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Le Califat islamique
 
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Amada
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MessagePosté le: Mer 9 Juil - 15:09 (2014)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

Le Califat islamique et la catastrophe qui s'annonce, par Hélios d'Alexandrie

Le Moyen-Orient est l'antichambre de l'Europe, il est bien moins éloigné qu'il n'y paraît. Tout ce qui s'y passe nous affecte d'une manière ou d'une autre.
La guerre civile en Syrie a mis au monde des monstres, le plus dangereux d'entre eux se nommait jusqu'à tout récemment «L'État islamique en Irak et au Levant». Il ne s'agit pas à proprement parler d'un État, mais d'une formation guerrière qui compte des dizaines de milliers de jihadistes aguerris et prêts à mourir dans la voie d'Allah. Ces guerriers ont infligé une défaite cuisante aux forces armées irakiennes et, dans l'espace d'une semaine, ont réussi à multiplier par quatre la superficie qu'ils occupent en Syrie et en Irak; des villes populeuses comme Mossoul dans le Nord de l'Irak sont tombées entre leurs mains. Mais ces guerriers n'entendent pas s'arrêter là, leurs récents succès les portent à pousser leur avantage et à conquérir plus de territoire en Irak mais également en Syrie, en Jordanie et en Arabie saoudite.
Le chef de cette formation guerrière s'est récemment autoproclamé successeur du prophète Mahomet, soit le calife de tous les musulmans. Aux territoires conquis il a donné le nom d'État Islamique, un État en pleine expansion que ses voisins perçoivent comme une menace existentielle. Dans cette nouvelle chronique, Hélios d'Alexandrie expose les ressorts doctrinaux du nouveau Califat, l'attrait qu'il exerce sur les jeunes musulmans, et comment il pourrait déclencher une catastrophe dont les impacts et les conséquences ne se limiteront pas à la zone où se déroule le conflit.


Suite: http://www.postedeveille.ca/2014/07/le-califat-islamique-et-la-catastrophe-…


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MessagePosté le: Mer 9 Juil - 15:09 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 10 Juil - 15:19 (2014)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

A écouter la gouvernance en terre d'islam

Gouverner en terre d'islam


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MessagePosté le: Dim 27 Juil - 12:51 (2014)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

Citation:
La seule chose qu on peut appliquer dans ces pays c est le califat! , c est le seul a pouvoir faire tenir en place cette société,  inutile d appliquer des démocratie a l occidentale, ça ne résistera pas.

fourire
Aucun Noble Musulman ne pourra être admis comme calife
il y a le germe du nationalisme qui a germé dans la oumma
la meilleure communauté humaine a dit Allah qui est Puissant et Sage
le califat sera agréé par les Marocains si le calife est Marocain mais là 
l'Algérie va sortir un dossier gros comme le bras contre Mohamed VI 
et ses manquements à la plus Noble des Religions
Le calife ne peut pas être Algérien pour les mêmes raisons par les Marocains
Le calife ne peut pas être Tunisien
Le calife ne peut pas être Libyen
Le calife ne peut pas être Égyptien
Bref jamais il n y aura un calife agréé par 1 milliard 600 millions de Nobles Musulmans
Et puis le califat est une menace directe contre l'Occident
Déjà qu'il faut se débarrasser de l'OCI qui veut icriminaliser la diffamation des religions
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MessagePosté le: Dim 27 Juil - 18:01 (2014)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

yacoub a écrit:
Citation:
La seule chose qu on peut appliquer dans ces pays c est le califat! , c est le seul a pouvoir faire tenir en place cette société,  inutile d appliquer des démocratie a l occidentale, ça ne résistera pas.

fourire
Aucun Noble Musulman ne pourra être admis comme calife
il y a le germe du nationalisme qui a germé dans la oumma
la meilleure communauté humaine a dit Allah qui est Puissant et Sage
le califat sera agréé par les Marocains si le calife est Marocain mais là 
l'Algérie va sortir un dossier gros comme le bras contre Mohamed VI 
et ses manquements à la plus Noble des Religions
Le calife ne peut pas être Algérien pour les mêmes raisons par les Marocains
Le calife ne peut pas être Tunisien
Le calife ne peut pas être Libyen
Le calife ne peut pas être Égyptien
Bref jamais il n y aura un calife agréé par 1 milliard 600 millions de Nobles Musulmans
Et puis le califat est une menace directe contre l'Occident
Déjà qu'il faut se débarrasser de l'OCI qui veut icriminaliser la diffamation des religions

En effet, ça paraît difficile.
Mais je crois que le vrai chiffre est plus proche de 1,3 milliards.


