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Pour l'honneur de Mgr Lefebvre
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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:36 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_1


Biographie
La trajectoire de Marcel Lefebvre (1905-1991) part comme une belle ligne ascendante : séminariste romain (1923-1930), docteur en philosophe et en théologie de l’Université Grégorienne, ordonné prêtre à l’âge d’à peine vingt-quatre ans par le futur cardinal Liénart, il débute son ministère comme second vicaire d’une paroisse ouvrière puis, changeant d’orientation, il devient religieux missionnaire chez les Spiritains.
Entré dans la congrégation des Pères du Saint-Esprit (1932), il est envoyé en Afrique noire, au Gabon, où il reste treize ans : d’abord directeur de séminaire, il se retrouve ensuite chef de différents postes de brousse, comme à Lambaréné où il noue des contacts avec le docteur Albert Schweitzer.

Mais les ruines de la guerre le rappellent en France, à la direction du scolasticat spiritain de Mortain (1945-1947), au fin fond de la Normandie.

Cependant le pape Pie XII le rappelle en Afrique, comme vicaire apostolique (1947) puis premier archevêque (1955) de Dakar, au Sénégal. Dès 1948, le pape le nomme son délégué apostolique pour l’Afrique française (Maroc, A.O.F, A.E.F. et Madagascar).

Evêque de Tulle
Après la mort de Pie XII (1958), Jean XXIII met fin à ses fonctions africaines tant diplomatiques que pastorales, et le nomme évêque du petit diocèse de Tulle, en France (1962). Mais Marcel Lefebvre n’y restera que six mois, puisqu’il est bientôt élu Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit (1962-1968), qui compte alors plus de cinq mille membres. Entre-temps, Jean XXIII le nomme Assistant au trône pontifical et membre de la Commission centrale préparatoire du concile Vatican II.

Mgr Lefebvre participe activement au concile comme père conciliaire (1962-1965). Il se signale par l’organisation d’un groupe de pères décidés à contrer l’action des chefs de l’aile libérale.

Fraternité Saint-Pie X
En 1968 il quitte ses fonctions de Supérieur général et, préférant donner sa démission plutôt que de cautionner les réformes destructrices de la vie religieuse dans sa congrégation, il se retrouve à la retraite à 63 ans. Mais l’année suivante, il fonde à Fribourg, en Suisse, un séminaire international puis une société sacerdotale qui, bien qu’approuvés par l’évêque du lieu, deviennent comme un signe de contradiction. Paul VI dira de lui : « Mgr Lefebvre est la croix de mon pontificat. »

Après les sanctions du Vatican contre sa Fraternité (1975) et contre lui-même (1976), son œuvre va devoir vivre, semble-t-il, en marge de l’Eglise. Et pourtant la « Messe interdite » qu’il célèbre à Lille en août 1976 devant 10.000 fidèles obtient un énorme retentissement à travers le monde. Elle popularise sa figure d’ « évêque de fer », défenseur intrépide de la messe traditionnelle et opposant aux réformes tous azimuts qui, dans l’Eglise, vident les noviciats, les séminaires et les églises.

Sacres épiscopaux
En 1988, il assure la pérennité de son œuvre de restauration du sacerdoce catholique en consacrant quatre évêques à Ecône, malgré l’interdiction du pape Jean-Paul II. Il encourt pour cela la plus grave des sanctions ecclésiastiques, qu’il juge injuste, comme toutes les tentatives précédentes qui n’avaient pour seul but que de le forcer à abandonner le bon combat de la foi, au nom d’une obéissance mal comprise.

Il meurt à Martigny, en Suisse, le 25 mars 1991, dans une profonde paix, fier « d’avoir transmis ce qu’il avait reçu », selon la parole de saint Paul (1 Co. 15, 3) qu’il fit graver sur son tombeau.

Œuvre salvatrice
Quel est le fil d’Ariane de la vie de ce prélat non conformiste qui affirme n’avoir jamais agi mu par des idées personnelles ? Quel est le ressort qui meut ce Romain d’esprit et de cœur, longtemps obéissant, à affronter et contredire deux papes ? Quelle est l’unité de cette carrière tourmentée ? Quelle est la foi de cet homme qui invoque l’amour de Dieu, l’amour de Jésus-Christ, l’amour de l’Eglise pour poser des actes graves ? Au lieu de le considérer comme l’ « évêque rebelle », ne faut-il pas voir en lui un homme conduit, mené par un dessein providentiel pour une œuvre salvatrice ?

Source : http://marcellefebvre.info/fr
&
On consultera aussi : http://www.marcellefebvre.info/fr/media/video/dvd/monseigneur-lefebvre-un-é…
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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:36 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:36 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_2



Quel homme est Monseigneur Marcel Lefebvre ?
Les média le présentent volontiers comme têtu, buté ou orgueilleux, comme un idéaliste ou un provocateur : ses relations tendues avec Paul VI ne sont-elles pas le fait d’un obstiné ?

Certains lui reprochent d’être impulsif ou imprudent : sa fameuse déclaration du 21 novembre 1974 leur paraît outrée et entraîne du reste la condamnation de son œuvre. Au-delà des clichés, la personnalité de Mgr Lefebvre se révèle à travers ce que fut sa vie, celle d’un homme doux et tenace, entièrement consacré à Jésus-Christ et à son Eglise.

"Bel homme, maître de lui, courtois, la suavité même et étonnamment franc dans les conversations, disant ce qu'il pensait, exprimant des prises de position si fines, si certaines... et cela en dépit d'une voix d'une grande douceur." (P. Michael O'Carroll, C.S.Sp.)
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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:37 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_3



Docteur du sacerdoce
Marcel Lefebvre, vicaire de paroisse, missionnaire, évêque, délégué du pape, supérieur général d’une congrégation missionnaire, est un homme d’action. Son intelligence, sans être très spéculative, n’en demeure pas moins pénétrée de doctrine. Formateur de prêtres, il enseigne la nature profonde du sacerdoce catholique et en diffuse l’esprit et les vertus.

Témoignage de l’abbé Victor-Alain Berto, théologien privé de Mgr Lefebvre au concile Vatican II :
"J’avais l’honneur, très grand et très immérité, je le dis devant Dieu, d’être son théologien. Le secret que j’ai juré couvre le travail que j’ai fait sous lui, mais je ne trahis aucun secret en vous disant que Mgr Lefebvre est un théologien, et de beaucoup supérieur à son propre théologien et plût à Dieu que tous les Pères le fussent au degré où il est ! Il a un “habitus” théologique parfaitement sûr et affiné, auquel sa très grande piété envers le Saint-Siège ajoute cette connaturalité qui permet, avant même que l’habitus discursif intervienne, de discerner d’intuition ce qui est et ce qui n’est pas compatible avec les prérogatives du Rocher de l’Eglise.

Il ne ressemble en rien à ces Pères qui, comme l’un d’eux a eu le front de s’en vanter publiquement, prenaient des mains d’un “peritus”, dans la voiture même qui les amenait à Saint-Pierre, le texte “tout cuit” de leur invention “in aula”. Pas une fois je ne lui ai soumis un mémoire, une note, un canevas, sans qu’il les ait revus, rebrassés, repensés et parfois refaits de fond en comble, de son travail personnel et assidu. Je n’ai pas “collaboré” avec lui ; si le mot était français, je dirais que j’ai vraiment “sublaboré” avec lui, selon mon rang de théologien particulier et selon son honneur et sa dignité de Père d’un concile œcuménique, Juge et Docteur de la Foi avec le Pontife Romain » (3 janvier 1964)"

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:39 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_4



La doctrine - rôle des papes
La Rome de Marcel Lefebvre n’est pas la Rome des Césars païens, puisque « de maîtresse d’erreur, elle est devenue disciple de la Vérité. » Elle est la Rome chrétienne, la cité éternelle, le Siège de Pierre et de ses successeurs, qui « préside le monde par la religion divine, non par la domination terrestre » (Saint Léon le Grand). Le Séminaire français de Rome, où entre Marcel Lefebvre en 1923, est dirigé par les spiritains de la Congrégation du Saint-Esprit fondée en 1703 pour « élever les pauvres clercs dans les principes de la plus saine doctrine romaine ».

