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Antisémitisme
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Kamel
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MessagePosté le: Sam 15 Fév - 08:21 (2014)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Abdelkader Merah signe maintenant ses PV d’interrogatoires en arabe :”Dieu est unique, vous êtes des mécréants”




http://fr.novopress.info/156413/abdelkader-merah-signe-maintenant-ses-pv-di…


Une provoc de plus pour cette famille ! Evil or Very Mad
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J'ai décidé de combattre l'islam ; s'il vous plaît comprenez ma déclaration : combattre l'islam, pas l'islam politique, pas l'islam militant, pas l'islam radical, pas l'islam wahhabite, mais l'islam en lui-même... L'islam n'a jamais été incompris, l'islam est le problème... (les musulmans) doivent comprendre qu'ils n'ont que deux choix : changer ou être écrasés.
(Wafa Sultan, psychiatre syrienne exilée aux USA)"


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MessagePosté le: Sam 15 Fév - 08:21 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 9 Juin - 14:45 (2017)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Y a-t-il un déni d'antisémitisme en France ?
08.06.2017

  

Après le meurtre de Sarah Halimi, des intellectuels ont critiqué le traitement judiciaire et médiatique de cette affaire. De la mort d’Ilan Halimi en 2006 à aujourd’hui, la société française est-elle traversée par un déni d’antisémitisme ?


Marche blanche en hommage à Sarah Halimi, le 9 avril 2017 à Paris• Crédits : Alphacit NEWCIT - AFP
La semaine dernière, le Figaro publiait un appel d’intellectuels demandant "Que la vérité soit dite" à propos du meurtre de Sarah Halimi. Sarah Halimi est morte le 4 avril dernier à Paris, défenestrée après avoir été battue par son agresseur. Des témoins affirment l’avoir entendu crier "Allah akbar". Il a été hospitalisé d’office et pourrait ne pas être jugé si l’abolition de son discernement est reconnue au moment des faits.
"Que la vérité soit dite". Les signataires de l’appel : Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Michel Onfray…, ne se satisfont pas de la tournure prise par l’enquête, et encore moins de son traitement (ou plutôt de son absence de traitement) médiatique. Selon eux, le meurtrier de Sarah Halimi "ne pouvait ignorer la judéité de sa voisine". Or le caractère antisémite de l’agression n’a pas été retenu pour l’instant. "Tout laisse penser, dans ce crime" écrivent-ils, "que le déni du réel a encore frappé".
Ce qui est vrai, c’est que jusqu’à l’appel publié dans le Figaro, ce meurtre avait été très peu médiatisé. Et ce qui est frappant, c’est que cette affaire renvoie immédiatement à une autre, plus ancienne : le meurtre d’Ilan Halimi en 2006, après 24 jours de séquestration, et le temps qu’il avait fallu à l’époque pour que le caractère antisémite de son enlèvement soit admis par les enquêteurs et les journalistes.
Cela dit, les choses n’ont-elles pas changé depuis ?
"Y a-t-il un déni d’antisémitisme en France ?"
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Bibliographie



Expliquer l'antisémitisme : le bouc émissaire : autopsie d'un modèle explicatifGuillaume Erner PUF, Paris, 2015


L'antisémitisme est-il de retour ?Michel Wierviorka Larousse
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yacoub
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MessagePosté le: Jeu 9 Nov - 16:59 (2017)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Coran et hadiths chargés d'antisémitisme : Les racines de l'antisémitisme musulman


Les racines de l'antisémitisme musulman
Le coran est la justification des actes et l'outil législatif de Mahomet. L'antisémitisme du coran est l'antisémitisme de Mahomet. Il ne s'est manifesté qu'en 622, quand il trouva refuge à Médine.

A Médine, des tribus juives étaient établies depuis la période babylonienne au moins. Leurs rapports avec les tribus arabes étaient complexes, historiquement conflictuels, ceux-ci s'employaient comme travailleurs peu qualifiés, mais les tribus juives étaient aussi leurs clients, avec des rapports de protection, et le judaisme y était influent au point d'entraîner des conversions.

Mahomet descendait par sa grand-mère d'une de ces tribus, avec lesquelles il est resté en contact. Les deux tribus arabes de Médine, les Aus et les Khazrajs, s'étaient engagées dans une guerre pour le contrôle du territoire de Médine. A la fin de cette guerre, un serment d'alliance fut scellé à Acaba, près de La Mecque entre 75 représentants arabes de Médine et le parti de Mahomet. Contre la protection de Mahomet et l'asile offert à Médine, les khazrajites ont probablement négocié la promesse d'une attaque du clan meccan concurrent et l'espoir de devenir les maîtres de Médine sous la conduite d'un homme, un des leurs par la généalogie, qui s'affirme comme le légitime représentant du dieu des juifs.

Les trois tribus juives principales de Médine sont les Banu Qaynuqa, Banu Nadir, Banu Qurayza, et par d'autres groupes moins nombreux.
Mahomet signe la Constitution de Médine: Il s'agit d'un traité de protection mutuelle des habitants. Au départ, les tribus juives sont incluses dans ce traité. Mais les noms des trois principales tribus n'y figurent pas. On pense qu'elles ont été effacées après leur persécutions.
Ce traité, bien qu'il ait été remanié dans un sens favorable à l'islam, est un document fondamental pour comprendre ce qui s'est passé. On peut le lire en français ici:

A première vue, il s'agit d'un traité visant à pacifier Medine. Mais Mahomet est rusé: Il a rédigé le traité au nom d'Allah, avec le titre de prophète, et s'y affirme comme juge et arbitre des conflits. Médine est pour lui la nouvelle ville "sacrée", à l'image de la Mecque, dont il se veut le maître, et qui sera le point de départ de son expansion.

Les premiers temps, son groupe s'installe, et Mahomet initie les raids sur les caravanes des meccans, en même temps qu'il négocie sa protection aux villages alentour.
Sur le plan théologique, Mahomet se procure des livres auprès des tribus juives (Coran 2:79 "Allah" vitupère parce que Mahomet a du acheter ce livre). Cela lui permet d'enrichir sa propre production des sources du judaisme. Quand ces textes contredisent les traditions locales auxquelles il se réfère, il en déduit que les juifs ont corrompu leurs livres, car bien sùr, lui-même est infaillible.

Il se considère comme l'émule de Moïse. Il semble établir un parallèle entre le départ de son groupe de La Mecque et la fuite des Hébreux d'Egypte. L'alliance conclue par Moïse serait dans son esprit renouvelée par la constitution de Médine.
C'est ce qui transparait dans Coran 2:40-41, assorti de menaces:
"O Enfants d'Israel! rappelez-vous la faveur que Je vous ai octroyé, et remplissez vos engagements envers Moi comme Je remplis Mes obligations envers vous, et ne craignez personne d'autre que Moi."
"Et croyez en ce que Je révèle, confirmant la révélation qui est avec vous, et ne soyez pas les premiers à rejeter la Foi qui s'y trouve, ni ne vendez Mes Signes pour un petit prix; et craignez Moi, et Moi seul."

Tout despote aime être craint. La terreur sera la stratégie de choix de Mahomet, pour les extorsions et la conquête. "Mes Signes" sont une expression qui désigne la révélation du coran lui-même, supposée miraculeuse. Mahomet anticipe déjà un rejet.

Il tente de se présenter aux juifs comme le Messie attendu, et les accuse de corrompre leurs textes, et de cacher des informations.

Coran 5:13 (parlant des juifs)
"Mais à cause des ruptures faites à leur alliance, Nous les avons maudits, et nous avons durci leurs coeurs; ils changent les mots de leur place correcte et oublient une bonne partie du message qui leur a été envoyé, tu ne cessera pas de les trouver -hormis quelques uns- toujours inclinés à des tromperies (nouvelles): mais pardonne les, et néglige: car Allah aime ceux qui font le bien."

Coran 5:15
"O Peuple du Livre! Voici venu vers vous votre Messager, vous révélant beaucoup de ce que vous cachiez dans le Livre, et délaissant beaucoup (de ce qui n'est plus nécessaire): Voici venu vers vous d'Allah une lumière(nouvelle) et un Livre évident,"
Et il ajoute de façon menaçante: Mahomet apporte la bonne nouvelle mais aussi la mise en garde (Coran 5:19).

"Peuple du Livre" est une expression qui désigne aussi bien les juifs que les chrétiens ou les sabéens et même tout monothéiste. Mahomet désigne comme "le Livre" le regroupement hypothétique des révélations propres à chacune de ces traditions. Selon lui, leurs différences résulteraient de corruptions. C'est la conception d'un homme peu instruit. Il croit par exemple que les évangiles ont été révélées à Jésus (5:46 et 57:27). Mahomet tente de se présenter comme le rassembleur et l'héritier de toutes les traditions monothéistes.

Coran 2:62 présente cette notion, assortie d'une menace:
"Ceux qui croient (dans le Coran), et ceux qui suivent les (écritures) Juives, et les Chrétiens et les Sabéens, quiconque croît en Allah et au Jugement Dernier, et s'efforce dans la droiture, auront leur récompense avec leur Seigneur; sur eux ne sera pas de peur, et il n'auront pas de peine."

Mais ses efforts de conversion sont sans effet sur les juifs instruits. Les rabbins juifs osent "poser des questions" et même se moquer finement de lui par des phrases à double sens. Mahomet craint que son imposture ne soit dénoncée.

En 624, il réalisera cet échec:
Bukhari 58:277
Abu Huraira a narré:
Le Prophète a dit, "Si dix Juifs m'avaient cru, tous les Juifs m'auraient cru définitivement."

Il va alors définir sa religion en opposition au judaisme. L'anti-judaisme musulman est né.
Puisque les juifs ne reconnaissent pas ses prétentions, il va considèrer:
- que leur non-conversion revient à trahir la constitution de Médine signée au nom d'Allah.
- que les biens des juifs lui reviennent de droit (au nom d'Allah).
Il va mettre en oeuvre un programme systématique de purification ethnique de Médine, pour faire de cette ville un instrument de sa conquête.

Commence alors le procès des juifs:
Coran 2:83
"Et rappelez-vous que Nous avons fait alliance avec les Enfants d'Israel: N'adorez nul autre qu'Allah; traitez avec bonté vos parents et vos proches, et les orphelins et ceux qui sont dans le besoin; parlez honnêtement aux hommes; soyez assidus en prière; et pratiquez charité régulière. Alors vous êtes vous détournés, sauf quelques uns parmi vous, et vous vous détournez (même maintenant)."

Mahomet reprend le thème biblique classique qui attribue tous les malheurs du peuple juif à leurs transgressions.

Mahomet recours à la satire. C'est un procédé antique qui consiste à injurier et à maudire un ennemi avant de l'attaquer.