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MessagePosté le: Jeu 31 Juil - 16:23 (2014)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

Tous ceux qui sont nés musulmans sont comptés comme musulmans même s'ils détestent l'islam.

C'est sûr qu'il n y a pas 1 milliard 600 millions de musulmans mais 1 milliard 600 millions nés musulmans.

En France, on dit qu'il y a  5 millions de musulmans, ce n'est pas possible.

http://lecoran.over-blog.com/
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MessagePosté le: Jeu 31 Juil - 16:33 (2014)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

yacoub a écrit:
Tous ceux qui sont nés musulmans sont comptés comme musulmans même s'ils détestent l'islam.

C'est sûr qu'il n y a pas 1 milliard 600 millions de musulmans mais 1 milliard 600 millions nés musulmans.

En France, on dit qu'il y a  5 millions de musulmans, ce n'est pas possible.

http://lecoran.over-blog.com/


Oui, précisément, yacoub, ce sont des chiffres impossibles à avoir.


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MessagePosté le: Jeu 6 Oct - 12:38 (2016)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

Le Califat ou l'assassinat comme règle de succession


  

Avant-Propos
Rached ghannouchi , qui veut être "calife à la place du calife" a parlé ce soir (24/7/2013) à l’occasion de la célébration de la fête de la République.


Après avoir mis en question tous les acquis de la République depuis sa naissance le 25 juillet 57 et insulté ceux qui ont travaillé à sa réussite, 


Ghannouchi a parlé de l’ex président islamiste, Mohamed Morsi, chassé comme un malpropre par le peuple égyptien, pour menacer les Tunisiens d’un bain de sang si ceux-ci suivaient l’exemple égyptien, oubliant au passage que les mêmes causes produisent les mêmes effets : les Frérots égyptiens et tunisiens ont surtout brillé par leur incompétence, leur niveau intellectuel lamentable, leur népotisme, et leur soif de pouvoir et d’argent.

Le califat a été institué après la mort du Prophète. Le Coran n’a institué ni calife ni califat : le califat est une institution humaine.


Le titre de calife (khalifa) ou « successeur du Prophète», ayant rapidement été attribué au chef de la communauté musulmane se double à l'origine de ceux d'émir al-mouminin, « commandeur des croyants », et d'imam. Pour les islamistes d’aujourd’hui, son abolition est seulement une conjoncture historique et ne peut en aucune façon être considérée comme irréversible. En fait, à partir de 1924 jusqu'à nos jours, de nombreux penseurs musulmans se sont exercés à élaborer des théories qui rendraient compte de sa vacance.


Les positions qui se sont développées dans ce débat sont principalement au nombre de trois :


- la première, qui a son origine dans la position du juriste 'Alî 'Abd al-Razzâq, postule que le califat ne trouve pas une justification légale dans les textes fondateurs et n'est donc pas nécessaire à l'Islam ;


- la deuxième, inspirée de la thèse de 'Abd al-Razzâq Sanhoury, considère que le califat doit assumer la forme d'une «ONU orientale » ;


- la troisième, celle des islamistes, voit dans la restauration du califat la possibilité d'instituer un authentique état islamique, et retient que le califat doit être restauré selon le paradigme médinois sur le modèle des quatre premiers califes.

Les 4 premiers califes, archétypes de la « perfection »

L’histoire du premier califat regroupe  les quatre premiers califes, Abu Bakr (632-634), Omar (634-644), Othmân (644-656) et Ali (656-661), sous la désignation de califes « Bien guidés » (rachidoun, en arabe, pluriel de  rached, comme Rached Ghannouchi !! ). C’est ce premier califat qui fait le plus fantasmer les Frérots et leurs esclaves niqabées.

