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Algérie
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Post new topic   Reply to topic    Apostats de l'islam Forum Index >>> Apostats de l'islam >>> Histoire et géopolitique des religions

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PostPosted: Mon 19 Nov - 16:34 (2018)    Post subject: Les salafistes décrètent la fête du Mawlid, Haram. Reply with quote

Des islamistes ont décrété la fête du Mawlid Nabawi ‘’haram’’, une autre fatwa qui s’ajoute au palmarès des salafistes et les Islamistes intégristes et radicalistes de l’ex-parti du FIS, qui tentent avec n’importe quels moyens d’infiltrer les mosquées en Algérie pour imposer le wahhabisme.


Le ministre Aïssa s’insurge et appelle les Imams et tous les algériens à défendre la tradition algérienne de fêter la naissance du prophète pour consolider un islam algérien authentique. Ainsi, après plusieurs mois de guerre pour le contrôle des mosquées et des comités religieux et des associations, c’est au tour des fêtes religieuses d’être la cible des islamistes, qui décrètent le Mawlid Nabawi comme « Haram ». Le ministre des affaires religieuses Mohamed Aissa se trouvent une nouvelle fois dans un bras de fer face aux salafistes, qui se trouvent au sein d’organisations religieuses d’une grande importance, au sujet de la fête du Mawlid Nabawi qui est une tradition religieuse. Le ministre a ouvert le feu sur les salafistes dans une déclaration lors de l’inauguration de la nouvelle mosquée de Tebessa, « Larbi Tebessi » :«Celui qui veut empêcher la célébration du Mawlid Ennabaoui veut que les cœurs des jeunes se vident de l’amour du Prophète Mohamed (QSSSL), et qu’ils s’abreuvent de l’amour de Halloween ou de Noël !». «Ils veulent vider les cœurs de nos fils de l’amour du Prophète et empêcher à nos filles de mettre le khôl pour espérer apercevoir le Prophète lors de son anniversaire.» a-t-il ajouté. De son côté ,la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a adressé une instruction à l’ensemble des directeurs de wilaya leur enjoignant de célébrer le Mawlid Ennabaoui, prévu mardi prochain, à travers de riches programmes d’animation dans le respect des constantes nationales .


Source : https://www.algerie360.com/les-salafistes-decretent-la-fete-du-mawlid-haram…


Les salafistes voudraient interdire la célébration du Mawlid. Les ingrats. Sans les faux hadiths (attribués mensongèrement au Prophète), ils n’auraient plus la moindre source à citer pour étayer leurs bouffonneries d’un autre âge. 
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"Tous les musulmans doivent s'interroger pour savoir pourquoi la foi qu'ils aiment tant, produit autant de psychopathes"
Salman Rushdie


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PostPosted: Tue 20 Nov - 15:22 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Le numéro deux du RND fait de graves allusions
Seddik Chihab: “Des valets de la France coloniale sont dans les hautes sphères de l’État”
  •  

Exhortant les militants de son parti à avoir confiance en leur famille politique, le secrétaire général du RND et le président de la République, Seddik Chihab, qui reconnaît que le pays passe par une situation difficile, plaide pour la continuité afin de surmonter tous les problèmes.
Répondant aux critiques qui ont visé le Premier ministre et non moins secrétaire général du RND, le porte-parole et membre du bureau politique du parti, Seddik Chihab, qui a animé, hier, un meeting populaire au centre culturel Malek-Haddad de Constantine, a averti son auditoire quant aux amalgames distillées par “les serviteurs de la France coloniale, qui sont toujours présents dans les arcanes du pouvoir, parmi les populations et dans de hautes sphères de l’État”.

Prudent, il absout de toute velléité hostile à l’Algérie, l’actuel État français et son peuple, mais désigne l’administration coloniale et ses valets, nombreux et présents, y compris à des postes de responsabilité de l’État algérien, laissera-t-il entendre.
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PostPosted: Tue 20 Nov - 16:44 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Algérie : sur les traces de Kahina, reine berbère symbole de la résistance amazigh https://www.jeuneafrique.com/auteurs/f.alilat/

 
De sa forteresse dans les Aurès, la souveraine combattit farouchement les envahisseurs arabes. Plus de 1 300 ans après sa mort, elle demeure le symbole de la résistance amazigh.  






Pour accéder au refuge de Kahina (également appelée Dihya), reine berbère qui vécut au VIIe siècle, il faut montrer patte blanche. D’abord passer plusieurs contrôles de gendarmerie et de police, franchir ensuite deux barrages militaires, y déposer ses papiers d’identité et s’engager à quitter les lieux avant 17 heures précises. « La zone est dangereuse en raison de la présence de groupuscules terroristes qui rodent dans la région dès le crépuscule », confie un militaire. Passé le dernier check-point et après une succession de virages tortueux, se dresse le site touristique de Tajmint, dans le massif des Aurès (550 km au sud-ouest d’Alger), un des derniers refuges de cette reine qui tint tête aux armées arabes venues propager l’islam en Afrique du Nord à partir de l’an 670. Près de quatorze siècles après sa mort, le sabre à la main, la reine Kahina demeure un symbole de la résistance des populations berbères aux conquêtes étrangères : romaine, vandale, byzantine, arabe, turque ou française. Dans le pays chaoui partagé entre montagnes et plaines de rocailles, Kahina est adulée. On la surnomme « Yemma », « maman » en langue amazigh.
À l’entrée du canyon de Tajmint, un immense bloc de roche, aussi haut qu’un gratte-ciel, veille comme une sentinelle sur la forteresse de « Yemma Kahina ». Sur la crête des falaises où poussent abondamment genévriers et figues de Barbarie, des maisons de pierre avec poutres forment le village millénaire, déserté depuis le début de la guerre d’Algérie, en 1954. Pour stocker blé, orge, dattes, huile, des greniers de type troglodytique, dont il ne reste que des ruines, ont été érigés à même les parois de la muraille. Pour accéder à ce nid d’aigle où les populations de l’époque devaient tenir des sièges de plusieurs mois, voire de plusieurs années, pour résister aux invasions étrangères, deux seules possibilités : monter à la force des bras ou à l’aide d’une échelle fabriquée à base d’alfa. C’est sur ce promontoire, où la vue peut porter par temps clair à des dizaines de kilomètres, jusqu’aux plaines de Biskra, que Kahina et ses tribus surveillaient l’arrivée des troupes musulmanes venues d’Arabie, après avoir traversé l’Égypte, la Libye et la Tunisie.
Un symbole de courage, de beauté et de liberté

Nous sommes en l’an 686. Koceila, qui règne sur plusieurs tribus berbères, meurt lors d’une bataille contre l’ennemi arabe en compagnie de Thabet, père de Kahina, tandis que le reste de leurs troupes trouve refuge dans le maquis des Aurès. La fille unique, qui appartient à la tribu Djerawa, est belle, fougueuse, bonne cavalière, habile à l’arc et de confession juive. Elle prend la tête de la résistance, fédère les tribus qui refusent de se soumettre aux musulmans, comme jadis la communauté s’était dressée contre les Romains et les Byzantins. Son adresse, son courage, l’aura mystique qu’elle dégage en temps de guerre comme en temps de paix ainsi que ses supposés dons surnaturels – les Arabes la surnomment Kahina (prêtresse, prophétesse ou sorcière) – font d’elle une reine aussi redoutée qu’incontestée.

C’est d’ici que Kahina et ses tribus surveillaient l’arrivée des troupes
musulmanes venues d’Arabie. © Omar Sefouane pour J.A.
Le chef musulman Hassan Ibn Nouâmane, qui lance ses guerriers des années durant contre les Aurès, reçoit un jour ce conseil : « Les habitants redoutent Kahina et lui obéissent. Tue-la, et les Berbères se rendront. » Après avoir régné sur ces vastes territoires qui s’étendaient jusqu’à la frontière tunisienne, Kahina succombera vers 703 lors d’une bataille contre les hommes d’Ibn Nouâmane. Sa tête, tranchée, est expédiée comme un trophée de guerre au calife Abd al-Malik, installé dans le Cham, l’actuelle Syrie. La légende dit que, lors de la nuit qui précéda sa mort, la reine demanda à ses deux fils de se rallier à l’ennemi afin de préserver l’héritage de son peuple. « Par vous, les Berbères préserveront quelque pouvoir », leur aurait-elle dit.
Certes, du refuge de Kahina à Tajmint il ne reste aujourd’hui que des vestiges qui ne font même pas l’objet d’une protection de la part des autorités. Mais dans les Aurès, en Kabylie ou chez les Berbères de Libye, cette reine insoumise reste un symbole de courage, de beauté et de liberté. Sa légende est encore célébrée par des poèmes et des chants. Et son nom est porté avec fierté par les filles berbères.


