Apostats de l'islam Index du Forum
Apostats de l'islam
La vraie nature de l'islam - Passer de l'ombre de l'obscurantisme à la lumière de la connaissance
 
FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 

 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Jacques Higelin
 
Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apostats de l'islam Index du Forum >>> Apostats de l'islam >>> En vrac

Auteur Message
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 8 748
Masculin
Point(s): 28 006
Moyenne de points: 3,20

MessagePosté le: Ven 6 Avr - 14:16 (2018)    Sujet du message: Jacques Higelin Répondre en citant

Jacques Higelin : dix chansons du poète et de la bête de scène
Par Bertrand Guyard
Publié le 06/04/2018 à 13:18

Jacques Higelin : dix chansons du poète et de la bête de scène


VIDÉOS - Le musicien du parc Montsouris, à la sensibilité à fleur de peau interprétait ses textes comme un cri. Il laisse à la postérité des oeuvres qui auront marqué son époque. De Pars en passant par Tombé du ciel jusqu'à Champagne, Le Figaro présente en guise d'hommage à son immense talent un florilège de sa discographie.


Une sensibilité à fleur de peau, sa voix magnifiquement éraillée presqu'italienne, s'exprimait comme un cri. C'est le premier souvenir qui nous revient à la mémoire lorsqu'on pense aux chansons de Jacques Higelin, décédé vendredi à 77 ans. Jacques Higelin aura incarné durant sa formidable carrière, débutée dans les années 1960, l'artiste, le poète dans toute sa splendeur. Il composait ses chansons au piano, d'abord comme une petite musique puis posait délicatement des mots sur sa mélodie. Ensuite, c'est son interprétation, à la fois puissante et délicate, qui emportait le tout comme une symphonie.

» LIRE AUSSI - Mort de Jacques Higelin, le baladin de la chanson



Il est rare qu'un poète soit aussi une bête de scène. Jacques Higelin réalisait ce miracle sur scène. Ses inconditionnels, qui connaissaient ses chansons par cœur, l'accompagnaient dans ses tours de chant. Tout cela ressemblait à une communion. L'artiste à la mèche rebelle en jouait avec délice. En guise d'hommage à son iconoclaste talent, mélange unique d'influences qui vont de Charles Trenet au Jazz de Syney Bechet, Le Figaro présente quelques-unes de ses immortelles chansons: Pars, Tombé du ciel, Le Parc Montsouris écrite pour son père... Ses poèmes lyriques sont à écouter mais aussi à voir car il était aussi un excellent comédien. Réné Simon, qui l'avait accueilli dans son fameux cours avait dit de lui, admiratif: «C'est un fou mais un génie.»

● Pars de Jacques Higelin



● Champagne de Jacques Higelin



● Entre deux gares de Jacques Higelin



● Tête en l'air de Jacques Higelin



● Fleur de Pavot de Jacques Higelin



● Ballade pour Izïa, Jacques Higelin et sa fille Izïa



● Tombé du ciel de Jacques Higelin



● Musique rituelle du mont des Abbesses de Jacques Higelin



● Le Parc Montsouris de Jacques Higelin



● Cet enfant que je t'avais fait de Jacques Higelin



● Et en hommage à son goût pour la comédie, Elle court, elle court la banlieue de Gérard Pirès 1973, avec Jacques Higelin, Marthe Keller...





La rédaction vous conseille
➤Mort de Jacques Higelin, le baladin de la chanson
➤Pierre Barouh, chantre du «slow business»
_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité







MessagePosté le: Ven 6 Avr - 14:16 (2018)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 8 748
Masculin
Point(s): 28 006
Moyenne de points: 3,20

MessagePosté le: Sam 7 Avr - 09:49 (2018)    Sujet du message: Jacques Higelin Répondre en citant

Higelin est mort, qui dit mieux
Par Gilles Renault — 6 avril 2018 à 13:04 (mis à jour à 13:28)
Le chanteur emblématique des années 70-80 est mort ce vendredi matin, à 77 ans, laissant tout un chacun méditer sur l’aphorisme «la mort, ce n’est désagréable que pour ceux qui restent».


