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Sami Aldeeb
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Sami Aldeeb
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MessagePosté le: Mer 8 Nov - 18:03 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

MOHAMED HAMDAOUI – Lettre ouverte à Tariq Ramadan
 Sharia  Add comments
Nov 082017
 

Source
 
© Bon pour la tête / Johanna Castellanos

Monsieur Ramadan,

Je ne vous appellerai pas «mon frère», puisque mes seuls véritables frangins se prénomment en réalité Brahim, Mouloud, Idriss, Khalifa et Ahmadou. Eux aussi sont le fruit de l’union charnelle de mes parents. Eux aussi sont musulmans. Mais au fond, je m’en fiche complètement. Ils seraient juifs, catholiques, protestants ou mécréants, je les aimerais pareillement.

Tout comme mes sœurs, d’ailleurs. Elles se prénomment Aïcha, Fatima, Zohra, Khadija, Halima et Khaoua.

Pourquoi d’ailleurs cette appellation: «Frères musulmans»?

Pourquoi pas «Frères et sœurs de confession musulmane»? Ça aurait plus de sens. En tout cas, ça sonnerait un peu mieux.

Ou carrément: «Etres humains»?

«Frère» et «musulman».

L’association de ces deux mots m’a toujours semblé étrange, pour ne pas dire suspecte. La fraternité se limiterait-elle donc à notre présumée foi, à notre manière singulière de vénérer un Dieu pour moi inexistant?

Mais je m’accorde le droit de me tromper. Moi.

Monsieur Tariq.

Dans les années 90, encore inconnu des médias et donc davantage libre de vos faits et gestes, tandis que des assassins égorgeaient des humains et faisaient exploser des bombes dans les marchés d’Alger ou de Blida et commençaient à étendre leurs métastases dans certaines banlieues, mais aussi, j’y reviendrai, dans les cerveaux de certains intellectuels se réclamant de gauche, vous nous envoyiez des cassettes audio nous invitant, en «bons frères», à «résister» contre le pouvoir en place.

De quel droit? Etiez-vous Algérien? Aviez-vous été charnellement ou intimement blessé par tous ces drames qui ont fait de nous des adversaires résolus de ceux qui voudraient nous imposer leurs pratiques d’un autre temps?

A l’époque déjà, vous instrumentalisiez la religion pour faire passer vos messages politiques, mélange à l’origine de tant de drames depuis au moins deux millénaires.

A l’époque déjà, vous avanciez masqué.

Alors que nous pleurions nos morts, je me souviens des colères froides de mon oncle hélas trop tôt défunt, musulman érudit qui ne s’interdisait pas certains plaisirs terrestres, comme celui d’accompagner le gigot dominical d’un bon verre de vin, quand il nous faisait entendre vos préchis-préchas.

Ils étaient pour lui «indignes» d’un musulman digne de ce nom.

Car dans vos enregistrements, vous laissiez clairement entendre que l’Occident était la cause de tous ces drames et de nos larmes. A vous entendre, il aurait donc fallu combattre ce maudit Occident qui nous avait pourtant accueilli, vos parents persécutés et moi, gamin handicapé. Ce maudit Occident qui allait vous accorder notoriété et fortune vous permettant de séjourner dans de belles suites d’hôtel à Lyon pour y passer semble-t-il du «bon temps».

Vous avez davantage de moyens que moi. Les rares fois où je peux me rendre dans l’ancienne capitale des Gaules, je me contente de ma modeste fortune pour y manger un jésus, un délicieux saucisson.

Vivement le temps où l’on pourra goûter un petit mohamed sans risquer sa peau…

A l’époque, nous ne nous doutions pas de la tournure atroce des événements, sinon nous aurions précieusement conservé ces documents sonores pour les présenter le jour prochain où un tribunal se prononcera enfin sur votre personne au lieu de les effacer pour y enregistrer des disques de Cheb Hasni, cette idole de toute une jeunesse, assassiné en pleine rue alors qu’il n’avait pas encore 26 ans.

Un tribunal humain, bien sûr. Car seule la Justice humaine a grâce à mes yeux.

A chacun sa foi. A tout le monde notre loi.

A cette époque aussi, certains intellectuels réputés, plutôt «de gauche», s’étaient laissés séduire par votre discours soudainement plus policé. Ils avaient trouvé en vous un inespéré allié du glorifié «Tiers Monde» pour étayer leur aversion suspecte des Etats-Unis, leur compréhensible hostilité à l’encontre d’Israël, leur légitime combat contre le capitalisme ou leur noble œcuménisme.

Jean Ziegler, Edwy Plenel. Edgar Morin et même Jacques Neyrinck vous faisaient les yeux doux.

Je continue malgré tout de les lire. Avec plus ou moins de (dé)plaisir.

Quel bonheur pour les médias francophones de pouvoir enfin inviter sur leurs plateaux un musulman capable de s’exprimer dans une langue épurée. Rien à voir avec ces footballeurs et ces rappeurs si faciles à caricaturer.
Vous voilà propulsé sur le devant de la scène politique et médiatique, (auto)proclamé porte-parole de cette nouvelle génération de musulmans «qui a beaucoup souffert mais ne veut plus souffrir».

Les «followers» sont progressivement devenus votre troupeau.

Pour «rire», ils avaient Dieudonné. Pour «réfléchir», ils auront désormais Tariq.

Mais le vernis finit toujours par craquer.

Lors d’un célèbre débat cathodique, vous aviez presque réussi à rendre Sarkozy sympathique quand vous aviez eu le toupet de simplement réclamer un «moratoire» sur les lapidations au lieu de reconnaître l’universalité de la dignité humaine.

Vous ne cessez d’encourager les musulmans (pourquoi nous et pas le reste de la population?) à s’engager politiquement. Allez-vous un jour montrer l’exemple et vous présenter au suffrage universel, puisque ce droit vous a été accordé? Ou avez-vous peur que le peuple ne vous éconduise?

Vous ne cessez de dénoncer l’«islamophobie» grandissante en Europe et en Suisse. Avez-vous seulement conscience de largement y contribuer par vos propos et vos postures?

Depuis quelques jours, des femmes vous accusent de la pire des infamies: des agressions sexuelles d’une cruauté abjecte.

Comme tant d’autres mecs prétendant disposer de certains pouvoirs, vous auriez obligé des femmes à pratiquer des actes réprouvés par la loi.

Oui. La loi.

Pas par la seule foi ou l’individuelle morale. Mais par ces petits textes législatifs supposés être le trait d’union entre l’ensemble des humains.

Ce fameux «respect» que vous appelez sempiternellement de vos vœux.

