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David Belhassen
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David Bel
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MessagePosté le: Dim 29 Oct - 15:12 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

David Belhassen


Communiqué du Mouvement Hébreu de Libération :
Nous saluons la déclaration d'Indépendance de la Catalogne libre et souveraine.
Le Mouvement Hébreu de Libération adressera au gouvernement israélien une missive lui recommandant de reconnaître sans retard l'Indépendance catalane.
Il exigera l'envoi dans un bref délai d'une délégation en vue de l'édification d'une ambassade israélienne à Barcelone, la capitale catalane.
Au nom du peuple Hébreu, nous souhaitons longue vie, justice historique, bonheur, paix, et prospérité au peuple catalan


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MessagePosté le: Dim 29 Oct - 15:12 (2017)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 3 Nov - 15:34 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

« L'islamophobie », le cache-sexe des gouvernements européens pour bâillonner la libre-expression !
David Belhassen·lundi 30 octobre 2017



Le 1er octobre 2017, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Allemagne, qui donne à l’État un pouvoir de censure sur les réseaux sociaux. Par ce texte, l'Etat allemand délègue à Facebook, Twitter et YouTube un droit de censure sur la parole de leurs utilisateurs. Les réseaux sociaux sont désormais tenus de supprimer ou bloquer toute « infraction pénale » en ligne qui relève de la “critique de l’islam”. Ils doivent agir dans les 24 heures qui suivent la réception de la plainte d'un utilisateur - que la plainte soit ou non justifiée. Les entreprises de médias sociaux ont un délai de sept jours pour les cas complexes. En cas de non-respect de la loi, le gouvernement allemand s'autorise à leur infliger des amendes pouvant atteindre 50 millions d'euros.
Cette censure d'Etat place la gestion de la liberté d'expression entre les mains d'entreprises qui seront tentées de censurer plus que nécessaire pour éviter une amende écrasante. Les salariés des médias sociaux sont officiellement devenus une police de la pensée. L'État leur a délégué le pouvoir de cadrer le tout venant de la parole sur les sujets politiques et sociétaux ; eux seuls décideront désormais de qui est autorisé à parler et de quoi. Dans ces conditions, la liberté d'expression n'est plus qu'un conte de fées. Tel était peut-être le but recherché.
Au même moment, un tribunal d'instance de Munich a condamné le journaliste, Michael Stürzenberger, à six mois de prison avec sursis pour avoir posté sur Facebook une photo historique du “Grand Mufti de Jérusalem”, Haj Amin al-Husseini, serrant la main d'un haut dignitaire nazi à Berlin en 1941. Le procureur a accusé Stürzenberger d'« incitation à la haine envers l'islam » et de « dénigrement de l'islam ». Le tribunal a condamné Stürzenberger pour « diffusion de propagande d'organisations anticonstitutionnelles ». Bien que l'admiration mutuelle entre al-Husseini et les nazis allemands soit un fait historique indiscuté, les tribunaux allemands ont entrepris de réécrire l'histoire. Stürzenberger a fait appel.
L'Allemagne n'a pas caché son désir de voir sa loi soit reprise à l'identique par l'Union Européenne, qui a déjà mis en place un code de bonne conduite qui oblige les géants des réseaux sociaux. La commissaire à la justice de l'UE, Vera Jourova, a récemment déclaré qu'elle légiférera si le code de bonne conduite ne produit pas les résultats escomptés. Elle a toutefois précisé que ce code fonctionnait « relativement » bien, Facebook ayant supprimé 66,5% des messages « haineux » dont ils ont été informés entre décembre 2016 et mai 2017. Twitter a supprimé 37,4% et YouTube a pris des mesures sur 66% des notifications des utilisateurs.
Bien que s'affirmant préoccupé par le « discours de haine » en ligne, le Parlement européen, en septembre, n'a pas hésité à inviter une terroriste palestiniste condamnée, Leila Khaled, pour tenir une conférence propagandiste organisée, entre autres, par la délégation espagnole d'Izquierda Unida (Gauche unie) membre du bloc de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique au Parlement européen. (NB : Ce parti pro-palestiniste islamico-jihadiste est un des plus virulents contre l’indépendance catalane ! )
Le ministre de l'Intérieur britannique, Amber Rudd, a refusé d'interdire l'aile politique du Hezbollah. Apparemment, les autorités britanniques jugent acceptable le discours de haine du Hezbollah. Il en va de même pour Ebrahim Bham, imam et prêcheur de haine sud-africain -, qui fut l'interprète du conseiller juridique principal des Talibans. En juillet, cet individu a été autorisé à entrer au Royaume-Uni pour s'exprimer à l'occasion de « Palestine Expo », une grande manifestation de haine anti-israélienne et israélite qui se tenait à Londres, au sein d'un bâtiment officiel, le Centre Reine Elizabeth II. Bham est connu pour s'être référé au ministre de la propagande nazi Goebbels et avoir affirmé que les juifs et les chrétiens étaient des « agents de Satan ». Parallèlement, un chercheur tel que Robert Spencer a été interdit de séjour au Royaume-Uni, au motif que ses propos– pourtant étayés - seraient « islamophobes ».
Les autorités britanniques semblent plus préoccupées par « l'islamophobie » que par l'augmentation des crimes de haine contre les juifs et les chrétiens. Ainsi, la police s'est associée aux autorités de Transport for London pour la «Semaine nationale de sensibilisation au crime de haine » (14 au 21 octobre) et des agents de police se sont rendus à la mosquée d'East London pour encourager les fidèles à dénoncer les crimes haineux.
L'année dernière, le Bureau de prévention du crime (Mopac) de la municipalité de Londres dont le maire est le musulman Sadiq Khan, a annoncé qu'il avait pu consacrer 1 730 726 livres d'argent public (1,9 million d'euros) à une “veille” sur les réseaux sociaux. Cette “veille” a aussi bénéficié d'une subvention des services du premier ministre. Khan a par contre précisé qu'il n'avait pas de budget pour surveiller ceux des 200 djihadistes de retour de Syrie et d'Irak qui se trouveraient à Londres.
Lorsque Morgan, un journaliste londonien a demandé au maire de citer une priorité plus importante que celle de surveiller «les gens revenant du champ de bataille syrien avec l'intention de nuire aux citoyens britanniques», Khan n’a pas daigné répondre. Est-ce parce qu'il est difficile de reconnaître en public que la lutte contre « l'islamophobie » jouit désormais d'un niveau de priorité plus élevé que la lutte contre le terrorisme islamique ?
L’islamisation de l’Europe n’est plus “en marche” ! Elle est déjà accomplie !
Tiré d’un excellent article de Judith Bergman, éditorialiste, avocate et analyste politique en Allemagne.


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MessagePosté le: Mer 29 Nov - 15:21 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

David Belhassen
27 novembre, 17:04 ·


A tous mes amis ! Suite à ma plainte, FB m'a "réintégré".
Mais qu'il soit clair ! Nul site au monde, ne me fera taire ni ne m'empêchera d'exercer mon droit à la libre expression pour dénoncer les crimes contre l'humanité !
Et si jamais FB m'exclut à nouveau, je traînerais Mr Zuckerberg devant un tribunal pour abus de pouvoir !
FB n'est pas au dessus des lois et n'est pas habilité à décider ce qui outrepasse le droit à la libre expression, ou la loi de tel ou tel Etat démocratique !
Au lieu de payer des censeurs d'un Etat musulman, qui n'ont aucune notion de la démocratie, de la laïcité, du droit à l'expression, il ferait mieux d'employer des citoyens d'Etats démocratiques, libres, et laïques !
Je sais, ça lui coûtera plus cher, mais c'est le prix à payer pour posséder un site libre. Sinon qu'il le ferme !
Je m'adresse à tous mes amis et connaissances, afin de nous organiser dans ce sens.
En attendant, exprimez votre soutien en "likant" ce message et en le partageant !


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MessagePosté le: Jeu 30 Nov - 15:39 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Le non-droit d’expression sur l’islam chez FB, et le sur-droit d’expression des jihadistes sur Youtube.
David Belhassen·mercredi 29 novembre 2017





Voici ce que m’a écrit un dénommé “John Smith” (évidemment un pseudonyme) suite à la diffusion d’une de mes vidéos sur Youtube, intitulée : “La mort de la France sera la résurrection de la Gaule”.
John Smith
“Pauvre sale sioniste de merde d'Israël, le pire pays nazi de la planète. Sale nazisraël de fasciste halluciné. Ton Talmud sioniste de merde est une saloperie 100 000 000 de fois pire que Mein Kampf. Ta race de nazis pédophiles est juste bonne à parasiter les pays Blancs de la planète et à tuer des femmes et des enfants palestiniens. Gloire à Poutine qui a botté le cul de ta race de rats d'égout hors de Russie. On a pas besoin de ton pays de sionistes pédophiles. Israel n'est pas un pays, car c'est un territoire non cédé. Ce territoire doit revenir à la Palestine. Les Juifs n'ont rien récupéré, c'est grâce aux abrutis de Blancs si les Juifs ont pu voler ce territoire aux Palestiniens. Sans les imbéciles de Blancs, ta race de nazis pédophiles serait encore à errer comme des parasites et des morts-vivant sur Terre. Ta propagande de juifs nazis on la connaît, mais les musulmans envahissent l'Europe et bientôt on règlera ton compte. l'Europe est à Allah et ensuite, il ne nous restera plus qu'à vous exterminer. Les imbéciles de Blancs sont déjà morts et tes gaulois sont morts depuis 2 000 ans, pauvre halluciné sioniste. Ce n'est qu'une question de temps, Israel sera détruite, pauvre ignorant d'abruti.”
FB m’a banni de son site parce que j’avais écrit que le Coran prônait dans ses versets l’extermination des polythéistes et des “mécréants”. Ce qui j’ai entièrement prouvé en citant de tels versets.
Par contre, la fange de ce John Smith “digne” du pire des nazislamistes est postée sur Youtube sans aucune censure.
Vous pouvez vous en rendre compte de vos propres yeux en allant à :



 
 


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MessagePosté le: Mer 6 Déc - 17:59 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Le "pape" François contre Jérusalem, capitale d'Israël. Pourquoi ?
David Belhassen·mercredi 6 décembre 2017



