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Auteur:yacoub Posté le:Sam 12 Mai - 10:23 (2018)Ahlem Mosteghanemi
Ahlem Mosteghanemi Elle prêche dans le désir
Par Philippe Douroux — 9 mai 2018 à 18:56



Ahlem Mosteghanemi Elle prêche dans le désir Photo Mathieu Zazzo pour LIbération

Ahlem Mosteghanemi Algérienne vivant entre Paris et Beyrouth, la romancière, très lue dans le monde arabe, prône l’acceptation du désir des femmes.
Avec Ahlem Mosteghanemi, il faut revoir de fond en comble la notion de romancière engagée. Elle est l’auteure «la plus lue du monde arabe», sans que personne ne puisse donner une évaluation sérieuse de ses chiffres de ventes tant la pratique des éditions pirates est répandue, mais chacun s’incline devant son influence qualifiée tour à tour de «considérable», d’ «immense», ou de «phénoménale». Facebook permet de mesurer avec précision la taille de sa communauté : 11 millions d’abonnés. Loin devant J.K. Rowling (5,5 millions) ou Guillaume Musso (341 000).
Une sommité inconnue en France et en Europe qui vous reçoit parce qu’une amie lui a dit d’ouvrir la porte. «Les journalistes, je n’en ai pas besoin», dit-elle d’une voix un peu fatiguée, assise sur le rebord du canapé d’un appartement loué pour quelques jours, avec des unes de Libération affichées au mur. Elle aime les signes du destin et s’est dit qu’elle pouvait faire confiance, pour une fois. Le regard planté dans les yeux de celui qui vient la questionner, elle sourit, cachant sa lassitude. Longs cheveux défaits, musulmane sans voile et sans reproche à l’égard de ceux qui prient le samedi ou le dimanche, elle plaide avec douceur.
La veille, l’Institut du monde arabe l’a reçue pour la sortie de son deuxième roman traduit en français, les Femmes ne meurent plus d’amour. Il a fallu pousser les murs, rajouter des chaises et calmer les ardeurs des femmes, jeunes ou âgées, voilées pour quelques-unes, mères et filles ensemble, et aussi des hommes, assez nombreux, qui sont venus pour boire ses paroles. «Là, ce n’est rien. Dans les pays arabes, elle ne peut pas marcher dans la rue et les séances de signatures ne finissent jamais», s’amuse Ghassan, l’un de ses trois fils, qui la suit en prenant soin qu’elle ne manque de rien et qu’elle trouve le temps de se reposer.
Fille d’un combattant de la première heure de ce qui deviendra le Front de libération national (FLN), Ahlem Mosteghanemi voit le jour en 1953, à Tunis, où son père a trouvé refuge. De retour à Alger, après la proclamation de l’indépendance, elle est priée de montrer la voie de l’arabisation. Si son père a fait des études, il ne parle ni ne lit l’arabe.
A 17 ans, elle s’empare de cette langue et se sent à l’abri puisque son père ne peut lire ses poèmes d’amour. Déjà, elle échappe à la censure. Quand on l’accuse de parler de futilité quand le pays n’a pas fini d’enterrer ses «martyrs», son père prend sa défense et l’invite à poursuivre dans cette voie. Là commence son combat pour l’émancipation qui passera par l’affirmation du désir, celui de la femme et celui de l’homme. Ce n’est jamais facile. Dans les romans d’Ahlem Mosteghanemi, l’amour commence mal et ne finit pas mieux tant les envies des deux sexes peinent à s’imbriquer.
Est-elle féministe ? Ça ne fait guère de doute, mais elle ne peut revendiquer l’étiquette, car il lui faut se protéger. «Je me tourne toujours du côté du plus faible. Il se trouve que dans le monde arabe, le plus faible, c’est la femme. Oui, elle est victime, mais l’homme est bourreau et victime à la fois. Victime d’une culture dans laquelle il doit être fort et puissant. Sinon, il n’est rien», explique-t-elle, apaisée et sûre de son propos.
Dans les Femmes ne meurent plus d’amour, l’écrivaine suit une femme libre et un homme bouffi de prétention, de pouvoir et d’argent. D’un air dégagé, elle évoque l’émancipation de la femme vis-à-vis de tous les pouvoirs. Elle a l’habitude d’échapper aux censeurs devenus impuissants quand elle dénonce le terrorisme religieux ou le terrorisme d’Etat. Son discours touche juste dans tout le monde arabe dont elle parle comme d’une entité plus ou moins cohérente. En Algérie, le pays qu’elle a quitté, mais où elle retourne régulièrement. A Beyrouth, où réside son mari, le journaliste Georges El Rassi, avec qui elle a eu trois garçons. Et en France, où elle vient souvent se mettre à l’abri de ses lecteurs qu’elle chérit mais dont elle craint le bruit. Une scène de son dernier ouvrage résume ses combats. Elle s’en prend à la pudibonderie qui veut qu’un soir, à Alger, quarante jeunes des deux sexes venus se bécoter sur des bancs publics soient arrêtés pendant que des centaines de terroristes sont relâchés.
Pourquoi être passée de la poésie qui est consubstantielle à la langue arabe, dans laquelle les mots ne tiennent pas en place et s’échappent quand on vient de les saisir, aux romans ? Sa réponse débarque toute seule. Elle a été répétée cent fois, mille fois, mais sonne si bien qu’il faut la reprendre : «On écrit un poème quand on perd un amour, on écrit un roman quand on perd un pays.»
Ahlem Mosteghanemi raconte ce soir où, installée à Paris pour des études de sociologie, elle revêt une robe traditionnelle et se met à pleurer en reprenant des chansons de Constantine, d’où vient sa famille mais où elle n’a jamais vécu. Elle commence alors à allonger les phrases et à débuter le récit. «Je ne savais pas que j’écrivais un roman. C’était douloureux», dit-elle. Le titre,Mémoires de la chair, frise la provocation.
Comment déchiffrer ce succès inchiffrable ? Sans doute par ce passage qu’on pourrait dire en douce, par opposition au passage en force. On peut reprendre l’expression de roman à l’eau de rose pour le parfum et la quantité de fleurs qu’elle met en scène dans ses livres et que ses lecteurs et lectrices lui offrent. Elle reprend le rôle joué dans les années 50 par la collection Harlequin qui participa, à sa manière, à la libération de la femme.
Ahlem Mosteghanemi retrouve sa pugnacité quand il faut évoquer sa manière de mener le combat. «S’en prendre de front à la censure, critiquer directement, ça n’a pas de sens. C’est perdu d’avance. Il faut que les femmes, leurs filles, leurs fils, et les hommes puissent me lire à la maison. Et là, je peux leur parler. Les Arabes aiment pleurer, mais nous sommes à un moment tellement difficile que je dois donner de l’espoir. Aujourd’hui, l’air nous manque. Nous n’avons plus qu’un poumon», dit-elle, un peu lasse de tourner autour de mots qui n’ont plus de sens dans le monde arabe : liberté, égalité, démocratie, amour ou miséricorde.
«A 17 ans, la langue arabe m’a libérée, je défiais tout le monde. Aujourd’hui, je dois rendre compte à mes lecteurs. La vérité, c’est qu’il y a là quelque chose d’effrayant.» Elle reprend son souffle et recherche l’oxygène qui fait défaut pour respirer en paix.
13 avril 1953 Naissance à Tunis. 1972 Premier recueil de poèmes.
1993 Mémoires de la chair.
2016 Artiste de l’Unesco pour la paix Avril 2018 Les Femmes ne meurent plus d’amour (Hachette Antoine).
Philippe Douroux

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