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Algérie
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yacoub
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MessagePosté le: Sam 11 Nov - 13:12 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Algérie : le jour où les "Afghans" sont rentrés

Les autorités françaises redoutent le retour des Français partis en Syrie. Dans les années 90, l'Algérie a fait face à la violence de ses propres djihadistes revenus d'Afghanistan. Récit d'une guerre civile.
Par Adlène Meddi

Insurrection. Mai 1991, le FS appelle à une grève illimitée pour exiger une élection présidentielle anticipée. Des commandos et des « Afghans » portant la tenue de moudjahidin défilent dans les rues d'Alger.  © Archives


Le froid du désert enserre la petite garnison du 15e Groupe des gardes-frontières de Guemar. Les soldats – pour la plupart de jeunes appelés – dorment alors que les sentinelles en faction scrutent l'obscurité, dans le sud-est du Sahara frontalier avec la Tunisie. Vers 2 heures du matin, trois petits groupes sortis de la nuit attaquent par un feu nourri avant de tenter de dévaliser l'armurerie. Les autres soldats se réveillent en catastrophe et réussissent à repousser les assaillants, qui prennent la fuite. Bilan : trois victimes parmi les sentinelles dont les corps ont été mutilés. Nous sommes le 29 novembre 1991 et, quasi officiellement, le terrorisme islamiste signe son premier attentat en Algérie. « La manière dont les corps ont été mutilés présageait déjà de la barbarie qui allait caractériser le terrorisme intégriste », note dans un ouvrage le ministre de la Défense de l'époque, le général Khaled Nezzar. Le chef du groupe qui a mené l'attaque deviendra célèbre auprès des services de sécurité et du renseignement. Tayeb el-Afghani (l'Afghan), Aïssa Messaoudi de son vrai nom, est membre de l'organisation secrète Le Jour du jugement, créée en juin 1990 par les plus radicaux du Front islamique du salut (FIS), le parti intégriste en passe de remporter les législatives avant l'annulation des élections par les militaires en janvier 1992. Le groupe des assaillants était majoritairement formé par des « vétérans » d'Afghanistan. Cette nouvelle donne marquera durablement le phénomène terroriste en Algérie et ailleurs, à travers le monde et durant plus d'une décennie.

Attentat contre la marche du MPR, Mouvement pour la République, dans la capitale algérienne le 29 juin 1994 à Alger, Algérie. © Georges Merillon



« Les Afghans algériens, du fait de leur connaissance des techniques de combat, étaient naturellement les plus habilités à conduire la première phase de l'action armée, note le journaliste Mohamed Mokeddem dans son livre Les Afghans algériens. Ils avaient tissé une toile à travers le pays et disposaient d'une technique spéciale de transmission. Le facteur confiance était aussi important : ils se considéraient comme des compagnons d'armes ayant vécu ensemble en Afghanistan. Une situation qui rendait difficile toute tentative d'infiltration par les services secrets. » « La machine de guerre afghane », pour reprendre l'expression d'un ex-haut officier algérien, fait des ravages dans l'Algérie des années 90 grâce à l'importation de ses méthodes, si efficaces contre les Russes dans le lointain Afghanistan, et à la vulgarisation, dans les rangs des radicaux islamistes, de leurs savoir-faire en termes d'organisation, de fabrication d'explosifs, de techniques de clandestinité, etc. « Ce sont eux, le noyau dur du Groupe islamique armé (GIA), la plus terrifiante des organisations armées, qui ont commis massacres et tueries de civils à grande échelle à partir de la moitié des années 90. Ce sont eux aussi qui ont créé des organigrammes précis, démembrant le GIA en plusieurs katibates [brigades] et sarayates [sections], ce sont eux également qui ont les premiers appliqué les techniques de guérilla et de guerre éclair, et commis des attentats à la voiture piégée, énumère une source sécuritaire algérienne. Ce sont eux, aussi, à l'instar de Mokhtar Belmokhtar, parti en Afghanistan à l'âge de 19 ans, qui ont connecté les maquis islamistes algériens aux nébuleuses mondiales, telles qu'Al-Qaïda. Cette dernière est née dans le sillage de la guerre afghane à la fin des années 80, quand Oussama ben Laden voulait créer un réseau mondial de combattants issus de plusieurs pays et récupérés sur les champs de bataille en Afghanistan. »


Apparition du sigle GIA en août 1993.

Pour comprendre l'émergence du facteur afghan, si déterminant dans l'évolution du terrorisme en Algérie et dans le monde, il faut revenir aux années 80 et à l'ambiance pré-insurrectionnelle qu'annonçaient la révolution islamique de Khomeyni en Iran, le coup de force des djihadistes en Égypte qui assassinent le président Anouar el-Sadate, l'offensive des « fondations » éducatives saoudiennes à coups de milliards de pétrodollars et surtout les échos de plus en plus insistants de cette lointaine guerre en Afghanistan contre l'invasion soviétique.

« Le mouvement islamiste algérien – politique et armé – a adhéré à la cause afghane. Le nom de ce pays revenait sans cesse dans les prêches et les halaqate [cercles de discussion] dans les mosquées », explique Mohamed Mokeddem. L'une des mosquées les plus radicales d'Alger, à Belcourt, le quartier d'Albert Camus et des dockers, a été rebaptisée « mosquée Kaboul » ! Des cassettes vidéo d'appels au djihad ou des atrocités russes contre les populations civiles circulaient dans les facs, les lycées, les quartiers ; on évoquait les miracles dont étaient capables les moudjahidin qui détruisaient les terrifiants chars soviétiques avec une poignée de terre et la volonté d'Allah alors que des escouades d'anges couvraient de leurs ailes les assauts des combattants de Dieu contre les athées communistes.
Massacre de Raïs dans la nuit du 27 au 28 août 1997 : bilan 300 morts, 200 blessés. © Sipa