La loi qui, article 10 de la Constitution fédérale, insiste pour rappeler que «la torture et tout autre traitement ou peine cruels, inhumains ou dégradants sont interdits».

Heureusement pour vous. La Justice humaine est bien faite. Elle est bien plus pertinente que la prétendue justice divine.

La Justice humaine vous accorde le droit légitime de vous défendre.

Elle vous donne le droit d’être défendu par des hommes (ou pourquoi pas par des femmes) séduits par vos carnets d’adresses et de chèque.

Souvenez-vous cependant que parfois cette Justice humaine est d’une suave ironie et que certains avaient été punis pour des délits qui leur semblaient anodins. Al Capone n’était-il pas par exemple tombé pour fraude fiscale, alors qu’il était en réalité un monstrueux assassin?

Parfois, la Justice a plus de c… que certains hommes.

 

Avertissement de Sami Aldeeb: Toute personne est présumée innocente tant qu’elle n’a pas été condamnée par un jugement passé en force (article 10 chiffre 1 du Code pénal suisse).
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Dr. Sami Aldeeb Abu-Sahlieh
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MessagePosté le: Mer 8 Nov - 18:03 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 11 Nov - 17:48 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Circoncision: excision ou circoncision, et la guerre des mots

 
On m’a fait remarquer à plusieurs reprises que le terme pour la mutilation sexuelle féminine est “excision”, et non pas “circoncision”, laquelle désigne uniquement la pratique faite sur des garçons. Qu’en est-il en réalité?

La langue hébraïque utilise le terme milah pour désigner la circoncision. Ce terme signifie coupure. Il est utilisé dans une locution berit milah: l’alliance de la coupure, laquelle renvoie au chapitre 17 de la Genèse.

La langue arabe utilise pour la circoncision, tant masculine que féminine, le terme khitan. Ce terme est apparenté au terme khatan qui indique le père ou le frère de l’épouse ou le mari de la fille. Ceci semble indiquer que la circoncision était un préalable au mariage. Le verbe khatana (circoncire) peut aussi être rapproché au verbe khatama (marquer du sceau). Plus techniquement, la langue arabe utilise aussi les verbes adhara et khafada. Ce dernier est utilisé notamment pour la circoncision féminine; il signifie le fait de baisser un lieu élevé, mais aussi abaisser et humilier. Sur le plan populaire on parle de taharah, tihar ou tuhur, pour les deux sexes, ce qui signifie la purification.

En Occident, on utilise le terme circoncision pour les garçons et les filles. Ce terme est dérivé du verbe latin circum-cidere ou circum-caedere qui signifie “couper autour”. On utilise aussi pour les femmes le terme excision, dérivé du verbe latin excidere ou excaedere qui signifie “couper de”, ainsi que le terme infibulation pour la forme la plus grave. Ce terme est dérivé du mot latin fibula qui signifie “boucle”.

Depuis 1990, l’OMS et autres organisations ont décidé d’utiliser le terme “mutilation génitale féminine” et d’abandonner celui de “circoncision féminine” jugé trop étroit pour désigner les différentes formes d’ablation pratiquées sur les femmes, et trop évocateur de la circoncision masculine. Des raisons politiques sont derrière cette décision: ne pas heurter les juifs et les musulmans. Les milieux opposés à la circoncision masculine ont à leur tour opté pour le terme “mutilation sexuelle masculine”, ce qui fait enrager les juifs. Mais de nombreux ouvrages en anglais continuent encore aujourd’hui à utiliser le terme “circumcision” aussi bien pour la circoncision masculine que pour la circoncision féminine.

Quant à nous, nous utilisons les termes classiques de circoncision masculine et circoncision féminine parce que nous refusons les injonctions politiques de l’OMS. Ce terme signifie pour nous l’ablation d’une partie des organes sexuels, quelle que soit l’ampleur de cette ablation
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MessagePosté le: Mar 21 Nov - 12:47 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant


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MessagePosté le: Mar 12 Déc - 14:48 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Jérusalem: la ville avec le nombre le plus élevé de fous
Jérusalem serait la ville qui compte le nombre le plus élevé de fous au mètre carré.

Les juifs et les musulmans se disputent cette ville pour en faire leur capitale. Je propose qu'on recense le nombre des fous des deux côtés et d'attribuer la ville à la majorité.

Il est urgent de pratiquer une greffe de cerveau aux juifs et aux musulmans avant qu'ils ne détruisent l'humanité par leur folie.

Voilà un article sur le syndrome de Jérusalem 

et un film sur ce syndrome
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MessagePosté le: Sam 16 Déc - 11:47 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Yusuf al-Qaradawi, sortez du corps de Sami Aldeeb

Yusuf al-Qaradawi, sortez du corps de Sami Aldeeb
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 décembre 2017

Un contact m’informe de la publication par Sami Aldeeb sur Riposte laïque d’un article antisémite, un tissu de haine anti-israélienne d’une médiocrité et d’une stupidité qui laisse penser qu’il a été écrit par Alain Soral sous la dictée de Mahmoud Abbas et relu par Yusuf al-Qaradawi.

Aldeeb est d’une inculture abyssale sur le sujet israélien. Il affirme même qu’Israël est un État raciste.

J’y pensais justement, au racisme d’Israël, en lisant cette réflexion de José Boublil (1) :

 » Quand vous verrez un pays où, sur 100 m2 il y a 100 couleurs de peau, des jeans moulants de femmes, des mini-jupes, des sacs de jute, et des robes jusqu’au sol ; des cheveux roux au vent, des coiffes égyptiennes, et des perruques ; des bas résilles, des collants opaques, et des jambes bronzées/dorées; des chapeaux noirs, ou des crinières blondes ; des visages jaunes, noirs, blancs, ou « gris »… Vous saurez que c’est Israël. »

Qu’en dites-vous, je crois qu’il mérite une petite leçon qui va remettre Aldeeb à sa place et lui rappeler de rester dans son domaine de compétence, le droit de la sharia où il excelle, au lieu de s’aventurer sur des sujets qui le ridiculisent et font qu’il sera désormais très difficile de le prendre au sérieux.

Leçon numéro 1: Pourquoi le sionisme ne peut pas être du racisme

Le 10 novembre 1975, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Daniel Patrick Moynihan, fit un discours à la tribune qui démontrait pourquoi associer apartheid, racisme, et sionisme, est un mensonge :

 » La nature unique du sionisme est qu’il a défini ses membres en termes non pas de naissance, mais de croyance. Ce n’est pas un mouvement irlandais pour libérer l’Irlande, ou polonais pour libérer la Pologne, ni un mouvement des Algériens pour libérer l’Algérie, ni des Hindous pour libérer l’Inde. Ce n’est pas un mouvement de personnes liées par l’appartenance historique à un genre génétique ou à une race, disons, comme le peuple chinois. Au contraire, les sionistes se définissent eux-mêmes simplement comme juifs, et est juive toute personne née d’une mère juive ou –et ceci est un fait absolument crucial [car il tue toute idée de racisme]– toute personne convertie au judaïsme.