Coran 2:65
"Et vous savez bien ceux d'entre vous qui ont transgressé le Sabbat: Nous leur avons dit: "Soyez des singes, méprisés et rejetés."

J'ignore de quelle fable Mahomet a tiré cette idée, mais les musulmans croient vraiment à cette histoire de transformation en singes. Le même thème est développé en 5:60, cette fois les juifs sont transformés en singes et en porcs, et en 7:166.

Coran 2:96 (parlant des juifs)
"Vous les trouverez, de tous les peuples, les plus avides de la vie, davantage même que les idolâtres: Chacun d'eux souhaite vivre mille ans: mais une telle vie ne le sauvera pas de la punition. Car Allah voit tout. "

Mahomet révèle ici sa morbidité: Puisque seul compte l'au-delà, la vie ne doit pas intéresser ses fidèles. Son culte pousse à mépriser la vie, celle des martyrs, et bien sùr, celle des non-musulmans. La vie de mille ans est sans doute une référence à la Genèse biblique. L'antiquité y est marquée par un effet de style en décuplant toutes les valeurs numériques, dont l'âge des patriarches. Mais Mahomet prend tout au premier degré.

Coran 5:36
"Quant à ceux qui rejettent la Foi, - si ils possèdent tout sur terre, et deux fois cela, à donner en rançon pour la peine du Jour du Jugement, ce ne sera pas accepté d'eux, à eux sera une peine douloureuse."

La rançon est une notion bien comprise par tous les bandits du clan Mahomet. Il maudit ceux qui rejettent son appel à la conversion.

Coran 5:56 à 5:70 est une violente charge contre les juifs et les rabbins, qui sont accusés de perversion, de consommer des aliments interdits, mais surtout de rejeter Mahomet. Ils y sont maudits et accusés d'alimenter le feu de la guerre et de semer la discorde sur la terre. Dans Coran 5:33, il est prescrit dans ce cas: décapitation, crucifixion ou amputation controlatérale. Mahomet annonce ainsi ses massacres futurs.

Coran 5:61
"Quand ils viennent vers toi, ils disent: "Nous croyons": mais en fait ils entrent avec un esprit tourné contre la Foi, et repartent avec le même mais Allah sait tout ce qu'ils cachent."

Mahomet dans son intransigeance, attaque aussi ceux qu'il appelle les "hypocrites". Le recours à une concession verbale à ses exigences pour préserver la paix n'est plus possible.

Coran 5:82
"Les plus fortement hostiles envers les croyants que vous trouverez parmi les hommes sont les Juifs et les Païens; et vous trouverez les plus proches en affection envers les croyants ceux qui disent "Nous sommes chrétiens": car parmi eux sont des prêtres et des moines, et ils ne sont pas arrogants."

Voilà la haine de tout ce qui n'est pas musulman, par ordre d'intensité. Les juifs sont les premiers visés, mais les chrétiens seront persécutés aussi, seulement plus tard. L'islam n'est pas une religion de paix, mais un culte de haine.

Coran 62:5
"La comparaison de ceux qui furent chargés de la Torah, mais qui échouèrent à l'observer, est celle d'un âne qui transporte des livres. malfaisant est le peuple qui rejette les Signes d'Allah: et Allah ne guide pas un peuple injuste."

On avait le singe et le porc, maintenant c'est l'âne. Le péché est encore de rejeter les "Signes d'Allah", ou le coran, c'est à dire en fait les prétentions de Mahomet.

Coran 62:6-8
"O vous qui persistez dans le Judaïsme! Si vous pensez que vous êtes favoris d'Allah, à l'exclusion des autres hommes, alors désirez la Mort, si vous êtes sincères!
Mais ils n'exprimeront pas leur désir (pour la Mort), à cause de ce que leurs mains ont envoyé devant eux! et Allah sait bien ceux qui font le mal!
Dis: 'La Mort que vous fuyez va en vérité vous rattraper: alors vous serez renvoyés au Connaisseur du visible et de l'invisible: et Il vous dira vos actions!'"

Ce verset ne peut se comprendre que si l'on se souvient que Mahomet méprise la vie. Son culte est un culte de mort: Seul l'Au-delà importe. Il menace aussi les juifs de les tuer. Le ton de la menace est tout à fait morbide.

La satire s'enrichira encore plus tard, bien après les persécutions des juifs de Médine.

Coran 9:30
"Les Juifs appellent Uzair un fils d'Allah, et les Chrétiens appellent Christ le fils d'Allah. C'est ce qu'ils disent de leur bouche; (en cela) ils imitent ce que les infidèles disaient. Qu'Allah les maudisse: comme ils sont loin de la Vérité!"

Uzair est Esdras, et l'accusation est absurde en ce qui concerne les juifs. Allah, c'est à dire en fait Mahomet, est mal informé. Cette notion lui vient peut-être d'un texte non canonique, Esdras 4, dit apocalypse juive d'Esdras.
On note aussi qu'Allah s'adresse à lui-même pour maudire sa création. Tout le Coran est supposé être l'expression d'Allah à la première personne. Ici est mise en évidence la confusion que fait Mahomet: Allah n'est rien d'autre que lui-même. D'ailleurs un nombre considérable de versets ne se comprennent qu'en remplaçant "Allah" par "Mahomet", à tel point qu'on peut se demander si le Coran n'a pas subi un remaniement systématique en ce sens a un moment donné de sa production. L'expression du divin à la première personne est davantage susceptible d'impressionner les âmes simples qu'une simple inspiration prophétique sur le modèle biblique. Mais les conséquences d'une telle altération sont très graves pour le monde musulman. Nul ne s'y autorise à relativiser ou à interpréter un texte ainsi sacralisé. C'est comme si tout le texte coranique possédait la même qualité que les dix commandements.

Coran 9:34
"O vous qui croyez! Nombreux sont parmi les rabbins et les moines, qui dans la Fausseté dévorent la richesse des hommes et les détournent de la voie d'Allah. Et ceux qui enterrent l'or et l'argent et ne le dépensent pas dans la voie d'Allah: annonce leur une punition douloureuse."

C'est un thème classique de l'antisémitisme: le juif dévore l'or et l'argent du peuple. Mais le tyran Mahomet s'estime propriétaire de tout l'or du monde.

Bukhari 53:392
Abu Huraira a narré:
"Quand nous étions à la Mosquée, le Prophète sortit et dit "Allons voir les Juifs". Nous sortîmes jusqu'à atteindre Bait-ul-Midras. Il leur dit "Si vous embrassez l'Islam, vous serez en sureté. Vous devriez savoir que la terre appartient à Allah et à son Apôtre, et je veux vous expulser de cette terre. Alors, si quelqu'un parmi vous possède quelque propriété, il lui est permis de la vendre, sinon vous devriez savoir que la Terre appartient à Allah et à son Prophète."

A Médine, la persécution est préméditée et organisée. Mahomet fait établir des listes de rabbins. Il fait assassiner ceux qui le critiquent. Le massacre et la terreur sont planifiés (Coran 8:67 un prophète doit faire un grand massacre avant de faire des prisonniers).

Mahomet interdit l'amitié avec les juifs qu'il accuse de manquer de respect. Coran 5:57
"O vous qui croyez! ne prenez pas pour amis ou protecteurs ceux qui prennent votre religion en moquerie, qu'ils soient de ceux qui ont reçu l'Ecriture avant vous, ou de ceux qui rejettent la Foi; mais craignez Allah, si vous avez foi."

L'amitié est proscrite avec les non musulmans. Coran 5:51
"O vous qui croyez! ne prenez pas les Juifs et les Chrétiens pour amis et protecteurs: Ils sont amis et protecteurs les uns des autres. Et celui parmi vous qui se tourne vers eux (pour amitié) est un des leurs. Vraiment Allah ne guide pas un peuple injuste."

En 624, il dénonce le traité. Il produit l'autorisation d'annuler un traité en cas de soupçon (Coran 8:58), en créant ainsi un fâcheux précédent qui encourage la déloyauté.
Il somme les Banu Qaynuqa de se convertir et exige une rançon.
Coran 3:181
"Allah a entendu la moquerie de ceux qui disent: "Vraiment, Allah est pauvre et nous sommes riches!" Nous allons enregistrer leur parole et leur meurtre des prophètes en défi du droit, et Nous dirons: "Goûte la punition du Feu Brûlant!"

La purification ethnique n'est pas seulement une affaire d'intolérance. C'est aussi le financement de l'organisation criminelle qui a façade de religion.
Après un siège, les Banu Qaynuqa sont fait prisonniers. Un chef respecté de Médine, Abd Allah ibn Ubayy, obtient la vie sauve aux prisonniers, qui sont exilés en Syrie.

En 625, Mahomet contraint à l'exil forcé cette fois les Banu Nadir. La Sourate 59 décrit l'affaire, le crime des Banu Nadir est d'avoir résisté à Mahomet. Il s'agit d'un acte de terreur (Coran 59:13). Mahomet fait abattre la palmeraie (Coran 59:4).

Le verset 2:256 issu alors n'est pas un appel à la tolérance mais justifie en fait le nettoyage ethnique.
"Il n'y a pas de compulsion en religion. La Vérité se sépare de l'erreur: qui rejete le Mal(Tâghût) et croît en Allah a saisi la main qui ne lâche pas. Allah entend et sait."

La "Vérité" est le nom utilisé par Mahomet pour présenter l'islam à cette époque. "L'Erreur" est le judaisme. Séparer la Vérité de l'Erreur est réaliser la purification ethnique. Ce verset retourne à leurs parents musulmans Ansars des enfants convertis au judaisme. Voir Abu Dawoud 14:2676.

En 627, des juifs exilés prennent contact avec les meccans en guerre contre Mahomet. Celui-ci produit:
Coran 4:51
"N'as tu pas tourné Ton regard vers ceux qui ont reçu une partie du Livre? ils croient à la sorcellerie et aux faux dieux, et disent aux idolâtres qu'ils sont mieux guidés que les croyants!"

Chacun pourra apprécier la qualité criminelle de la guidance que propose Mahomet à cette époque.
Après la bataille de Médine contre les meccans, Mahomet assiège les Banu Qurayza, et fait décapiter les huit cents adultes et adolescents mâles faits prisonniers. Femmes et enfants sont réduits à l'esclavage.
Coran 33:26-27
"Et ceux du Peuple du Livre qui les ont aidés -Allah les a jetés a bas de leurs places fortes et a placé la terreur dans leur coeur. Tu as tué certains et tu as fait prisonniers certains."
"Et Il te fît l'héritier de leur terres, leurs maisons, et leurs biens, et d'une terre que tu n'as pas encore fréquenté. Et Allah a pouvoir sur toutes choses."

