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Mort de Claude Lanzmann
 
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yacoub
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MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 17:03 (2018)    Sujet du message: Mort de Claude Lanzmann Répondre en citant

Lanzmann-Beauvoir, «un amour absolu»
Par Manon Garcia , docteure en philosophie, chercheuse à l'université de Chicago — 5 juillet 2018 à 16:13


 


Claude Lanzmann, Simone de Bauvoir et Jean-Paul Sartre, le 4 mars 1967 à Gizeh, en Egypte. Photo AFP
Après sept années de passion, de 1952 à 1959, les deux intellectuels resteront liés par une amitié sans faille, nourrie par des combats politiques communs.

  • Lanzmann-Beauvoir, «un amour absolu»
En 1952, Claude Lanzmann publie dans le Monde une série de reportages sur l’Allemagne de l’Est. Sartre les a lus et invite le jeune homme à participer aux réunions de la rédaction des Temps modernes. Il publie deux articles mais le plus important à ses yeux est ailleurs : il y rencontre Beauvoir, dont il sera l’amant puis l’ami mais qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort en 1986.


Lanzmann a 27 ans, il cherche à devenir journaliste, Beauvoir en a 44, elle est une auteure connue et respectée grâce à ses romans et au Deuxième sexe paru trois ans plus tôt. L’un comme l’autre ont raconté leur version de ces soirées de juillet 52 : après un dîner, Lanzmann appelle Beauvoir pour l’inviter à sortir. Ce soir-là, leur sort est scellé : Beauvoir écrit dans la Force de l’âge «Quelque chose était arrivé ; quelque chose, j’en étais sûre, commençait. J’avais retrouvé un corps.» Lanzmann dans le Lièvre de Patagonie «Ce ne serait pas la passade d’une nuit, elle instaurait entre nous une autre relation, infiniment plus grave.»
Goût à la vie
Leurs amours ont fait l’objet de récits, de raccourcis – il aimait ses narines, elle était vieille lui jeune, il s’intéressait à elle pour atteindre Sartre. En réalité, de 1952 à 1959, Lanzmann et Beauvoir vivent sept années d’un amour fou, charnel et intellectuel. Ils partent en vacances, à deux, parfois à trois avec Sartre. Dans une lettre de 1953, elle lui écrit «tu es mon premier amour absolu, celui qu’on ne connaît qu’une fois ou jamais». Il est le seul homme avec qui elle ait jamais accepté de vivre. Cet amour est pour elle une «jeunesse retrouvée» : avec Lanzmann, elle reprend goût à la vie – qu’elle avait perdu avec la guerre –, elle repart à la conquête des hauts sommets et surtout à la conquête du bonheur dont elle fait l’objectif de sa vie.
À lire aussi : Claude Lanzmann, le XXe siècle incarné et Claude Lanzmann, une vie pour la mémoire
Si cet amour met en pièces l’image d’une Beauvoir froide et hautaine, il est aussi une affaire intellectuelle et politique. Lanzmann aime en elle la femme de tête, qui le mène avec détermination en haut du Cervin et qui discute pied à pied chaque ligne qu’il écrit, chaque pensée qu’il formule. L’engagement politique de Lanzmann joue un rôle important dans la sympathie de plus en plus grande de Sartre et Beauvoir envers le communisme à partir du début des années 50. Surtout, Lanzmann et Beauvoir vont mener de front leur combat contre la guerre d’Algérie et contre les exactions de la France. Ensemble, ils organisent la publication de dossiers accablants sur les actions françaises et notamment sur la torture, dans les Temps modernes, ensemble ils passent des nuits à aider Jacques Vergès à intercéder en faveur des membres du FLN condamnés à mort.
Loin du cliché
Cet amour immense et voué à sa disparition – selon les mots de Beauvoir elle-même – en raison de leur différence d’âge se transforme en 1959 en une amitié jamais démentie. Deux mois après leur séparation, Lanzmann et Beauvoir reprennent leurs habitudes, qu’ils n’abandonneront plus : ils dînent ensemble deux fois par semaine, ils continuent de partir en voyage tous les deux. Surtout, ils demeurent des alliés intellectuels : ils travaillent ensemble aux Temps modernes – dont Lanzmann récupérera la direction à la mort de Beauvoir – Lanzmann lit tout ce qu’elle écrit, Beauvoir vient voir toutes les projections de montage de Shoah et écrit un des plus beaux textes publiés sur le film. Loin du cliché de l’homme à femmes qui s’éprend rapidement d’une femme plus âgée avant de la délaisser, leur histoire est celle d’un amour et d’une amitié qu’ils qualifient chacun d’égalitaires.
A paraître : Manon Garcia, On ne naît pas soumise, on le devient, le 3 octobre (Flammarion).
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MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 17:32 (2018)    Sujet du message: Mort de Claude Lanzmann Répondre en citant