Combien d'Algériens, dès les années 1983-1984, ont rejoint le champ du djihad afghan ? Les chiffres varient. Mohamed Mokeddem cite des militants islamistes installés en Europe qui évoquent entre 2 000 et 4 000 éléments. Mais un ancien opérationnel du renseignement algérien, qui a longtemps suivi ces recrues, parle aujourd'hui de 12 000 éléments qui ont transité aussi bien par la Syrie ou l'Arabie saoudite via le Pakistan tout au long des années 80, que par la France et l'Espagne principalement. Les relais des Frères musulmans algériens dans le sud de la France ou en Espagne se chargeaient aussi bien de la propagande djihadiste que du transfert des recrues européennes d'origine maghrébine vers la terre du djihad aux confins de l'Asie. À l'époque déjà, la menace était perceptible. Un leader islamiste algérien parlant de l'éventuel retour de cette force combattante et aguerrie, rompue à l'art de la guérilla, évoquait « une bombe entre nos mains qui explosera un jour ». « Ils répondaient souvent aux appels de prédicateurs installés en Arabie saoudite, dont le plus influent, Abou Bakr al-Jazayri. Ils effectuaient officiellement des séjours d'omra [pèlerinage hors saison du grand hadj] et avec de faux papiers confectionnés sur place, ils étaient transférés vers Peshawar », précise l'officier du renseignement. « J'ai juré avec quelques amis de rejoindre le djihad. La plupart de ces amis sont d'ailleurs morts au combat. Depuis ce jour, je ne rêve que d'une chose : mourir en martyr... J'avais 19 ans. » L'auteur de cette « confession », dans une revue interne de l'organisation terroriste Groupe salafiste pour la prédication et le combat datant de 2006, n'est autre que l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit le Borgne, le dernier chef terroriste vétéran d'Afghanistan, terré quelque part en Libye et qui vient de menacer encore une fois la France, fin juillet, après la mort en mission de trois militaires français dans le Nord libyen.
Vétéran. Mokhtar Belmokhtar, dit le Borgne, promet de combattre la France en Libye.


« Drôles de pèlerins »
« On le savait. On les surveillait. On tentait de les suivre à leur retour. Dès la fin des années 80, on comptait quelque 900 Algériens morts sur place et un millier revenus en Algérie par plusieurs vagues. Nous ne pouvions qu'alerter les autorités politiques. Pas plus, rappelle l'ancien officier. D'un côté, Chadli [président algérien de 1979 à 1992] voulait donner des gages de bonne volonté à nos nouveaux amis saoudiens. Tout le monde fermait les yeux sur ces drôles de pèlerins qui s'éternisaient dans les lieux saints alors qu'ils rejoignaient l'Afghanistan. De l'autre, certains dans nos services voulaient sciemment garder le président dans le noir afin de se venger de sa volonté de réduire la puissance de la Sécurité militaire, car on savait tout et nos camarades russes ne cessaient de nous alerter sur les combattants algériens transférés pour se battre contre leurs troupes. » Plus explicite, un haut fonctionnaire algérien fait cette révélation à l'auteur des Afghans algériens en rappelant le contexte de l'affrontement est-ouest de l'époque : « La plupart des États qui avaient opté pour la neutralité avaient compris que les États-Unis étaient décidés à en finir avec le bloc soviétique en récupérant la guerre qui faisait rage en Afghanistan. C'est pour cela que le gouvernement algérien n'a rien fait qui pût arrêter ce flux d'Algériens vers le Pakistan. »

Attentat contre la marche du MPR, Mouvement pour la République, dans la capitale algérienne le 29 juin 1994 à Alger, Algérie. © Georges Merillon

Un diplomate arabe à Alger se souvient : « Le plan est simple : casser Moscou dans les plaines afghanes puisque Brejnev en avait donné l'occasion - même si les faucons de Washington ont mis du temps à le comprendre et l'appliquer sur le terrain avec le soutien des Saoudiens et des Pakistanais. Schématiquement, Brejnev a commencé la guerre, l'a perdue, et Gorbatchev l'a achevée comme prélude au démantèlement même de l'URSS. Washington a indirectement créé la plus grande plateforme terroriste de tous les temps. C'est là que Ben Laden a développé l'idée d'un émirat géographiquement localisé [l'Afghanistan des années 90 puis celui des talibans à la fin de cette décennie] comme prélude à un califat universel grâce à ses cellules Al-Qaïda disséminées dans le monde entier. » À une échelle beaucoup plus « locale », un officier du renseignement militaire algérien tient à rappeler que les retournements dramatiques des situations ne concernent pas uniquement les grandes puissances. « Mohamed Bouslimani, figure des Frères musulmans algériens, un des recruteurs et « transitaires » des recrues vers l'Afghanistan dès 1983, a été assassiné fin 1993 sur ordre de l'un des plus connus des Algériens d'Afghanistan, Sid Ahmed Mourad, alias Djaffar el-Afghani, qui a combattu en Afghanistan sous les ordres de Gulbuddin Hekmatyar. Ce dangereux émir du GIA est aussi connu par les autorités françaises. » C'est lui qui dirige le rapt des trois fonctionnaires du consulat français, Jean-Claude et Michèle Thévenot et Alain Freyssier, à Alger, le 24 octobre 1993. Les otages seront libérés après une intervention des forces de sécurité algériennes le 30 octobre. Michèle Thévenot est relâchée, mais est chargée d'un message de menaces envers les étrangers vivant en Algérie. Djaffar el-Afghani sera éliminé par l'armée sur les hauteurs d'Alger en février 1994.

Sanguinaire. Djaffar el-Afghani, émir du GIA, abattu en 1994.
Nébuleuse

« Je pense que les services occidentaux, surtout américains, français et britanniques, connaissent plus de monde que Djaffar el-Afghani, lâche, amer, un ancien de la lutte antiterroriste algérienne. Une partie des « Afghans algériens » ou des recruteurs pour le compte des seigneurs de guerre afghans sont rentrés faire le coup de feu en Algérie, mais beaucoup de leurs chefs sont partis ailleurs : Qamar Eddine Kherbane, représentant du GIA en France, gérait les approvisionnements du groupe terroriste en provenance de Libye et du Soudan. Amar Makhlouf, alias Abou Doha, arrêté à Londres avant d'être libéré sous caution en 2001, impliqué dans la préparation de l'attentat contre l'aéroport de Los Angeles. Djamel Beghal, qui a connu Ben Laden en Afghanistan dans la dernière période [années 2000, avant l'intervention américaine, NDLR] en prison en France pour la préparation de plusieurs attentats, ou Qari Saïd. » L'homme s'arrête aux noms les plus connus et souligne que, « depuis les années 80, les services secrets de plusieurs pays, arabes ou européens, avaient en leur possession des fiches précises comprenant les noms, les camps, les localisations des réseaux. À l'époque, les « Afghans algériens » étaient, pour cause de guerre en Algérie, les plus introduits chez Ben Laden mais aussi aux Philippines, en Tchétchénie, en Bosnie, au Sahel et ailleurs ».
Sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibhirine par le GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés.


