonner la politique de rejet et de reconnaître les juifs, le sionisme et Israël. Une fois qu'un nombre suffisant de Palestiniens aura abandonné le rêve d'éliminer Israël, ils feront les concessions nécessaires pour mettre fin au conflit. Pour cela, Israël devra convaincre plus de 50 % des Palestiniens de leur défaite.
Le but poursuivi ici n'est pas de faire aimer Sion aux Palestiniens mais bien d'enrayer la machine de guerre en fermant les usines à suicide, en mettant fin à la diabolisation des juifs et d'Israël, en reconnaissant les liens qui unissent les juifs à Jérusalem et en « normalisant » les relations avec les Israéliens. La reconnaissance d'Israël par les Palestiniens sera réalisée quand, au terme d'une longue période et après être allé jusqu'au bout de la logique, la violence prendra fin et fera place à une véhémence simplement verbale, celle des protestations et des billets d'humeur auprès des rédactions des journaux. Sur un plan symbolique, le conflit sera terminé quand les juifs vivant à Hébron (en Cisjordanie) n'auront plus besoin d'un niveau de sécurité supérieur à celui des Palestiniens vivant à Nazareth (en Israël).

La police des frontières israélienne escortant un groupe de touristes israéliens en visite à Hébron, en avril 2014.
À ceux qui considèrent que les Palestiniens sont trop fanatiques pour être vaincus, je réponds : si, alors qu'ils étaient tout aussi fanatiques et bien plus puissants, les Allemands et les Japonais ont pu être vaincus lors de la Deuxième Guerre mondiale et devenir ensuite des citoyens normaux, pourquoi pas les Palestiniens aujourd'hui ? De plus, l'histoire montre que les musulmans ont à plusieurs reprises cédé face aux infidèles quand ils étaient confrontés à une force supérieure et déterminée, que ce soit en Espagne, dans les Balkans ou encore au Liban. Israël est doublement chanceux. D'une part, le pays ne part pas de rien : des sondages et d'autres indicateurs montrent que 20 % des Palestiniens et des autres Arabes acceptent de toute façon l'existence de l'État juif. D'autre part, Israël n'a besoin de dissuader que les Palestiniens, qui sont un acteur très faible, et non pas l'ensemble des Arabes ou des musulmans. Même s'ils sont objectivement faibles (économie, force militaire), les Palestiniens sont le fer de lance de la guerre contre Israël. C'est pourquoi une fois qu'ils auront abandonné leur politique de rejet, les autres (comme les Marocains, les Iraniens, les Malaisiens, et les autres) leur emboîteront le pas et, avec le temps, suivront probablement leur exemple.
Les Palestiniens tirent profit de leur défaite
Même s'ils seront nombreux à tirer profit d'une solution au problème résiduel palestinien, les Israéliens vivent d'ores et déjà dans un pays moderne et prospère ayant dépassé le stade de la violence et de la délégitimation qui leur ont été imposées. [4] Des études ont ainsi montré que les Israéliens sont parmi les gens les plus heureux au monde, un sentiment confirmé par les taux de natalité en hausse dans le pays.
Au contraire, les Palestiniens vivent empêtrés dans la misère et constituent la population la plus radicalisée de la planète. Des enquêtes d'opinion montrent les unes après les autres leur choix pour le nihilisme. Y a-t-il d'autres parents pour célébrer la transformation de leurs enfants en kamikazes ? Quel autre peuple s'attache davantage à nuire à son voisin qu'à améliorer son propre sort ? Le Hamas et l'Autorité palestinienne sont tous deux à la tête de régimes autoritaires qui répriment leur population et poursuivent des objectifs destructeurs. L'économie de la Cisjordanie et de Gaza dépend, plus que partout ailleurs, de l'aide financière étrangère, ce qui génère à la fois la dépendance et le ressentiment. Les mœurs des Palestiniens sont rétrogrades et avec le temps deviennent de plus en plus moyenâgeuses. Une population qualifiée et ambitieuse est prisonnière de la répression politique, d'institutions défaillantes et d'une culture qui valorise le délire, l'extrémisme et l'autodestruction.
Une victoire israélienne libérera les Palestiniens qui, par leur défaite, seront forcés de faire le deuil de leurs fantasmes irrédentistes et de leur rhétorique révolutionnaire creuse. Leur défaite les rendra également libres d'améliorer leur quotidien. Débarrassés de cette obsession génocidaire à l'encontre d'Israël, les Palestiniens pourront devenir un peuple normal et capable de travailler à son développement politique, économique, social et culturel. Les négociations pourraient enfin commencer pour de bon. En fin de compte, étant donné le point très bas duquel ils partent, les Palestiniens pourraient, ironie du sort, gagner en tant que vaincus autant si pas plus que les vainqueurs israéliens.
Toutefois, ce changement ne sera ni facile, ni rapide : une fois rejeté l'héritage répugnant d'Amin al-Husseini et une fois reconnue leur erreur séculaire, les Palestiniens devront supporter pendant un temps le goût amer de la défaite et son lot de privations, de destructions et de détresse. Il n'y aura pas d'alternative.
La nécessité du soutien américain
Les Palestiniens disposent d'un comité de soutien planétaire unique composé des Nations unies et d'un grand nombre de journalistes, d'activistes, d'éducateurs, d'artistes, d'islamistes et de gauchistes. Ils constituent non pas un obscur front de libération africain mais bien la cause révolutionnaire la plus privilégiée au monde. C'est ce qui rend la tâche d'Israël d'autant plus longue, plus difficile et plus dépendante d'alliés indéfectibles au premier rang desquels le gouvernement américain.
Si Washington veut jouer un rôle utile, il lui faudra, non pas ramener à nouveau les parties à la table des négociations, mais soutenir fermement Israël dans sa route vers la victoire. Cela se traduit non seulement par un soutien aux démonstrations de force épisodiques d'Israël mais aussi par un effort international systématique et soutenu entrepris avec Israël, certains États arabes et d'autres pays en vue de convaincre les Palestiniens de l'inanité de leur politique de rejet : Israël est bel et bien là, son existence est permanente et bénéficie d'un large soutien.
Cela signifie qu'il faut soutenir Israël dans sa politique de mesures fortes décrites plus haut, allant de l'enterrement anonyme des assassins jusqu'à la neutralisation de l'Autorité palestinienne. Cela signifie un soutien diplomatique à Israël qui se traduise, par exemple, par l'annulation de cette farce des « réfugiés palestiniens » et par le rejet des prétentions de proclamer Jérusalem comme capitale palestinienne. Cela entraîne également la fin des avantages pour les Palestiniens s'ils ne travaillent pas en faveur d'une reconnaissance pleine, entière et définitive d'Israël : pas de diplomatie, pas de reconnaissance comme État, pas d'aide financière et certainement pas d'armes et encore moins d'entraînement militaire.
Tant que les Palestiniens n'auront pas reconnu l'État juif, toute initiative diplomatique israélo-palestinienne demeurera prématurée. Tant qu'une partie continuera à rejeter l'autre, toute discussion sur les questions clés des Accords d'Oslo (frontières, eau, armements, lieux saints, communautés juives de Cisjordanie, « réfugiés palestiniens ») restera vaine. Ce n'est qu'à partir de l'heureux moment où les Palestiniens auront accepté l'État juif que les négociations pourront reprendre et remettre les questions d'Oslo sur la table. Toutefois, cette perspective s'inscrit dans un avenir assez lointain. Pour le moment, Israël a besoin de victoire.
[1] À ce sujet, j'ai fourni en décembre 1997 une analyse pour la revue Commentary.
[2] Curieusement, ce propos paraphrasait la déclaration faite 15 ans plus tôt par un dirigeant de l'OLP, Saïd Hammami.
[3] En février 2003, j'ai analysé dans le détail ces propositions pour la revue Commentary.
[4] À titre d'exemple, le nombre de morts et de blessés dans les accidents de la route en Israël pour la période 2000-2005 s'élève à 30.000 alors que le nombre de victimes d'actes liés au terrorisme est de 2000.
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MessagePosté le: Mer 1 Mar - 10:53 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