Claude Lanzmann, le réalisateur de "Shoah", est mort

Décès de Claude Lanzmann, le réalisateur de "Shoah", à 92 ans
France
Décès de Claude Lanzmann, le réalisateur de "Shoah", à 92 ans
Politique
Claude Lanzmann, une vie pour la mémoire

Orange avec AFP, publié le jeudi 05 juillet 2018 à 11h45

"La mort ne va pas de soi", déplorait l'an dernier le cinéaste et écrivain français lors de la mort de son jeune fils.

Le réalisateur Claude Lanzmann est mort jeudi 5 juillet à Paris. "Claude Lanzmann est mort ce matin à Paris.

Il était très très faible depuis quelques jours", a indiqué une porte-parole de Gallimard contactée par l'AFP, confirmant une information du Monde. L'écrivain a été transporté à l'hôpital Saint-Antoine où son décès a été constaté, a-t-elle précisé. Il avait 92 ans.

Le cinéaste Claude Lanzmann est mort par BFMTV


Né le 27 novembre 1925 à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) dans une famille originaire des communautés juives de l'est de l'Europe, Claude Lanzmann devient membre en 1943, il a alors 18 ans, des Jeunesses communistes et l'un des organisateurs de la Résistance de Clermont-Ferrand. Après la Libération, il revient s'installer à Paris où il s'inscrit en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Il y rencontre son ami Jean Cau. Il étudie ensuite la philosophie à la Sorbonne puis obtient en 1948 poste de lecteur à l'université libre de Berlin, en secteur américain.

À son retour en France en 1949, il se lance dans une carrière de journaliste. Sa série d'articles "L'Allemagne derrière le rideau de fer" lui vaut d'être remarqué par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir en 1952. Claude Lanzmann devient leur ami et entre au comité de rédaction de la revue Les Temps modernes, dont il prendra la direction en 1986, à la mort de Simone de Beauvoir dont il partagea la vie entre 1952 et 1959.

L'incarnation de la vérité

À partir de 1970, il se lance dans le cinéma. Défenseur infatigable de la cause d'Israël, il sort en 1973 son premier film Pourquoi Israël. Mais c'est surtout Shoah qui va entrer dans l'histoire. Commencé en 1973 et achevé en 1985, ce documentaire de 9h30 donne la parole des acteurs de la Shoah, bourreaux et rescapés. Claude Lanzmann a aussi tourné Tsahal (1994), Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures (1997), Un vivant qui passe (2001), Le rapport Karski (2010), Le Dernier des injustes (2013), Napalm (2017) et Les Quatre sœurs (2018), films parfois réalisés à partir des quelque 340 heures de prises de vues non utilisées pour Shoah(/ITALIC].

Sorti en salles ce mercredi en France, son dernier film, Les Quatre sœurs, constitué d'images tournées pendant les douze ans de travail sur Shoah, rassemble les témoignages de quatre femmes juives, témoins et survivantes de l'Holocauste.

Il se revendiquait résistant et combattant de la vérité. "Si je suis irréductible, c'est par rapport à la vérité. Quand je regarde ce que j'ai fait au cours de ma vie, je crois que j'ai incarné la vérité. Je n'ai pas joué avec ça", avait-il affirmé.

"La mort ne va pas de soi"

Il avait été très affecté par la mort brutale l'an dernier de son fils Félix "emporté à 23 ans par un cancer impitoyable".

