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Djemila Benhabib
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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 15:48 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant




Djemila Benhabib est née de mère croate chrétienne et d'un père algérien musulman en Algérie. Elle refuse viscéralement l'islam, elle s’est réfugiée au Canada mais des Nobles Musulmans de là bas veulent appliquer la Loi Divine.

Toute la rigueur républicaine contre l’islam radical


Refuser la stratégie de la peur et de l’intimidation, défendre le droit de critiquer les dogmes religieux, mettre en échec les guerres juridiques visant à bâillonner la libre parole, c’est ce que réaffirme le comité de soutien à l’essayiste Djemila Benhabib.

Toute la rigueur républicaine contre l’islam radical

Pierre angulaire de notre démocratie, la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de critiquer, sont sérieusement remises en cause au nom d’une vision falsifiée de la lutte contre le racisme, qui assimile la critique de l’islam à une forme de racisme, en la qualifiant d’«islamophobie». Ce positionnement idéologique, qui relève de l’escroquerie sémantique, concourt à imposer l’idée que la liberté d’expression serait subordonnée aux diktats des religions en général et de l’islam en particulier.

A plusieurs reprises ces dernières années, les démocraties ont rappelé que la liberté d’expression était un droit inaliénable. Pourtant, aujourd’hui nombre de penseurs, d’intellectuels, d’écrivains, de journalistes et de militant(e)s féministes et laïques font l’objet de graves persécutions, voire de menaces de mort en raison de leur détermination à user de ce droit. Cette tendance prend une orientation dramatique s’agissant du monde dit musulman où la séparation des pouvoirs politiques, religieux et judiciaires est un enjeu fondamental qui oppose, à l’heure actuelle, des démocrates aux islamistes et aux régimes autoritaires ou dictatoriaux.

C’est le 14 février 1989, avec la publication du roman de Salman Rushdie les Versets sataniques, que l’opposition frontale à la liberté d’expression prend une tournure des plus terrifiantes en se transposant sur la scène européenne. L’ayatollah Khomeiny appelle tous les musulmans à tuer le romancier anglo-indien accusé de blasphème. Désormais, la stratégie des islamistes consiste à éliminer par tous les moyens leurs opposants. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la condamnation à mort de Taslima Nasreen (1993), l’assassinat de Theo van Gogh (2004), les tentatives visant le caricaturiste danois Kurt Westergaard (2005), ainsi que la tuerie à Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

La légitimité de la mise à mort des esprits libres est clairement revendiquée par l’islam politique. Leur élimination est programmée et se joue sur plusieurs niveaux. Le terrain juridique en est un et il n’est pas des moindres. Des poursuites judiciaires sont désormais intentées contre des militants laïques et féministes sous de faux prétextes. Cette nouvelle stratégie qui s’apparente à une «guerre juridique», s’est visiblement mise en place, afin de museler quiconque use de sa liberté de parole pour critiquer l’islam radical et tester la résistance des «cibles» et des institutions. En France, le procès des caricatures de Charlie Hebdo en a préfiguré le terrifiant engrenage. Le procès contre la crèche Baby Loup a suivi, avec ses interminables rebondissements judiciaires dont la directrice, Natalia Baleato, est sortie victorieuse, mais au prix d’un long combat.

Au Québec, Djemila Benhabib, journaliste et essayiste bien connue pour son combat contre l’islam politique en est déjà à son deuxième procès. En 2012, elle est poursuivie par une mère musulmane qui lui reproche d’avoir publié sur son blog les photos de ses deux enfants prises lors d’un concours de récitation coranique organisé à la mosquée al-Rawdah, un fief des Frères musulmans. Or, ces mêmes photos étaient déjà publiées sur le site de ladite mosquée. Djemila Benhabib a gagné ce procès sans réel objet, mais on peut imaginer ce que cela représente de pression morale et financière. Le 26 septembre prochain s’ouvrira à Montréal, un autre procès qui l’oppose, cette fois-ci, à une école islamique pourtant financée par le ministère de l’Education et qui fait du port du voile islamique une obligation à partir de la troisième année (c’est-à-dire pour des fillettes de 9 ans). Au Royaume-Uni, la militante féministe Maryam Namazie, qui mène une lutte acharnée contre les tribunaux de la charia est confrontée à des lobbies organisés au sein des campus universitaires qui viennent perturber violemment ses conférences. Cet insupportable harcèlement consiste toujours à faire passer des militants(e)s laïques pour des racistes.

Ne nous trompons pas sur les véritables motivations des auteurs de ces attaques d’un type nouveau. D’abord, il s’agit de faire régner la peur pour empêcher toute expression critique envers l’islam ou contre la façon dévoyée dont certains veulent l’imposer à d’autres. Ensuite, il s’agit de mettre une pression démesurée sur les personnes visées, pour les épuiser psychologiquement et financièrement, les ostraciser et les éliminer du débat public. Bref, les décourager de continuer à s’exprimer publiquement. C’est pourquoi nous réaffirmons avec force que les démocrates du monde entier refusent la stratégie de la peur et de l’intimidation. Il ne saurait être question de renoncer à la liberté d’expression, pas plus qu’à l’universalité des droits humains et à ceux des femmes en particulier, qui ne doivent souffrir aucune contestation ni restriction au nom de préceptes religieux ou de prétextes culturels. A nous de rassembler nos forces pour nous donner les moyens d’agir collectivement. C’est le premier objectif du comité de soutien qui vient de se constituer.

PREMIÈRES ASSOCIATIONS SIGNATAIRES :

Association pour la mixité, l’égalité et la laïcité (Amel), Assemblée des femmes, Clara Magazine, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Coordination française pour le lobby européen des femmes (Clef), Comité Laïcité République, Egalité - Laïcité - Europe (Egale), Femmes pour le dire, Femmes pour agir, Femmes sans voile d’Aubervilliers, Femmes solidaires, Institut d’éthique contemporaine, Laïcité - Libertés, Libres MarianneS, Ligue du droit international des femmes, Marche mondiale des femmes - France, Ni putes ni soumises, Observatoire de la laïcité de Saint-Denis, Regards de femmes, Réseau féministe «Ruptures», Union des familles laïques (Ufal).

PREMIERS SIGNATAIRES INDIVIDUELS :

Waleed al-Husseini Blogueur, auteur, Elisabeth Badinter Philosophe, écrivaine, Gérard Biard Directeur de Charlie Hebdo, Danielle Bousquet Députée honoraire, Marika Bret DRH de Charlie Hebdo, Sérénade Chafik Militante féministe, Chahla Chafiq Sociologue, écrivaine, Nadia el-Fani Cinéaste, Caroline Fourest Journaliste, auteure, Pierre Gauthier Député au Parlement de Genève, Jean Glavany Ancien ministre, député ,des Hautes-Pyrénées, Shoukria Haidar Présidente de Negar - Soutien aux femmes d’Afghanistan, Marieme Helie Lucas Sociologue, fondatrice deSecularism is a Women’s Issue, Catherine Kintzler Philosophe, professeure émérite Lille-III, Françoise Laborde Sénatrice de Haute-Garonne, Guy Lengagne Ancien ministre, Corinne Lepage Ancienne ministre, présidente de CAP 21, Joseph Macé-Scaron Président du comité éditorial de Marianne, Laurence Marchand-Taillade Présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val-d’Oise, Maryam NamaziéPorte-parole deOne Law for All, membre du Council of ex-muslims, Magali Orsini Députée au Parlement de Genève, Céline Pina Essayiste et militante laïque, Hubert Reeves Astrophysicien, auteur, Yvette Roudy Ancienne ministre, Boualem Sansal Ecrivain, Fatoumata Fathy Sidibé Eurodéputée, Mohammed Sifaoui Journaliste, Lisa-Marie Taylor Présidente de Feminism in London, Viviane Teitelbaum Eurodéputée, échevine, Fiammetta Venner Politologue, essayiste.

http://djemilabenhabib.com/ je-soutiens-djemila
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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 15:48 (2016)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 29 Juin - 18:35 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib
52 min ·



‪#‎Turquie‬:



Vous connaissez certainement l'expression: se faire dépasser sur sa droite. C'est que m'inspire la situation actuelle de la Turquie à la suite de ce terrible attentat du 28 juin. Le sieur Erdogan, sultan islamiste autoproclamé, a placé son pays dans une impasse en laissant rentrer les loups dans Istanbul. Sous son règne, la Turquie s'est islamisée comme jamais auparavant au point de devenir une base arrière de Daech et de ses soldats d'Allah. Alors pourquoi se surprendre que ces voraces prédateurs se soient comportés de la sorte, hier?
On ne joue pas avec Daech. Or, Erdogan n'a eu de cesse de le faire, depuis des mois et des mois, multipliant les salamalecs à ses assassins, leur ouvrant sa frontière et leur achetant leur pétrole. Il a joué Daech contre les laïques, les journalistes, les intellectuels et les Kurdes. Il a fait de son pays un État de plus en plus autoritaire et de moins en moins laïque. Comment ne pas réaliser que depuis l'arrivée de son parti au pouvoir en 2003, sa stratégie a consisté à affaiblir les anticorps de la Turquie contre le virus islamiste?
Nous y sommes!
Heureusement que ce grand pays qu'est la Turquie ne se résume pas à son dernier maudit sultan. Je pense à mes nombreux amis turques que j'ai eu le bonheur de côtoyer ces derniers mois. Il y a quelques jours encore, je me trouvais à Bruxelles, entourée par la famille (la méga smala) de mon amie belgo-turque Yeter Celili. Je devine votre immense douleur. Je la partage. Nous évoquions ensemble les dérives de Erdogan et l'urgence de se ressaisir contre ses pulsions autoritaires.
Vous savez ce qu'il nous reste à faire: combattre l'islamisme sur tous les fronts: celui d'Erdogan, celui de Daech ainsi que tous les autres.
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MessagePosté le: Ven 22 Juil - 11:06 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib: Charlie, les accomodements raisonnables, la gauche…
Dans son dernier livre, l’activiste algéro-québécoise part des assassinats des dessinateurs de Charlie Hebdo pour brosser le paysage de l’avancée de l’islam radical aujourd’hui.
Interviews: deuxième parution (8)



26.02.2016
En 1994, Djemila Benhabib a 21 ans lorsqu’elle doit fuir l’Algérie avec sa famille après les premiers assassinats de la «décennie noire». En 2009, son premier livre, «Ma vie à contre-Coran», la fait connaitre à un large public. Elle poursuit son combat contre l’obscurantisme au Québec, où elle vit, et en France où elle revient régulièrement.



Au Québec, elle paie la note: menaces, pétition contre sa candidature politique, procédures judiciaires, dont l’une parce qu’elle a dénoncé le port du voile des petites filles et l’endoctrinement des enfants par les concours de récitation coranique.
Elle a achevé l’écriture d’«Après Charlie» juste avant le 13 novembre 2015. C’est un hymne à la laïcité et à la démocratie et une ode aux journalistes qu’illumine la figure de Charb. Femme de gauche, Djemila dénonce les complices du communautarisme, médias, partis, et sa propre famille politique qui abandonnent les valeurs de la démocratie. A cause de leur complaisance, «les nazillons verts, des Frères aux djihadistes, sont une espèce en pleine expansion.»
Djemila nourrit ses analyses par le portrait de résistants des pays musulmans, dont plusieurs sont tombés au champ d’honneur: Abderrahmane Fardeheb, Tahar Djaout, Naguib Mahfouz, et ceux qui poursuivent le combat tels Kamel Daoud, Alaa El Aswany et Boualem Sansal qui a rédigé la préface d’«Après Charlie».
Elle n’est pas tendre avec l’islam qui se déploie aujourd’hui dans les pays d’Allah: «Cette rigidité de pensée, s’agissant de la liberté de conscience et de l’altérité, place le monde musulman dans un énorme retard culturel et un déficit éthique abyssal. (…)  Là où les musulmans dominent, un monothéisme essaye d’étouffer les deux autres. L’incroyance est criminalisée. La liberté de conscience et la liberté d’expression combattues. Ce refus de la critique, ce rejet de la pensée, cette négation de la réciprocité, cette aversion de l’altérité ont fait du musulman un être avili, un cœur aliéné, une tête sans tête. Insensibilisé à la vie dans sa pluralité et sa complexité, l’être musulman s’acclimate plus volontiers à la mort.»



- Pour vous, il y a un avant et un après Charlie. En quoi?

On n’appréhende plus la vie de la même façon lorsqu’on a été confronté à un tel degré de barbarie. On réalise que la démocratie est précieuse et fragile et que la première des libertés est la sécurité. Mais qu’est que cette chose: la sécurité, ce vilain mot, diront quelques-uns? Les dessinateurs historiques de Charlie étaient des personnalités attachantes qui ont marqué de mille et une façons l’enfance de certains et la résistance aux pouvoirs établis de certains autres. C’étaient des figures pacifistes d’une rare intelligence et d’une sensibilité si grande. En ce sens, ils représentent l’accomplissement culturel de toute une société et de plusieurs générations. Les perdre dans ces circonstances est terriblement difficile à accepter.

- Depuis ces assassinats, ceux du 13 novembre sont survenus. Comment les interprétez-vous? Une suite logique de Charlie ou une fuite en avant de l’EI?

Rationaliser une telle violence n’est pas facile. Mais je suis frappée par l’intensification de la frénésie de la violence. Tuer est presque un jeu. Au Bataclan, les assassins rient en exécutant leurs victimes. Nous sommes passés des assassinats ciblés aux assassinats de masse en quelques mois. Si l’on se place dans la perspective des assassins du 7 janvier 2015, les victimes portaient une «culpabilité» liée à leurs activités s’agissant de l’équipe de Charlie et des policiers, par exemple, alors que les juifs portent en eux une espèce de tare congénitale, celle d’être nés juifs. Le 13 novembre, la logique est différente. La focale de la culpabilité s’est considérablement élargie et par conséquent le nombre de victimes a bondi. De quoi étaient-ils coupables? D’être la France tout simplement. Les assassins voulaient faire éclater la France en jouant sur les clivages. La France est restée digne, soudée, debout. Ce qui du coup a créé un deuil d’une tout autre nature en fédérant les différents milieux d’appartenance des victimes.

- Pour vous, ce qui se passe dans les pays musulmans est indissociable de ce qui se passe chez nous. En quoi?

Évidemment, ce terrorisme je le connais bien. Je l’ai vécu en Algérie. Son objectif premier est la terreur. Cependant, il ne faut jamais perdre de vue qu’il est l’expression d’un projet politique qui vise à anéantir la démocratie. Je crains que la crise soit devant nous. Les pays arabes n’ont jamais été aussi fragiles, voir la Syrie, l’Irak, la Libye. Les démocrates dans le monde musulman n’ont jamais semblé aussi isolés et les démocraties occidentales n’ont jamais paru aussi divisées. L’islam politique, lui, avance. Malgré quelques ratés, il demeure un mouvement planétaire avec un appétit gargantuesque pour le pouvoir et une force d’attraction incontestable.
Désormais, les islamistes ont pris racine sur les deux rives de la Méditerranée et des deux côtés de l’Océan. Ils travaillent d’une façon concertée depuis 1960 grâce notamment à la diplomatie du porte-monnaie de l’Arabie saoudite qui a mis en place l’OCI et la Ligue islamique mondiale pour propager le wahhabisme à travers le monde. Tout ceci avec la bénédiction des Etats-Unis qui voyaient dans cette vague verte la possibilité d’engloutir l’ennemi rouge soviétique. A partir de là, toutes les dérives devenaient possibles. Eh bien nous y sommes! Avec une situation nouvelle. Entre l’Iran, le Qatar, les Émirats-arabes unis, le Koweït, le Pakistan et la Turquie, l’islam politique se décline désormais au pluriel. Et n’oublions pas l’islam politique de facture européenne qui vient s’amalgamer au reste.

-  Vous êtes féroce par rapport à l’immense toile d’araignée qu’on tissée les Frères musulmans dans le monde, dont l’UOIF en France. Elle gère des centaines de mosquées et son but est d’établir la charia. Comment lutter contre ces courants?

