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Algérie
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yacoub
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MessagePosté le: Sam 11 Nov - 13:12 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Algérie : le jour où les "Afghans" sont rentrés

Les autorités françaises redoutent le retour des Français partis en Syrie. Dans les années 90, l'Algérie a fait face à la violence de ses propres djihadistes revenus d'Afghanistan. Récit d'une guerre civile.
Par Adlène Meddi

Insurrection. Mai 1991, le FS appelle à une grève illimitée pour exiger une élection présidentielle anticipée. Des commandos et des « Afghans » portant la tenue de moudjahidin défilent dans les rues d'Alger.  © Archives


Le froid du désert enserre la petite garnison du 15e Groupe des gardes-frontières de Guemar. Les soldats – pour la plupart de jeunes appelés – dorment alors que les sentinelles en faction scrutent l'obscurité, dans le sud-est du Sahara frontalier avec la Tunisie. Vers 2 heures du matin, trois petits groupes sortis de la nuit attaquent par un feu nourri avant de tenter de dévaliser l'armurerie. Les autres soldats se réveillent en catastrophe et réussissent à repousser les assaillants, qui prennent la fuite. Bilan : trois victimes parmi les sentinelles dont les corps ont été mutilés. Nous sommes le 29 novembre 1991 et, quasi officiellement, le terrorisme islamiste signe son premier attentat en Algérie. « La manière dont les corps ont été mutilés présageait déjà de la barbarie qui allait caractériser le terrorisme intégriste », note dans un ouvrage le ministre de la Défense de l'époque, le général Khaled Nezzar. Le chef du groupe qui a mené l'attaque deviendra célèbre auprès des services de sécurité et du renseignement. Tayeb el-Afghani (l'Afghan), Aïssa Messaoudi de son vrai nom, est membre de l'organisation secrète Le Jour du jugement, créée en juin 1990 par les plus radicaux du Front islamique du salut (FIS), le parti intégriste en passe de remporter les législatives avant l'annulation des élections par les militaires en janvier 1992. Le groupe des assaillants était majoritairement formé par des « vétérans » d'Afghanistan. Cette nouvelle donne marquera durablement le phénomène terroriste en Algérie et ailleurs, à travers le monde et durant plus d'une décennie.

Attentat contre la marche du MPR, Mouvement pour la République, dans la capitale algérienne le 29 juin 1994 à Alger, Algérie. © Georges Merillon



« Les Afghans algériens, du fait de leur connaissance des techniques de combat, étaient naturellement les plus habilités à conduire la première phase de l'action armée, note le journaliste Mohamed Mokeddem dans son livre Les Afghans algériens. Ils avaient tissé une toile à travers le pays et disposaient d'une technique spéciale de transmission. Le facteur confiance était aussi important : ils se considéraient comme des compagnons d'armes ayant vécu ensemble en Afghanistan. Une situation qui rendait difficile toute tentative d'infiltration par les services secrets. » « La machine de guerre afghane », pour reprendre l'expression d'un ex-haut officier algérien, fait des ravages dans l'Algérie des années 90 grâce à l'importation de ses méthodes, si efficaces contre les Russes dans le lointain Afghanistan, et à la vulgarisation, dans les rangs des radicaux islamistes, de leurs savoir-faire en termes d'organisation, de fabrication d'explosifs, de techniques de clandestinité, etc. « Ce sont eux, le noyau dur du Groupe islamique armé (GIA), la plus terrifiante des organisations armées, qui ont commis massacres et tueries de civils à grande échelle à partir de la moitié des années 90. Ce sont eux aussi qui ont créé des organigrammes précis, démembrant le GIA en plusieurs katibates [brigades] et sarayates [sections], ce sont eux également qui ont les premiers appliqué les techniques de guérilla et de guerre éclair, et commis des attentats à la voiture piégée, énumère une source sécuritaire algérienne. Ce sont eux, aussi, à l'instar de Mokhtar Belmokhtar, parti en Afghanistan à l'âge de 19 ans, qui ont connecté les maquis islamistes algériens aux nébuleuses mondiales, telles qu'Al-Qaïda. Cette dernière est née dans le sillage de la guerre afghane à la fin des années 80, quand Oussama ben Laden voulait créer un réseau mondial de combattants issus de plusieurs pays et récupérés sur les champs de bataille en Afghanistan. »


Apparition du sigle GIA en août 1993.