Pendant les derniers jours de sa vie, lors de sa maladie, le Prophète a désigné Abu Bakr comme imam, c’est à dire « guide de la prière » et n’a jamais dit, ou fait allusion, à une quelconque fonction politique de chef d’État. Alors que le Prophète était sur son lit de mort, la lutte pour le pouvoir politique s’est enflammée à Médine : les «Ansars», c'est-à-dire les Médinois, tenaient des réunions pour désigner l’un des leurs comme chef de la communauté, excluant les «mouhajiryn», c'est-à-dire les « immigrés » Mecquois. Omar ibn El-Khattab eut vent que les «Ansars» s’étaient mis d’accord sur l’un des leurs comme «successeur» politique du Prophète à la tête de la communauté musulmane. Omar accourut, avisa Abou Bakr et tous les deux avec Abu Obeyda ibn El-Jarrah se dépêchèrent à la réunion des Médinois. Arguant de parenté (beau-père du Prophète) et de tribalisme (même tribu Qoraïch que le Prophète), Abou Bakr fut imposé comme chef de la communauté. C’est le premier dérapage des « Compagnons du Prophète » et le plus important dans l’histoire musulmane, car ce dérapage introduit la primauté du tribalisme et du népotisme (primauté à la famille) pour le califat. Cela durera pratiquement jusqu’à nos jours : qu’on soit émir, roi ou président de la république, les chefs d’État musulmans ne pensent qu’à imposer leur fils comme successeur, et trouvent cela tout à fait conforme à la culture arabo-musulmane. En effet, cet héritage culturel ne connaît et ne reconnaît ni la démocratie ni les élections. Le terme choura ( « concertation », « conseil ») est censé désigner le parlement d'un État islamique.

Le Coran a  ordonné à Mahomet de consulter les croyants avant de prendre une décision : « Pardonne-leur ! Demande pardon pour eux; consulte-les sur toute chose; mais, quand tu as pris une décision, place ta confiance en Dieu. —Dieu aime ceux qui ont confiance en lui » —Coran (III; 159) ».

Mais comme sous ce califat (et sous tous les autres califats), on n’a jamais vu d’élections ni de démocratie, le « conseil de choura » est une sorte de conclave entre les dignitaires et les riches, de Qoraïch essentiellement.

C’est un peu ce qui se passe dans les partis islamistes de nos jours. Un parti islamiste (Frères Musulmans en Egypte, FIS en Algérie, Ennahdha en Tunisie) est une organisation pyramidale, où le chef désigne les proches collaborateurs, lesquels, à leur tour, choisissent leurs proches collaborateurs, et ainsi de suite jusqu’au militant de base et aux hommes de main, les forces de frappe des islamistes, les exécuteurs. Le choix est basé sur la fidélité au chef, et sur le respect de l’omerta : rien ne filtre sur leurs réunions ni sur leurs décisions. Seul le chef ou son porte parole officiel  a le droit de faire des déclarations officielles. Ce qui permet au parti de lancer des ballons d’essai, des « déclarations non officielles » afin de tester leur impact sur la population, et de réagir en conséquence, soit en appuyant, soit en démentant, soit en provoquant des émeutes et des assassinats politiques en sous-main (Chokri Belaïd, et d'autres qui vont suivre) afin de décapiter les démocrates.

Prenons un autre exemple. Le conseil de la choura en Arabie Saoudite est censé reproduire ce qui se passait sous le califat. Ce conseil est aujourd’hui composé de 150 membres, tous désignés par le roi. Le roi   choisit le moment pour le réunir, il choisit aussi le programme, l’ordre du jour. Le roi n’est, en revanche, aucunement tenu de respecter les conclusions de la choura.

Abou Bakr, à son tour, va  transgresser le texte coranique en désignant comme successeur son principal conseiller Omar par lettre écrite sur son lit de mort. C’est à la troisième année du califat d’Omar qu’on donna à Omar le titre «émir des croyants» . C’est le titre officiel que garderont tous ses successeurs. Donc, c’est le système «émirat» et non «califat» qui fut choisi par Omar. Rappelons aussi qu’Omar est  encore un Mecquois d'un clan puissant. Il est aussi le père d'Hafsa, autre épouse du Prophète. Il sera assassiné en 644.

