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Eglise et inquisition
 
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Kamel
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MessagePosté le: Ven 21 Fév - 10:43 (2014)    Sujet du message: Eglise et inquisition Répondre en citant

Afin d'en finir avec cette histoire d'inquisition ou tous les fantasmes co-existent, voici une suite de faits historiques afin de remettre les pendules à l'heure :
 
Puisqu'on en parle d'un autre topic, à moi d'y rajouter certaines choses afin de sortir des clichés qui entachent cette institution. Pour la petite histoire l'inquisition n'a pas disparue, elle s'appelle maintenant la congrégation pour la doctrine de la foi, et avant cela le st Office.

Les contres-vérités :
 
- Première contre vérité, la torture : L'usage de la torture longtemps refusée par l’Eglise est rétablie au XIII ème siècle en raison du développement du droit romain dans la justice civile. En 1252 Innocent IV autorisera son usage dans les tribunaux ecclésiastiques à condition que cela n’entraîne ni la mutilation ni la mort. Elle sera rarement utilisée, contrairement à ce qui est dit et ce qu'on peut penser.
- Deuxième contre vérité, le bûcher : Emmanuel le Roy Ladurie note que l’Inquisition en use fort peu.
- Troisième contre vérité, la méthode judiciaire archaïque : l’Inquisition a représenté un progrès parce que la où l’hérésie déclenchait des réactions incontrôlées émeutes populaires ou justice expéditive, l’institution ecclésiastique a introduit une procédure fondée sur l’enquête, sur le contrôle de la véracité des faits, sur la recherche de preuves et d’aveux, en s’appuyant sur des juges qui résistent aux passions de l’opinion.
- Quatrième contre vérité : L'inquisition est un bloc monolithique : Ce n'est pas un bloc... celle de l'époque des cathares ne ressemble pas à celle du 16ème siècle. Tous les pays n'admettaient pas l'Inquisition (ainsi la république de Venise). Le but de cette institution n'était pas de brûler des hérétiques, mais de veiller à préserver la foi. Elle pouvait employer d'autres moyens tels que l'amende par exemple. A l'époque de Torquemada la peine de mort n'est le fait que de 2 % des cas traités.
 
Quelques faits et chiffres
 
Citons Bartolomé Bennassar. Selon lui, les juges inquisitoriaux sont "des hommes d'une qualité intellectuelle remarquable", et l'Inquisition fut une justice "plus exacte, plus scrupuleuse. (... ) Une justice qui pratique un examen attentif des témoignages, qui en effectue le recoupement minutieux, qui accepte sans lésiner les récusations par les accusés des témoins suspects, une justice qui torture fort peu et qui respecte les normes légales (...). Une justice soucieuse d'éduquer, d'expliquer à l'accusé pourquoi il a erré, qui réprimande et qui conseille, dont les condamnations définitives ne frappent que les récidivistes". (L'Inquisition espagnole, Hachette, 2001).
 
Charles-Henri Léa, historien américain libéral du XIXème, très défavorable à l'Inquisition (son ouvrage a été récemment réédité), note : "La croyance populaire selon laquelle la chambre de torture était le théâtre (...) d'un acharnement particulier à extorquer des aveux est une erreur imputable aux écrivains à sensation qui ont exploité la crédulité publique."
 
Et Henry Kamen, historien britannique auteur d'une Histoire de l'Inquisition espagnole (Paris, 1966) : "A une époque où la torture était universellement répandue dans les cours criminelle de toute l'Europe l'Inquisition espagnole suivait (à cette égard) une politique de modération et de circonspection qui permet de la juger favorablement" (p. 183).
 
Avant 1500, sur 300 procès devant le tribunal inquisitorial de Tolède, on relève 5 ou 6 cas de torture (catalogo de las causas seguidas ante la Inquisicion de Toledo, dressé par Vicente Vignau, Madrid, 1903) ; de 1480 à 1530, sur 2000 procédures à Valence, 12 cas de recours à la question sont attestés (Sévillia, p. 92).
 
Le bûcher
 
L'historien danois Gustav Henningsen, dans les années 70, a dépouillé environ 50 000 procédures inquisitoriales datées de 1560 à 1700. Il conclut : "Environ 1% seulement des accusés ont dû être exécutés".
 
La Revue des études juives, se penchant sur l'activité du tribunal de Badajoz de 1493 à 1599, a recensé une vingtaine de condamnés à morts, en 106 ans (Dumont, p. 519)
 
Une estimation chiffrée globale...
 