A l’école des papes
Le père Henri Le Floch, recteur du séminaire de1904 à 1927, qui par ailleurs est proche de l’Action Française, ne prêche pas Charles Maurras aux séminaristes mais leur commente les encycliques de tous les papes qui, de 1738 à 1925, ont condamné sans discontinuer la franc-maçonnerie, le libéralisme et les erreurs modernes, non pour le plaisir de condamner, mais pour sauver la chrétienté et l’Eglise elle-même.

Mobilisé contre la révolution, pour la chrétienté
C’est lui, dira Mgr Lefebvre, qui nous a appris quel était le rôle des papes dans le monde et dans l’Eglise, et ce qu’ils ont enseigné pendant un siècle et demi : l’antilibéralisme, l’antimodernisme ; il nous a vraiment fait comprendre et vivre ce combat mené par les papes avec un absolue continuité pour tenter de préserver le monde et l’Eglise de ces fléaux qui nous oppressent aujourd’hui : « Cela nous a mobilisés contre la révolution et les puissances du mal à l’œuvre pour renverser l’Eglise, le règne de Notre Seigneur, les Etats catholiques, la chrétienté tout entière. »

En état de croisade
La majorité des séminaristes embrassent ce combat, les autres ne restent pas. Mais entrer dans ce combat, c’est nécessairement s’y engager pour la vie :
"Je pense que toute ma vie sacerdotale et épiscopale a été orientée par ce combat contre le libéralisme."

En particulier il aura affaire toute sa vie aux catholiques libéraux, « gens à double visage », qui se disent catholiques mais ne peuvent pas supporter la vérité intégrale, ni que l’on condamne les erreurs, les ennemis de l’Eglise, et que l’on soit toujours en état de croisade. Car c’est cela, on est en état de combat continuel, et cette croisade peut exiger le martyre. »

‘Vous entrez dans l’histoire de l’Eglise

Marcel Lefebvre est d’avance préparé à un combat pour la foi. C’est bien plus que la saine doctrine, c’est une vue de l’histoire, de la lutte des deux cités :
"Deux amours, dit saint Augustin, ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu a fait la cité terrestre, l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi a fait la cité céleste."

"Les catholiques libéraux véhiculent les erreurs libérales à l'intérieur de l'Eglise et dans les sociétés encore quelque peu catholiques. Il est très instructif de relire les enseignements des papes à leur sujet et de constater la vigueur de leurs condamnations. »"

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:39 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_5



Une aventure réussie
Qu’est-ce qui prédestinait Mgr Lefebvre, alors évêque en retraite, à fonder une nouvelle société sacerdotale, alors qu’il y en avait déjà tant dans l’Eglise ? Une société qui irait à contre-courant des idées d’ouverture au monde, d’adaptation aux idées nouvelles, et de progrès indéfini lancées par le retentissant concile Vatican II, et qui rencontrerait défiance et persécution un peu partout…

Le chandelier et le pilori
Et pourtant, vingt-cinq ans après la mort de son fondateur, la Fraternité sacerdotale, riche de bientôt six-cents prêtres, va de l’avant dans une Eglise en pleine tourmente. Rejeté par le pape et la hiérarchie, relégué sociologiquement, cet institut de prêtres catholiques parvient à construire des bastions de chrétienté, à constituer une élite de chrétiens conquérants, à encourager les familles aux nombreux enfants, à ouvrir des écoles intégralement catholiques, à organiser des pèlerinages et des manifestations de foi. Un peu partout sont aménagées des chapelles, des églises sont ouvertes aux fidèles de toutes conditions, races, langues, unis dans une même profession de foi catholique et dans une même adoration liturgique.


‘Je m'approcherai de l'autel de Dieu, la joie de ma jeunesse'
Dans de pauvres chapelles improvisées, comme dans des églises restaurées ou construites de neuf, tous se retrouvent au pied de l’autel tourné vers Dieu, le regard fixé sur le tabernacle. La liturgie traditionnelle se déploie majestueusement, donnant toute sa place au recueillement et à la louange du Dieu trois fois saint.


L’œuvre de ses œuvres.
Cette liturgie de toujours, par son action sacrée, rend réellement présent le Dieu de l’Eucharistie, fruit du Saint Sacrifice de la Messe, mystère de la foi, où Jésus, le Souverain Prêtre, réactualise et perpétue son sacrifice du Calvaire. C’est ce trésor que l'archevêque-évéque émérite de Tulle a voulu transmettre à toutes les étapes de sa vie sacerdotale. C’est la raison d’être de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:40 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_6



Un DVD in memoriam : Monseigneur Lefebvre, un évêque dans la tempête

Auteur: ADPC
Année:
2013
Le 30 juin 1988, Mgr Lefebvre procédait à ce qu'il appelait : "une opération survie de la Tradition", en sacrant quatre évêques sans mandat apostolique. Face à la grave crise de l'Eglise, il estimait être de son devoir de continuer à former des prêtres et des évêques pour maintenir la liturgie et la doctrine traditionnelle mise à mal depuis le Concile Vatican II. Vingt ans plus tard, en disant supprimer les effets du décret d'excommunication qui avait frappé alors Mgr Lefebvre, le pape Benoît XVI provoquait l'une des plus graves crises médiatiques qu'ait connu le monde catholique. Quel enjeu revêtait donc le combat de Mgr Lefebvre ? Pourquoi un évêque si zélé et si animé par l'amour de l'Eglise et de Rome a-t-il été conduit à s'opposer ouvertement au pape ?


Ce documentaire, réalisé à partir de la biographie de Mgr Lefebvre par Mgr Tissier-de-Mallerais, présente des archives inédites ainsi que de nombreux témoignages de personnalités ayant connu Mgr Lefebvre.

DVD - 1 h 40
7 langues : Français / Anglais / Espagnol / Italien / Polonais / Portugais / Allemand (Les voix des intervenants sont doublées dans toutes ces langues, sauf la voix de Mgr Lefebvre qui est seulement sous-titrée).

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:41 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_7



Le mouvement lefebvriste et son schisme


DU CONCILE VATICAN II À LA FONDATION DU SÉMINAIRE D’ÉCÔNE
Monseigneur Marcel Lefebvre, ancien archevêque de Dakar puis de Tulle, et enfin supérieur général des Pères du Saint-Esprit, était l’un des chefs de file de la minorité traditionaliste au Concile. À cette époque, il considérait que l’abbé de Nantes exagérait en affirmant, dès la fin de la première session (décembre 1962), qu’une révolution s’opérait dans l’Église. Lui préférait faire confiance au Pape et travailler à l’amendement des textes conciliaires les plus mauvais. Finalement, il les signa tous, y compris le décret sur la liberté religieuse.

Lorsque le 1er juillet 1968, l’abbé de Nantes, sur ordre de Paul VI, fut sommé de rétracter ses critiques du Pape, du concile Vatican II et des évêques français, et de leur jurer à tous une obéissance entière, inconditionnelle et sans limites, cela sans qu’on lui ait indiqué quelles étaient ses éventuelles erreurs, il alla demander conseil à Mgr Lefebvre. Le prélat le dissuada de signer cette rétractation exorbitante  : «  Vous ne le pouvez pas. Vous n’en avez pas le droit. Nous-mêmes l’avons écrit en son temps au Souverain Pontife  : la cause de tout le mal est dans les Actes du Concile. Soyez ferme dans la vérité.  » Toutefois, il laissa notre Père aller seul au Palais du Saint-Office faire savoir à ses juges son non possumus  ! Car officiellement, à cette époque, Mgr Lefebvre se présentait comme un fils soumis au pape Paul VI et aux autorités de l’Église.

Quelques semaines plus tard, l’ancien archevêque de Dakar se démit de sa charge de supérieur général des Pères du Saint-Esprit. Depuis la réforme liturgique, en effet, il voulait ouvrir un séminaire. Son raisonnement était simple  : le nouvel ordo missæ, plus protestant que catholique, prouvait que la foi se perdait dans l’Église, il fallait donc préparer une élite sacerdotale, de “ vrais prêtres ”, pour la préserver. Ce séminaire était donc, à ses yeux, une œuvre de première nécessité. Afin de ne pas la compromettre et pour obtenir toutes les autorisations canoniques nécessaires, la prudence lui dicta de garder le silence dans les controverses de l’époque.