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PostPosted: Sat 24 Nov - 11:44 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Jean Sévillia dévoile "les vérités cachées de la guerre d'Algérie"


Quand l’histoire est caricaturée, Jean Sévillia pointe son nez. Dans Les Vérités cachées de la guerre d’Algérie, l’auteur d’Historiquement incorrect livre une synthèse de ces « évènements » débarrassée de repentance et de bons sentiments.

« En peu d’années, l’insurrection algérienne, lancée par quelques bandes de maquisards armées de vieux fusils, s’est transformée en une véritable guerre. Et cette guerre a installé une tragédie au cœur de la vie française, divisant profondément le pays », écrit Jean Sévillia. Cette « tragédie » était trop caricaturée pour que l’auteur d’Historiquement incorrect n’y plongeât pas, avec la rigueur et l’entrain qui le caractérisent. Le résultat de ce travail, qu’on imagine de longue haleine tant il s’appuie sur les sources les plus diverses, est une remarquable synthèse. Si elle fera grincer les dents de certains universitaires, les autres s’inclineront devant le récit nuancé de ces cent trente-deux années d’histoire qui s’achevèrent par une indépendance aussi logique que douloureuse.

Qui se souvient des esclaves des Barbaresques ?

Jean Sévillia souligne que c’est l’intervention française de 1830 qui donna naissance à l’Algérie. Certes, cette terre était peuplée, composée de tribus soumises à la Sublime Porte par le truchement d’une régence largement autonome ; il y avait là une société ancienne, complexe, cimentée par une foi ardente ; la piraterie en Méditerranée était la passion de ces Barbaresques, qui en tiraient l’essentiel de leurs revenus et d’incalculables esclaves pour lesquels, d’ailleurs, nul n’a jamais demandé ni présenté d’excuses. Mais cela ne fait pas une nation. L’islam en est un excellent substitut : c’est en son nom que, dès 1832, l’émir Abd el-Kader mène une brillante guérilla.

Une conquête impopulaire

Venues venger le consul de France et plus encore démontrer la vigueur du régime de Charles X, nos troupes, toujours plus nombreuses, vont devoir réaliser une conquête qui n’enthousiasme ni l’opinion ni les gouvernements. Au fond, seuls les militaires trouvent leur compte dans cette épopée ; leur brutalité, cependant, « déclenchera une indignation telle qu’une commission parlementaire, présidée par Tocqueville (…) exigera le rappel de Bugeaud », le grand homme de l’invasion. La mise en valeur de cet immense et pauvre territoire sera ardue ; ce sont surtout des Espagnols, des Italiens, des Maltais qui viendront bâtir l’Algérie française. Ils affronteront le choléra, l’avarice des sols et les fréquents soulèvements des autochtones ; en moins d’un siècle, ils formeront une communauté soudée, à la fois culturellement atypique et semblable à la métropole politiquement. L’œuvre de ces « colons » est-elle honteuse ? L’est-elle davantage que celle des Américains passant sur le corps des « Peaux-Rouges » pour atteindre le Pacifique ? La population musulmane, elle, ne cessa de croître – et même d’exploser – durant la période. Paradoxal « génocide », non ?

Une décolonisation logique

Après bien des hésitations, la France permit aux musulmans de devenir des citoyens français à part entière : ils refusèrent tous, moins par patriotisme que par fidélité à l’islam et ses coutumes. En 1945, l’ampleur des massacres de Sétif, sur lesquels Jean Sévillia s’attarde, manifesta la puissance des séparatistes. L’heure était à la décolonisation. Mais, avant d’être un slogan, « Algérie française » était une réalité administrative, celle de trois départements. Imagine-t-on les Côtes-d’Armor faire sécession ? Paris ne pouvait pas négocier avec les rebelles, dont les attentats tuaient chaque jour des civils, qui combattaient nos soldats et les « traîtres » avec une absolue férocité – que les paras leur rendaient bien. La « tragédie » devait durer plus de sept ans. La vérité, c’est que la démographie rendait la fuite des pieds-noirs inéluctable : ultra-majoritaires, les musulmans ne pouvaient plus accepter la domination de ceux qu’ils considéraient comme des spoliateurs et des mécréants.

Et la France fut condamnée…

Seule une autorité incontestable, capable d’assumer des pouvoirs extraordinaires, était en mesure d’imposer ce dénouement. Le Général le fit avec son habituel génie mais aussi un évident mépris pour ses compatriotes d’Algérie, au moment où le monde intellectuel peignait ces derniers en fascistes mangeurs d’Arabes. Oui, la rupture était fatale, mais De Gaulle devait-il pour autant livrer le pays au FLN qui, l’encre des accords d’Évian encore humide, se vengea, en particulier à Oran où tant de Français disparurent ? Ces morts-là ne sont l’objet d’aucun « devoir de mémoire » ; notre mauvaise conscience les voue à l’oubli, tandis que l’État honore aujourd’hui les « porteurs de valises ». Nos ennemis ont toujours eu raison ; désormais, c’est avec leurs yeux que nous regardons notre passé.



A lire aussi: Oui, l’islam a joué un rôle dans la guerre d’Algérie

De la Toussaint sanglante à la fusillade de la rue d’Isly en passant par la manifestation du 17 octobre 1961, Jean Sévillia relit tous les grands épisodes de cette guerre intestine. Il compare les chiffres, démasque la propagande, replace la cruauté du conflit dans celle de l’époque. On ne croit pas trahir sa pensée en disant qu’il a du respect pour les indépendantistes mais que leur sanctification l’agace. Preuves à l’appui, son livre invite en tout cas à considérer la guerre d’Algérie comme un événement tortueux, duquel émergent autant de salauds que de braves, et ce dans les deux camps. On retiendra également cette charmante embardée, extraite de la déclaration du président des Oulémas, en 1936 : « Ce peuple musulman algérien n’est pas la France, il ne peut pas être la France, il ne veut pas être la France, il ne veut pas l’être et, même s’il le voulait, il ne le pourrait pas, car c’est un peuple très éloigné de la France par sa langue, ses mœurs, son origine et sa religion. Il ne veut pas s’assimiler ». C’est lui qui le dit.

Les vérités cachées de la Guerre d'Algérie

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PostPosted: Thu 29 Nov - 16:42 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Nous ne sommes plus nous-mêmes!
Par: Amin Zaoui
... L’islamisation aveugle de la société algérienne a commencé par une guerre contre l’Histoire, contre la langue du peuple puis par le changement vestimentaire, el maskh.
L’islamisme wahhabite nous a appris comment se détester soi-même. La haine de soi. Détester son miroir. Chercher une autre personne au fond de ce miroir. Négation de soi. Une sorte de schizophrénie.
Dérober un peuple de son identité vestimentaire en le remplaçant par une autre est un viol. Une extrême violence. un extrême viol.
Peut-on imaginer, pour une seule seconde, un saoudien avec un burnous berbère déambulant dans les rues de Riadh ou de la Mecque ? Impossible.
Peut-on imaginer, pour une seule seconde, une femme saoudienne avec un Haïk M'ramma tlemcenien ! Impensable !
Peut-on imaginer, pour une seule seconde, une jeune étudiante saoudienne habillée d’une robe kabyle ou d’une robe targuie ou d’une djellaba marocaine, dans les universités de Médine? Inimaginable.
Et pourtant le burnous, le haïk, la robe kabyle, la robe targuie, la djellaba sont des vêtements discrets et pudiques.
Il n’y a pas d’habit sans idéologie. Le costume est un emblème. Et il est aussi un fond de commerce politique.
Il existe une guerre économique, une autre militaire et une autre politique autour et à cause du vestimentaire.
Nous avons perdu nos références vestimentaires. L’Algérienne et l’Algérien sont de plus en plus nus de leur algérianité.
Nous perdons notre appartenance à notre civilisation berbéro-méditerranéenne. Nous perdons notre africanité. Ne nous somme plus nous-mêmes!