Le troisième calife, Othmân, est lui aussi un très riche Mecquois appartenant à la noble famille des Banou Oumayya et ayant épousé successivement deux des filles du Prophète. D'un âge avancé, il favorise outrageusement les gens de son clan. Il meurt lui aussi assassiné ; sa fin sanglante ouvre une période de discorde et de guerre civile qui déchire la communauté musulmane.

Les Médinois portent au pouvoir Ali. Pendant cinq ans, son califat connaît la guerre civile ; il doit affronter la vengeance tribale de Moawiyya, gouverneur de Damas, l'un des parents du calife assassiné. Ali meurt en 661 d'un coup d'épée empoisonnée porté par un kharéjite, à la sortie de la mosquée de la ville de Koufa.

Ainsi, durant ce premier âge d’or du califat, trois califes sur quatre meurent assassinés (soit 75%). De même, ces quatre califes sont, par leur mariage, de la famille du Prophète : en politique, on appelle cela du népotisme. Ils sont aussi tous qoraïchites : on appelle cela du tribalisme.

Bien que ni qoraïchite, ni descendant du Prophète, Ghannouchi est, comme son prénom l’indique, un « rached », un « bien guidé ».

De plus, il est adepte, comme les 4 premiers califes :

-   du népotisme : il a casé les membres de sa famille;

-   du tribalisme : il a casé les membres de son parti dans tous les rouages de l’État et de l’Administration;

-   de la choura. Son parti, Ennahdha, est une organisation secrète de type maffieux.

-   du rejet de la démocratie, de l’humanisme, de la civilisation, de l’égalité homme – femme,  et de toutes ces horreurs modernistes.



Comme en plus, il a un prénom prédestiné, « Rached », il a le droit de se proclamer calife, à l’image des 4 premiers califes, les rachidoun. Comme eux, il a aussi 75% de chance de se faire assassiner dans les 3 à 4 ans de son règne.

Les âges d’or des califats suivants : pas mieux
Muawiya, l’initiateur du second califat, est moins fourbe : il rend le califat héréditaire et forme la dynastie des Omeyyades, copiée sur les modèles byzantin et perse sassanide. Le cœur de l’empire se déplace à Damas.

En 750, Abû al-`Abbâs As-Saffah (c'est-à-dire le sanguinaire), l’initiateur du troisième califat,  renverse Marwan II, le dernier calife omeyade à Damas, et massacre la quasi-totalité de la famille du calife. Ainsi, le second califat, comme le premier califat, finit dans le sang. Les survivants du massacre se réfugient en Espagne où ils fondent le califat omeyyade de Cordoue (929-1031).

Le troisième califat, celui des Abbassides (750-1258) se met en place et prend pour capitale Bagdad. C'est ce calife, Abû al-`Abbâs As-Saffah, extrêmement brutal et sanguinaire, qui a créé le drapeau noir, emblème des islamistes radicaux d’aujourd’hui, ces djihadistes sans foi ni loi, qui au nom de leur islam sectaire et sanguinaire, tuent et mangent à l’occasion le cœur ou le foie de leur victime. D’ailleurs, ne dit-on pas, en langage populaire tunisien, « je lui ai mangé le cœur » pour signifier qu’on a battu quelqu’un à plate couture. Cela ne s’invente pas.

Les califes omeyades et abbassides disposaient, au début, lorsqu’ils étaient puissants, d'un pouvoir absolu, de caractère théocratique, inspiré par les modèles des empereurs byzantins et des rois perses sassanides. Le pouvoir se transmet de père en fils, le népotisme l’emporte sur le tribalisme des débuts de l’islam.

Durant ces trois siècles (7ème au 10ème), il y a eu 39 califes (4 rachidoun, 14 omeyades et 21 abbassides), qui ont gouverné durant 308 ans. Durant ces califats, le règne dure en moyenne 7,9 ans. Treize des 39 califes meurent de mort violente ou suspecte, c'est-à-dire qu’un calife a une « chance » sur trois de mourir assassiné. Voilà un âge d’or dont se serait bien passé.