Pour comprendre l'émergence du facteur afghan, si déterminant dans l'évolution du terrorisme en Algérie et dans le monde, il faut revenir aux années 80 et à l'ambiance pré-insurrectionnelle qu'annonçaient la révolution islamique de Khomeyni en Iran, le coup de force des djihadistes en Égypte qui assassinent le président Anouar el-Sadate, l'offensive des « fondations » éducatives saoudiennes à coups de milliards de pétrodollars et surtout les échos de plus en plus insistants de cette lointaine guerre en Afghanistan contre l'invasion soviétique.

« Le mouvement islamiste algérien – politique et armé – a adhéré à la cause afghane. Le nom de ce pays revenait sans cesse dans les prêches et les halaqate [cercles de discussion] dans les mosquées », explique Mohamed Mokeddem. L'une des mosquées les plus radicales d'Alger, à Belcourt, le quartier d'Albert Camus et des dockers, a été rebaptisée « mosquée Kaboul » ! Des cassettes vidéo d'appels au djihad ou des atrocités russes contre les populations civiles circulaient dans les facs, les lycées, les quartiers ; on évoquait les miracles dont étaient capables les moudjahidin qui détruisaient les terrifiants chars soviétiques avec une poignée de terre et la volonté d'Allah alors que des escouades d'anges couvraient de leurs ailes les assauts des combattants de Dieu contre les athées communistes.
Massacre de Raïs dans la nuit du 27 au 28 août 1997 : bilan 300 morts, 200 blessés. © Sipa


Combien d'Algériens, dès les années 1983-1984, ont rejoint le champ du djihad afghan ? Les chiffres varient. Mohamed Mokeddem cite des militants islamistes installés en Europe qui évoquent entre 2 000 et 4 000 éléments. Mais un ancien opérationnel du renseignement algérien, qui a longtemps suivi ces recrues, parle aujourd'hui de 12 000 éléments qui ont transité aussi bien par la Syrie ou l'Arabie saoudite via le Pakistan tout au long des années 80, que par la France et l'Espagne principalement. Les relais des Frères musulmans algériens dans le sud de la France ou en Espagne se chargeaient aussi bien de la propagande djihadiste que du transfert des recrues européennes d'origine maghrébine vers la terre du djihad aux confins de l'Asie. À l'époque déjà, la menace était perceptible. Un leader islamiste algérien parlant de l'éventuel retour de cette force combattante et aguerrie, rompue à l'art de la guérilla, évoquait « une bombe entre nos mains qui explosera un jour ». « Ils répondaient souvent aux appels de prédicateurs installés en Arabie saoudite, dont le plus influent, Abou Bakr al-Jazayri. Ils effectuaient officiellement des séjours d'omra [pèlerinage hors saison du grand hadj] et avec de faux papiers confectionnés sur place, ils étaient transférés vers Peshawar », précise l'officier du renseignement. « J'ai juré avec quelques amis de rejoindre le djihad. La plupart de ces amis sont d'ailleurs morts au combat. Depuis ce jour, je ne rêve que d'une chose : mourir en martyr... J'avais 19 ans. » L'auteur de cette « confession », dans une revue interne de l'organisation terroriste Groupe salafiste pour la prédication et le combat datant de 2006, n'est autre que l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit le Borgne, le dernier chef terroriste vétéran d'Afghanistan, terré quelque part en Libye et qui vient de menacer encore une fois la France, fin juillet, après la mort en mission de trois militaires français dans le Nord libyen.
Vétéran. Mokhtar Belmokhtar, dit le Borgne, promet de combattre la France en Libye.


« Drôles de pèlerins »
« On le savait. On les surveillait. On tentait de les suivre à leur retour. Dès la fin des années 80, on comptait quelque 900 Algériens morts sur place et un millier revenus en Algérie par plusieurs vagues. Nous ne pouvions qu'alerter les autorités politiques. Pas plus, rappelle l'ancien officier. D'un côté, Chadli [président algérien de 1979 à 1992] voulait donner des gages de bonne volonté à nos nouveaux amis saoudiens. Tout le monde fermait les yeux sur ces drôles de pèlerins qui s'éternisaient dans les lieux saints alors qu'ils rejoignaient l'Afghanistan. De l'autre, certains dans nos services voulaient sciemment garder le président dans le noir afin de se venger de sa volonté de réduire la puissance de la Sécurité militaire, car on savait tout et nos camarades russes ne cessaient de nous alerter sur les combattants algériens transférés pour se battre contre leurs troupes. » Plus explicite, un haut fonctionnaire algérien fait cette révélation à l'auteur des Afghans algériens en rappelant le contexte de l'affrontement est-ouest de l'époque : « La plupart des États qui avaient opté pour la neutralité avaient compris que les États-Unis étaient décidés à en finir avec le bloc soviétique en récupérant la guerre qui faisait rage en Afghanistan. C'est pour cela que le gouvernement algérien n'a rien fait qui pût arrêter ce flux d'Algériens vers le Pakistan. »