 

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PostPosted: Fri 30 Nov - 13:31 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

 

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PostPosted: Sun 2 Dec - 15:24 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Nina Bouraoui : « Quelle ­richesse, cette homosexualité qui fut un long chemin ! » Par Annick Cojean
EntretienRéservé à nos abonnés
Publié le 22 septembre 2018 à 06h30 - Mis à jour le 23 septembre 2018 à 06h40

Dans la série « Je ne serais pas arrivée là si… », « Le Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, l’auteure de « Mes mauvaises pensées » évoque ces instants où elle a découvert qu’elle préférait les femmes.
La romancière d’origine franco-algérienne, qui remporta le prix Renaudot en 2005 pour Mes mauvaises pensées, vient de publier Tous les hommes désirent naturellement savoir.
Je ne serais pas arrivée là si…
Si je n’avais pas grandi en Algérie. J’y ai appris la terre, les hommes, les femmes, la résistance, le courage, la liberté – notamment celle d’être une petite fille différente. J’y ai appris aussi la sensualité et toute la gamme des émotions, la joie et la félicité, également la peur, et même l’angoisse. Car ce pays tellement beau, tellement magnétique, était marqué par la violence. Ma mère l’acceptait. Ma mère française, blonde aux yeux bleus, qu’on appelait « la Suédoise ». Elle avait une telle passion pour ce pays qu’elle n’avait de cesse de nous le faire sillonner, ma sœur et moi, à bord de sa GS bleue : la route de la Corniche, les criques sauvages, l’Atlas, le désert… « Cette lumière et cette histoire si spéciales, c’est votre lumière, c’est votre histoire », répétait-elle. J’ai commencé à dessiner et à écrire en Algérie. C’est mon terreau. Je crois que tout est là.
De quelle union êtes-vous le fruit ? D’un mariage d’amour entre un Algérien et une Bretonne. D’un mariage politique aussi, puisque mes parents se sont rencontrés en pleine guerre d’Algérie et que je suis la preuve absolue que deux pays en train de se déchirer peuvent aussi s’aimer. Le frère aîné de mon père était mort au maquis. Il voulait s’engager à son tour, mais comme c’était un garçon très brillant, on a préféré l’exfiltrer en France afin qu’il étudie. Il débarque donc à Vannes, muni d’une simple valise, obtient son bac avec mention

https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/09/22/nina-bouraoui-quelle-…
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PostPosted: Tue 4 Dec - 13:46 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

La voix des anges, projeté au festival international du cinéma d’Alger : une peine à vivre
Le film la Voix des anges, de Kamel Laïche, a été projeté, dimanche en avant-première mondiale, au deuxième jour du Festival international du cinéma d’Alger, devant un nombreux public.
 



D.R
Le film la Voix des anges, de Kamel Laïche, a été projeté, dimanche en avant-première mondiale, au deuxième jour du Festival international du cinéma d’Alger, devant un nombreux public.
Le cinéma de Kamel Laïche est intimiste et l’être humain tourmenté par les vicissitudes de  la vie est au centre de ses intérêts. Interprété par des acteurs chevronnés à l’image de son épouse Rania Sirouti, de Hichem Mesbah et de Azziz Boukrouni ainsi qu’une pléiade de comédien dont Nidal Mellouhi dans le rôle de Mahrez qui joue le personnage de Mahrez, pour la première fois de sa vie au cinéma, le film « La voix des anges » réussit à garder l’attention du public durant tout le déroulement de cette fiction.
Le film débute avec une séquence de vol d’un portable d’un réalisateur de cinéma. Le voleur Mahrez, jeune adolescent livré à lui-même se fait arrêter et emmener au commissariat. Alertée, sa mère accourt et supplie le réalisateur de retirer sa plainte, ce qu’il fait, au grand dam du policier et du commissaire.
Le réalisateur est peiné par l’histoire de Mahrez et il lui propose de venir travailler comme homme à tout faire dans son film. Histoire de se racheter, lui à qui sa femme reproche de délaisser ses enfants.
Une nouvelle vie s’offre à Mahrez, sauf que les choses ne sont pas aussi simples. Son père en véritable tyran, est violent et sa mère est une femme battue qui vit sa peine en silence. Mahrez veut défendre sa mère et se révolte contre son père.
 Il est expulsé du domicile familiale et se retrouve dans la rue avec toutes les tentations dont celle de se défoncer avec les camarades de quartier avec des psychotropes.
Le film se décline avec plusieurs histoires qui se lient et se complète dans le regard amer du réalisateur sur la société algérienne encore sous le traumatisme de l’islamisme et du terrorisme. Un jeune, bcbg se retrouve sous l’influence d’un groupe d’islamisme recherché par les forces de l’ordre. Il se retrouve en plein engrenage dont il ne peut se défaire et n’assiste pas à l’enterrement de son père de peur d’être arrêté.
Il veut se venger et monter au maquis, lui qui visiblement n’est pas encore aguerri en dépit des entrainements qu’il suit.
Cette partie du film est intégrée dans la fiction par le réalisateur, histoire d’en atténuer le propos et la violence même si à l’écran le discours des émirs et des leaders islamistes est d’une extravagance ahurissante.
Kamel Laïche accable les parents dans son film, il les tient pour responsables de la déroute de leurs enfants et tient à finir son film en happy end avec la révolte de la femme battue qui quitte le domicile conjugale et qui s’installe avec son fils Mahrez dans un modeste appartement.
Le film tient la route bien que nous lui reprochons quelques longueurs et une utilisation non justifiée de gros plans.
Abdelkrim Tazaroute
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Martin Luther King


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PostPosted: Wed 5 Dec - 16:30 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Les "décoloniaux" à l'assaut des universités
  Hanane Karim (©Vincent Isore/IP3)
"Racialisé", "racisation", "islamophobie"… Ce vocabulaire, qui s'est installé dans le débat public, est issu d'une mouvance de pensée qui gagne du terrain à l'université. Certains s'en félicitent, d'autres dénoncent l'intolérance de ses partisans.







"Le féminisme islamique". Sans point d'interrogation. Comme si les expressions "féminisme" et "islamique" pouvaient être accolées sans susciter la moindre controverse. Voilà sur quoi doivent plancher, à partir de cette semaine, les étudiants en sociologie et science politique de l'université Lyon-II dans le cadre d'un cours consacré aux "mouvements sociaux dans les Etats postcoloniaux".
A l'honneur lors de ces travaux dirigés, le livre de Zahra Ali "Féminismes islamiques" (éd. La Fabrique). Cette chercheuse à l'EHESS et à l'Institut français du Proche-Orient milite en faveur du port du foulard. Selon elle, le féminisme "bourgeois de Simone de Beauvoir" a été utilisé à "des fins coloniales, donc aujourd'hui postcoloniales et racistes". Elle en prône donc un nouveau, "attaché au texte sacré et à la tradition prophétique" et propose:
"une libération qui pose un tout autre rapport au corps […] marqué par des normes et par une défense du cadre familial hétérosexuel". 


 
Zahra Ali. ©Oumma TV Un vide académique Cet enseignement délivré à Lyon constitue-t-il une exception ? Ou bien traduit-il l'influence grandissante des tenants de la pensée dite
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PostPosted: Thu 6 Dec - 14:30 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Les bi nationaux ont la langue bien pendue en France mais en Algérie c'est bouche cousue.




 

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L’extermination de l’intelligentsia algérienne (1993-1998) – Sur le massacre des intellectuels par les islamistes armés
Posté par mouradpreure le 3 décembre 2018
           

On peut considérer par convention que la guérilla des islamistes algériens commence effectivement le 13 février 1992, date de l’attentat de la rue Bouzrina (Casbah, Alger), qui a coûté la vie à six policiers, attirés dans une embuscade. C’est exactement une année et un mois plus tard, soit le 14 mars 1993, que tombe le premier intellectuel (Hafid Sanhadri, cadre du ministère de l’emploi) sous les balles assassines des fondamentalistes armés. Et depuis, les meurtres d’artistes et d’intellectuels se poursuivent jusqu’en 1998, parfois au rythme de plusieurs par mois. C’est ce qui indique l’existence d’un plan préétabli, avec des listes attestées d’intellectuels à abattre, triés en raison de leur disposition critique face à l’idéologie islamiste…