En novembre 1970, il arriva à ses fins  : la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X était canoniquement fondée et le séminaire d’Écône, en Suisse, pouvait ouvrir ses portes.

L’IMPOSSIBLE DÉFENSE DE LA TRADITION
DANS L’OBÉISSANCE AU PAPE PAUL VI  !

Dès lors, Mgr Lefebvre ne cacha plus son opposition ferme à la nouvelle messe, mais il garda encore le silence sur les erreurs doctrinales des Actes du Concile. «  Le problème actuel de la Messe, dit-il en 1972, est un problème extrêmement grave pour la Sainte Église. Tous les efforts que l’on fait pour raccrocher ce qui se perd, pour réorganiser, reconstruire, rebâtir, tout cela est frappé de stérilité, parce qu’on n’a plus la source véritable de la sainteté qui est le Saint-Sacrifice de la Messe. Profané comme il est, il ne donne plus la grâce, il ne fait plus passer la grâce.  »

La position adoptée alors par l’abbé de Nantes fut tout à fait différente  : sans nier les ambiguïtés du nouveau rit, il en reconnut la validité, puisqu’il était imposé par le Pape et tous les évêques en communion avec lui, ainsi que par toute l’Église. Cependant cela ne le détourna pas de son combat primordial, la dénonciation des erreurs doctrinales qui ont envahi toute l’Église à la faveur du concile Vatican II.

En avril 1973, le fondateur de la Contre-Réforme Catholique se rendit à Rome pour remettre au Saint-Siège son Liber accusationis contre Paul VI. Mgr Lefebvre ne voulut surtout pas s’associer à cette démarche, ni même, de près ou de loin, y paraître impliqué.

Apparemment donc, Mgr Lefebvre était bien loin d’être sur la voie du schisme. N’aimait-il pas dire que sa fondation a pour but de «  continuer l’Église de toujours dans la soumission au Saint-Siège et la sauvegarde de notre foi  », autrement dit  : défendre la foi en demeurant docile au Saint-Siège  ? La bibliothèque du séminaire d’Écône ne possédait aucun ouvrage postérieur à 1962; on ignorait donc superbement les Actes de Vatican II… pour ne pas avoir à les critiquer.

Durant ces années très agitées de l’après-concile, Mgr Lefebvre rallia à lui un grand nombre de fidèles traditionalistes qui attendaient que les jeunes prêtres formés à Écône leur redonnent la piété des paroisses d’autrefois. Beaucoup de lecteurs de La Contre-Réforme catholique furent séduits eux aussi  ; ils préférèrent un bien particulier – garder leur messe de saint Pie V – plutôt que le service du bien commun actuel de l’Église  : dénoncer l’hérésie comme le faisait l’abbé de Nantes.

En outre, ce dernier pouvait paraître sur la voie du schisme puisqu’il s’opposait au Concile et au Pape, tandis que Mgr Lefebvre offrait, lui, toutes les garanties de sa soumission à Paul VI.

Mais en réalité, c’était tout le contraire. En effet, l’analyse du déroulement de Vatican II avait permis à l’abbé de Nantes de se rendre compte que les erreurs doctrinales n’avaient pu s’y imposer que par l’action personnelle du pape Paul VI. Il était donc impossible de prétendre former de jeunes prêtres dans la fidélité à la foi catholique tout en se soumettant à ce Pape  ! C’était aller inévitablement vers un conflit dont l’issue serait, soit la fermeture du séminaire et le ralliement aux volontés de Paul VI, donc à l’hérésie, soit l’insoumission menant au schisme pour sauver le séminaire. L’abbé de Nantes comprit tout de suite qu’un drame se nouait.

«  Ni schisme, ni hérésie   », aimait à répéter le théologien de la Contre-Réforme, qui adopta la seule solution catholique, inexpugnable jusqu’au triomphe de la vérité  : faire appel à l’autorité souveraine et infaillible du Pape contre le Pape, et se trouver ainsi protégé et gardé dans l’Église du fait même de l’infaillibilité pontificale. Cela, Mgr Lefebvre ne l’a jamais admis.

PAUL VI ORDONNE LA FERMETURE DU SÉMINAIRE D’ÉCÔNE
Dès la fin de l’année 1974, les nuages pourtant s’amoncelaient au-dessus du séminaire d’Écône. Non seulement les évêques français faisaient savoir qu’ils n’accepteraient pas dans leur diocèse les prêtres formés dans ce séminaire, mais Rome y envoya des visiteurs apostoliques. À l’issue d’une première visite canonique, Mgr Lefebvre publia dans la revue Itinéraires une profession de foi à la Rome catholique et éternelle et une vigoureuse opposition à la Rome protestante, libérale et moderniste. Toutefois, remarquait l’abbé de Nantes, «  Mgr Lefebvre n’identifie pas expressément, et je crois que cela dépasse même sa pensée, la Réforme en cours, hérétique et vraiment diabolique, avec les Actes de Vatican II qu’il ne rejette pas explicitement comme nous, ni avec les Discours et les Actes de Paul VI ou du moins avec ses pensées et ses convictions profondes. Il laisse à dessein une marge d’imprécision, d’incertitude, entre ce qu’il anathématise et les personnes mêmes, la personne morale du Concile œcuménique et la personne du Pape régnant.  »

À partir de cette époque, Mgr Lefebvre justifia certes son refus des réformes liturgiques par des raisons doctrinales, mais sans cesser pour autant de se prétendre soumis au Pape  ; ses lettres privées témoignent pourtant qu’il ne se faisait aucune illusion sur Paul VI.

À plusieurs reprises, l’abbé de Nantes lui tendit la perche pour qu’il sorte de cette incohérence aux funestes conséquences, et adopte la position de la CRC. En février 1975, notre Père publia un retentissant éditorial  : «  Frappe à la tête  ». Après y avoir évoqué les derniers actes scandaleux de Paul VI, il en venait à cette conclusion  : «  Il était à prévoir que capituleraient à la première injonction de l’Autorité supérieure, tous ceux qui juraient de résister à l’emprise du MASDU, de rester fidèles à l’Église de leur baptême, à la Messe de leur ordination, au Credo de Nicée… mais “ en parfaite communion avec le Souverain Pontife  ”, dans “ une soumission totale à ses volontés  ”. (…)Alors demeure l’ultime remède, l’héroïque, le seul que craigne Celui qui a sciemment et opiniâtrement inverti le sens de sa mission divine et apostolique. Il faut qu’un évêque, lui aussi successeur des Apôtres, membre de l’Église enseignante, collègue de l’Évêque de Rome et comme lui ordonné au bien commun de l’Église, rompe sa communion avec lui tant qu’il n’aura pas fait la preuve de sa fidélité aux charges de son suprême pontificat.  »


En première page de cet éditorial, un admirable texte de saint Augustin contre le schisme, cité en encart, manifestait on ne peut plus clairement les intentions de l’abbé de Nantes  : proposer au fondateur d’Écône le seul moyen de défendre la foi et d’éviter le schisme.
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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:42 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_8



Suite de l'article : Le mouvement lefebvriste et son schisme

DU CONCILE VATICAN II À LA FONDATION DU SÉMINAIRE D’ÉCÔNE
Monseigneur Marcel Lefebvre, ancien archevêque de Dakar puis de Tulle, et enfin supérieur général des Pères du Saint-Esprit, était l’un des chefs de file de la minorité traditionaliste au Concile. À cette époque, il considérait que l’abbé de Nantes exagérait en affirmant, dès la fin de la première session (décembre 1962), qu’une révolution s’opérait dans l’Église. Lui préférait faire confiance au Pape et travailler à l’amendement des textes conciliaires les plus mauvais. Finalement, il les signa tous, y compris le décret sur la liberté religieuse.