Ce qui veut dire, conclut Moynihan, que le sionisme accepte tout le monde indépendamment de « sa race, sa couleur, son ascendance ou son origine ethnique ou nationale… » ce qui, selon la Convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, adoptée par la 20e Assemblée générale de l’ONU, classe Israël dans les pays non racistes.

De 1 à 4 Pinocchio, 4 étant un gros mensonge, Aldeeb se prend :

4 Pinocchio sur « Israël État raciste »

Et si le doute demeurait chez certains, c’est encore Moynihan qui rappelle que « l’idée que les Juifs sont une « race » a été inventée non par les juifs mais pas par ceux qui haïssaient les juifs, à savoir les antisémites du XIXe siècle tels que Houston Steward Chamberlain et Edouard Drumont… »
Leçon n°2 : Comme le Hamas, Aldeeb ne reconnaît pas L’État d’Israël

Aldeeb affirme ne reconnaître ni l’État d’Israël ni l’État de Palestine. Ceci, nos lecteurs ne l’ignorent pas, entre dans la définition de l’antisémitisme selon le test des 3D de Natan Sharansky (3).

    Ne pas reconnaître l’État de Palestine n’est pas exactement un scoop, et Aldeeb n’a certainement pas fait un gros effort de méninges : cet État n’existe pas !

    Aldeeb a fréquenté l’Islam et en est resté très proche. Il adopte le narratif des terroristes du Hamas dont la charte ne reconnaît pas l’État d’Israël, qu’ils désignent du nom « d’entité sioniste », et jurent de le faire disparaître pour le remplacer par la Palestine – comme Aldeeb sur Riposte laïque.

Avant de rappeler à Aldeeb que la reconnaissance d’Israël par Sa Majesté qui se fait plus grosse qu’un bœuf est d’une importance dont je laisse à chacun le soin d’apprécier la toute relativité, je serais bien tenté de le renvoyer à la lecture de quelques textes de l’ONU, puisqu’ Israël est le pays au monde dont le pedigree juridique de naissance en droit international est le plus riche, mais je crains de perdre mon temps : l’idéologie est si étrangère à la réalité, qu’aucun fait avéré ne peut contredire celui qui se laisse par elle aveugler. Et Aldeeb ne semble pas très voyant.
Leçon n°3 : Chassez le naturel, il revient au galop – les perles de cet érudit de l’islam qui n’en est jamais loin :

    Ceux qui s’intéressent à la pensée juive et islamique voient qu’ils (sic) sont les deux facettes de la même monnaie.
    Les Juifs considèrent les frontières d’Israël depuis l’Euphrate jusqu’au Nil.
    Ils considèrent les non-juifs comme impurs.
    Certains parmi eux rejettent la présence de non-juifs à Jérusalem, et même dans ce qu’ils appellent le grand Israël en tant que citoyens ayant les mêmes droits.

Mes observations :

    J’ai longtemps tenu Sami Aldeeb pour un expert de l’islam. On peut trouver de lui des dizaines et des dizaines d’entrées expliquant que l’islam est un système politico-religieux de conquête.
        Dois-je lui faire remarquer qu’Israël a établi sur terre 1 État en 5700, tandis que l’Islam en est à 57 en 1400 ans et qu’il tente en ce moment même d’envahir l’Europe ? Mêmes facettes d’une même pièce ? Le doute m’envahit…
        Quelqu’un peut-il enseigner à Aldeeb que pour devenir musulman, il suffit de répéter une toute petite prière de trois lignes, tandis que le judaïsme réclame pour se convertir, un long et difficile apprentissage ? Qu’un musulman, s’il abandonne sa religion, est passible de peine de mort, tandis que pour un juif, la peine maximum est de ne plus être invité aux dîners de shabbat chez les beaux-parents ? Si pour Aldeeb ce sont là les deux faces d’une même monnaie, je lui conseille de passer à la carte de crédit.
        Sait-il Aldeeb que le musulman doit se soumettre au coran sans discuter, et que le juif est invité à tout soupeser sans rien céder ?
        Qu’un bon musulman doit tuer les mécréants tandis que le juif, qu’il soit bon ou mauvais doit les secourir ?

    « Les Juifs considèrent les frontières… » écrit Aldeeb : au secours à l’ignare ! Les juifs ? Quels juifs ? Ceux de San Francisco qui sont plus Démocrates que juifs ? Ceux de la gauche israélienne du parti Meretz qui réclament de créer un Etat palestinien si près des côtes israéliennes que les avions ne pourront plus décoller car ils seront à portée des missiles du Hamas ? Le sénile Aldeeb est aveuglé par la haine des juifs, il ne sait plus ce qu’il dit.

Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de songer à cette remarque que faisait le Premier ministre Golda Meir à Richard Nixon :

 » Vous êtes peut-être le président de 250 millions de personnes, mais je suis le Premier ministre de 5 millions de premiers ministres. »

Aldeeb, décidément, ne sait pas ce qu’est un juif, s’il ne peut s’empêcher ce fainéant raccourci que « les juifs » considèrent…

    Dois-je répondre à cette accusation d’Aldeeb que « les Juifs considèrent les non-juifs comme impurs » ? Evidemment non, car parmi les antisémites, elle fait d’Aldeeb un pur. On trouve d’ailleurs beaucoup de Sami Aldeeb chez Alain Soral et sur les sites internet antisémites.

4e et dernière leçon sur le fait que les non-juifs n’auraient pas les mêmes droits que les juifs.

    George Kara, président du tribunal qui a condamné l’ex-président d’Israël à la prison pour harcèlement sexuel est un Arabe.
    Majalli Wahabi, ex-député de la Knesset, a été nommé président de l’État d’Israël en février 2007. Il est druze.
    Mira Awad, une Arabe, a été désignée pour représenter Israël à l’Eurovision 2000.
    Naim Aradi a été ambassadeur d’Israël en Norvège. C’est un Druze.
    Reda Manson, historien israélien, poète, a été ambassadeur d’Israël en Equateur. C’est un Druze.
    Salim Joubran, un chrétien arabe, est juge à la Cour suprême. Il a même été honoré du titre de « membre permanent » en 2004.
    Le docteur Massad Barhoum est le directeur général de l’hôpital de Galilée. C’est un Arabe.
    Aziz Darawshe est le directeur du service des urgences du célèbre hôpital Hadassah. C’est un Arabe.
    Omar Barghouti a fait ses études en doctorat à l’université de Tel-Aviv.

