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Philip Roth est mort
 
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yacoub
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MessagePosté le: Mer 23 Mai - 10:37 (2018)    Sujet du message: Philip Roth est mort Répondre en citant

L'écrivain américain Philip Roth est mort
Par Isabelle Hanne, correspondante à New York — 23 mai 2018 à 07:33 (mis à jour à 08:32)
New York, le 17 septembre 2010. Portrait de Philip Roth, écrivain américain à son domicile new-yorkais. Pascal PERICH
Géant de la littérature américaine et mondiale, Philippe Roth est mort mardi à l'âge de 85 ans, six ans après avoir arrêté officiellement l'écriture et sans jamais avoir obtenu le Prix Nobel pour lequel il avait été si souvent cité.

    L'écrivain américain Philip Roth est mort

La nouvelle a été confirmée tard mardi sur Twitter par son biographe officiel, Blake Bailey: «Philip Roth est mort ce soir, entouré d'amis de toujours qui l'aimaient tendrement. Il a été un homme chéri, notre plus grand écrivain vivant.» Le «géant littéraire» Philip Roth, comme le décrit l'alerte du New York Times annonçant son décès, s'est éteint ce mardi à 85 ans. L'écrivain américain est mort à 22h30 dans un hôpital de New York d'une insuffisance cardiaque congestive, a annoncé son agent, Andrew Wylie.
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Un jury d’auteurs, de libraires et de lecteurs a sélectionné les romans les plus marquants de ce début d’année. C’est maintenant à vous de voter pour le lauréat du Prix Orange du Livre 2018 !
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A lire aussi: Entretien avec Philip Roth : «J’aurais aussi bien pu être un sein de la taille d’un homme»

L'auteur de plus de 25 livres, de la folie comique et libidineuse de Portnoy et son complexe à l'élégiaque Pastorale Américaine, en passant par le visionnaire Complot contre l'Amérique (l'élection surprise d'un candidat réactionnaire et raciste, dont le slogan est «America First») avait cessé d'écrire depuis la publication de son dernier roman en 2010, Nemesis (publié en France deux ans plus tard). «Le combat avec l'écriture est terminé», avait-il noté sur un post-it collé sur son ordinateur, raconte la nécrologie que lui consacre le New York Times. «A ce moment-là, je n'étais plus en possession de ma vitalité mentale ou de la forme physique nécessaire pour enfourcher et maîtriser un accès de créativité d'ampleur de n'importe quelle durée», confiait-il dans une récente interview.

Une décision qu’il justifiait encore ces dernières années : «Raconter des histoires, cette chose qui m’a été si précieuse durant toute mon existence, n’est plus au coeur de ma vie», expliquait-il à Libération en 2017. «C’est étrange. Jamais je n’aurais imaginé qu’une chose pareille puisse m’arriver».

L'un des plus grands écrivains de la seconde partie du XXe siècle, Philip Roth a livré, cultivant un aréopage de doubles de fiction, une vision à la fois délicate et lucide de l'Amérique moderne, entre pornographie, adultère, antisémitisme et fanatisme, détricotant patiemment le rêve américain. «La littérature n'est pas un concours de beauté morale», affirmait Roth, souvent taxé de misogyne pour ses personnages féminins, relégués au rang d'objets de désir ou de fureur. Ce natif de Newark, dans le New Jersey, avait souvent planté le décor de ses fictions aux reflets autobiographiques dans le quartier de la classe moyenne juive de Weequahic, où il a grandi. Philip Roth avait traversé l'Hudson River pour s'établir à Manhattan, dans le quartier résidentiel et huppé de l’Upper West Side, et vivait ces dernières années, écrit le New York Times, «une existence de retraité, allant voir ses amis, assistant à des concerts». Il n'accordait plus que de très rares interviews, et s'était retiré.


 

Petit-fils d’immigrés juifs originaires de Galicie et fils d’un modeste agent d’assurances, Philip Roth est né le 19 mars 1933 à Newark, dans le New-Jersey. Après avoir commencé ses études à Newark – lieu de son enfance et de son adolescence qui sera un point de repère dans nombre de ses livres –, P. Roth entre à l’université de Bucknell – Pennsylvanie –, puis à l’Université de Chicago. Il commence ensuite une carrière de professeur de Lettres, à l’université de l’Iowa, qu’il achèvera au début des années soixante pour se consacrer à l’écriture. Il reprendra, plus tard, son travail de professeur aux universités de Princeton et de Pennsylvanie, enseignant l’écriture et la littérature comparée.