Lorsque le 1er juillet 1968, l’abbé de Nantes, sur ordre de Paul VI, fut sommé de rétracter ses critiques du Pape, du concile Vatican II et des évêques français, et de leur jurer à tous une obéissance entière, inconditionnelle et sans limites, cela sans qu’on lui ait indiqué quelles étaient ses éventuelles erreurs, il alla demander conseil à Mgr Lefebvre. Le prélat le dissuada de signer cette rétractation exorbitante  : «  Vous ne le pouvez pas. Vous n’en avez pas le droit. Nous-mêmes l’avons écrit en son temps au Souverain Pontife  : la cause de tout le mal est dans les Actes du Concile. Soyez ferme dans la vérité.  » Toutefois, il laissa notre Père aller seul au Palais du Saint-Office faire savoir à ses juges son non possumus  ! Car officiellement, à cette époque, Mgr Lefebvre se présentait comme un fils soumis au pape Paul VI et aux autorités de l’Église.

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En novembre 1970, il arriva à ses fins  : la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X était canoniquement fondée et le séminaire d’Écône, en Suisse, pouvait ouvrir ses portes.

L’IMPOSSIBLE DÉFENSE DE LA TRADITION DANS L’OBÉISSANCE AU PAPE PAUL VI  !
Dès lors, Mgr Lefebvre ne cacha plus son opposition ferme à la nouvelle messe, mais il garda encore le silence sur les erreurs doctrinales des Actes du Concile. «  Le problème actuel de la Messe, dit-il en 1972, est un problème extrêmement grave pour la Sainte Église. Tous les efforts que l’on fait pour raccrocher ce qui se perd, pour réorganiser, reconstruire, rebâtir, tout cela est frappé de stérilité, parce qu’on n’a plus la source véritable de la sainteté qui est le Saint-Sacrifice de la Messe. Profané comme il est, il ne donne plus la grâce, il ne fait plus passer la grâce.  »

La position adoptée alors par l’abbé de Nantes fut tout à fait différente  : sans nier les ambiguïtés du nouveau rit, il en reconnut la validité, puisqu’il était imposé par le Pape et tous les évêques en communion avec lui, ainsi que par toute l’Église. Cependant cela ne le détourna pas de son combat primordial, la dénonciation des erreurs doctrinales qui ont envahi toute l’Église à la faveur du concile Vatican II.

En avril 1973, le fondateur de la Contre-Réforme Catholique se rendit à Rome pour remettre au Saint-Siège son Liber accusationis contre Paul VI. Mgr Lefebvre ne voulut surtout pas s’associer à cette démarche, ni même, de près ou de loin, y paraître impliqué.

Apparemment donc, Mgr Lefebvre était bien loin d’être sur la voie du schisme. N’aimait-il pas dire que sa fondation a pour but de «  continuer l’Église de toujours dans la soumission au Saint-Siège et la sauvegarde de notre foi  », autrement dit  : défendre la foi en demeurant docile au Saint-Siège  ? La bibliothèque du séminaire d’Écône ne possédait aucun ouvrage postérieur à 1962; on ignorait donc superbement les Actes de Vatican II… pour ne pas avoir à les critiquer.

Durant ces années très agitées de l’après-concile, Mgr Lefebvre rallia à lui un grand nombre de fidèles traditionalistes qui attendaient que les jeunes prêtres formés à Écône leur redonnent la piété des paroisses d’autrefois. Beaucoup de lecteurs de La Contre-Réforme catholique furent séduits eux aussi  ; ils préférèrent un bien particulier – garder leur messe de saint Pie V – plutôt que le service du bien commun actuel de l’Église  : dénoncer l’hérésie comme le faisait l’abbé de Nantes.

En outre, ce dernier pouvait paraître sur la voie du schisme puisqu’il s’opposait au Concile et au Pape, tandis que Mgr Lefebvre offrait, lui, toutes les garanties de sa soumission à Paul VI.

Mais en réalité, c’était tout le contraire. En effet, l’analyse du déroulement de Vatican II avait permis à l’abbé de Nantes de se rendre compte que les erreurs doctrinales n’avaient pu s’y imposer que par l’action personnelle du pape Paul VI. Il était donc impossible de prétendre former de jeunes prêtres dans la fidélité à la foi catholique tout en se soumettant à ce Pape  ! C’était aller inévitablement vers un conflit dont l’issue serait, soit la fermeture du séminaire et le ralliement aux volontés de Paul VI, donc à l’hérésie, soit l’insoumission menant au schisme pour sauver le séminaire. L’abbé de Nantes comprit tout de suite qu’un drame se nouait.

«  Ni schisme, ni hérésie   », aimait à répéter le théologien de la Contre-Réforme, qui adopta la seule solution catholique, inexpugnable jusqu’au triomphe de la vérité  : faire appel à l’autorité souveraine et infaillible du Pape contre le Pape, et se trouver ainsi protégé et gardé dans l’Église du fait même de l’infaillibilité pontificale. Cela, Mgr Lefebvre ne l’a jamais admis.

PAUL VI ORDONNE LA FERMETURE DU SÉMINAIRE D’ÉCÔNE

Dès la fin de l’année 1974, les nuages pourtant s’amoncelaient au-dessus du séminaire d’Écône. Non seulement les évêques français faisaient savoir qu’ils n’accepteraient pas dans leur diocèse les prêtres formés dans ce séminaire, mais Rome y envoya des visiteurs apostoliques. À l’issue d’une première visite canonique, Mgr Lefebvre publia dans la revue Itinéraires une profession de foi à la Rome catholique et éternelle et une vigoureuse opposition à la Rome protestante, libérale et moderniste. Toutefois, remarquait l’abbé de Nantes, «  Mgr Lefebvre n’identifie pas expressément, et je crois que cela dépasse même sa pensée, la Réforme en cours, hérétique et vraiment diabolique, avec les Actes de Vatican II qu’il ne rejette pas explicitement comme nous, ni avec les Discours et les Actes de Paul VI ou du moins avec ses pensées et ses convictions profondes. Il laisse à dessein une marge d’imprécision, d’incertitude, entre ce qu’il anathématise et les personnes mêmes, la personne morale du Concile œcuménique et la personne du Pape régnant.  »

À partir de cette époque, Mgr Lefebvre justifia certes son refus des réformes liturgiques par des raisons doctrinales, mais sans cesser pour autant de se prétendre soumis au Pape  ; ses lettres privées témoignent pourtant qu’il ne se faisait aucune illusion sur Paul VI.

À plusieurs reprises, l’abbé de Nantes lui tendit la perche pour qu’il sorte de cette incohérence aux funestes conséquences, et adopte la position de la CRC. En février 1975, notre Père publia un retentissant éditorial  :

«  Frappe à la tête  ».
Après y avoir évoqué les derniers actes scandaleux de Paul VI, il en venait à cette conclusion  :
«  Il était à prévoir que capituleraient à la première injonction de l’Autorité supérieure, tous ceux qui juraient de résister à l’emprise du MASDU, de rester fidèles à l’Église de leur baptême, à la Messe de leur ordination, au Credo de Nicée… mais “ en parfaite communion avec le Souverain Pontife, dans une soumission totale à ses volontés  ”. Alors demeure l’ultime remède, l’héroïque, le seul que craigne Celui qui a sciemment et opiniâtrement inverti le sens de sa mission divine et apostolique. Il faut qu’un évêque, lui aussi successeur des Apôtres, membre de l’Église enseignante, collègue de l’Évêque de Rome et comme lui ordonné au bien commun de l’Église, rompe sa communion avec lui tant qu’il n’aura pas fait la preuve de sa fidélité aux charges de son suprême pontificat.  »[/i]

En première page de cet éditorial, un admirable texte de saint Augustin contre le schisme, cité en encart, manifestait on ne peut plus clairement les intentions de l’abbé de Nantes  : proposer au fondateur d’Écône le seul moyen de défendre la foi et d’éviter le schisme.

Malheureusement, Mgr Lefebvre n’en fit rien, au contraire. Le 3 mars suivant, il était convoqué à Rome devant une commission de trois cardinaux en proie à une obsession  : empêcher que Mgr Lefebvre s’associe au combat doctrinal de l’abbé de Nantes. Aussi voulurent-ils à tout prix qu’il écrive au Pape pour lui exprimer sa pleine communion. La retranscription de cette comparution est accablante pour Mgr Lefebvre  : il ne sait que répondre à ses interlocuteurs qui le somment d’accepter toute la réforme liturgique et tout le Concile, au nom de l’obéissance au Pape dont il se targue.