L’initiative de la Maison Blanche pour vaincre l’islam radical par Daniel Pipes et Christopher C. Hull
Qui est l’ennemi ? Plus de 15 ans après les attentats du 11-Septembre, cette question fondamentale se pose encore avec la même acuité. Les réponses qu’on y a le plus souvent données sont agents du mal, extrémistes violents, terroristes, musulmans et islamistes.
Comme exemple de ce qu’il ne faut pas faire en la matière, l’administration Obama a organisé en 2010 un groupe de travail sur la lutte contre l’extrémisme violent dont certains participants ont livré de véritables perles comme : « Le djihad en tant que guerre sainte est une invention européenne », le retour du califat est « inévitable », la charia (loi islamique) est « mal comprise » et « le terrorisme islamique est une contradiction dans les termes… puisque, par définition, le terrorisme n’est pas islamique. » Résultat : le groupe de travail a généré une propagande qui a servi l’ennemi (anonyme).


Exemple de ce qu’il ne faut pas faire : le Sommet de la Maison Blanche pour la lutte contre l’extrémisme violent, avec Barack Obama en vedette.
En août 2016, par contre, Donald Trump alors candidat à la présidentielle a prononcé un discours solide sur la manière dont, une fois devenu président, il « rendrait sa sécurité à l’Amérique ». Il a alors pris l’engagement suivant : « l’un de mes premiers actes en tant que président sera d’établir une commission sur l’islam radical. » Notons qu’il a employé les termes islam radical et non pas un euphémisme comme extrémisme violent. L’objectif de cette commission, a-t-il dit, « sera d’identifier et d’expliquer à la population américaine les convictions et croyances fondamentales de l’islam radical, d’identifier les signes précurseurs de radicalisation et de mettre en lumière les réseaux qui, dans notre société, soutiennent le radicalisme. » La commission « comportera des voix réformatrices au sein de la communauté musulmane » avec l’objectif de « mettre au point de nouvelles procédures pour les agents de la police locale, les enquêteurs fédéraux et les inspecteurs de l’immigration. »

Donald Trump s’exprimant le 15 août 2016 sur la nécessité d’établir une commission sur l’islam radical.
Le 2 février, l’agence Reuters a rapporté que, conformément aux déclarations du mois d’août, l’administration Trump « souhaite réorganiser et renommer » les activités de l’ancien groupe de travail créé par Obama en vue de se concentrer exclusivement sur l’islamisme. Symbole de ce changement, la dénomination « lutte contre l’extrémisme violent » deviendra « lutte contre l’extrémisme islamique » (ou une expression similaire). Pour tirer le meilleur de cette opportunité historique, le Middle East Forum a élaboré, à destination de l’administration, un plan complet pour une commission de la Maison Blanche sur l’islam radical. Voici un aperçu de la façon dont nous envisageons la commission dans son fonctionnement et son impact :
Structure. Pour être efficace, la commission doit compter des membres qui soient tous sélectionnés par le président. Trop nombreuses sont les commissions qui, par le passé, ont connu des antagonismes idéologiques et programmatiques ayant accouché de rapports mal ficelés, contradictoires et jugés insatisfaisants par l’administration qui les a finalement mis de côté. Aussi, tirant les leçons des luttes ayant agité la commission Tower, dont les pouvoirs étaient insuffisants, et du précédent constitué par la commission Three Mile Island, qui elle disposait de pouvoirs suffisants, il faudra que la commission soit investie du pouvoir de contrainte quant à la production de documents, au témoignage et à l’octroi de l’immunité.