Le grand rêve du “pape” François est la création d’une religion syncrétique catholique-musulmane.
Cela ne date pas d'hier ! Déjà, lorsqu'il était un évêque en Argentine, il avait développé cette doctrine. Et depuis, il n'a cessé d'œuvrer en vue de sa réalisation.
Ce courant syncrétique - fasciné par l’islam et rongé par le complexe que le catholicisme avec le culte de la Vierge Marie et des icônes n’est pas un monothéisme “pur et dur” -, est né certes il y a plus d’un siècle avec Charles Foucauld et surtout son disciple Louis Massignon que le pape Pie XI appelait “le catholique musulman”. Mais aujourd'hui, ce courant a trouvé un représentant de choix en la personne du "Pape" François lui-même !
Ce dernier qui craignait une désaffection du catholicisme dans l’Europe laïque, s’est mis en tête de “revivifier le catholicisme et repeupler les Eglises désertées, par l’apport de la ferveur musulmane”, en créant un syncrétisme catholique-islamique qui serait également susceptible de contrecarrer la montée des courants chrétiens évangélistes et celui des “Témoins de Jéhovah” qui a le vent en poupe.
Sous le prétexte d’un “dialogue interreligieux” et d’un “oecuménisme” élargi à l’islam et baptisé “religion d’Abraham”, ce courant syncrétique catholico-musulman (cela fait plusieurs années que je dénonce sa montée en force au sein de l’Eglise) n'a pris son réel essor que depuis l’arrivée au Vatican du Pape François qui a adoubé l’islam en tant que “religion soeur”. Et ce n'est pas pour rien si dernièrement il a décerné à l’islam le titre de “religion naturelle d’Abraham”.
Ce “pape” (le plus anti judéo-chrétien que l’Histoire a connu) a développé un lobby dans ce sens en profitant de la décrépitude de la gauche pseudo-laïque et de la conjecture de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, pour avancer ses pions sur son échiquier syncrétique en l’agrémentant de “fraternisation“ catholico-musulmane, de messes “Œcuméniques” et de salamalecs réciproques.
Ce lobby ressemble étrangement au groupe de pression qui, lors de la Seconde Guerre Mondiale, oeuvra à la création d’un axe communiste-nazi et de la signature d’un pacte d’alliance et de non-agression entre Staline et Hitler. Or on sait ce qu’il advint de ce pacte, comme on sait ce qu’il adviendra du pacte catholique-musulman : à la première occasion, l’islam agressera le catholicisme et obligera tous les catholiques à se convertir à l’islam.
Mais en attendant, contre qui est dirigé cet axe catholico-musulman ?
Contre les judaïques religieux et leurs rabbins orthodoxes ? Aucunement ! Depuis toujours, l’orthodoxie religieuse judaïque a collaboré avec l’islam.
Ceux qui feront les frais d’une telle coalition catholique-musulmane et du gauchisme, seront les chrétiens non catholiques, les patriotes, les athées et les agnostiques, dans toute l’Europe. Mais avant tout, l’Etat d’Israël !
En effet, la rançon à payer pour ce soudain “dialogue inter-religieux” catholico-musulman, est la destruction de l’Etat d’Israël et la création sur ses décombres fumantes de la “Grande Palestine arabo-musulmane”.
Un délégué épiscopal - Christian Delorme - a même était nommé dans ce but. Il est officiellement chargé “des relations interreligieuses pour le diocèse de Lyon”, mais en fait, sa charge englobe toute l’Europe.
Selon lui (il faut le lire pour y croire !), la réponse à donner aux attentats jihadistes perpétrés en Europe est “la solidarité entre musulmans et non-musulmans”. Interrogé sur l’égorgement du prêtre Jacques Hamel dans son église, il a ensuite déclaré sans sourciller : “ Aujourd'hui, nous ne nous en sortirons qu'en étant ensemble, musulmans et non-musulmans. Notre salut viendra de notre solidarité avec la communauté musulmane qui est, elle aussi, une victime de toute cette barbarie. “
La déchéance dhimmitique de ce délégué épiscopal est beaucoup plus dangereuse qu’il n’y paraît de prime abord. Ce n’est pas du bisounours angélique d’un curé de paroisse qui veut se rendre intéressant et populaire avec du pathos démagogique ! Il y a ici un objectif papal machiavélique : celui d’insuffler un sang nouveau (musulman) au catholicisme occidental considéré comme moribond, y compris par le biais “ d’un mélange d’ADN”, dixit les “apôtres” de ce courant satanique !
Il faut ainsi comprendre l'intervention culottée du "pape" François contre la reconnaissance par Trump de Jérusalem en tant que capitale de l'Etat d'Israël !


 


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MessagePosté le: Ven 8 Déc - 14:04 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Ce qu'il y a de pervers dans l'intronisation de Jérusalem comme "ville sainte" !
David Belhassen·jeudi 7 décembre 2017



Imaginons un instant que je sois un citoyen israélien qui croit que Jeanne d’Arc la Pucelle était la "Fille de Dieu" que les méchants Français ont ignoblement vendue aux non-moins méchants Anglais pour la supplicier au bûcher !
Imaginons qu’à partir de ma croyance en la “divinité de la Pucelle”, j'accuse les Français d'être des déicides !
Imaginons également que désormais je déclare Rouen - ville du martyre de la Pucelle - “ville sainte pour tous les Jeanne d'arcquistes" ! Et qu'au nom de cette foi "jeanne d'arcquiste", j'exige du gouvernement français sinon le rattachement de Rouen à Israël, alors à tout le moins son internationalisation !
Imaginons enfin, que je m’ingère dans la politique interne du gouvernement français et que je m’oppose à sa décision de faire de Rouen la capitale de la République française !
Que me répondrait alors un citoyen français, à part d’aller “me faire cuire un œuf” ?
Que je suis un fou à lier qui prend ses vessies pour des lanternes ! Ou plus grave encore, que je suis rien moins qu’un prédateur sournois et machiavélique qui fait usage de (pseudo) spiritualité et de “sacralisation” de Rouen pour en fait convoiter une ville française et en dépouiller les Français !
Et bien, c’est exactement ce que ressent un citoyen hébreu-israélien face à ce machiavélisme !
Vous, les européens hypocrites et affidés aux musulmans, vous voulez en réalité vous emparer de Jérusalem, en la déclarant “ville sainte” !
Jérusalem n’est pas sainte ! Elle est tout simplement une ville de L’État d’Israël. Ni plus et ni moins ! Elle appartient exclusivement au peuple hébreu , et le peuple hébreu est le seul à avoir le droit de décider souverainement s’il veut en faire sa capitale ou s’il veut la reléguer au rang de foutoir des “fous de Dieu” !
Pour ma part, je serai ravi que Jérusalem descende de son piédestal “spirituel” à la noix, et qu’à la place des mosquées abominables érigées sur l’esplanade de l’ancien Temple israélite, se crée un grand parc verdoyant avec d’innombrables bancs publics où les jeunes amoureux et amoureuses d’Israël pourront s’y bécoter librement !


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MessagePosté le: Ven 22 Déc - 15:36 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Jérusalem – Second volet : Mémoire et Trou noir

 
Lire le premier volet "Nombril de Dieu ou Prépuce de Satan" sur Le Blog des Hébreux.



Aussi complexe que soit l’étymologie de Jérusalem, son histoire est encore plus énigmatique, voire sibylline.

  1. Aperçu historique


Aux XXème et XIXème siècles av. J.-C., lors de l’occupation du Levant (en hébreu biblique Qedem, qui comprenait 'Eber, c'est-à-dire les régions montagneuses, par opposition au littoral, donc le couchant ou Canaan) et la vassalisation de ses roitelets, Jérusalem est mentionnée dans des fragments de textes pharaoniques dits « d’exécration ».
Son nom, transcrit en hiéroglyphes par Urushalimu, se trouve également parmi les archives royales d’Akhenaton découvertes à Tel Amarna et datant du XIVème siècle avant J.-C.
On peut y lire la correspondance d’un roitelet de Jérusalem, un certain Ebed-Hiba (Serviteur choyé, en hébreu) qui, en tant que vassal du Pharaon égyptien, lui adresse un appel à l’aide désespéré afin qu’il le protège des ‘Habirou‘ ou ‘Apirou’ « Aux pieds du Roi, je suis tombé sept et sept fois… La terre du Roi est passée aux Habirou… Déjà, un bourg appartenant à Jérusalem est passée aux gens de Qiltu. Puisse le Roi écouter Ebed-Hiba son serviteur et envoyer des archers. »

La Bible [1] semble s’en faire l’écho et nous parle de « Adoni-çedeq[2], Roi de Jérusalem », en proie aux escarmouches des Israélites. Le livre des Juges [3] mentionne un « Adoni-bezeq [4]» pourchassé par les Israélites et qui succombe à Jérusalem.
Ebed-Hiba, Adoni-çedeq,Adoni-bezeq, ne seraient-ils pas une seule et même personne ?
Quant à Qiltu (méthatèse de Qitlu = massacreurs), faut-il aussi voir des Israélites sous ce sobriquet ? Et qui sont ces terribles Habirou-Apirou ?

Selon l’archéologue William Dever[5], Habirou –'Apirou est le nom octroyé péjorativement par les Pharaons égyptiens pour décrire des « rebelles, des délinquants et des hors-la-loi », et ce nom désigne en réalité des Hébreux ‘proto-israélites’.
Il est à noter que la missive d’Ebed-Hiba fait usage du verbe ‘passer’. Or en hébreu, ‘passer’ (‘EBER) est de même racine que 'hébreu' (‘IBRI), qu’on peut traduire par ‘passeur de cols’.
Est-ce à dire que ces passeurs de cols outrepassaient les lois ? Mais lesquelles ? Les lois du Pharaon évidemment !
En fait, ces “passeurs” n’étaient rien d’autre que des résistants à l’hégémonie égyptienne. D’ailleurs, jusqu’aujourd’hui, tout occupant étranger n’a de cesse que de dénigrer un résistant autochtone en lui attribuant le titre de “hors-la-loi”. Les Hébreux étaient donc pour les Egyptiens et leurs vassaux des "hors-la-loi".

Jérusalem apparaît également sur des tessons de poteries égyptiennes trouvées lors de fouilles archéologiques à Louqsor. La datation précise est ardue, mais il est certain que ces vestiges sont antérieurs de près de 500 ans à la mise à sac de Jérusalem incendié par les Fils de Judah au XIIème siècle avant J.-C. [6]
Ce sont donc des Judéens qui, pour la première fois dans l’Histoire, incendièrent Jérusalem, précédant de plusieurs siècles Nabuchodonosor le babylonien et Titus le romain ! Mais surtout, cela signifie qu’il existait bien une ville portant ce nom bien avant les dernières retouches à la rédaction du Pentateuque, estimée au VIIème avant J.-C.  

Les innombrables anachronismes du Pentateuque trahissent en effet sa compilation tardive et en font une des moins anciennes parties du corpus biblique. Or, si Jérusalem est très souvent mentionnée (700 fois !) dans presque tous les 24 Livres de la Bible judaïque [7], en particulier depuis le Livre des Rois, elle ne l’est pas une seule fois dans la Torah – le Pentateuque – attribuée (à tort) à Moïse.