En 1998, le directeur de la police judiciaire algérienne, rappelle Mohamed Mokkedem, présentait à Interpol, lors d'une réunion à Palma de Majorque, les preuves des liens logistiques entre Ben Laden et le GIA algérien, expliquant les réseaux européens d'une nébuleuse puissante installée en Europe et aux Amériques. « Au début des années 90, jusqu'en 1998, tous les services occidentaux connaissaient les liens étroits et continus entre Ben Laden et ses anciens copains de Peshawar. Mais cela se passait ailleurs. Et même le déclic qu'auraient provoqué les attentats de Nairobi et de Dar es Salam contre les ambassades américaines n'a pas eu lieu. Pourtant, les liens dataient d'une dizaine d'années entre la centrale et les « historiques » de Peshawar, sans parler des nouvelles recrues ayant rejoint les talibans », poursuit notre source algérienne. « Cette guerre était celle des autres. On a fait une erreur stratégique, car nos Deep States [États profonds] avaient, dans l'UE comme aux États-Unis, conclu des accords : pas de bombes chez nous. Voilà le deal. On a laissé faire », reconnaît un cadre de l'UE rencontré à Bruxelles il y a deux ans. « Aujourd'hui, grâce à des plateformes d'échanges de data-djihadistes, Algériens, Tunisiens et Marocains tentent d'identifier la menace imminente inhérente aux retours des terroristes de l'État islamique et offrent aux services européens des renseignements précis. Mais cela ne suffit pas. La donne a changé », explique un expert. « L'État islamique, qu'il ne faut plus appeler Daech, car il a abandonné depuis quelques mois la doctrine de l'ancrage géographique face aux frappes de la coalition, a lancé l'idée d'émirats continentaux », explique un officier du renseignement militaire algérien (Direction centrale de la sécurité militaire), qui chapeaute les « opés » jusqu'à la frontière avec les pays du Sahel.

Cerveau. Djamel Beghal, mentor d'Amedy Coulibaly et des frères Kouachi, auteurs des attentats de Paris de janvier 2015. De gauche à droite : Johan Bonte, Djamel Beghal © Gamma


Selon un rapport produit par la CIA en juin 2016, des milliers de terroristes « étrangers » (mouhadjirin) de Daech mais aussi de l'ex-Front al-Nosra s'apprêtent à quitter la Syrie et l'Irak pour projeter le « combat » dans leur propre pays à travers le monde. « C'est un motif de grande inquiétude, confie une source sécuritaire algérienne. Un tout petit groupe formé par ces éléments-là peut tenir tête aux services de renseignements des grands pays. » Une vingtaine de pays concernés par le retour des éléments terroristes étudient ce rapport, « mais, bien avant que les Occidentaux ne s'en inquiètent, nos amis russes ont alerté sur ces rapatriements qui avaient déjà commencé des mois auparavant ». Les familles des personnes parties faire le djihad en Syrie et en Irak sont sous surveillance dans plusieurs pays, certaines ont même été approchées par les services de sécurité pour collaborer. Quel parallèle avec le retour des « Afghans algériens » et ses effets durant les années 90 ? L'ancien opérationnel tient à différencier les deux processus : « D'abord, les recrues de l'EI ne bénéficient pas de la même logistique assurant leur retour dans leur pays : les « Afghans arabes » étaient soutenus par des pays et de puissants services de renseignement, des réseaux planétaires de fondations et d'ONG islamistes, etc. Ensuite, les Afghans étaient des combattants aguerris, bien entraînés - je connaissais même l'identité de leurs instructeurs du MI-6 et de la CIA. Quelqu'un comme le commandant Massoud, par exemple, tenait beaucoup à être entouré par ce genre de guerriers, alors que les éléments de Daech, dans leur majorité, ne tiennent même pas le rythme dans les zones de combat, et l'organisation préfère les actionner de loin comme arme de terreur. Enfin, l'EI adopte la logique des cellules dormantes. » L'ex-baroudeur consent à faire un seul parallèle : « Le danger aujourd'hui, c'est la Tunisie : on pourrait la comparer à la plateforme qu'était le Pakistan à l'époque. Ce pays fragilisé par le chaos de la Libye offre des « destinations » de choix aux futurs terroristes : déjà vers la Libye, mais aussi vers la Syrie via la Turquie. » Ou l'Europe. De source sécuritaire algérienne, quelque 1 000 combattants constituent déjà ce que l'EI appelle l'« émirat de l'Europe », lui-même composé de cellules de 3 à 8 éléments à travers le continent.
1990-2001 - Une décennie de terrorisme


Septembre 1989 - Légalisation du Front islamique du salut (FIS), créé en mars, notamment par Abbassi Madani (à g.) et Ali Belhadj. Juin 1990 - Le FIS remporte les élections locales avec 54 % des voix, premier scrutin libre depuis l'indépendance, le 5 juillet 1962. Mai-juin 1991 - Le FIS appelle à une grève illimitée pour exiger une élection présidentielle anticipée. Les affrontements entre islamistes et forces de l'ordre font des dizaines de morts. Etat de siège. Arrestation des dirigeants du FIS. 26 décembre 1991 - Le FIS remporte le premier tour des élections législatives (47,5 % des voix). Janvier-février 1992 - Démission du président Chadli Bendjedid, annulation du second tour des législatives, violences (70 morts), instauration de l'état d'urgence, dissolution du FIS. Juin 1992 - Assassinat de Mohamed Boudiaf (photo), président du Haut Conseil d'Etat, doté des pouvoirs du président de la République. Escalade de la violence. Août 1993 - Apparition du sigle GIA. Fin 1993 - On estime à 15 000 le nombre de personnes tuées en un an. Septembre-octobre 1994 - Echec du dialogue entamé par le pouvoir avec le FIS. Mise en résidence surveillée des dirigeants du FIS, Abbassi Madani et Ali Belhadj. Les massacres continuent. Décembre 1994 - Prise d'otages dans un Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger. Les gendarmes du GIGN libèrent l'appareil sur l'aéroport de Marseille-Marignane, les 4 terroristes sont tués. 25 juillet 1995 - Attentat revendiqué par le GIA dans le RER parisien : 7 morts, plus de 80 blessés. Mai 1996 - Sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibhirine par le GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés. Janvier 1997 - Série de massacres dans la Mitidja, environ 450 victimes. Eté 1997 - Recrudescence des massacres, surtout dans les environs d'Alger (plus de 1 200 victimes). Les observateurs s'interrogent sur les responsabilités de l'armée. Décembre 1997-janvier 1998 - Reprise des massacres avant le début du ramadan. Plus de 1 000 victimes. Les violences se déplacent notamment vers l'Ouest algérien. Novembre 1998 - Une scission au sein du GIA donne naissance au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dirigé par Hassan Hattab (photo). Septembre 1999 - La loi sur la « concorde civile », une amnistie pour les islamistes qui n'ont pas commis de crime de sang, annoncée par le président Bouteflika, élu en avril, est adoptée par référendum avec 98,6 % de oui. Juillet 2000 - Plus de 1 000 personnes tuées depuis l'application de la loi en janvier. Hiver 2000-2001 - Recrudescence des massacres, plusieurs centaines de victimes.
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MessagePosté le: Ven 1 Déc - 17:43 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant





 

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Marmhonie
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MessagePosté le: Dim 3 Déc - 14:30 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

L'Islam se réforme sans cesse pour le pire depuis ses origines

Une petite merveille d'analyse reproduite
Réformer l'Islam ? Mais le verbe « réformer » lui-même n’est pas clair.