On lit dans la Sira:
L'apôtre d'Allah emprisonna les Qurayza à Médine pendant que des tranchées étaient creusées place du marché. Ensuite il fit venir les hommes et les fit décapiter de telle sorte qu'il tombaient dans les tranchées. Ils furent amenés en groupes, et parmi eux était Kab, le chef de la tribu. En nombre, ils atteignaient six ou sept cents, bien que certains affirment qu'ils étaient huit ou neuf cents. Tous furent exécutés.

Les hadiths sont également chargés d'antisémitisme. Cet exemple montre le caractère génocidaire des guerres de Mahomet:
Bukhari 56:791
Abdullah bin 'Umar a narré:
J'ai entendu l'Apôtre d'Allah dire, "Les Juifs vont se battre avec vous, et la victoire vous sera donnée sur eux, de telle sorte qu'une pierre dira "O Musulman! Il y a un Juif derrière moi; tue le!"

Quand les persécutions des populations finissent par apporter la ruine à cette économie de prédation, Mahomet décide d'accorder un statut d'infériorité sans engagement de durée contre argent comptant, ce qui est la définition du racket:
Coran 9:29
"Combattez ceux qui rejettent Allah et le jugement dernier et qui ne respectent pas Ses interdits ni ceux de Son messager, et qui ne suivent pas la vraie Religion quand le Livre leur a été apporté, (Combattez-les) jusqu'à ce qu'ils payent tribut de leurs mains et se considèrent infériorisés."

Ce statut d'infériorité s'appelle "dhimmi". Il est très bien décrit sur ce site (en anglais):
http://dhimmitude.org/

Mais cela ne durera pas. Il demande avant sa mort à ses fidèles d'expulser tous les juifs d'Arabie.
Il se présentera aussi comme le modèle de moralité et de bonne conduite que tout fidèle doit imiter (Coran 33:21).

Chaque musulman initie la prière par la sourate 1. Au verset 7, le mépris des juifs et des chrétiens est rappelé. Coran 1:7
"Le chemin de ceux sur qui tu a placé Tes faveurs, pas celui de ceux qui encourent Ta colère, ni celui de ceux qui s'égarent."

Dans ce verset, "ceux qui encourent Ta colère" désigne les juifs, "ceux qui s'égarent" désigne les chrétiens.

Le droit constitutionnel européen protège l'enseignement d'une religion dont le texte fondamental représente une incitation à la haine raciale et religieuse. N'y a-t-il pas là une contradiction de fond, quand la diffusion de textes antisémites comparables de l'histoire contemporaine font eux, l'objet de sanctions pénales? N'est-il pas temps de réviser cette immunité, et la société n'a-t-elle pas un droit de regard sur ce qui est prêché et enseigné? De la même façon que les ONG dénoncent les entorses aux droits de l'homme dans les différents pays, n'est-il pas légitime de dénoncer les abus pratiqués par les religions et les sectes?


Notes:
"Allah" est trop pauvre pour s'acheter les livres du judaïsme:
Coran 2:79
"Alors malheur à ceux qui écrivent le Livre de leurs propres mains, et disent ensuite:"Ceci vient d'Allah", pour en tirer un revenu."


Mahomet est à ce point ignorant du christianisme qu'il croît que les évangiles ont été "révélées" à Jésus. (Les évangiles ont été rédigées par différents auteurs très longtemps après sa mort).
Coran 5:46
"Et dans leurs traces Nous avons envoyé Jésus le fils de Marie, pour confirmer la Loi qui est venue avant lui: Nous lui avons envoyé l'Evangile: là était guidance et lumière, et confirmation de la Loi qui est venue avant lui: une guidance et un avertissement pour ceux qui craignent Allah".

Mahomet ne connaît le christianisme que par des récits anecdotiques et peut-être un évangile apocryphe. Jésus n'était pas strict sur la loi, et son message n'était pas orthodoxe, mais novateur et en rupture avec celui des docteurs de la loi.


Hadith Abu Dawoud 14:2676. Le verset "pas de contrainte en religion" est produit dans le contexte de la déportation des juifs de Médine ordonnée par Mahomet:
Abdullah ibn Abbas a narré:
"Quand les enfants d'une femme (en période pré-islamique) ne survivaient pas, elle fit le voeu de convertir l'enfant à la religion juive si elle survit. Quand les Banu an-Nadir furent expulsés (d'Arabie), il y avait des enfants des Ansar (les Auxiliaires) parmi eux. Ils dirent: nous ne laisserons pas nos enfants. Alors Allah l'Exalté révela; "Il n'y a pas de compulsion en religion. La Vérité se sépare de l'erreur."


Coran 8:58 Un traité peut être dénoncé sur un simple soupçon.
"Si vous craignez la trahison d'un groupe, rejettez (le traité) envers eux, à égalité: car Allah n'aime pas le traître."


Coran 33:21 Un génocidaire sans parole considéré comme un modèle de moralité.
"Vous avez certainement dans le Messager d'Allah un beau modèle (de conduite) pour quiconque dont l'espoir est dans Allah et le Jour Final, et qui engage beaucoup dans l'Adoration d'Allah."
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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 18:37 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

En France, l’antisémitisme musulman s’exprime ouvertement
Publié par Dreuz Info le 19 novembre 2017
  
En France, toute mention publique d’un antisémitisme endémique et actif au sein de la population musulmane résidant en France peut vous conduire au tribunal.
En février 2017, l’historien Georges Bensoussan a ainsi fait l’objet de poursuites pour « incitation à la haine raciale » ; il avait déclaré dans un débat radiophonique qu’en France, dans les familles musulmanes, l’antisémitisme était « tété avec le lait de la mère ».
Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.
L’actualité récente a permis d’illustrer quasi simultanément que deux types d’antisémitisme musulman sont à l’œuvre dans notre pays. Un « antisémitisme hard » et un « antisémitisme soft ».
L’antisémitisme musulman hard est celui des meurtriers. L’antisémitisme musulman soft est celui des « antisionistes » et des délinquants.
Le récent procès du terroriste Abdelkader Merah a illustré la forme la plus aigüe de l’antisémitisme musulman, l’antisémitisme meurtrier. Abdelkader Merah est le frère de Mohamed Merah, un musulman français qui a assassiné sept personnes, dont trois enfants juifs et leur professeur dans une école juive de Toulouse en 2012. Mohamed Merah a été abattu à l’issue d’une fusillade avec la police le 22 mars 2012. Abdelkader Merah, le frère de Mohamed, a été jugé ces dernières semaines. Il a été condamné à 20 ans de prison le 2 novembre 2017, pour association de malfaiteurs terroristes. Le même jugement l’a innocenté de complicité avec les crimes de son frère.
Les débats du procès d’Abdelkader Merah ont mis au jour la haine incandescente que cette famille musulmane portait aux Juifs. L’Express écrit :
« Une petite musique sinistre, entêtante, plane au-dessus de toute cette tragédie : un antisémitisme viscéral. Dans leur ordonnance de mise en accusation, les juges d’instruction relèvent qu’Abdelkader Merah a approuvé les « cibles choisies » par son frère, y compris « les juifs, qu’il semblait honnir ». A défaut d’amour et d’attention, le couple Merah a en effet biberonné ses enfants à la haine des juifs. »
Abdelghani Merah, le frère d’Abdelkader, est le seul rescapé de la culture de haine qui caractérisait sa famille : haine de la France, haine des Juifs, haine contre tous les non-musulmans. « Ma femme a des origines juives et pour ma famille elle était tantôt une sale juive, tantôt une sale française », a déclaré Abdelghani sur BFMTv.
Mohamed Sifaoui, journaliste et réalisateur d’un documentaire sur la famille Merah, a témoigné sur Canal + :
« J’ai entendu de mes propres oreilles, la mère de Mohamed Merah dire à son fils Abdelghani : « dans notre religion, il est permis de tuer des enfants juifs » Lui Abdelghani disait à sa mère : « est-ce que tu imagines que ton fils vient de tuer des enfants ? » Et je l’ai entendu dire de mes propres oreilles, « ce n’est pas grave, dans notre religion, le prophète nous a permis de tuer des enfants juifs ».
  