Troublés par cette absence surprenante, les exégètes voulurent – en forçant quelque peu la littéralité du verset – voir la première mention biblique de Jérusalem dans un certain passage de la Genèse. Le premier des cinq Livres du Pentateuque nous parle certes de la rencontre du patriarche Abraham avec « Melkiçedeq, roi de Shalem, prêtre d’El elyon» [8]cependant, rien n’est moins certain que de conclure qu’il s’agit bien de Jérusalem. En effet, le livre de la Genèse situe expressément Shalem non pas en Judée mais en Samarie : « Et Jacob arriva à Shalem, ville de Sichem » [9].
Comment expliquer ce samaritanisme du Pentateuque (ou plutôt de ses rédacteurs et compilateurs anonymes [10]), livre qui est à la fois le fondement mythique du judaïsme, la référence caduque du christianisme, et le texte plagié de l’islam, bref l’origine des ‘trois grandes religions monothéistes’ ?
Serait-ce que Jérusalem représente le trou noir amnésique du ‘nombril mémoriel du monde’ ?

Quoi qu’il en soit, ce mutisme sur Jérusalem-en-Judée demande quelques éclaircissements. Se pourrait-il que les rédacteurs-compilateurs du Pentateuque n’aient pas voulu se trahir en évoquant explicitement le nom d’une cité qu’ils croyaient ne pas exister à l’époque de Moïse ? Ou qu’ils redoutaient qu’un tel anachronisme ne porte préjudice à la construction théologique du Pentateuque ? Ces deux suppositions se tiennent.

Cependant, s’ils surmontèrent le piège en ne mentionnant pas nommément Jérusalem, ils laissèrent un mystérieux indice dans la fameuse bénédiction que Moïse adressa à chacune des douze [11] tribus d’Israël : « Sur Benjamin, il dit : Bien-aimé de Yahweh, Il résidera avec confiance auprès de lui ; Il l’abrite toujours, et entre ses épaules il réside. ».

La racine verbale ShKN qui revient deux fois dans ce verset et est traduit littéralement par résider [12], évoque une ‘présence divine immanente’ (la ‘Shkhina’). En hébreu, il peut suggérer celle d’un sanctuaire. Or Jérusalem se trouve dans le territoire de la tribu de Benjamin, faisant charnière entre celui de Judah au sud et de Joseph au nord.

Les rédacteurs-compilateurs du Pentateuque voulaient-ils ainsi nous dévoiler ce qu’ils s’étaient tant efforcés d’occulter tout au long de leur ouvrage : le Temple de Jérusalem !
Mais rappelons une fois encore que l’ordre rédactionnel du corpus biblique est théologique et ne doit rien ou presque rien à la chronologie. Il est donc grand temps de revenir à cette dernière.

Selon la Bible [13], c'est au roi David que l'on doit l’initiative de transporter à Jérusalem le tabernacle contenant les Tables de la Loi sur lesquelles étaient gravées les célèbres “Dix commandements transmis par Yahweh à Moise au mont Sinaï”.
En vérité, cette Arche d’Alliance (Aron ha Brith, en hébreu), n’était sans doute pas une relique sacrée surmontée de deux Chérubins, mais un grand coffre rectangulaire où étaient consignés les noms et les effigies d'animaux symboliques des tribus ayant adhéré à la confédération nommée Israël (en fait Ysra-El ou Yshra-El).
Ce coffre était tombé aux mains des Philistins, ces navigateurs Crétois et des îles de la Mer Egée qui opéraient des incursions meurtrières sur tout le littoral cananéen.[14]
Durant trois siècles (avant d’être boutés hors du pays au Xème siècle avant J.-C.), ces Crétois furent les ennemis jurés des Hébreux. A tel point que leur sobriquet biblique Philistins, et qui donnera bien plus tard Palestine (IIème après J.-C.), signifie en hébreu : occupants, envahisseurs, intrus. [15] Voir sur ce point notre article Pour en finir avec l’usage du terme “Palestine”.

  1. Jérusalem l'israélite de 950 avant J.-C jusqu'à 135 après J.-C.


Toujours selon la Bible, le Roi David – après avoir récupéré l’Arche d’Alliance des mains des Philistins et l'avoir mise en sécurité -, se mit en tête de construire à Yahweh – le Dieu tutélaire et le garant de l’unité de la confédération israélite – une « Maison ». Et ce, afin que Yahweh qui le protégea de tant de dangers et de menaces lors de ses expéditions guerrières et ses tribulations politiques, puisse enfin se reposer.

Yahweh était en effet fatigué d’être ‘itinérant’ sous sa démontable et remontable Tente d’Assignation. Il aspirait à se sédentariser. Contre l’engagement de David de le loger en dur, Yahweh lui promit son alliance éternelle et de perpétuer sa descendance sur le trône d’Israël.

La royauté, héréditaire de surcroît, n’était pas une mince affaire à l’époque. Pour les Hébreux israélites foncièrement opposés à la monarchie et à toute autorité centralisée, c’était même un casus belli qui aurait dû déclencher les hostilités envers David.
Pourtant, il semble qu’ils ne s’en offusquèrent guère. A moins que ce fût le narrateur biblique qui sût faire passer la pilule monarchiste avec un récit non dénué de charme populaire – David dansant presque nu devant l’Arche d’Alliance -, destiné à convaincre que cette élection davidienne ne changerait en rien les coutumes hébraïques populaires et anarchisantes.

Parallèlement à l’élection du Roi David par Yahweh que les exégètes prirent avec un sérieux hallucinant (son intronisation en tant que ‘Oint de Dieu’, allait beaucoup plus tard devenir un modèle et une référence pour tous les Rois de France), la Bible nous relate son dévolu sur Jérusalem.

Juché sur sa monture en face de Jérusalem ou Ville de Jébus – la place forte d’une mystérieuse peuplade ‘les Jébuséens‘ -, le roi David en fit le siège.

Ce nom "Jébuséens" n'a en réalité rien de mystérieux. Et la langue hébraïque nous révèle bien des choses dans ce récit assez folklorique : 
C'est un sobriquet attribué à des Hébreux (non Israélites) habitants autochtones de Jérusalem.
En effet, "Jébuséens" est un substantif en hébreu יבוסים forgé sur la racine verbale YBS et qui signifie "être défait, être vaincu, être soumis". Ces Jébuséens ne sont pas une peuplade étrangère, mais des Hébreux vaincus et défaits par David.
Or, il est invraisemblable que les Jébuséens se soient eux-mêmes appelés ainsi, et encore moins qu’ils aient nommé péjorativement “Cité de défaite”, leur forteresse montagnarde qu’ils croyaient imprenable.
Car quelque temps auparavant, les Jébuséens avaient nargué le Roi David en alignant sur les remparts de leur citadelle tous les aveugles et les boiteux de la ville, une manière sans doute de lui prouver qu’elle était inexpugnable puisque même des handicapés suffisaient à la défendre.

Mais le rusé David s’introduisit dans l’enceinte de la forteresse en empruntant un boyau souterrain (d’égout ?) et s’empara de la ville.
Dès lors, Jérusalem prit aussi les noms de Citadelle de Sion (Sion = la désigné) ou encore Cité de David.

Mais il nous faut faire à présent une petite digression :
Le narrateur biblique nous entretient d'une manière impromptue d’un recensement (chose préalablement prohibée par Yahweh) effectué par le roi David.
En effet, le narrateur biblique, après avoir méticuleusement énuméré les vaillants guerriers de David, ‘les 37 Preux’, (le trente septième étant Urie le hétéen cocufié et secrètement exécuté par son roi et amant de son épouse Batsheba' = Bethsabée en français), nous dit soudain que Yahweh se mit en colère et ‘incita le cœur de David’ à procéder au dénombrement de la population de Judah et d’Israël. Ce que fit David.
Mais pour le punir d’avoir obéi-à-l’injonction-de-transgresser-l’interdit-de-recensement (Yahweh est un tyran retors et compliqué), Dieu envoya son prophète, un nommé Gad [16], enjoindre David de choisir entre trois calamités : trois ans de famine, trois mois de défaites militaires, trois jours de Glaive de Yahweh, c’est-à-dire d’épidémie de peste.
David préféra tomber entre les mains de Yahweh, fut-il capricieux, plutôt qu’entre celles de ses ennemis humains. Il choisit la peste. Soixante-dix mille Israélites en périrent.
Parvenu à Jérusalem, l’Ange exterminateur – le glaive de Yahweh – comptait y achever sa ravageuse besogne, lorsque David l’aperçut qui se tenait avec nonchalance devant la grange d’un quidam, répondant au nom d’Aronah le Jébuséen.
David implora Yahweh : « C’est moi qui ai péché, je suis le seul coupable. Qu’ont fait ces brebis ? De grâce, que ta main ne frappe que moi et ma famille ». 
C’est alors que Yahweh eut pitié de la cité et de ses habitants. Il ordonna à l’Ange : « Assez ! Retire maintenant ta main ! » [17]
Le prophète Gad alla trouver le roi David, passablement troublé par la vision de l’Ange, une sorte d’épiphanie christique, et lui dit : « Elève un autel à Yahweh dans l’aire d’Aronah le Jébuséen ». 
David désira aussitôt acheter la grange et l’aire attenante pour le battage des grains de céréales.
Mais qu’y avait-il de si saint sous les bottes de paille de la grange d’Aronah ? Nous laissant sur notre faim, le Livre de Samuel s’achève là, sans nous le révéler. La tradition populaire prit le relais et lia les gerbes d’orge et de blé à la légende davidique messianique de Jérusalem : sous la grange, perché sur un monticule dont la forme arrondie évoquait un occiput, se trouvait la sépulture d’Adam, le premier humain ! Le site mythique reçut plus tard le surnom de ‘crâne’, golgoleth en hébreu, qui donna le fameux Golgotha des Evangiles, et du “second Adam” qu’était Yeshou’a-Jésus pour ses disciples.       
Quant à Aronah, sans se départir de sa flagornerie de péquenot balourd, il se révéla un négociateur redoutable et, presque sans avoir l’air, fit payer à David le prix fort. A tel point que notre narrateur-rédacteur de la scène (totalement fictive bien entendu) bafouilla et décerna à Aronah, le titre de …Roi, à la place de David !
La racine de ce nom hébreu – Aronah – possède deux sens : soit Arche (comme dans l’expression Aron ha Brith [!8]= Arche d’Alliance), soit un diminutif désignant la Lumière : Or ou Ornan. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est transcrit dans le Livre des Chroniques.[19] 
Ce nom prédestiné, évoquant à la fois les “Tables de la Loi” déposées dans le Saint des Saints du Sanctuaire de Jérusalem, Les Ourim et Toumim (les pierres précieuses scintillantes du pectoral d’Aharon, le frère aîné de de Moïse et le Grand Cohen sacrificateur, selon la Bible), et même le Candélabre à sept branches éclairant les Chérubins, aurait pu et dû laisser libre-cours à l’imagination débridée des exégètes et aux élucubrations des mystiques. Mais il n’en fut rien.