"Les 10 à 12 000 exécutions capitales en trois siècles doivent être rapprochées des 50 000 sorcières brûlées en trois ou quatre décennies dans le reste de l'Europe au début du XVIIème siècle. Cette comparaison prouve que la répression inquisitoriale a été relativement économe en vies humaines" - Pierre Chaunu, Eglise, Culture et Société, SEDES, 1981 (cité par Jean Sévillia, pp. 94-95)
 
"L'Inquisition, sous la houlette de Torquemada, se caractérisa par son caractère impitoyable et sa brutalité. Les dénonciations anonymes, le recours à la torture pour extorquer des aveux étaient des pratiques courantes. Les "formes" étaient cependant respectées - même si aujourd'hui ces subtilités peuvent nous apparaître hypocrites ou simplement absurdes : l'Eglise n'ayant pas le droit de verser le sang, des tortures "adaptées" étaient employées lors de la Question destinée à extorquer des aveux aux suspects (par exemple le supplice de l'eau, ou le broyage des membres) ; de la même manière, l'Eglise n'avait pas formellement le droit de donner la mort, et les personnes condamnées pour les crimes d'hérésie jugés les plus graves (notamment les relaps) étaient remises au "bras séculier" (l'autorité civile) pour être exécutées par le feu ou par d'autres méthodes (pendaison...)...." (wikipédia)
 
La réalité... Au sujet du même torquemada :
 
- avant 1500 : plus de 300 procès, 4 ou 5 cas de tortures à Tolède
- entre 1480 et 1530 : plus de 2000 procédures à Valence, 12 recours à la "question"
Peines infligées aux coupables : amende, saisie, pénitence religieuse (le plus souvent)
Exemple : le grand-père de Ste Thérèse d'Avila (la Madre Fundadora) est condamné à se rendre en procession pendant 7 vendredis dans les églises de Tolède, revêtu d'une chasuble jaune marquée d'une croix (sanbenito).
Je vous renvoie à l'excellent ouvrage Historiquement Correct de Jean Sévillia (éditions Perrin)
 
Je poursuis.... sur des faits et non des fantasmes
 
Pour l'inquisition Espagnole : voici la procédure appliquée rapportée par les historiens :
- publication d'un édit de grâce appelant au repentir (confession) et à la dénonciation
- l'accusé a connaissance des charges, il bénéficie d'un avocat (chose unique en ces temps) et peut présenter des témoins en sa faveur
- la question ne peut être utilisée qu'avec l'accord signé de l'Inquisiteur et de l'Evêque en présence d'un médecin (attention, nous ne sommes pas au XXIe siècle : il s'agit là d'un procédé commun, tout comme la garde à vue de nos jours)
 
La procédure inquisitoriale confère au juge l'initiative de la poursuite. Le juge peut lancer d'office une procédure sur la base de la fama publica (la "notoriété"). Soit il trouve des accusateurs précis par le biais d'une enquête, générale ou individuelle, soit il se charge lui-même d'administrer la preuve. L'ensemble de la procédure fait une large place à l'acte écrit, au témoignage et à l'aveu. Même en l'absence d'aveux, le suspect n'était pas nécessairement emprisonné. Il pouvait rester en liberté sur parole, sur caution, ou présenter des personnes se portant garantes de sa comparution devant l'inquisiteur. L'incarcération pouvait être utilisée, mais le plus souvent ne s'étendait pas à toute la durée de la procédure. Les avocats d'hérétiques risquaient d'être eux-mêmes accusés de complaisance avec l'hérésie poursuivie donc évidement ils ne se bousculaient pas au portillon.
 
Les peines les plus graves sont la prison sous la forme d'assignation à résidence, avec exercice de leur métier, procession pénitentielle le Samedi et Messe le Dimanche.
 
Voici quelques données instructives sur l'inquisition de Lima (1570-1635):
Procès: 1045: 790 condamnés (75,52%), 183 poursuites abandonnées (17,49%), 46 relaxés au bras séculier (4,39%).
Délits: bigamie 103 (13,03%); sorcellerie 63 (7,97%); sollicitation (1) 55 (6,96%); propositions scandaleuses 177 (22,4%); blasphèmes 126 (15,94%); luthéranisme 45 (5,69%); judaïsme 84 (10,63%); divers 137 (17,33%).
Origine des inculpés: Espagnols et créoles (2): 56,95%; Noirs, métis et mulâtres: 16,43%; étrangers (dont plus de la moitié de Portugais): 23,03%.
Sexe des inculpés: hommes: 88,98%; femmes: 11,01%.
Condamnations: condamnés réconciliés (3) au cours d'un autodafé: 33,79%; réconciliés en effigie: 0,25%; relaxés au bras séculier, en personne: 2,40%, en effigie: 1,26%; condamnés hors autodafé: 62,27%.
Source: Paulino Castañeda et Pilar Hernandez, La Inquisición de Lima (1570-1635)
 
Conclusion :
 
- les tribunaux civils sur l'Europe ont mené 100.000 procès pour sorcellerie, et ont abouti à 50.000 condamnations à mort.
- les tribunaux religieux espagnols ont mené 120.000 procès d'inquisition et ont abouti à 59 condamnations à mort.
 