         On assiste entre 1993 et 1998 à la mise en exécution d’un véritable projet d’extermination des intellectuels algériens par les islamistes armés, toutes tendances confondues. C’était un « génocide programmé ». On ne s’attaquait pas seulement aux intellectuels francophones, considérés par eux comme une continuation maléfique de la présence française, mais même aux arabophones qui faisaient entendre un son de cloche différent. Un terme d’origine afghane, chargé en valeurs négatives, servait à désigner les membres de l’intelligentsia non islamiste : ce sont des « communistes » (chouyou’iyoune)! Dans l’idéologie islamiste, un « communiste » représente l’ennemi par excellence, un ennemi à la fois puissant et injuste, comme l’étaient les Russes (communistes) pour les Afghans musulmans. Mais c’est aussi un « athée », un « laïque » ou un « apostat », ce qui signifie indistinctement à leurs yeux kâfir (mécréant), méritant d’être exécuté pour délit de mécréance. En plus d’être injustes, apostats et ennemis de la religion (‘adouw allah), ces intellectuels constituent aussi aux yeux des islamistes les « suppôts » les plus objectifs du Tâghout, le pouvoir désigné par le terme de « Tyran ». On se rappelle que la déclaration de djihad d’Ikhlef Cherati ciblait non seulement le pouvoir mais aussi « ses soutiens » et les « partisans de l’occidentalisation » en général. On se rappelle aussi les paroles d’Ali Benhadj, répercutées dans les organes du FIS, qualifiant les journalistes de « judéo-sionistes ».
Ces convictions sont partagées du reste par toutes les tendances du maquis. L’un des premiers émirs du GIA, Jaafar al Afghâni (septembre 1993 – février 1994), prononce une terrible sentence dans un entretien accordé à un journal arabe : « les journalistes qui combattent l’islam par la plume périront par la lame » (Zerrouky, p. 127). Combattre l’islam, c’était refuser l’ordre que les fondamentalistes voulaient imposer. Or, la presse indépendante et les intellectuels critiques, qui ont eu accès à une grande liberté d’expression (surtout écrite) après 1989, sont majoritairement opposés au projet de constitution d’un état théocratique en Algérie. Ils l’ont exprimé à travers leurs publications et leurs prises de position, et c’est ce qui les a directement désigné à la vindicte islamiste. En Janvier 1993, des feuilles de Minbar al Djoumou’a, une publication clandestine du FIS, accrochées à l’entrée de la mosquée « Le Plateau » à Alger, dressaient une liste d’intellectuels et de journalistes à assassiner. La littérature du GIA appelait à liquider la « presse mercenaire » qu’elle accusait d’altérer la réalité de la lutte armée et de mener « une guerre médiatique contre le djihad ».
Les premières personnalités ciblées sont les intellectuels du CNSA (Comité National de Sauvegarde de la République), qui avait appelé, rappelons-le, à l’interruption du processus électoral après la victoire du FIS au premier tour des élections législative du 24 décembre 1991. Le 14 mars 1993, à la cité Garidi (Alger), tombe Hafidh Sanhadri, cadre du ministère de l’emploi, porte-parole du CNSA, assassiné près de chez lui.
Deux jours plus tard, le 16 mars, est assassiné le sociologue Djilali Lyabès, ancien ministre sous le président Boudiaf. Le 17 mars, le Dr Lhadi Flici, pédiatre, est à son tour abattu dans son cabinet de la Casbah.
Tous les partis politiques condamnent ces assassinats, mis à part les islamistes dits « modérés », qui n’avaient pas pris les armes, comme le parti Hamas de Mahfoud Nahnah et le parti Nahdha de Djaballah. Au lieu de prendre des mesures urgentes, le chef du gouvernement de l’époque, Bélaïd Abdesselam, se lance dans une attaque en règle contre les « laïco-assimilationnistes », étiquette insultante par laquelle il désignait les membres des partis démocrates et les intellectuels.
Le 22 mars 1993, le chef du puissant syndicat étatique UGTA, Boualam Benhamouda, qui avait échappé à un attentat, appelle à une marche de protestation contre ces assassinats et le terrorisme en général. 500 milles personnes ont courageusement défilé à Alger, en scandant des slogans demandant à juger les assassins.
La mobilisation populaire n’a pourtant pas freiné les exécutants du projet d’extermination des gens de plume. Une
femme, Karima Belhadj, cadre de l’administration de la police, est assassinée le 3 avril et le 10 avril ; El Hachemi Cherif, ancien colonel de l’ALN, chef du parti de gauche Ettahadi [le Défi], échappe miraculeusement à un attentat. Les communistes (les vrais cette fois) et les hommes politiques soupçonnés d’être « de gauche » sont particulièrement ciblés, car assimilés aux Russes mécréants. Le 17 mai, le directeur du journal Al Watan, Omar Belhouchet, personnage symbole de la presse libre en Algérie, échappe à une tentative d’assassinat à Bab Ezzouar (Alger), devant son fils, alors qu’il conduisait celui-ci à son école. Le même jour, des terroristes rôdaient autour du siège du journal Le Matin, munis de photos agrandies de journalistes à tuer. Alertée, la police les a éliminés, non sans peine.
L’assassinat qui a provoqué un profond émoi fut celui de l’un des plus grands écrivains de l’Algérie indépendante, Tahar Djaout, sans doute parce qu’il ravive dans la mémoire populaire le souvenir de l’assassinat d’un autre écrivain, Mouloud Feraoun, par l’OAS en 1962. Ancien professeur de mathématiques à l’université de Bab Ezzouar, poète, journaliste et écrivain de notoriété internationale, Djaout (auteur entre autres de : Les vigiles, L’invention du désert, Les Chercheurs d’os, L’exproprié, Le dernier été de la raison; cf. bibliographie) avait pris auparavant des positions dures contre l’intégrisme, qu’il qualifiait de « fascisme théocratique ». Il avait écrit dans l’une de ses chroniques une phrase prémonitoire devenue le slogan de la presse indépendante en Algérie : « si tu parles, tu meurs, si tu te tais, tu meurs, alors écris et meurs ! ». Le 26 mai 1993, deux jeunes qui l’attendaient dans l’escalier de son immeuble lui tirent deux balles dans la tête avant de prendre la fuite. Le malheureux succombe à ces coups quelques jours plus tard. Ses funérailles en Kabylie furent émouvantes et grandioses.
Le 15 juin 1993, à 9h30, Mahfoud Boucebci, figure emblématique de la psychiatrie algérienne, président de la Société Algérienne de Psychiatrie, vice-président de l’Association Internationale de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent (auteur notamment de Psychiatrie, société et développement et de Maladie mentale et handicap mental), connu pour son opposition à l’islamisme, est poignardé à l’entrée de l’hôpital Drid Mohamed où il exerçait ses fonctions. Une semaine plus tard, le 22 juin, le sociologue Mhamed Boukhobza, qui avait travaillé avec Pierre Bourdieu, réputé pour ses recherches sur la disparition de la société pastorale en Algérie, est ligoté ainsi que le reste de sa famille dans son domicile du Télemly (Alger). Isolé dans une pièce de son appartement, il fut égorgé comme un mouton puis poignardé. « Une à une, les têtes pensantes de l’Algérie sont froidement liquidées » (Hassane Zerrouky, p. 132).
Les assassinats continuent pendant l’année 1994, avec le meurtre le 5 mars du directeur de l’école des beaux arts d’Alger, Ahmed Asselah et de son fils unique, Rabah. Cet homme avait fait de son école l’une des meilleures d’Afrique. Un peu plus d’un mois auparavant, le 30 janvier est tué Rachid Tigziri, dirigeant du parti
démocrate le RCD
(Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, considéré comme « impie » car prônant la laïcité). Le 1er février, Olivier Quemeur, caméraman de la chaîne ABC, est criblé de balles à la Casbah, tandis que ses collègues, Yves Ménari et l’australien Scott Allan White, sont grièvement blessés. L’aversion des islamistes armés pour l’art se poursuit avec l’assassinat le 10 mars à Oran d’Abdelkader Alloua, le plus grand dramaturge algérien, animateur pendant plus de 30 ans d’un théâtre en arabe populaire (il avait mis en scène El Ghoula de Rouiched, Le sultan embarrassé de Tewfik al Hakim, Numance de Cervantès, etc. il a joué aussi comme acteur dans plusieurs autres pièces et films et a adapté en arabe algérien Gogol et de Gorki, avec son ami Medjoubi).
Le journal indépendant Hebdo Libéré, farouchement anti-islamiste, fut ciblé le 21 mars par une attaque terroriste se soldant par la mort de deux journalistes et d’un chauffeur. Le professeur Salah Djebaïli, célèbre chercheur en écologie, spécialiste des régions désertiques et recteur de l’université de Bab Ezzouar (Alger), fut abattu le 31 mai. Il refusait d’ouvrir des salles de prière à l’intérieur de son établissement. Ferhat Cherki, journaliste, et Youcef Fathallah, président de la LADH (Ligue Algérienne des Droits de l’Homme), furent respectivement assassinés le 7 et le 18 juin. Le directeur de l’Ecole Vétérinaire d’Alger (ENV), Mohamed Bekkouche, est tué le 10 juillet à l’intérieur de son école, située dans la banlieue est d’Alger. L’islamologue et professeur de sociologie Rabah Stambouli, promoteur d’un islam tolérant et progressiste, est abattu le 23 août à la sortie de l’université de
Tizi-Ouzou. Antar Zouabri tue avec son groupe les journalistes Ahmed Issaad et Lakhal Yasser le 31 novembre 1994. Saïd Mekbel, directeur du quotidien indépendant Le Matin, auteur d’une chronique corrosive contre le pouvoir et les islamistes, est assassiné le 4 décembre alors qu’il s’attablait dans une pizzeria située non loin des bureaux de son journal. Il laisse derrière lui notamment un court et beau texte, écrit le jour de sa mort et intitulé « ce voleur qui… » (*), un billet qui résume à lui seul l’état de la corporation journalistique, prise en étau entre la répression du régime et les armes des barbus. Le cinéaste et réalisateur Djamel Fezzaz [qui a réalisé notamment [i]La grande tentative[/i], L’affiche – qui met en scène l’acteur Rouiched –, Lahn al amal (La mélodie de l’espoir), El Waciyya (le Testament), etc.] est blessé par balles à Bab El Oued le 8 février 1995. Azzedine Medjoubi, directeur du Théâtre national algérien [a adapté [i]Le journal d’un fou[/i] de Gogol sous le titre Hissaristân, Les bas-fonds de Gorki, La bonne âme de Se-Thouan de Brecht, etc. ; a monté Aalam el Baaouche (Le monde des insectes), El Houinta (La boutique) ; et a joué dans un grand nombre de pièces comme Hafila tassîr (Un bus en mouvement), Bâb El Foutouh, etc.] est tué devant son établissement le 13 février. Le 15 février tombe à
Tizi-Ouzou une militante démocrate, Nabila Djahnine, architecte, féministe responsable de l’association « Cris de femmes » (Thighri Netmettuth). Ces féministes « débauchées » (moutabaridjat, terme presque intraduisible) constituent de graves menaces contre les mœurs et la société islamiques, selon les fondamentalistes.
A Oran, est assassiné le 17 février un grand nom de l’histoire du Raï, Rachid Baba Ahmed producteur de musique et impresario de plusieurs vedettes de cette musique jugée « satanique » par les islamistes, [c’’est lui qui a fait connaître Cheb Khaled, qui a lancé Chebba Fadela, Cheb Sahraoui et Cheb Anouar]. Djamal Zaïter, un journaliste qui se recueillait sur la tombe de sa mère, fut surpris et assassiné en plein cimetière.

