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Mort de Michel Rocard
 
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yacoub
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MessagePosté le: Dim 3 Juil - 12:47 (2016)    Sujet du message: Mort de Michel Rocard Répondre en citant

Michel Rocard, adieu, l'ami
Stéphane Demorand, qui a côtoyé quinze ans durant Michel Rocard, revient sur celui qui aura travaillé pour la France jusqu'aux dernières heures de sa vie. Par Stéphane Demorand
Publié le 03/07/2016 à 10:15 | Le Point.fr


Michel Rocard avait consacré ses dernières semaines à écrire le Dictionnaire amoureux de Matignon. © DR

Depuis quelque temps, il troquait régulièrement sa chemise et sa cravate pour un vieux et confortable pull à col roulé, et ça n'était pas bon signe. Michel Rocard était de ceux qui ne renoncent jamais. À presque 86 ans, il se faisait un principe de faire sonner son réveil tous les matins pour parcourir les longs kilomètres qui séparaient son domicile de son bureau.
Ne pas aller au bureau, c'était renoncer. Renoncer à avancer, car il était hors de question qu'il perde son temps à faire autre chose que servir son pays. Alors qu'il était foudroyé par la fatigue, il refusait obstinément de respecter le repos que les médecins lui prescrivaient, il bottait en touche en revendiquant qu'il ne savait rien faire d'autre que travailler ! Michel Rocard était un passionné, animé par l'amour infini qu'il vouait à son pays, la France, et aux Français. Amoureux de la France, il n'en était pas moins curieux de comprendre le monde dans sa grande complexité et il y consacrait la majeure partie de sa réflexion ces dernières années. La petite cuisine politicienne de ses amis au pouvoir ne l'intéressait plus, tout comme sa propre histoire politique, dont tout le monde garde en souvenir les illustres années passées à Matignon sous la présidence de François Mitterrand.
Un pays de notaires
Michel Rocard n'aimait guère évoquer cette période, non pas par rancune ou par nostalgie, mais parce que cela n'avait que peu d'importance au regard des enjeux majeurs qui attendent la France dans un monde en crise. La crise, il l'avait vue venir bien avant les plus illustres experts. Nombreux étaient ceux qui l'accusaient de pessimisme alors qu'il prédisait la chute brutale de l'économie mondiale en 2008. Et en plein cœur de cette crise, il semblait inquiet de la capacité de la France à fourbir ses armes pour rebondir. Cette France, il aimait dire, avec son sens de la formule, qu'elle était un pays de paysans et de notaires ! Non sans affection, il rappelait que notre pays avait une vieille tradition agricole et que, très tôt, les notaires se sont chargés d'encadrer l'activité juridique et économique de nos « paysans ». C'est parce que la France est un pays de notaires qu'elle est animée par la folie parlementaire, et son nombre faramineux de lois accouchées chaque année, selon Michel Rocard. Mais il s'inquiétait surtout de voir que notre pays n'avait pas su s'adapter au « monde marchand » au milieu duquel il pèse de moins en moins. Ce « monde marchand » est incarné par les États-Unis et la Chine, dont il était capable de narrer l'histoire politique et économique des heures durant, avec la fougue et la passion que nous lui connaissons.
Un Dictionnaire amoureux de Matignon
Michel Rocard avait consacré ses dernières semaines à écrire le Dictionnaire amoureux de Matignon. Il était profondément heureux de se vouer à cette immense tâche, même s'il souffrait de voir sa concentration et sa force de travail diminuer. Il aura vu avant sa mort les résultats du référendum anglais dont il aimait dire, un brin provocateur, qu'un Brexit serait la meilleure des issues pour l'Europe. Il avait cessé de se rendre au bureau depuis deux semaines seulement, il sera mort en travaillant, comme il l'avait sûrement espéré. Le visionnaire qu'il était, empreint d'une culture économique et politique sans équivalent, l'homme d'État au sens le plus pur du terme, manquera à la France, aux Français. Il me manquera.
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MessagePosté le: Mer 6 Juil - 11:49 (2016)    Sujet du message: Mort de Michel Rocard Répondre en citant