A cause d’un a priori jébuséen, donc prétendument non hébraïque de son nom, ainsi que d’une vocalisation très tardive – et défectueuse -, dans la version dite massorétique de la Bible (au 10ème siècle après J.-C.), la plupart des exégètes se sont fourvoyés dans des hypothèses aussi fausses que néfastes : Araunah ou Aravnah, serait un prince … arménien !
Décidément, la nuisance de "l’étymologie populaire", fondée sur une pseudo homonymie sonore, est aussi passée par-là !
Or, Aronah n’est pas plus prince qu’il n’est Arménien ou Hittite ! Pauvre Aronah ! Etrange et ironique destinée qui entacha le nom de ce modeste paysan : elle fit à la fois entrer cet hébreu païen – contre son gré – dans le panthéon monothéiste, et le gratifia d’appartenance quasi “aryenne”.  
Fermons la digression et revenons au Palais du Roi David.
Proche du palais qu'il s'était fait construire, le roi David érigea un autel et envisagea d'édifier tout autour un Sanctuaire en l'honneur de Yahweh (vers 1000 avant J.-C).  Mais l'édification de ce Sanctuaire ne s'acheva que vers 950 avant J-.C avec la construction par son fils Salomon du Temple de Salomon, abritant le "Sanctuaire de Yahweh", et qui fit de Jérusalem la capitale politique et religieuse du royaume d’Israël unifié.
Le fait que David et son fils Salomon aient pris Jérusalem non seulement comme symbole de “résidence” de Yahweh et d’abri pour le Coffre d’Alliance de la confédération Israélite, mais surtout de capitale royale et donc politique, risquait de lui attirer l’animosité et l’opposition des autres tribus d’Israël.
Or Jérusalem avait été choisie par David afin justement d’éviter des frictions de préséance entre les tribus. Avec son emplacement dans le territoire central attribué à la petite tribu de Benjamin, Jérusalem était censée faire fonction de zone tampon neutre, pour consolider la confédération tribale, menacée d’éclatement. Avec d’une part, un risque de sécession de la forte tribu de Judah au sud, et de l’autre la tendance à l’hégémonie de celle de Joseph sur les neuf autres tribus, au nord, à l’ouest et à l’est. Ce qui d’ailleurs arriva 50 ans plus tard, lors du schisme entre les royaumes de Judah et d’Israël.
Les tribulations de Jérusalem se poursuivirent tout au long de l’Histoire du royaume de Judah. Le fameux Temple de Jérusalem fut détruit en 587 avant J.-C par les armées occupantes de Nabuchodonosor le Babylonien. Il fut reconstruit quelques décennies plus tard, par les Judéens exilés revenus au pays, désormais sous domination perse. Débute ainsi l'époque du "Second Temple de Jérusalem".
Au IIIème siècle avant J.-C, Jérusalem et son Temple furent investis par les envahisseurs grecs qui triomphèrent des Perses. Mais les combats de résistance menés par Judah le Macchabée et ses frères, parvinrent à bouter les Grecs hors du pays. Jérusalem fut libérée et l'Autel du Temple restauré, évènements commémorés par la fête de "Hanoukah".
Deux siècles plus tard, les occupants romains s'emparèrent militairement de Jérusalem, tout en laissant le Temple sous la direction des Cohanim et du Sanhédrin judéen.   
Mais en 70 après J.-C., suite à la Grande Révolte des Juifs contre les Romains, et lorsque Jérusalem-Sion fut transformée en bastion des patriotes et des résistants zélotes et sicaires, les Romains l’assiégèrent et la rasèrent définitivement ! Mille ans de Jérusalem l'israélite s'achevèrent dans le sang ! Il faudra attendre près de 1900 ans pour que Jérusalem revienne à ses propriétaires israélites légitimes.


  1. "Jérusalem capta", soumise et conquise par les étrangers



En 130 après J.-C, soit 60 ans après la destruction de Jérusalem, l’empereur Hadrien la rebaptisa Aelia capitolina (du nom de sa famille), et fit bâtir sur les vestiges du Sanctuaire de Yahweh, un Temple dédié à Jupiter. Il y fit même ériger sa propre statue,.
Ce dernier repris le flambeau de la révolte, lors de l’insurrection de Bar Kochba en 132-135 après J.-C, réprimée par ce même Hadrien dans le sang et la déportation de nombreux résistants israélites. C'est alors qu'Hadrien décida d'effacer les noms d'Israël, de Judée, de Samarie, et de Galilée, et rebaptisa le pays "Palestina", et ce afin d’offenser et d’humilier la fibre patriotique du peuple hébreu-israélite vaincu.
200 ans plus tard, soit en 335 après J.-C, l'épouse Hélène de l'Empereur romain Constantin converti au christianisme – fit raser ce Temple païen et le recouvrit de terre. Les Israélites qui venaient prier sur les ruines du Sanctuaire de Yahweh furent bientôt interdits d'accès au site, et chassés de Jérusalem par Constantin.  

En 362 après J.-C, Julien le neveu de Constantin, monta sur le trône d'Empereur. Surnommé "Julien l'apostat", car il abandonna le christianisme et revint au paganisme, le nouvel Empereur permit aux Israélites de reconstruire le Temple de Jérusalem avec le sanctuaire dédié à Yahweh.
Le projet de reconstruction avorta suite à un terrible tremblement de terre qui détruisit les matériaux de construction et une partie de la ville–haute de Jérusalem. Les chrétiens romains virent dans ce cataclysme le miracle une punition divine pour empêcher les Israélites de recouvrer leur fierté d'antan.  

En 393 après J.-C, Théodose monta sur le trône et annula les décisions de Julien. Il abolit le permis que Julien octroya aux Israélites de reconstruire le Temple de Jérusalem, et alla même plus loin en leur interdisant désormais d'habiter la ville !
En 630 après J.-C, L'empereur byzantin Héraclius permit le retour des Israélites à Jérusalem, dans un premier temps, mais sous la pression des moines, il annula sa décision, et ordonna de les chasser de Jérusalem à moins qu'ils ne se convertissent au christianisme.

En 636 après J.-C, la terre d'Israël et Jérusalem tombèrent entre les mains de nouveaux conquérants : les arabo-musulmans !
Durant plus de 400 ans (avec quelques intermèdes turco-mongols), les conquérants arabo-musulmans régnèrent en maîtres à Jérusalem. Sur l'Esplanade du Temple, ils y firent construire la "Mosquée interdite" dite "Mosquée de 'Omar" (ou mosquée du "Rocher") sur l'emplacement de l'ancien Sanctuaire israélite, et la "Mosquée extérieure" (dite "al –Aqçah") à l'extrémité sud de l'Esplanade.
Mais en 1100 et durant un siècle de croisades, Jérusalem fut reprise par les chrétiens, non plus byzantins cette fois, mais européens.

Aux environs de 1200, Salah al Din (Saladin), un chef Kurde musulman et ses troupes de Tatars et de Mamelouks (jeunes mongols raflés dès leur jeune âge et convertis à l'islam) s'empara de Jérusalem et en chassa les Croisés dans un effroyable massacre.

Il y eut quelques soubresauts de croisades ultérieures, mais désormais, et jusqu'au début du XXème siècle (en dépit du bref intermède bonapartiste en 1800), Jérusalem fut sous la coupole mamelouke musulmane, puis ottomane musulmane. Jusqu'à la chute de celle-ci, en 1917, date de l'octroi du mandat de la SDN à la Couronne britannique.
Et c'est alors qu'un ancien-nouveau facteur, réapparut : Le Mouvement Hébreu de Libération (mal-nommé "sionisme).

  1. Jérusalem, non plus en tant que symbole religieux mais comme métropole culturelle.


Le Mouvement Hébreu de Libération sublima l'aspiration du peuple hébreu au retour au pays des ancêtres, pour y recouvrer son indépendance, sa souveraineté, et sa capitale historique et politique, perdues. Non pas au nom de l'aura de Jérusalem en tant que ‘Ville Sainte”, mais au nom de la justice historique pour un peuple spolié de sa patrie ancestrale.
Or, la multiple sacralisation des vestiges religieux de Jérusalem-Sion par le judaïsme (dont Le Mur des Lamentations, en hébreu, La paroi occidentale) et par le christianisme, puis par le conquérant musulman avec la Mosquée du Rocher, avait déjà fait son effet pervers.
Car c’est au nom de croyances religieuses que “l’internationalisation’ de Jérusalem, une sorte de “Vatican du Proche-Orient des trois religions monothéistes”, fut effrontément exigée, même par des Etats laïques comme la France, comble de l’absurde et du ridicule !
A cela, l'Etat d'Israël renaissant proclamé en 1948, puis victorieux des armées de la "Ligue arabe" en 1967, avec la libération de Jérusalem-est et du Mont du Temple, aurait dû rétorquer qu'il est le seul et unique propriétaire légitime de Jérusalem. Ni la crucifixion de Jésus au Golgotha et ni le pseudo ‘voyage’ spirituel de Mahomet à Jérusalem, ne sauraient octroyer un quelconque droit aux chrétiens et encore moins aux musulmans, sur Jérusalem. Que sa décision de faire de Jérusalem sa capitale est une décision souveraine, qui ne dépend ni de Trump et ni de quiconque.
Que diraient les Français, si des Israéliens adhérant soudain à la croyance en résurrection et à la divinité de Jeanne d’Arc, réclamaient l’internationalisation de Rouen, en arguant impertinemment du fait que c’est dans cette ville que La pucelle monta au bûcher ?!