Le but immédiat des Frères musulmans n’est pas d’établir la charia. Ce sont de grands pragmatiques et de fins stratèges. Ils savent qu’à court terme, l’exigence de la charia est contre-productive. Ils appuient sur un autre bouton: le respect de la «diversité» et de la liberté de religion. Ils vouent une haine viscérale à la laïcité qu’ils combattent farouchement. Ils agissent sur plusieurs fronts. Celui des politiques pour les influencer et pénétrer leurs instances. Celui des sphères intellectuelles et médiatiques qu’ils «travaillent» au corps pour formater l’opinion publique de façon à normaliser leur mouvement sur l’échiquier politique. Le troisième consiste à travailler les communautés musulmanes par un gigantesque réseau d’organisations caritatives pour les enfermer dans le fantasme de la Oumma et les isoler des sociétés d’accueil.

- Vous espérez une prise de conscience de la gauche. Après Charlie Hebdo et le 13 novembre, la voyez-vous poindre?

C’est probablement en raison de mes affinités avec la gauche que je me sens profondément trahie
par son courant communautariste qui n’a ménagé aucun effort pour défaire la laïcité et faire reculer par exemple les droits des femmes et des homosexuels sous la pression des intégristes. Je parle là de tous les intégristes. Car reconnaissons qu’il n’y pas que les islamistes qui testent nos États avec leurs listes d’épicerie.
Je n’ai aucune tolérance envers ceux qui ont fait le lit des intégristes. Je n’ai aucune sympathie à l’égard de ceux qui ont multiplié courbettes et salamalecs à des prédicateurs comme Tariq Ramadan alors que les miens se faisaient égorger en Algérie. Je viens de cette histoire-là. La corporation des journalistes dans mon pays d’origine a payé un très lourd tribut: 123 employés de presse (pas tous journalistes) ont été assassinés entre 1993 et 1997.
Mais il existe une autre gauche restée résolument républicaine, laïque et solidaire. Je pense à des figures comme Élisabeth Badinter ou encore Régis Debray. Cette gauche-là, se bat tous les jours contre le monstre à plusieurs têtes auquel nous faisons face. Je souhaite lui rendre hommage et saluer sa fidélité aux grands idéaux de Jaurès.

- Vous mettez en évidence la complaisance et la lâcheté des médias. Voyez-vous là aussi poindre un changement?

Les médias dominants sont le reflet de notre époque, consumériste à volonté et servile à souhait. Or, pour comprendre le monde et ses convulsions, il faut du temps, des connaissances et du recul. Les islamistes travaillent en meute, sur le long terme, et disposent de moyens financiers considérables. Ils savent soudoyer les uns comme ils savent jeter l’anathème sur certains autres en les accusant d’islamophobie.  

- Vous soulignez la confusion faite entre «liberté religieuse» et «expression de la liberté religieuse» qui devrait être neutralisée. Mais selon la Convention européenne des droits de l’homme, les croyants peuvent manifester «en public ou en privé» leur religion et ceci entre autres par «les pratiques et l’accomplissement des rites».* Peut-on s’en sortir sans modifier ce genre de législations?
Oui, comme vous l’évoquez: «les croyants peuvent manifester…». Doivent-ils le faire à tout moment et en tous lieux, là est la question. Il y a dans ce texte des possibles en effet. Cette liberté de religion devient-elle pour autant une obligation absolue de religion? Le problème c’est qu’on a fait de cette liberté de religion presque un droit absolu de religion. Une liberté comme son nom l’indique n’est pas un droit. Elle est modulée par des droits et libertés reconnus dans le cadre d’une société libre, plurielle et démocratique.
Au-delà de ce débat juridique, la question qui nous est posée est d’abord d’ordre philosophique et politique. Elle est fort simple d’ailleurs. Jusqu’où peut aller la liberté de religion dans une démocratie? Nous pensions cette problématique dépassée. Elle l’a été en quelque sorte concernant le christianisme. Marcel Gauchet a une belle expression pour illustrer ce processus en évoquant «la sortie du religieux». A bien y réfléchir, il est question plutôt de «la sortie» du christianisme. C’est pourquoi l’un des chapitres de mon livre s’intitule «Dieu est mort (un peu), Allah est vivant (beaucoup».

-  Vous citez Meddeb qui observe que les germes de de la violence sont dans les textes de l’islam. Or, les religieux et les responsables d’associations le nient. Pensez-vous nécessaire qu’ils l’admettent enfin pour qu'une évolution puisse se produire?

Le débat est déjà là, qu’ils l’admettent ou pas. J’ai même envie d’ajouter qu’il a existé dès les balbutiements de l’islam. Il n’y a qu’à se rappeler cette controverse à Bagdad, dans la première moitié du 9ème siècle. Le Coran était-il créé ou incréé? Bien sûr, nous savons comment tout cela s’est terminé: l’école rationaliste des mutazila a totalement disparu. Aujourd’hui, les forces centrifuges sont puissantes. Mais ce débat concerne les religieux. Ce qui m’importe, c’est de pouvoir penser l’être musulman en dehors du sacré, le restituer dans sa dimension universelle et humaniste. Car l’être est d’abord un être humain avant d’être un croyant.

- Pour vous le FN est d’extrême droite, entre autres parce qu’il perçoit l’immigration, surtout musulmane, comme une menace. Or, le paysage que vous brossez tendrait à lui donner raison. Et à propos de l'expansion de la radicalité musulmane, si je compare ce qu’a dit Marine Le Pen avec ce qu’a tu la gauche, qu’est-ce qui a fait le plus de dégâts à la démocratie?

Soyons clairs, ce que je reproche au FN, c’est sa fourberie, dire une chose et faire son absolu contraire. Il ne suffit pas de faire un bon constat. D’ailleurs, dans quel but? Celui de mettre à terre la République? Je ne crois pas en sa conversion subite à la laïcité. Un parti qui a fait de la haine des juifs le fondement de sa doxa depuis sa création ne peut les aimer subitement. Un parti qui fait de la haine de l’Autre son fonds de commerce, je m’en méfie comme de la peste. La République, c’est la fraternité.

-  Les accommodements raisonnables se multiplient au Canada. La culture est différente de l’Europe, les juges ont davantage de poids dans les compromissions. Pouvez-vous en donner des exemples? Et au final, le résultat est-il si différent de la France?

L’«accommodement raisonnable» est l’outil juridique de l’idéologie canadienne du multiculturalisme. Celle-là même qui combat la laïcité, déconstruit l’égalité universelle, porte atteinte aux droits des femmes et institutionnalise la primauté du religieux. Il serait trop long de revenir sur l’origine du concept, mais voici deux exemples. Zunera Ishaq, citoyenne d’origine pakistanaise, vient de remporter une victoire judiciaire: il est permis de participer à la cérémonie d’assermentation pour l’obtention de la citoyenneté canadienne en portant le voile intégral, le niqab. Justin Trudeau, nouveau premier ministre, considère d’ailleurs que «le port du niqab est acceptable en tout temps et en tout lieu au Canada». Tout a commencé avec un autre épisode en 2002. Un élève sikh d’une école de Montréal, âgé de 12 ans, souhaitait porter son kirpan (un petit poignard considéré comme un symbole religieux par les tenants de l’orthodoxie sikh) en classe. L’école s’y est opposée pour des raisons de sécurité et après une saga judiciaire de quatre ans, le plus haut tribunal du pays lui a donné raison. Mais le kirpan est interdit à l’Assemblée nationale du Québec, dans les avions et à l’ONU pour des raisons de sécurité. Ne cherchez pas la logique…

- Au Québec, ces accommodements remportent un franc succès. Pourquoi?

Un franc succès, j’en doute fort. Au Québec, nous sommes toujours à la veille d’une tempête provoquée par un accommodement. L’équilibre est précaire, la gronde au sein de la population palpable. Les questions de fond ne sont jamais réglées, mais constamment contournées. Les élites font semblant de ne rien voir et de ne rien entendre. Un jour, nous paierons cher toutes ces compromissions qui minent notre cohésion nationale. Nous naviguons entre deux régimes. Le régime républicain, en théorie du moins, applique un seul régime de droits. Son référent est la nation et son leitmotiv l’égalité. Le multiculturalisme est réfractaire à toute reconnaissance politique de la nation et sépare en fonction de l’origine et de la croyance. Sa préoccupation est de maintenir l’équilibre social entre les communautés. Son souci est de faire cohabiter plusieurs régimes de droits. Typiquement au Québec, nous sommes à la croisée de ces deux chemins. J’espère de tout cœur que le modèle républicain finira par s’imposer.