Un autre exemple à ne pas imiter : Ronald Reagan et le rapport de la commission Tower.
Personnel. La commission doit compter un panel étendu constitué d’experts sur la violence politique et l’islam radical ainsi que d’élus, de représentants des services d’ordre et de la justice, de l’armée, des services diplomatiques et de renseignements, de spécialistes en technologie, de réformateurs musulmans (comme le président l’a souligné) et de victimes de l’islam radical. Elle doit aussi nouer des contacts avec ceux qui, en dernier ressort, mettront à exécution les recommandations de la commission : les secrétaires des départements des Affaires étrangères, de la Défense, de la Sécurité intérieure, de la Justice ainsi que le directeur de la CIA. Mandat. La commission devra se concentrer sur ce à quoi Trump s’était engagé, à savoir l’explication des convictions fondamentales des islamistes (c’est-à-dire l’application stricte et intégrale de la charia), la mise en lumière de leurs réseaux et la mise au point de nouvelles procédures pour les services de police et la justice. Par ailleurs, elle devra chercher à savoir d’où les islamistes tirent leurs ressources et comment celles-ci peuvent être coupées, imaginer les façons de leur refuser tout accès à Internet, proposer des changements sur la politique d’immigration et déterminer la manière dont le politiquement correct empêche une évaluation honnête de l’islam radical.
Implémentation. Pour que ses travaux soient pertinents, la commission doit se coordonner avec les agences fédérales pour la collecte de données et l’émission de recommandations, la rédaction de projets de décrets et de lois, la production de pièces justificatives, la préparation de demandes de propositions, la rédaction de notes à destination des gouvernements au niveau des États et au niveau local, la recommandation de personnel et l’élaboration des budgets. Enfin, la commission doit être prête à voir éventuellement ses rapports utilisés comme preuves dans des procès pénaux comme ce fut le cas à plusieurs reprises par le passé (par exemple, les commissions Warren, Rogers et Tower).
La commission de la Maison Blanche sur l’islam radical doit avoir pour objectif global de rassembler le peuple américain autour d’une compréhension commune de la nature de l’ennemi, de la manière dont cet ennemi peut être vaincu et des mesures propres à atteindre cet objectif.
C’est là peut-être le point de départ d’un processus, maintes fois retardé, de victoire dans une guerre qui dure déjà depuis trop longtemps. Les États-Unis disposent de tous les avantages économiques et militaires. Il ne leur manque qu’une politique et une stratégie que la nouvelle administration, avec l’appui d’une commission de premier plan, pourra enfin mettre sur pied.
Source http://fr.danielpipes.org/17291/vaincre-islam-radical
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 10:59 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

L'État palestinien sera acceptable... à la fin
par Daniel Pipes
Israel National News
21 mai 2017

http://fr.danielpipes.org/17606/etat-palestinien-acceptable-a-la-fin
Version originale anglaise: Palestinian Statehood Is Acceptable … Eventually
Adaptation française: Johan Bourlard
Martin Sherman, le directeur exécutif de l'Israel Institute for Strategic Studies, a consacré un nouvel article, « Why Palestinian Statehood Obviates Israeli Victory » (Pourquoi la création d'un État palestinien rend inutile la victoire israélienne) pour discuter des différences qui nous séparent lui et moi à propos d'un point sur lequel nous sommes fondamentalement d'accord à savoir, l'objectif de la victoire d'Israël.
L'idée est que le « processus de paix » est devenu un « processus de guerre » et que la solution à la confrontation entre Israéliens et Palestiniens ne consiste pas pour Israël à faire davantage de concessions douloureuses mais, au contraire, d'imposer sa volonté à l'ennemi et de briser le rêve palestinien d'élimination de l'État juif. Washington devrait soutenir son allié israélien dans ce projet. Paradoxalement la défaite est la meilleure chose qui puisse arriver aux Palestiniens, car elle leur permettrait de se débarrasser d'une obsession destructrice et de commencer à construire leur propre développement politique, économique, social et culturel.
Pour promouvoir cette idée, le Middle East Forum, l'organisme que je préside, a travaillé avec des membres de la Chambre des Représentants du Congrès américain pour mettre sur pied un Caucus du Congrès pour la victoire d'Israël (Congressional Israel Victory Caucus, CIVC) en vue de faire pression sur le président. Sherman salue le CIVC comme « une initiative extrêmement importante qui offre une vraie possibilité de changer la donne. »