- Si « réformer » signifie « rétablir dans sa forme primitive », en quoi l’islam aurait-il à se réformer puisque les partisans de l’islam le vivent toujours dans sa forme primitive ?

- Si « réformer » signifie « ramener à la vertu », comment l’islam le pourrait-il puisqu’il se donne comme la vertu même ?

- Si « réformer » signifie « changer en mieux », réformer l’islam reviendrait à outrager la Parole de Dieu, en prétendant faire mieux que Dieu ! Cela peut-il être un seul instant concevable pour un musulman digne de ce nom ?

- Et si, enfin, « réformer » signifie « supprimer pour améliorer », l’outrage demeure identique, sauf à obtenir la permission d’Allah ! Mais qui donc est susceptible de l’obtenir, et comment celui qui l’obtiendrait prouverait-il qu’il l’a bien obtenue ?

En réalité, l’islam n’est « réformable » que s’il n’est pas la Parole de Dieu.
 Or, l’islam affirme être la Parole de Dieu, et se définit d’ailleurs comme « soumission » inconditionnelle à cette Parole.


Alors ?
Alors les dés sont jetés depuis le septième siècle de notre ère, et il va falloir faire avec… ou contre !

Certes, on pourra toujours trouver des musulmans qui s’opposent à la lapidation des femmes, à l’exécution des apostats et des homosexuels, à la polygamie, aux mariages d’enfants, ou qui demandent l’égalité des droits de tous les humains, qu’ils soient musulmans ou non-musulmans, et quel que soit leur sexe.

Mais cela n’est pas l’islam « dans le texte »


Le Nouveau Testament condamne la violence ; le Coran la justifie
 Ces deux ouvrages sont « sacrés ». Ils appartiennent donc « à un domaine séparé, interdit et inviolable », ce qui les rend intouchables, quand bien même leur contenu heurterait notre modernité !

Voilà pourquoi le problème que pose l’islam est essentiellement politique, la solution ne pouvant passer que par les chemins douloureux d’une révolution qui s’emparerait de tous les pays musulmans, et qui serait identique à ce que fut, pour la France, la Révolution de 1789.

Sachons toutefois que nous en sommes très loin, et ce, d’autant plus que nous sommes tout près d’être islamisés !

Source : Maurice Vidal, Riposte Laïque
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MessagePosté le: Dim 10 Déc - 18:11 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Hocine Aït Ahmed : « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »

http://www.bvoltaire.fr/hocine-ait-ahmed-temps-de-france-lalgerie-cetait-pa…
Nous n’allons pas écrire ici la biographie d’Hocine Aït Ahmed, l’un des chefs historiques (ce qu’il refusait d’être) du FLN et de l’indépendance algérienne.Cette figure emblématique de la révolution algérienne est décédée le 23 décembre en Suisse, à l’âge de 89 ans. Il sera enterré ce prochain vendredi 1er janvier 2016 à Aïn El Hammam (wilaya de Tizi Ouzou).
Il avait adhéré au PPA (Parti du peuple algérien) dans les années 40 et fut l’une des principales victimes de la « chasse aux Kabyles », ce qui l’obligea à s’installer au Caire (Égypte). Il a aussi été arrêté par les autorités françaises, en compagnie de Ben Bella, Lacheraf, Boudiaf (qui sera assassiné) et Khider, lors du détournement de l’avion (1956) qui devait les conduire du Maroc à Tunis. Dès son retour en Algérie, Hocine Aït Ahmed s’oppose aux dérives totalitaires et fonde le FFS (Front des forces socialistes). Parti qui comptabilisera plus de 400 assassinats non reconnus. Il tourne le dos au FLN quand un pouvoir militaire se met en place. Emprisonné lors du coup d’État de Boumédiène (1965), il s’évade de la prison d’El-Harrach en 1966, et s’exile une première fois en Suisse.
Aït Ahmed effectue son retour au pays en 1999, 23 années plus tard, et se présente aux élections présidentielles mais se retire la veille du scrutin afin de dénoncer la fraude inévitable et reconnue.
Il considérait que tout espoir de rédemption était dès lors perdu pour l’Algérie – avait-il tort ? – et que l’avenir de son pays aurait pu être totalement différent. Il n’aura pas eu la chance de voir l’Algérie dont il avait rêvé et pour laquelle il a sacrifié sa vie.
Hocine Aït Ahmed reconnaissait le rôle positif de la colonisation, réfugié en Suisse. Il déclarait, dans le numéro de juin 2005 de la revue Ensemble, organe de l’Association culturelle d’éducation populaire : « Chasser les pieds-noirs a été plus qu’un crime, une faute car notre chère patrie a perdu son identité sociale. » Il ajoutait : « N’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme – je dis bien les pieds-noirs et non les Français -, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques. Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. » « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »
Je suis totalement certain que « ses » paroles ne seront pas reconnues lors des manifestations populaires qui lui rendront hommage ce 1er janvier 2016 !
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MessagePosté le: Dim 17 Déc - 14:13 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Appel d’intellectuels algériens

le 17.12.17 | 12h00 Réagissez


Dans quelques semaines, l’Algérie, ainsi que tous les pays de l’Afrique du Nord, célébreront Yennayer, le Nouvel An amazigh.
S’appuyant sur le préambule de la Constitution qui définit l’amazighité comme l’un des fondements essentiels de l’identité nationale, et sur l’article 4 de la Constitution de 2016 qui stipule que tamazight est langue nationale et officielle, et dans le souci de permettre des avancées effectives dans la prise en charge de cette réalité plusieurs fois millénaire, nous signataires de ce texte, lançons un appel aux hautes autorités du pays afin de décréter Yennayer comme une journée de fête nationale, chômée et payée.
Cette fête que célèbrent toutes les Algériennes et tous les Algériens, de l’ouest à l’est, du nord au sud, est l’un des ciments de notre unité culturelle et nationale. La décision de faire de Yennayer une journée de fête officielle, chômée et payée, renforcera la cohésion de notre nation et la mettra en phase avec sa profondeur historique.Cette décision peut et doit être prise dans les meilleurs délais afin de permettre à l’Algérie de fêter Yennayer de cette année dans la gaieté et le bonheur. Aujourd’hui plus que jamais, l’Etat est dans l’obligation et le devoir de remplir ses engagements envers tamazight, dans le strict respect de la Constitution. Ni la crise économique, ni aucune priorité politique ne doit retarder la réconciliation de l’Algérie avec elle-même, à travers sa langue, sa culture et sa civilisation amazighe.
Signataires :
Achour Fenni, poète et universitaire ;
Amine Zaoui, écrivain et universitaire ;
Brahim Tazaghart, écrivain et éditeur ;
Lazhari Labter, poète et romancier ;
Lynda Koudache, poétesse et romancière ;
Salim Souhali, chercheur dans le patrimoine amazigh.
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MessagePosté le: Mar 19 Déc - 18:28 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