Mohamed Sifaoui, journaliste et réalisateur d’un documentaire sur la famille Merah, a témoigné sur Canal +, « j’ai entendu de mes propres oreilles, la mère de Mohamed Merah dire : » dans notre religion, il est permis de tuer des enfants juifs « . (Source de l’image: capture d’écran vidéo de Canal +) Depuis 2006, 14 Français juifs ont été assassinés par des extrémistes musulmans antisémites.
L’antisémitisme musulman soft a été illustré dans la foulée des accusations de viol proférées contre Tariq Ramadan. Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères Musulmans, se présente ordinairement comme un « islamologue ».
Dans la foulée du scandale Harvey Weinstein, deux musulmanes ont accusé Tariq Ramadan de les avoir violées. Henda Ayari, la première à avoir proféré cette accusation, a rompu avec le salafisme après l’attentat islamiste de janvier 2015 contre le magazine satirique Charlie Hebdo. Ayari a ensuite publié un livre, J’ai choisi d’être libre, pour raconter son histoire et dénoncer le salafisme saoudien comme une idéologie totalitaire.
Dans ce livre, Henda Ayari raconte qu’elle a été violée, mais ne nomme pas son violeur. Interrogée sur Sud Radio, elle a dit ,
« Je n’ai pas fait ce livre pour dénoncer Tariq Ramadan. Ce livre, c’est une histoire et un partage de mon parcours parce que j’avais envie de donner un message d’espoir à d’autres femmes, leur dire qu’on peut avoir un faux départ dans sa vie et s’en sortir malgré tout avec de la volonté et de la détermination. »
Mais l’affaire Harvey Weinstein a eu sur elle une influence déterminante. Elle ajoute :
« Un beau matin, je n’ai pas vraiment réfléchi et je me suis mise spontanément devant mon ordinateur et je me suis dit que moi aussi, j’avais envie de dénoncer mon porc. Pourquoi les autres le font et pas moi ? Il fallait que je le fasse, c’était plus fort que moi. J’en avais besoin à ce moment-là, sans forcément réfléchir aux conséquences d’un dépôt de plainte. J’ai écrit sur Facebook le nom de mon agresseur, et quelques minutes après il y a eu des centaines de partages et malheureusement pour moi des centaines d’insultes et de menaces. Quelques jours après, j’ai même regretté mon geste. Je sortais de chez moi avec la peur au ventre en me disant que j’allais me faire agresser devant chez moi. »
Dans les minutes qui ont suivi l’accusation d’Henda Ayari contre Tariq Ramadan, sa page Facebook a été inondée de milliers de messages de musulmans qui l’accusaient de faire partie d’un « complot sioniste » ou d’être une « pute sioniste ».
Même Le Monde , qui ne peut guère être suspecté d' »islamophobie », a été sous le choc :
« Beaucoup de commentaires lui demandent « combien » on l’a payée pour s’en prendre à l’intellectuel. Car derrière cette plainte, de nombreux contributeurs devinent un complot pour l’abattre et, à travers lui, l’islam tout entier. « Ça pue le coup monté à plein nez », affirme Ali Skandari sur Oumma… Et derrière ce complot, nombre de commentateurs voient la main des « sionistes » ou, plus ouvertement, des « juifs ». L’antisémitisme imprègne avec virulence une partie de ces messages. »
« Henda Ayari est ainsi à plusieurs reprises traitée de « pute » payée par « des juifs/sionistes » pour salir l’honneur de Tariq Ramadan, écrit Le Figaro.
Naem Bestandji, féministe laïque, a écrit sur son blog :
« Tariq Ramadan serait victime d’un complot j… sioniste. Henda Ayari est accusée de participer au financement de la politique israélienne en reversant 5% du prix de vente de son livre à l’association « Europe Israël ». Une fausse information qui a fleuri dans la sphère islamiste. »
Un fake news en effet, dans la mesure ou Amazon reverse 5% du prix de vente à tous les sites Internet qui commercialisent des livres à travers Amazon, y compris bien sur le site de l’association Europe Israël.
L’antisémitisme musulman, hard et soft, empoisonne ainsi la vie de milliers de Juifs en France. Selon le Bureau de la protection de la communauté juive, en France, 335 attaques antisémites ont été commises en 2016. Un crime raciste sur trois commis en France en 2016 a eu lieu contre les Juifs – qui représentent moins de 1% des population – selon des données supervisées par le ministère de l’Intérieur.
Certains affirment que les délits antisémites pourraient être pires. Mais c’est oublier que chaque école juive, chaque synagogue et institution juive en France, vit sous la surveillance étroite de la police et de l’armée.
Bien entendu, tous les Français musulmans en France ne menacent ni n’attaquent leurs compatriotes juifs. Il n’en reste pas moins vrai que l’écrasante majorité des délits antisémites sont commis par des islamistes. La conséquence de cette situation, est que chaque année, quelques milliers de Juifs s’expatrient, principalement en Israël, mais aussi au Canada, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Selon Le Figaro :
« De 2012 à 2014, ce sont près de 20.000 juifs français qui ont fait leur « alya », terme hébreu désignant la « montée » vers Israël, autrement dit l’émigration des juifs du monde entier vers l’État hébreu. Entre 2012 – année des crimes commis par Mohamed Merah à Toulouse – et 2013, le nombre d’émigrants à destination d’Israël avait bondi de 1920 à 3400. Et après l’attentat contre l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, ce chiffre s’est élevé jusqu’à 7000 départs en 2015. »
Mais une sorte d’ « alyah » intérieure à la France, beaucoup plus importante encore, a eu lieu dans la plus grande discrétion. De nombreux juifs français ont quitté leur appartement, leur quartier de banlieue pour fuir le contact avec les populations musulmanes. Les plus riches montent à Paris, les autres recherchent une banlieue moins exposée.
Sammy Gozlan, président de l’Office national de vigilance contre l’antisémitisme, a déclaré :
« 60 000 des 350 000 juifs de Paris et sa région ont déménagé ces dix dernières années. Les communautés juives de banlieues ont été complètement désertées Des synagogues sont sur le point de fermer. Comme à Saint-Denis, La Courneuve, Peyrefitte, Stains, Villepinte, Aulnay sous-bois, Bagnolet, Blanc-Mesnil. Un grand nombre de juifs sont partis en raison de l’insécurité ressentie après de multiples incidents de harcèlement, de pressions, d’agressions physiques. »
Incidemment, alors que le procès d’Abdelkader Merah était en cours, la plaque commémorative d’Ilan Halimi – un Juif torturé à mort en 2006 par un gang de banlieue à prédominance musulmane – a été profanée et brisée . Par qui ? Pas très difficile à deviner.
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 15:53 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Octogénaire tuée: deux suspects mis en examen pour homicide à caractère antisémite
AFP
Modifié le 27/03/2018 à 15:22 - Publié le 27/03/2018 à 08:42 | AFP



Octogénaire tuée: deux suspects mis en examen pour homicide à caractère antisémite © AFP / Thomas Samson  

Deux hommes ont été mis en examen pour "homicide volontaire" à caractère antisémite et écroués après le meurtre d'une femme juive de 85 ans, qui suscite une vive émotion dans la communauté juive et au-delà, un an après celui de Sarah Halimi.
Placés en détention provisoire, les deux suspects ont été mis en examen pour "homicide volontaire à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion" et "vol aggravé", a détaillé mardi une source judiciaire.
L'un d'eux, né en 1989, était un voisin de Mireille Knoll et avait l'habitude de lui rendre visite; l'autre est un ami de ce dernier, un jeune homme de 21 ans, sans domicile fixe.
D'après des sources proches de l'enquête, le mobile privilégié par les enquêteurs est celui d'un vol visant l'octogénaire en état de faiblesse - même si cette dernière vivait très modestement -, vol qui vire au meurtre.
Le caractère antisémite a également été retenu, notamment au vu des déclarations des deux suspects, dans cette affaire encore entourée de zones d'ombre et qui suscite une condamnation au plus haut niveau de l'éxécutif.
Le voisin de Mme Knoll, qui avait échappé de justesse à la rafle des Juifs du Vél d'Hiv' en 1942, connaissait la religion de cette dernière. Par ailleurs, en garde à vue, son complice présumé l'a accusé d'avoir crié "Allah Akbar" en commettant les faits, d'après une des sources proches de l'enquête.
Les deux hommes, qui n'ont pas été confrontés durant leur interrogatoire, ont présenté des versions contradictoires, s'accusant mutuellement d'avoir porté les coups mortels.
Le corps de Mireille Knoll a été retrouvé en partie carbonisé vendredi soir dans son appartement du XIe arrondissement, où elle vivait seule. Les enquêteurs se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, après la découverte de plusieurs départs de feu à son domicile, puis de traces de coups de couteau sur son corps.
"Marche blanche" mercredi
"J'exprime mon émotion devant le crime épouvantable commis contre Mme Knoll. Je réaffirme ma détermination absolue à lutter contre l'antisémitisme", a réagi sur Twitter le président Emmanuel Macron.
"Ignoble", "abject", "abominable" : la classe politique a unanimement condamné ce meurtre. "Les juifs ne sont pas en sécurité en France", a relevé mardi Malek Boutih, ancien député PS et ex-président de SOS Racisme, tandis que Laurent Wauquiez, président des Républicains, a appelé "chacun" à ouvrir "enfin les yeux" et que Marine Le Pen, présidente du Front national, dénonçait "un acte barbare".
Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, a appelé les adhérents de son mouvement à participer à la "marche blanche" prévue par les grandes organisations juives mercredi après-midi à Paris, en mémoire de la victime.
Le suspect, né en 1989, est déjà connu pour des affaires de viol et d'agression sexuelle. Il a notamment été condamné en 2017 pour avoir agressé sexuellement une fillette de 12 ans. Les faits s'étaient déroulés au domicile de Mireille Knoll, la jeune victime étant la fille de l'ancienne aide à domicile de l'octogénaire.
"Je ne veux pas conjecturer, je prends acte de l'incrimination pour antisémitisme et me félicite de la réactivité de la justice" contrairement à l'affaire Sarah Halimi, a déclaré à l'AFP Gilles-William Goldnadel, avocat de la famille de Mme Knoll.
En avril 2017, cette femme juive de 65 ans avait été tuée à Paris par son voisin. Aux cris d'"Allah Akbar", entrecoupés d'insultes et de versets du Coran, le jeune homme l'avait rouée de coups, avant de la précipiter dans le vide. Mais la juge d'instruction en charge de cette enquête avait mis près d'un an, au terme d'un bras de fer judiciaire, à retenir le caractère antisémite.
Le nombre d'actes antisémites a certes de nouveau reculé en 2017, mais reste à un niveau préoccupant, et la communauté juive de France, qui représente moins de 1 % de la population, est la cible d'un tiers des actes haineux recensés dans le pays. En outre les violences sont pointées en hausse, et cette augmentation des "passages à l'acte" préoccupe les autorités.
Depuis 2006 et l'assassinat d'Ilan Halimi, onze personnes ont été tuées en France parce que juives, selon les responsables communautaires. "Cette succession de meurtres nous rappelle que la communauté juive est la cible privilégiée de ceux qui haïssent la République et ses valeurs", a dit à l'AFP le président du Consistoire israélite, Joël Mergui.
27/03/2018 15:21:38 -          Paris (AFP) -     
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MessagePosté le: Mer 28 Mar - 14:41 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Marche blanche en hommage à Mireille Knoll : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon présents
Le Front national explique sa décision par le fait que le fils de Mireille Knoll, Daniel Knoll, « s'est démarqué de la position sectaire du Crif ». Source AFP
Modifié le 28/03/2018 à 14:27 - Publié le 28/03/2018 à 09:44 | Le Point.fr

 
Le Conseil représentatif des institutions juives de France avait dit mardi soir que le FN et La France insoumise ne seraient pas "les bienvenus" à cette marche.
© Francois PAULETTO / CrowdSpark/ Francois PAULETTO  

La présidente du Front national Marine Le Pen participera avec d'autres élus de son parti à la marche blanche organisée mercredi soir en mémoire de Mireille Knoll, une octogénaire juive, dont le meurtre a ravivé les inquiétudes sur l'antisémitisme en France, a annoncé le FN. « Marine Le Pen, les députés et élus du Front national, ainsi que de très nombreux militants, marqués par ce meurtre infâme, participeront à la marche blanche organisée à Paris en mémoire de Mme Knoll », a écrit le FN dans un communiqué. Le parti explique sa décision par le fait que le fils de Mireille Knoll, Daniel Knoll, « s'est démarqué de la position sectaire du Crif », le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui avait dit mardi soir que le FN et La France insoumise ne seraient pas « les bienvenus » à cette marche.
De son côté, Jean-Luc Mélenchon a également annoncé sa participation à la marche blanche malgré le refus du Crif. Le chef de file de La France insoumise, qui avait fait savoir dès mardi qu'il s'y rendrait, sera accompagné des députés LFI, a-t-on précisé.
Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a estimé mercredi 28 mars que les antisémites étaient « surreprésentés » à l'extrême gauche et à l'extrême droite pour justifier son refus de voir les Insoumis et le Front national participer à la « marche blanche » en mémoire de Mireille Knoll. « De façon très claire, j'ai expliqué que la surreprésentation des antisémites tant à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite rend ces deux partis infréquentables », a estimé Francis Kalifat sur RTL, évoquant les partis de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.
Persona non grata