Les assassinats, que nous ne pourrons pas tous citer (cf. une liste de 100 journalistes assassinés entre 1993 et 1997), se poursuivent avec les attentats contre des personnalités publiques, des vedettes de la chanson et contre n’importe qui exprimant une opinion anti-islamiste ou ayant une activité jugée subversive ou non conforme aux canons fondamentalistes. Le 8 septembre 1994, Abderrahmane Rebiha, professeur d’agronomie à l’université de Blida, meurt sous les balles du GIA. Le 26 septembre vient le tour d’Abderrahmane Fardeheb, universitaire, économiste, auteur de plusieurs livres. Le chercheur se savait menacé et tentait d’obtenir un visa pour la France, ce qui lui fut refusé à trois reprises. Le 29 septembre 1994 est assassiné une idole de la musique raï. Après l’avoir sommé plusieurs fois d’arrêter sa musique « démoniaque » et « débauchée », Cheb Hasni, un chanteur prolifique et adulé, est assassiné devant le
domicile de ses parents, dans le quartier « Gambetta » d’Oran, malgré son immense popularité. Ses funérailles rassemblèrent d’immenses foules et bouleversèrent la jeunesse algérienne. Au même moment, en Kabylie, le poète et chantre de la cause berbère, Matoub Lounès, est enlevé le 25 septembre et séquestré par un groupe armé dirigé par l’émir du GIA Aït Ziane. Le poète fut jugé par un «tribunal islamique » du maquis et finalement « acquitté » et libéré grâce à la pression d’une formidable mobilisation populaire. Mais le répit fut court, puisqu’il sera criblé de balles le 25 juin 1998, dans des circonstances non élucidées, alors qu’il était de retour chez lui après un long exil en France.
Un climat de terreur est instauré par les islamistes chez les intellectuels. A chaque retour d’enterrement, ces derniers se demandent à qui sera le prochain tour. Les lettres de menace parviennent par centaines aux rédactions de journaux et aux domiciles des concernés. La peur s’installe et les gens apprennent à se tenir la
langue pour ne pas subir un sort funeste, d’autant plus que les sympathisants des islamistes armés étaient partout. Les murs avaient des oreilles. Les groupes armés pouvaient en effet compter sur tout un petit peuple de partisans, employés comme informateurs, comme « délateurs » ou sollicités pour assurer la logistique du djihad. Certains artistes et intellectuels changent d’appartement, d’autres déménagent. Nombre d’entre eux modifient leurs itinéraires et leurs habitudes ou se déguisent complètement pour sortir de chez eux. Certains, comme Rachid Mimouni, écrivain qui a eu le courage d’écrire dés 1992 une analyse éclairée du phénomène intégriste (De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier), et Omar Belhouchet, journaliste et directeur du journal Al Watan, furent littéralement traqués, avant d’être la cible d’attentats manqués.
Le gouvernement algérien s’est montré incapable de protéger ses intellectuels et ses citoyens, quand il ne les réprimait pas par-dessus le marché. C’est dans cette ambiance d’impuissance face au crime que se produisit l’une des plus irréparables conséquences de la guérilla islamiste : des milliers d’intellectuels prennent le chemin de l’exil, sans aucun espoir de retour. Les universités se vident progressivement et les cadres du pays affluent vers la France, l’Europe et le Canada. C’est ainsi que l’Algérie est progressivement vidée de son intelligentsia. Mais l’islamisme armé, dont le but consistait à faire taire toute voix discordante, n’a pas réussi à réduire les journalistes et les penseurs algériens. La presse indépendante a continué à critiquer violemment l’islamisme tandis que les intellectuels étaient plus que jamais déterminés à dénoncer le côté « fasciste » du mouvement intégriste.
Les assassinats ont aussi ciblé d’autres personnalités publiques et des cadres de l’UGTA, syndicat officiel mais, paradoxalement, populaire parmi les travailleurs. La « centrale syndicale », comme on l’apelle en Algérie, s’est opposé frontalement à l’islamisme et a connu très tôt des affrontements avec un autre syndicat concurrent, le SIT (Syndicat Islamique du Travail, une organisation mise sur pied par Abassi Madani dont le but est d’enrégimenter les travailleurs dans la tâche de fondation de la République islamique. L’UGTA perdra près de 800 syndicalistes, assassinés par les islamistes entre 1993 et 1997.
Qui sont derrière ses assassinats ? Ceux qui les perpétuent ne s’en cachent pas, loin de là. Ils les revendiquent comme des faits d’armes pouvant assurer à leurs auteurs une place honorable dans la future République
islamique. Dans un entretien accordé à l’AFP, Anouar Haddam, chef islamiste jouissant de l’hospitalité des Etats-Unis et de l’Angleterre, revendiquait l’assassinat de Boucebci en le qualifiant d’« exécution d’une sentence par les moudjahidine ». Etebcira, bulletin clandestin du FIS, revendique l’assassinat de Tahar Djaout et le justifie par « son communisme et sa haine viscérale de l’islam », au moment où il motive l’attentat contre Belhouchet par « sa francophonie outrancière ». Haddam reprend sa plaidoirie de justification des meurtres d’intellectuels en octobre 1993, en lançant : « Qui sont ces soi-disant intellectuels ? », « nous les connaissons un par un, ce ne sont pas des innocents ! ». Il reprochait notamment aux journalistes « leurs éditoriaux assassins » (Cités d’après Zerrouky, pp. 132-133).
Mourad Dhina, un responsable islamiste actif dans les réseaux du FIS à l’étranger, déclare des années plus tard à propos des intellectuels assassinés : « personne n’a pleuré nos morts parmi ceux là ». Il ajoute : « Certains ont choisi une voie de confrontation, une voie de provocation d’une jeunesse, et qu’ils ont payé ce prix. Que ces intellectuels de gauche aient le courage d’assumer leur action, qu’ils disent nous nous sommes engagés dans une guerre et que certains d’entre nous [l'] ont payé de leur vie. Qu’ils en fassent des martyrs pour eux ! » (Mourad Dhina, in Aoudia et Labat). Ainsi, la prise de position politique était tout simplement assimilée par les intégristes et leurs défenseurs politico-médiatiques à l’engagement militaire dans une guerre, sans aucune gêne quant au sophisme démagogique que comporte leur formule. En d’autres termes, on vous tue parce que vous n’avez pas pris notre parti…Voilà qui nous renseigne sur ce qu’est la liberté d’expression et d’opinion dans une République Islamique.
Durant la rencontre de Rome (1995), Ali Yahia Abdenour, avocat du FIS et président de la LADH, dira : « on tue les journalistes et les intellectuels qui ont une position et une opinion » ; il ajoutera : « nous sommes contre les meurtres de journalistes, de militaires et de policiers qui ne sont pas engagés dans la lutte » (El Watan, 12 janvier 1995) [remarquons l’amalgame entre prise de position intellectuelle ou politique et engagement militaire, entre la plume et les armes].
 