L'Algérie paralysée par le règne sans fin d'Abdelaziz Bouteflika
  • Par  Thierry Oberlé
  • Mis à jour le 18/12/2017 à 19:08
  • Publié le 18/12/2017 à 18:46


NOTRE GRANDE ENQUÊTE - En marge du vieux système, la jeunesse crie son désespoir sur YouTube, se résigne ou tente de s'inventer un avenir.
De notre envoyé spécial à Alger
Jamais un chef d'État n'avait régné aussi longtemps sur l'Algérie. Avant lui, Houari Boumediene détenait le record de longévité avec treize années d'exercice du pouvoir. Le raïs était mort dans une aura de mystère. Son décès à l'issue d'une longue période de coma fut annoncé le 27 décembre 1978. Le surlendemain, un petit homme en manteau noir, un certain Abdelaziz Bouteflika, alors inamovible ministre des Affaires étrangères et héraut du tiers-mondisme, prononça son oraison funèbre au cimetière d'Elia, près d'Alger. Il fut évincé de la succession par les hauts dignitaires du régime et condamné à une interminable traversée du désert avant d'être rappelé par le «cercle des décideurs» pour remporter l'élection présidentielle de 1999. L'Algérie émergeait d'une sanglante guerre civile entre le régime et les islamistes, sorte de répétition générale du chaos dans lequel a glissé une partie du monde arabe.


Abdelaziz Bouteflika règne sur un peuple à la fois turbulent et soumis depuis maintenant dix-huit ans et sept mois. Le temps pour une génération de grandir tandis que son président se recroqueville. Dans un pays où le pouvoir est opaque, le président est devenu une ombre. Âgé de 80 ans, il est impotent depuis son hospitalisation en urgence au Val de Grâce, à Paris, en 2013, pour un AVC.
Le chef de l'État a déserté le palais d'el-Mouradia, situé sur les hauteurs d'Alger. Ses passages au siège de la présidence se comptent sur les doigts d'une main depuis le début de l'année. Abdelaziz Bouteflika y vient par obligation constitutionnelle pour des Conseils des ministres. Quelques images filtrées par le service de communication de la présidence sont à chaque fois diffusées dans les journaux des chaînes de télévision. Les plans durent à peine quelques secondes. Ils donnent lieu à d'interminables exégètes. «Il a tourné la tête, il est capable de parapher et a même réussi à applaudir des deux mains malgré son bras paralysé», constate l'un en spéculant sur les progrès de son état de santé. «Il parcourait un texte alors qu'il ne peut pas lire sans lunettes», déplore un sceptique. Son visage est passé au crible. Son regard peut être, selon les séquences, absent ou perçant. Son teint est cireux. Et ses traits toujours figés. «Ces mises en scène sont destinées à rassurer la population et à montrer que le pouvoir n'est pas vacant», décrypte un ancien ministre peu convaincu qu'elles atteignent leurs buts. «La maladie a évidemment des conséquences sur le fonctionnement de l'État, qui est comme lui, à moitié paralysé. Un Conseil des ministres se tient pour préserver les formes et valider, par exemple, la loi de finances, mais les institutions sont bloquées. Les décisions se prennent ailleurs», poursuit-il.

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MessagePosté le: Sam 23 Déc - 11:42 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Algérie : un homme qualifié d’"islamiste" détruit une statue de femme nue

À coups de marteau et de burin, un homme s’est attaqué lundi matin à la statue Ain el-Fouara, un symbole de la ville de Sétif, au nord de l’Algérie. Il a détruit son visage et ses seins, nus, sous le regard et parfois les projectiles de plusieurs passants, avant d’être interpellé.

Plusieurs vidéos de l’incident ont rapidement circulé, massivement relayées sur les réseaux sociaux. Sur l’une, on voit un homme vêtu d’un qamis et portant une barbe, mettre des coups de burin réguliers sur la poitrine de la statue. Plusieurs badauds tentent de l’arrêter, certains lui lancent des projectiles, d’autres le frappent carrément avec des barres ou des bâtons. Un homme parvient finalement à monter sur la statue armé d’un bâton, obligeant l’assaillant de la statue à se défendre, ce qui permet à une personne dans son dos de lui subtiliser son marteau. Une vidéo montre des policiers en train d’empêcher certains d’agresser plus encore le destructeur de la statue.
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MessagePosté le: Jeu 11 Jan - 13:38 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Hocine Aït Ahmed : « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »

Nous n’allons pas écrire ici la biographie d’Hocine Aït Ahmed, l’un des chefs historiques (ce qu’il refusait d’être) du FLN et de l’indépendance algérienne.
Cette figure emblématique de la révolution algérienne est décédée le 23 décembre en Suisse, à l’âge de 89 ans. Il sera enterré ce prochain vendredi 1er janvier 2016 à Aïn El Hammam (wilaya de Tizi Ouzou).

Il avait adhéré au PPA (Parti du peuple algérien) dans les années 40 et fut l’une des principales victimes de la « chasse aux Kabyles », ce qui l’obligea à s’installer au Caire (Égypte). Il a aussi été arrêté par les autorités françaises, en compagnie de Ben Bella, Lacheraf, Boudiaf (qui sera assassiné) et Khider, lors du détournement de l’avion (1956) qui devait les conduire du Maroc à Tunis.
Dès son retour en Algérie, Hocine Aït Ahmed s’oppose aux dérives totalitaires et fonde le FFS (Front des forces socialistes). Parti qui comptabilisera plus de 400 assassinats non reconnus. Il tourne le dos au FLN quand un pouvoir militaire se met en place. Emprisonné lors du coup d’État de Boumédiène (1965), il s’évade de la prison d’El-Harrach en 1966, et s’exile une première fois en Suisse.

Aït Ahmed effectue son retour au pays en 1999, 23 années plus tard, et se présente aux élections présidentielles mais se retire la veille du scrutin afin de dénoncer la fraude inévitable et reconnue.

Il considérait que tout espoir de rédemption était dès lors perdu pour l’Algérie – avait-il tort ? – et que l’avenir de son pays aurait pu être totalement différent. Il n’aura pas eu la chance de voir l’Algérie dont il avait rêvé et pour laquelle il a sacrifié sa vie.