Il est arrivé plusieurs fois que l'accusé ait demandé à être jugé par le tribunal de l'inquisition plutôt que par un tribunal civil. Il en avait le doit. Et au vu des chiffres, on comprend de telles demandes ! De plus certaines sentences étaient exécutées par contumace en faisant brûler des mannequins ! C'est d'ailleurs extrêmement curieux, il faut noter quand même que les accusateurs de l'Église ne diffusent jamais de chiffres, eux ! Et quand ils le font, c'est avec aucune sources historiques afin de vérifier les allégations. Peut être que les réticences des accusateurs seraient mis à mal par un comptage objectif...
 
Alors 50 millions de morts comme j'ai pu le lire de ci de la, c'est non seulement du pur fantasme mais surtout le signe d'une ignorance crasse.
 
_________________________________________________________
 
Citations :
 
Pierre Chaunu (historien protestant) :"La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l'athéisme que l'Inquisition au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l'Europe..."
 
Pierre Chaunu :"J’aurais bien préféré comparaître devant les tribunaux de l’inquisition que devant ceux du roi ".
 
Dominique Lacordaire :"l'inquisition est un progrès véritable comparée à tout ce qui avait eu lieu dans le passé. À la place d'un tribunal sans droit de grâce, assujetti à la lettre inexorable de la loi, on avait un tribunal flexible duquel on pouvait exiger le pardon par le repentir, et qui ne renvoya jamais au bras séculier que l'immense minorité des accusés. L'inquisition a sauvé des milliers d'hommes qui eussent péri par les tribunaux ordinaires".
 
Régine Pernoud, "pour en finir avec le moyen-âge" :"Car auparavant, c'était en bien des cas une justice laïque ou même un déchainement populaire qui infligeaient aux hérétiques les pires peines"
 
Histoire de sortir une fois pour toute un peu des clichés :
 
Lettre à un gentilhomme russe (Lettre 4), Joseph de Maistre.
 
[...] Sur ce principe, qui ne saurait être contesté, je serais curieux de savoir ce que le plus ardent ennemi de l'Inquisition répondrait à un Espagnol, qui, passant même sous silence tout ce que vous venez de lire, la justifierait en ces termes:
" Vous êtes myope, vous ne voyez qu'un point. Nos législateurs regardaient d'en haut et voyaient l'ensemble. Au commencement du XVIè s, ils virent, pour ainsi dire, fumer l'Europe ; pour se soustraire à l'incendie général, ils employèrent l'Inquisition, qui est le moyen politique dont ils se servirent pour maintenir l'unité religieuse et prévenir les guerres de religion. Vous n'avez rien imaginé de pareil; examinons les suites, je récuse tout autre juge que l'expérience.
Voyez la guerre de Trente ans allumée par les arguments de Luther; les excès inouïs des Anabaptistes et des paysans ; les guerres civiles de France, d'Angleterre et de Flandre ; le massacre de la st Barthélémy, le massacre de Mérindol ; le massacre des Cévennes, l'assassinat de Marie Stuart ; de Henri III, de henri IV, de Charles Ier, du Prince d'Orange, etc... Un vaisseau flotterait sur le sang que vos novateurs ont fait répandre. L'Inquisition n'aurait versé que le leur. C'est bien à vous, ignorants présompteux, qui n'avez rien prévu et qui avez baigné l'Europe dans le sang, c'est bien à vous qu'il appartient de blamer nos rois qui ont tout prévu. Ne venez donc point nous dire que l'Inquisition a produit tel ou tel abus dans tel ou tel moment, car ce n'est point de quoi il s'agit, mais bien de savoir si, pendant les trois derniers siècles, il y a eu, en vertu de l'Inquisiton en Espagne, plus de bonheur et de paix que dans les autres contrées de l'Europe. Sacrifier les générations actuelles au bonheur problématique des générations futures, ce peut être le calcul d'un philosophe, mais les législateurs en font d'autres.
 
Et quand cette observation décisive ne suffirait pas, ce qui se passe aujourd'hui suffirait pour vous réduire au silence. C'est l'Inquisition qui a sauvée l'Espagne, c'est l'Inquisition qui l'a immortalisée ; elle a conservé cet esprit public, cette foi, ce patriotisme religieux qui ont produit els miracles que vous avez vu, et qui suivant les apparences, en sauvant l'Espagne ont sauvé l'Europe par la diversion la plus noblme et la plus obstinée.
 
Du haut des Pyrénées, l'Inquisition effrayait le philosophisme qui avait bien ses raisons pour la haïr. L'oeil ouvert sans relâche sur les livres qui tombaient du haut de ces monts comme des lavanges menaçantes, ceux qui trompèrent sa force et sa vigilance on suffit pour donner à l"usurpateur quelques sujets dignes de lui ; mais la masse est demeurée saine, et l'Inquisition seule a pu le rendre à son maître telle qu'il avait eu le malheur de la perdre."
 
je ne sais en vérité ce qu'on pourrait répondre de raisonnable à ces observations; mais ce qui est véritablement extraordinaire et peu connu, ce me semble, c'est l'apologie complète de l'Inquisition faite par Voltaire, et que je vais vous présenter comme un monument remarquale du bon sens qui aperçoit les faits, et de la passion qui s'aveugle sur les causes:
 