* Convention des droits de l’homme: La liberté de conscience implique  « la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. » (art.9).
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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 13:50 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Trudeau accusé de cautionner la ségrégation des sexes
15 septembre 2016 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa    | Canada
Justin Trudeau s’est rendu lundi à l’Ottawa Muslim Association pour prononcer quelques mots devant les musulmans réunis pour célébrer la fête du sacrifice.



Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Justin Trudeau s’est rendu lundi à l’Ottawa Muslim Association pour prononcer quelques mots devant les musulmans réunis pour célébrer la fête du sacrifice.

La présence de Justin Trudeau dans une mosquée imposant la séparation entre hommes et femmes suscite des remous. Des groupes de femmes se plaignent que ce passage cautionne une pratique misogyne.
 

C’est le cas du Conseil canadien des musulmanes. Sa directrice, Alia Hogben, rappelle que, « malheureusement, bien que certains d’entre nous, musulmans, s’opposent à la ségrégation des sexes dans les mosquées et dans les rassemblements sociaux, la plupart sont plus traditionalistes et n’ont pas de problème avec la séparation ». Elle assure néanmoins que certaines mosquées permettent la mixité, signe que « ça peut être fait ». « Ç’aurait été bien qu’il réclame que lui et ses ministres féminines s’adressent à l’assemblée en même temps et non de manière séparée. Au moins, cela aurait fait preuve d’égalité des genres. »


Députées voilées
 

La députée d’Ottawa-Centre et ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, était présente à l’événement, mais elle n’a pas pris la parole. Sur les photos placées sur Twitter par le bureau du premier ministre, on voit Mme McKenna et ses collègues députées Karen McCrimmon et Anita Vandenbeld, en compagnie des représentants de la communauté, toutes trois portant le voile.
 

Aucune des trois femmes n’a rappelé Le Devoir mercredi. La porte-parole de Mme McKenna, Caitlin Workman, a indiqué que la ministre « respecte les traditions de tous et était ravie d’être là à un moment fort de la communauté ». Les musulmans célébraient lundi la fête du Sacrifice.
 

Pour Djemila Benhabid, auteure du livre Ma vie à contre-Coran et ancienne candidate péquiste, cette visite est la preuve que « les droits des femmes sont si peu de chose aux yeux [de M. Trudeau].
L’égalité s’arrête à la porte de la mosquée ». Que la mosquée sépare les hommes des femmes n’a « rien de nouveau », admet-elle. « Mais que la puissance publique puisse endosser cette posture ségrégationniste par la présence même de notre premier ministre nous en dit long sur le degré de compromission avec un islam incapable de s’élever à la démocratie et de se renouveler. »
 

Ségrégation
 

La Fédération des femmes du Québec (FFQ) n’a pas souhaité se prononcer sur le sujet. Pour le droit des femmes du Québec (PDFQ), un groupe ayant vu le jour pour se dissocier de la FFQ jugée trop conciliante sur les questions du port du voile, déplore la visite. La présidente de PDFQ, Michèle Sirois, note que « la ségrégation raciale, on se bat contre depuis longtemps. Je ne vois pas un politicien qui accepterait d’aller dans un endroit où on dirait les Noirs d’un côté, les Blancs de l’autre. Mais pour les femmes, il semble que ce soit moins grave ».
 

Mme Sirois estime que les politiciens devraient cesser de fréquenter les lieux où l’égalité des sexes n’est pas de mise. Elle rappelle la mairesse d’arrondissement Anie Samson qui s’était voilée dans une mosquée en 2013 pour inviter les fidèles à aller voter afin de bloquer la charte des valeurs québécoise.
 

Dans les coulisses libérales, on ne comprend pas pourquoi cette visite fait l’objet d’une couverture médiatique. On souligne que ce n’est pas la première fois que M. Trudeau se rend dans une mosquée. On se demande si la communauté musulmane n’est pas prise injustement à partie, dans la mesure où une telle forme de ségrégation envers les femmes se voit aussi chez les juifs, les orthodoxes grecs ou encore dans les gurdwaras sikhs. On ne manque pas de rappeler que l’Église catholique interdit aux femmes de devenir prêtres.

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Djemila Benhabib
14 min ·

A l'occasion de la fête de l'Aid, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, celui-là même que l'on qualifie ici et là de " super politicien", s'est rendu dans une mosquée à Ottawa, le 12 septembre. Il a fait un discours vantant l'inclusion, la tolérance et la diversité face à une audience exclusivement masculine puisque les femmes étaient reléguées à l'étage supérieur.

Ma réaction dans Le Devoir de ce matin:

"Pour Djemila Benhabib, auteure du livre Ma vie à contre-Coran et ancienne candidate péquiste, cette visite est la preuve que « les droits des femmes sont si peu de chose aux yeux [de M. Trudeau]. L’égalité s’arrête à la porte de la mosquée ». Que la mosquée sépare les hommes des femmes n’a « rien de nouveau », admet-elle. « Mais que la puissance publique puisse endosser cette posture ségrégationniste par la présence même de notre premier ministre nous en dit long sur le degré de compromission avec un islam incapable de s’élever à la démocratie et de se renouveler. »
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MessagePosté le: Mer 28 Sep - 10:07 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

«Le GIA aurait dû te liquider avant que tu puisses mettre les pieds ici, connasse.»
Procès de Djemila Benhabib: jour 2

Le compte-rendu de la première journée: Voici Ahmed Khebir

Jour2

L'ÉCHANGE LE PLUS CONTROVERSÉ DE LA JOURNÉE


Une ancienne étudiante des Écoles musulmanes de Montréal, âgée de 21 ans et portant un voile sévère, a témoigné aujourd'hui au procès en diffamation intenté contre Djemila Benhabib par les Écoles musulmanes de Montréal.

D'abord interrogée par Me Grey, procureur des Écoles, la jeune femme d'origine algérienne a témoigné de son expérience à l'École musulmane. Le président de l'organisation, Ahmed Khebir, qui a témoigné hier, était assis à la gauche de Me Grey.

Ensuite, Me Nadon, le procureur de Mme Benhabib, a contre-interrogé l'étudiante voilée, qui étudie aujourd'hui à l'Université de Montréal. La partie la plus tendue de leur échange a porté sur des publications Facebook.

L'avocat de Mme Benhabib a déposé l'imprimé d'un commentaire apparaissant sur la page Facebook «Je soutiens Djemila», qu'il a lu ainsi: «Le GIA aurait dû te liquider avant que tu puisses mettre les pieds ici, connasse.»

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Ce commentaire était écrit par un compte Facebook au nom de l'étudiante voilée, avec sa photo, et dont la description précisait «étudie au cégep de Saint-Laurent» (soit précisément le cégep que fréquentait l'étudiante voilée à la date du commentaire).

Étudiante voilée: «Oui c'est ma photo. Mais ce n'est pas mon compte [Facebook].»

L'étudiante voilée a allégué avoir été victime de hacking ; que des tiers créaient des pages Facebook portant son nom et sa photo ; que ce n'était pas elle ; qu'elle en avait dénoncé quelques-unes pour usurpation de son identité.

Me Nadon: «Puis ça, le GIA, est-ce que vous savez c'est quoi le GIA?»
Étudiante voilée: «Oui, je sais c'est quoi.»
Me Nadon: «C'est quoi le GIA?»
Étudiante voilée: «C'est un groupe terroriste en Algérie.»
Me Nadon: «Vous êtes algérienne?»
Étudiante voilée: «Oui, d'origine algérienne.»

Avant cet échange, le procureur de Mme Benhabib lui avait demandé: «Est-ce que vous savez si elle [Djemila Benhabib] a habité en Algérie?», et l'étudiante avait répondu: «Oui»

Me Nadon: «Est-ce que vous connaissez l'Algérie?»
Étudiante voilée: «Oui»

L'étudiante voilée a aussi nié avoir participé à un événement organisé par les Écoles musulmanes de Montréal en vue de financer la poursuite contre Mme Benhabib. Or, le procureur de la défenderesse a déposé des imprimés d'une page Facebook intitulée «Our children are not future terrorists» où figuraient le nom et la photo de l'étudiante, parée du voile de la charia. L'étudiante a encore allégué qu'il s'agissait d'un compte Facebook produit par un tiers. Qu'il ne s'agissait pas d'elle. Qu'elle était ici aussi victime de hacking.