Lancement, le 27 avril 2017 du Caucus du Congrès pour la victoire d'Israël. En partant de la gauche : Gregg Roman, E.J. Kimball, Bill Johnson, Daniel Pipes, Ron DeSantis, Gary Bauer.
Comme le suggère néanmoins le titre de son article, Sherman n'est pas d'accord avec mon point de vue selon lequel « lorsque les Palestiniens finiront par abandonner la lutte contre Israël, leur centralité dans le conflit conduira à un affaiblissement de l'antisionisme depuis le Maroc jusqu'à l'Indonésie... Une défaite palestinienne marquera le début de la fin d'une guerre plus large des Arabes et des musulmans contre Israël. » Sherman considère comme « infondé » l'argument selon lequel l'inimitié arabe et musulmane à l'encontre d'Israël se concentre « sur le problème de l'autodétermination des Arabes palestiniens. » Son argumentation repose sur quatre points :
1. L'antisionisme existait bien avant que les Palestiniens deviennent un problème central en 1967 avec la prise de la Cisjordanie et de Gaza par Israël. Ma réponse : C'est vrai, bien entendu, mais à l'approche du 50ème anniversaire de la Guerre des Six Jours, il est particulièrement pertinent d'observer combien les attitudes ont changé avec le temps. À l'heure actuelle, aucun gouvernement arabe n'appelle à l'élimination de l'État juif. Tous se concentrent désormais sur la « Palestine ». Il s'agit là d'un changement considérable que la victoire d'Israël ne fera que confirmer.
2. Il est impossible qu'un « minuscule micro-État » démilitarisé et « fondé à la suite d'une défaite humiliante désamorce la frénésie judéophobe qui anime actuellement le monde arabe et musulman. » Ma réponse : La « frénésie judéophobe » est une expression adéquate pour qualifier l'antisémitisme quasi-généralisé parmi les musulmans. Dans le même temps, ce sentiment est fort heureusement superficiel, moins fondé sur la doctrine ou l'histoire islamique que sur les nécessités stratégiques qu'impose la lutte contre Israël. Quand les conditions seront réunies – c'est-à-dire une fois la bataille terminée et les Palestiniens calmés – cette option pourrait bien être abandonnée.
3. Qui parmi les Palestiniens, s'interroge-t-il, est « autorisé à signer un acte contraignant de reddition » avec Israël ? Ma réponse : La défaite ne nécessite pas de signature au bas d'un document. Le gouvernement américain a-t-il signé un acte de reddition au Vietnam ou les Russes en Afghanistan ? Ce qui importe le plus, c'est que la défaite reflète un changement de mentalité qui se propage de bas en haut. La clé réside dans la vox populi et non parmi les officiels.

Voilà la fin que ne connaîtra pas le conflit israélo-palestinien : la reddition, lors de la Guerre de Sécession américaine, des États du Sud face aux États du Nord à Appomattox en 1865.
4. À partir de sondages indiquant qu'environ 30 % des habitants de Cisjordanie et environ 50 % des Gazaouis souhaitent émigrer, Sherman conclut qu'il ne sera pas difficile de convaincre les Palestiniens de partir. Ma réponse : Même en considérant que ces chiffres élevés sont corrects, deux facteurs rendront ce projet inefficace : la pression sociale et les menaces de violence d'une part, et le fait qu'aucun gouvernement ne souhaite assimiler les Palestiniens d'autre part. Par principe, les dirigeants arabes et musulmans n'accueilleront pas les Palestiniens. Quant au reste du monde, il a tendance à rester sur ses gardes face à des migrants pour la plupart non qualifiés et issus d'un milieu enclin à la violence. C'est pourquoi le « paradigme d'une émigration financée » défendu par Sherman ne peut pas être central dans le Projet de victoire d'Israël. Enfin, le fait de laisser la porte ouverte à l'option d'un État palestinien présente un autre avantage pour les États-Unis. Sherman admet que l'idée d'une victoire israélienne et d'une défaite palestinienne est « audacieuse », voire « révolutionnaire » même si, pour certains, cela apparaît comme choquant, à l'instar de J Street qui qualifie cette idée de « moyenâgeuse » et de « vraiment terrifiante ». Afin de rendre l'option de la victoire israélienne attractive pour un nombre important d'Américains, je souhaite dès lors rendre le projet aussi acceptable que possible en y incluant l'éventualité – une fois que la guerre sera terminée pour de bon – d'un État palestinien. Je m'empresse d'ajouter qu'il ne s'agit pas là d'une perspective à court terme car il faut que le conflit soit complètement terminé, une situation qu'on ne verra pas se produire avant au moins quelques dizaines d'années. Toutefois, il est bon d'envisager cette option.
Je remercie Martin Sherman pour ce débat vivifiant que je propose de clore ici même
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 13:56 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Daniel Pipes analyse ici l’antisémitisme des terroristes islamiques, sans langue de bois.
 

(…) Mon intervention essaiera d’expliquer les courants qui motivent le terrorisme islamiste qui touche particulièrement les juifs. Commençons avec la question, La violence contre les Juifs émane de qui ?
 
L’antisémitisme peut apparaître comme un phénomène statique et immuable, mais en réalité la haine obsessionnelle des Juifs n’a jamais cessé d’évoluer depuis les évènements narrés dans le Livre d’Esther.
 
Les changements depuis la Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste ont été particulièrement rapides et profonds. De manière très schématique : je dirais que l’antisémitisme est passé en moins de soixante-dix ans de la droite à la gauche et du religieux au laïque. Mais le changement le plus important, c’est le passage du christianisme à l’islam.
 
Historiquement, les chrétiens ont joué un rôle central dans la formulation des doctrines antijuives et dans leur application, tandis que les musulmans manifestaient une plus grande tolérance. A certaines époques, les Juifs ont même fui les terres des chrétiens pour se réfugier en terres des musulmans.
 