"La mort ne va pas de soi. Moi, je ne suis pas du tout pour la mort. Je crois toujours à la vie. J'aime la vie à la folie même si elle n'est pas le plus souvent marrante", avait-il confié récemment à un journaliste de l'AFP.
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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 14:51 (2018)    Sujet du message: Mort de Claude Lanzmann Répondre en citant

Claude Lanzmann (1925-2018)
 




 
Journaliste et réalisateur né dans une famille juive ashkénaze, Claude Lanzmann (1925-2018) a campé une figure de l’intellectuel engagé à gauche et distingué par de nombreux Prix. Cet auteur sioniste est membre du comité de rédaction de la revue Les Temps modernes qui a publié en 1967 un numéro sur "le conflit israélo-arabe" avec l'article de Maxime Rodinson intitulé « Israël, fait colonial ? » Claude Lanzmann a produit une œuvre littéraire et cinématographique d’où émerge le documentaire Shoah (1985). « Claude Lanzmann. Porte-parole de la Shoah » (Claude Lanzmann - Stimme Der Shoah ; Claude Lanzmann : Spectres of the Shoah) est un documentaire de Adam Benzine. Pour rendre hommage à Claude Lanzmann décédé le 5 juillet 2018, Arte diffusera le 7 juillet 2018 à 20 h 50 "Shoah" et sur son site Internet la "tétralogie bouleversante intitulée « Les quatre sœurs », [dans laquelle] Claude Lanzmann dévoile les récits de survie de quatre femmes réchappées de la destruction nazie, qu’il avait longuement interviewées pour la préparation de son film "Shoah"."

« Le dernier des injustes » par Claude Lanzmann
« Les quatre sœurs » par Claude Lanzmann

« Claude Lanzmann. Porte-parole de la Shoah », par Adam Benzine




 



« Mon film Shoah n’est pas un film de souvenirs (les souvenirs sont choses du passé) mais par excellence un film de la mémoire au présent. Grâce à Shoah, le savoir historique change de nature, on assiste, pendant neuf heures trente, à une incarnation de la vérité, le contraire de la faculté d’aseptisation de la science, même de la science historique. Rachel Ertel, auteur de l’entrée «Shoah» dans l’Encyclopædia universalis, parle des protagonistes juifs du film, « qui se brisent submergés par la lame de fond d’une mémoire littéralement physique ». A la sortie de Shoah, un nombre non négligeable d’historiens professionnels se sentit menacés par cette lame de fond, qui questionnait leur science même. Ainsi Lucette Valensi écrit-elle, à propos d’un colloque tenu à la Sorbonne en 1992, que, face à « la force des témoins, la vérité et l’autorité de leur témoignage », la « disqualification de l’historien de métier » constitua une menace qu’elle et ses collègues furent « très près d’éprouver ». Elle ajoutait en note : « non seulement [les témoins] vivent et disent leur expérience, mais ils en fournissent des analyses, dont rien n’autorise à dire qu’elles sont inférieures à celles de l’historien. Je voudrais souligner ici non seulement la véracité des témoignages, mais leur valeur heuristique», a écrit Claude Lanzmann dans Libération (5 avril 2011)

Génocide juif/Shoah
 

 

Né en 1925 à Bois-Colombes dans une famille juive aux grands-parents ayant immigré de Biélorussie et Lettonie en France à la fin du XIXe siècle et aux parents antiquaires commerçant avec les studios cinématographiques américains – son père est engagé volontaire lors de la Première Guerre mondiale  -, Claude Lanzmann découvre l’antisémitisme au lycée Condorcet.



A l’initiative de son père pressentant des années de persécution, il développe sa méfiance et entre dans la résistance communiste dès 1943 à Clermont-Ferrand puis dans les maquis d’Auvergne.


A la Libération, cet élève brillant reprend ses études en hypokhâgne et khâgne. Après son échec au concours de l’Ecole Normale supérieure (ENS), il étudie la philosophie à la Sorbonne et noue une solide amitié avec Jean Cau et Michel Tournier. Enseignant à la Freie Universität Berlin en secteur américain, il analyse l’antisémitisme devant ses étudiants et dénonce dans deux articles publiés en 1949 par le Berliner Zeitung l’insuffisante dénazification parmi cette université allemande.


De retour en France, il gagne sa vie comme pigiste dans la presse française alors florissante : France-Dimanche et France Soir, journaux du groupe dirigé par Pierre Lazareff, Elle, Le Monde.