Le premier ouvrage de Philip Roth, Goodbye Colombus, est aussi son premier grand succès. Dépeignant l’univers juif-américain du milieu du siècle, cet ouvrage est vivement critiqué par certains. Roth est accusé de réaliser une caricature grossière des Juifs américains et certaines associations se liguent contre la publication de cet ouvrage. La parution du roman Portnoy et son complexe – un ouvrage satirique sur la communauté juive américaine – suscite encore la controverse. Une fois de plus, ce nouveau livre subit de nombreuses critiques acerbes quant à la manière dont son sujet est traité. Philip Roth devient « l’enfant terrible du roman juif-américain ».

S’essayant à divers type d’écrits, Philip Roth a publié des satires politiques –Tricard Dixon et ses copains -, des fables postmodernistes – Le Grand Roman américain – mais aussi des autofictions dont le cycle Zuckerman.


 

Résumé

Portnoy et son complexe (1969) est l’ouvrage qui propulsa Philip Roth au-devant de la scène littéraire américaine et qui le transforma en célébrité majeure aux yeux du monde. Cet ouvrage est une satire humoristique de l’univers juif-américain dans lequel Philip Roth a grandi.

L’ouvrage est en réalité présenté comme un monologue continuel déclamé par Alexander Portnoy, un homme d’une trentaine d’années, issu d’une famille juive, bourré de complexes, de névroses, et d’obsessions diverses. L’homme raconte à son psychanalyste, le docteur Spielvogel, l’avancée de sa vie et l’évolution de son mental. Il lui explique et décrit les premières bribes de souvenirs qui lui passent par la  tête. Il parle d’abord de son enfance pour ensuite faire un bond de dix ans en avant, puis finalement revenir quatre ans plus tôt. Si le personnage effectue des va-et-vient dans la chronologie de sa vie, la lecture de cet ouvrage n’en est pas pour autant complexe. L’ensemble est parfaitement structuré et s’organise autour de trois points majeurs qui sont la famille – notamment la mère de Portnoy –, le milieu juif-américain et les problèmes relationnels qu’Alexander rencontre avec les femmes.

Nous pourrions ajouter un quatrième point à ceux déjà cités : la masturbation. En effet, Portnoy raconte durant des pages et des pages les longs moments qu’il passait à « s’empoigner le manche », en pensant aux demoiselles américaines croisées dans la rue, en accrochant un « soutif » de sa sœur à la porte de la salle de bain. L’auto-érotisme, comme l’érotisme en duo – ou en trio – est en effet un thème important dans Portnoy et son complexe. Il ne faut pas pour autant penser que cet ouvrage est pornographique ou érotique. Point du tout ! Il faut juste comprendre que Philip Roth écrit l’histoire d’un homme complètement névrosé, obsédé, et que certaines de ses obsessions sont en rapport avec le sexe.

Ce roman ne se limite pas au seul thème du sexe même si c’est un élément majeur de la vie de Portnoy. Les longues tirades du psychanalysé dépeignent aussi le milieu juif américain, avec cynisme, ironie, et parfois tendresse. Alexander caricature les traits stéréotypés de la communauté juive : l’extravagance, la possessivité et surtout la fierté démesurée des mères juives, la soumission des fils et des maris aux femmes de la maison qui cherchent à tout gérer, le besoin de conserver un lien avec la communauté en mariant ses enfants à d’autres enfants du groupe, le « racisme » envers les non-juifs, etc. Il faut avouer que si Philip Roth n’avait pas été d’origine juive, son roman aurait pu être considéré comme antisémite. Il faut surtout voir dans ces descriptions de la moquerie innocente et surtout l’utilisation des origines de l’auteur – et des idées reçus sur lesdites origines – pour mettre en place un univers qui sera le terreau des névroses du personnage.
 
 
 
Personnages

Alexander Portnoy est donc le personnage principal de l’histoire. Il est obsédé par le sexe — notamment les femmes non-juives — mais aussi par le respect des droits de ses concitoyens, cherchant à se racheter d’on ne sait quelle faute en sauvant la veuve et l’orphelin grâce à son travail. Portnoy est un homme stressé, hypocondriaque, instable au niveau de ses relations. Il critique souvent le milieu juif d’où il vient et s’interroge souvent sur le bien-fondé des préceptes formulés par certains rabbins et par la communauté. De caractère sanguin et impulsif, Alexander se retrouve toujours dans des situations glauques et étranges, acceptant d’abord d’aller au de-là des limites de la morale inculquée par ses parents, pour ensuite se reprocher ses actes et avoir honte de lui-même.

La famille d’Alexander Portnoy est composée de son père – un agent d’assurances plutôt minable, éternellement constipé et introverti qui subit l’extravagance de sa femme et de ses enfants –, sa mère – une femme possessive aux réactions souvent exagérées – et sa sœur. Si Portnoy décrit ses parents avec tendresse, il se permet aussi de les accuser de tous les maux. Depuis le début du roman, on comprend qu’Alexander reproche à sa mère de l’avoir bourré de névroses.