Mais cette situation s’est brusquement inversée en 1945. Du jour au lendemain, le monde chrétien a rejeté et déploré l’antisémitisme tandis que les musulmans ont adopté les discours et les politiques antisémites, aggravant ainsi l’antijudaïsme théologique propre à leur civilisation.
 
En bref, l’antisémitisme actuel n’est plus celui de la droite chrétienne mais il est islamique. Ce sont des personnalités musulmanes, chefs religieux, leaders politiques, intellectuels, qui le valident. Non seulement l’état d’Israël a été attaqué presque chaque jour depuis sa création, mais lorsque les gouvernements musulmans ont signé avec lui un accord, leurs populations persistent à nier sa légitimité.
 
Hors d’Israël, cette violence monte. Ce sont les Juifs d’Orient qui ont été contraints d’abandonner leurs pays d’origine. A l’ouest, je citerai l’explosion d’un immeuble en Argentine, la décapitation du journaliste américain Daniel Pearl, et, bien sûr, les meurtres de Toulouse.
 
Cette floraison de haine est attribuable au grand fait dans le monde musulman depuis 1975 : c’est à dire la montée de l’islamisme, ce mouvement qui vise à la pleine application de la loi islamique. L’explication profonde de ce fait réside dans la façon que les musulmans ont de vivre leur religion.
 
Revenons aux origines de l’islam. C’est historiquement une religion de la réussite, une religion des gagnants. Muhammad a fui la Mecque en l’an 622 ; en 630, il y est retourné comme dirigeant. Il n’a fallu qu’un siècle aux musulmans pour s’emparer des territoires allant de l’Espagne à l’Inde. Il y a précisément mille ans, en 1013, l’Islam était à la tête de la civilisation dans tous les domaines : médecine, richesse, alphabétisation, culture, et puissance militaire. Les musulmans ont conclut que : être musulman signifie être favori de Dieu.
 
Le traumatisme musulman moderne a commencé symboliquement lorsque Bonaparte a envahi l’Egypte en 1798. Pendant plus que deux siècles, les croyants se trouvent être des perdants. Dans tous les domaines, leur civilisation ne fait plus le poids face à l’Occident. Comme l’a dit le mufti de Jérusalem: « Avant, nous étions les maîtres du monde, mais maintenant nous ne sommes même plus les maîtres de nos propres mosquées. »
 
Pour sortir de cette situation contre-nature et remettre les choses telles qu’elles étaient avant, les musulmans ont tenté trois principales réponses. De 1800 à 1920, ils ont imité les puissances libérales, Grande-Bretagne et France. De 1920 à 1975, ils ont suivi les modèles totalitaires allemand et russe.
 
Enfin, depuis 1975, ils se tournent vers l’islamisme, qui n’est pas un simple retour au passé, mais plutôt une utopie radicale, modernisatrice et populiste qui invoquent les valeurs du Moyen-Age islamique. Malgré ses objectifs, ce n’est pas un programme moyenâgeux, mais une idéologie moderne qui réagit aux tensions actuelles.
 
L’islamisme est ces jours ci la principale force politique du monde musulman. Il est au pouvoir en Turquie, à Gaza, en Egypte, au Soudan, en Arabie Saoudite, en Irak, en Iran et dans la plus grande partie de Mali. A l’ouest, l’islamisme domine l’espace musulman.
 
L’islamisme présente tellement de similitudes avec le communisme et le fascisme qu’on peut le décrire comme le totalitarisme à saveur islamique. Ainsi que les deux autres, il recourt à des méthodes brutales pour prendre le pouvoir, diriger la société, et même remodeler l’être humain.
 
Comme le fascisme, l’islamisme est par nature hostile aux juifs. Cette idéologie, combinée au choc pétrolier, a donné à des États tels que l’Iran, l’Arabie Saoudite et le Qatar la volonté et les moyens de diffuser les idées anti-juives. Ce n’est pas exagéré de dire que les juifs sont menacés d’une Shoah islamiste.
 
Que faire ? J’ai plusieurs propositions:

 1.Appuyer et encourager les États qui combattent les islamistes.
 2.Féliciter et soutenir les musulmans courageux qui luttent contre les islamistes.
 3.Exclure les islamistes de la vie publique dans les pays occidentaux.
 4.Etre très prudent s’agissant de pousser à des élections, se rappelant que les islamistes peuvent arriver au pouvoir par des moyens démocratiques, grâce à leurs cadres dévoués, leur argent abondant, et leurs organisations fortes.
 5.Faire constamment pression sur les États islamistes afin de les neutraliser.
 6.Ne pas travailler avec les islamistes et ne jamais les aider à accéder au pouvoir.
 7.Arrêter la bombe nucléaire iranienne.
 
Ma conclusion : il faut s’opposer aux islamistes, partout et toujours, et quelles que soient les circonstances. S’opposer aux islamistes c’est s’opposer à une violence qui menace l’existence d’Israël et la communauté juive dans son ensemble.
 
Merci de votre attention.
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http://prophetie-biblique.com/forum-religion/propheties-fin-des-temps/2017-…
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 14:02 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 14:04 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 14:09 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Les antisémites jouent de plus en plus les victimes dans la rhétorique classique de l’inversion “agresseur-agressé,” selon une spécialiste
Si vous pensiez avoir remarqué une haine anti-juive grandissante sur la Toile et auprès des grands médias européens, vous aviez raison — Et la Professeure Monika Schwarz-Friesel peut le quantifier scientifiquement
Marc Neugroschel 5 octobre 2016, 17:45


Monika Schwarz-Friesel, (Crédit : Marc Neugröschel / Times of Israel)


JÉRUSALEM — Monika Schwarz-Friesel, l’une des plus éminentes chercheuses qui se soit penchée sur l’antisémitisme en Europe, diffuse un message alarmant : Les mesures scientifiques indiquent une montée massive de la haine des Juifs sur Internet, alors que l’antisémitisme redevient un élément de plus en plus visible au cœur du discours majoritaire européen.