Le Front Islamique du Djihad Armé (FIDA)

Tous les djihadistes sont d’accord sur le principe de l’assassinat des intellectuels, assimilés aux « communistes » et aux « apostats ». Des listes de gens à abattre, confectionnées par des commanditaires informés, circulent dans les maquis. Les exécutants, eux, ignorent parfois jusqu’à l’identité de leurs victimes. Ils tuent un « soutien du Taghout » parce que son nom était apparu sur une liste. Cette répartition des tâches dans le travail criminel permettait aux commanditaires d’avoir les mains propres et aux exécutants d’avoir la conscience tranquille.
Certains de ces meurtres sont commis par le GIA. La majorité reste cependant le fait d’une organisation particulière, à implantation urbaine, spécialisée dans l’assassinat des opposants aux islamistes, des intellectuels, des journalistes et des personnalités publiques. Il s’agit du FIDA, Front Islamique du Djihad Armé. C’est un groupe qui a été fondé par des membres djazaristes du FIS, conduits par Mohamed Saïd. Il recrute essentiellement parmi les étudiants et les enseignants islamistes. Très actif au niveau des universités d’Alger, de Blida et de Constantine, il puisait notamment dans les anciens militants du Mouvement Universitaire pour la Défense du Choix du Peuple (MUDCP). Rien de surprenant de trouver à sa tête essentiellement des universitaires, comme Thâbet El Aouel, professeur de physique à l’université d’Alger, Mohammed Boudjelkha et Mustapha Brahimi, enseignants de physique à Bab Ezzouar (Alger). Le groupe opère discrètement, circule sans barbe et avec de fausses identités et prend résidence de préférence dans les beaux quartiers d’Alger, comme Hydra. « A l’étranger, écrit Hassane Zerrouky, [le FIDA] est représenté par Thabet El Aouel, Anouar Haddam, et Mourad Dhina, tous universitaires » (Zerrouky, pp. 136-137)
Les émirs de l’organisation sont les suivants :
     - Abdelwahab Lamamra (1993 – fin 1995)
     - Mustapha Brahimi, dit Abou Houmâm (1995 – 1996)
     - Mohammed Djebarra (mai 1996 – janvier 1997)
     - Abdelkader Seddouki (janvier – mars 1996)
     - Amine Haddad (mars 1997 – octobre 1998)
Le FIDA a revendiqué un certain nombre de meurtres à travers sa publication clandestine, Al Fida, dont celui de Tahar Djaout, Djilali Liabès, et Ahmed Aselah (entre autres). 
Après la tentative d’unification du mouvement armé de Mohamed Saïd, le FIDA s’est rallié au GIA en 1994. Mais Djamel Zitouni, à l’origine de l’exécution des djazaristes, élimine également l’émir du FIDA, Abdelwahab Lamamra et son acolyte, Hamid Boucha. A partir de ce moment, le FIDA s’éloigne de l’organisation de Djamel Zitouni et se tourne vers les futures AIS et LIDD (Ligue Islamique pour la Da’wa et le Djihad). Son démantèlement par les forces de sécurité les a poussés à accepter l’amnistie de Bouteflika et à déposer les armes. Ses membres bénéficièrent du pardon intégral du président.
L’implication d’une organisation à caractère universitaire dans l’assassinat d’intellectuels soupçonnés « d’occidentalisation » ou « d’apostasie » témoigne de la transposition, par une partie de l’élite islamiste algérienne, des différends qui existaient au niveau intellectuel, sur le terrain armé. Les problèmes qu’on règle ailleurs par le débat, à coups de plume et de polémiques, les universitaires islamistes les ont réglés à coup de couteaux et d’armes à feu.
Pourquoi ces intellectuels ont-ils été tués ? A quelle logique répond leur mort ? (**) Le préalable à la fondation d’une République Islamique en Algérie s’est avéré être la destruction de la pensée non religieuse par l’élimination physique de ses auteurs. On comprend cette disposition quand on se souvient que pour l’idéologie islamiste il ne s’agit de retenir de la pensée universelle que l’aspect technique, supposé neutre, en rejetant l’immense production intellectuelle sur la société, l’art, la psychologie, l’anthropologie, la philosophie, etc. Ces derniers domaines sont purement abolis et remplacés par la foi religieuse et la législation dite islamique. L’assassinat des intellectuels n’est de ce point de vue que la traduction en faits concrets de cette clause idéologique : pour abolir le savoir non religieux concernant la société (au sens large), il convient en effet de supprimer physiquement ses promoteurs, écrivains, intellectuels, sociologues, psychiatres, philosophes, etc. Cet obscurantisme est directement hérité, avouons-le, des nationalismes de la post-indépendance, dont le souci fut de préserver une soi-disant « personnalité » (islamique, algérienne, etc.) contre « l’invasion culturelle occidentale » [dont cette intelligentsia était la pointe], en s’opposant aux acquis les plus décisifs de la pensée contemporaine.
L’instauration d’un ordre islamique immuable, supposé voulu par Dieu Tout-Puissant, est caractérisé par un unanimisme qui va de l’Unicité tout azimut (un seul Dieu, un seul Dogme, une seule Interprétation, etc.) à la communion dans la Foi. Le temps dans lequel voudrait évoluer la future société islamique est celui de l’abolition de l’histoire. Plus rien ne bougera, une fois l’ordre divin instauré sur terre. Les voix discordantes se situeront de facto dans le camps des hors-la-religion-de-Dieu, des traîtres à l’ordre divin, leurs porteurs deviendront des mécréants passibles d’assassinat. L’ordre intégriste ne laisse aucune place pour les marges, pour la différence, la diversité (sexuelle, intellectuelle, religieuse, sociale, etc.), la dissidence, la dissonance; c’est un centre qui aspire et broie tout sur son passage.
L’idéologie islamiste se donne le monopole de la religion vraie et s’arroge le pouvoir d’excommunier quiconque jugé non-conforme à ses desseins. Grâce à ce pouvoir takfiriste [qui lui permet de déclarer [i]kafir[/i], « mécréant » ou « apostat »], elle réduit ses victimes au statut de « mécréants » dont le meurtre devient licite.
Dans ces action contre l’intelligentsia, l’islamisme armé s’est aussi distingué par des méthodes particulièrement atroces, poussées jusqu’au summum de la barbarie (ex. égorger un intellectuel après l’avoir humilié et dévêtu devant sa femme et ses enfants). Ce mépris des droits humains découle lui aussi des fondements théologiques de l’idéologie intégriste. L’islamisme n’a en effet que faire de droits énoncés par des humains (bachar) quand lui se proclame être « le bras de Dieu », c’est-à-dire l’exécutant terrestre de verdicts divins. Les conceptions humaines font pâle figure devant le Commandement divin et l’homme est selon elle un usurpateur quand il se met à légiférer à la place du Tout Puissant. Or, le Dieu des islamistes n’est pas fait de clémence, mais de terreur envers ses ennemis, ceux qui ont dérogé de la Voie Droite. Ce n’est pas le Miséricordieux, mais le Vengeur (Al Mountaqim) et le Dominateur [qui écrase] (Al Qahhar). Gagner ses faveurs, c’est appliquer sans fléchir ses justes sentences contre les ennemis de la Religion, et elles sont d’autant plus justes qu’elles sont terribles.
Le problème de la responsabilité morale de tout le petit peuple des Algériens sympathisants de l’islamisme est autrement plus délicat. «  Le boulanger, le chômeur, l’ouvrier, l’adolescent boutonneux, le voisin de palier avec lequel vous plaisantiez le matin avant d’aller au travail, toutes personnes se concevant comme bonnes et honnêtes, écrit Anouar Benmalek, se transformaient peu à peu, à leur insu peut-être, en loups capables de tuer. Ou, du moins, capable de contribuer à tuer, par la délation à la mosquée, le soutien moral et matériel aux « djihadistes », et la complaisante – et non moins criminelle – approbation quand la tête d’un voisin journaliste sera déposée devant le domicile de ses parents : « Ah, il l’avait bien cherché, ce mécréant, à se mettre tout le temps au travers des desseins des défenseurs de la vraie foi ! ». Je n’invente rien malheureusement, j’ai entendu à maintes reprises ce crachat verbal, sous cette forme ou sous une autre, au marché, à l’université, chez l’épicier…après le meurtre d’un écrivain, d’un intellectuel, d’un chanteur » (p. 16).
 
Naravas
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Bibliographie partielle :
  •  Aoudia Malek, Labat Séverine, Algérie 1988-2000 : autopsie d’une tragédie, [DVD-ROM], Ed. Compagnie des phares et balises, 2003.
  •  Benmalek Anouar, 2003, Chroniques de l’Algérie amère, Algérie 1985-2002, Paris, Ed. Pauvert.
  •  Khelladi Aïssa, Le Fis à l’assaut du pouvoir, Alger, Ed. Marsa, 2002, Première édition sous le titre Algérie, les islamistes à l’assaut du pouvoir, Ed. L’Harmattan, 1995
  •  Labat Séverine, Les islamistes algériens entre les urnes et le maquis, Paris, Ed. du Seuil, 1995
  •  Rachid Mimouni, 1992, De la barbarie en général et de l’intégrisme en particulier, Belfond-Le Pré aux clercs.
  •  Zerrouki Hassane, La nébuleuse islamiste en France et en Algérie, Paris, Ed. Editions 1, 2002
  •  Confluences Méditerranée n° 25, Printemps 1998, « La parole aux Algériens : Violence et politique en Algérie », Ed. L’Harmattan (en ligne)  

