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Stratégie victimaire et inversion des rôles
 
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Kamel
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MessagePosté le: Mar 17 Juil - 16:44 (2018)    Sujet du message: Stratégie victimaire et inversion des rôles Répondre en citant

Ces collectifs contre l’islamophobie qui visent à faire taire toute critique de la religion musulmane.
Plus l’on tue au nom de l’islam, plus l’Occident combat "l’islamophobie", plus on parle en bien de l’islam pour ne "pas faire l’amalgame"... Tel est le paradoxe de "l’islamiquement correct" signifiant le fait que la médiatisation des attentats jihadistes ne déclenche pas dans nos sociétés culpabilisées une mise à l’index des préceptes sacrés qui justifient la violence islamiste, mais renforce au contraire la propension à présenter toujours l’islam de façon positive. Extrait de "La stratégie de l'intimidation" d'Alexandre Del Valle, aux éditions du Toucan / L'Artilleur.

En France, deux principaux organismes musulmans communautaristes ont pour mission déclarée de lutter contre l’islamophobie: l’Observatoire national contre l’islamophobie, – instance proche du Conseil français du culte musulman (CFCM), lié aux instances du ministère de l’intérieur et du Culte. Celui-ci comptabilise les plaintes déposées et transmises au parquet par la police ou la gendarmerie. Puis le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), créé en 2003, qui reproche d’ailleurs au premier d’être trop lié à l’État.
Le CCIF ne se contente pas des plaintes officielles et des statistiques policières, jugées minimalistes et suspectes par principe, ce qui le fonde à prendre en compte toute déclaration émanant de citoyens lambda comme d’activistes religieux, y compris islamistes radicaux. Même si dans son rapport annuel 2017, basé sur les chiffres de l’année 2016, le CCIF affirme que l’islamophobie est «en évolution», malgré le constat d’un recul des actes islamophobes déclarés auprès du CCIF comme des services de police, il appuie son affirmation sur «l’émergence d’une politique sécuritaire affectant les musulman-e-s de manière disproportionnée». Le rapport estime que les discriminations auraient lieu, dans 64% des cas, dans des services publics et que les femmes voilées seraient les principales visées par les actes islamophobes (75% des dossiers, dont 100% des agressions physiques les plus graves; > 8 jours d’ITT). En total accord avec les visions «islamo-gauchistes» (voir chapitre VI), le CCIF déplore «l’émergence d’une islamophobie sécuritaire qui affecterait les musulman-e-s à travers une politique anti-terroriste mettant à mal l’État de droit». On retrouve ainsi l’idée centrale de notre essai selon laquelle plus les islamistes terroristes frappent les mécréants, plus les islamistes non terroristes se posent en «vraies victimes». Le CCIF pointe «l’État d’urgence» responsables de «427 dossiers» (dont: 297 perquisitions, 100 assignations à résidence et 30 interdictions de sortie du territoire). Il déplore les «points de tension dans le secteur de la santé» (30 dossiers, dont des «refus de soins»), alors que ce sont en fait les islamistes qui agressent régulièrement des médecins masculins, refusent que ceux-ci soignent leurs femmes et qui troublent par conséquent de plus en plus les hôpitaux en y violant le principe d’égalité entre les sexes et de laïcité. «Les milieux de l’éducation (> 40 dossiers)» sont également visés, dont des «signalements abusifs pour ‘radicalisation’», ce qui atteste une fois de plus la stratégie orwellienne d’inversion des responsabilités. Enfin, le CCIF déplore « un État de droit et un vivre-ensemble poussés à leurs limites, par des polémiques islamophobes et racistes récurrentes: déclarations politiques, affaire du « burkini»».

Lien : http://www.atlantico.fr/decryptage/strategie-victimaire-et-inversion-roles-…
_________________
J'ai décidé de combattre l'islam ; s'il vous plaît comprenez ma déclaration : combattre l'islam, pas l'islam politique, pas l'islam militant, pas l'islam radical, pas l'islam wahhabite, mais l'islam en lui-même... L'islam n'a jamais été incompris, l'islam est le problème... (les musulmans) doivent comprendre qu'ils n'ont que deux choix : changer ou être écrasés.
(Wafa Sultan, psychiatre syrienne exilée aux USA)"


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MessagePosté le: Mar 17 Juil - 16:44 (2018)    Sujet du message: Publicité

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yacoub
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MessagePosté le: Sam 21 Juil - 10:24 (2018)    Sujet du message: Stratégie victimaire et inversion des rôles Répondre en citant

La punition de l’autocritique
L’Occident regarde les failles de son passé. D’autres cultures s’en abstiennent. Le premier est perpétuellement accusé, les secondes sont volontiers exonérées.
 