Ce ne fut pas suffisant pour ouvrir les yeux de Mgr Lefebvre sur la faiblesse de sa position  ! Au contraire, il s’obstina à faire preuve de soumission à Paul VI et pour cela, quelques jours plus tard, il désavouait publiquement l’abbé de Nantes en feignant de croire qu’il l’appelait au schisme vis-à-vis de Rome  !

À partir de ce jour, notre Père ne pouvait plus rien pour empêcher la dérive de Mgr Lefebvre et de ceux qui le suivaient de confiance, jusqu’à la rupture avec Rome.

Le 6 mai 1975, le décret d’érection de la Fraternité Saint-Pie X était retiré, et le séminaire d’Écône perdait du même coup le droit à l’existence. Le 15 mai, lors d’une conférence publique à Paris, l’abbé de Nantes expliqua à ses auditeurs que si Mgr Lefebvre entrait en rébellion sans déclarer ouvertement les raisons dogmatiques de son refus de la réforme conciliaire, il créerait «  un schisme implicite, larvé, mais qui n’en serait pas moins réel. Un évêque ne peut pas légitimement cesser tout à coup d’obéir et maintenir l’existence d’un séminaire contre la décision de l’évêque du lieu et contre la volonté des autorités romaines.  »

L’abbé de Nantes observait aussi qu’à opposer la Rome de toujours à celle d’aujourd’hui, sans faire appel au jugement infaillible du Pape, Mgr Lefebvre se posait, lui, en juge souverain  !

LA RÉBELLION OUVERTE
Le 29 juin 1975, Paul VI écrivit au fondateur d’Écône pour lui demander un acte public d’obéissance  : la fermeture du séminaire. Mgr Lefebvre laissa la lettre sans réponse. Le 8 septembre, Paul VI lui écrivit de nouveau pour s’étonner de ce silence et laisser entendre qu’un refus d’obéissance serait sanctionné. Quelques jours plus tard, dans un acte formel d’insoumission, le séminaire d’Écône rouvrait ses portes.

En octobre, le Saint-Siège informa les conférences épiscopales du monde entier que les fondations de Mgr Lefebvre avaient perdu le droit à l’existence. Or, au même moment, Mgr Lefebvre proclamait  : «  Non, il n’y a pas de conflit réel avec le Pape. Paul VI n’est pas hostile à la Fraternité Saint-Pie X. Ce sont les évêques de France, les membres de la coterie française du Vatican, les prélats proches du Pape, à savoir Mgr Benelli, le cardinal Villot, qui veulent détruire le séminaire d’Écône.  »

Ou encore  : «  Mon séminaire est l’expression la plus claire d’une attitude d’obéissance au Pape successeur de Pierre et vicaire de Jésus-Christ  ».

En juin 1976, Paul VI lui interdisait expressément de procéder à de nouvelles ordinations. Mgr Lefebvre répondit en renouvelant sa soumission et l’assurance de sa pleine communion de pensée et de foi, il demanda aussi au Saint-Père de permettre un dialogue avec des cardinaux, ne doutant pas alors que les difficultés s’aplaniraient.

Le 29 juin, nonobstant l’interdiction, Mgr Lefebvre conféra l’ordination à quinze prêtres. Ordinations certes valides, mais illicites. Alors, le 22 juillet, la sanction tomba  : le fondateur du séminaire d’Écône était frappé de suspensea divinis.

Mais à cette époque, il reçut indéniablement encore un large soutien parmi les fidèles traditionalistes qui ne comprenaient pas la sévérité du Pape, alors que n’importe quel désordre pouvait exister dans l’Église sans être sanctionné.

L’abbé de Nantes, sans craindre le mécontentement d’une partie de ses lecteurs, publia deux éditoriaux qui retraçaient l’histoire de la Fraternité Saint-Pie X en soulignant les déplorables erreurs de son fondateur, et il avertissait qu’il était désormais «  non seulement inutile, mais coupable  » de soutenir les fondations de Mgr Lefebvre. Il réfuta la distinction entre “ l’Église de toujours  & l’Église réformée et libérale ”, qu’aimait à faire l’ancien archevêque de Dakar pour se justifier, et il publia, au contraire, une très ferme profession de foi en l’unique et éternelle Église  : «  L’Église est Unique, Sainte, Catholique et Apostolique. Je le crois sur la Parole de Dieu, d’une certitude absolue, pour la vie, comme si je voyais l’invisible, par une nuit obscure. Parler, agir à l’encontre, ou même désirer que les choses soient autres, constituerait pour nous une faute, un péché contre l’Église et donc contre le Christ-Dieu, car celui qui blesse l’Épouse atteint du même coup l’Époux. Et cela, aucun prétexte d’amitié ou d’intérêt ne le permet.  »

Tout le drame d’Écône, expliqua une nouvelle fois l’abbé de Nantes, résultait du dessein conçu par Mgr Lefebvre d’instituer une «  Église officieuse, discrète, humble, silencieuse, Église fidèle qui maintiendrait la Tradition dans les traditions qui en sont le véhicule ordinaire. Le processus des deux Églises parallèles, concurrentes, inconciliables, était lancé, sous la fiction transparente de la soumission au Pape, de l’amour et de la vénération de sa personne, prisonnière de son entourage ou de son personnage. Comme Mgr Lefebvre allait de ville en ville, d’Australie au Canada, pour faire connaître son œuvre et encourager les fidèles, on lui demanda les sacrements. C’est alors qu’insouciant des saints canons de l’Église qu’il violait, mais en toute tranquillité de conscience, il commença d’agir partout en évêque sans l’autorisation de personne. Et non seulement il confirmait mais il reconfirmait les enfants dont les parents doutaient que la Confirmation fût valide  ! Il n’en fit pas mystère. Pour satisfaire au besoin des âmes, loi suprême  !  »

Mgr Lefebvre remettait donc pratiquement aux fidèles le soin de décider de la validité des formules et de la droiture des intentions des célébrants, selon leurs impressions  ! Une telle «  suspicion générale, écrivit encore l’abbé de Nantes, a été ressentie par le clergé du monde entier comme un affront et, plus gravement, comme une atteinte à la légitimité de l’Église visible dans son institution organisée, hiérarchique, et dans ses sacrements quotidiennement, universellement distribués.  »

Le pire est que jamais Mgr Lefebvre ne reconnaîtra son erreur. Et comme il persista à feindre d’ignorer les démonstrations théologiques du fondateur de la Contre-Réforme qui établissaient les erreurs doctrinales de Paul VI dès les débuts de son pontificat, il ne put donner d’unité doctrinale à sa Fraternité sacerdotale. De cette attitude pour le moins irrationnelle de Mgr Lefebvre, il résulta de profondes divisions au sein du mouvement lefebvriste, qui se dissimulaient derrière un commun attachement à la messe de saint Pie V. C’est ainsi que, par exemple, de jeunes prêtres ordonnés à Écône rejoignirent des communautés sédevacantistes le lendemain de leur ordination, et qu’aujourd’hui certains lefebvristes veulent le rapprochement avec Benoît XVI tandis que d’autres l’anathématisent.

LA CONSOMMATION DU SCHISME
Avec l’arrivée de Jean-Paul II sur le trône pontifical, la situation n’évolua pas, malgré les attentes que quelques propos du nouveau Pape avaient créées. Il n’était pas question évidemment de revenir sur la réforme liturgique, et pas davantage sur les erreurs du concile Vatican II qui étaient celles aussi de l’archevêque de Cracovie devenu Pape  !

Les discussions entre le Saint-Siège, souvent représenté par le cardinal Ratzinger (futur pape Benoît XVI qui démissionnera après avoir demandé pardon aux traditionnalistes !)

et Mgr Lefebvre trainèrent en longueur au point que ce dernier en vint à soupçonner Rome d’attendre sa mort pour que la résistance intégriste se résorbe d’elle-même, faute d’évêque pour ordonner les séminaristes.

Aussi, en 1984, publia-t-il avec l’évêque brésilien Mgr Castro-Mayer, une critique doctrinale des erreurs conciliaires.