Attentat contre la marche du MPR, Mouvement pour la République, dans la capitale algérienne le 29 juin 1994 à Alger, Algérie. © Georges Merillon

Un diplomate arabe à Alger se souvient : « Le plan est simple : casser Moscou dans les plaines afghanes puisque Brejnev en avait donné l'occasion - même si les faucons de Washington ont mis du temps à le comprendre et l'appliquer sur le terrain avec le soutien des Saoudiens et des Pakistanais. Schématiquement, Brejnev a commencé la guerre, l'a perdue, et Gorbatchev l'a achevée comme prélude au démantèlement même de l'URSS. Washington a indirectement créé la plus grande plateforme terroriste de tous les temps. C'est là que Ben Laden a développé l'idée d'un émirat géographiquement localisé [l'Afghanistan des années 90 puis celui des talibans à la fin de cette décennie] comme prélude à un califat universel grâce à ses cellules Al-Qaïda disséminées dans le monde entier. » À une échelle beaucoup plus « locale », un officier du renseignement militaire algérien tient à rappeler que les retournements dramatiques des situations ne concernent pas uniquement les grandes puissances. « Mohamed Bouslimani, figure des Frères musulmans algériens, un des recruteurs et « transitaires » des recrues vers l'Afghanistan dès 1983, a été assassiné fin 1993 sur ordre de l'un des plus connus des Algériens d'Afghanistan, Sid Ahmed Mourad, alias Djaffar el-Afghani, qui a combattu en Afghanistan sous les ordres de Gulbuddin Hekmatyar. Ce dangereux émir du GIA est aussi connu par les autorités françaises. » C'est lui qui dirige le rapt des trois fonctionnaires du consulat français, Jean-Claude et Michèle Thévenot et Alain Freyssier, à Alger, le 24 octobre 1993. Les otages seront libérés après une intervention des forces de sécurité algériennes le 30 octobre. Michèle Thévenot est relâchée, mais est chargée d'un message de menaces envers les étrangers vivant en Algérie. Djaffar el-Afghani sera éliminé par l'armée sur les hauteurs d'Alger en février 1994.

Sanguinaire. Djaffar el-Afghani, émir du GIA, abattu en 1994.
Nébuleuse

« Je pense que les services occidentaux, surtout américains, français et britanniques, connaissent plus de monde que Djaffar el-Afghani, lâche, amer, un ancien de la lutte antiterroriste algérienne. Une partie des « Afghans algériens » ou des recruteurs pour le compte des seigneurs de guerre afghans sont rentrés faire le coup de feu en Algérie, mais beaucoup de leurs chefs sont partis ailleurs : Qamar Eddine Kherbane, représentant du GIA en France, gérait les approvisionnements du groupe terroriste en provenance de Libye et du Soudan. Amar Makhlouf, alias Abou Doha, arrêté à Londres avant d'être libéré sous caution en 2001, impliqué dans la préparation de l'attentat contre l'aéroport de Los Angeles. Djamel Beghal, qui a connu Ben Laden en Afghanistan dans la dernière période [années 2000, avant l'intervention américaine, NDLR] en prison en France pour la préparation de plusieurs attentats, ou Qari Saïd. » L'homme s'arrête aux noms les plus connus et souligne que, « depuis les années 80, les services secrets de plusieurs pays, arabes ou européens, avaient en leur possession des fiches précises comprenant les noms, les camps, les localisations des réseaux. À l'époque, les « Afghans algériens » étaient, pour cause de guerre en Algérie, les plus introduits chez Ben Laden mais aussi aux Philippines, en Tchétchénie, en Bosnie, au Sahel et ailleurs ».
Sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibhirine par le GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés.