De nombreux partis politiques tels que Les Républicains de Laurent Wauquiez et La République en marche avec Christophe Castaner ont annoncé leur participation à la marche blanche en mémoire de Mireille Knoll, cette octogénaire juive dont le meurtre a provoqué une vive émotion et a ravivé les craintes sur le niveau d'antisémitisme en France. Mardi, le Crif, organisateur de cette marche blanche, a opposé dès le début une fin de non-recevoir au Front national quant à sa présence à cette manifestation.
En revanche, Francis Kalifat a d'abord ouvert la porte à la participation des Insoumis avant de durcir sa position mardi en déclarant Jean-Luc Mélenchon et ses troupes persona non grata. « À nos yeux, ils (le FN et La France insoumise, NDLR) sont infréquentables et, s'ils sont infréquentables, alors ils ne sont pas les bienvenus à cette manifestation », a encore expliqué Francis Kalifat sur RTL, appelant Jean-Luc Mélenchon et l'extrême gauche à « éclaircir leur position en ce qui concerne le boycott d'Israël, la haine d'Israël qui est véhiculée dans notre pays ». « Ces partis, ces mouvements véhiculent dans notre pays la haine d'Israël, et ça, c'est de l'antisémitisme », a-t-il conclu.
À l'inverse, Daniel Knoll, l'un des deux fils de la victime, a affirmé qu'il n'était « absolument pas » sur la position du Crif. « Nous appelons tout le monde, je dis bien tout le monde, sans exception », à participer à la marche, a-t-il souligné sur BFM TV et RMC. « Le Crif fait de la politique, et moi, j'ouvre mon cœur », a-t-il ajouté.
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MessagePosté le: Jeu 29 Mar - 16:29 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

C'est ignoble.
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MessagePosté le: Dim 22 Avr - 12:49 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Des personnalités signent un virulent manifeste «contre le nouvel antisémitisme» en France

Par AFP — 22 avril 2018 à 10:41

Plus de 250 personnalités signent un 'manifeste contre le nouvel antisémitisme' en France, dénonçant un 'silence médiatique' et une 'épuration ethnique à bas bruit' dans certains quartiers

Plus de 250 personnalités signent un "manifeste contre le nouvel antisémitisme" en France, dénonçant un "silence médiatique" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers Photo LOIC VENANCE. AFP


Des personnalités signent un virulent manifeste «contre le nouvel antisémitisme» en France

Trois cents personnalités signent un manifeste «contre le nouvel antisémitisme» en France marqué par la «radicalisation islamiste», en dénonçant un «silence médiatique» et une «épuration ethnique à bas bruit» dans certains quartiers, dans Le Parisien de dimanche.

«Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France», lit-on dans ce texte signé par des personnalités politiques de droite comme de gauche (Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, Manuel Valls, Bertrand Delanoë...), des artistes (Charles Aznavour, Gérard Depardieu...), des intellectuels, des responsables religieux juifs, musulmans et catholiques.

«Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés - et certains torturés - parce que Juifs par des islamistes radicaux», écrivent-ils, en référence à l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006, la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, de l’attaque de l’Hyper Cacher en 2015, de la mort par défenestration à Paris de Sarah Halimi en 2017 et, récemment, du meurtre d’une octogénaire dans la capitale, Mireille Knoll.

Cette dernière a été retrouvée morte le 23 mars dans son appartement, le corps lardé de coups de couteau et en partie carbonisé. Plusieurs milliers de personnes ont participé à «une marche blanche» contre l’antisémitisme après ce meurtre, pour lequel le parquet de Paris a retenu le caractère antisémite.

«Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans», lit-on dans ce manifeste. «Dix pour cent des citoyens juifs d’Ile de France -c’est-à-dire environ 50.000 personnes- ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Emile Zola et de Clemenceau», accusent les signataires.

«L’alibi» de l’antisionisme

La «terreur» d’un antisémitisme meurtrier «se répand provocant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre», estiment-ils. Le manifeste relève que «la radicalisation islamiste – et l’antisémitisme qu’elle véhicule - est considérée exclusivement par une partie des élites françaises comme l’expression d’une révolte sociale (...)». En outre, «au vieil antisémitisme de l’extrême droite s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des juifs en victimes de la société», assène le texte. «La bassesse électorale calcule que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif», accusent les signataires.

Ciblant principalement ce «nouvel antisémitisme» qui sévit dans les quartiers populaires sous l’effet d’un islam identitaire voire radical, les signataires demandant «que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par (le concile) Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime».

Actes antisémites en repli, faits violents en hausse

Les actes antisémites ont été pointés en repli en 2017 (-7%) pour la troisième année consécutive, selon les données du ministère de l’Intérieur. Mais cette baisse globale masque l’augmentation des faits les plus graves (+26% des violences, incendies, dégradations, tentatives d’homicide...). La communauté juive, qui représente environ 0,7% de la population, est la cible d’un tiers des faits de haine recensés.

Dans son dernier rapport, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) notait une «persistance des préjugés antisémites traditionnels liant les juifs à l’argent, au pouvoir et leur reprochant leur communautarisme». Face à cette situation, le gouvernement a présenté en mars un deuxième plan (2018-2020) contre le racisme et l’antisémitisme, en promettant une lutte implacable contre les «torrents de boue» qui se déversent sur internet.

La publication de ce manifeste accompagne la sortie mercredi prochain d’un ouvrage collectif, «Le nouvel antisémitisme en France» (Albin Michel), rassemblant les contributions d’une quinzaine de personnalités dont le philosophe Pascal Bruckner, l’ancien ministre Luc Ferry et l’ex-directeur de Charlie Hebdo Philippe Val.
AFP
Source Libération
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MessagePosté le: Dim 22 Avr - 14:40 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Antisémitisme : plus de 300 personnalités dénoncent "une épuration ethnique à bas bruit" en France
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DISCRIMINATION - 300 personnalités, parmi lesquelles Charles Aznavour, Nicolas Sarkozy, Manuel Valls ou Michel Drucker, dénoncent dans "Le Parisien Dimanche" un "nouvel antisémitisme" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers.
22 avr. 08:17 - La rédaction de LCI

"L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous." Ainsi commence le "manifeste contre le nouvel antisémitisme", rédigé par Philippe Val et signé par plus de 300 personnalités venues de divers milieux : politique (Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, Bertrand Delanoë, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve), culturel (Gérard Depardieu, Charles Aznavour, Françoise Hardy, Pierre Arditi, Michel Jonasz), médiatique (Michel Drucker, Bernard de la Villardière, Laurent Bouvet, Laure Adler, Marc-Olivier Fogiel), ou religieux (Mgr Joseph Doré, le Grand Rabbin Haïm Korsia, l'imam Hassen Chalghoumi).


Pour ces signataires, la France "est devenue le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre". Ils évoquent dans leur manifeste une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers.
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MessagePosté le: Mer 25 Avr - 10:15 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Antisémitisme : un appel aux effets pervers
Par Laurent Joffrin — 24 avril 2018 à 20:46


Marche blanche à Paris le 28 mars, après le meurtre de l’octogénaire juive Mireille Knoll. PHOTO BORIS ALLIN. HANS LUCAS
Malgré ses bonnes intentions, le manifeste publié dimanche dans «le Parisien» pour dénoncer les multiples agressions contre les juifs divise plus qu’il ne rassemble. En cause, des mots excessifs et des mises en cause indistinctes des responsables politiques, de la gauche radicale et des musulmans.

  • Antisémitisme : un appel aux effets pervers

Édito
L’intention est bonne, mais les effets le sont beaucoup moins. Voilà un texte qui appelle au rassemblement contre le «nouvel antisémitisme» et qui a pour premier effet… de diviser. Il faut tout de même être d’une singulière maladresse pour s’attirer, aussitôt la publication, une protestation de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, sans doute un des responsables musulmans les plus pacifiques, les plus ouverts et les plus tolérants, qui a marqué maintes fois sa solidarité avec les Français juifs victimes de crimes ou d’agressions. On cherche une alliance la plus large possible et on commence par froisser un allié naturel. Bien joué…
Non que le sens général de l’appel publié dans le Parisien soit erroné. Il existe bel et bien un antisémitisme nouveau, alimenté par les fanatiques de l’islamisme violent, ou encore appuyé sur certains préjugés anciens et hostiles aux juifs qu’on trouve chez une - bien trop grande - minorité de musulmans. Tragiquement, cet antisémitisme n’est pas seulement verbal : 11 Français juifs ont trouvé la mort dans les dix dernières années sous les attaques jihadistes, ou bien à l’occasion de crimes crapuleux à forte connotation antisémite. Souvent, les Français juifs sont en butte à un harcèlement honteux qui est une tache sur la République et ses valeurs élémentaires. Les journaux - Libération notamment - n’ont pas attendu l’appel de dimanche pour dénoncer ces faits établis. Même s’il n’est pas coutume de se citer soi-même, on renverra le lecteur à une lettre politique récente intitulée justement «Pour les Juifs».
Injonction. Encore faut-il maîtriser son expression dans un domaine ultrasensible. Les agressions recensées sont suffisamment graves pour ne pas en rajouter, en parlant par exemple d’«épuration ethnique», formule appliquée en son temps à la guerre dans l’ex-Yougoslavie qui a fait des dizaines de milliers de morts. La mise en cause de l’extrême gauche est sommaire et indistincte, comme si tous les responsables et tous les militants étaient des antisémites plus ou moins camouflés. Tout comme l’imputation insultante adressée à la classe politique sans distinction, à qui il est reproché de faire volontairement silence sur les agressions antijuives pour ne pas heurter les musulmans qui forment un électorat nettement plus nombreux que les juifs. Alors que nombre de responsables politiques expriment hautement leur indignation à chaque attaque dont sont victimes les Français juifs. Ces outrances, dira-t-on, permettent d’alerter les consciences, de faire réagir. S’agit-il alors de déclencher une polémique âpre, amère et bientôt contre-productive ou de chercher des remèdes efficaces à cet état de choses angoissant ? On hésite…
Plus contestable encore est l’injonction faites aux autorités religieuses musulmanes de réinterpréter le texte du Coran pour en désactiver les passages violents ou intolérants, à l’égard des juifs notamment. Elle a pour elle l’apparence de la logique. Les autorités catholiques, en leur temps, ont désavoué les phrases hostiles aux juifs contenues dans les textes sacrés de l’Eglise et prêché sans relâche le dialogue interreligieux et la tolérance entre les cultes. Mais prendre à partie l’ensemble des théologiens musulmans ou presque, c’est oublier volontairement le travail qu’ils effectuent très souvent auprès de leurs fidèles.
Exégèse. Un autre texte, publié mardi dans le Monde par 30 imams français, en apporte l’illustration solennelle par sa dénonciation virulente de l’islamisme et sa référence à l’interprétation dominante du Coran par les docteurs de l’islam. En négligeant cette patiente pédagogie, on suggère l’idée que l’antisémitisme est pour ainsi dire consubstantiel à la religion musulmane et que la violence fait partie des principes élémentaires de l’enseignement islamique. Alors que les références à la violence émaillent l’Ancien Testament tout autant sinon plus que les pages du Coran. Faut-il se lancer dans une exégèse purificatrice du corpus commun aux trois religions du Livre ? Bonne chance… En un mot, il faut craindre que ce genre de brûlot attise l’incendie qu’il prétend éteindre.
Laurent Joffrin
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MessagePosté le: Mer 25 Avr - 10:26 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Rémi Brague : «Le parallèle entre antijudaïsme musulman et antijudaïsme catholique est faux»