Jacques Higelin, en concert à Bourges, le 3 avril 1984. Photo Daniel Janin. AFP

A l’occasion de la sortie de ce qui restera comme son dernier album, en octobre 2016, Jacques Higelin s’était limité au service minimum, question promo, avec un seul entretien, accordé à Télérama. L’homme était pourtant réputé volubile, capable de tenir le crachoir pendant des heures – entre digressions, embardées, soliloques et déclamations –, quitte à répondre à des questions qu’on ne lui avait pas posées. Mais, si cette fois, il n’avait pas sacrifié au parcours rituel des questions-réponses, c’est qu’il n’en était plus capable, physiquement et mentalement. Il se murmurait même avec insistance que jamais on ne reverrait l’olibrius en public. Le chanteur emblématique des années 70-80 est mort ce vendredi matin, à 77 ans, laissant tout un chacun méditer sur l’aphorisme «la mort, ce n’est désagréable que pour ceux qui restent».
Dans les archives de LibéHigelin : «J’écris des chansons, c’est déjà pas mal»
Un an pile avant ce dernier album, la Philharmonie de Paris célébrait le chanteur lors d’un mémorable concert, Champagne, où le patriarche s’offrait un ultime tour de piste, entouré de ses proches, sous forme de chant du cygne. Consécutif à des soucis de santé printaniers, son dernier disque, en revanche, jetait un froid, autant qu’à l’instar du concert parisien – et d’un recueil de textes inédits, écrit à partir du début des années 80, Flâner entre les intervalles – il donnait l’impression de boucler la boucle. Higelin 75 était ainsi titré, à la fois en référence à l’âge de son auteur (né le 19 octobre 1940, en Seine-et-Marne à Brou-sur-Chantereine – un nom qui a bien dû avoir une influence subliminale sur sa destinée), et à l’un des disques les plus marquants de sa discographie, BBH 75, qui, quarante et une années auparavant, et bien que discrètement reçu à l’époque, contribua à réformer une scène hexagonale inventive et frondeuse – rock, si on veut, avec tels Ganafoul, Diesel ou Bernard Lavilliers qui s’entraident pour dresser les barricades.
A lire aussiHigelin, cinquante ans de carrière funambule
Dix-huitième album studio (auquel il faudra ajouter une flopée de lives et de compilations), Higelin 75 passera pourtant inaperçu. Il faut dire que l’enveloppe était maussade, qui montrait en noir et blanc un septuagénaire qu’une certaine insouciance aurait déserté, le visage marqué par une chute survenue juste avant la prise de vue. Une sorte de hara-kiri commercial, à rapprocher d’un contenu sombre, un peu trop aisément qualifiable de testamentaire, où, en huit chansons longues et rétives, consignées avec l’éternel Mahut en Alsace, dans le home studio de son ami Rodolphe Burger, le funambule sonnait la fin de la récréation, d’un interminable A feu et à sang saturé d’idées noires, à J’fume où, fier à bras, il narguait «le fossoyeur» du Père-Lachaise. Lequel aura donc le dernier mot, lui qui jettera finalement des pelletées de terre sur celui dont la première chanson écrite et composée s’intitulait Je suis mort, qui, qui dit mieux.
Né d’un père alsacien, cheminot gaulliste et musicien fan de Maurice Chevalier, et d’une mère belge au foyer, l’«enfant du peuple» a la vocation artistique pour le moins précoce puisque la légende raconte que, à 14 ans, l’impétrant qui vient de plaquer l’école pousse la porte des Trois Baudets, antre des talents émergents (Brassens, Brel, Vian, Lapointe, Gainsbourg), où Jacques Canetti, le maître de céans, éconduit poliment l’ado au sacré bagou, non car il le trouve dénué de talent, mais plutôt parce qu’il l’estime un peu vert. Qu’à cela ne tienne, Higelin décroche un «tout petit rôle» dans une opérette, Nouvelle-Orléans, avec Sidney Bechet et les Peters Sisters.
Saltimbanque
Cinq ans plus tard, alors qu’il n’a pas encore atteint la majorité (alors fixée à 19 ans), Jacques Higelin persiste et signe dans la veine artistique, mais plutôt comme comédien, admirateur de Buster Keaton et John Cassavetes – ce qui ne suffit pas à le hisser au-dessus de la mêlée. C’est en effet dans des films dont on dira pudiquement qu’ils ne feront pas date (la Verte Moisson, Saint-Tropez Blues, le Bonheur est pour demain…) qu’il s’immisce, ses quelques apparitions notables (Bébert et l’omnibus d’Yves Robert, Elle court elle court la banlieue de Gérard Pirès, des passages furtifs chez Lelouch, Doillon ou Goupil) ne suffisant pas à rendre moins anecdotique une filmographie qui ne décollera jamais vraiment.
A vrai dire, c’est la musique qui, très vite, accapare les pensées d’Higelin qui, à 10 ans, se souvient avoir écouté «mille fois un disque de Charlie Parker, Miles Davis et Dizzy Gillespie». Quelques rencontres importantes jalonnent sa probation, du guitariste Henri Crolla, proche de Mouloudji et d’Yves Montand, qui devient une sorte de mentor, à Pierre Barouh, le fondateur du fameux label Saravah qui, à l’orée des années 70, secoue le cocotier. Mais aussi Jacques Canetti donc, qui, retrouvant l’ex-minot, lui propose d’enregistrer sept chansons de Boris Vian, avant de le convier sur la scène du Bilboquet, qui en 1966 préfigure l’essor des cafés-théâtres, laboratoires de la contre-culture cimentés autour d’un esprit de camaraderie à l’espièglerie gentiment séditieuse.
Saltimbanque jusqu’à la racine des cheveux, notoirement hirsutes, Higelin fonctionne longtemps en meute, au gré de rencontres où, pêle-mêle, s’entassent les noms de Marie Laforêt, Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon (rencontré le premier jour de son service militaire, en Algérie), Georges Moustaki, Elisabeth Wiener, Rufus, mais aussi et surtout Brigitte Fontaine et Areski Belkacem.
Romantico-surréaliste
Avec Brigitte Fontaine et Rufus, à la Vieille-Grille puis au théâtre des Champs-Elysées, il cosigne le texte et la mise en scène de Maman j’ai peur ! fleuron du café-théâtre, qui va rester plus de deux saisons à l’affiche à Paris ; puis, en 1969, avec Fontaine et Areski, il joue au Lucernaire Niok. Higelin n’explose pas, à proprement parler, mais de cabaret en MJC, il se maintient à flot dans le tourbillon contestataire du début des années 70, où, parfois dans un format plus proche du happening que du concert, il optimise cette «solide dose intérieure de plaisir de vivre» qui l’anime depuis l’enfance.
 