En 1998, le directeur de la police judiciaire algérienne, rappelle Mohamed Mokkedem, présentait à Interpol, lors d'une réunion à Palma de Majorque, les preuves des liens logistiques entre Ben Laden et le GIA algérien, expliquant les réseaux européens d'une nébuleuse puissante installée en Europe et aux Amériques. « Au début des années 90, jusqu'en 1998, tous les services occidentaux connaissaient les liens étroits et continus entre Ben Laden et ses anciens copains de Peshawar. Mais cela se passait ailleurs. Et même le déclic qu'auraient provoqué les attentats de Nairobi et de Dar es Salam contre les ambassades américaines n'a pas eu lieu. Pourtant, les liens dataient d'une dizaine d'années entre la centrale et les « historiques » de Peshawar, sans parler des nouvelles recrues ayant rejoint les talibans », poursuit notre source algérienne. « Cette guerre était celle des autres. On a fait une erreur stratégique, car nos Deep States [États profonds] avaient, dans l'UE comme aux États-Unis, conclu des accords : pas de bombes chez nous. Voilà le deal. On a laissé faire », reconnaît un cadre de l'UE rencontré à Bruxelles il y a deux ans. « Aujourd'hui, grâce à des plateformes d'échanges de data-djihadistes, Algériens, Tunisiens et Marocains tentent d'identifier la menace imminente inhérente aux retours des terroristes de l'État islamique et offrent aux services européens des renseignements précis. Mais cela ne suffit pas. La donne a changé », explique un expert. « L'État islamique, qu'il ne faut plus appeler Daech, car il a abandonné depuis quelques mois la doctrine de l'ancrage géographique face aux frappes de la coalition, a lancé l'idée d'émirats continentaux », explique un officier du renseignement militaire algérien (Direction centrale de la sécurité militaire), qui chapeaute les « opés » jusqu'à la frontière avec les pays du Sahel.

Cerveau. Djamel Beghal, mentor d'Amedy Coulibaly et des frères Kouachi, auteurs des attentats de Paris de janvier 2015. De gauche à droite : Johan Bonte, Djamel Beghal © Gamma


Selon un rapport produit par la CIA en juin 2016, des milliers de terroristes « étrangers » (mouhadjirin) de Daech mais aussi de l'ex-Front al-Nosra s'apprêtent à quitter la Syrie et l'Irak pour projeter le « combat » dans leur propre pays à travers le monde. « C'est un motif de grande inquiétude, confie une source sécuritaire algérienne. Un tout petit groupe formé par ces éléments-là peut tenir tête aux services de renseignements des grands pays. » Une vingtaine de pays concernés par le retour des éléments terroristes étudient ce rapport, « mais, bien avant que les Occidentaux ne s'en inquiètent, nos amis russes ont alerté sur ces rapatriements qui avaient déjà commencé des mois auparavant ». Les familles des personnes parties faire le djihad en Syrie et en Irak sont sous surveillance dans plusieurs pays, certaines ont même été approchées par les services de sécurité pour collaborer. Quel parallèle avec le retour des « Afghans algériens » et ses effets durant les années 90 ? L'ancien opérationnel tient à différencier les deux processus : « D'abord, les recrues de l'EI ne bénéficient pas de la même logistique assurant leur retour dans leur pays : les « Afghans arabes » étaient soutenus par des pays et de puissants services de renseignement, des réseaux planétaires de fondations et d'ONG islamistes, etc. Ensuite, les Afghans étaient des combattants aguerris, bien entraînés - je connaissais même l'identité de leurs instructeurs du MI-6 et de la CIA. Quelqu'un comme le commandant Massoud, par exemple, tenait beaucoup à être entouré par ce genre de guerriers, alors que les éléments de Daech, dans leur majorité, ne tiennent même pas le rythme dans les zones de combat, et l'organisation préfère les actionner de loin comme arme de terreur. Enfin, l'EI adopte la logique des cellules dormantes. » L'ex-baroudeur consent à faire un seul parallèle : « Le danger aujourd'hui, c'est la Tunisie : on pourrait la comparer à la plateforme qu'était le Pakistan à l'époque. Ce pays fragilisé par le chaos de la Libye offre des « destinations » de choix aux futurs terroristes : déjà vers la Libye, mais aussi vers la Syrie via la Turquie. » Ou l'Europe. De source sécuritaire algérienne, quelque 1 000 combattants constituent déjà ce que l'EI appelle l'« émirat de l'Europe », lui-même composé de cellules de 3 à 8 éléments à travers le continent.
1990-2001 - Une décennie de terrorisme