***

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Il faut savoir aussi que -selon la Défense de Mme Benhabib- les Écoles musulmanes de Montréal ont «organisé une soirée de levée de fonds afin de financer la présente poursuite judiciaire à l'encontre de [Djemila Benhabib]. Pour ce faire, une page Facebook a été créée par Monsieur Khebir, [intitulée] "Our Children Are Not Future Terrorists".»

Or, «Monsieur Khebir [le président des Écoles musulmanes de Montréal] a nié catégoriquement non seulement avoir créé la Page Facebook mais en avoir même pris connaissance avant l'interrogatoire.»

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De même que l'étudiante voilée nie avoir écrit sur Facebook le commentaire souhaitant que Mme Benhabib fut «liquidée» par des islamistes du GIA [Groupe islamique armé] en Algérie - commentaire qui apparaissait en son nom et sa photo sur une page consacrée à la militante laïque-, de même, le président des Écoles musulmanes de Montréal, M. Khebir, a nié, lors de son interrogatoire avant-procès, avoir jamais créé la page Facebook «Our children are not future terrorists».

Mais «après avoir été vivement confronté» avec la preuve qu'il était bien à l'origine de cette page Facebook, M. Khebir a dû admettre avoir non seulement eu connaissance de la page Facebook, mais l'avoir lui-même créée. (paragraphes 92-93 de la Défense de Mme Benhabib).

Le président des Écoles musulmanes avait poussé l'audace jusqu'à nier catégoriquement avoir jamais possédé un compte Facebook personnel... Il a dû se rétracter après avoir été «confronté vigoureusement avec sa propre page Facebook» (paragraphe 94).

Screen shot 2016-09-27 at 4.49.34 PM

Voir aussi:
Les islamistes nient tout, même l’évidence
http://www.journaldemontreal.com/2015/01/19/les-islamistes-nient-tout-meme-…



ONT AUSSI TÉMOIGNÉ AUJOURD'HUI:

1. Kathy Malas, vice-présidente du Forum musulman canadien, soit le premier lobby médiatique et politique de la Confrérie islamiste des Frères musulmans au Québec. Elle a fait ses études primaires et secondaires aux Écoles musulmanes de Montréal.





2. Salam El-Mousawi. Ses quatre enfants ont fréquenté les Écoles de Montréal. Ses deux filles ont ensuite continué à porter le voile de la charia.

M. El-Mousawi a notamment participé au lancement d'un groupe musulman, destiné à lutter contre le projet de la Charte de la laïcité, dont Mme Benhabib était l'une des principales championnes. Ce groupe fut initié en outre par le cheikh Fawaz, représentant au Canada de la Ligue islamique mondiale (basée en Arabie saoudite), que l'on voit en turban au centre de la photo. Quant à M. El-Mousawi, il apparaît à la droite de Samer Majzoub, président du Forum musulman canadien.Mousawi

3. Un enseignant non-musulman d'origine roumaine.

4. Ainsi que le directeur du campus secondaire des Écoles musulmanes de Montréal.



VOIR AUSSI:

«Une école qui a pour modèle une autre société» - Djemila Benhabib



Sources et références: http://www.postedeveille.ca/2016/08/poursuite-contre-djemila-benhabib.html



Rédigé le 27/09/2016 dans Liberté d'expression, Québec | Lien permanent



Commentaires


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JR Lam


Avons-nous besoin de ces gens du moyen âge ici? Si les mensonges brulaient les bouches, il y a belle lurette qu'ils seraient défigurés!
Merci!

Rédigé par : JR Lam | 27/09/2016 à 20:04


Peter


Thanks Poste de Veille! This is a very important issue and the outcome is crucial for what's coming up in the country. Please keep us posted.

Rédigé par : Peter | 27/09/2016 à 20:34


le viking


sachez que mentir a un non Musulman pour un islamiste radicale fait partie de ses armes c'est tout a fait normal pour lui

Rédigé par : le viking | 27/09/2016 à 20:47


Leon gaudreault


Bravo madame Benhabib d'essayer d'ouvrir les yeux de nos politiciens qui dorment a gaz.
Félicitations aussi à Julius Grey de nous préparer un terrible avenir en défendant ceux qui veulent détruire notre société.

Rédigé par : Leon gaudreault | 27/09/2016 à 21:37
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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 18:11 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib : le djihad tente d'imposer sa loi aux tribunaux
Vendredi 30 Septembre 2016 à 16:00
Martine Gozlan
La journaliste et essayiste Djemila Benhabib, Prix international de la laïcité, est traînée en justice par les islamistes. Un procès symbole qui s'est ouvert à Montréal lundi et devrait se conclure ce vendredi 30 septembre.
Illustration. Jiho

>> Cet article a initialement été publié le 23 septembre, dans le numéro 1016 de "Marianne".

Les prétoires aussi sont des champs de bataille. Précédant, provoquant et prolongeant le terrorisme, une nuée d'avocaillons s'affaire depuis vingt ans, d'Orient en Occident, à traquer le moindre zeste et geste de liberté. Faut-il rappeler que, longtemps avant d'être massacrée, l'équipe de Charlie Hebdo avait été poursuivie par la Mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France ? Djemila Benhabib, qui publia naguère un salutaire Ma vie à contre-Coran et appelle au sursaut laïque dans Après Charlie (H&O éditions), n'a rien oublié. Ni nos amis assassinés, ni son pays natal, l'Algérie, laboratoire du totalitarisme islamique dans les années 90. Elle avait mis un océan entre elle et la terreur, mais la terreur nous rattrape toujours.

"J'ai dénoncé le fait qu'on fait réciter à des petits enfants des versets coraniques appelant à l'extermination des mécréants" Djemila Benhabib
Depuis le 26 septembre et jusqu'à ce vendredi 30 septembre, l'indomptable essayiste passe donc en procès au Canada, poursuivie par l'association Les Ecoles musulmanes de Montréal. Une affaire qui remonte à 2012. Djemila Benhabib avait osé, dans une interview, se dire scandalisée par des méthodes pédagogiques qu'elle a elle-même subies, enfant, en Algérie.

« J'ai dénoncé le fait qu'on fait réciter à des petits enfants des versets coraniques appelant à l'extermination des mécréants. A leur âge, on m'ordonnait de répéter des phrases entières réclamant la destruction des juifs et la lapidation des femmes adultères. Je me suis également insurgée contre le port du voile imposé à des fillettes de moins de 9 ans. L'école qui me poursuit est l'établissement islamique le plus important du Québec... »

Créées en 1985 à l'instigation d'un Pakistanais qui voulait importer le « modèle » du « Pays des purs », Les Ecoles musulmanes accueillent toutes les sessions du Conseil de la charia. Cet organisme, comme son nom l'indique, vise à influencer toutes les institutions afin que le droit musulman soit pris en compte dans le droit québécois. Djemila Benhabib se bat sans relâche contre l'offensive obscurantiste, laquelle s'enfonce pourtant, comme un coin d'acier, dans la mollesse du multiculturalisme nord-américain.

La détermination de la jeune femme en fait une cible de choix pour ceux qui jouent le grand air victimaire sur les violons grinçants de « l'islamophobie », ce mot inventé « pour permettre aux aveugles de rester aveugles », comme l'écrit si bien Salman Rushdie. Djemila Benhabib a défendu la charte de la laïcité qu'aurait fait passer le Parti québécois s'il avait gagné les élections de 2014. La victoire du Parti libéral a éloigné, hélas, cette éventualité. « Mon procès, c'est le symbole du djihad juridique », résume Djemila.
>> Le Canada va abroger sa loi sur la déchéance de nationalité pour les binationaux
La religion contre le droit

Cette chasse à l'homme et à la femme libres n'est pas neuve. Le djihad juridique a commencé dans les pays arabes avant de se répandre en Occident. L'Egypte fut l'un de ses premiers champs de manœuvres. Dans les années 90, au Caire, la lutte contre le terrorisme va de pair avec une réislamisation de la société supposée protéger le peuple de ce même terrorisme. Comme d'habitude - comme aujourd'hui dans les sociétés occidentales -, ce raisonnement, qui allie l'inconscience à la lâcheté, ne tient pas. Nasr Abu Zayd fut l'une de ses victimes.