 
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Notes
(*) Voici le dernier texte de Saïd Mekbel, « Ce voleur, qui… » :
« Ce voleur qui, clans la nuit, rase les murs pour rentrer chez lui, c’est lui. Ce père qui recommande à ses enfants de ne-pas dire dehors le méchant métier qu’il fait, c’est lui. Ce mauvais citoyen qui traîne au palais de justice, attendant de passer devant les juges, c’est lui. Cet individu, pris dans une rafle de quartier et qu’un coup de crosse propulse au fond du camion, c’est lui. C’est lui qui, le matin, quitte sa maison sans être sûr d’arriver à son travail et lui qui quitte, le soir, son travail sans être sûr d’arriver à sa maison. Ce vagabond qui ne sait plus chez qui passer la nuit, c’est lui.
C’est lui qu’on menace dans les secrets d’un cabinet officiel,le témoin qui doit ravaler ce qu’il sait, ce citoyen nu et désemparé… Cet homme qui fait le voeu de ne pas mourir égorgé, c’est lui. C’est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d’autres que ses petits écrits. Lui qui espère contre tout parce que, n’est-ce pas, les rosés poussent bien sur les tas de fumier. Lui qui est tout cela et qui est seulement journaliste. » (Saïd Mekbel)
 
(**) Les « Qui tue quistes » essayeront d’imposer une vision parcellaire de ces assassinats, en les considérant au cas par cas, en les extirpant de l’ensemble qui leur donne sens. Ils refuseront obstinément de les envisager comme des faits formant une série cohérente, répondant à un plan d’action établi et exécuté par les islamistes armés. Ils préféreront une vision atomiste, policière, sécuritaire, dont le résultat est de dissimuler les liens qui relient les cas entre eux, les liens qui relient les crimes à leurs motivations idéologiques, et enfin les liens entre les assassinats et leurs revendications par les groupes armés dans le contexte où ils étaient commis. Les raisons qui fondent cette vision atomiste transparaissent clairement quand ces mêmes « qui tue quistes » avancent des allégations fictives et improuvables à propos de chaque assassinat : pour eux, Katia Bengana serait un « crime passionnel », un tel est tué par la sécurité militaire, un troisième s’est suicidé, etc. Quand ils parlent des intellectuels assassinés, ils précisent souvent leur couleur politique et minimisent leur importance, comme pour souligner que les victimes étaient tuées à cause de leur « engagement dans une guerre » : ce qui rejoint l’argumentaire du FIS et des groupes armés. Et bien entendu, le résultat des
courses
, toujours selon cette vision, consiste à endosser  tous les assassinats aux services de l’armée algérienne en recourant à des théories du complot abracadabrantes (ça devient, à un moment donné, du Gérard de Villiers politique) et, comme par hasard, à blanchir complètement les islamistes (qu’ils qualifient d’ « opposition armée ») de leurs crimes odieux. On reviendra, dans un prochain post, sur cette vision très favorbale à l’ex-FIS. 
http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2009/08/20/14799361.html
20 août 2009
 
Posté par Naravas à 21:22 – CONNAISSANCE DE L’ISLAMISME FONDAMENTALISTE -
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PostPosted: Sat 8 Dec - 15:09 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

A Oran, l’Eglise béatifie dix-neuf religieux assassinés, dont les moines de Tibéhirine

Ces dix-neuf « martyrs » ont été tués entre 1994 et 1996. C’est la première cérémonie de béatification à se dérouler dans un pays musulman.

C’est une première dans un pays musulman. L’Eglise catholique béatifie, samedi 8 décembre, à Oran (400 km à l’ouest d’Alger) dix-neuf religieux catholiques assassinés durant la guerre civile en Algérie dans les années 1990, dont les sept moines de Tibéhirine.

Quelque 1 200 personnes, dont quelques centaines venues de l’étranger – familles, amis, pèlerins –, assisteront samedi à la célébration sur l’esplanade de la chapelle Notre-Dame de Santa-Cruz. La chapelle, qui surplombe Oran et son port, a été récemment rénovée et son esplanade rebaptisée vendredi place du Vivre-Ensemble lors d’une cérémonie.

Ces « dix-neuf martyrs d’Algérie » sont quinze Français, deux Espagnoles, un Belge et une Maltaise, issus de huit congrégations catholiques différentes, assassinés entre 1994 et 1996. Parmi eux figure Pierre Claverie, dominicain et archevêque d’Oran, fervent partisan du dialogue avec l’islam, tué en août 1996 par une bombe avec son jeune chauffeur algérien Mohamed Bouchikhi.
Lire aussi Tibéhirine : les moines assassinés en 1996 reconnus martyrs en vue de leur béatification

Seront aussi béatifiés les sept moines trappistes de Tibéhirine, enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 et dont seules les têtes furent retrouvées, un assassinat dont les circonstances exactes restent encore aujourd’hui mystérieuses. Le destin tragique de ces sept moines a inspiré le film du réalisateur français Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux, récompensé au Festival de Cannes, qui les a fait connaître.
« Une vie partagée avec ceux d’une autre religion »

A leurs côtés, quatre pères blancs mitraillés dans la cour de leur mission de Tizi-Ouzou (100 km à l’est d’Alger) fin 1994, ainsi qu’un frère mariste, une sœur de l’Assomption, deux sœurs espagnoles augustines missionnaires, deux sœurs de Notre-Dame des Apôtres et une sœur du Sacré-Cœur, tous tués par balle à Alger en 1994 et 1995. Tous refusèrent, malgré les risques croissants, de quitter l’Algérie et sa population, avec qui ils se disaient profondément liés.

D’où la volonté de l’Eglise catholique que leur béatification ait lieu en Algérie, avait récemment déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Paul Desfarges, l’archevêque d’Alger. « Nous ne voulions pas d’une béatification entre chrétiens, car ces frères et sœurs sont morts au milieu de dizaines et dizaines de milliers d’Algériens » musulmans qui ont péri durant la décennie (1992-2002) de guerre civile en Algérie, a expliqué Mgr Desfarges.

C’est la première cérémonie de béatification à se dérouler dans un pays musulman, a rappelé à Rome le père Thomas Georgeon, postulateur de leur cause. « Ces gens ont passé leur vie au milieu de gens du pays, à leur donner ce qu’ils pouvaient leur offrir », a expliqué vendredi à l’AFP le père Thierry Becker, curé d’Oran depuis 1962, année de l’indépendance de l’Algérie et ancien adjoint de Mgr Claverie. Leur béatification « montre qu’une vie partagée avec ceux d’une autre religion, c’est chrétien ».
Des policiers déployés

La cérémonie, placée sous haute sécurité, doit débuter vers 13 heures. Elle sera célébrée par l’envoyé spécial du pape François, le cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, chargée au Vatican de l’ensemble des processus de béatification et canonisation. De nombreux policiers étaient déployés dès vendredi à Oran, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ces dix-neuf martyrs ont « bien été tués parce que chrétiens », a souligné récemment à Rome le père Rémi Bazin, un responsable de la Congrégation pour la cause des saints. La cause en béatification a pu attester qu’ils ont été assassinés par « haine de leur comportement inspiré par la foi », a-t-il expliqué.

« Les frères et les sœurs qui ont donné leur vie l’ont donnée de manière consciente pour le peuple algérien », a confirmé à l’AFP sœur Bénédicte de la Croix, cistercienne – confrérie des moines de Tibéhirine – venue de France pour la cérémonie. « A travers eux, on pense à tous ceux qui ont perdu la vie » durant la guerre civile en Algérie, qui fit quelque 200 000 morts, dont de nombreux civils, tués dans les attentats ou les massacres attribués aux groupes armés islamistes.
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PostPosted: Tue 11 Dec - 14:11 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

L'imposture de la béatification des moines de Tibhirine



C'est un faux-semblant de plus par cet étrange pape François qui veut classer l'affaire des véritables assassins des moines. Circulez, il n'y a plus rien à voir, la messe est dite !

On ne veut pas dire officiellement en France que ce ne sont pas les islamistes qui ont tué les moines, mais l'armée algérienne. Le ministre français des Affaires Etrangères, Hervé de Charrette, avait dit lors d'une interview que les algériens avaient de la chance que la France soit un pays démocratique, car sinon c'est une bombe atomique qu'aurait reçu l'Algérie ! Historique.

Idem pour la prise de l'Airbus A-300 d'Air France reliant la capitale algérienne à Paris et les 227 personnes présentes à bord. Samedi 24 décembre 1994, 4 terroristes du GIA prennent en otage à Alger cet avions français. Or rapidement il y a des incohérences, les activistes algériens qui commandent cette prise d'otage sont en France a Paris.

Pourquoi ?
Ces 4 terroristes n'ont finalement aucune revendication sérieuse, car la France va payer cash en liquide leurs demandes. Le but est vite compris, faire s'écraser cet Airbus sur Paris, sur la tour Eiffel, symbole de la France. Des images de propagande étaient affichées en Algérie montrent la tour Eiffel cassée en deux par une Kalashnikov. Le Premier Ministre informé de la ruse, commanditée par les militaires algériens avec la complicité du Président algérien, Edouard Balladur, décide de faire atterrir d'abord cet avions sur Marseille et le GIGN a pris d'assaut l'avion, tuant les 4 terroristes et libérant sains et saufs tous les passagers !