Israël
Marqué par les Réflexions sur la question juive de Sartre (1947), il se rend en Israël en 1952. Année où il entre au comité de rédaction de la célèbre revue politique et culturelle publiée par les éditions Gallimard, Les Temps modernes.
Il noue une histoire d’amour avec Simone de Beauvoir qui avait fondé en 1945 avec Jean-Paul Sartre cette revue de gauche.



 
Ce journaliste parcourt le monde, milite contre le colonialisme, la répression en Algérie – signataire du Manifeste des 121 en 1960 – et participe au numéro des Temps modernes intitulé Le conflit israélo-arabe (1967). Ce numéro marque un tournant dans la vision et l'analyse du conflit. Un pavé de 992 pages publié en mai 1967, avant la guerre des Six-jours, donc avant la conquête de la Judée et de la Samarie et la réunification de Jérusalem, et composé de deux parties : l'une sur "les points de vues arabes", l'autre sur les "points de vue israéliens".


 


Long de 80 pages, l'article de Maxime Rodinson intitulé « Israël, fait colonial ? » se conclut ainsi : « Je crois avoir démontré dans les lignes qui précèdent que la formation de l’Etat d’Israël sur la terre palestinienne est l’aboutissement d’un processus qui s’insère parfaitement dans le grand mouvement d’expansion européo-américain des XIXe et XXe siècles pour peupler ou dominer économiquement et politiquement les autres terres. Il s’agit d’ailleurs d’un diagnostic évident et je n’ai employé tant de mots pour l’énoncer que par la faute des efforts désespérés qu’on a multipliés pour le dissimuler. Il s’agit là de faits. Pour ce qui est des termes, il me semble que celui de processus colonial convient fort bien, étant donné le parallélisme évident avec les phénomènes qu’on s’accorde à nommer ainsi ».

Traduit rapidement en arabe et en anglais, cet article diffame l'Etat Juif en le présentant à tort comme un phénomène colonial, et non dans le sillage du mouvement des nationalités du XIXe siècle comme le mouvement d'émancipation nationale visant la refondation de l'Etat Juif sur sa terre, en Eretz Israël. Rapidement traduit en arabe et en anglais, cet article influera sur des générations, à droite et à gauche, et sera inhérente au "politiquement correct". C'est Maxime Rodinson que la célèbre et réputée Encyclopaedia Universalis choisit pour écrire l’article consacré au sionisme. Il convient de souligner le succès de ce parallèle entre l'Etat Juif et le phénomène de la colonisation. Un parallèle qui délégitime la présence juive dans son berceau historique, biblique, spirituel, et nie le lien entre le peuple juif et Eretz Israël (Terre d'Israël), et notamment Jérusalem, la cité du roi David.

Claude Lanzmann dirige cette revue depuis 1986.


Dans des conditions difficiles, il réalise Pourquoi Israël (1973) et songe à un film sur le génocide Juif pendant la Deuxième Guerre mondiale.

"Shoah"
Frère du romancier et parolier Jacques Lanzmann, le cinéaste Claude Lanzmann raconte la genèse de « Shoah », « œuvre monumentale sur l’extermination des Juifs d’Europe » dans les camps nazis, film de neuf heures et demie diffusé pour la première fois en 1985. Claude Lanzmann impose ainsi le vocable "Shoah" pour désigner le projet génocidaire nazi ayant tué six millions de juifs. Les anglo-saxons privilégient le terme "Holocaust" signifiant un sacrifice religieux. 



 

« Œuvre de commande, à l’origine, du ministère des Affaires étrangères israélien, Shoah a happé douze ans de la vie de son auteur » : recherche documentaire, des survivants et des bourreaux ainsi que des témoins. A partir de 350 heures de prises de vues réalisées entre 1974 et 1981, le seul montage requiert quatre ans de travail. Grâce à ce matériau unique, Claude Lanzmann brosse les portraits de Maurice Rossel (Un vivant qui passe en 1997), Yehuda Lerner (Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures en 2001), Jan Karski (Le Rapport Karski en 2010) – Claude Lanzmann s’indigne livre Jan Karski de Yannick Haenel (2010) -, Benjamin Murmelstein (Le Dernier des injustes en 2013) et « Les quatre sœurs ».