Septembre 1989 - Légalisation du Front islamique du salut (FIS), créé en mars, notamment par Abbassi Madani (à g.) et Ali Belhadj. Juin 1990 - Le FIS remporte les élections locales avec 54 % des voix, premier scrutin libre depuis l'indépendance, le 5 juillet 1962. Mai-juin 1991 - Le FIS appelle à une grève illimitée pour exiger une élection présidentielle anticipée. Les affrontements entre islamistes et forces de l'ordre font des dizaines de morts. Etat de siège. Arrestation des dirigeants du FIS. 26 décembre 1991 - Le FIS remporte le premier tour des élections législatives (47,5 % des voix). Janvier-février 1992 - Démission du président Chadli Bendjedid, annulation du second tour des législatives, violences (70 morts), instauration de l'état d'urgence, dissolution du FIS. Juin 1992 - Assassinat de Mohamed Boudiaf (photo), président du Haut Conseil d'Etat, doté des pouvoirs du président de la République. Escalade de la violence. Août 1993 - Apparition du sigle GIA. Fin 1993 - On estime à 15 000 le nombre de personnes tuées en un an. Septembre-octobre 1994 - Echec du dialogue entamé par le pouvoir avec le FIS. Mise en résidence surveillée des dirigeants du FIS, Abbassi Madani et Ali Belhadj. Les massacres continuent. Décembre 1994 - Prise d'otages dans un Airbus d'Air France sur l'aéroport d'Alger. Les gendarmes du GIGN libèrent l'appareil sur l'aéroport de Marseille-Marignane, les 4 terroristes sont tués. 25 juillet 1995 - Attentat revendiqué par le GIA dans le RER parisien : 7 morts, plus de 80 blessés. Mai 1996 - Sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibhirine par le GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés. Janvier 1997 - Série de massacres dans la Mitidja, environ 450 victimes. Eté 1997 - Recrudescence des massacres, surtout dans les environs d'Alger (plus de 1 200 victimes). Les observateurs s'interrogent sur les responsabilités de l'armée. Décembre 1997-janvier 1998 - Reprise des massacres avant le début du ramadan. Plus de 1 000 victimes. Les violences se déplacent notamment vers l'Ouest algérien. Novembre 1998 - Une scission au sein du GIA donne naissance au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dirigé par Hassan Hattab (photo). Septembre 1999 - La loi sur la « concorde civile », une amnistie pour les islamistes qui n'ont pas commis de crime de sang, annoncée par le président Bouteflika, élu en avril, est adoptée par référendum avec 98,6 % de oui. Juillet 2000 - Plus de 1 000 personnes tuées depuis l'application de la loi en janvier. Hiver 2000-2001 - Recrudescence des massacres, plusieurs centaines de victimes.
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MessagePosté le: Ven 1 Déc - 17:43 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant





 

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MessagePosté le: Dim 3 Déc - 14:30 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

L'Islam se réforme sans cesse pour le pire depuis ses origines

Une petite merveille d'analyse reproduite
Réformer l'Islam ? Mais le verbe « réformer » lui-même n’est pas clair.

- Si « réformer » signifie « rétablir dans sa forme primitive », en quoi l’islam aurait-il à se réformer puisque les partisans de l’islam le vivent toujours dans sa forme primitive ?

- Si « réformer » signifie « ramener à la vertu », comment l’islam le pourrait-il puisqu’il se donne comme la vertu même ?

- Si « réformer » signifie « changer en mieux », réformer l’islam reviendrait à outrager la Parole de Dieu, en prétendant faire mieux que Dieu ! Cela peut-il être un seul instant concevable pour un musulman digne de ce nom ?

- Et si, enfin, « réformer » signifie « supprimer pour améliorer », l’outrage demeure identique, sauf à obtenir la permission d’Allah ! Mais qui donc est susceptible de l’obtenir, et comment celui qui l’obtiendrait prouverait-il qu’il l’a bien obtenue ?

En réalité, l’islam n’est « réformable » que s’il n’est pas la Parole de Dieu.
 Or, l’islam affirme être la Parole de Dieu, et se définit d’ailleurs comme « soumission » inconditionnelle à cette Parole.