Ce philosophe et historien brillant était partisan d'une relecture du Coran. En 1994, des avocats islamistes parviennent à obtenir l'annulation de son mariage au motif que l'universitaire est un apostat qui ne peut être l'époux d'une musulmane. La décision a beau contredire, en théorie, les lois égyptiennes, elle est appliquée. Car un flou artistique flotte, en terre musulmane, sur ce qui relève du droit religieux et du droit civil. Le couple se réfugie aux Pays-Bas. Nasr Abu Zayd meurt en exil en 2010. Le djihad juridique lui a interdit de revoir les bords du Nil.
Le djihad juridique a commencé dans les pays arabes avant de se répandre en Occident

A la même époque, le brillant cinéma égyptien voit ses stars pulpeuses prendre le voile les unes après les autres. Un vrai festival de pudibonderie. Seule la belle Yousra, actrice fétiche de Youssef Chahine, résiste aux cris aigres des tartufes qui trouvent anticoranique le déshabillé de satin noir ouvert sur sa gorge blanche.

Elle affronte procès après procès intentés par un tribunal de Damanhour, en Haute-Egypte. Les romans du prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz sont eux aussi attaqués en justice, et le vieil écrivain, en 1994, est la cible d'une tentative d'assassinat par deux membres des Gamaa al-Islamiyya, les commandos djihadistes. Les ados au couteau ne connaissaient ses livres que par l'odeur de scandale répandue par les procès. Tout comme les assassins du journaliste copte Farag Foda, en 1992, n'avaient entendu parler de ses écrits que par la condamnation pour blasphème émise par le grand imam de la mosquée Al-Azhar.

Car le djihad juridique se situe bien au cœur touffu de la charia, la loi islamique. Son objectif est d'invalider, au nom de l'islam majoritaire, la loi civile que se sont donnée les pays musulmans, ou de détourner, au nom des droits de l'islam minoritaire, la loi régalienne des pays occidentaux. Dans le premier cas, il a comme alliée une opinion publique musulmane conservatrice et peu éduquée. Dans le second cas, il s'appuie sur les tenants d'une idéologie de compromis, arc-boutés, toujours, sur le concept magique d'« islamophobie ».

Au Canada, le journaliste roumain Mihai Claudiu Cristea, qui avait cru pouvoir tenter sa chance à Montréal, a été condamné après un harcèlement qui l'a épuisé, ruiné, et finalement poussé à quitter son pays d'adoption. En juin 2012, surpris, comme tous les passants, par l'irruption sur un marché d'une femme en niqab, aux côtés d'un compagnon en tenue estivale, il photographie la scène et en tire un article en donnant sobrement la parole aux partisans comme aux adversaires du voile intégral. Cristea, qui a lancé son propre journal, découvre depuis quelque temps le sinistre petit monde salafiste.

Au cours de diverses rencontres islamiques et portes ouvertes à la bienheureuse différence, il entend des prédicateurs recommander « les tapes correctrices » contre les épouses et avertir les croyantes que serrer la main d'un homme équivaut à forniquer. Il se fait expulser d'une salle de l'université Laval par les videurs de l'Association des étudiants musulmans pour de naïves questions sur la polygamie.
Manne financière

Le couple salafiste photographié décide de porter plainte contre le journaliste. Conseillés par les avocats islamistes qui flairent une aubaine idéologique et leur promettent une manne financière, la femme en niqab et son acolyte, des Tunisiens, attaquent. Malgré la clarté de son argumentaire et la confusion de celui des plaignants, Cristea perd. Car, témoigne Djemila Benhabib qui a suivi son procès, « sans avocats et sans grands moyens hormis quelques amis et lecteurs qui ont constitué un comité de soutien pour l'épauler, l'éditeur fait face à cette cabale salafiste presque seul. Les dés sont pipés, la justice n'accepte pas de porter la cause en appel ».

"Qu'on ne s'étonne pas si un enfant imprégné d'une culture de violence passe à l'acte"
 Condamné « pour atteinte à l'identité » d'une personne qui se voile pourtant intégralement, le journaliste, effondré, rentre en Roumanie. Autrement dit, deux salafistes tunisiens sont confortablement installés aujourd'hui à Québec alors qu'un Roumain laïque et républicain a dû quitter le pays.

Le djihad juridique est donc une arme efficace de destruction. « On veut nous affaiblir, nous ruiner, nous effacer, nous empêcher d'écrire, de parler, de participer au débat public, de diffuser nos idées », explique Djemila Benhabib qui n'en est pas à son premier procès. Elle a gagné le précédent, intenté par une mosquée, en 2015. Cette fois, si les avocats des Ecoles musulmanes la font taire, d'autres voix résonneront-elles aussi fort ? Et surtout aussi clair ?

« Qu'on ne s'étonne pas si un enfant imprégné d'une culture de violence passe à l'acte. Il y a une continuité entre l'idéologie véhiculée par de pseudo-pédagogues et l'acte terroriste. Peut-on accepter de tels enseignants ? » Ces centres d'intoxication mentale sont subventionnés par le ministère de l'Education : un demi-million de dollars par an. La classe politique dort sur ses deux oreilles en ronronnant : laissez venir à nous les petits djihadistes...
Ma charia au Canada

Lors de l'entretien qu'il nous a accordé (n° 1013), le juge Marc Trévidic est revenu sur un précédent canadien : « En 2004, j'ai suivi de très près ce qu'il s'est passé là-bas. La charia civile a failli passer, de justesse. Il y a eu tout un débat, et des hommes politiques, laïques, avaient des arguments pour justifier son acceptation, notamment dans le domaine des affaires familiales. On entendait des gens dire : "Comme les femmes ne viennent pas dans les tribunaux laïques, pour les procédures de divorce, la garde des enfants, ou en cas de violence conjugale, au moins avec l'instauration de ces tribunaux islamiques ce sera un moindre mal, elles iront, ce sera un minimum de protection." C'était assez surprenant. Du moment que le reste de la population ne devait pas s'y soumettre, cela leur paraissait acceptable. Ils avaient aussi pensé à le faire pour certaines affaires commerciales. Ce n'est ni plus ni moins que la stratégie de certains groupes radicaux, qui estiment qu'ils sont solidaires du djihad mais ne vont pas prendre les armes, en préférant se consacrer à l'établissement de la charia sur certaines parties du territoire : c'était le cas de Charia For Belgium, Shar'ia For Britain et, en France, de Forsane Alizza.»

 
 
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MessagePosté le: Jeu 13 Oct - 12:23 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib qui a du fuir l'Algérie car menacée par les fous de PBSL a des admirateurs dans ce pays

Tolérer la menace qui abîme la paix

Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où lorsque l’on s’élève contre le fait que l’ont ait pu interdire à des jeunes filles d’entrer au lycée parce qu’elles ne portaient pas le voile ou que l’on apprend qu’une étudiante a été empêchée de rejoindre une salle d’examen et donc de composer parce qu’elle n’avait pas la tête couverte, on est loin de se douter qu’ailleurs, dans ces pays censés nous démontrer que la laïcité est celle qui préserve le mieux la pratique religieuse de ses fossoyeurs et protège l’équilibre social de tous les prêches tendancieux qui appellent à une pratique rigoriste de la religion et au respect des principes édictés par une idéologie politique plus que par le Coran lui-même, une jeune femme qui a fui la menace terroriste en Algérie et choisi de vivre au Canada et d’y faire entendre sa voix se retrouve aux prises avec une branche salafiste de mieux en mieux armée idéologiquement et financièrement pour semer les terribles graines de sa pensée destructrice.