 

Dans « un entretien au long cours » accordé à Adam Benzine, Claude Lanzmann « retrace les jalons de cette entreprise éreintante et essentielle, menée dans une alliance « d’urgence totale et d’extrême patience ». Une œuvre sans archive qui impose le terme hébreu « Shoah » pour désigner le génocide juif.


« Pour révéler l’ampleur et les rouages du « crime parfait » commis par les nazis, le cinéaste a arpenté quatorze pays, pistant les témoins à même de raconter la mort dans les chambres à gaz : rescapés des sonderkommandos, habitants des villages limitrophes des camps d’extermination et bourreaux ». 



 

Claude Lanzmann « explique ainsi comment il a remué ciel et terre pour retrouver, dans un salon de coiffure du Bronx, Abraham Bomba, qui coupait les cheveux des femmes à Treblinka, et comment, en filmant la course de ses ciseaux et en réclamant toujours plus de détails, il a réveillé la mémoire de ce témoin exceptionnel ». Une scène détournée par un réalisateur israélien dans un film diffamant l’Etat d’Israël.



 

Claude Lanzmann « évoque par ailleurs – non sans résistance – la dangereuse traque des criminels nazis, qu’il a fallu payer, berner et flatter pour qu’ils parlent, filmés à leur insu à l’aide d’une paluche. Mais aussi le casse-tête du montage, cinq années traversées de découragements, et la fierté sans joie ressentie au terme de cette aventure radicale. »


En 1994, Claude Lanzmann réalise Tsahal, documentaire de cinq heures sur l’armée israélienne, ses soldats, ses armements, son éthique.


Il s’indigne des propos de Raymond Barre sur France Culture le 6 mars 2007.



 

En 2008, pour le soixantième anniversaire de la refondation de l’Etat d’Israël, sort Lights and Shadows de Claude Lanzmann. Une interview d’Ehud Barak, ancien Premier ministre israélien.



En 2011, Claude Lanzmann consacre un numéro des Temps modernes aux Harkis et intitulé « 1962-2012, les mythes et les faits ». L’occasion de se pencher sur ceux qu’il avait dénommés à tort « les chiens de l’humaniste Papon ». Une "repentance".




Montrant des rushs inédits de Shoah, « Claude Lanzmann. Porte-parole de la Shoah », documentaire émouvant d’Adam Benzine « éclaire la création de ce chef-d’œuvre et son influence à la fois historique et cinématographique, saluée notamment par Marcel Ophüls », réalisateur en particulier du Chagrin et la pitié. 
 


« L’occasion également d’effleurer certains aspects de la vie de son auteur : sa jeunesse résistante, son histoire d’amour avec Simone de Beauvoir de 1952 à 1959, son affection pour Sartre, son rapport


à la mort et sa vision de l’avenir ».


 



A l’occasion de la parution de l’ouvrage d’Éric Marty Sur Shoah de Claude Lanzmann (éd. Manucius, 2016), et de la projection du documentaire d’Adam Benzine Claude Lanzmann : Spectres of the Shoah (58 mn, ZDF/ARTE, 2016), le Mémorial de la Shoah proposa le 20 novembre 2016 à 14 h 30, Shoah 1985 : l’oeuvre de Claude Lanzmann". "Plus de 30 ans après, Shoah reste une « immense leçon de cinéma, qui est aussi une leçon politique, esthétique, philosophique, et peut-être poétique », selon les mots d’Éric Marty. Dans un documentaire nommé aux oscars, Adam Benzine propose un portrait intime de Claude Lanzmann, qui revient sur la genèse de son film. Alliant une interview du réalisateur et des images inédites du montage, il éclaire la création de ce chef d’oeuvre et son influence. Une conférence en présence de Claude Lanzmann, écrivain et réalisateur, et Éric Marty, membre de l’Institut universitaire de France (IUF), écrivain, essayiste, université Paris 7 et animée par Samuel Blumenfeld, journaliste au Monde".
  
« Claude Lanzmann. Porte-parole de la Shoah », par Adam Benzine
ZDF, 2015, 58 min
Sur Arte le 27 janvier 2016 à 22 h 40, puis le 31 janvier 2018 à 1 h
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MessagePosté le: Sam 7 Juil - 15:48 (2018)    Sujet du message: Mort de Claude Lanzmann Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:09 (2018)    Sujet du message: Mort de Claude Lanzmann

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