 Les humeurs de Sophie
 
 
Savoir reconnaître ses erreurs est généralement considéré aujourd’hui en Occident comme une preuve d’intelligence, d’humilité et d’honnêteté. Nos chercheurs et historiens se penchent sur notre passé et dénoncent les erreurs de nos ancêtres. Les journalistes aiment à nous raconter ces erreurs. Quand survient une crise, nos politiques annoncent la mise en place d’une commission d’enquête. L’autocritique est bel et bien une activité estimée dans nos sociétés occidentales contemporaines. D’autres sociétés n’ont jamais envisagé et n’ont pas l’intention d’envisager jamais, la possibilité d’une autocritique.
Par exemple, pour la Turquie le génocide Arménien n’a jamais existé. Chaque année cette même Turquie célèbre également la prise de Constantinople, sans jamais voir dans cet événement ni une colonisation ni un génocide des  Byzantins.
De même l’Algérie se lamente régulièrement de la colonisation française, car la France a remis en question cette colonisation et prête une oreille attentive à ces plaintes. Mais l’Algérie oublie aussi qu’avant la France, elle était déjà colonisée par l’Empire Ottoman, et qu’encore précédemment elle l’était par les Arabes. Eux ne sont pourtant jamais accusés de colonialisme, même si la langue autochtone Amazighe est en train de disparaître en Algérie et si l’Algérie a oublié qu’elle était bel et bien chrétienne orthodoxe avant la colonisation sanglante par les Arabes qui l’ont obligée à oublier son passé.
Le résultat de cette asymétrie dans l’autocritique, a pour effet pervers que seuls ceux qui ont effectué leur autocritique sont continuellement accusés des crimes pour lesquels ils se sont pourtant excusés, y compris quand leur travail de mémoire a été important et sans concessions.
On rappelle souvent à l’Allemagne son passé nazi, mais la Croatie, qui a hébergé à Jasenovac le seul camp de concentration européen non géré par les nazis, qui fût le premier à mettre en œuvre la solution finale, pour les Juifs, les Tziganes et les Serbes, ne s’est jamais excusée, et ainsi a échappé jusqu’ici à toute critique (rajouter ici le lien Wikipedia « camp de concentration de Jasenovac). Lors de la guerre des Balkans, personne en Occident n’a jamais pensé à rappeler aux Croates leur passé Oustachi (alliés des nazis) qui avait pourtant une réelle importance pour comprendre le conflit. Inversement, quand l’Allemagne de Merkel était en crise avec la Grèce, les pancartes la montrant grimée avec une moustache hitlérienne ont fait le tour des journaux. C’est peut-être pour tenter de racheter une fois pour toute ce rappel récurrent du passé nazi de l’Allemagne que Merkel a ouvert tout grand la porte aux « migrants » en été 2015 sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir à long terme. On en retient que ceux qui ne se sont pas excusés sont absous par ignorance de l’histoire,  et que ceux qui se sont excusés seront coupables pour l’éternité.
Les Européens et le mouvement abolitionniste
Ce sont des penseurs européens qui, au nom de la notion philosophique du « droit naturel » de l’homme à la liberté et à l’égalité, ont été les premiers à remettre en question l’esclavage. Ce sont eux qui ont permis de lancer un mouvement de pensée qui a  mis fin à la traite transatlantique (esclavage), car ils ont affirmé la notion révolutionnaire à l’époque, que tout homme a un « droit naturel » à la liberté et à l’égalité. Il faut rappeler ici que l’esclavage n’a pas été le seul fait des Européens et qu’il a été pratiqué dans la plupart des sociétés à travers l’histoire. Le mot Esclave provient d’ailleurs du mot « slave », les régions de l’est de l’Europe ayant été pendant longtemps un réservoir d’esclaves.