"Il n'y eu, dit-il, en espagne pendant le XVI et XVIIè siècle, aucune de ces révolutions sanglantes, de ces conspirations, de ces châtiments cruels, qu'on voyait dans les autres cours de l'Europe. Ni le duc de Lermes, ni le comte Olivarès ne répandirent le sang de leurs ennemis sur les échafauds. Les rois n'y furent point assassinés comme en France et ne périrent point sous la main du bourreau comme en Angleterre. Enfin, sans les horreurs de l'inquisition, on n'aurait eu alors rien à reprocher à l'Espagne."(1)
 
Je ne sais si l'on peut être plus aveugle. Sans les horreurs de l'Inquisition, on n'aurait rien à reprocher à cette nation qui n'a échappé que par l'Inquisition aux horreurs qui ont déshonoré toutes les autres.
 
c'est une véritable jouissance our moi de voir ainsi le génie châtié, condamné à descendre jusqu'à l'absurdité, jusqu'à la niaiserie, pour le punir de s'être prostitué à l'erreur. Je suis moins ravi de sa supériorité naturelle que de sa nullité dès qu'il oublie sa destination.
 
Après les horreurs que nous avons vues en Europe, de quel front ose-t-on reprocher à l'Espagne une institution qui les auraient toutes prévenues?
Le Saint Office, avec une soixantaine de procès en un siècle, nous aurait épargné le spectacle d'un monceau de cadavres qui surpasserait la hauteur des Alpes et arrêterait le cours du Rhin et du Pô
 
Mais de tout les européens le Français serait, sans contredit, le plus insuportable critique de l'Inquisition après les maux qu'il a faits ou causés dans le monde, après les maux plus terribles encore que les maux qu'il s'est fait à lui-même. [...]
 
1)Voltaire, Essai sur l'Histoire générale, tome IV, chap 177.
2) "Qu'importe aux prêtres", Christiapople, 1797 in8e, p192
 
Commentaire personnel : L’Église n'interdit pas de penser autrement qu'elle, elle interdit simplement que SA doctrine soit dévoyée sous son nom. Dans les autres cas, elle s'en fout, si ce n'est sur le plan de la conversion. En gros, elle ne s'intéresse qu'à mettre dans le droit chemin ceux qui se prétendent catholiques malgré de graves déviances dogmatiques, ce qui se conçoit d'ailleurs fort bien.
 
4000 morts en 350 ans c'est le chiffre qu'avance les historiens environ. Ça doit taper dans les 12 morts par mois a peu près et vu qu'à l'époque on zigouillait pour un oui ou pour un non (même les innocents d'ailleurs, cf l'ordalie ça doit être encore une faute de cette saloperie d’Église ?) on ne peut pas dire qu'il y ait eu un gros rendement c'est le moins qu'on puisse dire.
 
Dernière chose, personne ne nie (je ne nie pas) quoi que ce soit. Bien entendu l'inquisition a comme toute entreprise humaine des parts d'ombre, mais dans le contexte de l'époque et en regard de ce qu'il y avait, il faut bien reconnaitre que ce qu'on nous martèle depuis 1 siècle et demi est complètement naze... L'inquisition n'a pas été cette formidable machine à tuer qu'on à essayer de nous présenter.
 
(A titre informatif : L'inquisition Espagnol dépendait de la couronne et non de Rome !)


Article copié que j'avais fais sur mon mur facebook.
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J'ai décidé de combattre l'islam ; s'il vous plaît comprenez ma déclaration : combattre l'islam, pas l'islam politique, pas l'islam militant, pas l'islam radical, pas l'islam wahhabite, mais l'islam en lui-même... L'islam n'a jamais été incompris, l'islam est le problème... (les musulmans) doivent comprendre qu'ils n'ont que deux choix : changer ou être écrasés.
(Wafa Sultan, psychiatre syrienne exilée aux USA)"


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MessagePosté le: Ven 21 Fév - 10:43 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 12:07 (2014)    Sujet du message: Eglise et inquisition Répondre en citant

Salut, Sélène, mon amie.

Des hommes et des dieux, un film sur les moines tués à Tibhérine, en Algérie, à reçu l'oscar du meilleur film, ce 26 février 2011, pour mettre en évidence la responsabilité de l'Islam, en oubliant les massacres de l'Eglise et de l'inquisition.



le musulman algérien qui parle oublie par hasard et pas rasé que l'inquisition est une création islamique qui date des moutazilites il oublie que son prophète mahomet "était adepte de la torture puisque il a torturé quatre voleurs de chameaux et le chef juif de la tribu de Kheybar r
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MessagePosté le: Ven 28 Nov - 19:45 (2014)    Sujet du message: Eglise et inquisition Répondre en citant





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MessagePosté le: Dim 14 Fév - 13:56 (2016)    Sujet du message: Eglise et inquisition Répondre en citant












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MessagePosté le: Ven 3 Juin - 12:16 (2016)    Sujet du message: Eglise et inquisition Répondre en citant

Inquisition - La cruauté de l'église et ses méthodes de torture -
L'inquisition et les femmes

 


 

Au cours des temps et pour des millions d’hommes, la
fête de la joie qu’évoque
la nuit de Noël, a été transformée, par les églises, en une cruelle fête de la tristesse.
 