Enfin  ! Notre Père salua cette initiative, c’était ce qu’il aurait fallu faire depuis longtemps. Mais malheureusement Mgr Lefebvre assortissait son texte de la menace de sacrer des évêques pour lui succéder… ce faisant, il manifestait plus que jamais un esprit schismatique  ! Jean-Paul II avait là un beau prétexte pour refuser l’examen doctrinal qu’il ne voulait à aucun prix, et pour cause.

De 1984 à 1988, l’abbé de Nantes ne perdit pas une occasion de revenir sur le sujet pour expliquer inlassablement qu’on ne résoudra pas la crise de la foi dans l’Église en faisant schisme  : on ne guérit pas un mal par un autre mal. Mais ce fut en vain.

Le 30 juin 1988, Mgr Lefebvre donna la consécration épiscopale à quatre prêtres de sa Fraternité sacerdotale, sans mandat pontifical et contre la volonté du Souverain Pontife.

Ainsi consomma-t-il indubitablement sa rupture avec l’Église. Notre Père commenta  : «  Le parti au pouvoir n’attendait que cette faute, et l’excommunication est tombée. D’abord latæ sententiæ,liée par le droit à l’acte criminel, puis, sans délai, suivie et renforcée par la même censure, ferendæ sententiæ. Même si elle émane d’une hiérarchie indigne et si elle s’accompagne d’imprécations et de sollicitations à forte coloration sectaire et moderniste, cette sanction est légale, elle vient de l’Autorité légitime, elle est donc “ liée dans le Ciel  ”, comme elle l’a été “ sur la terre  ”par Pierre et les Apôtres en leurs seuls vrais successeurs. Nul en effet ne peut constituer une hiérarchie autonome, en aucune circonstance et pour aucune raison, sans blesser l’unité, nier la sainteté, trahir l’apostolicité, briser la catholicité de l’Église. À pareille loi, nul ne peut se soustraire.  »

Mgr Lefebvre remet la crosse aux quatre évêquesqu'il vient de sacrer
Le 30 juin 1988, Mgr Lefebvre remet la crosse aux quatre évêques
qu’il vient de sacrer malgré l’interdiction du Saint-Siège.

ÉGLISE CONTRE ÉGLISE
Tout schisme dérive vite en hérésie, et plusieurs héritiers de Mgr Lefebvre aggraveront sa conception et sa théologie déficientes de l’Église. Car Mgr Lefebvre, formé au Séminaire français de Rome, avait adhéré à la doctrine qu’on y enseignait, touchant l’indéfectibilité presque absolue des Papes et l’assistance, voire l’inspiration du Saint-Esprit préservant le Siège apostolique de tout égarement. D’où sa confiance aveugle en Rome, pendant le Concile  ; puis son désarroi lorsqu’il comprit que Paul VI était pour le moins complice de l’hérésie. Comme il ne voyait pas du tout que la constitution et les institutions divines de l’Église permettaient de faire face à cette situation, par un appel du Pape au Pape, il commença à dire  : «  L’Église est là où est la vraie foi   », et il en arriva bientôt à douter que l’Église subsistât en dehors de sa Fraternité sacerdotale.

La Fraternité Saint-Pie X s’organisa comme si elle prétendait s’octroyer les pouvoirs du Pape et de la Curie romaine  :

En 1991, du vivant de Mgr Lefebvre, elle institua des tribunaux ecclésiastiques en s’attribuant un véritable pouvoir pour gouverner les fidèles. En vertu de l’adage Ecclesia supplet, mais étendu au-delà des cas prévus par le Droit canon, les dirigeants de la Fraternité usurpaient ainsi les pouvoirs de juridiction réservés au Pape pour accorder les dispenses aux empêchements de mariage, annuler les mariages, dispenser des vœux religieux, lever les censures ecclésiastiques, y compris les excommunications. Mgr Lefebvre, dans une lettre du 15 janvier 1991, affirmait que les Commissions canoniques de la Fraternité devaient, «  dans une certaine mesure, suppléer à la défection des Congrégations romaines.  ». On apprit aussi que la Fraternité obligeait ses fidèles à prendre l’engagement de ne s’adresser à aucun tribunal ecclésiastique officiel pour lui faire examiner ou juger leur cause. Bref, la Fraternité Saint-Pie X construisait Église contre Église.

Assurément, comme l’écrivait l’abbé de Nantes en 1988, au lendemain de la consécration des quatre évêques par Mgr Lefebvre, «  le schisme tire sa malice intrinsèque de la constitution sacramentelle d’une église à côté de l’Église, et d’un magistère intrus, se faisant juge et pasteur suprême sur une partie du peuple, en face et à l’encontre du magistère romain  ».

LA LIGNE DE CRÊTE DÉSERTÉE.
L’abbé de Nantes avait prévu depuis plus de vingt ans les funestes conséquences de la réaction outrée des intégristes  :

«  Le schisme de droite, écrivait-il en mars 1970, risque maintenant de compromettre l’avenir de l’Église, parce qu’il agira comme repoussoir sur les masses dégoûtées du modernisme qui, par détestation du schisme, par horreur de la sécession, reflueront en désordre sous le pouvoir des réformateurs.  »


Le schisme de Mgr Lefebvre eut cet effet répulsif…

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:46 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_10



FONDATION DE LA FSSPX (2)
Le 29 août il célèbre une messe solennelle publique, à Lille, devant 7 000 fidèles, que la presse médiatise fortement, parlant de l'évêque « rebelle ». Il est cependant reçu en audience par Paul VI le 11 septembre. Il découvre qu'il a été gravement calomnié auprès du pape. Ce dernier ne veut toutefois rien céder quant à la messe de saint Pie V, désireux d'imposer "sa" réforme, alors que Mgr Lefebvre, au nom de la fidélité à l'Eglise pérenne, ne veut et ne peut accepter l'Eglise "conciliaire" ni la nouvelle messe .

En septembre 1976, il fait paraître son livreJ'accuse le concile.

Le 18 novembre 1978, à peine un mois après son élection, le pape Jean-Paul II reçoit Mgr Lefebvre. L'entretien débute favorablement, mais l'intervention du cardinal Seper, président de la Congrégation pour la doctrine de la foi, gâte les choses. Le dossier est d'ailleurs remis entre ses mains. C'est le début d'un processus qui durera des années, au cours duquel le fondateur d'Ecône viendra souvent à Rome pour s'expliquer et pour tâcher d'obtenir un retour à la tradition, gardienne de la foi, ou tout au moins que celle-là puisse être suivie librement pas la Fraternité. Mais ni le cardinal Seper, ni son successeur, le cardinal Ratzinger ne se montreront disposés à faire un quelconque geste.

A l’âge de 77 ans, en 1982, il résigne ses fonctions de Supérieur général de la Fraternité et en laisse le gouvernement à son successeur, l’abbé Franz Schmidberger.

En 1983, Mgr Lefebvre, déjà progressivement déçu par les textes à saveur moderniste du pape Jean-Paul II, est profondément choqué par le nouveau code de droit canon qui réduit en lois les déviations du concile. Il envisage alors sérieusement un sacre épiscopal et s'engage dans la voie des protestations publiques contre les scandales perpétrés au sommet de l'Eglise. Le 21 novembre 1983, Mgr Lefebvre publie avec Mgr de Castro Mayer, évêque de Campos au Brésil, un manifeste épiscopal dans lequel il dénonce « les principales erreurs de l’ecclésiologie conciliaire » : conception ‘latitudinariste’ et œcuménique de l’Eglise ; gouvernement collégial et démocratique ; faux droits naturels de l’Homme ; conception erronée du pouvoir du pape ; conception protestante de la Messe ; libre-diffusion des erreurs et des hérésies. Les deux évêques concluent : « Il est temps que l’Eglise recouvre sa liberté de réaliser le Règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ et le Règne de Marie sans se préoccuper de ses ennemis. »

En 1985, Mgr Lefebvre soumet à Rome ses dubia : trente-neuf propositions ou « doutes » concernant la discordance de la doctrine de la liberté religieuse conciliaire avec l'enseignement antérieur de l'Eglise.