La plupart de nos contemporains ignorent que l’esclavage arabo-musulman a duré 13 siècles et a utilisé la castration pour éviter que les esclaves africains n’aient une descendance en terre d’islam. L’esclavage n’a donc de loin pas été le seul fait des seuls Européens envers les seuls Africains, et pourtant les Européens étant les seuls à avoir effectué leur autocritique sur le sujet, ils sont aussi les seuls à en subir le reproche, encore bien des siècles après leur abolition définitive de l’esclavage.
Les peuples blancs sont aussi les seuls à avoir remis en question l’habitude universelle d’attribuer des caractéristiques négatives essentielles à ceux qui ne leur ressemblaient pas. Ils ont appelé racisme cette tournure d’esprit et ont entrepris de lutter contre elle avec efficacité. A l’heure actuelle, ils sont pourtant les seuls à en être accusé, alors que qui a voyagé ou fréquenté d’autres cultures sait pertinemment que le racisme est un sentiment universel, et que c’est en Europe où tous ont les mêmes droits quelle que soit leur origine, qu’il est le moins marqué.
Suite à tout cela, nous en arrivons à vivre dans un monde où les jeunes qui étudient peu l’histoire, pensent que les Européens sont les seuls à avoir pratiqué l’esclavage, les autres peuples étant innocents et victimes.
Que les Allemands ont été les seuls à organiser l’assassinat systématique de millions de personnes, les autres peuples étant innocentes et victimes.
Que les Français ont été les seuls à avoir colonisé d’autres territoires, les autres peuples étant innocents et victimes.
Que les peuples blancs sont les seuls à pouvoir faire preuve de racisme.
Que les méchants et les oppresseurs sont toujours d’un côté alors que les victimes innocentes sont toujours de l’autre.
Mais surtout, certains dont nous aurions besoins qu’ils pratiquent l’autocritique, apprennent intuitivement qu’il ne faut jamais, au grand jamais la pratiquer, puisque cet exercice n’engendrera qu’une estime éphémère, pour ensuite se transformer en un acte d’accusation perpétuel à transmettre aux générations futures pour l’éternité.
L’autocritique est pourtant salutaire, car sans les critiques des philosophes européens partisans du « droit naturel » de l’homme à la liberté et à l’égalité, l’esclavage continuerait probablement encore aujourd’hui dans la plupart des régions sur cette terre.
Alors essayons de ne pas reprocher encore et toujours les erreurs de leurs ancêtres à ceux qui ont eu le courage de questionner le passé. Les erreurs n’étant  d’ailleurs pas transmissibles génétiquement, et chaque génération est responsable du monde qu’elle met en place, indépendamment de ses ancêtres.
Pensons aussi à mieux étudier l’histoire, car sa connaissance nous permet de ne pas verser dans un manichéisme simpliste qui se retourne finalement contre nous. Les régimes totalitaires savent très bien qu’en réécrivant l’histoire ils peuvent contrôler le présent, et nous avons le devoir de ne pas les laisser faire.
                                                                                                                  Sophie
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yacoub
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 11:01 (2018)    Sujet du message: Stratégie victimaire et inversion des rôles Répondre en citant