Mais l'Etat d'Israël a tergiversé longtemps, trop longtemps, à ce sujet. Et aujourd'hui, il en paie les conséquences.
Car la confrontation entre droits historiques et pseudo "droits" religieux, est toujours d’actualité. Elle est même en plein paroxysme, jusqu'à en devenir artificiellement fondamentale et vitale pour l'Etat d'Israël, dont la grande erreur est d’avoir hypertrophié l’importance de Jérusalem, au détriment de toute autre parcelle de terre du Pays des Hébreux.
Or, pour un Hébreu, Massada, Hébron, Bethlehem, Sichem, le Mont Garizim, Shilo, Ephrat, Gilo, Megido, le Mont Tabor, Gaza, le Sinaï, le moindre kibboutz et moshav, le moindre bourg, et le moindre village, n’est pas moins “saint” que Jérusalem.
Tous ces lieux ne sont pas “sacrés” au nom du divin, mais parce qu’ils font tout simplement partie intégrante de la patrie des ancêtres Hébreux. Et ce n’est pas parce qu’un roi Hébreu-israélite-judéen, aussi “prestigieux” fut-il comme le Roi David, a décidé que sa capitale serait Jérusalem, qu’il fallait pour cela atrophier l’importance des autres lieux du Pays des Hébreux !
En réalité, l’hypertrophie de l’importance de Jérusalem aux yeux des Israéliens est un stratagème pernicieux, induit par les ennemis d’Israël, pour développer en eux un réflexe de défense de leur “Capitale”.
Jérusalem est ainsi devenue une sorte de “chantage” aux mains des ennemis d’Israël : “Nous sommes prêts à vous concéder la souveraineté sur Jérusalem, mais en contrepartie, nous exigeons la création d’un Etat palestiniste arabiste-islamiste (fantoche et artificiel) en Judée-Samarie et sur la bande de Gaza”.  Et le tour est joué ! Avec les ovations des “puissances occidentales”.
Ce stratagème de chantage avait déjà réussi avec Sadate qui a “exigé” le Sinaï en contrepartie de la “paix”. Comme si le Sinaï ne faisait pas partie intégrante du Pays des Hébreux, comme si l’Egypte ne l’avait pas occupé illégitimement, et comme si Israël était astreint à brader une terre lui appartenant de tout temps, pour “avoir la paix” !
Voilà donc le piège sournois dans lequel est tombé l'Etat d'Israël, à cause de son attachement à Jérusalem.
Certes, la réponse à ce traquenard est de déclarer immédiatement que chaque centimètre carré de toute la terre des Hébreux appartient historiquement à Israël et qu’il n’y aura de paix que lorsque cette terre lui sera restituée intégralement ! 

Mais il y a en parallèle une autre "solution". Celle de la fondation d'un Etat laïque, unifié, et fédéré sur toute l'étendue du Pays des Hébreux (voir carte du Mouvement Hébreu de Libération), de la Méditerranée jusqu'à la "Transjordanie" comprise, et du Sinaï compris jusqu'au nord du Liban et le sud de la Syrie.
Dans cet Etat laïque unifié et fédéré, qui pourrait se nommer "hébreu-cananéen" ou encore "Qedem" (le "Levant" en hébreu), Jérusalem n'aurait plus que le rôle d'une métropole culturelle.
La capitale fédérale, politique et administrative de Qedem serait une nouvelle ville construite intentionnellement là où il n'y avait rien de symboliquement religieux auparavant. Le site privilégié serait justement au centre de cet Etat fédéré : Pourquoi pas dans la vallée de Beth Shean ?


David A. Belhassen
[1] Josué 10, 1. 
[2] Çedeq = Justice 
[3] Juges, 1, 8. 
[4] Bezeq = Dieu de l’Eclair. 
[5] Aux origines d’Israël Ed. Bayard. Paris 2005.
[6] Du moins, telle que cette mise à sac est relatée dans le Livre des Juges : 1, 8.
[7] L’ordre rédactionnel des 24 livres du corpus biblique n’est pas chronologique. Par exemple, le Livre des Juges – le plus ancien et dont la rédaction date du Xème avant J.-C. – ne se trouve qu’après le Livre de Josué bien plus tardif (VIIème avant J.-C.).
[8] El Elyon = Dieu Très Haut.  Genèse 14, 18.
[9] Genèse 33, 18. Au Ier siècle après J.-C., Rome saccagea la ville hébraïque de Sichem et y installa ses légionnaires vétérans, en la rebaptisant « Neapolis » (ville nouvelle). D’où l’actuelle Naplouse en français, arabisée en Nablus.
[10] Il se pourrait fort en effet que l’un d’eux eût été un Samaritain, donc opposé à la sanctification et au prestige de Jérusalem. Voir les travaux de Mikhah Yossef Berdichevsky (1865-1921) : Sinaï et Grizim.
[11] En réalité à 11 tribus, Moïse s’abstenant de bénir la tribu récalcitrante de Simon. Or Simon (Shim’on en hébreu) n’est autre que Ismaël (Ishma’ël en hébreu), l’aîné d’Abraham décrit dans la Bible commehomme du désert vivant de rapines. En fait, cet éponyme désignait une tribu de semi-nomades du Néguev et du Sinaï affiliée à la confédération israélite, et dont certains territoires furent intégrés au royaume de Judah. Les ‘sages talmudiques’ attribuèrent le nom d’Ismaël à toute population nomade, y compris arabe, bien que cette dernière n’a absolument aucun lien avec Simon-Ismaël.
[12]Voir La Bible traduite du texte original par les membres du Rabbinat français, sous la direction du Grand rabbin Zadoq Kahn. Librairie Colbo. Paris 1966. Tout le long de cet article, cette traduction sera privilégiée, sans toutefois être exclusive.
[13]Selon la Bible, voir Samuel II.
[14]Rappelant celles des Vikings en Normandie au Xème après J.-C.
[15]Voir mon ouvrage Israël, amour et désamour, Ed La Différence. Paris. 2013 ou mon article : “Pour en finir avec l’usage du terme Palestine”.
[16]Le Dieu de la bonne fortune du panthéon hébreu-cananéen.
[17]Samuel II, chap 24.
[18]Les lettres majuscules n’existent pas en hébreu. Les voyelles non plus. Elles ne sont là que pour faciliter la lecture.
[19]Chroniques, 21, 15.
 

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MessagePosté le: Mer 27 Déc - 11:00 (2017)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

A cause du fait que l'islam prône la polygamie, tout musulman pratiquant est voué à la recherche incessante de femmes.


Ne pouvant s'en procurer dans les contrées islamisées sans risque de représailles de la part d'autres musulmans-concurrents, il n'a plus le choix que de s'adonner à la "traite des blanches" en Europe chrétienne et au "rapt des noires" en Afrique animiste et polythéiste.



Avec une nette addiction pour la "blancheur de peau" à laquelle Muhammad lui-même était accroc.



C'est la raison pour laquelle la plupart des dits "migrants" sont prêts à mourir noyés pour arriver en Europe et réaliser leurs fantasmes polygames.


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MessagePosté le: Mar 2 Jan - 17:25 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Ce qu'il y a de pervers dans l'intronisation de Jérusalem comme "ville sainte" !
David Belhassen·jeudi 7 décembre 2017



Imaginons un instant que je sois un citoyen israélien qui croit que Jeanne d’Arc la Pucelle était la "Fille de Dieu" que les méchants Français ont ignoblement vendue aux non-moins méchants Anglais pour la supplicier au bûcher !
Imaginons qu’à partir de ma croyance en la “divinité de la Pucelle”, j'accuse les Français d'être des déicides !
Imaginons également que désormais je déclare Rouen - ville du martyre de la Pucelle - “ville sainte pour tous les Jeanne d'arcquistes" ! Et qu'au nom de cette foi "jeanne d'arcquiste", j'exige du gouvernement français sinon le rattachement de Rouen à Israël, alors à tout le moins son internationalisation !
Imaginons enfin, que je m’ingére dans la politique interne du gouvernement français et que je m’oppose à sa décision de faire de Rouen la capitale de la République française !
Que me répondrait alors un citoyen français, à part d’aller “me faire cuire un oeuf” ?
Que je suis un fou à lier qui prend ses vessies pour des lanternes ! Ou plus grave encore, que je suis rien moins qu’un prédateur sournois et machiavélique qui fait usage de (pseudo) spiritualité et de “sacralisation” de Rouen pour en fait convoiter une ville française et en dépouiller les Français !
Et bien, c’est exactement ce que ressent un citoyen hébreu-israélien face à ce machiavélisme !
Vous, les européens hypocrites et affidés aux musulmans, vous voulez en réalité vous emparer de Jérusalem, en la déclarant “ville sainte” !
Jérusalem n’est pas sainte ! Elle est tout simplement une ville de l’Etat d’Israël. Ni plus et ni moins ! Elle appartient exclusivement au peuple hébreu , et le peuple hébreu est le seul à avoir le droit de décider souverainement s’il veut en faire sa capitale ou s’il veut la reléguer au rang de foutoir des “fous de Dieu” !
Pour ma part, je serai ravi que Jérusalem descende de son piedestal “spirituel” à la noix, et qu’à la place des mosquées abominables érigées sur l’esplanade de l’ancien Temple israélite, se crée un grand parc verdoyant avec d’innombrables bancs publics où les jeunes amoureux et amoureuses d’Israël pourront s’y bécoter librement !





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MessagePosté le: Sam 6 Jan - 12:35 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Le “patriarche” Abraham a-t-il existé ?

 