4 Pinocchio pour cet autre mensonge d’Aldeeb

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

PS Et je félicite bien entendu nos amis de Riposte laïque pour la pertinence de leur ligne éditoriale.

PS2 j’avoue, j’ai passé un bon moment à ridiculiser ce professeur d’université qui prouve une fois encore qu’on ne peut être antisémite et intelligent.

(1) coolamnews.com

(2) unwatch.org

(3) Test 3D :

    Le premier « D » est le test de la diabolisation. Quand l’État juif est diabolisé ; quand les actions d’Israël sont amplifiées dans des proportions démesurées ; quand des comparaisons sont faites entre les Israéliens et les nazis, et entre les camps palestiniens et Auschwitz –c’est de l’antisémitisme, et non une critique légitime d’Israël.
    Le second « D » est le test du double standard. Quand la critique d’Israël est appliquée de façon sélective ; quand Israël est ciblé par les Nations unies pour ses violations des droits de l’homme tandis que le comportement d’Etats connus pour leurs abus, comme la Chine, l’Iran, Cuba et la Syrie est ignoré ; quand l’organisation israélienne Magen David Adom [Etoile de David rouge], est la seule, parmi tous les services de secours du monde, dont l’adhésion à la Croix rouge internationale lui est refusée –c’est de l’antisémitisme.
    Le troisième « D » est le test de la délégitimation. Quand les droits fondamentaux d’Israël à exister à lui et à aucun autre peuple au monde lui sont refusés –c’est aussi de l’antisémitisme.

Source : ripostelaique.com/jerusalem-les-musulmans-et-les-juifs-sont-stupides

    r la pratique quotidienne) allant au-delà de la simple compulsion à se contenter de commenter des articles du web. Seuls quelques commentateurs sortent de ce marasme, un peu comme de belles fleurs de nénuphars dans un immense marécage, et j’apprécie bien plus l’excellente qualité de certains rédacteurs d’articles que l’affligeante nullité de la majorité des commentaires. Alors je continue occasionnellement à lire les articles de RL, mais je n’y lis plus les commentaires car c’est plus une perte de temps qu’autre chose.

            La qualité des commentaires sur Dreuz est infiniment plus élevée et montre un niveau de réflexion (et d’engagement personnel) très largement supérieur. Sans compter qu’ici la présence permanente et simultanée d’athées, de chrétiens, de juifs, d’apostats (vrais) de l’Islam, et d’asiatiques, montre une ambiance bien plus tolérante et bien plus ouverte au dialogue, à la compréhension mutuelle et à la solidarité entre tous.
            Répondre
    Calchas dit :
    14 décembre 2017 à 12:59

    Qu’un chrétien arabe soit antisémite, comme le cas de Sami Aldeeb, ne m’étonne guère (ce serait le contraire qui m’étonnerait).

    Petite anecdote, près de mon école il y a une grand-mère libanaise « chrétienne » qui tient un traiteur chez qui j’aimais bien aller manger. Un beau jour, au fil des discussions, on en vient à parler des attentats du Califat islamique et elle me dit, sans l’ombre d’un doute, et catégoriquement que : « les musulmans ne tuent pas. Daech, ce sont les juifs »………

    Comme Danièle Lopez si dessus le fait remarquer si justement, un arabe restera toujours un arabe.

    Je dirai même plus : il faut reconnaître le fait que l’islam est la doctrine des ethnies arabes — elle était produite par eux à leur image. De ce fait, même si un arabe n’est pas musulman, il y a de grandes chances qu’il possède les mêmes logiciels cognitifs que ses confrères musulmans — et l’antisémitisme en fait partie.
  
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Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


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MessagePosté le: Mer 20 Déc - 14:57 (2017)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

<iframe width="854" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/9_hx0aqQuIs" frameborder="0" gesture="media" allow="encrypted-media" allowfullscreen></iframe>


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MessagePosté le: Dim 7 Jan - 14:35 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Maryam Namazie : Il y a un tsunami d’athéisme dans le monde musulman
by Aldeeb — 6 janvier 2018
Source ENTRETIEN. Cette Iranienne militante de la laïcité défend des apostats menacés de mort dans 13 pays et appelle son camp – la gauche – à ne pas les trahir.
 
PROPOS RECUEILLIS PAR THOMAS MAHLER Née à Téhéran en 1966, Maryam Namazie a quitté l’Iran après l’avènement de la République islamique en 1979. Cette femme de gauche, militante des droits de l’homme et des réfugiés, est devenue une passionaria de la laïcité et une farouche opposante au relativisme culturel. En 2007, elle fonde en Grande-Bretagne le Conseil des ex-musulmans, pour porter l’attention sur la situation des apostats, menacés de mort dans les États où s’applique la charia, et encore trop souvent obligés à la discrétion dans nos pays occidentaux. En juillet dernier, à Londres, Maryam Namazie a organisé une conférence sur la « liberté de conscience et d’expression », le plus grand rassemblement d’ex-musulmans de l’histoire. Entretien avec une combattante qui, depuis de longues années, déplore que son camp politique – les progressistes – fasse alliance avec des théocrates rétrogrades, bafouant ainsi la liberté d’expression au nom de « l’islamophobie », tout en trahissant les victimes de l’islamisme qui ne rêvent, eux, que d’universalisation de la laïcité.
Le Point : Vous avez grandi à Téhéran. Comment êtes-vous devenue athée ?
Maryam Namazie : Je suis devenue athée peu à peu. On peut arriver à l’athéisme par plusieurs chemins. Pour moi, cela a été la conséquence naturelle du fait de vivre dans une théocratie. Si Dieu me déteste à ce point, pourquoi croirais-je en lui ? La révolution iranienne était de gauche et il y avait beaucoup d’athées dans ce pays. Mais dans les années 1980 – la décennie sanglante –, beaucoup d’entre eux ont été exécutés après des procès sommaires. On leur demandait « croyez-vous en Dieu », et quand ils répondaient « non », on les sortait et on les abattait. Parfois, des centaines par jour. À titre personnel, je ne me suis jamais sentie ostracisée ou exclue du fait de mon athéisme. À vrai dire, c’est quand j’ai fondé le Conseil des ex-musulmans de Grande-Bretagne en 2007 que j’ai pour la première fois rencontré des personnes qui étaient effrayées de se dire athées, et beaucoup d’entre elles étaient nées sur le sol britannique. En Iran, il y a une réaction anti-islamique, et la critique ou les moqueries contre la religion sont plus normalisées qu’ici, en Grande-Bretagne. C’est évidemment ironique, sachant que l’apostasie, le blasphème et l’hérésie sont tous des délits passibles de la mort sous le régime islamique iranien.
Cela veut-il dire que même dans un pays comme la Grande-Bretagne, il est toujours difficile de quitter une religion comme l’islam ?
Cela n’est pas difficile pour tout le monde. Certains ont le soutien de leur famille, comme cela a été mon cas. Mais pour d’autres, cela reste toujours compliqué d’être considéré comme un apostat. On voit notamment beaucoup de jeunes qui doivent faire face à la violence, l’ostracisme et des menaces, tout cela parce qu’ils ne veulent plus être musulmans. Nous avons ainsi des membres qui portent toujours le voile et vont à la mosquée, des ex-musulmans qui vivent dans « le placard ». D’autres souffrent de dépression et de tentations suicidaires. Et puis, bien sûr, beaucoup choisissent de vivre librement en dépit des menaces et risques que cela implique.
Quelle est la situation actuelle des apostats dans les pays de culture musulmane ?
Les apostats sont en grand danger dans les pays sous la loi islamique. Dans treize États, ils sont menacés de mort. Dans bien d’autres, ils peuvent être tués par des mouvements de foule ou par les familles au nom de « l’honneur ». Et même dans les pays où légalement ils ne risquent pas la peine de mort comme en Égypte, ils peuvent toujours perdre leurs droits civiques et risquent d’être assassinés par les islamistes. Alors qu’ici, en Occident, les critiques de l’islam sont traités d’« islamophobes », ce qui est de fait une interdiction du droit au blasphème, les lois dans les pays islamiques servent à condamner beaucoup de personnes – même les croyants – pour blasphème et apostasie, que ce soient des minorités religieuses, des dissidents ou des libres-penseurs.
citation a écrit:
« Les pro-islamistes de gauche comme l’extrême droite déshumanisent les musulmans en en faisant une masse homogène »