Psychologue, linguiste et professeure en sciences cognitives à l’Université technique de Berlin, Schwarz-Friesel est l’une des spécialistes les plus reconnues sur l’antisémitisme à la fois dans les publications universitaires et dans les médias allemands.

Dans ses nombreux travaux écrits, elle analyse et expose les nouvelles manifestations qui incarnent dorénavant les vieux sentiments antisémites – déguisés mais bien réels – et qui emploient une grande partie de la même haine anti-juive qui a enveloppé le discours européen à travers les années, même si l’antisémitisme a été officiellement déclaré hors-la-loi.

Ces analyses apportent la preuve que les récents tropes anti-israéliens diabolisant l’Etat juif sont en définitive le nouvel habillage d’anciens sentiments antisémites qui n’ont cessé de nous accompagner depuis deux millénaires.

En tant que spécialiste de référence sur l’antisémitisme en Europe, Schwarz-Friesel a prononcé en mars 2016 un discours inaugural à la Conférence de Berlin de Lutte contre l’Antisémitisme au Bundestag (le Parlement allemand fédéral) à laquelle ont assisté quelque 100 législateurs venus de 40 pays.

En 2015, elle avait rédigé une analyse très remarquée dans le cadre du témoignage délivré devant un tribunal à l’encontre du journaliste allemand Jürgen Elsässer, affaire judiciaire dans laquelle ce dernier poursuivait le publiciste et ancien politicien Jutta Ditfurth qui l’avait qualifié d’ « antisémite ardent ».

Et maintenant, pour donner encore davantage d’écho à ses recherches hors de l’espace européen, une traduction anglaise de sa célèbre étude intitulée “Au Coeur de l’esprit antisémite” (co-écrit avec l’ancien président d’Université Jehuda Reinharz) sera disponible au mois de novembre prochain.

Actuellement, Schwarz-Friesel passe la dernière partie de ses congés sabbatiques à Jérusalem, où elle a rencontré le Times of Israel à l’Université de Jérusalem, sur le campus du mont Scopus, afin de partager son point de vue sur les résultats fondamentalement perturbants révélés par sa recherche.

Votre livre “Au cœur de l’esprit antisémite” examine plus de 15 000 lettres, courriels et autres correspondances qui ont été adressés aux ambassades israéliennes et aux institutions juives partout en Europe. Que révèlent-ils ?

Un grand nombre de ces lettres emploient des stéréotypes classiques de l’antisémitisme afin de harceler leurs destinataires, tout en diabolisant l’État d’Israël et les Juifs. Il est reproché aux Juifs en général des crimes présumés commis par l’état d’Israël, qui est qualifié indistinctement de “régime terroriste hypocrite, vivant du sang des Palestiniens”, ou de « nation de mangeurs d’enfants ».

Le sionisme devient l’équivalent du racisme et Israël est appelé “régime d’apartheid”, qui pose le plus grand danger pour la paix dans le monde. De telles idées n’ont rien à voir avec la réalité sur le terrain. Au contraire, elles reflètent des stéréotypes classiques qui nous accompagnent depuis 2000 ans et qui assimilent les Juifs à des meurtriers et à une force démoniaque omniprésente dans le monde.

Il est difficile de croire que de telles visions puissent dominer dans le discours majoritaire européen contemporain. Est-ce que ce ne sont pas simplement les caractéristiques de sous-groupes sans éducation ou radicaux ?

Malheureusement non. Les auteurs des lettres antisémites que nous avons étudiées provenaient aussi d’étudiants, de juristes, de journalistes, de docteurs, de religieux, d’auto-entrepreneurs, de politiciens et même de professeurs d’université.

    ‘Israël et les Juifs sont dépeints comme des tueurs d’enfants excessivement puissants et vengeurs’

Mais encore, ces gens qui adressent des lettres aux institutions juives ne sont pas nécessairement un échantillon représentatif de la société.

C’est vrai. D’autres enquêtes révèlent également le même modèle antisémite dans d’autres domaines, comme sur les médias sociaux et même la presse de qualité. Dans le cadre d’un nouveau projet de recherche sur l’antisémitisme sur la Toile mondiale, soutenue par la German Research Foundation, je suis actuellement en train d’étudier des posts sur Facebook et des commentaires de lecteurs dans les médias de qualité.

Ce que je découvre jusqu’à présent, c’est une réplique des mêmes stéréotypes antisémites. Israël et les Juifs sont dépeints comme des tueurs d’enfants excessivement puissants et vengeurs. En effet, je parle pour l’Allemagne, à travers les deux dernières années, le contenu antisémite dans les commentaires sur Internet et dans les courriers des lecteurs a presque triplé.

Ce regain d’antisémitisme sur Internet va-t-il de pair avec un mouvement similaire dans les médias de qualité ?

Il y a des enquêtes en continu, dont les conclusions intermédiaires laissent penser que cela peut être en effet le cas même s’il est encore trop tôt pour tirer de tels conclusions définitives avec certitude.

Toutefois, nous n’avons même pas à attendre les conclusions définitives de ces études pour établir le fait que l’antisémitisme a refait surface en tant qu’élément évident dans le discours dominant en Europe.