Le Singe, de son vrai nom Mary Jane Reed, est, des jeunes femmes rencontrées par Alexander Portnoy, celle qui est restée le plus longtemps auprès de lui. Elle apparaît comme son total opposé au niveau de l’éducation : inculte, illettrée, vulgaire. Mais cette demoiselle n’en reste pas moins une personne aussi mal dans sa peau que son compagnon. Elle s’accroche à Alexander car il représenterait le fils de famille juive parfait, sage et modeste, lui promettant un avenir tranquille. En réalité, le Singe incarne l’esprit de transgression de Portnoy qui sait très bien que sa famille détesterait le voir avec un tel personnage.
 
 
 
Liens avec la vie de l’auteur

Longtemps, l’ouvrage Portnoy et son complexe a fait débat quant à son rapport avec la vie personnelle de l’auteur. En effet, comme Alexander Portnoy est un fils de famille juive partageant la même date et le même lieu de naissance que Philip Roth, beaucoup ont extrapolé en imaginant que ce récit était une autobiographie déguisée.

En réalité, seuls quelques points concordent avec la biographie de Roth et ceux-ci sont peu importants quant au déroulement de l’histoire.

Comme Portnoy, Philip Roth a été profondément influencé par les récits radiophoniques de la Seconde Guerre mondiale durant son adolescence. Portnoy, comme Roth – et son homologue littéraire, Zuckermann –, ont écrit dans leur jeunesse des pièces pour la radio.

Le personnage féminin central ? Mary Jane Reed, est une caricature de la première femme de Philip Roth. Le Singe partage avec l’ex-femme de Roth un besoin de se raccrocher à l’identité juive de son compagnon en espérant recevoir l’amour familial qui lui a manqué dans sa jeunesse.

Il faut comprendre que Philip Roth utilise ses origines et certains faits de sa vie pour construire son roman. Il pose les bases de son histoire avec des faits réels. C’est en cela que l’on peut dire que Roth écrit, avec Portnoy et son complexe, un ouvrage d’autofiction.


 
 
Avis personnel

J’ai bien aimé cet ouvrage qui, de prime abord, a l’air de se résumer à une succession de scènes de masturbation frénétique – chose qui ne m’enchantait guère lorsque j’ai commencé cette lecture. L’écriture de Roth, mélangeant un langage soutenu mais aussi argotique, offre une richesse lexicale des plus délectables. L’histoire, elle-même, derrière les descriptions plus que complètes de l’acte d’auto-érotisme et du coït, est très intéressante. Elle nous fait découvrir le milieu juif-américain des années 30 à 60 avec humour et ironie, ne tombant ni dans l’accusation ni dans le pathétique ou encore la mièvrerie sentimentale.

En librairie, je conseillerais facilement ce roman à des personnes qui veulent connaître Philip Roth et qui n’ont pas encore eu l’occasion de le lire car cet ouvrage montre quelques aspects de son style et met en place des thèmes qu’il abordera tout au long de ses autres œuvres. 
 

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MessagePosté le: Mer 23 Mai - 13:26 (2018)    Sujet du message: Philip Roth est mort Répondre en citant

Avec Philip Roth, le Nobel de littérature est mort !
La disparition du grand écrivain américain, jamais couronné, ravive un peu plus encore la polémique au sujet du plus prestigieux prix littéraire au monde. Par Albert Sebag
Publié le 23/05/2018 à 11:13 | Le Point.fr

 
Philip Roth en 1990. Souvent favori, jamais primé, l'écrivain laisse une œuvre marquante et considérable.
© SNAP/Shutterstock/SIPA  


Philip Roth est mort à 85 ans et, avec lui, vient de s'éteindre le prix Nobel de littérature à 117 ans. Est-il besoin de rappeler que ces dernières semaines le scandale entourant cette récompense suprême a été tel que l'Académie suédoise a préféré ne pas décerner de prix cette année ?
Lire aussi Sébastien Le Fol - Le prix Nobel encore plus mauvais que d'habitude
La mort de Philip Roth fait à nouveau tache sur un prix déjà discrédité. Car, avec cette disparition, le scandale est bien plus patent. En effet, comment tous nos nobles jurés ont-ils pu ne jamais couronner celui que beaucoup considéraient encore mardi soir comme le plus grand écrivain américain vivant ? Désormais, l'élection de Bob Dylan en 2016 se change en mascarade absolue. Y avait-il plus d'urgence à récompenser un immense chanteur, certes, qu'un auteur lu, relu et admiré par quatre générations à travers le monde.
Une suggestion
L'oubli des Nobel est si lourd que leur mauvaise conscience les obligera peut-être à innover - après la consécration du bluesman à l'harmonica - et à nommer Roth à titre posthume. Puisque le mal est fait et qu'il s'en est allé avec un simple prix Pulitzer, alors que 13 de ses compatriotes ont obtenu le Nobel de littérature, il est permis de chuchoter à nos jurés, qui ont pris une année de RTT, qu'un écrivain immense se fait vieux et que, tout autant que Philip Roth, il mériterait pleinement cet honneur, du moins si ce mot a encore une valeur au sein du comité. Il s'appelle Milan Kundera. Qu'elle l'oublie lui aussi et cette académie sera alors morte et enterrée.
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MessagePosté le: Mer 23 Mai - 15:21 (2018)    Sujet du message: Philip Roth est mort Répondre en citant