Alors ?
Alors les dés sont jetés depuis le septième siècle de notre ère, et il va falloir faire avec… ou contre !

Certes, on pourra toujours trouver des musulmans qui s’opposent à la lapidation des femmes, à l’exécution des apostats et des homosexuels, à la polygamie, aux mariages d’enfants, ou qui demandent l’égalité des droits de tous les humains, qu’ils soient musulmans ou non-musulmans, et quel que soit leur sexe.

Mais cela n’est pas l’islam « dans le texte »


Le Nouveau Testament condamne la violence ; le Coran la justifie
 Ces deux ouvrages sont « sacrés ». Ils appartiennent donc « à un domaine séparé, interdit et inviolable », ce qui les rend intouchables, quand bien même leur contenu heurterait notre modernité !

Voilà pourquoi le problème que pose l’islam est essentiellement politique, la solution ne pouvant passer que par les chemins douloureux d’une révolution qui s’emparerait de tous les pays musulmans, et qui serait identique à ce que fut, pour la France, la Révolution de 1789.

Sachons toutefois que nous en sommes très loin, et ce, d’autant plus que nous sommes tout près d’être islamisés !

Source : Maurice Vidal, Riposte Laïque
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MessagePosté le: Dim 10 Déc - 18:11 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Hocine Aït Ahmed : « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »

http://www.bvoltaire.fr/hocine-ait-ahmed-temps-de-france-lalgerie-cetait-pa…
Nous n’allons pas écrire ici la biographie d’Hocine Aït Ahmed, l’un des chefs historiques (ce qu’il refusait d’être) du FLN et de l’indépendance algérienne.Cette figure emblématique de la révolution algérienne est décédée le 23 décembre en Suisse, à l’âge de 89 ans. Il sera enterré ce prochain vendredi 1er janvier 2016 à Aïn El Hammam (wilaya de Tizi Ouzou).
Il avait adhéré au PPA (Parti du peuple algérien) dans les années 40 et fut l’une des principales victimes de la « chasse aux Kabyles », ce qui l’obligea à s’installer au Caire (Égypte). Il a aussi été arrêté par les autorités françaises, en compagnie de Ben Bella, Lacheraf, Boudiaf (qui sera assassiné) et Khider, lors du détournement de l’avion (1956) qui devait les conduire du Maroc à Tunis. Dès son retour en Algérie, Hocine Aït Ahmed s’oppose aux dérives totalitaires et fonde le FFS (Front des forces socialistes). Parti qui comptabilisera plus de 400 assassinats non reconnus. Il tourne le dos au FLN quand un pouvoir militaire se met en place. Emprisonné lors du coup d’État de Boumédiène (1965), il s’évade de la prison d’El-Harrach en 1966, et s’exile une première fois en Suisse.
Aït Ahmed effectue son retour au pays en 1999, 23 années plus tard, et se présente aux élections présidentielles mais se retire la veille du scrutin afin de dénoncer la fraude inévitable et reconnue.
Il considérait que tout espoir de rédemption était dès lors perdu pour l’Algérie – avait-il tort ? – et que l’avenir de son pays aurait pu être totalement différent. Il n’aura pas eu la chance de voir l’Algérie dont il avait rêvé et pour laquelle il a sacrifié sa vie.
Hocine Aït Ahmed reconnaissait le rôle positif de la colonisation, réfugié en Suisse. Il déclarait, dans le numéro de juin 2005 de la revue Ensemble, organe de l’Association culturelle d’éducation populaire : « Chasser les pieds-noirs a été plus qu’un crime, une faute car notre chère patrie a perdu son identité sociale. » Il ajoutait : « N’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme – je dis bien les pieds-noirs et non les Français -, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques. Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. » « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »
Je suis totalement certain que « ses » paroles ne seront pas reconnues lors des manifestations populaires qui lui rendront hommage ce 1er janvier 2016 !
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MessagePosté le: Dim 17 Déc - 14:13 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Appel d’intellectuels algériens