Hocine Aït Ahmed reconnaissait le rôle positif de la colonisation, réfugié en Suisse. Il déclarait, dans le numéro de juin 2005 de la revue Ensemble, organe de l’Association culturelle d’éducation populaire : « Chasser les pieds-noirs a été plus qu’un crime, une faute car notre chère patrie a perdu son identité sociale. » Il ajoutait : « N’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme – je dis bien les pieds-noirs et non les Français -, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques.
Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. »
« Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »

Je suis totalement certain que « ses » paroles ne seront pas reconnues lors des manifestations populaires qui lui rendront hommage ce 1er janvier 2016 !
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MessagePosté le: Mer 11 Avr - 09:37 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

L'Algérie donne son accord à la béatification à Oran des moines de Tibéhirine



L'Algérie a donné au Vatican son accord pour la béatification à Oran des moines français de Tibéhirine, assassinés en 1996 dans des circonstances mystérieuses, a annoncé, mardi, sur France 24, le ministre algérien des Affaires étrangères.
Les moines de Tibéhirine avaient été déclarés martyrs en janvier. Leur béatification n'est plus qu'une affaire de quelques mois. Invité de France 24, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a déclaré que l’Algérie a donné son feu vert pour la béatification, à Oran, des moines français âgés de 45 à 82 ans. Enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l'Atlas, à 80 km au sud d’Alger, les sept religieux avaient ensuite été assassinés dans des conditions qui restent obscures.
"L'Algérie a donné son accord pour la béatification de ces moines et ça a été signifié au Vatican", a déclaré Abdelkader Messahel le 10 avril. "La béatification se fera dans quelques mois, dans quelques semaines, à Oran", a-t-il précisé.
Interrogé sur une possible présence du pape François à cette cérémonie en Algérie, le chef de la diplomatie algérienne ne l'a pas exclue : "On verra, pourquoi pas". Fin janvier, le pape François avait ouvert la voie à leur béatification en les déclarant martyrs, au côté de douze autres religieux et religieuses tués en Algérie entre 1994 et 1996 – dont l'ancien évêque d'Oran, Pierre Claverie.
Polémique
La mort des sept moines de Tibéhirine avait été annoncée le 23 mai 1996 par le Groupe islamique armé (GIA) dans un communiqué. Mais l’enquête est sujette à polémiques. Des doutes pèsent notamment sur la thèse officielle avancée à l'époque par Alger, celle d'un enlèvement puis d'un assassinat des moines par le GIA en pleine guerre civile. Des soupçons ont, depuis, émergé sur une possible implication des services secrets militaires algériens.
Mais l’hypothèse a été balayée par le ministre algérien des Affaires étrangères : "Nous n’avons pas peur de la vérité", répond Abdelkader Messahel. "Tout le monde sait dans quelles circonstances ils ont disparu, les Français le savent, les Algériens le savent."
"La coopération entre les appareils judiciaires algérien et français a été totale, nous avons travaillé en toute transparence", a-t-il déclaré en guise de réponse aux familles qui dénoncent, de leurs côtés, le manque de coopération des autorités d’Alger pour faire éclore la vérité.
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MessagePosté le: Sam 21 Avr - 09:42 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Dans les écoles coraniques algériennes, Hitler est un héros et les imams font son éloge
Publié par Ftouh Souhail le 21 avril 2018


 
Alors qu’un algérien sur trois vit en dessous du seuil de pauvreté, l’Algérie va inaugurer cette année la plus grande mosquée d’Afrique et la 3e plus grande du monde.
Avec sa capacité d’accueil de 120 000 fidèles, cette mosquée est la partie visible de l’iceberg qui cache l’islamisation qui s’accélère, dans ce pays, l’un des plus corrompus au monde.


Le régime algérien cherche l’instrumentalisation de la religion malgré le traumatisme causé par la guerre civile (1991-2001) déclenchée par le Front Islamique du Salut (FIS).
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a affirmé à Alger que le projet de la Grande Mosquée d’Alger, dont les travaux d’aménagement intérieur et de décoration viennent d’être lancés, serait livré vers la fin 2018.
Selon les médias algériens, le gouvernement veut que cette mosquée soit plus grande que celle du «Sheikh Zayed», la plus grande mosquée des Émirats arabes unis. Celle-ci est située à Abu Dhabi, à l’est de la capitale de l’émirat le plus riche des sept États membres des Émirats arabes unis.
Intervenant lors d’un cycle de formation au profit des imams sélectionnés pour encadrer la Grande Mosquée, le ministre algérien des Affaires religieuses a indiqué que :
«les travaux d’aménagement intérieur et de décoration ont été lancés, de concert avec les architectes, designers, graphistes et calligraphes, pour parachever les décors intérieurs et extérieurs.
Actuellement, nous sommes en passe de former le staff religieux chargé de l’encadrement de la mosquée», a ajouté le ministre, soulignant que «la formation sera nationale avec une expérience internationale qui tient compte du référent religieux national».
La formation, qui s’étalera sur 8 mois, permettra de sélectionner les plus compétents selon un plan d’action bien ficelé et des mécanismes d’évaluation en plusieurs étapes, a ajouté le responsable algérien.
«Nous souhaitons tirer profit des modèles de gestion de certaines mosquées, à l’image d’Al-Azhar (Egypte), des mosquées des deux lieux saints (Arabie Saoudite) et de la mosquée de Zayed Ben Soltane (Emirats arabes unis) et en choisir le plus approprié, ou bien mettre en place notre propre modèle», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le ministre a fait savoir que son ministère avait dégagé un montant de 25 millions d’euros, au titre de l’exercice 2018, pour l’impression du Coran, ajoutant vouloir faire renaître certaines pratiques qui avaient disparu durant les années 1990, telles les chaires scientifiques au sein des mosquées.
De son côté, l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA) a restauré une grande mosquée ottomane dans la capitale.
Dans le cadre de cette fièvre islamiste qui frappe l’Algérie, un projet de loi est prévu pour l’orientation du secteur.
Le ministre a expliqué que cette législation sera élaborée et soumise au Parlement pour faire office d’«image unificatrice du religieux en Algérie qui reflète l’attachement du peuple à sa religion, celle de ses ancêtres, et protège le référent religieux national».
Alger prétend contrer les idées «étrangères»
Pour une fois, le sionisme n’est pas en cause.
Le président Abdelaziz Bouteflika, a appelé lundi 16 avril 2018 à «faire face avec clairvoyance [aux idées] étrangères auxquelles est confrontée l’unité du peuple algérien sunnite».
«L’unité du peuple algérien sunnite est confrontée aujourd’hui à des idées qui nous sont complètement étrangères et à d’effrayantes thèses religieuses qui ont été dans un passé très proche source de fitna, et pourraient encore l’être si elles ne sont pas appréhendées avec clairvoyance», a précisé le président Bouteflika dans un message, à l’occasion de la célébration de la journée du Savoir (Yaoum El-Ilm), lue en son nom par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, à l’Opéra d’Alger.
A ce propos, Bouteflika a affirmé que «l’Algérie indépendante a veillé à la mobilisation de tous les moyens juridiques, financiers et humains afin d’ancrer notre sainte religion dans toutes les régions du pays, au sein de notre peuple et dans nos références juridiques afférents au Livre et à la Sunna».
Il a fait remarquer aussi que son «pays demeure exposé à la déferlante civilisation occidentale sur le monde d’aujourd’hui… l’avènement de la mondialisation et des moyens de communication modernes ainsi que certains évènements ayant secoué le monde musulman, et de nouvelles idées, ô combien étrangères au peuple algérien, ont graduellement ébranlé notre cohésion idéologique et intellectuelle au point d’affecter la stabilité de l’Algérie et de la faire basculer dans l’enfer du terrorisme et des affres de la tragédie nationale».
Le gouvernement algérien coupable d’islamisation de la société
L’islamisation en Algérie s’accélère donc. Cette tendance se manifeste dans l’environnement social et les pratiques quotidiennes de la population. Les jeunes femmes n’osent plus porter des vêtements non islamiques. Elles sont de plus en plus nombreuses, ces Algériennes, qu’elles soient lycéennes, collégiennes, universitaires et même écolières, à porter le voile.
Comme à l’époque du Front islamique du salut (FIS), une nouvelle vague de «converties» au hidjab déferle sur le pays. Le hidjab est devenu un phénomène de société, y compris parmi les femmes issues des catégories socioprofessionnelles élevées.
Les idées salafistes, djihadistes et islamo-conservatrices convainquent de plus en plus de jeunes hommes. Le nombre des mosquées ne cesse d’augmenter. On compte 17 000 mosquées, soit 1 mosquée pour 2 235 de personnes, sans compter les écoles coraniques.
Le régime a même généralisé les classes préscolaires dans les mosquées. Si certaines familles y envoient leurs enfants par conviction, d’autres sont «contraintes» de le faire, vu l’absence de classes préscolaires dans les écoles primaires publiques. Des enfants de 4 et 5 ans sont inscrits dans ces classes islamiques, qui chantent des hymnes guerriers contre les infidèles, juifs et chrétiens.
Dans les écoles coraniques algériennes, on enseigne aux enfants à détester particulièrement les juifs. Hitler est même un héros et les imams font son éloge. Après le Coran, Mein Kampf et Les Protocoles des Sages de Sion sont les livres les plus lus en Algérie. Entretenir la haine et le ressentiment d’Israël est aussi adopté dans les écoles civiles. Cet antisémitisme extrême est propagé et assumé, sans aucune forme de gêne par le gouvernement algérien.
Ces jeunes, intoxiqués par l’islamisme intolérant sont les futurs djihadistes, des futurs Mohamed et Abdelkader Merah.
Un Rapport récent du centre de recherche américain Hudson Institute, mentionne que l’islamisation de l’Algérie prend de l’ampleur. Cette «islamisation domine tous les débats» estiment les chercheurs.
En novembre 2015 Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme en France a été fortement indigné, comme les très nombreux correspondants qui l’ont alerté, sur le scandaleux antisémitisme officiel de l’État algérien, révélé par une vidéo découverte par I24 NEWS et qui montre les soldats de la gendarmerie nationale algérienne défiler et chanter “MORT AUX JUIFS – TUEZ LES JUIFS”.
Il s’agissait d’une marche des gendarmes algériens lors de la célébration de la fête d’indépendance, dont les Français en général et les Juifs en particulier ont été chassés, alors qu’ils y vivaient depuis des siècles, avant même la conquête arabo musulmane.