INTERVIEW - Le philosophe spécialiste des religions* rappelle que le Coran est censé être l'œuvre, non d'un homme, mais de Dieu qui l'aurait dicté à Mahomet.
LE FIGARO. - Dans une tribune, 300 personnalités s'engagent contre l'antisémitisme islamiste. L'antisémitisme est-il fermement inscrit dans la religion musulmane?
Rémi BRAGUE. - Il existe des langues que l'on classe par commodité dans la famille sémitique, comme l'arabe, l'hébreu, l'araméen, le ge'ez, etc. L'antisémitisme suppose, à tort, qu'il y a des peuples «sémitiques», selon une fumeuse conception biologique des «races» qui ne remonte qu'au XIXe siècle. Il n'y a donc pas, en rigueur de termes, d'antisémitisme religieux, chrétien ou musulman. Mais attention à l'échappatoire facile: «Nous ne pouvons pas être antisémites, nous sommes nous-mêmes des Sémites!» Car la vraie question est celle de l'antijudaïsme. Non la critique ...
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MessagePosté le: Mer 25 Avr - 14:23 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

La lettre politique
de Laurent Joffrin
L'effet pervers d'un appel
L’intention est bonne, mais les effets le sont beaucoup moins. Voilà un texte qui appelle au rassemblement contre le «nouvel antisémitisme» et qui a pour premier effet… de diviser. Il faut tout de même être d’une singulière maladresse pour s’attirer, aussitôt la publication, une protestation de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, sans doute un des responsables musulmans les plus pacifiques, les plus ouverts et les plus tolérants, qui a marqué maintes fois sa solidarité avec les Français juifs victimes de crimes ou d’agressions. On cherche une alliance la plus large possible et on commence par froisser un allié naturel. Bien joué…
Non que le sens général de l’appel publié dans le Parisien soit erroné. Il existe bel et bien un antisémitisme nouveau, alimenté par les fanatiques de l’islamisme violent, ou encore appuyé sur certains préjugés anciens et hostiles aux juifs qu’on trouve chez une – bien trop grande – minorité de musulmans. Tragiquement, cet antisémitisme n’est pas seulement verbal : 11 Français juifs ont trouvé la mort dans les dix dernières années sous les attaques jihadistes, ou bien à l’occasion de crimes crapuleux à forte connotation antisémite. Souvent les Français juifs sont en butte à un harcèlement honteux qui est une tache sur la République et ses valeurs élémentaires. Les journaux – Libération notamment – n’ont pas attendu l’appel de dimanche pour dénoncer ces faits établis. Même s’il n’est pas coutume de se citer soi-même, on renverra le lecteur à une lettre politique récente intitulée justement «Pour les Juifs».
Injonction
Encore faut-il maîtriser son expression dans un domaine ultrasensible. Les agressions recensées sont suffisamment graves pour ne pas en rajouter, en parlant par exemple «d’épuration ethnique», formule appliquée en son temps à la guerre dans l’ex-Yougoslavie qui a fait des dizaines de milliers de morts. La mise en cause de l’extrême gauche est sommaire et indistincte, comme si tous les responsables et tous les militants de la gauche radicale étaient des antisémites plus ou moins camouflés. Tout comme l’imputation insultante adressée à la classe politique sans distinction, à qui il est reproché de faire volontairement silence sur les agressions antijuives pour ne pas heurter les musulmans qui forment un électorat nettement plus nombreux que les juifs. Alors que nombre de responsables politiques expriment hautement leur indignation à chaque attaque dont sont victimes les Français juifs. Ces outrances, dira-t-on, permettent d’alerter les consciences et de faire réagir. S’agit-il alors de déclencher une polémique âpre, amère, et bientôt contre-productive, ou de chercher des remèdes efficaces à cet état de choses angoissant ? On hésite…
Plus contestable encore est encore l’injonction faites aux autorités religieuses musulmanes de réinterpréter le texte du Coran pour en désactiver les passages violents ou intolérants, à l’égard des juifs notamment. Elle a pour elle l’apparence de la logique. Les autorités catholiques, en leur temps, ont désavoué les phrases hostiles aux juifs contenues dans les textes sacrés de l’Eglise et prêché sans relâche le dialogue interreligieux et la tolérance entre les cultes. Mais prendre à partie l’ensemble des théologiens musulmans ou presque, c’est oublier volontairement le travail qu’ils effectuent très souvent auprès de leurs fidèles.
Exégèse
Un autre texte, publié mardi dans le Monde par 30 imams français en apporte l’illustration solennelle par sa dénonciation virulente de l’islamisme et sa référence à l’interprétation dominante du Coran par les docteurs de l’islam. En négligeant cette patiente pédagogie, on suggère l’idée que l’antisémitisme est pour ainsi consubstantiel à la religion musulmane et que la violence fait partie des principes élémentaires de l’enseignement islamique. Alors que les références à la violence émaillent l’Ancien Testament tout autant sinon plus que les pages du Coran. Faut-il se lancer dans une exégèse purificatrice du corpus commun aux trois religions du Livre ? Bonne chance… En un mot, il faut craindre que ce genre de brûlot attise l’incendie qu’il prétend éteindre.


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MessagePosté le: Mer 25 Avr - 14:51 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Antisémitisme: pourquoi il ne peut pas y avoir de Vatican II de l'islam

Henri Tincq — 25 avril 2018 à 13h59 — mis à jour le 25 avril 2018 à 13h59
Le «Manifeste contre un nouvel antisémitisme», signé par Philippe Val et plus de 250 soutiens dans «Le Parisien» du 22 avril, appelle à une réforme du Coran, citant en exemple les évolutions du dogme catholique. Une fausse route tant historique que théologique.
/
Les Pères conciliaires réunis à la Basilique Saint-Pierre du Vatican pour la première session du concile Vatican II, le 8 décembre 1962. | AFP


Temps de lecture: 7 min

L’indignation est vertu quand elle vise un mal aussi profond, ancien et meurtrier que l’antisémitisme. Elle est courage quand elle désigne, après des contorsions qui ont duré trop longtemps, qui est le vrai responsable: l’islam radical, au risque d’un amalgame avec tous les musulmans.

Mais elle fait place à l’incompréhension, voire à la révolte, quand l’argumentation repose sur des bases floues et des contre-vérités évidentes. Le «Manifeste contre un nouvel antisémitisme», publié par des centaines d’intellectuels et intellectuelles, artistes, hommes et femmes politiques françaises dans Le Parisien-Aujourd’hui du 22 avril, n’est pas un manuel d’histoire, encore moins un traité de théologie. Mais l’absence de rigueur nuit ici à la qualité de la démonstration.

À LIRE AUSSI Le «manifeste contre le nouvel antisémitisme», une logique dévastatrice
L'Église catholique n'a pas tourné en trois ans la page de l'«antijudaïsme»

En témoigne ce court extrait: «Nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime.»

Aucun des auteurs de ce Manifeste ne croit sérieusement que les «autorités théologiques» de l’islam (lesquelles?) vont obtemporer (où? quand? comment?) et décider d’un claquement de doigts d’expurger de la lettre sacrée du Coran ses versets appelant au meurtre des juifs et des chrétiens. Mais on ne peut réduire de manière aussi naïve et grossière la question centrale de la «réforme» dans l’islam, de la délibération et de la prise de décision, du rapport du musulman à ses écritures sacrées.

La première contre-vérité est de laisser entendre que le renoncement de l’Église catholique –cité ici en exemple à tous les musulmans– à son discours antisémite d’autrefois serait tombé du ciel, à la faveur d’une délibération d’évêques lors du concile Vatican II (1962-1965). Non, ce n’est pas en trois ans que l’Église a tourné la page sur deux millénaires d’un «antijudaïsme» aussi ancré dans ses origines, deux millénaires d’ignorance des juifs, de persécutions, de croisades, de conversions forcées, d’inquisitions. Il faudra un long chemin d’audace, de rencontres miraculeuses, d’explications méticuleuses, de conversions et d’expiations pour en arriver là.
«Nous sommes tous spirituellement des sémites»

Souvenons-nous, dès l’entre-deux-guerres, d’un pape comme Pie XI (1922-1939) condamnant Maurras et l’Action française (1926) pour leur antisémitisme. De son vrai nom, Achille Ratti, l’extrême droite française ne l’appelera plus qu’«Isaac Rattisch»! C’est ce même pape qui dénonce, en 1938, la menace hitlérienne dans son encyclique en allemand Mit brennender sorge («Avec une peine brûlante») lue dans toutes les églises du pays. Recevant la même année un groupe de pèlerins belges, Pie XI fait encore sensation en louant la descendance d’Abraham selon la Bible: «Juifs et chrétiens, nous sommes tous spirituellement des sémites». Un tournant considérable.

Souvenons-nous aussi de ces intellectuels francs-tireurs, aussi courageux qu’isolés, qui vont contribuer au changement radical de ton entre juifs et chrétiens. Jacques Maritain, dans L’Impossible antisémitisme de 1937, exprime une tendresse inégalée à l’époque pour le peuple élu et une compassion toute nouvelle pour le destin des juifs: «La tragédie d’Israël est la tragédie même de l’humanité». Après guerre, c’est l’historien juif Jules Isaac qui, dans Jésus et Israël, supplie les chrétiens de remonter aux sources juives de leur foi et, dans L’enseignement du mépris, retrace l’histoire d’une persécution qui remonte aux Pères de l’Église des premiers siècles, coupables d’avoir donné du peuple d’Israël une image tronquée, dégradante, haineuse.

Comment ne pas se scandaliser que la Shoah se soit produite au cœur d’une Europe dite chrétienne, que le peuple juif choisi par Dieu, dépositaire sa Loi, ait été humilié, écrasé, exterminé sur une terre chrétienne, par des hommes qui, pour la plupart, avaient été baptisés? En 1947, une conférence réunissant les Églises protestantes et catholique se réunit dans la petite ville suisse de Seelisberg et décide de rompre définitivement avec la vulgate antisémite qui avait provoqué tant de catastrophes, d’engager une refonte complète de la liturgie et de la théologie chrétiennes pour ouvrir la voie à une meilleure compréhension du judaïsme.