Vous êtes une femme de gauche très critique envers l’islam. Qu’est-ce qui vous distingue de ceux qui, comme Éric Zemmour ou Douglas Murray, critiquent cette religion de l’autre côté de l’échiquier politique ?
Alors qu’ils se détestent entre eux, il y a pourtant beaucoup de choses qui relient les pro-islamistes de gauche et l’extrême droite. Les deux déshumanisent les musulmans en en faisant une masse homogène et en les plaçant dans une case. Les pro-islamistes le font en voyant dans les musulmans une communauté à défendre. Mais ils oublient ainsi qu’ils ne défendent pas des valeurs de gauche et progressistes, mais ce que les islamistes définissent comme une culture et religion « authentique ». L’extrême droite, elle aussi, ne voit qu’une masse homogène envahissant l’Occident. Ils oublient que beaucoup de ceux qui viennent ici – comme moi – veulent justement fuir le mouvement islamique, que nous sommes contre le totalitarisme et que comme n’importe qui nous voulons la liberté et des droits qui ne sont pas occidentaux, mais universels.
Après la publication des caricatures de Mahomet, vous aviez, en compagnie de Salman Rushdie ou Ayaan Hirsi Ali, signé le « Manifeste des douze contre le nouveau totalitarisme », publié par Charlie Hebdo en 2006. Comment jugez-vous des écrivains comme Joyce Carol Oates ou Russel Banks, qui, en 2015, alors que ce journal a été décimé par des djihadistes, se sont opposés à ce qu’on lui remette un PEN Award ?
Quelle trahison ! Quand un écrivain considère les islamistes comme des représentants du « disempowerment » (baisse du pouvoir masculin, NDLR) et voit en Charlie Hebdo de « l’arrogance culturelle », c’est que notre monde est mis sens dessus dessous. Ils considèrent Charlie à travers le regard de nos oppresseurs. Alors que pour moi, ce journal représente ceux, nombreux, qui osent s’exprimer contre la religion et les conservateurs religieux, et se retrouvent en retour accusés de blasphème et d’apostasie, ou doivent fuir pour sauver leurs vies. Dire qu’on « soutient la liberté d’expression, mais pas quand cela offense des personnes » comme l’ont fait les signataires de cette pétition contre Charlie, ce n’est pas défendre cette liberté d’expression ; c’est au contraire une défense de la censure.
citation a écrit:
« Les réseaux sociaux sont en train de faire à l’islam ce que l’imprimerie a fait au christianisme » 


Êtes-vous optimiste pour les athées dans le monde islamique ?
Ce n’est pas le « monde islamique », tout comme l’Occident n’est pas le « monde chrétien ». Il y a tellement de croyances et d’opinions au Moyen-Orient, en Afrique du Nord ou dans l’Asie du Sud… Il y a beaucoup d’athées et de laïcs, y compris chez des croyants. Le fait de le qualifier de « monde islamique » fait partie de cette offensive pour en faire justement des contrées uniformément islamiques. Mais en réponse à cela, il y a un tsunami d’athéisme, et on le voit clairement à travers les réseaux sociaux et Internet qui sont en train de faire à l’islam ce que l’imprimerie a fait au christianisme.
Comment analysez-vous la contestation dans votre pays natal, l’Iran, contre un régime dirigé par le « réformiste » Rohani ?
Ces manifestations sont différentes des précédents mouvements de révolte. Les gens ne veulent plus faire marche arrière, ils n’ont plus aucune illusion sur la faction « réformiste » de ce régime, et ils veulent en finir avec les lois théocratiques. Les slogans sont contre la pauvreté, la corruption, mais aussi contre la répression. Ciblant notamment le cléricalisme, ces protestations ont eu lieu dans 60 villes à travers l’Iran, y compris la « ville sainte » de Qom. Et l’une des caractéristiques de ce mouvement est qu’il est féministe, comme l’a symbolisé la photo de cette femme brandissant son voile au bout d’un bâton. C’est pour cela que cette contestation doit être soutenue par les féministes et laïcs du monde entier.
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MessagePosté le: Dim 18 Mar - 16:39 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant


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MessagePosté le: Jeu 26 Avr - 17:43 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Islam et antisémitisme : ce que demandent les 250 signataires est impossible !
by Aldeeb — 26 avril 2018


Gros problème pour eux et pour Philippe Val car apparemment les signataires démontrent une profonde méconnaissance du coran et de l’islam… Ce qu’ils demandent est impossible aux musulmans  !

Petit rappel historique :
En 820, après un débat houleux, le calife Al Mamun proclame, près de 200 ans après la mort de Mahomet que :

« Le coran, manifestation de la parole de dieu, est par dogme incréé, éternel et inimitable. » :

– Incréé  – Le coran terrestre n’est qu’une copie. Son origine n’est pas humaine. Le vrai coran, c’est le coran ‘’céleste’’ (appelé livre caché) que l’ange Gabriel a dicté à Mahomet.
– Éternel  – Ce texte est éternel. C’est la base même de l’islam. Le vrai musulman ne doit pas s’écarter, même à notre époque, de toutes les prescriptions du coran qui datent de 14 siècles.
– Inimitable – Dans l’islam, le coran est vu comme parfait et inimitable puisque c’est pour les musulmans une œuvre divine.