En Occident musulman, l’intolérance religieuse du calife al-Mansour, connu par les Occidentaux sous le nom d’Almanzor (981-1002), a plongé le califat de Cordoue dans une grave crise sociale. En effet, toutes les tendances musulmanes espagnoles en sont venues à se combattre les unes les autres, comme c’est le cas aujourd’hui, où les sunnites wahhabites (dont Al-Qaïda) s’attachent à liquider tous les autres courants islamiques. En 1031, le califat de Cordoue est irrémédiablement morcelé en plusieurs principautés, les royaumes de Taïfas. Mille ans plus tard, en l’an de grâce 2013, sous les coups de boutoir des djihadistes islamistes (cornaqués par l’Axe du Mal, USA-Israël, ces États voyous), et financés par le Qatar et l’Arabie, l’Irak et le Soudan sont démantelés, la Libye est en cours de morcellement, la Syrie se bat pour sa survie en tant qu’État laïque et multiconfessionnel. Les nouvelles taïfas, ces principautés découlant de ces morcellements, se font la guerre de manière continue et horrible, sous l’œil satisfait des commanditaires de l’Axe du Mal, secondés par la Grande Bretagne et la France. Sunnites contre chiites, Kurdes contres Arabes, Sud-Soudan contre Nord Soudan, chrétiens contre musulmans (Soudan), Cyrénaïque contre reste de la Libye, Arabes contre Noirs (Lybie, Soudan), nettoyage ethnique des minorités chrétiennes en Irak et en Syrie, chasse aux juifs un peu partout, etc…On retrouve exactement la situation calamiteuse de la fin du califat omeyade d’Espagne. 

Un califat hors normes


La dynastie fatimide a été fondée en 909 par Oubayd Allah al-Mahdi qui a commencé le mouvement en s'appuyant sur les tribus Koutamas de Kabylie qu'il a converties à l'islam chiite. À la différence des autres califats sunnites, les Fatimides acceptèrent dans leur administration, non sur des critères d'appartenance tribale, ethnique ou même religieuse, mais principalement sur le mérite et la compétence, les membres des autres obédiences de l'islam. Elles étaient admises aux plus hautes fonctions, et cette tolérance était même étendue aux juifs et aux chrétiens. Il subsista en Égypte une importante minorité copte, de religion chrétienne qui a pu s’épanouir. On peut comparer cette politique à celle du régime alaouite (chiite) en Syrie, et à celle naguère pratiquée par Nasser en Égypte. C’est peut être le califat le moins sanguinaire parmi tous les autres : aucun souverain ne meurt assassiné. Sa politique de bienveillance vis-à-vis des chrétiens ne lui a pas porté chance : ce califat disparaîtra, en 1171, affaibli par les attaques répétées des Croisés. Ici, c'est le scénario syrien qu'on retrouve. 
Bizarrement, les islamistes et l’historiographie officielle sunnite ne considèrent pas le califat fatimide comme un âge d’or du califat, et pour cause. D’abord, c’est un califat chiite, ce qui déplaît à l’écrasante majorité sunnite des historiens. Ensuite, c’est un califat arabo-berbère, dans lequel le calife est arabe et les chefs militaires sont berbères, ce qui déplaît aux tenants de la pureté arabe, dite arabo-musulmane.
Le dernier âge d’or, le califat ottoman : pire encore


Après une vacance califale (califat de Bagdad) entre 1453 et 1517 liée à des troubles de succession, le titre de calife est finalement « usurpé » par l’Ottoman Selim Ier, lorsqu’il conquiert les terres arabes. C’est le seul califat non arabe. Le califat ottoman a perpétué, lui aussi, une tradition barbare, le fratricide, inaugurée par le sultan Bayezid premier (ou Bajazet), né en 1347. Dès son arrivée au pouvoir, Bayezid fit étrangler avec une corde d'arc son frère cadet Yaakoûb dont il redoutait l'influence et la popularité. Depuis lors, l'assassinat fratricide devient la règle de succession dans le sérail ottoman. Si l’un des fils du calife veut succéder à son père, il devait commencer par trucider tous ses frères, et si nécessaire, les autres mâles de la famille (oncles, cousins, etc.). C’était l’âge d’or du cinquième califat.