Le concile Vatican II arrive après cette longue période de maturation. Le même Jules Isaac, fondateur de l’Amitié judéo-chrétienne de France, se rend au Vatican en 1961 pour rencontrer le pape Jean XXIII, lui remettre un rapport accablant sur les traces d’antisémitisme restées vives dans le discours et l’enseignement de l’Église. Le courant passe entre les deux hommes, mais il faudra encore bien des débats pour que les fameux stéréotypes sur le peuple juif «perfide» ou «déicide» disparaissent du discours et des prières de l’Église, pour que soit définitivement réprouvée toute attitude d’hostilité visant les juifs et condamné toute forme d’antisémitisme. Une page historique se tourne. À l’enseignement du mépris des juifs, succède un enseignement de l’estime.
Le Coran «incréé», éternel et inamendable

Est-il possible d’exiger un tel effort de conversion des musulmans en vue de réviser l’attitude antisémite –en discours et en actes– de leurs courants les plus radicaux? Peut-on leur demander d’expurger de la lettre même du Coran ses passages les plus litigieux? Certaines sourates puisent dans l’islam des origines guerrières que les fanatiques radicalisés ne cessent de mythifier et d’exalter: «Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu, ceux qui, parmi les gens des Écritures [juifs et chrétiens] ne pratiquent pas la religion de la vérité» (sourate 9, verset 29). Ou encore: «O croyants, combattez les infidèles qui sont près de vous» (9, 123). Cette violence serait bénie par Dieu: «Vous n’avez pas tué vos ennemis. C’est Dieu qui les a tués» (8,7).

Si de tels versets résonnent encore de manière effrayante, ils ne peuvent se comprendre qu’en référence à une époque de guerre, celle des premiers temps de l’islam où les camps s’identifiaient selon des critères sociaux et religieux. Mais peut-on s’en tenir à cette version univoque d’un Coran antisémite et violent? La réalité est plus complexe. Le texte contient aussi de vraies leçons du tolérance. On connait le célèbre «Pas de contrainte en religion!» (2,256). Mais il y a aussi ces lignes plus explicites: «Tuer une âme non coupable du meurtre d’une autre âme, c’est comme tuer l’humanité entière. Sauver une vie, c’est sauver l’humanité entière» (5, 32). Il ne doit pas y avoir de haine contre les autres peuples, pas de haine contre les gens du Livre: «Ceux qui suivent le judaïsme et les chrétiens, quiconque croit en Dieu et au Jour dernier effectue l’œuvre du salut» (2,62).

Comment est-il possible d’ignorer que le Coran n’est pas d’un bloc, que ses rédactions successives se sont étalées sur deux siècles au moins? Comment surtout est-il possible d’oublier que, pour les musulmans, la «Révélation» coranique est d’abord Inspiration et Parole? Le prophète Mahomet «récite» la parole de Dieu… «Réciter» se dit en arabe qara’a, qui a donné le mot quran. Bien que le Coran ait été réécrit plusieurs fois avant de trouver sa forme définitive, il reste, pour le fidèle musulman, une parole «incréée», «éternelle», issue directement de Dieu, et donc non amendable. Tout effort d’interprétation historique et critique dans l’islam est découragé, opprimé.

À LIRE AUSSI Antisémitisme: les larmes de crocodile d'une certaine gauche française et européenne

La bataille de la «réforme» de l’islam, à laquelle aspirent légitimement les rédacteurs du «Manifeste contre le nouvel antisémitisme», est-elle donc perdue d’avance? Faut-il désespérer ? Il n’est pas interdit d’exprimer des souhaits et des exigences, mais on ne peut pas demander aux musulmans le même effort que celui qui a été accompli par les catholiques (et par les protestants) après des décennies d’exégèse historique et critique, c’est-à-dire de «contextualisation» de leurs écritures sacrées. Le statut des textes est totalement différent dans l’islam et dans les religions chrétiennes. L’Église catholique n’a pas touché à la Bible (qui contient aussi des éléments antijuifs). Elle a simplement révisé son enseignement doctrinal sur les juifs et c’est déjà un grand progrès.
Pas d'autorité centrale et dogmatique dans l’islam

Par ailleurs, on sait qu’un système d’autorité centrale et dogmatique n’existe pas dans l’islam (au moins dans sa version sunnite, très majoritaire), comme il est dominant dans les Églises chrétiennes. On ne peut donc pas imaginer sérieusement une confrontation de points de vue et une approche commune de «docteurs de la loi musulmane» pour retoucher la lettre du Coran, l’expurger de ses passages violents, «frapper d’obsolescence», comme écrit le Manifeste, les textes les plus litigieux à l’égard des juifs.

C’est une manière enfin bien inutile de provoquer des musulmans qui savent de quel prix ont été payées toutes les tentatives de «réforme» dans l’islam. Car cette exigence de réforme ne date pas d’aujourd’hui. Elle vient le plus souvent de l’intérieur même des rangs musulmans, de théologiens, de juristes, de prédicateurs, quand l’islam se trouve agressé dans son histoire, en recul sur le plan spirituel et intellectuel. Comment ne pas citer les penseurs réformistes du XIXe siècle comme l’Égyptien Mohammed Abduh (1849-1905) ou le Syrien Rashid Rida (1865-1935)? Et ceux qui, à l’époque plus moderne, sont nés dans un univers différent, celui de pays devenus indépendants, mais le plus souvent livrés à des pouvoirs dictatoriaux qui supportent mal la moindre prétention à une «réforme» dans l’islam qui pourrait leur échapper ou les contester. Impasse douloureuse et tragique.
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MessagePosté le: Ven 27 Avr - 13:23 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Qui a tué Jésus ?
  





Depuis deux siècles, les historiens académiques interprètent l’histoire tragique de Jésus comme un épisode de l’affrontement entre les juifs et les Romains. Mais leur exégèse critique des Évangiles focalisée sur la judéité de Jésus et sur la culpabilité des Romains ne peut occulter le fait que les quatre évangélistes présentent les juifs (Pharisiens, Sadducéens, Hérodiens, et Judéens en général), et non les Romains, comme les ennemis mortels de Jésus.
 
  
  Leur version des faits est sans ambiguïté : les élites représentatives juives ont livré Jésus aux autorités romaines en le dénonçant comme un dangereux séditieux fomentant la révolution pour s’instaurer « roi des Juifs ». Ponce Pilate ne trouve aucun fondement à cette accusation ; bien que notoirement peu porté à la clémence, il est réticent à condamner Jésus, car « Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré » (Mc 15.10). Lorsque Pilate s’adresse directement à « la foule » pour proposer de relâcher Jésus, ce sont « les grands prêtres » (une élite composée de quelques grandes familles sacerdotales) qui « excitèrent la foule à demander qu’il leur relâchât plutôt Barabbas » (15.11). En résumé, c’est bien Pilate qui « après avoir fait flageller Jésus, le livra pour être crucifié » (15.15), mais le récit évangélique établit clairement l’ordre des responsabilités : les élites juives veulent la mort de Jésus mais, n’ayant pas juridiction pour cela, montent la foule contre lui et forcent la main à Pilate. Cela justifie le raccourci qu’emploie Paul lorsqu’il écrit aux Thessaloniciens que les juifs « ont tué le Seigneur Jésus » (1Th 2.15), ou encore Pierre évoquant, devant le Sanhédrin, « Jésus Christ le Nazaréen, celui que vous, vous avez crucifié » (Ac 13.26).
Ce récit évangélique confirmé par Paul a été battu en brèche par la critique historique moderne. Les évangélistes, nous dit-on, auraient chargé les juifs pour plaire à Rome, en présentant leur Christ comme un ami de Rome, innocent des charges pour lesquelles il fut crucifié ; pour la même raison, les évangélistes auraient également innocenté Pilate de cette erreur judiciaire en inventant la scène où il s’adresse à « la foule », une scène que les historiens jugent peu crédible. Les évangélistes, et Paul davantage encore, auraient ainsi fondé sur un mensonge l’antisémitisme chrétien. Dans Who Killed Jesus ? par exemple, John Dominic Crossan entend « dévoiler les racines de l’antisémitisme dans le récit évangélique de la mort de Jésus [1] ».
La thèse n’est pas sans argument : il est indéniable que le récit évangélique blanchit Jésus de toute sédition contre Rome, et il est certain que, ce faisant, il blanchit un peu trop Pilate de toute hostilité envers Jésus (une tradition apocryphe s’appuyant sur Mt 27.19 lui donnera comme épouse « sainte Procula » et prétendra que Pilate lui-même se serait converti). Tout ce que l’on sait de Pilate et de son administration contredit ce portrait : usant sans ménagement de la crucifixion, il fut démis par son supérieur le légat de Syrie Vitellius, et convoqué devant l’empereur Tibère pour répondre des accusations des juifs et des Samaritains contre son gouvernement tyrannique.
La scène où Pilate offre à la foule le choix entre Jésus et Barabbas est peu crédible, et il est tentant de l’expliquer par la récriture d’un récit originel dans lequel Jésus et Barabbas ne faisaient qu’un ; en effet, Barabbas signifie en araméen « fils du Père » (Abba est la façon dont Jésus s’adressait à Dieu, par exemple en Mc 14.36, pour le supplier de lui « épargner cette coupe ») et, de surcroît, certains manuscrits le désignent comme « Jésus Barabbas », soit Jésus fils de Dieu [2] ; selon cette hypothèse, la foule aurait réclamé en vain la libération de Jésus, mais Marc, suivi par Matthieu et Luc, aurait transformé la scène à l’avantage de Pilate. Mais il faut alors noter qu’il préserve l’irresponsabilité de « la foule » en déclarant qu’elle a été manipulée par les « grands prêtres ». Dans un cas comme dans l’autre, la responsabilité de la mort de Jésus est imputée aux élites sacerdotales de Jérusalem.
 