Pour résumé,  comme c’est une œuvre d’origine divine et non humaine, les musulmans ne peuvent pas toucher à leur coran !
Une petite anecdote significative : en 1017, le calife Al Kadir menaçait de mort  toute personne qui déclarerait que le coran avait été créé  !

Tous les musulmans courageux qui ont essayé de ne garder que les sourates de la Mecque non belliqueuses ont été exécutés…

Mais il reste une seule et unique solution courageuse et pleine de bon sens pour la France… interdire purement et simplement le coran en France… ce qui aurait dû déjà être fait depuis longtemps vu que le coran est un texte pire que le livre Mein Kampf d’Hitler !  C’est peu dire !

Nos traîtres de soi-disant « élites » françaises auront-ils les « couilles » pour l’interdire… j’en doute un peu quand on voit qu’ils n’ont même pas le courage de mettre dehors les fichiers S étrangers et de venir à bout de quelques zadistes crasseux !

En Europe, des gens comme Orban ou Szydlo l’ont compris depuis fort longtemps…

Au grand dam des connards mondialistes de Bruxelles, en Hongrie et en Pologne il n’y a ni coran, ni islam et pas non plus de musulman sur leur sol, et comme tout ça est interdit…  ils n’ont pas d’attentat islamiste, pas de zone de non droit et de nuisance musulmane chez eux…

La Hongrie et la Pologne ont le degré de sécurité que la France avait il y a 30 ans, avant que nos traîtres et salopards de dirigeants laissent rentrer les musulmans en grand nombre sur notre sol… dont on peut en voir les « bienfaits » tous les jours… La France est devenue une vraie poubelle dangereuse !

D’ailleurs lors de son voyage en Pologne, Beate Szydlo, la Première ministre polonaise, a trouvé Macron arrogant et inexpérimenté et l’a remis à sa place :
» Je conseille à M. le président de s’occuper des affaires de son pays, il réussira peut-être à avoir les mêmes résultats économiques et le même niveau de sécurité pour ses concitoyens que ceux garantis par la Pologne »…!

 
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MessagePosté le: Ven 27 Avr - 13:32 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Tribune des 300 contre l’antisémitisme, tribune des 30 imams : le décryptage de Céline Pina
by Aldeeb — 27 avril 2018
Source
FIGAROVOX/TRIBUNE – Céline Pina réagit suite à la tribune publiée dans Le Monde ce matin par des «imams indignés» ayant affirmé qu’il n’y a pas d’antisémitisme dans l’islam. Selon elle, cette tribune souligne paradoxalement l’embarras des responsables musulmans devant les textes sacrés de leur religion.


Ancienne élue locale, Céline Pina est essayiste et militante. Elle avait dénoncé en 2015 le salon de «la femme musulmane» de Pontoise et a récemment publié Silence Coupable (éd. Kero, 2016). Avec Fatiha Boutjalhat, elle est la fondatrice de Viv(r)e la République, mouvement citoyen laïque et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l’indispensable universalité de nos valeurs républicaines.


Suite à une tribune signée par 300 personnalités dénonçant la violence d’un nouvel antisémitisme en France, lié au développement de l’islamisme, une trentaine d’imams ont souhaité réagir et se déclarent prêts à se mettre au service de leur pays. Si sur le papier l’initiative est séduisante, à lire le texte de près et à examiner le contexte, on peut ressentir un certain malaise.
Car ce qui fait réagir ces trente hommes, c’est moins l’explosion de l’antisémitisme, que le fait que cette tribune des 300 ose rappeler la haine du juif inscrite dans certains versets du Coran et ose dire qu’il faudrait déjà accepter de se confronter à cette réalité pour espérer changer les choses.
Je comprends que pour un croyant, il soit difficile d’admettre qu’un texte, fut-il sacré, ne détient pas une vérité immanente et absolue. Ainsi, quand on parle du terrorisme islamiste, qui justifie ses massacres au nom de la religion et du Coran, on entend le traditionnel: «cela n’a rien à voir avec l’Islam». Mais on peut retrouver ces mêmes réactions quand on parle du goulag et des dictatures qui ont fleuri à l’Est avec certains membres du PC: «pas le vrai communisme», ou des ravages de l’Inquisition avec certains catholiques convaincus: «un détournement du message chrétien». Il est normal que l’on veuille défendre ce que l’on aime, y compris au détriment du réel, mais le meilleur moyen de changer la donne est rarement de s’aveugler sur les réalités, toujours de les regarder en face pour mieux les combattre.
Citation:
Force est de constater que ce n’est pas le traditionnel antisémitisme lié à l’extrême droite et à un certain catholicisme qui renaît.


C’est ce que ce texte se refuse à faire. Écrit en réaction à la tribune des 300, le premier enjeu qu’il évacue est pourtant au cœur de cette tribune, c’est celui de l’antisémitisme. En mélangeant terrorisme et antisémitisme, il ignore volontairement la question du «pourquoi» de ce nouvel antisémitisme. En effet, le terrorisme met tout le monde sur un pied d’égalité et permet d’éliminer ce que pointe la tribune: quand 1% de la population française est victime de la moitié des actes racistes, le hasard n’est pas en cause. Il s’agit clairement d’un ciblage. Quand le profil des agresseurs s’homogénéise aussi, le doute n’est plus permis. Persécuter les juifs, c’est affirmer une forme de puissance et de domination. Cela devient identitaire sur certains territoires à travers la mythification du conflit israélo-palestinien. C’est d’ailleurs au sein des manifestations pro-palestiniennes que des «Morts aux juifs» ont été lancés en plein cœur de Paris. Comme dans le même temps, sur l’ensemble de la population française, la communauté juive ne cesse de renforcer sa bonne image, force est de constater que ce n’est pas le traditionnel antisémitisme lié à l’extrême droite et à un certain catholicisme qui renaît, mais bel et bien un nouvel antisémitisme, qui ajoute l’alibi antisioniste aux poncifs archaïques.
Cette existence d’un fort antisémitisme culturel arabo-musulman n’est pas une légende, il est mesuré dans les dernières études comme celle d’Anne Muxel et Olivier Galland par exemple et dénoncé par des sociologues comme Smaïn Lâacher. Mais ce fond de sauce est épaissi par la propagande d’un Islam politique et par l’intégrisme wahhabite: l’explosion de ce nouvel antisémitisme en France n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’un travail religieux et politique sur le terrain, d’un conditionnement à la haine.
Or, ici, mélanger terrorisme et antisémitisme permet non seulement de ne pas regarder en face ses propres responsabilités, en rappelant que la sécurité est l’affaire de tous, mais c’est aussi une manière habile de se victimiser et de se faire absoudre, quand bien même les réseaux de mosquées sont une des bases de la conquête idéologique des islamistes. Cela n’est jamais dit. À lire le texte des imams, on ne se radicalise que sur internet. C’est faux. C’est ainsi que la référence au terrorisme vise, dans ce cadre, à évacuer la question de la provenance de ce nouvel antisémitisme et du terreau religieux et politique dans lequel il pousse. Un terreau que les frères musulmans entretiennent avec une main particulièrement verte. Quand le premier effet de la réponse de ces 30 imams à la tribune des 300 est d’évacuer la question du nouvel antisémitisme, on peut dire que cela fonctionne!
Citation:
L’objet de ce texte est moins de se positionner sur la question de l’antisémitisme que de protéger le texte coranique.