Conclusion
Le califat est finalement aboli par Mustapha Kemal (1881-1938) le 3 mars 1924, jugeant l’institution dénuée de sens au XXème siècle et responsable de la dégradation des valeurs de l’Islam. Mustapha Kemal n’avait pas tort, compte tenu des mœurs barbares et anachroniques de la plupart des califes arabes et ottomans d’une part, et des défaites humiliantes subies par l’empire musulman, d’autre part. Demandez à n’importe quel islamiste quel calife a-t-il comme modèle. Il vous citera Haroun Arrachid (encore un Rached, comme Ghannouchi), un psychopathe sanguinaire, ou alors Soliman le Magnifique, un affreux boucher, ou bien alors Salahuddine (Saladin) un charlatan ignare qui a détruit l’Égypte et donné Jérusalem aux croisés. Et ainsi de suite…

Le califat n’est rien d’autre qu’un système impérial absolutiste, rétrograde, et d’exploitation éhontée de l’homme par l’homme. L’empire califal a perduré par l’épée, par le sang et par l’esclavage. Les islamistes qui appellent à sa restauration ne se voient point en esclaves, mais en maîtres exploiteurs, ceux qui font « suer le burnous » aux sous-hommes, les non arabo-musulmans : Berbères, Kurdes, Nègres, Perses, Chrétiens, Juifs, et tutti quanti. C’est cela leur fantasme : les arabo-musulmans, peuple élu, maîtres du monde. On en connaît un autre avec le même fantasme de « peuple élu et dominateur». Dans un cas comme dans l’autre, ce fantasme aboutit au même résultat : guerres, morts et destructions.
Hannibal Genséric  

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MessagePosté le: Lun 3 Avr - 15:52 (2017)    Sujet du message: Le Califat islamique Répondre en citant

Les Omeyyades (661-750)

La Mosquée de Damas




éLéMENTS ASSOCIéS
Décor de la Coupole du Rocher
Grande Mosquée de Damas
La Coupole du Rocher
'Anjar