« Il y a un nombre non-négligeable de descendants de harkis parmi les radicalisés »

Entretien avec le politologue Jérôme Fourquet

Mehdi Nemmouche, accusé d'être l'auteur d'une fusillade au Musée Juif de Belgique, ici à la cour d'appel de Versailles, le 12 juin 2014 ©SIPA Auteur : Benoit Numéro de reportage : AP22130085_000001


Mi-juillet, la conseillère départementale LREM Mounia Haddad, 29 ans, a été séquestrée deux jours durant par sa famille d’origine algérienne. Celle-ci n’acceptait pas son projet de mariage avec un descendant de harki. Après avoir décortiqué les structures anthropologiques de l’immigration algérienne, le politologue Jérôme Fourquet se penche sur les traces que la guerre d’Algérie a laissées dans notre société. Dans la France en proie au terrorisme, héritiers des harkis, pieds-noirs et combattants du FLN brassent des imaginaires concurrents. Entretien (2/2)

Daoud Boughezala. Cinquante-six ans après la signature des accords d’Evian, alors que l’affaire Mounia Haddad révèle la potentielle rivalité entre descendants de harkis et familles FLN, quels rapports entretiennent ces deux sous-groupes de l’immigration algérienne en France ?

Jérôme Fourquet. Dans certaines familles d’origine algérienne, la mémoire héroïque de l’engagement des parents ou grands-parents dans la lutte d’indépendance continue d’être amplement entretenue. Cela peut  s’accompagner d’un rapport ambigu à la France mais surtout d’un rejet et d’une stigmatisation des harkis. Abdelghani Merah raconte comment sa fratrie a baigné dans un discours de rejet de la France, ancienne puissance coloniale. Ce n’est peut-être pas non plus un total hasard si son frère Mohamed a ciblé trois militaires français d’origine maghrébine.

En parallèle, comme l’a noté Gilles Kepel, il y a un nombre non-négligeable d’enfants et de petits-enfants de harkis parmi les musulmans radicalisés, à l’instar de Mehdi Nemmouche, le tueur du musée juif de Bruxelles. On observe une sorte de retournement de stigmate : des familles méprisées parce qu’elles étaient dans le camp des perdants et considérées comme des traîtres à la cause surinvestissent leur identité musulmane. Consciente ou non, cette revanche symbolique peut les amener à entrer dans une course au plus pur.


Pour la gauche empreinte du schéma binaire dominant/dominé, les harkis étaient du mauvais côté de l’histoire.

Dans votre essai co-écrit avec Nicolas Lebourg La nouvelle guerre d’Algérie n’aura pas lieu, (Fondation Jean Jaurès, 2017) vous soulignez le rôle pionnier qu’ont joué les enfants des enfants de harkis dans la construction de l’islam de France et dans la Marche des beurs (1983). Pourtant, leur cause est plus souvent défendue par le Front national que dans la mouvance antiraciste. Comment expliquez-vous cette occultation ?

Chaque cause politique doit être intégrée dans une grille de lecture historique ou un schéma plus large. Traditionnellement, le FN et une partie de la droite ont toujours eu à cœur de défendre la cause des rapatriés ainsi que celle des harkis. Parmi les figures emblématiques de cette famille de pensée, on trouve Jeannette Bougrab. Dans l’autre camp, la matrice idéologique et historique de la gauche l’inclinait en revanche à glorifier le FLN pour s’inscrire dans la tradition des porteurs de valises et des manifestants de Charonne. Cette inscription symbolique s’est prolongée après la décolonisation dans les combats antiracistes et dans la lutte pour l’intégration. La cause harkie s’insérait mal dans ce schéma global car avec son surmoi marxiste, la gauche entendait se placer du côté des opprimés. Pour la gauche empreinte du schéma binaire dominant/dominé, les harkis étaient du mauvais côté de l’histoire.


Le cas des harkis renvoie en effet à la mauvaise conscience du gaullisme et de la droite.

Abandonnés par la France, parqués dans des camps de transit, les harkis n’ont obtenu que très tardivement des excuses officielles des autorités françaises, par la voix des présidents Sarkozy puis Hollande. Ont-ils été enfin intégrés au grand récit national ?

Sans doute davantage que par le passé. La société française a mis des décennies à digérer les années de la guerre d’Algérie. De la même manière qu’il a fallu attendre les années 1970/80 pour qu’on porte un autre regard que le mythe gaullo-communiste sur l’Occupation et la Résistance, il a fallu patienter jusqu’aux années 2000 pour qu’on s’intéresse de nouveau à ce sujet de la guerre d’Algérie qui a coupé le pays en deux et qui est longtemps resté occulté notamment pour ce qui est de la question des harkis.

Le cas des harkis renvoie en effet à la mauvaise conscience du gaullisme et de la droite. De Gaulle avait en effet donné l’ordre de désarmer les harkas tandis que les fellaghas se préparaient à les massacrer. Symétriquement, par parti pris pro-indépendance de l’Algérie, la gauche aussi s’est totalement désintéressée de cette population et de ses descendants après leur immigration, malgré leurs conditions de vie inacceptables. Dans ces conditions, le combat des harkis a été investi par le Front national.