Il suffit juste de penser aux paroles prononcées par l’auteur Günter Grass ou par le journaliste Jakob Augstein qui dépeignent Israël en utilisant les clichés classiques de l’antisémitisme, selon lesquels les Juifs sont une menace pour l’Humanité et veulent contrôler la politique mondiale.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une rencontre avec une délégation des Fédérations juives de pays arabes, à Ramallah, le 28 mars 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une rencontre avec une délégation des Fédérations juives de pays arabes, à Ramallah, le 28 mars 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

De plus, il y a de moins en moins de résistance aux propos antisémites. Par exemple, le manque d’objections énoncées lors de la conclusion du discours prononcé par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au mois de juillet dernier devant le Parlement européen, qui a soulevé la fausse accusation selon laquelle des Rabbins auraient demandé au gouvernement israélien d’empoisonner l’eau des Palestiniens.

Abbas a même fait l’objet d’une standing ovation après cette allocution, qui a promu l’insulte classique antisémite selon laquelle les Juifs sont des empoisonneurs.

La plupart des exemples que vous mentionnez incluent la diabolisation antisémite de l’Etat d’Israël …

Il y a une israélisation globale du discours antisémite. L’articulation des stéréotypes traditionnels de l’antisémitisme en les projetant sur Israël est dorénavant devenue la manifestation la plus dominante de la haine anti-juive moderne.

Mais il n’est pas difficile de faire la distinction entre un antisémitisme ciblé vers Israël sans prendre à la fois la responsabilité de déclarer que toute critique d’Israël serait antisémite ?

Pas du tout ! Scientifiquement, nous pouvons esquisser une distinction très claire entre la critique d’Israël et l’antisémitisme. Nous pouvons donner de nombreux exemples pour chaque type dans notre livre. Ceux qui affirment que la critique d’Israël et l’antisémitisme ne peuvent se distinguer l’un de l’autre le font pour excuser ou marginaliser les points de vue antisémites.

Un grand nombre de gens expriment leurs inquiétudes de ne pas être autorisés à critiquer Israël sans être qualifies d’antisémites…

    ‘Aucun des auteurs des lettres critiquant Israël sans être antisémites n’ont fait part d’une quelconque inquiétude de pouvoir être faussement accusés de haine anti-juive’

Oui. Et de manière remarquable, dans le matériel que nous avons analysé, cette inquiétude n’est exprimée que par les auteurs de lettres qui sont en fait antisémites. Aucun des auteurs de courriers critiquant Israël sans être antisémites n’ont fait part d’une quelconque inquiétude d’être faussement accusés de haine anti-juive.

Ce sont les antisémites qui en fait émettent ce type d’accusation dont ils affirment être victimes, afin de nier leur haine des Juifs.

Cela implique une inversion agresseur-agressé, ce qui est un modèle historique profondément ancré dans le répertoire standard des constructions antisémites. Déjà, au 19e siècle, les antisémites accusaient les Juifs d’utiliser leur contrôle présumé sur les médias pour censurer et rendre non-légitime la critique anti-juive.

Discutons d’un autre exemple concret d’antisémitisme ciblé sur Israël. Un auteur allemand appelé Christian Ebener a récemment publié un carnet portant sur un voyage en voiture à travers le Moyen Orient qui l’a amené en Israël, pays au sujet duquel il écrit :

« Notre courte escale dans cet […] état et les trois jours passés sur le bateau [de Haifa à Lavrio, en Grèce, qui a compris une rencontre avec un passager palestinien] a révolutionné notre idée des Juifs. Je pensais auparavant que c’était l’un des groupes les plus souffrants et les plus persécutés de l’humanité, qui avait été abusé encore et encore à travers toute l’Histoire jusqu’au point de l’anéantissement. Mais aujourd’hui, je dois reconnaître que ce n’est qu’une des facettes de la pièce. L’autre facette est que les Juifs, en dépit de leur amère expérience ne sont pas meilleurs que les autres, persécutant et tuant des individus de différentes nationalités et foi avec la même forme de brutalité ».

    ‘Assimiler les Juifs et les nazis évoque l’inversion agressé-agresseur’

Dénigrer collectivement les Juifs en tant que peuple coupable, cette déclaration est clairement antisémite. Assimiler les Juifs et les nazis participe également à évoquer l’inversion agressé-agresseur.

Une calomnie injustifiée d’Israël, qui, sans apporter aucune preuve, excepté le récit d’un Palestinien rencontré au hasard sur un bateau est diffamé en tant que régime qui conduirait une persécution et des meurtres similaire à celle et ceux perpétrés par les Nazis à l’encontre de citoyens et de minorités religieuses.

Tout cela sert pour justifier une condamnation de tous les Juifs, qu’ils soient ou non Israéliens. En plus de la citation que vous venez de faire, il y a un autre paragraphe dans le même livre où Ebener interroge la légitimité de l’existence d’Israël. C’est un autre exemple typique de trope de l’antisémitisme contemporain.

Cela serait absurde de suggérer que de telles calomnies ne puissent se distinguer de critiques fondées sur des politiques israéliennes particulières.

De nombreuses personnes s’inquiètent de savoir si l’antisémitisme en Europe pourrait s’aggraver davantage encore par l’afflux massif de réfugiés en provenance du Moyen Orient.