SéLECTION COMPLèTE



Consulter la carte historique
En 632, la mort du prophète Muhammad, chef spirituel et temporel, devait laisser la jeune communauté musulmane dans un certain désarroi. L’absence d’indication quant au choix de son successeur donne naissance aux premières scissions politiques entre les partisans d’une succession au sein de la famille du Prophète[1] et ceux d’une succession au mérite[2]. À la suite du règne des quatre premiers califes dits les « biens guidés » (rashidûn), le général Mu‘awiya s’impose et instaure en 661 le premier califat héréditaire du monde islamique. Alors que les dirigeants antérieurs, lancés dans les conquêtes, n’avaient guère eut le temps de faire œuvre de mécène, cette première dynastie califale constitue une véritable phase de genèse pour les arts du monde islamique et sa civilisation.
Les Omeyyades mènent tout d’abord une conquête symbolique du territoire à travers un programme architectural savamment orchestré. Le déplacement du centre de pouvoir en Syrie à Damas, dès les premières années du califat omeyyade, atteste d’une volonté de rupture avec les communautés du Hedjaz, encore animées de ressentiment après la prise du pouvoir par famille omeyyade. L’implantation du califat dans l’espace syrien, anciennement byzantin et majoritairement chrétien, détermine l’orientation du premier art islamique et sa société. Les premiers califes omeyyades utilisent dans un premier temps les structures administratives antérieures et locales, ainsi que les édifices préexistants : la prière du vendredi se fait dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Damas. Alors que l’arabe se répand dans le Dâr al-islam à travers le Coran[3] et les troupes, ce sont le grec et le persan qui sont employés dans la gestion de l’empire et les coutumes sassanides et byzantines qui rentrent progressivement dans les mœurs des califes. Il faut attendre l’année 694/695 pour que le calife ‘Abd al-Malik (r. 685-705) impose par une réforme la langue arabe dans l’administration. Cette rupture est perceptible à travers les monnaies conservées. Alors que les premiers dinars imitent les monnaies byzantines en reproduisant à l’avers un personnage en pied, vêtu à la grecque et cerné d’une inscription en arabe, les dinars post-réforme sont aniconiques et s’ornent de la profession de foi en arabe. On doit certainement voir derrière cet acte une volonté forte d’affirmer une identité islamique en rupture avec les populations locales. Il s’agissait sans doute également de régler les problèmes posés par la similitude des monnaies islamiques et byzantines, car certaines chroniques rapportent que les Byzantins étaient allés jusqu’à menacer le calife de saisir les dinars et d’y placer des images chrétiennes.
L’arrivée des Omeyyades ne met pas un terme aux conquêtes qui s’intensifient sous le règne du calife al-Walîd (r. 705-715). La totalité de l’Afrique du Nord est prise et dès 711 le détroit de Gibraltar est franchi, ouvrant une brèche jusqu’à la France mérovingienne. À l’est, l’Iran oriental et le Sind sont progressivement conquis. Ces vastes territoires fournissent aux Arabes des richesses et des matières premières mais aussi de nombreux esclaves, force de travail qui contribue à l’épanouissement d’une opulente classe dirigeante et d’une société hétérogène au sein de laquelle les nouveaux convertis non arabes sont considérés comme inférieurs, situation à l’origine du renversement de la dynastie.
Par leurs programmes architectural et iconographique, les Omeyyades ont affirmé leur emprise sur la terre, mais aussi sur les esprits. C’est à ‘Abd al-Malik que l’on doit l’un des premiers monuments religieux de l’Islam, le Dôme du Rocher, érigé en 691 sur la terrasse du temple de Jérusalem, lieu du sacrifice d’Isaac et du voyage nocturne de Muhammad[4]. Cet édifice à plan centré octogonal surmonté d’une coupole est muni d’un double déambulatoire magnifiant le rocher du mi‘râj. Ce plan place cet édifice commémoratif dans la lignée des martyria et des baptistères chrétiens. L’intérieur s’orne de placages de marbre et de mosaïques à fond d’or, techniques byzantines dont la maîtrise atteste certainement du travail d’artisans chrétiens locaux. Son iconographie est elle aussi une affirmation de domination de la nouvelle religion : des vases jaillissants surmontés de couronnes ailées (motifs royaux sassanides) jouxtent des pendilia byzantins (couronnes desquelles coulent des joyaux). Dans la partie supérieure se déploie la première inscription monumentale de l’Islam en proto-kufique, réalisée en tesselles dorées et comportant des versets rappelant l’unicité divine et la place de Jésus en Islam, prophète et messager, certainement destinée à affermir la foi des nouveaux convertis. Il semble que cet édifice faisait partie d’un plan global conçu par ‘Abd al-Malik pour la ville sainte englobant l’esplanade du temple, le palais et la mosquée al-Aqsa, dont le mihrâb se trouvait dans l’axe du Dôme du Rocher avant les modifications des VIIIe et XIe siècles.
La Grande Mosquée de Damas témoigne de la poursuite de cette politique d’appropriation symbolique de l’espace sous le califat d’al-Walîd, construite sur la principale église de la ville dédiée à saint Jean-Baptiste, elle-même sur l’emplacement d’un ancien temple de Jupiter. Son plan de type arabe, ses dimensions et certaines de ses caractéristiques morphologiques sont en lien avec le temenos du temple romain dans lequel elle s’inscrit. Dotée d’une cour bordée de portiques, la salle de prière se compose de trois nefs parallèles au mur de la qibla, coupées d’une nef axiale dans l’axe du mihrâb. La façade de la salle de prière donnant sur la cour dont la double élévation n’est pas sans évoquer des aqueducs romains, s’orne de magnifiques mosaïques à fond d’or. Des édicules, des palais ornés de coquilles se développent dans un paysage luxuriant, où le volume des feuillages et les reliefs sont délicatement rendus par des dégradés de couleurs. Ce décor étonnant dont le sens fait encore question[5] s’inscrit dans la tradition de l’Antiquité tardive. Là encore, la maîtrise de la technique de la mosaïque témoigne peut-être de la collaboration d’artisans chrétiens au chantier.
Enfin, c’est certainement l’architecture civile qui témoigne le mieux de l’essence de l’art omeyyade et de ses sources. On connaît peu de chose des palais citadins de cette époque, mais un groupe d’édifices extra urbains disposés le long des voies d’échanges ponctue l’actuel désert syro-jordanien[6]. Leur fonction n’est pas toujours comprise, enceintes agricoles ou lieux de villégiature, ils témoignent peut-être de l’itinérance de la cour omeyyade et de leur volonté de marquer ce territoire fraîchement conquis d’une empreinte visible de leur autorité. Le décor des bains de Qusayr Amra édifiés par al-Walid, renforce ce type d’interprétation : dans son abside, un souverain musulman trônant à la manière byzantine fait face aux souverains vaincus, identifiés par des inscriptions grecques et arabes (l’empereur byzantin, le roi wisigoth, l’empereur sassanide, le négus d’Éthiopie, l’empereur de Chine et le Khaqan turc). Filiation symbolique ou représentation fantasmée de la grandeur de l’Islam, il n’en reste pas moins que les modes de représentations et les techniques de réalisation de ce décor sont sans rupture avec les périodes antérieures. Il en va de même des mosaïques et des nombreux stucs de Khirbat al-Mafjar[7], où se mêlent représentations figuratives et végétales parfois proches des productions palmyréniennes. Ici aussi les diverses influences attestent de la participation d’artisans venus de différentes régions. Seul l’arabe qui ponctue de plus en plus fréquemment les décors et une certaine stylisation qui s’amorce contribue à distinguer l’art omeyyade de l’art de l’Antiquité tardive[8].
En 750, une révolution menée par des descendants de l’oncle du prophète ‘Abbas (les Abbassides) met fin au califat Omeyyade dans le sang. Seul un membre de la famille échappe au massacre et parvient, grâce au soutien de tribus alliées de sa mère, à se réfugier en Espagne où ses descendants ressusciteront plus tard le califat omeyyade.
J. H.