Cette question qui semble ‘académique” est en réalité d’une importance primordiale. Elle touche à notre perception du passé, mais aussi à celle de notre présent et notre avenir, voire à notre quotidien, car le personnage d'Abraham est central non seulement dans la "civilisation" judéo-chrétienne, mais aussi dans l'Islam. Or, sans la figure d'Abraham, et si le christianisme pourra survivre, le judaïsme lui, en aura bien du mal. Tandis que sans Abraham (bien davantage que sans Muhammad !), l'islam mourra inexorablement.
Revenons à présent à notre sujet sur l'historicité d'Abraham :
1. Tout d'abord, remarquons qu'aucune stèle, ou tesson, ou fragment archéologique, ou document historique extrabiblique et antérieur au VIIIème avant J.-C., n'a été trouvé mentionnant le nom d'Abraham. Rien de rien ! Certes, ce silence et cette absence d'éléments concrets, ne sont pas des preuves positives de la non-historicité du "Patriarche Abraham", mais cela laisse planer beaucoup de suspicions et de doute quant à son existence historique.
2. Seule la littérature biblique (et tout ce qui lui est tributaire comme les livres apocryphes, le Talmud, les Evangiles ou le Coran) mentionne le nom d'Abraham. 175 fois ! Et celui de son nom précédent “Abram”, 61 fois ! Soit en tout 236 fois ! Mais chose étrange, le nom d'Abraham (ou d'Abram) n'apparaît jamais dans le livre le plus ancien de la Bible, c'est-à-dire le "Livre des Juges" rédigé au XIème-Xème siècle avant J.-C. Tous les autres livres de la Bible sont postérieurs au Livre des Juges, en particulier le Pentateuque et le Livre de Josué (ces deux derniers livres, bien que placés d'un point de vue rédactionnel avant le Livre des Juges, ont été rédigés plus de deux siècles après !). Or il est inconcevable, si Abraham avait existé, que le Livre des Juges – qui est un livre à vocation "historique" et qui couvre une période de 300 ans !-, n'évoque pas une seule fois le nom et la mémoire de celui qui est considéré dans le Pentateuque et le livre de Josué comme le "Patriarche" par excellence du peuple d'Israël !
3. Le livre de Samuel (I et II) – un peu moins ancien que le Livre des Juges mais plus ancien que le Pentateuque et le livre de Josué – couvre une période de cent ans ! Lui aussi ne parle jamais d'Abraham ! Là encore, il est inconcevable que le livre de Samuel retraçant la fin des Juges et le début de la royauté, n'évoque jamais - même en passant, même sans y prendre garde -, le "patriarche Abraham" ! D'autant plus que Jacob – son petit-fils selon le Pentateuque – est bel et bien mentionné !!!
4. "Abram" est un mot hébreu composé de ab (= père) et ram (=élevé), donc "Père élevé", donc "Patriarche". Son nom coïncide avec son titre ou sa fonction ! C'est quand même bizarre ce phénomène typiquement biblique où les noms "collent" tant aux personnages. Ce qui laisserait entendre qu'il y aurait là de la "prédestination" ?! Et le libre-choix alors ? Pourquoi les parents d'Abram ne l'ont-ils pas appelé "Bahour" ("jeune homme"). Comment savaient-ils ce qu'il allait devenir ? Ou alors "Abram" est un surnom. Mais alors quel était son véritable prénom de naissance ? La Bible ne le nous dit pas.
Peu importe. Attardons-nous à présent à la morphosyntaxe de "Abraham". Elle est aberrante, absurde et impossible en hébreu ! Elle trahit soit une influence tardive de la langue araméenne, voire babylonienne, soit tout simplement une bourde grammaticale ! Quoi qu'il en soit, un Hébreu ne peut s'appeler ainsi ! Le livre de la Genèse explique le changement de "Abram" en "Abraham" par l'alliance qu'aurait conclu Yahweh avec lui, en lui promettant d'être "ab hamon goïm", ce qui signifie "père d'une multitude de peuples". Mais cela n'explique toujours pas la transformation de "Abram" en "Abraham". S'il est question d'un acronyme pour transposer "ab hamon goïm", il fallait appeler Abraham : "Abhamag" ou "Abham" et non Abraham ! Les rabbins exégètes, conscients de la "bourde" grammaticale du rédacteur de la Genèse ont voulu rectifié le tir en alléguant que la lettre H du Tétragramme a été introduite dans le nom de "Abram" pour sceller son alliance avec Yahweh, ce qui a donc donné "AbraHam". Mais cette exégèse rabbinique est encore plus absurde d'un point de vue grammatical que la bourde du rédacteur de la Genèse. Car si la lettre H du Tétragramme YaHWeH a été introduite dans le nom de "Abram", il fallait écrire "AbHaram" et non "AbraHam". "AbHaram" veut dire quelque chose en hébreu, c'est : "Père le grand". Mais "AbraHam" ne veut rien dire. Le H entre le R et le M perturbe la signification de "Ram" ("élevé). "RaHam" avec un H inspiré, ne signifie rien en hébreu ! Imaginons, qu'un quidam se nommant "Jean Jardin", soit anobli. Il deviendra "Jean le Jardin", mais non pas "Jean Jarledin" qui ne veut rien dire en langue française. Idem pour Abraham. Ce nom ne signifie rien en hébreu. Or dans cette langue, tout nom propre possède une signification. Et si Abraham en est dénué, il est impossible qu'il soit un "patriarche hébreu" !!!
5. La Genèse nous raconte qu’Abraham fit un périple, sous l'injonction divine, à partir de Ur et de Haran vers la Terre de Canaan. C'est donc qu'il s'est déplacé d'est en ouest. Mais dans ce cas, sa main droite désigne le nord, sa gauche le sud, son visage l'ouest et sa nuque l'est. Or la représentation des quatre points cardinaux en langue hébraïque dit exactement le contraire : la main gauche désigne le nord, la main droite le sud, le visage désigne l'est, et la nuque l'ouest ! A moins qu'Abram ait fait son périple à reculons !!!...
Tous ces facteurs sont en défaveur de l'historicité du personnage d'Abraham. Il n'est ni le premier des Hébreux et ni leur patriarche ! Les Hébreux étaient antérieurs à Abraham ! Même le livre de la Genèse - qui parle pourtant de "Abram l'Hébreu"-, le reconnaît puisqu'elle fait de 'Eber (avec la lettre aïn) et non de Abram (avec la lettre alef) l'ancêtre éponyme des Hébreux !
La conclusion logique qui s'impose est qu’Abraham est une figure fictive créée au plus tôt au VIII-VIIème siècle avant J-C par la secte judaïque de Jérusalem dans un but théologique de propagande monothéiste. Abraham représente en effet le modèle même du monothéiste soumis. L'exemple type de l'apatride, de l'étranger, de l'errant, de l'émigré à qui Dieu octroie un pays pour son obéissance aveugle.
C'est la raison pour laquelle il est le personnage central que le Coran a volé au Pentateuque et au judaïsme. Il y est appelé "Ibrahim le musulman" (sic !), “musulman” dans son sens originel de “soumis”. Et c'est pourquoi les "migrants" musulmans qui envahissent le monde se croient tous des "petits Ibrahim" qui agissent selon l'injonction d'Allah !
Mais la création du personnage fictif d’Abraham par la secte judaïque de Jérusalem, a eu des effets secondaires désastreux pour le peuple Hébreu. Cette fiction s'est faite non seulement à son détriment mais a sapé sa légitimité en tant que peuple premier et indigène sur sa terre ! En effet, de peuple autochtone de Canaan, le peuple Hébreu s'est vu d'un coup de baguette magique biblique, relégué au rang d'étranger qui expulse les Cananéens et les extermine pour obéir au Dieu-un du monothéisme.
Cette accusation de génocide est reprise en chœur aujourd'hui par tous les sites d’internet néo-nazis et gaucho-bobo-pro-palestinistes antisionistes. Et des "intellos éclairés" comme Michel Onfray, y va de sa plume nauséabonde, en accusant les Israélites de "génocide des Cananéens", tout en sachant pertinemment qu’elle est une fable littéraire, rédigée a posteriori et qu'il n'y a jamais eu de "conquête de Canaan". Car aujourd’hui, cela fait “bien” d’être antisioniste et anti hébreu ! D'ailleurs, le pape François a relayé dernièrement cette calomnie biblique en évoquant les “Hébreux qui firent la conquête de Canaan“, sans oublier de dire que “Jésus le palestinien (sic!) parlait l’araméen et non l'hébreu”. (C'est pour quand "Jésus parlait l'arabe et était musulman" ?) Les néo-nazis et leurs acolytes arabo-islamistes ou gauchistes pro-palestinistes, ont alors beau jeu en balançant aux Hébreux israéliens (et aux Hébreux judaïsés de la diaspora) qui en restent bouche-bée : “De quoi vous-vous plaignez en vous lamentant qu’Hitler vous a zigouillés ? Vous l’avez devancé de 3000 ans en génocidant les Cananéens !“ Or en vérité, les "Cananéens" sont - comme le disait l'archéologue Adyah Horon Gourevitch -, "pas moins Hébreux que les Hébreux. Les Cananéens et les Hébreux sont un seul et même peuple !" Il n’y a jamais eu de “conquête de Canaan” par les anciens esclaves Hébreux “sortis d’Egypte”, et il n’y a jamais eu de “sortie d’Egypte” !
L’invention du personnage fictif d'Abraham par la secte monothéiste de Jérusalem - transformant les Hébreux en étrangers sur leur propre pays, en "exterminateurs des idolâtres Cananéens" -, a eu un effet boomerang doublement catastrophique. Il a induit chez les Hébreux judaïsés un complexe de culpabilité, un "péché capital" les accusant d'un génocide qu'ils n'ont jamais commis !
Depuis la légende d’Abraham et le récit biblique fictif du génocide des Cananéens par les Hébreux, le judaïsme traine derrière lui ce mal comme un boulet. Ce mal a provoqué le syndrome "juif" d'être toujours redevable et donc esclave du Dieu-un monothéiste de la Bible. De ce syndrome lui vient ce réflexe apologétique inconscient et conditionné dès qu'on critique le monothéisme et son ersatz judaïque (et islamique !). Victimes de cette secte monothéiste judaïque, ils se réfèrent à la figure fictive d'Abraham créée de toutes pièces pour les assujettir au Dieu-un, en étant persuadés que ce personnage légendaire leur octroie prestige et légitimité. Alors que c'est tout le contraire ! La fiction d’Abraham est un poison extrêmement nocif - destiné à l’époque de l’exil babylonien à alimenter la propagande monothéiste -, et qui aujourd’hui se retourne contre les descendants de ceux qui l’ont concocté !
Hébreux israéliens ou judaïsés de la diaspora, libérez-vous du monothéisme judaïque qui vous aliène ! Pour le bien du peuple Hébreu, pour celui de votre patrie ancestrale, et de l'Etat d'Israël ! Faites sauter les chaînes du judaïsme qui vous entravent, et rejetez le terme “Juifs” qui vous piège et vous empêche de redevenir des Hébreux libres, indomptables, rebelles, patriotes, anti-impérialistes et anticolonialistes.


Revendiquez votre véritable Histoire et votre réelle identité : celle des Hébreux ! En tant que descendants des Hébreux, en tant qu’Israéliens déjà revenus (et les autres reviendront bientôt je l’espère) au pays de leurs ancêtres, en tant qu’amoureux de leur patrie ancestrale et fidèles à son Histoire multi-millénaire, ils sauront combattre et lutter jusqu'à la victoire contre tout envahisseur étranger, et en particulier le conquérant et l’occupant arabo-islamique palestiniste et ses collabos et affidés !