https://feedburner.google.com/fb/a/mailverify?uri=drzz/Pxvu&loc=fr_FR

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.
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MessagePosté le: Mar 15 Mai - 15:11 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Nadia Matoub et l’Association Matoub Lounès Mémoire et Transmission Présentent Lounes Matoub, La voix de la Liberté le vendredi 22 juin 2018 à 19h au Bataclan avec Oulahlou, Malika Domrane, Ali Amran, Akli D, Louiza, Karim Osm, Iggig Moh, Tenna et beaucoup d'autres surprises.
Le Bataclan se situe au 50 boulevard Voltaire, 75011 Paris.
Métro:
- Oberkampf, lignes 5 et 9
- Filles du Calvaire ligne 8
Bus:
- Oberkampf-Richard Lenoir, ligne 56 et 96
Parking:
- Parking Trois Bornes, 11 rue Trois Bornes
- Parking Alhambra, 50 rue de Malte







 

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MessagePosté le: Mar 29 Mai - 15:46 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Le Forum France-Algérie
vous convie à une rencontre-débat
Le mercredi 30 mai 2018 à 18h30 à Paris
Bonjour,
Rencontre-débat autour de l'ouvrage
"À l’école en Algérie, des années 1930 à l’indépendance"

   

A l’Institut de Recherche Méditerranée-Moyen Orient (IREMMO) 
7, rue des Carmes - 75005 PARIS  M° Maubert-Mutualité
  • Introduction et modération : Farid Yaker, président du Forum France-Algérie et Martine Job, auteur et conceptrice du projet
  • Interventions de 3 contributeurs : Karima Berger, Waciny Laredj, et Alain Seksig
  • Débat avec le public

Entrée libre - inscription obligatoire ici.
LE LIVRE
Issus des différentes populations de l’Algérie d’avant l’Indépendance, cinquante auteurs livrent un récit personnel, inédit et littéraire de leur scolarité dans le système éducatif français. Espace de normativité, l’école de l’Algérie française et coloniale
fut aussi un lieu d’ouverture à l’Autre, dans lequel instituteurs et institutrices ont joué un rôle de passeurs à la fois symbolique et effectif. Ces témoignages, qui reflètent la grande diversité des expériences vécues, sont accompagnés chacun d’une photographie singulière. Un cahier final présente des documents pédagogiques de l’époque où « nos ancêtres les Gaulois » côtoient entre autres les Turcs… 
Dirigé par Martine Mathieu-Job, ce livre s’inscrit dans le genre des recueils de mémoires qu’a initié Leïla Sebbar.
Le Forum France-Algérie est un espace de réflexion et de dialogue dont l’un des objectifs est de promouvoir l'amitié entre les peuples français et algérien.
www.forumfrancealgerie.org
www.facebook.com/forumfrancealgerie

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MessagePosté le: Ven 1 Juin - 12:29 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Algérie : l'« indécence » de Pamela Anderson fait fermer une salle de cinéma

Le ministre algérien de la Culture a demandé la fermeture d'une salle de cinéma après la diffusion du film « Borat », rapporte Franceinfo. Par 6Medias
Modifié le 31/05/2018 à 06:11 - Publié le 30/05/2018 à 20:12 | Le Point.fr
Pamela Anderson tient un rôle dans le film « Borat », sorti à l'origine en 2006.