 

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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 13:16 (2018)    Sujet du message: Philip Roth est mort Répondre en citant

« Philip Roth, sans complexe » de William Karel et Livia Manera



Arte rediffusera le 27 mai 2018 « Philip Roth, sans complexe » (2011), documentaire de William Karel et Livia Manera. Un portrait de l’écrivain Juif américain septuagénaire interviewé à son domicile à New York et dans sa maison dans la forêt du Connecticut, peu avant la publication du Rabaissement (Gallimard).



 
Philip Roth nous a quittés le 22 mai 2018. Sa méfiance à l'égard des micros était proverbiale. Pourtant, face à William Karel et Livia Manera, le grand écrivain américain ("Indignation", "La tache", etc) avait accepté de retracer le chemin de sa vie et de son oeuvre. Un portrait exclusif réalisé en 2010 lors de la sortie de son roman "Le rabaissement".



La création littéraire – « Je ne me vois pas arrêter d'écrire. Quand je n'écris pas, je suis dépressif, anxieux. Ecrire me tient à distance de la dépression » -, sa famille, sa judéité, le sexe, l’amour, la psychanalyse, la politique, la renommée, les Etats-Unis, la mort…


Le romancier légendaire Philip Roth (1933-2018) les évoque avec bonne volonté en révélant ses archives personnelles : photographies, lettres, manuscrits, etc. Et lit des extraits de ses œuvres.


En contre-point, ses amis, telle l’actrice Mia Farrow, une des premiers lecteurs à qui il confie ses manuscrits achevés après un à trois ans d’écriture pour solliciter des avis, s’expriment.


« Un style américain » satirique
Philip Roth est né en 1933 à Newark dans une famille Juive originaire de Galicie ayant immigré aux Etats-Unis à la charnière des XIXe-XXe siècles.


Professeur de littérature à l’université de Chicago, il s’installe dans les années 1960 à New York. Parallèlement à son activité de romancier, il enseigne notamment à Princeton, et dirige une collection chez l’éditeur Penguin. Il fait découvrir au public américain des écrivains d’Europe de l’Est, tel Bruno Schulz.


Goodbye, Columbus (1960) et surtout le best-seller Portnoy et son complexe (Portnoy's Complaint, 1969) le rendent célèbre dans le monde entier. Nombre de lecteurs identifient le héros à son auteur. Cet auteur se défend aussi de ressembler à Kepesh, « séducteur compulsif », ou à Nathan Zuckerman (Pastorale américaine, Prix Pulitzer en 1998).

"D’ordinaire, il fuit les entretiens, et le laconisme de ses réponses fait désormais partie de sa légende. En septembre 2010, Philip Roth a pourtant reçu William Karel et la journaliste Livia Manera pour une interview au long cours. Quelque douze heures d'une conversation à bâtons rompus où l’auteur de Pastorale américaine, inlassable entomologiste de son pays, se raconte avec fluidité, analysant le processus de sa propre création littéraire. L'occasion de constater, comme il le rappelle avec force, que ses avatars de papier (de Portnoy, qui lui a valu la célébrité, à Kepesh, le séducteur compulsif en passant par les différents âges de Nathan Zuckerman) ne sont pas ses alter ego".

"Dans ce portrait intime et entier, l’écrivain ouvre ses archives personnelles – photos, lettres et manuscrits. Il fait même exceptionnellement la lecture d'extraits de ses romans, lui, le candidat à l’amnésie, qui ne veut jamais se souvenir que du prochain. Et s'il se qualifie finalement face à la caméra de "pauvre vieux type qui va bientôt mourir et dont tout le monde se fout", la conclusion ressemble davantage à de la coquetterie qu’à du désespoir. Avec le renfort de quelques proches amis, dont Mia Farrow, sa voisine du Connecticut, l'écrivain a parcouru à nouveau le chemin de sa vie et de son oeuvre, de son enfance à la traversée du siècle, de Newark à New York, de Good bye, Columbus (1960) à Nemesis (2010) – son dernier-né".



« Philip Roth, sans complexe » de William Karel et Livia Manera
France, 2011, 52 minutes
Diffusions sur Arte les 19 septembre 2011 à 22 h 05,  22 septembre 2011 à 16 h 05,   2 octobre 2011 à 5 h, 27 mai 2018 à 17 h 40


Visuels : © François Reumon
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