En Octobre 1986, c'est le terrible scandale d'Assise auquel Mgr Lefebvre répliquera par une lettre co-signée avec Mgr de Castro Mayer.

Mars 1987 voit arriver la réponse de Rome aux dubia. Réponse insatisfaisante. Longtemps pourtant il avait espéré que tel ou tel évêque assurerait après lui les confirmations et surtout les ordinations sacerdotales, ou plus durablement, que Rome reconnaîtrait à nouveau la Fraternité Saint-Pie X en lui donnant un statut canonique adapté : une suffisante liberté d’action par rapport aux diocèses, et la concession d’au moins un évêque, membre de la Fraternité, pour conférer les saints ordres.

Alors en juin 1987, il publie son livre traitant de la destruction du Règne social du Christ Ils l'ont découronné et annonce publiquement, le 29 Juin 1987, son intention de se donner des successeurs dans l'épiscopat. La réponse calamiteuse aux dubia est le signe qu'il attendait, car il est plus grave, explique-t-il, d'affirmer des principes faux que d'accomplir une action scandaleuse. Il fixe la date de la consécration à la fête du Christ-Roi. Rome réagit alors et propose la visite d'un cardinal qui n'aurait qu'une tâche d'information. Mgr Lefebvre accepte ce visiteur et communique la nouvelle aux 4 000 fidèles venus assister à la messe d'action de grâces pour ses 40 ans d'épiscopat, le 3 octobre.

Le 11 novembre le cardinal Gagnon commence sa visite qui s'achèvera le 8 décembre à Ecône. Le cardinal n'hésitera pas à assister à la messe pontificale de l'archevêque suspens et à l'engagement de jeunes gens dans une Fraternité supprimée ! Le rapport du visiteur est, pour ce que l'on a pu en savoir, favorable. Monseigneur Lefebvre a dit clairement ses exigences.

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:48 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_11



FONDATION DE LA FSSPX (3)
L'OPERATION SURVIE

Le 2 février 1988 il confirme qu'il sacrera au moins trois évêques avec ou sans l'approbation du pape, pour le bien de l'Eglise et la perpétuité de la Tradition. Des négociations sont alors engagées à Rome entre des représentants de la Fraternité et des membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Elles aboutissent le 5 mai à la signature d'un protocole d'accord avec Rome ; mais, se rendant vite compte que le cardinal Ratzinger n'est pas prêt à lui accorder ce qu'il demande, il se rétracte. Il consulte, puis le 2 juin 1988, il écrit au pape sa décision de sacrer 4 évêques le 30 juin.
]


[b]Le 30 juin 1988, il procède à la consécration de 4 évêques devant 10 000 fidèles et une foule de journalistes.


Au cours de la cérémonie Mgr Lefebvre explique clairement la nécessité où il se trouve de transmettre l'épiscopat, pour le bien de l'Eglise, et malgré l'opposition de la hiérarchie. L'excommunication, logique dans l'esprit des autorités romaines, tombera la lendemain, mais elle porte à faux. Elle ne fait que signer l'impuissance d'un modernisme autrefois triomphant, mais qui déjà se désagrège en une corruption qui fait sentir désormais ses relents dans toute l'Eglise.

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:49 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Marcel Lefebvre, un évêque dans la tempête_12



LES DERNIERES ANNEES DE SA VIE
Durant les trois années que Dieu va lui laisser, de 1988 à sa mort, Mgr Lefebvre va accompagner de sa présence morale ses quatre jeunes auxiliaires, introduire dans leur charge ses prochains héritiers, leur laissant conférer désormais les ordinations, auxquelles il assistera modestement. Mais sa santé décline, il fait un dernier voyage intercontinental en 1990 pour se rendre au Gabon.

Le 11 février 1991 il donne sa dernière conférence aux séminaristes. Le 8 mars il célèbre sa dernière messe et part pour Paris, mais dans la nuit du 9 mars, il réveille son chauffeur et demande à rentrer en Suisse. Il est hospitalisé d'urgence à l'hôpital de Martigny. Le 18 mars il est opéré. Le dimanche des Rameaux, 24 mars, son état empire soudain.

Le 25 mars 1991, fête de l'Annonciation, lundi saint cette année-là, à 3 H 25 du matin alors que le supérieur général et l'abbé Simoulin, directeur d'Ecône prient à ses côtés, Mgr Lefebvre rend son âme à Dieu.


Les funérailles furent célébrées le 2 aril 1991 au séminaire d'Ecône en présence de plusieurs centaines de prrêtres et de religieux et de plusieurs milliers de fidèles. Le sermon fut prononcé par M. l'abbé Frantz Schmidberger, Supérieur Général, qui lança cet appel poignant en direction des autorités romaines :


"En cette heure, nous supplions Rome et les évêques : abandonnez l'œcuménisme funeste, la laïcisation de la société et la protestantisation du culte divin, retournez à la sainte tradition de l'Eglise, même si vous scellez le tombeau que vous avez creusé à la vraie Sainte Messe, au catéchisme du concile de Trente et au titre de Roi universel de Jésus-Christ, par mille décrets et excommunications : la vie ressuscitera du tombeau fermé. "Jérusalem, convertis-toi au Seigneur ton Dieu ! " Un signe essentiel d'une telle conversion et d'un tel retour pourrait être une fois fermé le tombeau de Monseigneur Lefebvre, l'ouverture officielle d'un procès d'information pour constater le degré héroïque de ses vertus. Nous ses fils, nous sommes les témoins privilégies de ses mérites, de la force de sa foi, de son amour brûlant de Dieu et du prochain, de sa résignation dans la volonté de Dieu, de son humilité et de sa douceur, de sa vie de prières et d'adoration, de sa haine du péché et son horreur de l'erreur."


Nous laisserons le dernier mot de cette courte notice biographique à M. l'abbé Victor-Alain Berto, théologien privé de Mgr Lefebvre au concile Vatican II, qui écrivait le 3 janvier 1964 :


"J’avais l’honneur, très grand et très immérité, je le dis devant Dieu, d’être son théologien. Le secret que j’ai juré couvre le travail que j’ai fait sous lui, mais je ne trahis aucun secret en vous disant que Mgr Lefebvre est un théologien, et de beaucoup supérieur à son propre théologien et plût à Dieu que tous les Pères le fussent au degré où il est ! Il a un “habitus” théologique parfaitement sûr et affiné, auquel sa très grande piété envers le Saint-Siège ajoute cette connaturalité qui permet, avant même que l’habitus discursif intervienne, de discerner d’intuition ce qui est et ce qui n’est pas compatible avec les prérogatives du Rocher de l’Eglise.



Il ne ressemble en rien à ces Pères qui, comme l’un d’eux a eu le front de s’en vanter publiquement, prenaient des mains d’un “peritus”, dans la voiture même qui les amenait à Saint-Pierre, le texte “tout cuit” de leur invention “in aula”. Pas une fois je ne lui ai soumis un mémoire, une note, un canevas, sans qu’il les ait revus, rebrassés, repensés et parfois refaits de fond en comble, de son travail personnel et assidu. Je n’ai pas “collaboré” avec lui ; si le mot était français, je dirais que j’ai vraiment “sublaboré” avec lui, selon mon rang de théologien particulier et selon son honneur et sa dignité de Père d’un concile œcuménique, Juge et Docteur de la Foi avec le Pontife Romain".

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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:52 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

MATIN DE PARIS N° 100 dU 25 ET 26 JUIN 1977 : le schisme entre Paul VI & Monseigneur Marcel Lefebvre.



29 août 1976, Mgr Lefebvre défie Paul VI lors d’une messe célébrée à Lille
La messe célébrée à Lille par Mgr Lefebvre devant 6 000 fidèles, dimanche 29 août 1976, marque la rupture des intégristes avec l’ensemble de l’Église catholique. Rejetant le concile Vatican II, l’ancien supérieur général des Spiritains avait été suspendu « a divinis » par le pape Paul VI à la fin du mois du juillet.

Hostile à l’évolution de l’Église depuis Vatican II, Mgr Marcel Lefebvre avait créé en 1970 la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, un séminaire traditionaliste à Ecône, en Suisse, pour y former et ordonner des prêtres, malgré l’interdiction du Vatican.