le 17.12.17 | 12h00 Réagissez


Dans quelques semaines, l’Algérie, ainsi que tous les pays de l’Afrique du Nord, célébreront Yennayer, le Nouvel An amazigh.
S’appuyant sur le préambule de la Constitution qui définit l’amazighité comme l’un des fondements essentiels de l’identité nationale, et sur l’article 4 de la Constitution de 2016 qui stipule que tamazight est langue nationale et officielle, et dans le souci de permettre des avancées effectives dans la prise en charge de cette réalité plusieurs fois millénaire, nous signataires de ce texte, lançons un appel aux hautes autorités du pays afin de décréter Yennayer comme une journée de fête nationale, chômée et payée.
Cette fête que célèbrent toutes les Algériennes et tous les Algériens, de l’ouest à l’est, du nord au sud, est l’un des ciments de notre unité culturelle et nationale. La décision de faire de Yennayer une journée de fête officielle, chômée et payée, renforcera la cohésion de notre nation et la mettra en phase avec sa profondeur historique.Cette décision peut et doit être prise dans les meilleurs délais afin de permettre à l’Algérie de fêter Yennayer de cette année dans la gaieté et le bonheur. Aujourd’hui plus que jamais, l’Etat est dans l’obligation et le devoir de remplir ses engagements envers tamazight, dans le strict respect de la Constitution. Ni la crise économique, ni aucune priorité politique ne doit retarder la réconciliation de l’Algérie avec elle-même, à travers sa langue, sa culture et sa civilisation amazighe.
Signataires :
Achour Fenni, poète et universitaire ;
Amine Zaoui, écrivain et universitaire ;
Brahim Tazaghart, écrivain et éditeur ;
Lazhari Labter, poète et romancier ;
Lynda Koudache, poétesse et romancière ;
Salim Souhali, chercheur dans le patrimoine amazigh.
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MessagePosté le: Mar 19 Déc - 18:28 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

L'Algérie paralysée par le règne sans fin d'Abdelaziz Bouteflika
  • Par  Thierry Oberlé
  • Mis à jour le 18/12/2017 à 19:08
  • Publié le 18/12/2017 à 18:46


NOTRE GRANDE ENQUÊTE - En marge du vieux système, la jeunesse crie son désespoir sur YouTube, se résigne ou tente de s'inventer un avenir.
De notre envoyé spécial à Alger
Jamais un chef d'État n'avait régné aussi longtemps sur l'Algérie. Avant lui, Houari Boumediene détenait le record de longévité avec treize années d'exercice du pouvoir. Le raïs était mort dans une aura de mystère. Son décès à l'issue d'une longue période de coma fut annoncé le 27 décembre 1978. Le surlendemain, un petit homme en manteau noir, un certain Abdelaziz Bouteflika, alors inamovible ministre des Affaires étrangères et héraut du tiers-mondisme, prononça son oraison funèbre au cimetière d'Elia, près d'Alger. Il fut évincé de la succession par les hauts dignitaires du régime et condamné à une interminable traversée du désert avant d'être rappelé par le «cercle des décideurs» pour remporter l'élection présidentielle de 1999. L'Algérie émergeait d'une sanglante guerre civile entre le régime et les islamistes, sorte de répétition générale du chaos dans lequel a glissé une partie du monde arabe.


Abdelaziz Bouteflika règne sur un peuple à la fois turbulent et soumis depuis maintenant dix-huit ans et sept mois. Le temps pour une génération de grandir tandis que son président se recroqueville. Dans un pays où le pouvoir est opaque, le président est devenu une ombre. Âgé de 80 ans, il est impotent depuis son hospitalisation en urgence au Val de Grâce, à Paris, en 2013, pour un AVC.
Le chef de l'État a déserté le palais d'el-Mouradia, situé sur les hauteurs d'Alger. Ses passages au siège de la présidence se comptent sur les doigts d'une main depuis le début de l'année. Abdelaziz Bouteflika y vient par obligation constitutionnelle pour des Conseils des ministres. Quelques images filtrées par le service de communication de la présidence sont à chaque fois diffusées dans les journaux des chaînes de télévision. Les plans durent à peine quelques secondes. Ils donnent lieu à d'interminables exégètes. «Il a tourné la tête, il est capable de parapher et a même réussi à applaudir des deux mains malgré son bras paralysé», constate l'un en spéculant sur les progrès de son état de santé. «Il parcourait un texte alors qu'il ne peut pas lire sans lunettes», déplore un sceptique. Son visage est passé au crible. Son regard peut être, selon les séquences, absent ou perçant. Son teint est cireux. Et ses traits toujours figés. «Ces mises en scène sont destinées à rassurer la population et à montrer que le pouvoir n'est pas vacant», décrypte un ancien ministre peu convaincu qu'elles atteignent leurs buts. «La maladie a évidemment des conséquences sur le fonctionnement de l'État, qui est comme lui, à moitié paralysé. Un Conseil des ministres se tient pour préserver les formes et valider, par exemple, la loi de finances, mais les institutions sont bloquées. Les décisions se prennent ailleurs», poursuit-il.