Lisez vous-même! L'extrait ci-dessous est tiré du livre «La nouvelle inquisition» du théologien renommé, professeur Hubertus Mynarek (voir référence)  

 
 
 

Cela paraît incroyable, mais il s’agit bien de la vérité !
 
Citation:
Jadis La machinerie de la torture disposait déjà d'une variété de méthodes étonnantes qui confirme la thèse que rien ne rend aussi inventif que l'envie de cruauté. 
La torture par l'eau 
Le corps de l'accusé était lié sur une planche inclinée ou pendu en l'air à des cordes fortement serrées et le corps soutenu par un tabouret. La victime devait alors avaler une énorme quantité de liquide: 6 litres pour la petite torture et 12 litres pour la grande. Celui qui serrait les dents se faisait déchiqueté la bouche par le bourreau à l’aide d’une pince en fer. Celui-ci continuait alors, à l’aide d’une carafe, à faire ingurgiter l’eau dans la bouche du torturé. Beaucoup de ces victimes étouffaient ou éclataient littéralement, du fait que leurs anus et l’urètre furent consciemment bouchés ou noués.   
Mutilation physique 
Une autre torture consistait à visser et à griller la langue, ou encore à écraser les mains sur une enclume ou à sectionner les mains et les pieds à l’aide d’une hache. «Les sorcières» ou les femmes jugées immorales eurent le nez et les oreilles coupés; les juifs accusés de vol, étaient pendus par les pieds entre deux chiens ou deux loups affamés. Une cruauté bien particulière consistait à étriper la victime. Leur ventre était ouvert au couteau, une partie de l'intestin était extirpée puis attachée et enroulée à une poulie. 
«La vierge de fer» * 
La vierge de fer représente «un chef-d’œuvre» de la ferronnerie qui devait servir à préserver la pureté de la foi: il s’agissait d’une cape allant jusqu'à terre, cependant non faite d’étoffe mais de fer. La partie supérieure de la cape représentait une tête au visage de femme. En réalité la cape était un caisson de fer équipé de portes. A l'intérieur des portes ainsi que sur le dos du caisson étaient fixés des pointes de fer. La victime, prisonnière de l'inquisition, était placée à l'intérieur du caisson. Puis les portes se refermaient lentement, de sorte que «les pointes de fer perforaient ses bras, de même que certains endroits de ses jambes, de son ventre, de sa poitrine, sa vessie, les parties de son corps se trouvant à la racine de son membre viril, ses yeux, ses épaules et son postérieur, sans toutefois la tuer», tout au moins pas immédiatement. La mort ne survenait généralement qu’après quelques jours d’atroces douleurs et de cris effroyables. 
«Le berceau de judas» 
«Le berceau de judas» est une méthode qui n’a pas son pareil. La victime de l’inquisition était tirée vers le haut à l'aide d'un treuil et placée sur la pointe d’une pyramide en bois. Son poids entier ne reposait plus que sur le vagin ou l'anus, le scrotum ou le coccyx. Le supplice était encore amplifié du fait que le bourreau tirait la victime vers le haut, la relâchait, la balançait ou la laissait sans cesse retomber sur la pointe. 
«La fourche d'hérétique» 
«La fourche de l’hérétique» avait également un sens «religieux» puisqu’elle représentait un moyen visant à défendre la vraie foi. Quatre pointes de fer perforaient la victime sous le menton et perçaient le sternum, de sorte qu'elle ne pouvait plus bouger la tête et à peine parler distinctement. Mais pour l’inquisiteur, cela suffisait, car la victime n'avait qu'à balbutier le mot «abiuro» («j’abjure») gravé dans «la fourche de l’hérétique» qu'il lui suffisait de lire. 
«Il faut entendre les cris de ces malheureux! Il faut lire ce qui fut écrit des cachots, les femmes à leurs maris, les pères et mères à leurs enfants, les protestations de leur innocence, les adieux pour toujours.»
(L'historien Karlheinz Deschner, Eglise du malheur, Munich 1979, p. 28 de la version allemande)  
 