Avec BBH 75, Irradié, puis Alertez les bébés, c’est à l’approche de la quarantaine que Jacques Higelin fait réellement connaissance avec la popularité, sanctifiée par un premier disque d’or – à l’époque bénie où la barre est encore fixée à 100 000 exemplaires vendus. Paris New York, NY Paris, Cigarette, Mona Lisa Klaxon, Irradié, Aujourd’hui la crise ou Alertez les bébés, ne sont pas à proprement parler des tubes, au sens où ils ne squattent pas les ondes de RTL ou Europe 1. Mais ces titres imposent un style, disons romantico-surréaliste, formé d’une crue de mots montés à cru par celui qui va devenir un artiste de premier plan avec les albums No Man’s Land (et la chanson Pars, qui, elle, franchit le seuil des radios périphériques). Puis Champagne et Caviar, diptyque foisonnant dont le seul lexique de la chanson Champagne («Satyres joufflus, boucs émissaires gargouilles émues, fières gorgones, laissez ma couronne aux sorcières, et mes chimères à la licorne…») suffit à lui seul à résumer son inspiration pour le moins débridée.
Contorsionniste
Au même titre que Bernard Lavilliers, Catherine Ribeiro, Dick Annegarn ou son idole des premières années, Charles Trenet (à qui il rendra hommage, un quart de siècle plus tard, avec le spectacle Higelin enchante Trenet, lequel le considérait en retour comme un dauphin), Higelin est de la première édition du Printemps de Bourges qui, en 1977, définit assez clairement les contours d’une chanson protestataire, résolument en phase avec les idées de gauche de l’époque. Tout comme, sept ans plus tard, il participera au lancement des Francofolies de la Rochelle, concélébration de la scène hexagonale qu’il n’a de cesse de faire chavirer.
Bête de scène, admirablement agaçant, donc, Higelin ne s’arrête pas et, impose auprès d’un public conquis, des concerts de trois ou quatre heures où, sans garde-fou (comparé aux disques, que le format vinyle limite à une durée de quarante ou cinquante minutes), le Contorsionniste de l’impro, adepte du dérapage plus ou moins contrôlé, donne libre cours à son excentricité, entre fulgurances et ficelles. Bercy, Zénith, Grand Rex, Bataclan, Cirque d’hiver, Trianon, Cigale… Les plus célèbres salles de France affichent complet et tout le monde se pâme pour le chanteur engagé qui va rester ainsi sur la crête une bonne dizaine d’années – grosso modo, jusqu’à l’album Tombé du ciel qui connaît encore, en 1988, un succès retentissant.
Dans les archives un portrait de 1988 : le piano ivre
En comparaison, les trente années suivantes manqueront de faits d’armes. A intervalles à peu près régulier (tous les trois ans, environ), hormis un sérieux trou d’air au tournant du XXIe siècle – période coïncidant avec l’absence de signature sur un label –, Higelin livre des disques de moindre intérêt (Paradis païen, Amor doloroso, Coup de foudre). La critique demeure globalement bienveillante, mais l’aura fléchit. Homme de conviction, soucieux de «faire passer l’humain avant le pognon» – au risque d’enfoncer les portes ouvertes de la bien-pensance sans se soucier plus que ça du qu’en-dira-t-on (sa Symphonie des droits de l’homme, en 1989, ne fera pas exactement date) –, l’échalas ne disparaît pourtant jamais totalement de la circulation. On entend moins le chanteur, mais il met sa notoriété au service de causes jugées justes, comme l’association Droit au logement, qu’il soutient au côté de l’Abbé Pierre en 1993, l’association Droit devant !, qu’il cofonde en 1994, l’association les Amoureux au ban public, qui milite pour les droits des couples composés d’un conjoint français et d’un conjoint étranger, la lutte contre le Front national (qu’il houspille en territoire occupé, à Orange), ou la candidature à l’élection présidentielle de Ségolène Royal, en 2007.
 