Bibliographie

Bosworth, C.E., Les Dynasties musulmanes, Arles, Actes Sud, 1996, p.25-30.
Ettinghausen, R., Grabar, O., The Art and Architecture of Islam: 650-1250, Londres, 1994, Yale University Press.
Grabar, O., The Shape of the Holy : Early Islamic Jerusalem, Princeton,1996, Princeton University Press.
Grabar, O., La Formation de l’art Islamique, Paris, 2000, Flammarion.
Hawting, G.R., « Umayyade », in Encyclopédie de l’islam, t. X, p. 906-914.
Rosen-Ayalon, M., Art et archéologie islamique en Palestine, Paris, 2002, Presses universitaires de France.

NOTE



[1] Partisans de ‘Alî, ils constituent ceux que l’on nomme les chiites.

[2] Sunnites.

[3] Selon la tradition, la première recension du Coran remonte au califat de `Uthmân (r. 644-656), qui en envoie un exemplaire dans chacune des grandes villes de l’empire.

[4] Dit mi‘râj, ce voyage conduit le prophète de La Mecque à Jérusalem puis au paradis où il contemple la face de Dieu et aux enfers, sur le dos d’un cheval ailé, Burâq. On ne sait cependant pas si cette association entre le rocher et le mi‘râj existait à l’époque de la construction du Dôme.

[5] Certains chercheurs y voient une évocation du paradis.

[6] Parmi eux : palais de Mshatta (Jordanie), dont la façade est conservée au musée d’Art islamique de Berlin, Qasr al-Kharana (Jordanie), Qasr al-Khayr al-Gharbî (Syrie, 724-727).

[7] 2nd quart du VIIIe siècle, règne d’al-Walid II, près de Jéricho.

[8] Bol au décor moulé, Suse, VIIe-VIIIe siècle, Paris, musée du Louvre, inv. MAO S. 376.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:02 (2017)    Sujet du message: Le Califat islamique

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