Scie et pieu 
Egalement de simples outils, comme «la scie» et «le pieu», pouvaient tout à fait convenir au but des inquisiteurs. Les luthériens, par exemple, après leur victoire sur les agriculteurs insurgés, ont mis à nouveau la scie à l’honneur contre quelques meneurs. Ceux-ci étaient suspendus la tête en bas et la scie, placée entre les jambes, pouvait alors commencer «son travail», en «avançant progressivement» du nombril à la poitrine. Presque encore plus cruel – si cela est encore possible: l’empalement de la victime. Celle-ci était empalée, martelée – enfoncée sur un pieu de bois ou de fer au niveau de l'anus préalablement huilé, jusqu'à ce que le pieu pénètre enfin et ressorte par l'estomac, la poitrine ou l'épaule … 
D'autres outils de torture 
La simple énumération des outils de torture – l’étau à genoux ou l’étau destiné aux pouces, le serre-bouche en fer, les outils pour marquer au fer rouge, les colliers de chaines, «le chapelet» à accrocher autour du cou (d’une longueur d’un mètre, d’un poids d’environ huit kilos), les anneaux de fer verrouillés au cou de l'hérétique, les cages en fer, les étaux destinés à la tête et les vis à crâne, les fouets de chaines, les collerettes épinées, la ceinture de force, le «clitoris espagnol», pourvu de pointes tranchantes, les tenailles et cisailles, la roue de torture et ainsi de suite – tout cela témoigne de la passion inventive et perverse des inquisiteurs et de leurs complices, et démontre la monstrueuse «passion pour la cruauté», caractérisant le christianisme d’Eglise qui ne sera égalé par aucune autre religion. 
Invention de nouveaux supplices 
On emmurait les victimes ou alors, en signe de grâce de la part des tyrans (!), on les laissait lentement mourir de faim – on les noyait lentement dans des tonneaux remplis d'urine ou de purin, on leur coupait ou sciait la langue, on les grillait, on rôtissait les hérétiques sur des fers chauffés à blanc ou encore on les étouffait en brûlant de la paille humidifiée. Après l'invention de la poudre explosive, on laissait celle-ci exploser à proximité de la pauvre victime, afin de lui déchiqueter la poitrine. L'esprit de cruauté trouvait toujours de nouveaux moyens pour augmenter les supplices des victimes de l’inquisition. 
Les congrégations pour la doctrine de la foi 
Le pape Paul III (1468-1549, pape à partir de 1534) organisa également en 1542 l'inquisition en tant que cardinal chargé de la commission qui, comme instance centrale pour tous les pays, devait veiller sur la pureté de la foi. Le pape Sixtus V (1521-1590, pape à partir de 1585) a fixé en 1588 son statut définitif de Congregatio Romanae et universalis Inquisitionis (Congrégation de l'inquisition romaine et universelle). Beaucoup plus tard, à savoir en 1908, cette autorité d'inquisition centrale reçut le nom d’ Offizium saint. Aujourd'hui, elle se nomme d’une façon inoffensive et anodine Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais l'esprit inquisitorial est resté le même.


* Remarque de la rédaction: Aujourd'hui, des chercheurs, sympathisants de l’Eglise, prétendent entre autre que la vierge de fer n'aurait pas du tout été utilisée sous la forme décrite ici, mais qu’au 18ème siècle l'inquisition ecclésiastique aurait été accusée à tort de cette méthode de torture et de mise à mort. En effet, il reste maintenant contesté que l’utilisation de la vierge de fer soit en rapport avec l’inquisition.
A cela, nous aimerions ajouter ce qui suit: l'exactitude historique est certes toujours une nécessité. Toutefois il faut se demander de manière générale qu’elle peut être la motivation ou l’intention d’une information. Pour citer un exemple en relation avec l’utilisation de la vierge de fer, que devrait-on penser d’un tueur en série qui aurait fait 30 victimes et qui tenterait de se justifier en reprochant au procureur général d’avoir très mal déterminé la cause de décès de la 23ème victime? Et que se passerait-il si, en effet, ce reproche s’avère justifié? C’est-à-dire que l’une des victimes ne serait pas morte des suites des blessures dues aux pointes de fer, mais aurait été étranglée. Est-ce que cela changerait de manière déterminante la situation du coupable?
 

 
 
Pape Paul III (1468-1549), connu pour avoir convoqué le concile de Trente (1545-1563), appelé Tridentinum, qui conduira à l’inquisition, va jusqu’à dire un jour:
«Si mon père était un hérétique, j’apporterais moi-même le bois pour le brûler.»

 (extrait d’une émission de radio du 21/07/2002 sur «Deutschland-Radio Berlin»
 
  
Cardinal Joseph Ratzinger, l’ancien pape Benoît XVI

«La mission nécessaire» de l'inquisition 
‘[Dieu …] «donne à chacun de la compréhension pour les hommes d'eglise qui, dans leur mission nécessaire pour la sauvegarde de la vérité, au nom de la foi et la morale, ont
recouru eux aussi de temps à autre à des méthodes ne correspondant pas à l'évangile.»