D’autres phrases peuvent faire bondir: revenant sur les violences qui ont frappé notre pays, ces imams écrivent: «tout silence de notre part serait désormais complice et donc coupable, même s’il ne s’agissait jusqu’à présent que d’un mutisme de sidération». Depuis 2012? Admettons. Après tout en 2012, tout le monde n’avait pas compris. Mais depuis 2015? Cela fait un temps de sidération particulièrement long tout de même. Là-dessus, plaidons la maladresse. Peu importe le temps dévolu à la prise de conscience, il faut savoir faire grâce du passé et n’avoir des exigences que pour l’avenir quand on veut se rassembler. Mais là plusieurs choses entrent en dissonance.
On sent très vite que l’objet de ce texte est moins de se positionner sur la question de l’antisémitisme, très vite effacée, que de protéger le texte coranique. L’idée selon laquelle il y aurait dans le texte même du Coran des appels au meurtre des juifs est niée. Cela serait «d’une violence inouïe» et laisserait entendre que «l’Islam est génétiquement opposé à l’Occident» et que «le musulman ne peut être pacifiste que s’il s’éloigne de la religion». Commençons par remettre un peu de raison là-dedans. Ce qui est d’une violence inouïe, ce sont les meurtres antisémites commis contre des enfants et un enseignant à l’école Ozar Atorah, ceux d’Ilan Halimi, de Sarah Halimi et dernièrement de Mireille Knoll, ce sont les massacres que nous affrontons depuis 2015, c’est le fait que certaines villes en région parisienne voient les Français de confession juive obligés de fuir parce qu’ils sont persécutés (au point que l’on a baptisé ce phénomène l’Alya intérieure), c’est l’impossibilité de scolariser les enfants juifs à l’école de la République sur certains territoires. Là, il se passe en effet des faits d’une violence inouïe.
En revanche, dans la réaction de ces imams, on retrouve ce refus absolu d’accepter la critique et l’interpellation sur le contenu d’un texte. Au point qu’ils en arrivent à écrire des mensonges: la tribune des 300 ne dit jamais que l’islam serait génétiquement opposé à l’Occident ou qu’un bon musulman est quelqu’un qui renierait sa religion, il demande que le contenu du texte sacré puisse être débattu. Car sans débat sur le texte, personne ne peut évoluer dans son rapport au texte.
Si les chrétiens ont changé leur rapport au texte et à leur livre sacré, c’est parce que des débats ont eu lieu. Pour lutter contre l’antisémitisme en son sein, l’Église s’est mobilisée et a pris position clairement. L’argument du contexte ou de la recontextualisation brandi par ces imams pour clore toute discussion avant même de l’entamer n’est pas loin de la foutaise. Le Coran, comme tout texte sacré, n’est pas lu que par des théologiens, beaucoup vont y chercher la justification de leur violence. Comprendre le contexte n’est pas à la portée du premier venu… D’autant que ledit texte, s’il est conçu comme incréé, efface tout contexte. La parole de Dieu est la vérité, pas celle du moment, une vérité immanente, une part d’éternité. Alors même et surtout si à la fin le texte n’est pas changé, il n’y a qu’en acceptant la discussion sur ce point que ces imams montreront réellement que le Coran n’est pas incréé et changeront de fait le rapport au texte. Or leur réaction épidermique montre un refus viscéral de laisser même la question être posée.
Citation:
À tout prendre, je préfère la simplicité du commandement de l’ancien testament « tu ne tueras point » ou simplement l’idée philosophique qu’une société repose sur l’interdiction du meurtre.