D’abord relativement discret dans sa critique du concile, Mgr Lefebvre prend ensuite publiquement position, puis il accumule les initiatives l’éloignant de la communion avec Rome. Le pape Paul VI décide le 22 juillet 1976 de le suspendre « a divinis » à la suite de l’ordination illicite de 13 prêtres du séminaire d’Ecône.

En réponse, l’ancien supérieur général des Spiritains convoque le 29 août 1976 les intégristes à Lille pour une messe célébrée selon le rite de saint Pie V, malgré les nombreuses exhortations de soumission du pape. 6 000 fidèles répondent à l’appel. Paul VI regrette au même moment à Castel Gandolfo cette « attitude de défi ».
https://youtu.be/pHG8OiGv6xo

Au lendemain de cette messe, Jean Potin, rédacteur en chef religieux de la Croix, écrit : « Le schisme existe de fait maintenant, même s’il n’est pas exprimé par une excommunication solennelle. C’est un drame pour l’Église, une souffrance pour chaque chrétien, car toute division est une atteinte à l’amour et à l’unité que le Christ a voulus entre ceux qui croient en lui. »

Le drame de Mgr Lefebvre
Le refus de Mgr Lefebvre ne porte pas seulement sur des formes extérieures comme les textes de la liturgie ou la langue dans laquelle elle est célébrée. Le refus de la « messe de Paul VI », l’attachement à la « messe de saint Pie V » célébrée en latin, sont l’expression d’un refus plus fondamental portant sur les enseignements du Concile lui-même, sur les réformes postconciliaires, sur les orientations données à l’Église par le Pape et les évêques. C’est en fait « l’autorité d’aujourd’hui qui est refusé au nom de celle d’hier », comme le disait Paul VI dans l’allocution aux cardinaux du 24 mai.

La gravité de la situation créée par Mgr Lefebvre provient de ce qu’il est évêque et qu’il a donc la possibilité de donner naissance à une Église en dehors de la communion avec Rome, en ordonnant des prêtres et en consacrant d’autres évêques. Après les ordinations du 29 juin dernier, accomplies malgré l’interdiction formelle et réitérée du Pape et les interventions personnelles faites auprès du supérieur d’Ecône, un tel risque commençait à prendre une forme concrète et rendait inévitable la sanction rendue publique samedi.

Autour de la nouvelle de la suspension de Mgr Lefebvre, la plupart des commentaires ou points de vue publiés dans la presse montrent que les réactions de l’opinion semblent s’orienter dans deux directions. Ou bien on met l’accent sur la question des formes liturgiques et en particulier de l’usage du latin. Ou bien on met en relief le contraste entre les deux courants opposés qui contestent le Pape et les évêques, l’un au nom de la tradition en rejetant le concile Vatican II, comme Mgr Lefebvre, et l’autre au nom de l’avenir en invoquant, au contraire, le Concile.
https://youtu.be/TLAEaQ2AmPQ

Dans le premier cas, réduire le débat à des questions de formes extérieures et surtout à la question de la langue liturgique, risque de le rendre parfaitement incompréhensible. En réalité, comme le dit la constitution de Vatican II, la célébration de la liturgie, et d’abord de la messe, est à la fois le point de départ et le point d’arrivée, la source et le sommet de toute la mission de l’Église, qui est de porter l’Évangile aujourd’hui dans le monde. L’attitude de Mgr Lefebvre rentre exactement dans la logique de ce principe : sa contestation de la réforme liturgique postconciliaire signifie un refus radical et global de l’orientation pastorale donnée par Vatican II et de l’application qu’en a faite Paul VI.

Dans le second cas, lorsqu’on centre le débat sur l’antagonisme entre « conservateurs » et « progressistes », on voit sans doute plus facilement que l’enjeu est la mission de l’Église. Mais on risque de donner une idée réductrice de cette mission et on risque davantage encore de méconnaître ce qu’est la réalité concrète de l’Église aujourd’hui en n’y voyant que des affrontements stériles, et en exagérant le nombre de ceux qui dévient jusqu’aux extrêmes.
https://youtu.be/5p9DrPEq4c4

On peut se référer ici au discours de Paul VI aux cardinaux, le 24 mai, qui comportait trois volets. Après avoir fait sévèrement le procès de Mgr Lefebvre, il avait tenu à réprouver avec la même fermeté l’attitude de ceux qui en viennent à déformer la liturgie, la doctrine et la morale ou à réduire la vie de la foi à une action politique, tout en soulignant qu’ils sont peu nombreux. Mais il avait commencé par dire sa joie pour la vitalité de l’Église, les signes d’un renouveau de la vie spirituelle, l’engagement croissant de tant de chrétiens dans une solidarité profonde avec les pauvres, la renaissance des vocations sacerdotales et religieuses dans divers pays.

Un autre aspect paraît laissé dans l’ombre par les commentaires : c’est le caractère international de l’entreprise de Mgr Lefebvre. Des communautés liées à Ecône se sont créées en divers pays d’Europe et aux États-Unis. Il existe de fortes différences, à travers la diversité des situations, et chaque épiscopat devra trouver la ligne pastorale adaptée.


Dans le contexte français, Mgr Etchegaray en indiquait une, au cours de l’interview donnée à la Croix, le 30 mars dernier. Pour « guider des courants divergents », disait-il, de telle sorte que les chrétiens soient aidés à vivre leur foi, « nous avons besoin de communautés diversifiées, surtout dans le monde urbanisé ; mais toutes doivent s’enraciner dans la vraie tradition de l’Église ». Et il indiquait deux conditions : la solidité doctrinale des animateurs et la communication entre ces communautés.

Au cœur de la vraie tradition catholique se trouve le nœud qui lie, indéfectiblement, l’Évangile et l’Église rassemblée autour du Pape et des évêques. Sur ce point, l’histoire lointaine ou récente est pleine de témoignages d’une fidélité dont donnèrent encore l’exemple, en France, Marc Sangnier et ses compagnons démocrates du Sillon et ensuite beaucoup de ceux qui se sentirent atteints par la condamnation de l’Action française. On pourrait citer aussi tant de pionniers l’œcuménisme, du renouveau liturgique, pastoral, théologique, et relire l’admirable Méditation sur l’Église écrite, dans l’épreuve, par le P. de Lubac.

Mais dans le fracas de l’événement, la révolte est spectaculaire tandis que la fidélité ne l’est pas, et d’autre part, dans la situation actuelle, des intérêts politiques peuvent facilement influer sur les polémiques et empoisonner les débats. C’est encore une réalité dont il faut tenir compte pour comprendre les remous de l’opinion et chercher à les éclairer. Le risque est grand de voir les vraies questions défigurées et réduites à des mesquineries, avec pour résultats d’augmenter encore le nombre de ceux qui quittent l’Église en silence et sur la pointe des pieds.
https://youtu.be/wbcLAWuwD_s

Source : http://www.la-croix.com/Religion/France/29-aout-1976-Mgr-Lefebvre-defie-Pau…
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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:52 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Pourquoi Mgr Lefebvre a rompu avec Vatican II

Quatre ans après la fondation de la Fraternité saint Pie X, Monseigneur Marcel Lefebvre (1905 – 1991) publie le 21 novembre 1974 un court manifeste afin de justifier sa position par rapport au concile Vatican II. Il y reprend les thèmes chers à son cœur : la défense de la tradition de l’Eglise face au modernisme.

"Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.
Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles. S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. (Gal. 1, 8.)
N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.
On ne peut modifier profondément la lex orandi sans modifier la lex credendi. A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.
La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.
C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.
C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.
Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto. Amen."

Monseigneur Lefebvre

Source : http://www.lebreviairedespatriotes.fr/25/03/2016/non-classe/pourquoi-mgr-le…
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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:55 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

Le protecteur de la Sainte Messe de toujours





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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 22:55 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre Répondre en citant

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J'accuse le Concile - 1976

Lettre ouverte aux catholiques perplexes - 1985

Ils l'ont découronné - 1987

La sainteté sacerdotale


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:53 (2018)    Sujet du message: Pour l'honneur de Mgr Lefebvre

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