Se déclarant «sans remords, ni regrets», au moment où l’on commençait à solliciter un bilan, Jacques Higelin laisse trois enfants – nés de trois mères différentes – dans le circuit : le chanteur Arthur H, le réalisateur Kên Higelin et la chanteuse et comédienne Izïa. Dans les tréfonds des archives de Libération, on retrouve sa participation à une grande guinche aux Halles de la Villette, le 27 avril 1975. Tête d’affiche de ce concert destiné à créer une communauté de lecteurs et à financer le journal, Higelin y est présenté sous forme d’un portrait dessiné, surmonté de la citation «Hey, je suis né dans un spasme, le ventre de ma mère a craché un noyau de jouissance et j’ai jamais perdu le goût de ça».


Gilles Renault




 

_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
yacoub
Administrateur
Administrateur


Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2014
Messages: 8 748
Masculin
Point(s): 28 006
Moyenne de points: 3,20

MessagePosté le: Sam 7 Avr - 13:38 (2018)    Sujet du message: Jacques Higelin Répondre en citant

Le chanteur Jacques Higelin est mort
VIDÉO. Le chanteur français, père des artistes Arthur H, Izïa et Kên, est décédé ce vendredi. Retour sur le parcours de cet auteur-compositeur de génie. Par Baudouin Eschapasse