Cela m’amuserait presque d’ironiser sur le fait que le Québec ait, aujourd’hui plus que jamais, besoin qu’une Djamila Benhabib lui ouvre les yeux sur ce qu’il s’entête à ignorer pour échapper au pire croit-il ! Mais non ! je n’en ai pas du tout envie. C’est toujours comme cela que les choses se passent, en fait ! Quand les uns reculent, les autres s’empressent d’occuper la place. Ce qu’il faut reconnaître aux fanatiques où qu’ils se trouvent et où qu’ils officient, c’est qu’ils sont à l’affût de la moindre faiblesse chez celui qu’ils qualifient de taghout. Comme ce bon sniper qui fait toujours mouche, l’islamiste ne perd jamais le nord, même quand il fait le dos rond. Pour avoir, entre autres, dénoncé le fait que des écoles s’autorisent à interdire leur accès à toute élève qui ne porterait pas le foulard et l’existence de ces structures dont les principes fondateurs rivalisent avec ceux d’un «camp d’entraînement militaire» religieux et sexiste, l’Algéro- Québécoise est poursuivie en justice par les écoles musulmanes de Montréal. C’est triste de voir son rêve de vivre en paix bousculé par des arguments encore plus retors ailleurs !
M. B.
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MessagePosté le: Lun 24 Oct - 16:58 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Le procès politique contre Djemila Benhabib

Procès de Djemila Benhabib

Mathieu Bock-Coté
Mathieu Bock-Côté
Dimanche, 23 octobre 2016 08:43 MISE à JOUR Dimanche, 23 octobre 2016 08:48

Quelques jours avant le début du procès de Djemila Benhabib, j’ai eu le privilège de participer à une soirée visant à lui témoigner du soutien d’un grand nombre de Québécois. J’y ai prononcé un petit discours portant sur les différentes méthodes de disqualification publique des dissidents en régime multiculturaliste. Je rappelais notamment qu’on les étiquette de manière à les transformer en infréquentables dans le débat public, ou encore, qu’on les psychiatrise en leur prêtant de multiples phobies, ce qui justifierait leur mise à l’écart de la conversation démocratique. Je rappelais enfin que ses ennemis entendaient manifestement faire de Djemila Benhabib un exemple politique pour tous ceux qui voudraient s’aventurer à critiquer le multiculturalisme : il s’agit de faire comprendre à la population dans son ensemble le prix à payer pour entrer en dissidence avec l’idéologie diversitaire.

C’est sur ce dernier point que je voudrais revenir aujourd’hui. Une idéologie dominante ne demeure dominante que si, de temps en temps, elle parvient à envoyer un signal clair à ceux qui d’une manière ou d’une autre, prétendent se mêler de la vie publique : on ne la conteste pas librement. Elle doit, de temps en temps, faire une démonstration de force, rappeler qu’elle a le pouvoir de distinguer entre les gens fréquentables et les infréquentables, entre les modérés et les radicaux, entre les esprits civilisés et les extrémistes. L’idéologie dominante doit rappeler, en d’autres mots, qu’elle seule décidera quels contradicteurs elle tolérera dans la vie publique, et quels contradicteurs elle refoulera dans les marges. Pour donner l’impression qu’elle se prête à une comédie démocratique, elle peut tolérer, pour la forme, des détracteurs modérés. Elle formate à l’avance la dose de critique qu’elle peut accepter sans être vraiment compromise.

Et c’est là que Djemila Benhabib intervient. Dans ses interventions publiques des dernières années, celle qui est devenue une figure majeure de la critique de l’islamisme à la fois au Québec et dans de nombreux pays européens n’a pas joué selon les règles du jeu de la dissidence domestiquée, aseptisée, et politiquement acceptable pour les gardiens de l’idéologie dominante qui par exemple, transforme la critique de l’islamisme en symptôme d’une islamophobie militante ou encore, qui veut faire de la laïcité une forme de néocolonialisme identitaire à l’endroit des immigrés. En d’autres mots, Djemila Benhabib n’a pas accepté le rôle du dissident vaincu d’avance, qui accepte son mauvais sort, mais demande de le pleurer un peu. Elle nomme les choses, elle les critique frontalement, elle ne fait pas de concessions et témoigne d’ailleurs d’un immense courage, qui l'honore en notre temps où il manque un peu.

Ce que ne comprennent pas ceux qui se contentent de la défendre mollement, ou encore, qui multiplient les nuances à son endroit, c’est qu’elle est devenue, bien malgré elle, un symbole de notre liberté d’expression. On mène contre elle un procès politique et idéologique. On veut la faire taire. Ruiner sa réputation. Et la ruiner tout simplement. À terme, on veut la marquer du sceau de l’infamie. La faire passer pour une intolérante. Il s’agit de faire comprendre au grand nombre le sort qui frappera ceux qui disent non au multiculturalisme d’État. Il s’agit aussi de frapper d’interdit civique qui ne font pas preuve de complaisance devant un islamisme conquérant qui entend s’imposer à ses propres conditions dans la cité, sans rien lui concéder, en misant principalement sur une stratégie d’exhibitionnisme identitaire. Si l'idéologie dominante ne s'interdit pas les armes de la censure, à terme, l’idéologie dominante entend pousser à l’autocensure généralisée.

Djemila Benhabib, dans ses livres comme dans ses conférences, n’accepte pas de jouer ce jeu. Elle milite, elle se bat, elle critique. À travers elle, c’est le droit de nommer ce qu’on voit et de le dire publiquement qui est en jeu. À travers elle, c’est aussi le droit de résister à l’idéologie dominante qui est en question. Il faudrait en être conscient.
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MessagePosté le: Lun 24 Oct - 17:11 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib
5 h ·



Je vous invite à lire et à relayer l'excellente tribune de mon amie Viviane Teitelbaum, députée MR à Bruxelles, qui répond à Jamal Ikazban, député PS (de Molenbeek, ça vous dit quelque chose), au sujet du voile islamique. Ce dernier a décidé de se ''solidariser'' avec les femmes qui portent le voile islamique, symbole de l'infériorisation des femmes et de leur aliénation, en le portant à différentes occasions ... et même au parlement.
Viviane Teitelbaum écrit:
"Quand un élu porte le voile de manière provocante et ostentatoire « en solidarité avec les femmes » que fait-il en réalité ? Le voile n’est pas juste une étoffe, un vêtement banal ou d'un simple morceau de tissu, c’est un symbole qui renvoie à un système de valeurs, à un projet de société qui limite les droits démocratiques – et pas seulement ceux de la femme."
Cette parole est forte et courageuse. Soyons nombreux à lui signifier notre solidarité. On reproche souvent aux politiciens de ne pas prendre position sur ces questions. Alors, voilà Viviane le fait pour défendre la dignité des femmes et leurs droits à l'égalité.
Merci Viv! De tout coeur avec toi, aujourd'hui, et pour toujours dans ce combat pour les droits des femmes.
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MessagePosté le: Ven 4 Nov - 11:07 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven 4 Nov - 17:13 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib a partagé l’évènement de Institut de recherche sur le Québec.
1 h ·



''Réfractaire à toute reconnaissance politique de la nation, le #multiculturalisme tourne aussi le dos à l’évolution sociale. En ce sens qu’il fige et abandonne l’individu dans sa communauté d’appartenance première. En plaçant chacun à SA place du berceau au tombeau, le multiculturalisme ne cherche aucunement à soustraire les individus à leur milieu d’origine. Sa préoccupation n’est pas de créer les conditions de l’égalité entre les citoyens, mais de maintenir l’équilibre social entre les différentes communautés. Son souci est de faire cohabiter plusieurs régimes de droits. Cette voie très ancrée dans la mentalité libérale anglo-saxonne qui sépare en fonction de l’origine, de la croyance et de la couleur, n’est pas celle que le Québec a choisie historiquement. ''
Après Charlie, Djemila B. 2016
Demain, je participe, à Montréal, au colloque de l'IRQ consacré au "trudeauisme''. Ma réflexion portera sur le multiculturalisme, la laïcité et l'islam politique. Où en est-on au Québec?
Je suis heureuse de pouvoir écouter les différents panélistes dont Mathieu Bock-Côté Simon-Pierre Savard-Tremblay Akos Verboczy Guillaume Rousseau Paul Journet ainsi que David Leroux. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur Martine Desjardins pour l'animation et Myriam D'Arcy pour l'organisation.
J'anticipe avec bonheur les échanges avec le public et les invités.
A demain!
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MessagePosté le: Jeu 17 Nov - 18:10 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant


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MessagePosté le: Mar 29 Nov - 16:19 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Mes plus vives, mes plus chaleureuses et mes plus sincères félicitations à l'ensemble des invités venus en grand nombre assister à la cérémonie de remise du prix Condorcet-Dessaulles qui m'a été décerné, dimanche dernier, à Montréal, par le Mouvement laïque québécois. Merci également à celles et ceux qui m'ont envoyé des mots de félicitations. Je n'ai pas pu répondre à toutes ces marques d'attention qui m'ont touchée plus que vous ne l'imaginez ! Merci du fond du cœur à chacune et à chacun ainsi qu'à toutes et à tous. Merci aux militantes et militants du MLQ pour leur engagement pertinent et nécessaire ainsi qu'à l'ensemble des autres organisations vouées à la défense des mêmes principes.
Dimanche dernier, la composition de la salle a elle seule en disait long sur notre volonté commune de préserver cet héritage précieux de la Révolution tranquille qu'est la laïcité. D'horizons multiples, d'origines diverses, œuvrant dans des sphères d’activités très différentes, nous sommes convaincus de la nécessite de défendre un espace de de vie commun fondé sur la primauté de la raison et non du dogme quel qu'il soit et d'où qu'il vienne.
C'est simple, non? Et pourtant. Que de confusions!
En sortir n'est pas une mince affaire à une époque où les intégrismes religieux redressent fièrement la tête, où nos deux gouvernements sont davantage occupés à courber l'échine face à un islam politique de plus en plus arrogant et menaçant. Il suffit de tendre l'oreille aux témoignages des professionnels en éducation et en santé pour réaliser que les accommodement religieux créent plus de problèmes qu'ils prétendent en résoudre. Me lisez-vous, amis européens? Alors, pourquoi ne pas sortir de cette ambiguïté? Pourquoi ne pas mettre un terme à ces folies? S'ajoute à cela la trop grande complaisance des médias dominants face à des organisations polico-religieuses (de VRAIS lobbys politiques) en plus de leur farouche hostilité à la laïcité.
S'agissant de la laïcité (comme d'autres sujets d'ailleurs), il n'y a pas de neutralité médiatique. Il n'y a qu'un parti pris évident qui va presque toujours dans le même sens. Nous en avons une bonne illustration avec un service public radio-canadien qui n'est aucunement investi par la mission d'informer sur ces sujets-là mais préoccupé par servir la propagande d'État du multiculturalisme. Le journalisme ne peut s'exercer dans ces conditions. Et que dire de l’instrumentalisation de la laïcité par des partis politiques qui calculent, additionnent, soustraient et n'élaborent jamais une véritable vision d'avenir.
Dans ce contexte difficile, notre responsabilité est très grande. Mille mercis à vous toutes et tous de continuer à défendre sincèrement cet idéal laïque sans rien attendre en retour sinon le bonheur de vivre dans une société au diapason avec les grandes valeurs humanistes. C'est déjà beaucoup! C'est même tout!
C'est en vous que je puise la force, le courage et l'espoir de poursuivre cet engagement.
Jusqu'à la VICTOIRE !
Djemila B.
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MessagePosté le: Ven 2 Déc - 15:00 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Djemila Benhabib
5 h ·



''Ainsi Pascal Bruckner. Mercredi, dans une indifférence médiatique générale, le philosophe était convoqué devant la 17e chambre du palais de justice de Paris pour avoir déclaré, en 2015, sur le plateau de 28 Minutes, une émission d'Arte, qu'il fallait « faire le dossier des collabos, des assassins de Charlie ». (...) Les Indivisibles et Le Parti des indigènes de la République ont déposé une plainte pour diffamation contre l'intellectuel, mais aussi contre Jeannette Bougrab, absente à l'audience, pour des déclarations de la même teneur.'' Le curieux procès Bruckner, Saïd Mahrane, Le Point.
En France aussi, on assiste à une judiciarisation du débat public avec une tentative d'instauration du délit d'islamophobie
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MessagePosté le: Jeu 15 Déc - 14:01 (2016)    Sujet du message: Djemila Benhabib Répondre en citant

Ce vendredi, ciné-débat : Métissage ou Communautarisme ? Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ?
15/12/2016 à 09:41 par fredleterreux


mailto:?subject=Ce%20vendredi%2C%20cin%C3%A9-d%C3%A9bat%20%3A%20M%C3%A9tiss…

Ce vendredi 16 décembre 2016, à 20h 15, au cinéma Majestic de Lisieux, le Collectif Lexovien des Droits Humains propose un ciné-débat sur le thème : Métissage ou communautarisme? Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?
Après la projection du film d’Abd Al Malik, Qu’Allah bénisse la France, le débat sera animé par Djemila Ben Habib, Prix international de la Laïcité 2012, Prix Humaniste du Québec 2014, Prix de la liberté d’expression 2016.
Biographie de Djemila Ben Habib
Née en Ukraine en 1972 d’une mère chypriote grecque et d’un père algérien, Djemila Benhabib a grandi à Oran en Algérie dans une famille de scientifiques ouverte et cultivée, engagée dans les luttes politiques et sociales.
Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays et se fraye un chemin dans une société d’hommes où la violence à l’égard des femmes est plus qu’anodine. La nécessité de se battre individuellement et collectivement s’impose dans sa vie d’une façon naturelle alors que l’idéal de la justice sociale l’anime déjà.
En effet, baignant dans un environnement où se croisent la curiosité intellectuelle et l’exigence du débat, Djemila apprend vite à jeter un regard critique sur la société et s’interroge sans tabou sur tout ce qui l’entoure. C’est pourquoi, dès ses premiers pas à l’école à Oran, elle se heurte à un système d’enseignement qui consacre la tutelle du dogme religieux sur la pensée, sanctifie les valeurs obscurantistes et refuse l’ouverture à la culture universelle.
Condamnée à mort avec sa famille par les islamistes, elle se réfugie en France en 1994 puis s’installe au Québec deux ans et demi plus tard et revendique le statut de réfugiée politique. Elle parachève sa formation scientifique à l’Institut national de recherche scientifique du Québec où elle obtient une Maitrise en science physique. Elle fait des études en science politique et en droit international à l’Université du Québec à Montréal où elle obtient une autre maîtrise.
Correspondante permanente du journal algérien El Watan au Canada de 1999 à 2005, elle mène différentes enquêtes de terrain ainsi que des reportages au Moyen-Orient. Au fur et à mesure de ses investigations, elle découvre avec stupeur que l’islamisme politique a aussi gangrené l’Europe et l’Amérique du nord. Au même moment, elle se familiarise avec le système politique canadien en travaillant au Parlement en qualité d’assistante parlementaire. Puis, en 2008, elle rejoint le Ministère des affaires sociales après avoir réussi le concours d’entrée à la fonction publique canadienne.
En 2009, elle lance un véritable pavé dans la mare en publiant son premier essai Ma vie à contre-Coran, dans lequel elle pourfend le multiculturalisme et promeut la laïcité comme moteur de la citoyenneté. Le livre déchaîne les passions et laisse une impression profonde sur l’opinion publique. Djemila Benhabib met sur pied le Collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité, et collabore à la rédaction d’une Charte de la laïcité pour exiger du gouvernement qu’il proclame le caractère laïque de l’État du Québec.
Charlie Hebdo
Après d’autres publications, début 2015, fortement marquée par le massacre des membres de la rédaction de Charlie Hebdo, et par les horreurs qui suivent à Paris, Djemila Benhabib entame la rédaction de l’essai Après Charlie, édité en France par H&O en janvier 2016.
Djemila Benhabib poursuit son engagement coûte que coûte est reste l’une des rares voix de culture musulmane, au Québec et au Canada, à s’insurger ouvertement contre la place du religieux dans la sphère publique et à prôner un vivre-ensemble libéré des carcans ethniques et religieux.
Pratique
Vendredi 16 décembre 2016, à 20h 15, au cinéma Majestic de Lisieux. Projection du film d’Abd Al Malik, Qu’Allah bénisse la France, suivi du débat avec Djemila Ben Habib. Tarif unique réduit : 5,60 euros.
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