Enfin, il y a au cœur de ce texte écrit par des imams quelque chose qui interroge et inquiète. Le cœur du texte, c’est cette phrase du prophète de l’Islam: «le musulman qui porte atteinte à la vie d’une personne innocente vivant en paix avec les musulmans ne sentira jamais le goût du paradis». Pour ne pas être légitime à assassiner, il faut donc «être innocent» et «vivre en paix avec les musulmans». Déjà la définition de l’innocence ouvre un vaste champ d’interprétation. Est-on une personne innocente si on est une femme libre et indépendante par exemple? Est-on encore innocent si on change de religion ou si on devient athée? La question peut légitimement se poser. Ensuite la périphrase indique que seule l’attitude envers d’autres musulmans est prise en compte. Et les autres croyants ou les non-croyants ne compteraient-ils pas? Et quelle est la définition de «vivre en paix?». Notre choix politique de l’égalité femmes/hommes ne serait pas une provocation qui met à mal cette paix? Et que dire quand des intellectuels se font traiter de blasphémateurs parce qu’ils s’indignent de la recrudescence des actes et des meurtres antisémites? Il arrive souvent, quand les questions posées sont simples, que l’ajout de précisions desserve le propos et restreigne la portée du texte, voire jette la suspicion sur les intentions réelles poursuivies. À tout prendre, je préfère la simplicité du commandement de l’ancien testament «tu ne tueras point» ou simplement l’idée philosophique qu’une société repose sur l’interdiction du meurtre.
Et quand en conclusion, ce qui est proposé est de plus s’appuyer sur la religion pour mieux lutter contre ses dérives, on reste sans voix. Contre l’Islam politique et le fanatisme, on nous propose plus de religion. À se demander si cette injonction n’équivaut pas à vouloir éteindre un feu en jetant du bois mort dedans… Mais après tout, ces hommes sont des imams, de leur point de vue, cela obéit à une certaine logique et leur proposition n’est pas forcément insincère. Mais pour notre nation, il vaudrait mieux que la reconquête des territoires perdus se fasse par la réaffirmation de l’égalité et de la liberté républicaine, plutôt qu’être confiée à un réseau de mosquées dont on peut douter des véritables objectifs. Rappelons-nous que les frères musulmans sont les premiers à avoir investi le marché juteux de la déradicalisation, mais plutôt dans une perspective de réislamisation qui ne disait pas son nom. Rappelons-nous l’expérience Dounia Bouzar, qui en appelait à une déradicalisation basée sur la religion. On se souvient surtout du coût démentiel de ses actions, mais pas de ses résultats: et pour cause…
Enfin, on ne sait guère qui sont ces imams signataires, certains noms comme Iqioussen suscitent la défiance, Tareq Oubrou est lui-même très controversé et parmi les mosquées citées, toutes ne sont pas des modèles à suivre. D’autres aspects du phénomène sont moins rassurants: les réactions outrées des autorités musulmanes de type CFCM, dirigé aujourd’hui par un proche d’Erdogan, le président islamiste de Turquie. Un Erdogan qui a créé une antenne de son parti en France et mis en place des candidats aux dernières élections législatives sur notre territoire, réclamant explicitement la charria entre autres. Dans le fond, la seule chose qui les fait réagir de façon claire et explicite est seulement l’évocation du Coran. Le sang versé et les violences constatées sont mieux supportés. Cela nuit à la crédibilité de l’ensemble.
La tentative de victimisation comme la volonté affirmée, derrière la mise à disposition affichée de ces 30 imams, de susciter le rejet de la tribune des 300, nuit de la même manière à l’adhésion que recherchent ces imams. Il est évident que nous devons lutter ensemble pour affronter la menace islamiste qui démantèle notre société, mais pas avec des dirigeants de mosquées dont la plupart appartiennent au réseau des frères musulmans. Un détail qui n’en est pas un.
Ce texte me rappelle un autre texte, la «déclaration d’intention relative aux droits et obligations des fidèles du culte musulman». Elle fut signée en 2000 par toutes les organisations musulmanes, mais seulement après qu’a été retirée toute mention du droit à changer de religion. Ce qui portait un sacré coup à la liberté de conscience, tout en étant présenté comme la preuve de l’acceptation des lois de la République. Depuis les choses n’ont guère changé: il y a bien trop d’ambiguïté aujourd’hui dans le texte de ces imams et bien trop d’opportunisme dans sa sortie pour que l’on puisse juger cette réponse appropriée, compte tenu de la violence de l’antisémitisme dénoncé. «Encore un effort, Messieurs les imams».
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MessagePosté le: Mer 6 Juin - 14:48 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant


 

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MessagePosté le: Dim 10 Juin - 14:56 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

L’islam modernisé est-il inoffensif? L’exemple de la zakat
by admin — 9 juin 2018

Source. Il existe aujourd’hui de nombreuses organisations islamiques ayant pignon sur rue en Occident. Pour y parvenir, elles doivent bien sûr adapter leur message, de manière à paraître conformes aux lois et usages dans les pays modernes. L’institut de recherches islamiques Yaqeen, aux États-Unis, est l’une d’elles. Récemment, cet institut a publié une étude sur la zakat, l’aumône musulmane, troisième pilier de l’islam. Et peu après, elle a lancé une campagne en ligne (courriel aux abonnés, landing page) pour signaler que les dons qui lui sont adressés, à titre de zakat, sont déductibles du revenu imposable aux États-Unis. Bon. Évidemment, la description de la zakat figurant dans l’étude fournie est irréprochable d’un point de vue occidental. Et si elle faisait foi, il serait légitime de saluer l’effort de cet institut. Mais est-ce le cas?

L’institut Yaqeen précise que la zakat collectée peut être redistribuée à huit différents bénéficiaires, définis par le verset 9.60 du coran (traduction française selon le prof. Hamidullah, je mets en gras les passages problématiques):

    Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l’Islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah! Et Allah est Omniscient et Sage.

Selon Yaqeen, ceux dont les cœurs sont à gagner désigne la conquête des cœurs par « la diplomatie, les relations publiques et la cohésion sociale » (pdf, page 17). Et dans le sentier d’Allah signifie « soutenir la cause de Dieu et fournir une protection interne et externe, en aidant les membres de la communauté qui consacrent de leur temps à la représentation et la promotion au nom de l’islam et des musulmans, et en favorisant l’érudition, de sorte que les érudits puissent guider les gens de manière pertinente et répondre aux défis idéologiques et intellectuels actuels » (pdf, pages 17-18).

Tout cela paraît raisonnable, mais les auteurs de ce texte, qui ont de toute évidence consulté les exégèses – ils citent en tout cas celle de al-Tabari – en ont réalisé ici une interprétation extrêmement libre. Cette exégèse indique par exemple que Mahomet payait les gens « dont les cœurs sont à rallier », c’est-à-dire des gens qui ne se convertissaient que pour de l’argent. Tabari précise que Mahomet a donné des centaines de chameaux pour amadouer ses ennemis et même que le pire de ses ennemis s’est finalement rallié à sa cause à la suite de dons substantiels et répétitifs. La même exégèse nous apprend que le sentier d’Allah désigne ici les dépenses engendrées par les razzias contre les mécréants. Al-Tabari précise que tous les combattants ont droit à la zakat, qu’ils soient riches ou pauvres, ce qu’il fonde sur un récit de Mahomet.

L’interprétation de l’institut Yaqeen peut bien sûr constituer un progrès dont il faut se réjouir. Après tout, al-Tabari vivait au IX-Xe siècle et les temps ont changé depuis. Mais à mieux y regarder, la chose est loin d’être évidente. En effet, la quasi-totalité des exégètes musulmans, de toutes les écoles, de toutes les époques, a confirmé l’usage de la zakat pour la corruption des non-musulmans et la guerre (notamment offensive) contre les mécréants. Et, plus important, c’est le cas, sans aucune équivoque, de tous les (six) auteurs vivants et de l’exégèse officielle de l’université-mosquée Al-Azhar, dont il existe également une traduction française officielle que je reproduis ici:
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:58 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb Répondre en citant

Sami Aldeeb: Aux idiots israéliens, palestiniens et occidentaux
by Aldeeb — 22 juin 2018
Pour rappel:
Ben Gurion est né en Pologne
Golda Meir est née en Urkaine
Moshe Dayan, de parents ukrainiens, est né en Palestine
Ariel Sharon est né en Russie
Shimon Peres est né en Pologne
David Levi est né au Maroc
Benyamin Netanyahou, de parents polonais, est né à Tel-Aviv


https://youtu.be/hHpZFEfhy-c
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:59 (2018)    Sujet du message: Sami Aldeeb

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