Pamela Anderson tient un rôle dans le film « Borat », sorti à l'origine en 2006.
© CrowdSpark/AFP/ Bernard MNIGAULT


Pamela Anderson n'est pas vraiment la bienvenue dans les salles de cinéma algériennes. Selon des informations rapportées par Franceinfo mercredi, en raison de sa présence à l'écran dans le film Borat, sorti initialement en 2006, le ministre algérien de la Culture a fait fermer la salle de cinéma Mohamed-Zinet à Alger, et ce, pendant un mois. Le journal arabophone conservateur El Bilad a déploré dans un de ses articles la diffusion du film de Larry Charles le 18 mai dernier, en plein ramadan, qui plus est un vendredi. Et a vivement critiqué « l'actrice porno américaine ».

En guise d'explication à cette fermeture-surprise, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, évoque tout d'abord auprès du site Alg24 que la salle de cinéma en question projette des films piratés, ce qui constitue une infraction entraînant fermeture, avant de parler de « scènes indécentes » du film dans lequel joue Pamela Anderson. La décision des autorités a toutefois provoqué un tollé en Algérie. Sofia Djama, réalisatrice primée à la Mostra de Venise en 2017, a ainsi posté une lettre sur son compte Facebook destinée au ministre algérien et remettant en cause les explications de celui-ci.
Accusations de censure

« Vous avez en effet l'argument de la légalité et le respect des droits de diffusion », écrit-elle en référence aux films piratés mais diffusés par la salle Mohamed-Zinet. Avant de laisser parler sa colère : « Vous y ajoutez un commentaire inutile pour nous, mais audible pour les conservateurs et les islamistes. Vous osez invoquer l'indécence de certaines scènes en ce sacré mois de ramadan pour justifier la fermeture. Ça, c'est vulgaire et indécent puisque vous pouviez vous contenter de la loi. »


Le site Algeriemondeinfos accuse de son côté Azzedine Mihoubi de céder à la pression des conservateurs du journal El Bilad. Il affirme que le ministre encourage, par cette fermeture, « la censure seulement pour satisfaire les élucubrations d'un islamiste à l'esprit mal tourné », en référence à l'auteur de l'article publié par le journal arabophone. Et de préciser que cette décision est, à ses yeux, « injustifiée, d'autant que la télévision publique algérienne a diffusé par le passé une série dans laquelle l'actrice américano-canadienne avait le premier rôle ».
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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 15:35 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

L’Algérie facilitera l’entrée des pieds-noirs sur son territoire





Pieds-noirs quittant l'Algérie en 1962  
L’Algérie compterait faciliter l’obtention des visas pour les pieds-noirs, catégorie d’européen nés en Algérie et qui ont massivement quitté le pays à l’indépendance en 1962. C’est en tout cas ce qu’à indiqué le porte parole du RND, Seddik Chihab dans un entretien accordé à TSA et publié hier samedi. Répondant à une question sur le désir des pieds-noirs de visiter l’Algérie et les difficultés dont ils font état pour l’obtention d’un visa d’entrée, Seddik Chihab a ainsi indiqué qu’ « une instruction a été donnée par le ministère des Affaires étrangères à nos chancelleries pour faciliter au maximum l’obtention de visas par cette catégorie de personnes. ».
Toujours sur la question des pieds-noirs, Seddik Chihab est revenu sur l’appel du premier ministre et secrétaire général du RND Ahmed Ouyahia aux opérateurs économiques, auxquels il a demandé de s’appuyer sur « les anciens d’Algérie », à savoir les pieds-noirs, pour promouvoir les exportations hors-hydrocarbures. « Dans son intervention, Ahmed Ouyahia a parlé d’abord de nos compatriotes, de nos amis africains puis des anciens de l’Algérie. Il ne faut pas trop se focaliser sur cette dernière catégorie » a-t-il dit.
« il ne faut surtout pas faire d’amalgame entre ceux qui ont gardé un lien avec le pays et ceux qui ont un problème de mémoire et qui ont des positions hostiles vis-à-vis de l’Algérie.» a également dit Seddik Chihab, ajoutant que « beaucoup d’Algériens travaillent avec les premiers. ».

https://observalgerie.com/actualite-algerie/politique/lalgerie-facilitera-l…
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MessagePosté le: Sam 23 Juin - 13:15 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Tibhérine: vingt-deux ans après, les moines sont de retour

  • Par  Matthieu Delmas
  • Mis à jour le 22/06/2018 à 17:56
  • Publié le 22/06/2018 à 06:00



REPORTAGE - En mai 1996, sept moines trappistes étaient sauvagement assassinés en Algérie. Depuis deux ans, une nouvelle communauté catholique s'est installée à Tibhérine. Alors que l'enquête n'a toujours pas déterminé les vrais responsables du massacre, nous avons rencontré ces quatre religieux décidés à vivre leur foi en terre d'islam, malgré les dangers qui demeurent.

Elle est toujours là, perchée sur le rocher Abd el-Kader qui surplombe le village. La Vierge de l'Atlas n'a jamais cessé de contempler Tibhérine, veillant sur les villageois et sur le monastère. Elle a tout vu: l'indépendance de l'Algérie, le repli de l'abbaye sur quelques hectares après la nationalisation de ses terres, et bien sûr le drame de 1996, au plus fort de la guerre civile: l'enlèvement et l'assassinat des sept moines catholiques, annoncé le 21 mai dans un communiqué attribué au Groupe islamique armé(GIA). Un sacrifice qui a acquis une dimension planétaire avec le film Des hommes et desdieux,de Xavier Beauvois (2010), et qui a laissé ici des cicatrices aussi profondes que les vallées de la région.



Vingt-deux ans après, une nouvelle communauté religieuse s'est installée à Notre-Dame de l'Atlas. Depuis deux ans, dans une grande discrétion, père Eugène, sœur Félicité, frère Yves et frère Bruno de la Communauté du Chemin Neuf (1) ont décidé de faire revivre l'esprit des moines dans ces montagnes meurtries par ce que les Algériens appellent désormais «la décennie noire».

Les baroudeurs de la foi

À la suite des moines cisterciens, ils se sont installés dans ce monastère perché à 1000 mètres d'altitude au-dessus des gorges de la Chiffa, une merveille naturelle connue pour le ruisseau des Singes où les Algérois aiment à se rendre en famille. Un havre de paix à une centaine de kilomètres au sud de la capitale où la terre est fertile et la nature généreuse, grâce à des sources d'eau abondantes qui permettent l'irrigation des cultures. «Tibhérine» signifie, en langue tamazight, «les jardins potagers».

» LIRE AUSSI - Moines de Tibéhirine: la prudence du Vatican

À l'image de père Eugène, un ancien médecin passé par l'Afghanistan et la jungle congolaise, les nouveaux habitants de l'abbaye sont des baroudeurs de la foi ayant déjà servi ...


 

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Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:53 (2018)    Sujet du message: Algérie

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