C'est un passage de ce qui a été lu publiquement le 12/03/2000 à Rome par le pape Jean-Paul II, en alternance avec d’autres représentants de haut rang du Vatican, un «Mea Culpa» pour les crimes de l'Eglise (réf.: http://www.theology.de/religionen/oekumene/evangelischerkatholischerdialog/meaculpa.php).
Le texte avait été rédigé par Joseph Ratzinger, alors cardinal, et c'est d'ailleurs lui qui avait lu l'extrait cité ci-dessus (réf.:http://www.br-online.de/wissen-bildung/collegeradio/medien/geschichte/ inquisition/manuskript/).
Le pape et les cardinaux, avec leurs paroles doucereuses et bien tournées, n'ont, malgré tout, pas demandé pardon à leurs victimes – ce qui aurait été évident et nécessaire pour un véritable repentir. Au lieu de cela on s'adressa à Dieu dans un discours neutre, sans implication. 
«L’expression «Grand inquisiteur» représente une classification historique. Quelque part nous sommes dans cette continuité. Nous essayons cependant de faire aujourd’hui à partir de notre conscience de la justice ce qui a été fait dans le passé avec des méthodes en partie critiquables. Il faut cependant dire que l’inquisition a été un progrès, car plus personne ne pouvait être jugé sans un inquisitio, c’est-à-dire sans qu’il y ait eu un examen, une enquête.»
(Déclaration du cardinal Joseph Ratzinger, dans l’émission Contrastes du 03/03/2005 sur la chaîne de télévision allemande ARD, à propos de son titre inofficiel de «Grand Inquisiteur moderne». Quelques semaines plus tard il fut élu pape.)

PS: En complément, à voir (en allemand): la lettre bouleversante du maire de Bamberg Johannes Junius du 24/07/1628 à sa fille Veronika. Junius a été torturé et exécuté par les inquisiteurs de l'église dans la «Maison du maléfice» à Bamberg. Sa lettre à été mise en animation audiovisuelle, comme si Junius parlait à partir de l'au-delà en tant qu’âme: http://www.youtube.com/watch?v=qfRKfimBGpw
Pour de plus amples informations sur l'inquisition à Bamberg, voir aussi (en allemand): http://www.theologe.de/erzbistum_bamberg.htm
 
 
 


L'inquisition et les femmes 
«La poire vaginale», «les griffes à poitrine», «Les araignées espagnoles»,
la ceinture de chasteté, le masque de la honte 
Dans l’église dont la structure est patriarcale et profondément masculine, les femmes devaient inévitablement être punies, souvent de manière bien pire encore que les hérétiques de sexe masculin. A l’encontre de celles-ci l'agressivité et la perversion sexuelle des inquisiteurs se déchaînèrent véritablement. Il y avait des instruments de torture spécifiques, conçus tout spécialement pour les femmes, par exemple «la poire vaginale» qui, par l’action rotative d’une vis, élargissait et déchirait l’utérus et les viscères. Il y avait des «griffes à poitrine» qui déchiquetaient les seins; «d'autres griffes» qui, chauffées au rouge, causaient «seulement» une «morsure» à la poitrine des mères célibataires, dont les enfants se tenaient à leurs pieds, arrosés de leur sang. Il y avait ce qu'on appelait les «araignées espagnoles», c.-à-d. des griffes à cinq doigts en ciseaux qui soulevaient la victime par le postérieur, la poitrine, le ventre ou la tête, mais aussi par les yeux et les oreilles à l’aide de deux griffes. «La ceinture de chasteté» contrairement à la mystification qu’il en a été faite, était en réalité également un outil de torture. Naturellement, il y avait aussi «les masques de la honte» pour les femmes, ainsi que les «poires buccales» confectionnées spécialement contre leur prétendu verbiage. Il s'agissait en fait de bâillons en fer, dont l’extrémité aiguisée en pointe avait pour effet de leur trancher la gorge. Mais au besoin des pierres suffisaient aussi pour mener à bien cette œuvre de destruction. Les femmes ayant commis l’adultère, étaient lapidées ou jetées dans une fosse aux serpents …
Jamais il n’y eut une religion qui prêcha autant l'altruisme et l’amour pour le prochain et qui, en même temps, pratiqua autant «la haine du prochain» et la haine des femmes en particulier! C'est en cela que le christianisme catholique et protestant se distingue de toutes les autres religions, à savoir de manière négative. Il ne s'est jamais distingué de manière positive en ce qui concerne l'humanité et la protection des droits de l'homme. Au contraire, il a fallu lutter pour chacun des droits de l'homme à cause de la résistance acharnée de l'église, aussi bien catholique que protestante.
 