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MessagePosté le: Sam 23 Déc - 11:42 (2017)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Algérie : un homme qualifié d’"islamiste" détruit une statue de femme nue

À coups de marteau et de burin, un homme s’est attaqué lundi matin à la statue Ain el-Fouara, un symbole de la ville de Sétif, au nord de l’Algérie. Il a détruit son visage et ses seins, nus, sous le regard et parfois les projectiles de plusieurs passants, avant d’être interpellé.

Plusieurs vidéos de l’incident ont rapidement circulé, massivement relayées sur les réseaux sociaux. Sur l’une, on voit un homme vêtu d’un qamis et portant une barbe, mettre des coups de burin réguliers sur la poitrine de la statue. Plusieurs badauds tentent de l’arrêter, certains lui lancent des projectiles, d’autres le frappent carrément avec des barres ou des bâtons. Un homme parvient finalement à monter sur la statue armé d’un bâton, obligeant l’assaillant de la statue à se défendre, ce qui permet à une personne dans son dos de lui subtiliser son marteau. Une vidéo montre des policiers en train d’empêcher certains d’agresser plus encore le destructeur de la statue.
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MessagePosté le: Jeu 11 Jan - 13:38 (2018)    Sujet du message: Algérie Répondre en citant

Hocine Aït Ahmed : « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »

Nous n’allons pas écrire ici la biographie d’Hocine Aït Ahmed, l’un des chefs historiques (ce qu’il refusait d’être) du FLN et de l’indépendance algérienne.
Cette figure emblématique de la révolution algérienne est décédée le 23 décembre en Suisse, à l’âge de 89 ans. Il sera enterré ce prochain vendredi 1er janvier 2016 à Aïn El Hammam (wilaya de Tizi Ouzou).

Il avait adhéré au PPA (Parti du peuple algérien) dans les années 40 et fut l’une des principales victimes de la « chasse aux Kabyles », ce qui l’obligea à s’installer au Caire (Égypte). Il a aussi été arrêté par les autorités françaises, en compagnie de Ben Bella, Lacheraf, Boudiaf (qui sera assassiné) et Khider, lors du détournement de l’avion (1956) qui devait les conduire du Maroc à Tunis.
Dès son retour en Algérie, Hocine Aït Ahmed s’oppose aux dérives totalitaires et fonde le FFS (Front des forces socialistes). Parti qui comptabilisera plus de 400 assassinats non reconnus. Il tourne le dos au FLN quand un pouvoir militaire se met en place. Emprisonné lors du coup d’État de Boumédiène (1965), il s’évade de la prison d’El-Harrach en 1966, et s’exile une première fois en Suisse.

Aït Ahmed effectue son retour au pays en 1999, 23 années plus tard, et se présente aux élections présidentielles mais se retire la veille du scrutin afin de dénoncer la fraude inévitable et reconnue.

Il considérait que tout espoir de rédemption était dès lors perdu pour l’Algérie – avait-il tort ? – et que l’avenir de son pays aurait pu être totalement différent. Il n’aura pas eu la chance de voir l’Algérie dont il avait rêvé et pour laquelle il a sacrifié sa vie.

Hocine Aït Ahmed reconnaissait le rôle positif de la colonisation, réfugié en Suisse. Il déclarait, dans le numéro de juin 2005 de la revue Ensemble, organe de l’Association culturelle d’éducation populaire : « Chasser les pieds-noirs a été plus qu’un crime, une faute car notre chère patrie a perdu son identité sociale. » Il ajoutait : « N’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les pieds-noirs et leur dynamisme – je dis bien les pieds-noirs et non les Français -, l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques et stratégiques.
Il y a eu envers les pieds-noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens. »
« Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! »

Je suis totalement certain que « ses » paroles ne seront pas reconnues lors des manifestations populaires qui lui rendront hommage ce 1er janvier 2016 !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:42 (2018)    Sujet du message: Algérie

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