« Michel Rocard, protestant agnostique »

« L’éclaireur » marche toujours en avant, tel le prophète qui voit un peu plus loin que le roi et qui informe le peuple avec pertinence. Sans doute, Michel Rocard aura gardé dans sa mémoire les anciens récits de la bible et l’esprit du scoutisme où il s’agit précisément d’observer, d’analyser, de comprendre, autrement dit de « voir », là où beaucoup ne discernent pas encore ce qui advient. Dès la fin de la guerre, au sortir des camps de la mort, il faut repenser le monde et envisager la paix, là où l’esprit de vengeance et le ressentiment menacent de tout remettre en cause. Chargé avec sa troupe, d’accueillir les déportés au Lutétia, il n’oubliera jamais. Il sera de ces penseurs de la paix et de ces voyants de la justice.
Ici, l’une des racines spirituelles du jeune éclaireur est celle, parmi d’autres, nourrie par le pasteur Aeschimann ou encore Karl Barth, le théologien qui a pourfendu le nazisme dès ses débuts. Un homme pour qui la mission de l’Église est de s’occuper de la cité des hommes, non pas tant du ciel, et pour qui la politique requiert l’engagement chrétien en faveur de la paix. Cette ressource ne sera jamais oubliée ni effacée chez Michel Rocard, y compris lorsqu’il se définira comme agnostique, en même temps qu’il affirmera dans ses combats, dans ses engagements et dans son éthique, que la raison seule, pourtant, ne suffit pas, comme pour désigner en creux ce qui fonde, toujours mystérieusement, le secret d’une vie qui demeure inconnaissable.
Une France non réformée
Le rapport qu’il écrit sur les camps de regroupement en Algérie, en 1959, est le fruit d’une prise de conscience sur les faillites possibles de la démocratie, et son engagement contre la torture et les traitements inhumains confirment sa vision sur les fautes de la colonisation. La paix et la justice seront donc les deux feux auxquels il éclairera l’histoire de son pays, y compris dans la crise de Nouvelle-Calédonie qu’il résoudra par le dialogue, ou dans l’élaboration de mécanismes de solidarités entre tous les citoyens. La paix et la justice s’embrassent, dit le psaume, et alors se profile une utopie séculière, presque à portée de main : le modèle scandinave d’une social-démocratie, bien que fragile et si peu étendu, modèle qu’il regardera avec intérêt, n’aura pas trouvé son chemin dans une France non réformée.
Si la raison ne suffit pas, car elle peut oublier la foi, l’humilier ou l’exclure, et si la foi reste insaisissable et devenir à son tour dangereuse dans sa prétention exclusive à la vérité, alors quel est le chemin ? C’est le chemin étroit de l’éclaireur qui doute et qui reste toutefois responsable dans son doute, car jamais tout à fait seul, jamais isolé, toujours en patrouille, en exploration, en marche, debout en soi-même, « ressuscité », en quelque sorte, y compris dans le regard des autres. L’agnostique Michel Rocard aura dit ne rien savoir des choses ultimes. Il pouvait croire, toutefois, à l’exploration des possibles, ici-bas. « Croire c’est penser » disait Paul Ricœur.
En ce sens, la politique, pour lui, ne se sera jamais réduite à la quête infinie d’un pouvoir pour n’en rien faire ou pour se satisfaire d’une place. Elle aura pour vocation pratique de mettre sans cesse en question les statu quo et d’appeler à penser, à réformer, à tracer le cap pour d’autres, pour ceux qui viennent, pour demain. « Au fond, je crois que vous êtes un homme d’espérance », affirmait le pasteur Jacques Steward, président de la Fédération protestante de France engagé avec d’autres dans la résolution de la crise d’Ouvéa en dialoguant avec Michel Rocard, homme politique, protestant agnostique et rempli d’espérance !
François Clavairoly, est président de la Fédération protestante de France

François Clavairoly

En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/06/michel-roccard-protestant-ag…
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