De nombreux réfugiés qui sont arrivés récemment en Europe viennent de sociétés qui sont profondément antisémites. Cela serait insensé de penser que leur antisémitisme puisse être éradiqué par l’éducation en seulement quelques années et que cela ne laisse pas une marque sur les sociétés européennes.




  congrat
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 14:10 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Y., 17 ans, jugé pour avoir attaqué un enseignant juif à la machette
Par Pierre Alonso — 28 février 2017 à 20:36


Illustration Emilie Coquard
En janvier 2016, un lycéen kurde radicalisé passait à l’acte à Marseille. Il est jugé à partir de ce mercredi à Paris.

  • Y., 17 ans, jugé pour avoir attaqué un enseignant juif à la machette

Il a eu 16 ans en prison, en a tout juste 17 aujourd'hui. Depuis janvier 2016, Y. est en détention provisoire pour des faits particulièrement graves que le code pénal définit comme «une tentative d’assassinat en raison de l’appartenance de la victime à une religion déterminée» en relation avec une entreprise terroriste. Au nom de l’Etat islamique (EI), Y. a tenté d’assassiner un homme parce qu’il était juif. Le tribunal pour enfants de Paris le jugera à huis clos ces mercredi et jeudi. Il encourt vingt ans de réclusion criminelle.
Le 11 janvier, à Marseille, Benjamin Amselem marche dans la rue. Kippa sur la tête, Thora à la main, cet enseignant en culture hébraïque se rend au travail. Il est près de 9 heures quand Y. se jette sur lui et lui assène plusieurs coups de machette dans le dos. Amselem se retourne, se protège avec la Thora et parvient brièvement à se dégager. Ses cris alertent le voisinage et mettent en fuite Y., qui abandonne son sac d’école et sa machette dans sa course. Une patrouille de police l’interpelle rapidement dans la rue. L’adolescent revendique tout de suite son geste : il a agi «au nom d’Allah et de l’EI», il a agressé la victime «car elle était juive» et prévient qu’«il s’équipera d’une arme à feu pour tuer des policiers lorsqu’il sera libre», indique l’ordonnance de renvoi signée par les juges, que Libération a consultée.
Bascule
Y. présente tous les signes d’une forte radicalité mâtinée de délires. Pendant sa garde à vue, il ne regrette rien sinon de ne pas avoir mené à son terme son raid macabre «faute de savoir se servir d’une machette». Il invoque le sort de «ses frères en Palestine», cite Ben Laden, Al-Awlaki (un ancien responsable d’Al-Qaida au Yémen, tué par les Etats-Unis en 2011) et Al-Baghdadi (le dirigeant de l’EI) comme les savants auxquels il se réfère. La première expertise psychiatrique conclut à «une adhésion totale et sans réserve au discours et aux préceptes de l’EI». Y. «semblait se dissoudre dans ce système clos et totalitaire», relève le médecin psychiatre.
De l’organisation terroriste, il ne connaît que des pages Facebook et des vidéos de propagande, mais aucun membre ou sympathisant. Chose rare dans ce genre d’affaires : le délit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ne sera pas retenu par les magistrats à l’issue de leur instruction d’un an. Y. est passé à l’acte comme il a basculé dans l’islam radical, tout seul.
Sa bascule démarre à l’été 2014. Y. vit alors en France depuis trois ans. Né en Turquie dans une famille kurde, il arrive en 2011 en France, où son père était réfugié en raison de son engagement pro-kurde. Des élèves de son lycée, où il étudiait avec succès en seconde professionnelle électro-technique, ont raconté aux enquêteurs les quelques signes du changement soudain de leur camarade. L’un se souvient d’un SMS l’intimant de faire sa prière alors qu’il interrogeait Y. sur ses devoirs. Un autre rapporte ses propos : «S’il y avait la guerre en France, Daech gagnerait.» Plus inquiétant, Y. aurait dit à un de ses copains qu’il souhaitait partir se battre en Syrie et approuvait les attentats de Charlie Hebdo.
Quelques mois avant son passage à l’acte, son père, qui se décrit comme musulman non pratiquant, l’avait «corrigé» après l’avoir surpris en train de regarder de la propagande sur Internet. Puis avait cassé son ordinateur quand l’épisode s’était reproduit. Son interpellation ne met pas immédiatement un terme à ses convictions radicales. Son avocat, Merabi Murgulia, se souvient d’un premier interrogatoire chaotique devant la juge, à qui Y. refusait de parler sous prétexte qu’elle était une femme. Puis de son flot de remords qui sonnait tellement faux que l’avocat a demandé une interruption. Y. a fait du chemin depuis, assure Me Murgulia : «La taule l’a réveillé. Il a cogité sur son geste.»
«Robot»
Une deuxième expertise psychiatrique, en septembre, souligne effectivement «l’évolution du mineur qui semble s’être distancé du système de pensée totalitaire dans lequel il se trouvait». Dans ces derniers interrogatoires devant le juge, Y. semble confirmer sa rédemption : «C’est comme si j’étais un robot […] c’est comme si j’avais un CD dans mon cerveau et que c’est ce CD qui parlait», dit-il à propos de son acte. Benjamin Amselem, blessé légèrement, reste fortement traumatisé. Entendu pendant l’instruction, il a raconté comment il vivait désormais dans la peur et «déplorait que le mis en examen n’ait formulé aucun message de regret à son intention». Y. en aura l’occasion ces mercredi et jeudi.
A lire aussi Jihad : prévenus mineurs, défis majeurs
[Mise à jour le 1er mars: Y. est aujourd'hui âgé de 17 ans, et non 16 comme nous l'avons écrit par erreur]
Pierre Alonso
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 14:12 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes Répondre en citant

Okay Merci Morpheus !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:41 (2017)    Sujet du message: Daniel Pipes

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