David A. Belhassen


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MessagePosté le: Sam 6 Jan - 16:14 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

David Belhassen – Où se trouve ‘La Mecque’ selon le Coran?
by Aldeeb — 6 janvier 2018
Source
La Mecque, la célèbre cité sacrée de l’islam où se trouve la non moins célèbre “Ka’bah”, vers laquelle affluent tous les pèlerins musulmans du monde, n’est mentionnée dans le Coran qu’une seule fois (sous la forme “makkah”), au verset 24 de la sourate 48, dont voici la traduction littérale :

وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرًا 
c’est lui qui a écarté leurs mains de vous et vos mains d’eux dans le ventre de makkah après vous avoir fait triompher sur eux et fut allah dans ce que vous oeuvrez, observateur Cette sourate numérotée 48 dans le Coran que nous avons aujourd’hui entre les mains, est d’un point de vue de rédaction chronologique, la sourate 111 sur les 114 du Coran, soit une des dernières sourates. Selon la plupart des chercheurs, comme Sami El Deeb – elle n’a pas été rédigée à La Mecque mais à Médine.
Mais que peut bien signifier “ventre de makkah” ? Et qui nous prouve qu’il s’agit bien – dans cette expression – de la cité appelée aujourd’hui “La Mecque”, en tant que nom propre avec l’article défini ?
“Mekkah” vient de “mak”. C’est un mot commun construit sur la racine “MK” et qui signifie en hébreu et en araméen : “creux”, “bas”, “abaissé”, “affaissé”, “fondation”, “base”, “soubassement” etc… Ce n’est donc pas le nom d’une ville mais tout au plus une description d’un site situé “en bas”.
Il est intéressant de remarquer que dans le Talmud, l’emplacement du Sanctuaire de Jérusalem est désigné comme “Le nombril du monde” et “La roche de fondation” ! Le nombril est en principe l’endroit le plus creux et profond du ventre. Tandis que “Roche de fondation” indique bien qu’il faut d’abord creuser pour bâtir un édifice !
Et si “mekkah” signifie “creusement”, “soubassement”, serait-ce que ce terme désignait à l’origine l’endroit où la roche fût creusée pour les fondations sur lesquelles fût bâti le Temple de Jérusalem ? Se pourrait-il que, bien plus tard et une fois l’islam triomphant, le sens premier de “mekkah” fut biaisé par les exégètes musulmans, pour le transposer au Hedjaz, là où vivait la tribu de Qoraïsh de Muhammad ? D’autant plus qu’il n’y a, dans toute la littérature arabe préislamique, de quelconque mention d’un lieu qui s’appellerait Mekkah !
Un autre verset du Coran (sourate 3, verset 96) évoque justement “la Maison du Sanctuaire” comme “dépression” et comme “vallée”, donc comme endroit “bas”.
إِنَّ أَوَّلَ بَيْتٍ وُضِعَ لِلنَّاسِ لَلَّذِي بِبَكَّةَ مُبَارَكًا وَهُدًى لِلْعَالَمِينَ 
certes la première maison édifiée pour les gens celle à bakkah bénie et une guidance pour les mondes 

Ce mot “bakkah” a été transcrit de manière défectueuse lors de son passage de l’hébreu à l’arabe. En hébreu, il s’écrit bak’ah (avec la gutturale ‘a), et signifie justement “vallée”, “val”, “dépression topographique”.
La “Ka’bah” est également mentionnée une seule et unique fois. Au verset 95 de la sourate 5 :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ وَمَنْ قَتَلَهُ مِنْكُمْ مُتَعَمِّدًا فَجَزَاءٌ مِثْلُ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ هَدْيًابَالِغَ الْكَعْبَةِ أَوْ كَفَّارَةٌ طَعَامُ مَسَاكِينَ أَوْ عَدْلُ
 ذَلِكَ صِيَامًا لِيَذُوقَ وَبَالَ أَمْرِهِ عَفَا اللَّهُ عَمَّا سَلَفَ وَمَنْ عَادَ فَيَنْتَقِمُ اللَّهُ مِنْهُ وَاللَّهُعَزِيزٌ ذُو انْتِقَامٍ 
ô et ohé ceux qui croient ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en anathème et quiconque parmi vous en tue intentionnellement alors qu’il paie par semblable bétail de ce qu’il a tué d’après l’arbitrage décidé parmi vous et cela en offrande qu’il fera parvenir à la ka’bah ou bien comme expiation en nourrissant des pauvres ou par son équivalent en jeûne et cela afin qu’il goûte à son acte allah pardonne ce qui est passé mais quiconque récidive alors allah se vengera de lui et allah est puissant et doté de vindicte La numérotation “5” de cette sourate sur la Ka’abah, tout comme la numérotation 48 de la sourate sur “La Mecque”, est trompeuse. Selon l’ordre chronologique, cette sourate est la 112ème, donc celle juste après celle ayant mentionné makkah, et une des dernières du Coran !
Mais que signifie “ka’bah” ? La plupart des philologues estiment que ce mot arabe n’est pas… en arabe ! C’est en fait la forme arabisée du mot grec “cube” (kubos), en usage pour désigner un dé. Car l’édifice de la “ka’bah” est cubique ! Mais il n’y a pas que l’édifice de la “ka’abah” qui soit cubique. Un autre édifice qui l’a précédé de plus de 1500 ans l’était également. Cet édifice est le “Saint des Saints” du Temple de Jérusalem ! Celui où nul n’avait le droit d’y pénétrer pour rendre un culte, hormis le Grand Cohen (descendant d’Aharon, le frère de Moïse).
Car si le “Saint des Saints” du Temple de Jérusalem était un “Lieu d’Adoration à Yahweh”, il était également un site “interdit”, “tabou”, de par sa sacralité, et un lieu d’anathème pour qui transgresserait cet interdit. Et cela, le rédacteur du Coran (qu’il soit Muhammad ou son scribe) l’a appris chez ses rabbins-mentors qui vivaient au Hedjaz.
Ce dont témoigne justement le Coran dans le nom octroyé à l’édifice le plus sacro-saint de Jérusalem, et que l’islam a ensuite transposé vers la “Mecque” d’Arabie saoudite : “el masjid el haram”.
La racine de “masgid” est SGD, une racine araméenne qui signifie “rendre un culte”. On retrouve d’ailleurs cette racine dans la cérémonie du “Sigd” des Juifs d’Ethiopie : une fois par an, les membres de la communauté des Juifs d’Ethiopie – nommés malencontreusement falashasalors qu’eux-mêmes s’appellent Beta Israël, donc Maison d’Israël – , se réunissent sur une montagne pour un cérémonial ou un culte d’adoration, le visage en direction du Sanctuaire interdit de Jérusalem.
L’expression “el masjid el haram”, communément et malencontreusement traduite en français par : “La mosquée sacrée”, n’a donc pas le sens qu’on lui a octroyé : “mosquée” pour “masjid” n’est pas une traduction, mais un calque phonétique. Et qui plus est défectueux, car il aurait fallu transcrire “mosgède” et non “mosquée”. Et “sacrée” pour “haram” est une interprétation, non pas une traduction. Il faudrait en fait traduire littéralement “el masjid el haram” par “le lieu d’adoration tabou” !
En conclusion, ni “La Mecque” et ni la “Ka’bah”, et encore moins la “Mosquée sacrée”, n’étaient à l’origine situées où elles se trouvent aujourd’hui. Le Coran, par ces termes, n’évoquait qu’un seul et unique endroit : Jérusalem, son Sanctuaire, et son “Saint des Saints” ! Et ce, jusqu’au jour où l’islam s’est “émancipé” du judaïsme et l’a ensuite supplanté.
Aujourd’hui, par un bizarre retournement des choses – dont l’origine est politique et dont l’objectif est la mainmise arabo-palestino-musulmane sur Jérusalem -, les musulmans ont replacé Jérusalem au centre de leurs préoccupations. Et en cela ils sont redevenus fidèles au Coran qui a presque tout emprunté au judaïsme rabbinique.


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David Bel
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MessagePosté le: Mar 9 Jan - 14:09 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

David Belhassen: Le Coran contient-il des réminiscences de nécrophagie et de nécrophilie ?
by David Belhassen — 8 janvier 2018