Les USA ou la Russie ou la Chine auraient effectivement bombardé ce maudit pays qui jouait un double, voire un triple jeu, avec au centre le colonel algérien chargé d'interdire toute forme de démocratie. Ce pays de haine envers la France n'a pas changé.

Le pape François, islamophile, reniant sa propre foi catholique (dixit), fait une opération de séduction de plus. Mais cela ne trompe personne qui suit l'actualité.

Le pape François et sa désinformation de masse

Le pape accuse faussement les intégristes algériens alors que les responsables sont biens connus, les militaires proches du pouvoir algérien.


Les moines de Tibhirine décapités en 1996, sur le bord d'une route, permettait de ne pouvoir connaitre les causes exactes de leurs assassinats.

Ces sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie, étaient contre la torture des militaires algériens, et aidaient tous les résistants de ce pays épris de liberté. Le ministre des Affaires Etrangères algérien refusa sur le sol français que les cercueils soient ouverts sur la demande d'un moine survivant qui doutait que ce soit le GIA, ami des moines, qui ait pu faire cela. Il s'opposa physiquement, et cela fut si bizarre que le ministre français, Hervé de Charette, pris au mot ce ministre algérien si agressif soudainement, et fit ouvrir les cercueils : il n'y avait que des têtes décapitées avec beaucoup de sable pour faire croire qu'il y avait les corps. Or cette mise en scène était le seul fait du gouvernement algérien.


Le pape François se rend complice d'une désinformation en faveur des militaires véritables assassins

Mediapart, 14 septembre 2009 : on y indiquait notamment pourquoi Buchwalter relayait très vraisemblablement (volontairement ou non, on l’ignore) une intoxication du DRS (la police politique du régime algérien, ex-Sécurité militaire, dite « Sport et musique » par les opposants depuis les années 1960).

Une imposture algérienne
Le scandale s'inversa, et depuis la France se sait trahie par l'Algérie. Cette blessure ne cicatrisera jamais. Le responsable de cette tuerie : le général Khaled Nezzar, chargé d'instaurer la loi martiale et de "faire le sale boulot" pour interdire toute espérance de démocratie dans ce pays, l'Algérie.


Ce que cache la béatification par ce pape islamophile convaincu
Si les moines ont été tués plus de trois semaines avant le 21 mai, date avancée par le fameux communiqué n° 44 du GIA du 23 mai 1996, signé de l’« émir Abou Abderrahmane Amin » (pseudo de Djamel Zitouni, simple d'esprit recruté par chantage par le DRS algérien car il était homosexuel), c’est que ce communiqué est un faux.


Ou plus précisément une « forgerie » des services du DRS qui manipulaient à l’époque les « groupes islamiques de l’armée », comme la rue algérienne, bien plus lucide que les journalistes occidentaux, qualifiait alors les « GIA ».


Plus encore, seuls La Croix et Le Monde ont relevé au passage que la date présumée de l’exécution des moines indiquée par les experts, près d’un mois avant la date « officielle », est précisément celle qui avait été déjà donnée… sept ans plus tôt par un dissident du DRS. « Dans mon souvenir, c’était vers le 26 ou le 27 avril » a en effet relaté, avec maints autres détails sur les circonstances de l’assassinat, Karim Moulaï (alors réfugié en Écosse) au journaliste Jean-Baptiste Rivoire.

Pour en savoir plus

Ce qui a raté en 1996, réussira le 11 septembre 2001 aux USA, des avions s'écrasant sur les symboles civils de cette autre démocratie.


Mais qui manipule qui en Algérie ? Les algériens se savent que pleurer et haïr, c'est minable. Il fallait renverser ce pouvoir politique corrompu depuis la fausse Indépendance, qui fut en réalité, une dictature de fer tombée sur un pays aux ressources immenses.


Sur quel beau modèle fonctionne l'Algérie ? Sur les méthodes de tortures égyptiennes, reprise avec admiration sous Dabeliou Bush dans Guantanamo. Pakistan, Algérie et Egypte sont sous contrôle absolu des Etats-Unis.  
Pour en apprendre plus
Les vrais assassins des moines

Il nous reste de cet assassinat par l'Etat Algérien, un film pudique, qui montre la vie de ces moines trappistes.

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PostPosted: Tue 18 Dec - 15:43 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

 

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PostPosted: Wed 19 Dec - 15:39 (2018)    Post subject: Algérie Reply with quote

Il offre une tribune de choix à des voix chauvines
Mediapart publie des blogs anti-Kabyles et antisémites !
  •  

Médiapart, le journal cher à Edwy Planel, se mue-t-il en tribune antisémite et anti-Kabyle?


C’est en tout cas ce que l’on constate en lisant un blog infâme, publié sur le site français le 14 décembre dernier. L’auteur, un certain Youcef Benzettat, y déverse sa haine sans limite des Juifs et des Kabyles, dans un papier intitulé : Le Mossad : « C’est par la Kabylie que nous ferons exploser l’Algérie ».


Cet énergumène qui n’en est pas à sa première, est également journaliste au site d'information Algérie Patriotique (qui a également publié le même « papier »), se déchaîne sans demi-mesure sur la Kabylie et les Juifs. « « Le point faible de l'Algérie est la Kabylie. Et c'est par la Kabylie que nous ferons exploser cet Etat ». Une citation attribuée à Yossi Cohen, chef du Mossad. Explosion ou implosion, cette référence générique est fortement médiatisée dans les médias français dominants et reprise par les médias occidentaux, généralement instrumentalisés au profit de la cause du grand Israël, qui ne jurent que par la déstabilisation et l’implosion de l’Algérie», affirmait d’emblée le "grand patriote", Benkhezatt, heureux de constater que Médiapart n’est manifestement pas très regardant sur le contenu des blogs publiés.

"Le soutien financier, diplomatique et matériel du MAK par le Mossad est devenu un secret de polichinelle qui s’exerce au grand jour. Des intellectuels algériens sont mobilisés à cet effet pour produire le discours de ses visées séparatiste et raciste", accuse Benzaabatt.

Ce qui est incroyable, est que ce contributeur profite de la tribune si gracieusement offerte par Médiapart pour s’attaquer aux écrivains Kamel Daoud, et Boualem Sensal, qui ont accompagné Emmanuel Macron lors de sa dernière visite à Alger, les accusant littéralement d’être à la solde d’un ordre « occidentalo-sionniste » dont le but est de détruire l’Algérie ! Il s’attaque également dans la foulée à l’historien Benjamin Stora et au cinéaste Arcady qu’il qualifie de «Juif israélien et figure du lobby sioniste à Paris ».

"… à cette gigantesque manipulation pour soumettre l’Algérie à l’abandon de sa résistance à cet ordre néocolonialiste occidentalo-sioniste. Kamel Daoud, Boualem Sansal, qui ne sont plus à présenter, sont embarqués dans le même sac par Macron aux côtés de Benyamin Stora, le défenseur de la thèse du FLN/ALN terroriste et le cinéaste Arcady, juif israélien et figure du lobby sioniste à Paris, auteur entre autres de l’adaptation au cinéma du roman de Yasmina Khadra ce que le jour doit à la nuit", pouvait-on lire sur le blog Médiapart de Benzellat.  

L’auteur ne s’arrête pas là, puisqu’il soutient que les dernières manifestations des Kabyles, qui demandent la généralisation de Tamazight sont organisées par le Mossad et Israël. « L’image du drapeau kabyle côte à côte avec celui d’Israël, qui inonde les réseaux sociaux, n’en est que le symptôme. L’avalanche de haine et de racisme anti algérien présente également sur les réseaux sociaux est tout à fait la stratégie employée par le Mossad pour pousser les deux parties à la haine et à l’affrontement. », affirme encore le « génie » blogueur qui finit par dire le fond sournois de sa pensée, qui s'oppose fermentent à la généralisation de l’enseignement de Tamazight dans les écoles algériennes. 

"Une revendication irrecevable, car en même temps elle se veut une obligation pour l’ensemble des Algériens, qui ne sont pas forcément Amazighs, et par ailleurs, si elle est amenée à être appliquée en Kabylie, elle contraint tous les habitants de la région qui ne sont pas Amazighs à l’exclusion", éructe Benzenttat.

On pourrait dérouler comme cela le fil de cet infâme article jusqu’à la fin, en relevant à chaque tournure de phrase, de la haine et du racisme anti-Kabyle et anti-juif. Mais ce qui est à déplorer surtout, ce sont les « largesses » dont a bénéficié l’énergumène en question, en voyant son papier publié par Médiapart. Ce média d’"investigation", reste responsable de ce qui est écrit sur ses colonnes, et on  imagine mal Edwy Planel se défendre en disant seulement « qu’il ne savait pas », tout comme pour les viols de Tariq Ramadan. Dans ce cas, Edwy Planel devrait fermer boutique et changer de métier…et vite !
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PostPosted: Today at 04:09 (2019)    Post subject: Algérie

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