Le pape dans un «souci brulant» lance la chasse aux sorcièreses 
Le fait de reconnaître la femme en tant que personne humaine ayant les mêmes droits que l'homme fût de tout temps une chose impossible pour l’église. En fait, les femmes n’avaient nié que rarement les dogmes de la foi en comparaison aux hommes. Celles-ci auraient donc dû être bien moins persécutées que les hommes. Mais en les accusant de sorcellerie, on pouvait ainsi les accuser d'hérésie. La sorcellerie était une hérésie, telle était l’équation. Et ainsi, l'inquisition s'ouvrit elle-même un nouveau champs d'action justifiant son existence, se confirmant elle-même. Les envoyés du pape Grégoire IX (1167-1241, pape à partir de 1227), désignés inquisiteurs par ce dernier, ont annoncé au Pontifex Maximus une explosion du nombre de sorcières ainsi que de pactes terribles avec le diable faits par des femmes de toutes les couches de la société. Grégoire fut le premier pape qui, dans «un souci brûlant», ordonna la chasse aux sorcières. Celle-ci se perpétra jusqu’au 18ème siècle, faisant rage sous toutes ses formes et excès les plus variés. 
Les victimes des persécutions 
Le pape Innocent VIII (1432-1492, pape à partir de 1484) avait menacé de sentences terribles tous ceux qui s'opposeraient à son décret d’extermination des sorcières. C'est donc sous la menace de la plus haute sanction papale que commença l'extermination quasiment orgiaque des sorcières. Pendant la deuxième moitié du 17ème siècle, au cours duquel un million de personnes, bien souvent des femmes, furent victimes de ce processus d’extermination, l'évêque de Bamberg fit encore brûler 600 femmes, l'évêque de Salzburg 97, l'évêque Philippe Adolf von Ehrenberg de Würzburg fit brûler 219 sorcières et sorciers, dont 18 jeunes garçons en âge d'aller à l'école, une fille aveugle, une enfant de neuf ans et sa petite sœur. Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, l'archevêque Jean de Trèves fit brûlé tant de sorcières que dans deux villages il ne resta plus que deux femmes. Un décan de Mayence fit brûler plus de 300 personnes dans deux villages, dans le seul but de s'accaparer leurs biens. L'esprit orgiaque de l’extermination «des sorcières» fut encore plus excité dans la mesure où les inquisiteurs, mais également les juges et les confesseurs qui, faisant fi sans vergogne du secret de confession, recevaient des primes pour chaque «sorcière exécutée». Un dicton de l’époque disait que le moyen le plus rapide et le plus facile de s'enrichir était de brûler des sorcières.
La brutalité et la cruauté sadique de cette guerre d’extermination menée par les papes avec leurs inquisiteurs contre «les sorcières» dépassent tout ce que l'on peut imaginer. On estime à environ trois millions les victimes, surtout des femmes, qui furent ainsi bestialement assassinées …

Les deux églises, catholique et évangélique, portent une dette énorme et indélébile envers les femmes, à cause de leur diabolisation, diffamation, persécution et exécution en masse. Pensons en cela aussi aux inventions perverses dont le seul et unique but était de punir «les mauvaises femmes» avec les méthodes les plus diverses …
 
Le supplice des femmes soupçonnées de «sorcellerie» 
Souvent, elles agonisaient pendant des années dans des cachots souterrains froids et humides, sombres et fourmillants de rats, de souris et autre vermines. Les plus jeunes femmes étaient en outre exposées aux viols par les ecclésiastiques et les gardiens de prison. On attachait de nombreuses «sorcières» sur des croix de bois ou on les fixait à un mur, on les laissait pendre en l'air à des chaînes par leurs membres déjà torturés, accrochées dans la tour à sorcière, où elles mourraient à petit feu de faim et de soif. Les supplices infligés aux sorcières par «la religion de l’amour» étaient inimaginables. 
«Le marteau des sorcières» de l'église 
Un livre ayant joué un rôle particulièrement effrayant dans la persécution des femmes est Le Marteau des sorcières (Malleus Maleficarum) qui a fait l'objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème siècle. Il a servi de manuel de référence pour déterminer les caractéristiques des «sorcières», comment les dépister et quels châtiments leur imposer, et est sans doute l’ouvrage qui a causé le plus de préjudices aux femmes de toute l'histoire. Le Marteau des sorcières traite de manière complète de tout ce qui concerne la persécution des sorcières, que ce soit au niveau théorique ou pratique. Cet ouvrage prouve de manière impressionnante que l'on peut faire de n’importe quelle idiotie une théologie des plus sérieuse, pour autant que l’on soit suffisamment pervers … Le sort des femmes sous l'inquisition, comme nous l'avons décrit ici de façon élémentaire, n'a d'égal que le sort réservé aux juifs par les inquisiteurs (p. 45f.48f.51.53.58).



 
 

Cet extrait sur l'inquisition ecclésiastique est tiré du livre en allemand de: Hubertus Mynarek, Die neue Inquisition, Sektenjagd in Deutschland - Mentalität, Motivation, Methoden kirchlicher und staatlicher Sektenbeauftragter, Maison d'édition Das Weisse Pferd, Marktheidenfeld 1999 (http://www.das-weisse-pferd.com/buecher.html#Inquisition)
L'auteur
: Le Prof. Dr. Hubertus Mynarek (né en 1929) est un ancien professeur catholique de théologie et ancien doyen de la faculté catholique-romaine de l'université de Vienne. En 1972, il se retira de l'église et travailla en tant qu'auteur et conseiller. A côté de Karlheinz Deschner, Eugen Drewermann et Horst Herrmann, il compte parmi les critiques de l'église les plus réputés et les plus compétents. Il vit à Odernheim dans la Rhénanie-Palatinat.
 

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MessagePosté le: Ven 3 Juin - 12:18 (2016)    Sujet du message: Eglise et inquisition Répondre en citant

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:19 (2017)    Sujet du message: Eglise et inquisition

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