Des extraits de vidéos diffusées par Da’esh sur les réseaux d’internet montrent des jihadistes en train de brûler vif des “kuffars” (des hérétiques, des mécréants). L’on y voit même certains de ces jihadistes allant jusqu’à “déguster” le foie ou le cœur sanguinolent de leurs victimes, tout en déclamant un verset du Coran (4, 145) que voici :
إِنَّ الْمُنَافِقِينَ فِي الدَّرْكِ الْأَسْفَلِ مِنَ النَّارِ وَلَنْ تَجِدَ لَهُمْ نَصِيرًا
Traduction mot à mot :
certes les hypocrites seront sur la route du plus bas du feu et tu ne leur trouveras point de protecteur
Pourquoi ces jihadistes scandent-ils ce verset pour légitimer – islamiquement parlant – cette consommation de “steak-mécréant” ?  Et qu’y a-t- il donc dans ce verset somme toute “innocent”, qui puisse les inciter à pratiquer une telle barbarie et à justifier une telle régression, voire une telle contradiction avec d’autres versets du Coran qui a priori prohibent la consommation de sang animal et a fortiori de sang humain ?
Mais alors de quoi retourne- t-il ? Qui sont ces “hypocrites” et quel est ce “feu” ?
Lorsque le Coran parle “d’hypocrites”, il est toujours question de “mécréants” ou “d’hérétiques”. Et le “feu” fait en principe référence à la fournaise de l’enfer et de la géhenne (de l’hébreu gey hinnom, voir Josué 15, 8).
Mais l’expression qui nous interpelle dans ce verset est “du plus bas du feu”.
Comment les jihadistes ont-ils pu extrapoler – à partir de ce verset – qu’il s’agit de brûler (et consommer !) la chair d’un hérétique, non pas en enfer, donc dans l’au-delà, mais dans le monde ici-bas ?
Cela demeure une énigme. Cependant, et s’il faut s’aventurer à proposer une réponse cohérente, il semble que la résolution de cette énigme ne se trouve pas dans le Coran, mais … dans la langue hébraïque !!!
En effet, la racine du terme الْأَسْفَلِ (al “asfal”) est SFL (le a ne faisant pas partie de la racine mais il est un préfixe du superlatif). Or cette racine – prononcée avec un S chuintant (ShFL) signifie en hébreu : “bas”, “abaissé”, “profond”.
Mais il existe en hébreu une autre racine quasi homonyme, prononcée avec un S sifflant (sefel), et qui signifie “marmite”, “vase“, “pot” (voir dans la Bible, Juges, 5, 25).
Ces deux racines se sont-elles involontairement ou inconsciemment télescopées chez le rédacteur du Coran qui les a entendues de la bouche du rabbin dissident qui fut son “mentor”, tout au moins à la période de ses débuts ?
On ne le saura sans doute jamais, car les premiers manuscrits du Coran ne distinguaient pas le S chuintant du S sifflant. Seule la diacritisation tardive du Coran a séparé les deux prononciations.
Néanmoins, une seconde question reste en suspens : Quel lien sémantique, à défaut d’étymologique, peut-il bien y avoir entre ces deux racines ?
Ce lien est évident pour tout hébraïsant. En effet, “SFL” (ספל) avec un S sifflant (qui se prononce en hébreu sefel), c’est … une marmite ! Une marmite à la fois basse, profonde, et incurvée, qu’on met à mijoter sur le feu. Donc : pot-au-feu !!!
Serait-ce donc là, la véritable origine du terme coranique “asfal” ?
Et si être “mijoté dans une marmite”, est bien le châtiment réservé aux mécréants, à quoi cela sert de faire mijoter, si ce n’est pour être consommé, ont dû se dire ces jihadistes cannibales autant que sadiques ?
Et ils ne sont pas les seuls à se le demander ! La fameuse et “prestigieuse” Université islamique d’Al-Azhar enseigne à ses étudiants que : ” La consommation de chair des êtres humains morts, est permise sous certaines conditions… La chair doit être celle d’un murtad (apostat)”.
Certains exégètes musulmans ajoutent à l’apostat, la femme et l’enfant “non protégés par un traité”, comme “licites à être consommés” !
Cet “enseignement” se fonde sur les écrits de l’imam Al-Shafi’i (767-820), le fondateur de l’une des quatre écoles juridiques du sunnisme et le maître incontesté  dans la jurisprudence  islamique. Ainsi que sur les écrits de l’imam Al-Qurbubî ‘ (1214 – 1273), qui avait décrété : « On peut manger la chair d’un corps humain mais il n’est pas permis de tuer un musulman, ni un dhimmi  non musulman sous domination musulmane… Vous pouvez tuer un combattant ennemi, un homme qui a commis un adultère ou un apostat et manger son corps. » (“Fatwas”, Premier tome, p 716).
La nécrophagie serait donc licite pour l’islam sunnite !!!
Mais il demeure une énigme : comment l’acception interne d’un terme en langue hébraïque transposé tel quel dans le Coran a-t-elle été détournée pour servir de “background” à ces “us” nécrophages ?
L’on sait certes que le vocabulaire du Coran fait usage de centaines de mots hébreux, transmis par le rabbin dissident susmentionné. Mais on ne voit pas comment des jihadistes arabophones contemporains – ignares pour la plupart – aient pu faire le lien avec une acception sémantique hébraïque afin de comprendre asfal comme pot-au-feu ?
Le télescopage linguistique appelé “étymologie populaire”, et en particulier entre l’hébreu et l’arabe, est un phénomène courant dans le Coran ou les Hadiths. Les termes “Coran” et “Hadith” eux-mêmes sont empruntés à l’hébreu, quoique dans un sens quelque peu variant.[1]
Serait-ce alors l’exégèse d’un rabbin converti à l’islam concernant le châtiment qui attend les mécréants en enfer ? D’autant plus que la littérature rabbinique évoque ce châtiment des “méchants” en enfer par immersion dans… “de la merde bouillante” !
Ou alors, celle d’un ancien prêtre converti lui aussi à l’islam, et qui aurait interprété l’allégorie de Jésus sur “buvez le vin, ceci mon sang” et “mangez ce pain, cela est ma chair”, comme une injonction à la nécrophagie ?
A moins qu’il ne s’agisse de l’exégèse personnelle d’un “Ouléma” da’eshite qui l’aurait “déduite” ? Or aucun exégète de l’islam n’est censé lire la Bible et les Evangiles ?
Cette digression nous pousse à nous pencher vers l’exégèse d’un certain “Sheikh” musulman (Abdelbari Zemzami) qui a prétendu que le Coran autorisait le coït d’un mari avec la dépouille encore “chaude” de son épouse défunte !!!
Cette exégèse nécrophile nous révulse instantanément ! Mais il faut se poser la question comment diable est-elle née ? Là encore, nous faut-il chercher du côté linguistique et de la langue hébraïque où le terme “tombe” (QBR) est une métathèse de “approcher pour copuler” (QRB) ? (Voir Deutéronome 22, 14)
Ou est-elle déduite d’un quelconque “hadith sahih” (“récit confirmé”) qui renforcerait la supputation que Muhammad “coucha” ou “approcha” une de ses épouses défuntes ?
Et en effet, il existe un hadith qui pourrait prêter le flanc à une telle accusation de nécrophilie. Le voici :
عن ابن عباس قال : لما ماتت فاطمة أم علي خلع رسول الله صلى الله عليه و سلم قميصه وألبسها إياه واضطجع في قبرها فلما سوى عليها التراب قال بعضهم : يا رسول الله رأيناك صنعت شيئا لم تصنعه بأحد ؟ قال : إني ألبستها قميصي لتلبس من ثياب الجنة واضطجعت معها في قبرها لأخفف عنها من ضغطة القبر إنها كانت أحسن خلق الله صنيعا إلى بعد أبي طالب
Traduction :
“Selon Ibn ‘Abbas qui dit : Quand est morte Fâtima la mère de ‘Alî, l’envoyé d’Allah a prié Allah sur elle et a retiré entièrement sa chemise et l’en a revêtue et a couché dans sa tombe alors quand il a couvert sur elle de la terre dirent certains : Ô envoyé d’Allah, nous t’avons vu faire une chose que tu ne fais pas à tout un chacun. Il dit : Je l’ai vêtue de ma chemise afin qu’elle soit vêtue d’un linceul du jardin, et j’ai couché avec elle dans sa tombe afin d’alléger pour elle la pression de la tombe certes elle était la plus bonne créature qu’Allah a façonnée après Abou Tâlib.
Source : كنز العمال للهندي Kanz Al-‘Umal, hadith n°37611
La lecture de ce hadith laisse perplexe. S’agit-il vraiment de nécrophilie ou plutôt d’un acte symbolique purement spirituel, quoique étrange voire scabreux ?
Or la Bible, bien avant le Coran, regorge d’actes emblématiques à portée hautement spirituelle – parfois carrément bizarres ou obscènes -, tels que prendre son repas sur des excréments humains (Ezéquiel 4. 14) ou prendre pour épouse une prostituée comme symbole de future rédemption et réhabilitation du peuple d’Israël (Osée 1, 2).
Certes, la littérature “hadithique” est plus crue, prosaïque, et “terre-à-terre” que ce genre d’envolées spirituelles bibliques. Mais on ne peut, de manière si péremptoire, interpréter le “couchage” de Muhammad dans la tombe de Fatima en tant que pratique nécrophile sexuelle, et nier la possibilité qu’il soit question d’un acte symbolique et spirituel. Car l’évocation du “jardin” (le Paradis) et le contexte même, semblent au contraire indiquer qu’il s’agit bien ici d’un acte allégorique.
Ce qui n’empêche pas certains exégètes musulmans de décréter : « La copulation avec l’animal et la femme morte, n’annule pas l’ablution. » (Hachiet rad el-moukhtar aala ed-dar el-mokhtar ; charh tenouir el absar ; fik-h Abou Hanifa, li Ibn Abededine ; Volume1, page 166). Ou encore : « La copulation avec la femme morte ne nécessite pas la condamnation. La même chose pour la copulation avec la bête. » (Badaïa es-sanaïa fi tartib echaraïa li El-Kassani ; volume 7 ; page 34)
 
Conclusion :
S’il n’y a dans le Coran aucune preuve avérée de nécrophagie et de nécrophilie, il semble par contre que la nécrophagie (et en particulier lorsqu’il est question de captifs de guerre ou d’apostats) ait quelques fondements dans l’islam sunnite.
Il est grand temps que les “sommités” musulmanes se prononcent définitivement aussi bien contre la nécrophagie que contre la nécrophilie.
D’autant plus que face aux lubies immondes de certains commentateurs musulmans dont le degré d’éthique atteint les bas-fonds de la déchéance humaine – jusqu’à déduire du Coran et des hadiths une certaine complaisance et permissivité face à la zoophilie, la nécrophagie, et la nécrophilie ! -, il est indispensable de réfuter de telles allégations et de les dénoncer.  
S’il s’agit bien d’allégations calomnieuses et non pas de pratiques musulmanes licites !
[1] La racine de “Coran” est QRA et signifie en hébreu soit “appeler”, soit “lire”. Et la racine de Hadith est en hébreu HDSh, et signifie “innover”. Alors qu’en arabe, Coran signifie “lectionnaire” et Hadith signifie “récit”. Ainsi, en français on dit “appeler à la lecture”, et “une nouvelle”, est synonyme de “un récit”.


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MessagePosté le: Mar 9 Jan - 19:50 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

yacoub a écrit:
Allah-Hebdo : Muhammad, Envoyé d'Allah ou Don Corleone ?
Sourate 4, verset 102 :
وَإِذَا كُنْتَ فِيهِمْ فَأَقَمْتَ لَهُمُ الصَّلَاةَ فَلْتَقُمْ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا أَسْلِحَتَهُمْ فَإِذَا سَجَدُوا فَلْيَكُونُوا مِنْ وَرَائِكُمْ وَلْتَأْتِ طَائِفَةٌ أُخْرَى لَمْ يُصَلُّوا فَلْيُصَلُّوا مَعَكَ وَلْيَأْخُذُوا حِذْرَهُمْ وَأَسْلِحَتَهُمْ وَدَّ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ تَغْفُلُونَ عَنْ أَسْلِحَتِكُمْ وَأَمْتِعَتِكُمْ فَيَمِيلُونَ عَلَيْكُمْ مَيْلَةً وَاحِدَةً وَ...لَا جُنَاحَ عَلَيْكُمْ إِنْ كَانَ بِكُمْ أَذًى مِنْ مَطَرٍ أَوْ كُنْتُمْ مَرْضَى أَنْ تَضَعُوا أَسْلِحَتَكُمْ وَخُذُوا حِذْرَكُمْ إِنَّ اللَّهَ أَعَدَّ لِلْكَافِرِينَ عَذَابًا مُهِينًا
Traduction littérale :
"et lorsque tu étais parmi eux et que tu érigeais pour eux la prière, que se lève un groupe d'entre eux avec toi et qu'ils prennent leurs armes, et lorsqu'ils se sont prosternés qu'ils soient derrière toi et que vienne l'autre groupe qui n'a pas prié la prière avec toi et qu'ils prennent leurs précautions et leurs armes tandis que les mécréants peuvent, si vous délaissez vos armes et vos attirails, fondre sur vous d'un coup; mais pas de péché sur vous si à cause de la pluie ou si étant malades vous déposiez vos armes, mais soyez précautionneux; certes allah a destiné aux mécréants un châtiment avilissant."
Voilà donc les préceptes qu'Allah ordonne à Muhammad.

Quelle spiritualité ! Quelle grandeur de vues et d'esprit ! Quelle sainteté !

C'est cela qu'un milliards de musulmans vénèrent ?
Pourtant, cela a tout l'air d'injonctions précises d'un chef de malfaiteurs en bande organisée.

On se croirait dans une scène d'un film noir du genre "Le parrain", où Don Corleone se recueille dans une église, entouré de ses malfrats, avant de donner l'ordre de massacrer les autres chefs de la mafia.



Voir "islam et mafia" de Hamed Abdel Samad
https://www.youtube.com/kHE-XLj1AMg (edit : mauvais lien --> https://www.youtube.com/watch?v=kHE-XLj1AMg )

Je viens de découvrir ce fil. C'est une tuerie. David, tu es vraiment super fort.
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Maried



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MessagePosté le: Mer 10 Jan - 13:34 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

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MessagePosté le: Mer 10 Jan - 14:30 (2018)    Sujet du message: David Belhassen Répondre en citant

Maried a écrit:
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Merci.

HAMED ABDEL-SAMAD: islam et Mafia - Version complète (l'avènement de l'islam) VOSTR
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:43 (2018)    Sujet du message: David Belhassen

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