Il avait fêté ses 75 ans à la Philharmonie de Paris, les 24 et 25 octobre 2015. À l'issue de ces deux concerts exceptionnels débordant d'émotion, les spectateurs avaient senti que, malgré la fatigue et la maladie qui, déjà, l'assaillait, Jacques Higelin n'avait pas envie de quitter la scène. Ses longs concerts, presque interminables – parfois plus de sept heures au Cirque d'hiver, à Paris ! –, étaient d'ailleurs sa marque de fabrique. Le chanteur a fini par tirer sa révérence, ce vendredi 6 avril.
À la fois auteur, compositeur, interprète, comédien, écrivain et poète, Jacques Higelin naît le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne) au sein d'une famille modeste. Son père est cheminot. Le petit Jacques exprime très tôt le souhait de devenir chanteur. À l'âge de 14 ans, il n'hésite pas à se présenter à une audition du cabaret Les Trois Baudets. Puis il effectue son service militaire en Algérie, alors en guerre, pendant lequel il écrit les Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans, paru chez Grasset en 1987.
C'est au cinéma que Jacques Higelin, ancien élève du cours Simon, entame sa carrière en 1959. Il joue dans Le bonheur est pour demain, d'Henri Fabiani. Au début des années 1960, il tourne avec les réalisateurs Yves Robert (Bébert et l'Omnibus) et Roger Leenhardt (Une fille dans la montagne).
Mais c'est bien la musique qui rythme la vie du jeune comédien. « J'entendais ma grand-mère chanter dans le jardin. Elle avait une voix délicieuse. Après le boulot, mon père se mettait au piano et nous accompagnait. [...] Je m'endormais au son de l'harmonica de mon papa », raconte-t-il dans Je vis pas ma vie, je la rêve (Fayard). Un père à qui il dédie «  Le Parc Montsouris  », une superbe ritournelle au piano.
« Chanteur de gauche » ?
Début 1964, le producteur Jacques Canetti, qui admire ses talents de guitariste, lui propose de mettre en musique des poèmes de Boris Vian. L'anthologie est chantée notamment par Serge Reggiani et Catherine Sauvage. L'année suivante, Jacques Higelin rencontre Brigitte Fontaine. Il lui écrit de nombreux tubes : « La Grippe », « On est là pour ça », etc. Mais c'est avec l'album BBH 75, sorti en décembre 1974, que Higelin se fait un nom. Le chanteur y adopte un ton résolument rock grâce au bassiste Simon Boissezon et au batteur Charles Benarroch, dont les initiales forment, avec celle de Higelin, le nom de l'album.
En 1976, avec Irradié, auquel collabore le jeune Louis Bertignac, Higelin creuse son sillon rock et abandonne définitivement le style jazzy de ses débuts. Un choix qui se révèle payant. Jacques Higelin remet d'ailleurs le couvert la même année en signant à l'été 1976 Alertez les bébés !, disque d'or qui remporte aussi le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros. D'ailleurs, Higelin collectionnera toute sa vie les disques d'or.
Les années 1976-1988 sont les plus fécondes de l'artiste. Elles sont notamment marquées par la publication de Champagne pour tout le monde et Caviar pour les autres en 1979. Mais, aussi et surtout, de Tombé du ciel en 1988, certifié double disque d'or, puis disque de platine. Qui n'a pas fredonné « Tombé du ciel/à travers les nuages/Quel heureux présage... » ?
Soutien de François Mitterrand, Jacques Higelin se produit plusieurs fois à la Fête de l'Humanité. Il ne renie jamais l'étiquette de « chanteur de gauche » qui lui colle à la peau. Bien au contraire. Il assume crânement ses engagements, multipliant les prises de parole, les concerts caritatifs et les signatures de pétitions en faveur des causes les plus diverses. « Chaque fois qu'il faut défendre les gens, vous pouvez compter sur moi », répond-il systématiquement aux personnes qui le sollicitent.
Amoureux de la vie
Véritable bête de scène, n'hésitant jamais à se lancer dans des improvisations parfois risquées, Higelin est un généreux au caractère trempé. On le voit bien tel quel dans le documentaire réalisé par Sandrine Bonnaire en 2014 (1).
Conscient que ses souvenirs allaient peut-être s'effacer, Jacques Higelin publie, à l'automne 2015, une touchante autobiographie : Je vis pas ma vie, je la rêve (Fayard). Dans ce livre-entretien, rédigé avec Valérie Lehoux, il revient sur ses cinquante années de carrière. Une carrière influencée à la fois par Charles Trenet, Sidney Bechet, Henri Crolla, Georges Moustaki, Jacno ou encore Barbara. Il y évoque ses années passées en communauté, son expérience de la drogue et de l'alcool... Mais aussi son amour de la vie qu'il martèle : « Tant qu'on est vivant, c'est la moindre des choses d'être mouvant, émouvant. Après, on ne bougera plus. La mort, c'est notre condition. C'est même la seule chose dont on est sûr dans la vie. Moi, ça me rend joyeux d'être vivant. Je l'ai chanté, la mort est le berceau de la vie. Ça ne me fait pas peur. »
(1) Ce que le temps a donné à l'homme , ADL TV, Arte.
_________________

Signature - Nouveau sujet, vérifier dans "Recherche" s'il n'existe pas. Il faut qu'il soit bien étoffé, un titre explicite, bien détaillé avec des preuves fiables et vérifiables


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
georges_09



Hors ligne

Inscrit le: 17 Mai 2016
Messages: 101
Localisation: Paris
Emploi: employé
Loisirs: internet
Masculin
Point(s): 367
Moyenne de points: 3,63

MessagePosté le: Dim 8 Avr - 13:55 (2018)    Sujet du message: Jacques Higelin Répondre en citant

Il avait trois enfants
_________________
"Rien n'est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse".
Martin Luther King


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé







MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:54 (2018)    Sujet du message: Jacques Higelin

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Apostats de l'islam Index du Forum >>> Apostats de l'islam >>> En vrac Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Thème réalisé par SGo