Dans la guerre des mémoires, chacun a choisi ses Arabes : le FN les harkis, la gauche les descendants des indépendantistes.

Le FN s’est-il approprié la cause harkie par opportunisme électoral ?


Pour le FN, il s’agit d’abord de rester fidèle au combat pour l’Algérie française. Dans ce cadre, l’empathie des frontistes va logiquement aux harkis, qui furent longtemps les parias de la République. Par ailleurs, ils peuvent ainsi afficher une sensibilité patriotique qui n’est du coup clairement pas basée sur un critère ethnique. Dans la guerre des mémoires, en substance, chacun a choisi ses Arabes : le FN les harkis, la gauche les descendants des indépendantistes.

C’est dire si la guerre d’Algérie semble encore dans toutes les têtes. Depuis la vague terroriste de 2015, les autorités craignent-elles la résurgence d’un début de guerre civile comme l’hexagone en a connu entre 1958 et 1962 lorsque FLN et OAS y multipliaient les attentats ?

Le directeur de la DGSI Patrick Calvar semblait effectivement préoccupé par une hypothétique guerre civile opposant djihadistes et éléments violents d’ultradroite. De son côté, la sphère la plus identitaire de la droite conjecturait une nouvelle guerre d’Algérie, en se basant sur des références telles que la Toussaint Rouge, pendant que les théoriciens du djihad comme Abu Moussab Al-Souri spéculaient depuis des années sur l’opportunité d’embraser les sociétés européennes. Pour Daech, le but du jeu était de créer la guerre civile en commettant des attentats marquants susceptibles de dresser les communautés les unes contre les autres. Par le déclenchement d’un cycle provocation-répression, l’objectif était de fragmenter petit à petit la société française, notamment géographiquement, entre musulmans et mécréants. Craignant la réalisation de ce scénario, Calvar avait prédit que la société française allait de grands risques de vaciller entre fin 2015 et 2016.


Si Daech était parvenu à mettre la société française sous pression, on aurait peut-être eu une sortie de route.

Mauvaise pioche ! Malgré des attentats en série, la société française n’a pas basculé dans la violence…

On a quand même connu un petit moment de flottement en 2016. Souvenez-vous de ce qui est arrivé en Corse, l’une des parties du territoire les plus sensibles à ces problématiques : la ratonnade des jardins de l’empereur d’Ajaccio en décembre 2015, quelques semaines après les attentats du Bataclan et des terrasses parisiennes ; puis les affrontements ethniques de Sisco survenus en août 2016, deux semaines après l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Mais depuis l’attaque de Nice en juillet 2016, il n’y a plus eu d’attentat terroriste de grande ampleur dans l’hexagone. On peut penser que, si l’appareil de Daech était parvenu à mettre la société française sous pression, on aurait peut-être eu une sortie de route.


Au moment des attentats, on a vu resurgir une palette de références qui nous ramenaient tout droit aux heures sombres de la guerre d’Algérie.

Avec 250 morts en trois ans, le bilan du terrorisme djihadiste sur le sol français n’a rien à envier aux exactions du FLN…

Au-delà de ce triste bilan humain, il reste un fossé entre les capacités organisationnelles dont disposait l’appareil politico-militaire du FLN en France et celles des djihadistes présents dans l’hexagone. A l’époque, en quelques semaines, le FLN avait perpétré des centaines d’attentats partout sur le territoire de la métropole, y compris contre des équipements économiques (voies de chemin de fer, dépôts pétroliers etc..).

Le niveau de menace est donc objectivement moins élevé qu’à l’époque. Reste qu’au moment des attentats, on a vu resurgir une palette de références qui nous ramenaient tout droit aux heures sombres de la guerre d’Algérie : le recours à l’état d’urgence, la capacité de l’appareil d’Etat et des forces de sécurité à quadriller un certain nombre de quartiers et d’empêcher les fixations de l’ennemi djihadiste dans certaines zones. Tout cela a nourri le spectre de la guerre civile qui hante notre société du fait du délitement du vivre-ensemble.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:26 (2018)    Sujet du message: Stratégie victimaire et inversion des rôles

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