  
  L’analyse historico-critique des Évangiles est un domaine parfaitement légitime de la science historique, qui soumet ces textes aux mêmes tests que toute autre source historique, et qui bénéficie dans ce cas précis de l’avantage considérable d’avoir quatre versions interdépendantes (trois si l’on se contente des Évangiles dits « synoptiques ») ; cela permet de faire des hypothèses assez solides sur les couches rédactionnelles successives [3]. On ne peut donc raisonnablement rejeter en bloc tout questionnement sur la fiabilité historique des Évangiles. La question, ici, est de savoir si le récit évangélique est foncièrement mensonger, ou simplement schématique, s’il inverse la réalité ou l’exagère simplement. Y a-t-il des raisons objectives de mettre en doute la thèse évangélique du complot des élites judaïques ? Cela reviendrait à adopter la thèse des élites juives décrites dans l’Évangile, selon laquelle Jésus était bel et bien un séditieux antiromain, un prétendant à la royauté. Nous sommes bel et bien ici dans la situation de choisir entre deux thèses : une thèse complotiste et réputée antisémite défendue par les évangélistes (qui sont juifs, rappelons-le), et la thèse politiquement correcte s’en tenant à la responsabilité matérielle des Romains dans l’exécution par crucifixion.
D’un point de vue historique, le récit évangélique me semble parfaitement plausible dans ses grandes lignes. Rien, sinon le « politiquement correct », ne justifie de le récrire à l’envers. Il est d’autant plus crédible qu’il correspond à une situation qui se reproduisit souvent dans les deux premiers siècles de notre ère. Tertullien, Justin, Origène et Eusèbe affirment que les juifs incitent à la persécution des chrétiens et les dénoncent aux autorités sous des accusations calomnieuses, comme celle de manger des enfants égorgés dans des réunions nocturnes ; « les Juifs étaient derrière toutes les persécutions des chrétiens », affirme saint Justin (vers 116) [4]. Que Jésus ait été victime des mêmes méthodes est donc assez vraisemblable.
De plus, supposer que les évangélistes ont falsifié cette partie de l’histoire oblige à supposer qu’ils ont totalement dénaturé le sens du ministère de Jésus. Car jamais, selon le récit évangélique, Jésus ne s’en est pris aux Romains ou à l’autorité de Rome. Lorsque des pharisiens et des hérodiens le questionnent, avec l’intention de le piéger, sur ce qu’il pense de l’impôt exigé par Rome, Jésus répond en exhibant le portrait de l’empereur sur une pièce romaine : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12.17), ce qui est une façon claire de prendre ses distances par rapport aux mouvements de révolte contre l’autorité et la fiscalité romaines. Dans cette scène, ce sont bien les autorités juives qui complotent contre Jésus en cherchant un moyen de le dénoncer aux Romains. La scène est parfaitement crédible, et le caractère mémorable de l’esquive de Jésus évident.
 

 
 
Il convient de comparer cet épisode à un autre ayant également l’argent pour thème central : celui où Jésus renverse les étales des changeurs et marchands du Temple, les accusant de transformer le temple en « un repaire de brigands » (Mc 11.17). L’activité principale des changeurs consistait à changer les pièces de monnaie variées légalement en cours, en la seule monnaie autorisée pour acheter les animaux du sacrifice et s’acquitter de l’impôt religieux : le demi-shekel. Ce trafic financier fort lucratif relevait du commerce de l’argent au même titre que l’usure, et donnait lieu à de nombreux abus. Ainsi, la seule violence à laquelle Jésus s’est laissé emporter ne fut pas contre les Romains, mais contre les institutions du Temple ; non pas contre l’impôt à Rome, mais contre les pratiques financières des juifs. Et c’est encore « les grands prêtres et les scribes » qui, voyant cela, « cherchaient comment le faire périr ; car ils le craignaient, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement » (Mc 11.17-18).
Pour contextualiser cet épisode, il faut savoir que les premières banques de dépôt furent les temples, car c’étaient des lieux sûrs bien gardés. Le contemporain de Jésus Philon d’Alexandrie, philosophe juif dont le frère Alexandre est directeur des douanes (alabarque) et banquier du roi de Judée Agrippa Ier, évoque un tel « dépôt au temple » dans son livre Contre Flaccus [5]. La vocation du Temple de Jérusalem à amasser les richesses est particulièrement marquée, et le Yahvé biblique a quelque chose de l’oncle Picsou lorsqu’il s’exclame, à travers le prophète Aggée (2.7-8) : « J’ébranlerai toutes les nations, alors afflueront les trésors des toutes les nations et j’emplirai de gloire ce Temple, dit Yahvé. À moi l’argent ! À moi l’or ! Oracle de Yahvé Sabaot (Yahvé des Armées) ! » Ou encore, en Josué 6, 19 : « Tout l’argent et tout l’or, tous les objets d’airain et de fer, seront consacrés à l’Éternel, et entreront dans le trésor de l’Éternel. » D’une certaine manière, c’est autant la Banque que le Temple que détruit symboliquement Jésus.
Son message est très souvent dirigé directement contre l’amour de l’argent qui gangrène la société juive de son temps : « Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu » (Mc 10.23) ; « amassez-vous des trésors dans le ciel […] Car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » (Mt 6.20-21). Il est aussi dirigé contre le légalisme obsessionnel des pharisiens, qui bientôt donnera naissance au judaïsme rabbinique. La vision de Jésus du règne de Dieu parmi les hommes est à l’opposé, tant du règne de l’argent que du règne de la loi ; c’est le règne de l’Esprit descendu parmi les hommes, et accueilli par eux inconditionnellement. Ses disciples expliqueront plus tard que sa mort était nécessaire pour qu’il envoie l’Esprit saint (Paraclet), dès lors plus ou moins confondu avec le Christ ressuscité devenu « esprit vivifiant » (1Co 15.45). Mais il est peu probable que Jésus fît reposer cet espoir sur son propre sacrifice. L’Esprit saint est pour lui une réalité qui éclot dans le cœur des hommes pour se réaliser socialement, dans une convivialité qui brise les barrières érigées par la loi au nom de la pureté : « ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui souille l’homme » (Mt 15.11).
Rien n’exprime mieux la progressive maturation du Règne que les paraboles « organiques » de Jésus selon Marc, reconnues comme parmi les plus certainement authentiques des logia : « Le Règne des Cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est bien la plus petite de toutes les graines, mais, quand il a poussé, c’est la plus grande des plantes potagères, qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches » (Mc 4.30-32). Il n’y a aucune place pour la lutte armée contre Rome dans ce programme.
L’ennemi numéro un du Christ est bien le judaïsme, dans ses composantes sacerdotale-financière, pharisienne-puritaine et zélote-antiromaine (dans l’ordre). Et tout concourt à confirmer que Jésus fut victime d’un complot des élites juives de Jérusalem, qui se sont arrangées, par des « faux témoignages » et des citations sorties de leurs contextes (Mt 26.59-61), pour faire éliminer par les Romains un pacifiste opposé à leur chauvinisme antiromain (et antisamaritain, voir Lu 10.29-37). En le dénonçant comme un ennemi de Rome, ces élites juives ont de surcroît voulu donner des gages de leur loyauté aux autorités romaines, avec une hypocrisie machiavélique. Mais en même temps, faire crucifier par les Romains un prophète aimé du peuple signifiait exacerber le sentiment antiromain que Jésus avait au contraire tenté d’apaiser. Dans leur arrogante confiance en Yahvé, ils attireront finalement sur eux la destruction que Jésus voyait venir. Deux siècles de critique historique biaisée ne pourront effacer cette vérité évangélique.


Notes
[1] John Dominic Crossan, Who Killed Jesus ? Exposing the Roots of Anti-Semitism in the Gospel Story of the Death of Jesus, HarperSanFrancisco, 1995.
[2] Keith Elliott et Ian Moir, Manuscripts and the Text of the New Testament, T&T Clark, 1995, p. 65.
[3] Voir par exemple Marie-Émile Boismard, L’Évangile de Marc, sa préhistoire, Gabalda, 1994.
[4] Martin Peltier, L’Antichristianisme juif. L’enseignement de la haine, Diffusion Internationale Édition, 2014, p. 38-49 ; Michael Jones, The Jewish Revolutionary Spirit and its Impact on World History, Fidelity Press, 2008, p. 68.
[5] Joseph Mélèze-Modrzejewski, Les Juifs d’Égypte de Ramsès II à Hadrien, PUF, 1997, p. 232.
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MessagePosté le: Sam 30 Juin - 10:00 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme Répondre en citant

Une enquête ouverte sur l'imam de Grande Mosquée de Toulouse, accusé de prêcher la haine contre les juifs
Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Vendredi 29 Juin 2018





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A peine inaugurée que la Grande Mosquée de Toulouse est en proie à une polémique. Le parquet de Toulouse a ouvert, vendredi 29 juin, une enquête sur l'imam et président du lieu de culte Mohamed Tatai, accusé de tenir des propos susceptibles de constituer une incitation à la haine à l’encontre des juifs.

Cette grave accusation fait suite à la publication de vidéos de prêches en arabe filmées dans la mosquée Ennour en octobre et en décembre 2017 mais relayées sur le Web depuis le 26 juin, trois jours après l’inauguration de la mosquée, par l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI) qui a sous-titré une partie des vidéos en anglais. Ce centre de traduction - très orienté - des médias essentiellement arabes et iraniens, crée en 1998 par Yigal Carmon, ancien conseiller en contre-terrorisme d’anciens Premiers ministres israéliens comme Yitzhak Rabin, est basé à Washington.


Abdallah Zekri prend la défense de l'imam
Dans un des prêches filmés d'une durée de 40 minutes et dont seul un court extrait traduit a été relayé par MEMRI, on y entend l’imam revenir sur un hadith concernant une supposée grande bataille à venir opposant musulmans et juifs avant la fin du monde. « Ce que je peux vous garantir, c’est qu’il n’a jamais appelé à tuer ou à éliminer des juifs », affirme auprès de Saphirnews Abdallah Zekri, lui-même présent à l'inauguration de la mosquée.

« De ce que je sais, lors d’un des prêches aujourd’hui en question, il a apporté des explications d’un hadith relatif à la fin du monde », sans plus, selon le délégué général du CFCM, qui regrette l’attitude de ceux qui l’ont déjà condamné, certains allant même jusqu'à réclamer la fermeture de la mosquée. Sans attendre, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et la LICRA ont en effet annoncé le dépôt d'une plainte pour « incitation à la haine raciale ».



L'imam convoqué par la Grande Mosquée de Paris
« Il ne faut pas se précipiter. Même si tant est qu’il ait dérapé, c’est à lui de payer, pas à l’ensemble des musulmans. Il est présumé innocent tant que les vidéos n’apportent pas la preuve qu’il dit qu'il faut assassiner les juifs », insiste-t-il.

« J’attends avec impatience l’analyse de la vidéo. Cela peut être un montage, une mauvaise traduction entre l’arabe et l’anglais. Inutile de se précipiter pour jeter aux chiens et à l’opinion publique un imam présent à Toulouse depuis longtemps, et qui pour le moment n’a pas fait parler de lui dans ce registre », a signifié en ce sens à France Bleu Frank Touboul, le président toulousain du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui connait bien l'imam.

Appelé à s’expliquer et à clarifier ses propos, l’imam d'origine algérienne, arrivé dans les années 1980 en France, a été convoqué par la Grande Mosquée de Paris pour une entrevue avec le recteur Dalil Boubakeur lundi 2 juillet. Le parquet a chargé le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de « vérifier le contenu et les modalités de cette diffusion » des vidéos qui devront être traduites par un interprète assermenté.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:10 (2018)    Sujet du message: Antisémitisme

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